Lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement, réuni jeudi, M. Naciri a affirmé, -en réponse à une question sur la réalité de la liberté d'expression et des droits de l'Homme au Maroc, que le nombre des journaux parus au cours des dernières années dans le Royaume est "la meilleure preuve que la liberté de presse et d'information est un fait établi dont tirent profit les journalistes".
Le Maroc subventionne les médias avec des "fonds provenant des contribuables à raison de 50 millions de DH par an, a-t-il précisé, relevant que la plupart des journaux bénéficiant de ces subventions ne soutiennent pas la politique gouvernementale (à) et exercent leur droit d'exprimer librement leurs convictions".
Le nombre des lecteurs, qui s'est multiplié par deux ou trois au cours des quatre ou cinq dernières années, prouve qu'il n'y a pas d'entrave à la liberté d'expression, a-t-il ajouté.
Le traitement réservé par le Maroc à une chaîne de télévision du Golfe ne peut être considéré comme un critère pour juger que cet Etat est démocratique ou non, car il y a des principes qui sont au-dessus des lois, à savoir la déontologie de la profession que nous considérons au Maroc comme au dessus de tout, a affirmé le ministre.
Il a souligné que les choix démocratique et de la liberté d'expression sont stratégiques. "Nous n'y renoncerons pas quel qu'en soit le prix à payer par le Maroc et nous sommes capables de persévérer sur la même voie au moment où le Royaume fait face à des complots abominables", a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, M. Naciri a réitéré le rejet du contenu du rapport de "Reporter sans frontières" au sujet du Maroc, qu'il a qualifié d'"irresponsable", ne pouvant être pris en considération par des journalistes sérieux.
"Se baser sur un échantillon de personnes pour tirer les conclusions du rapport est en soi une désinformation, car nous ignorons les parties dont les opinions et témoignages ont été retenus pour classer le Maroc dans le rang qui lui a été attribué dans ce rapport", a-t-il dit, relevant que ceci le rend dépourvu de toute transparence.