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  16/10/2010

   

 

Ban Ki-Moon salue l'engagement de SM le Roi pour le renforcement de la coopération avec l'ONU

 Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki Moo

 Le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon a salué, vendredi à Marrakech, l'engagement de SM le Roi Mohammed VI et du gouvernement marocain pour le renforcement de la coopération avec l'ONU.

 

"Je suis très satisfait de l'excellence de la coopération et de l'engagement de SM le Roi et du gouvernement marocain pour le raffermissement des relations avec l'ONU", a affirmé M. Ban Ki-Moon dans une déclaration à la presse, à son arrivée à l'aéroport international de Marrakech-Ménara pour prendre part à la 3ème édition de la Conférence internationale sur la gouvernance mondiale (World Policy Conférence, WPC), qui se déroule du 15 au 17 octobre à Marrakech.

M. Ban Ki-Moon s'est également dit fier d'être au Maroc.

Unique Forum entièrement consacré aux problèmes de la gouvernance mondiale sous ses aspects global et régional, politique (sécurité), économique ou financier, général ou spécialisé, WPC réunit quelque 140 hommes politiques, responsables d'Organisations multinationales, présidents de grandes entreprises, éminents experts et chercheurs.

Les principaux thèmes à l'ordre du jour de cette 3ème édition portent notamment sur "Les implications en matière de gouvernance des problèmes de climat, population et santé", "La gouvernance économique et financière", "La gouvernance du cyberespace" et "Le G20 et son avenir".

M. Ban Ki-moon: La gouvernance mondiale doit permettre de faire face à une nouvelle génération de problèmes

La gouvernance mondiale doit permettre de faire face à une nouvelle génération de problèmes, a souligné, samedi à Marrakech, le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, à l'ouverture de la 3ème édition de la World Conference Policy (WPC).

De nouvelles puissances économiques et de nouvelles difficultés sont apparues, a dit le SG des Nations Unies, estimant qu'"aucun pays, aucun groupe de pays aussi puissant soit-il, ne peut affronter seul les grands défis de notre temps", puisque les problèmes actuels transcendent les frontières.

"Certains des anciens dispositifs et des anciennes structures n'ont pas évolué à mesure que l'interdépendance grandissait. Nous devons tout simplement trouver de meilleurs moyens de collaborer et de mettre en place des systèmes adaptés à notre époque, des systèmes qui répondent mieux à l'impératif de responsabilité, qui soient plus représentatifs et qui permettent de tirer parti de la force que nous avons collectivement en tant que communauté mondiale", a-t-il expliqué.

Et de poursuivre que la mondialisation ne pouvait pas perpétuer les inégalités du passé et le moment est venu pour serrer les rangs et poser les bases nécessaires dans les différents domaines d'activité dans la perspective de réaliser des avancées réelles.

Selon M. Ban, la gouvernance mondiale doit se mettre au service d'une économie mondiale qui fonctionne pour tous, non pas seulement pour une minorité favorisée.

"Aujourd'hui, de nombreux pays en développement se trouvent dans le peloton de tête sur le plan de la croissance économique, ils seront aussi les moteurs de la reprise après la crise économique et financière mondiale", a dit le secrétaire générale de l'ONU, relevant que leur voix n'est pas aussi forte qu'elle le devrait dans les instances où se prennent les décisions économiques mondiales.

La récente crise mondiale a révélé que "la gestion économique mondiale ne peut plus se faire au mépris des plus vulnérables et des plus désavantagés. Il est moralement inacceptable de faire porter le fardeau le plus lourd à ceux qui sont les moins responsables de la crise", a-t-il indiqué, estimant qu'il est plus sensé d'aider les pauvres et les vulnérables à s'éloigner du bord du gouffre et d'édifier un monde de prospérité et de dignité pour tous.

La gouvernance mondiale doit aussi aider à contrer la menace que représentent les changements climatiques, a poursuivi M. Ban, indiquant qu'à Copenhague, qui n'a pas répondu à toutes les attentes, des progrès importants ont été accomplis dans la création d'un large consensus politique ainsi que des avancées sur les plans de l'adaptation, du déboisement, des transferts de technologies, du renforcement des capacités et du financement.

Un groupe de haut niveau sur la viabilité de l'environnement mondial devrait proposer des moyens pragmatiques grâce auxquels les pays puissent tirer la population de la pauvreté et de favoriser une croissance verte, tout en protégeant le climat et les écosystèmes, a-t-il fait savoir.

La gouvernance mondiale est trop importante pour être confiée à une seule organisation ou à un seul groupe. L'ONU, dont "les organes doivent être réformés", est l'instance appropriée où cette gouvernance peut le mieux se concrétiser, a-t-il dit, insistant sur l'obligation "de produire des résultats à temps et dans le respect du principe de responsabilité".

"Le Conseil économique et social pourrait jouer un rôle beaucoup plus important sur une série de questions étroitement liées entre elles : les risques financiers, l'insécurité alimentaire, l'accès à l'énergie, le régime commercial international, et les défauts qu'il présente", a estimé le SG des Nations Unies.

Au sujet de la migration, la crise économique a rendu plus vulnérables plus de 200 millions de migrants internationaux dans le monde, a-t-il précisé, appelant à "surmonter les peurs, mettre l'accent sur les droits et déterminer quel est le meilleur moyen pour que les pays d'origine recueillent les fruits du développement".

Evoquant la question du terrorisme, M. Ban Ki-moon a fait remarquer que ce fléau continue de faire des dégâts. "Le risque que des terroristes arrivent à se procurer des matières fissiles à donner une urgence nouvelle à la question de la sécurité nucléaire. Ceux qui aujourd'hui, armés de bombes et d'armes à feu pourraient bien demain avoir à leur disposition un arsenal plus puissant. Le meilleur moyen de s'y opposer et de coopérer sans fléchir à l'échelon international", a-t-il expliqué.

M. Ban Ki- Moon s'est félicité, par ailleurs, de l'excellence de l'organisation de la WPC au Maroc qui, a-t-il dit, "participe activement à l'alliance des civilisations".

Lancée en 2008, la WPC qui est organisée pour la deuxième année consécutive à Marrakech, réunit des personnalités de premier rang, dont le président de la banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet et l'ambassadeur de Corée auprès du G20, Ahn Ho-Young.

Cette rencontre internationale indépendante est conçue comme un lieu de réflexion collective et d'échanges entre décideurs visant à améliorer la gouvernance mondiale sous ses aspects global et régional, géopolitique, politique, économique ou financier.

Elle réunit quelque 150 hommes politiques, responsables d'organisations multinationales, présidents de grandes entreprises, éminents experts et chercheurs.

Organisée par l'Institut français des relations internationales (IFRI), cette rencontre s'érige comme une plateforme indépendante de débat sur des questions de la gouvernance mondiale en rapport avec les défis de notre temps.

L'IFRI est le premier think-tank indépendant français consacré à l'analyse des questions internationales. Il a pour mission de réunir acteurs et analystes de la scène internationale et de mener une réflexion libre et approfondie sur les grands enjeux contemporains.

Les principaux thèmes à l'ordre du jour de cette édition portent notamment sur "Les implications en matière de gouvernance des problèmes de climat, population et santé", "La gouvernance monétaire et financière", "La gouvernance économique et financière", "La gouvernance du cyberespace", "Puissances émergentes et gouvernance mondiale" et "Le G20 et son avenir".


 

 
 
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