Le "développement durable, concept consacré depuis la Conférence de Rio, est un choix de développement délibéré auquel le Maroc a souscrit au même titre que la Communauté Internationale", a indiqué M. Loulichki qui intervenait dans le cadre de la 2-ème commission des Nations Unies.
Ce choix, a-t-il poursuivi, demeure dicté au niveau national, non seulement par la rationalisation nécessaire de la gestion des ressources, gage du développement économique et social du pays, mais aussi, en raison d'un souci d'amélioration continue de la qualité de vie du citoyen marocain.
En vue d'accompagner le consensus mondial manifesté autour des instruments juridiques internationaux, élaborés dans un souci de conserver le patrimoine biologique universel, le Maroc, depuis sa participation au Sommet de la terre de Rio, s'est engagé dans un processus irréversible de mise en œuvre des recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement, a ajouté l'ambassadeur lors d'un débat sur le développement durable.
Les nouvelles orientations de développement adoptées par le Maroc se reflètent tout d'abord dans la Stratégie Nationale de Protection de l'Environnement et du développement Durable, la mise en œuvre du Plan d'Action National pour l'Environnement (PANE), ensuite la Stratégie 2020 du Développement Rural (SDR) et enfin le lancement de l'Initiative Nationale du Développement Humain (INDH), a-t-il rappelé.
En matière énergétique, le Maroc a l'ambition de mettre au point un grand projet de production d'énergie solaire, dont la mise en œuvre est effective depuis la fin de l'année 2009, a ajouté le diplomate lors de ce débat axé sur les expériences nationales à succès menées en matière de développement durable.
M. Loulichki a également évoqué la Charte nationale de l'environnement et du développement durable qui a, a-t-il dit, une vision globale de l'environnement, fondée sur le respect de la biodiversité et le progrès des sociétés humaines.
Il est, de même, revenu sur le choix porté sur Rabat par l'Association "Earth Day Network" comme première ville mondiale, pour célébrer le 40ème anniversaire de la Journée de la Terre, est un témoignage éloquent, des efforts consentis par notre pays, en matière de préservation de l'environnement, susceptibles de lui permettre de s'identifier aujourd'hui comme un véritable modèle de développement en Afrique.
Pour l'ambassadeur, le développement économique actuel, régissant les relations de coopération entre Etats ne réunit pas les conditions de la durabilité. Sa dépendance vis-à-vis des énergies conventionnelles demeure l'illustration la plus éloquente. Aujourd'hui, un volume insignifiant d'investissements demeure dédié aux énergies renouvelables, a-t-il regretté.
Le développement durable, concept global aux dimensions planétaires et aux multiples retombées économiques, sociales, environnementales et humaines peut se concevoir, selon lui, comme un processus qui tend à concilier un développement économique soutenu, une plus grande justice sociale et une gestion viable de l'Environnement.
Il s'est félicité, dans ce sens, de l'existence du Protocole sur l'accès aux ressources génétiques et sur le partage équitable des bénéfices qu'elles génèrent, adopté à la Conférence sur la diversité biologique de Nagoya (Japon).
Evoquant la question de la gouvernance environnementale mondiale, M. Loulichki a estimé qu'il fallait unifier le cadre environnement mondial en harmonisant le travail des différentes entités pertinentes du système des Nations Unies.