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Message royal à la deuxième édition du Forum International "Dakar-agricole" 

Grâce royale au profit de 190 détenus en réponse à un mémorandum du CNDH

SM le Roi reçoit le président du Conseil de la Concurrence

 

Message royal à la deuxième édition du Forum International "Dakar-agricole" 

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a affirmé que l'Afrique est tenue de revaloriser son potentiel agricole pour pouvoir relever les défis à venir.

Dans un message à la deuxième édition du Forum International "Dakar-agricole" qui s'est ouverte lundi à Dakar sous le thème "Questions fondamentales relatives à la régulation et à la gouvernance agricoles mondiales", SM le Roi a indiqué le Continent africain doit consolider son développement agricole et construire des stratégies solides et durables afin de renforcer la lutte contre la pauvreté et de répondre à la problématique de la sécurité alimentaire.

Voici le texte intégral du message royal dont lecture a été donnée par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, qui représente le Souverain aux travaux de cette rencontre :

"Louange à Dieu,.

Paix et prière sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,.

Excellences,.

Mesdames et Messieurs,.

Il Nous est particulièrement agréable de Nous adresser aux participants à ce 2ème Forum International du « Dakar-Agricole », consacré au thème de la régulation des marchés agricoles et de la Gouvernance Mondiale.

Nous saluons à cet égard, l'initiative de Son Excellence le Président Abdoulaye Wade d'organiser ce forum qui représente un cadre d'échanges sur des problématiques agricoles déterminantes, et une opportunité pour les pays du Sud de mener une réflexion commune sur les questions fondamentales de la sécurité et de la souveraineté alimentaires.

Nous rendons hommage à l'esprit visionnaire de Me Wade dont les grandes réalisations et les louables initiatives procèdent d'une profonde conviction panafricaniste.

Excellences,.

Mesdames et Messieurs,.

Les conclusions du premier Forum du « Dakar Agricole », organisé en 2005, ont constitué le point du départ d'une démarche novatrice dont l'ultime objectif est de résorber la fracture agricole mondiale.

ll s'agit maintenant de se pencher sur des questions essentielles et d'aboutir à des recommandations pertinentes sur les thématiques de la souveraineté et de la sécurité alimentaires, ainsi que sur les mécanismes de régulation des marchés agricoles dans le cadre d'une nouvelle gouvernance mondiale.

Dans la conjoncture mondiale actuelle, l'agenda international met l'accent sur la nécessité d'identifier les ajustements à apporter en matière de régulation agricole. Vos conclusions refléteront sans nul doute la volonté partagée des pays du sud de contribuer à la redéfinition de la gouvernance mondiale.

En effet, la succession des crises alimentaires et les perspectives inquiétantes de crises agricoles dues aux dysfonctionnements d'un système agricole globalisé, sont venues rappeler que les politiques agricoles nationales dépendent fortement de leur degré d'insertion dans les échanges internationaux de denrées alimentaires. De ce fait, la question de la sécurité alimentaire des pays africains demeure particulièrement préoccupante.

A cet égard, les plus hautes instances internationales ne cessent de mettre les nations en garde sur la question de la sécurité alimentaire et d'appeler au doublement de la production agricole mondiale à l'horizon 2050. Ainsi, la conjoncture internationale plaide en faveur d'une politique agricole et alimentaire mondiale dans le cadre de laquelle seront définis des principes de régulation des marchés.

Excellences,.

Mesdames et Messieurs,.

L'Afrique est tenue de revaloriser son potentiel agricole pour pouvoir relever les défis à venir. Le Continent africain doit consolider son développement agricole et construire des stratégies solides et durables afin de renforcer la lutte contre la pauvreté et de répondre à la problématique de la sécurité alimentaire.

La promotion de la coopération sud-sud dans le domaine agricole pourrait concourir de façon significative à atteindre cet objectif en termes d'opportunités d'échanges et de complémentarité.

Le Maroc et le Sénégal, à travers leurs plans respectifs "Plan Maroc Vert" et "Révolution Verte", ont à ce titre plusieurs axes de coopération fructueuse pour une sécurité alimentaire partagée.

A cet égard, la maitrise de la gestion des ressources en eau, l'amélioration de la base productive et l'augmentation de la productivité agricole, représentent des créneaux de partage d'expertises et de savoir-faire à encourager.

