S'exprimant lors d'une rencontre organisée par la Chambre française de commerce et d'industrie au Maroc sous le thème des relations Maroc/UE, M. Landanburu a indiqué que les deux parties partagent des valeurs communes relatives notamment à l'instauration de l'Etat de droit et au développement d'une société moderne, ouverte et solidaire.
Le Maroc, plus que les autres pays de la région, connaît un encrage très fort de l'économie européenne, en plus des liens historiques et culturels et la proximité géographique, "autant d'éléments qui unissent les deux parties et constituent le ciment de la coopération bilatérale", a-t-il ajouté.
La conclusion de l'accord d'association entre les deux parties, qui a débouché plus tard sur le statut avancé, unique en son genre, accordé au Maroc dans ses relations avec l'UE, témoigne de la densité des rapports et du dialogue entre le Maroc et l'Union, a estimé M. Landanburu.
Par ailleurs, il a noté la situation économique difficile que connaît l'UE, marquée par des problèmes financiers et budgétaires dont souffrent plusieurs pays de l'Union, tout en se disant confiant en la capacité de l'Union à sortir de cette crise "encore plus forte".
Les pays européens ont réussi à mettre en avant des bases institutionnelles d'intégration et instaurer un marché commun et un groupement politique, qui a permis d'éloigner le risque de la guerre en Europe et a ouvert la voix à l'ouverture des frontières et à la création d'une puissance économique de 500 millions d'habitants, a-t-il poursuivi.
Cependant, l'Europe n'est pas à l'abri des crises économiques internationales, qui exercent notamment une forte pression sur sa monnaie et sa croissance, a ajouté le diplomate, soulignant que ces difficultés s'accompagnent par une perte de vitesse au niveau mondial et l'affaiblissement de l'influence de l'Europe et de l'Occident en général face à l'émergence de nouvelles puissances.
Le défis pour l'UE consiste donc à pousser plus loin le processus d'intégration et faire de l'Europe une entité forte au rôle influent dans le monde, notamment en harmonisant la politique extérieure européenne, a-t-il affirmé, relevant que l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne en décembre dernier constitue un premier pas sur cette voie.