Il s'agit d'une décision "regrettable et injustifiée", a dit le ministre, en commentant cette action à laquelle ont appelé quatre centrales syndicales.
Et de souligner que "si les syndicats avaient en face d'eux un gouvernement rejetant le dialogue ou qui serait rigide dans son traitement du dossier social, la grève serait justifiée. Mais, la réalité est tout autre, du moment que le gouvernement a exprimé, à maintes reprises, sa sincère volonté de dialoguer et de trouver des solutions aux questions posées. Mieux encore, il a apporté des réponses à plusieurs d'entre elles".
Le gouvernement, a-t-il poursuivi, "n'a pas fermé la porte du dialogue, ce qui serait contraire aux valeurs qui guident son action", de même qu'il a fait montre, tout au long de son mandat, "d'une ouverture totale et d'une bonne foi dans la discussion des dossiers sur la table".
Concernant la participation à ce mouvement, le ministre a souligné que selon les données disponibles à la mi-journée, le taux de participation, qui va de 0 à 70 pc, diffère selon les départements, les régions, les services centraux et extérieurs et des Académies de l'Education nationale, notant que la grève n'a pas du tout été suivie dans certains ministères.
Cette grève a été observée à l'appel de quatre centrales syndicales: L'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), la Fédération démocratique du travail (FDT), l'Union générale des travailleurs au Maroc (UGTM) et l'Union syndicale des fonctionnaires relevant de l'Union marocaine du travail (UMT).
Ces syndicats revendiquent l'augmentation des salaires, la révision du système de promotion et de notation avec l'institution de promotions exceptionnelles en faveur des candidats remplissant les conditions entre 2003 et 2010, la révision du statut de la fonction publique et ceux des différentes catégories de fonctionnaires, ainsi que le respect effectif des libertés syndicales et l'ouverture de dialogues sectoriels.