Grâce à son potentiel en terres agricoles et à ses ressources hydriques, notre continent recèle de réels gisements de croissance agricole. Des pays comme le Sénégal ont déjà amorcé leur développement vert grâce à des réformes structurelles prometteuses et à la définition d'objectifs précis en termes d'augmentation de la production et d'amélioration des rendements. Ces initiatives mériteraient d'être dupliquées dans les régions africaines qui peinent aujourd'hui à développer leur agriculture.

L'Afrique se doit de jouer un rôle actif au plan international, en matière de sécurité alimentaire. Cela implique nécessairement des investissements massifs dans les projets agricoles et d'infrastructures, notamment les infrastructures hydro-agricoles et le renforcement des circuits logistiques de distribution et d'accès aux marchés.


Cette mobilisation des bailleurs de fonds doit davantage se renforcer dans le futur pour contribuer à sécuriser les stratégies agricoles africaines et leur permettre d'atteindre leurs objectifs.

Les Etats africains devraient également formuler et appliquer des politiques tenant compte des synergies entre l'agriculture et l'environnement, dans le but de promouvoir le développement durable en Afrique.

C'est cet équilibre qui permettra à nos pays d'assurer leur sécurité alimentaire dans le futur.

Excellences,.

Mesdames et Messieurs,.

Soucieux d'assurer sa souveraineté alimentaire et conscient du rôle fondamental du secteur agricole dans le développement intégré du pays et sa modernisation, le Royaume du Maroc a mis en place, parmi les grandes réformes structurantes, le Plan stratégique "Maroc Vert".

Cette nouvelle stratégie vise à faire du secteur agricole le principal levier de croissance pour les quinze prochaines années et à assurer à l'agriculture marocaine les conditions d'un développement durable.

Elle s'appuie sur une approche résolument orientée vers la lutte contre la pauvreté par l'intégration des populations rurales les plus fragiles dans des systèmes économiques viables et durables, leur permettant d'augmenter significativement et durablement leur revenu.

L'ensemble des projets prévus dans le cadre de cette stratégie nationale ambitieuse prennent en compte les dimensions environnementales et la nécessaire adaptation de l'agriculture marocaine aux changements climatiques. Ils préconisent, à cet effet, l'instauration d'un équilibre entre le développement humain, et la gestion rationnelle des ressources naturelles.

Outre l'objectif d'augmentation significative de la production agricole, le Plan Maroc Vert converge parfaitement avec les grands enjeux internationaux en matière de sécurité alimentaire. Il favorise ainsi l'insertion de la petite agriculture dans les échanges internationaux à travers l'amélioration de la productivité et l'appui à la reconversion vers des secteurs de production porteurs comme les produits de terroir.

Pour la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, un important effort d'investissement est consenti actuellement par le gouvernement marocain dans des projets agricoles, hydro-agricoles et dans les infrastructures logistiques.

Cet effort est soutenu par des bailleurs de fonds nationaux et internationaux de référence, tels que la Banque mondiale, l'Union européenne et le Fonds International du Développement de l'Agriculture.

Ces partenaires ont apporté leur soutien au Plan Maroc Vert, s'agissant d'une stratégie qui a donné la preuve de sa pertinence et de son originalité. Il est ainsi considéré comme un modèle réussi de développement agricole qui pourrait servir de plate-forme de connaissance et d'expertise pour la région.

Les bailleurs de fonds agissant dans les domaines sociaux ont également été sollicités pour accompagner cette stratégie, compte-tenu de son impact profond en termes de développement humain et de lutte contre la pauvreté.

Au-delà de l'aspect financier, l'implication de ces acteurs financiers permet de capitaliser sur des expériences locales et d'accroître le bénéfice des meilleures pratiques. Elle permet également d'introduire des outils de gouvernance modernes et efficaces.

L'ouverture nécessaire aux échanges internationaux des matières premières et les Accords de Libre échange revêtent une importance particulière dans la stratégie du Plan Maroc Vert, dans la mesure où ils permettent au Maroc de disposer de nouveaux débouchés pour ses produits et de fructifier ses échanges commerciaux.

Ce chantier majeur représente un changement structurel profond qui permettra, sans nul doute, au secteur agricole marocain de gagner les paris de la modernisation, de la productivité et de la compétitivité. Il est à même d'assurer à l'ensemble des Marocains une meilleure sécurité alimentaire.

