M. El Khalfi, également porte-parole du gouvernement, a fait part de son intention de tenir prochainement des réunions avec les professionnels du secteur pour examiner les chantiers ouverts, portant notamment sur la création d'un Conseil national de la presse, la promulgation des lois garantissant les libertés et l'accès à l'information, ainsi que la formation et la subvention.
Intervenant lors d'une rencontre-hommage initiée en son honneur par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), le ministre a estimé que ces chantiers requièrent la mise en synergie des efforts en vue d'atteindre l'excellence prônée et de répondre aux défis de la concurrence.
Il s'agit là de grands challenges, a-t-il dit, surtout en matière de formation, de modernisation des structures de la presse, d'amélioration des conditions socioprofessionnelles des journalistes et de généralisation de la convention collective dans les entreprises de presse.
M. El Khalfi s'est dit convaincu que le Maroc ne peut continuer sur sa lancée sans une presse forte, libre et indépendante, qui joue véritablement son rôle de contre-pouvoir, sans complicité ni complaisance.
Même son de cloche du côté du président de la FMEJ, Noureddine Miftah, qui a formé le vœu de voir la nomination d'un professionnel à la tête du ministère de la communication booster la mise en oeuvre des chantiers lancés dans le secteur.
De son côté, le doyen des journalistes marocains, Mustapha Alaoui, directeur de l'hebdomadaire "Al Ousboue Assahafi", a assuré le ministre de la collaboration nécessaire de la part des membres de la Fédération dans l'objectif de tirer ensemble vers le haut le niveau d'excellence et de professionnalisme de la presse nationale.
Cette rencontre-hommage s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont le ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka.