"La Commission parlementaire mixte Maroc-UE est une institution importante qui a un rôle important à jouer dans la mise en oeuvre du statut avancé", a déclaré à la presse M. Fassi Fihri, à l'issue d'une rencontre à Rabat avec les membres de cette Commission.
Cette Commission parlementaire constitue également un espace politique fondamental pour faire connaître les chantiers de réforme lancés par le Maroc, notamment la réforme de la Constitution, lancée en concertation avec l'ensemble des composantes de la société marocaine, a-t-il affirmé.
La réunion a, en outre, constitué une opportunité pour informer les membres de la Commission parlementaire européenne des derniers développements de la question de l'intégrité territoriale du Royaume et du développement positif de ce dossier après la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, a relevé M. Fassi Fihri.
L'accent a été également mis sur le bilan des négociations en cours avec l'Union européenne, a-t-il ajouté.
Cette 2ème réunion de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 20 mai, a été marquée notamment par la présentation de plusieurs exposés sur les réformes politiques engagées depuis plusieurs années au Maroc.
La Commission, qui vise à renforcer les liens entre les Parlements marocain et européen, a été créée conformément au statut avancé octroyé par l'UE au Maroc en 2008.
Les réformes politiques et la coopération économique au centre de la réunion de la commission parlementaire mixte Maroc/UE
Les réformes politiques initiées dans le Royaume et les perspectives de coopération économique entre le Maroc et l'Union européenne ont été au centre de la 2-ème réunion de la commission parlementaire mixte Maroc/UE dont les travaux ont débuté mardi à Rabat.
Cette réunion, présidée par Mbarka Bouaida, côté marocain et Antonio Panzeri, côté européen, a été consacrée à l'examen de plusieurs questions d'intérêt commun, notamment le statut avancé octroyé par l'UE au Maroc et les opportunités qu'offre le Royaume pour les investisseurs européens.
Dans une déclaration à la MAP, Mme Bouaida a indiqué que cette réunion s'inscrit dans le cadre de la poursuite du dialogue politique entre les parlements marocain et européen en vue d'accompagner le statut avancé et vise à examiner différentes questions dont la réforme politique et judiciaire, la régionalisation avancée, l'immigration, la coopération économique et la pêche maritime.
Cette réunion sera suivie de visites de terrains à plusieurs villes marocaines, a-t-elle dit, faisant savoir qu'un programme a été mis en place pour promouvoir ce genre de rencontres avec les Européens.
Cette 2-ème réunion, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 20 mai, a été marquée par la présentation de plusieurs exposés sur les réformes politiques engagées depuis plusieurs années au Maroc, a-t-elle poursuivi, rappelant que ces réformes ont été saluées par l'Union européenne qui s'est félicitée de la réussite du modèle marocain notamment dans la conjoncture actuelle que connaît la région MENA.
Pour sa part, Antonio Panzeri a affirmé que le débat entre les deux parties a été très constructif et été l'occasion d'évoquer plusieurs questions importantes à la fois pour le Maroc que pour l'UE notamment les réformes politiques dans le Royaume et le dossier de la pêche.
Il a également mis en exergue l'importance des réformes engagées par le Maroc qui permettront "l'édification d'un régime démocratique solide", soulignant que l'UE veut suivre la concrétisation de ces réformes.
Cette commission qui vise à renforcer les liens entre les parlements européen et marocain a été créée conformément au statut avancé octroyé par l'UE au Maroc en 2008.
Le bilan de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE est positif (Mbarka Bouaida)
Le bilan de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE, créée en 2010, est positif, a indiqué Mme Mbarka Bouaida, co-présidente de ladite Commission, aux cô tés de Antonio Panzeri.
S'exprimant lors d'une conférence de presse, mardi à Rabat, en marge de la 2-ème réunion de la Commission, Mme Bouaida a indiqué que depuis sa création, la commission s'est penchée sur des sujets d'envergure, notamment les accords relatifs aux secteurs agricole et de la pêche maritime, ainsi que la situation dans le camp de Gdeim Izik à Laâyoune.
La 2-ème réunion de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE a porté sur différentes thématiques, dont les réformes politiques que connaît le Royaume, a-t-elle dit, soulignant la mise en place de groupes chargés d'examiner notamment la régionalisation avancée, la migration et la liberté de la presse.
Elle a souligné que la Commission parlementaire mixte Maroc-UE a appelé à la poursuite en état de liberté du journaliste Rachid Nini.
Elle a indiqué, d'autre part, que la Commission élabore des recommandations s'inscrivant dans le cadre du processus de renforcement de son champ d'action, ajoutant que ces propositions sont soumises au Conseil d'association.
Pour sa part, M. Panzeri, co-président de la commission et président de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb au Parlement européen, a salué les réformes politiques "importantes" engagées par le Royaume, affirmant qu'elles sont de nature à "créer davantage d'équilibre entre les pouvoirs et de "consolider la démocratie au Maroc".
Il a également plaidé pour le renforcement des relations commerciales entre le Maroc et l'UE, appelant en outre à la simplification des procédures d'octroi de visas pour encourager l'immigration légale et conforter l'intégration.
La commission a salué, dans un communiqué rendu public, à l'issue de la conférence de presse, le processus de réformes constitutionnelles au Maroc, qui vise à renforcer le rôle du législatif et oeuvrer pour garantir la participation des femmes.
Les membres de la Commission se sont félicités également de l'élargissement des prérogatives du Conseil national des droits de l'Homme, qui représente une avancée dans le respect des droits de l'Homme.
"La réforme de la Justice, annoncée en 2009, doit être accélérée notamment dans le but de garantir l'indépendance de la justice, de raccourcir le délai des jugements et de mettre en oeuvre une politique spécifique pour les mineurs", lit-on dans le communiqué.
La commission a adopté en outre des recommandations concernant la régionalisation au Maroc, soulignant que pour la réussite de ce chantier, un intérêt particulier doit être accordé au financement des régions et à l'équité régionale.
Lors de leur échange avec le ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, M. Aziz Akhannouch, les membres de la commission ont appelé de leurs voeux une mission de la commission pêche du Parlement européen au Maroc. "Cette visite sur le terrain permettrait de démontrer tout ce qui est mis en oeuvre par le Maroc pour développer ce secteur et ses retombées au plan local", selon le communiqué.
"Il est nécessaire de renforcer les investissements en termes de mécanisation et d'ouvrir davantage les marchés pour faire face aux difficultés de l'agriculture, notamment dans les zones rurales qui se trouvent dans des situations de pauvreté", ajoute la même source.
La coopération économique, plus spécifiquement la question de la convergence réglementaire entre l'UE et le Maroc dans le cadre du statut avancé, constitue également une opportunité pour l'UE, soulignent les membres de la Commission, estimant qu'il est nécessaire d'accompagner ce Statut avec un appui budgétaire à la hauteur des enjeux.
Cette 2-ème réunion, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 20 mai, a été marquée par la présentation de plusieurs exposés sur les réformes politiques engagées depuis plusieurs années au Maroc et sera suivie de visites dans plusieurs villes marocaines.
Cette commission, qui vise à renforcer les liens entre les parlements européen et marocain a été créée conformément au statut avancé octroyé par l'UE au Maroc en 2008.