Excellences,.

Mesdames et Messieurs,.

Nous sommes convaincu que cet important forum, de par la haute qualité et le rang éminent des experts et décideurs qui y prennent part, constituera une force de proposition efficace.

Les travaux de cette rencontre contribueront sans nul doute à dégager les meilleurs moyens à mettre en oeuvre pour faire avancer la réflexion sur la sécurité alimentaire et la régulation des marchés agricoles, dans le cadre de principes novateurs pour une meilleure gouvernance mondiale

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".

Grâce royale au profit de 190 détenus en réponse à un mémorandum du CNDH

 SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu l'assiste, a bien voulu accorder Sa grâce à 190 détenus, en réponse à un mémorandum soumis à la haute appréciation du Souverain par le président et le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).

La décision royale porte sur la grâce sur le reliquat de la peine privative de liberté au profit de 96 détenus, la commutation de la peine de mort en peine à temps au profit de 5 détenus, la commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 37 détenus et, enfin, la remise de la peine privative de liberté au profit de 52 détenus, ajoute la même source.

Voici la traduction de ce communiqué:

"Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu l'assiste, a bien voulu accorder Sa grâce à 190 détenus.

La bienveillante décision royale intervient en réponse à un mémorandum soumis à la haute appréciation du Souverain par le président et le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme.

Les détenus, leur défense et leurs familles, ainsi que bon nombre d'instances, avaient présenté des demandes de grâce.

La décision royale porte sur:

 * grâce sur le reliquat de la peine privative de liberté au profit de 96 détenus.

* commutation de la peine de mort en peine à temps au profit de 5 détenus.

* commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 37 détenus.

* remise de la peine privative de liberté au profit de 52 détenus.

Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi pour la grandeur de la Oumma, perpétuer Sa gloire, couronner de succès Ses actions et combler le Souverain en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, SAR la Princesse Lalla Khadija, SAR le Prince Moulay Rachid, et de l'ensemble de l'illustre famille royale."


SM le Roi reçoit le président du Conseil de la Concurrence

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a reçu, lundi au Palais Royal de Rabat, M. Abdelali Benamour, Président du Conseil de la Concurrence.

Au cours de cette audience, Sa Majesté le Roi a réaffirmé tout l'intérêt que porte le Souverain au renforcement du rôle important qui échoit à cette institution dans le raffermissement de l'Etat de droit dans le domaine des affaires, la mise à niveau de l'économie nationale, sa modernisation et la consolidation de sa compétitivité et de sa capacité d'incitation et d'attraction de l'investissement productif, susceptible d'accélérer le rythme de la croissance et de créer les opportunités d'emploi et les conditions d'une vie décente pour tous les citoyens, notamment les jeunes, indique un communiqué du Cabinet royal.

A cette occasion et après avoir rendu hommage aux efforts soutenus que déploie M. Benamour depuis sa nomination à la tête de cette institution, Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, a souligné la nécessité d'une opérationnalisation optimale du Conseil, pour qu'il puisse accomplir les missions qui lui sont dévolues, en particulier le contrôle des concentrations économiques, la création d'un climat propice à la concurrence loyale, la liberté d'entreprise, l'égalité des chances, la lutte contre l'économie de rente et contre les différentes formes de monopole et de privilèges indus, et ce, dans le cadre d'un dispositif institutionnel national cohérent de bonne gouvernance économique.

A cet égard, Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Instructions au gouvernement pour qu'il procède à la révision du cadre juridique régissant cette institution, dans le sens du renforcement de son autonomie et de l'élargissement de ses compétences, y compris celle de l'autosaisine. Cette révision devrait également permettre à cette instance de disposer des moyens humains et matériels nécessaires, et des mécanismes juridiques efficients dont elle a besoin pour qu'elle remplisse au mieux les prérogatives qui sont les siennes.

A terme, ajoute le communiqué, il s'agira d'ériger cette instance en institution constitutionnelle à part entière, concrétisant ainsi les réformes profondes, institutionnelles et en matière de développement, réformes dont le coup d'envoi a été donné par Sa Majesté le Roi, dans le Discours que le Souverain a adressé à la Nation, le 09 mars dernier.

 
 
Les discours de Sa Majesté le Roi
Les discours de
Sa Majesté le Roi
 

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