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  20/03/2011

   

 

Marches dans plusieurs villes à l'appel du Mouvement du 20 février

marche pacifique Rabat- Plusieurs centaines de personnes ont défilé, dimanche à Rabat, pour exprimer des revendications d'ordre politique, économique et social à l'appel du "Mouvement du 20 février" soutenu par des associations.
 

Ainsi, les manifestants se sont donnés rendez-vous, dans la matinée, à la Place Bab El Had avant d'entamer leur marche en sillonnant les avenues Hassan II et Mohammed V, scandant des slogans appelant, entre autres, à accélérer la cadence des réformes et à améliorer la situation de la population. Ils ont notamment réclamé la préservation du pouvoir d'achat du citoyen qui ne cesse d'être érodé par la flambée des prix des produits de première nécessité, outre leur invitation au gouvernement à prendre des mesures "urgentes" qui devront permettre une large adhésion au chantier de réforme, lancé par SM le Roi Mohammed VI.

Les manifestants, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, ont également arboré des pancartes sur lesquelles l'on peut lire notamment "Pour la dignité, l'équité et la justice sociale", "Bannir la corruption et l'opportunisme" et "A bas la prévarication".

En outre, cette manifestation, dont l'ampleur a été nettement moindre que celle du 20 février à l'appel des mêmes initiateurs, s'est déroulée dans un climat empreint de responsabilité et de sens civique, dans la mesure où l'on n'a pas enregistré le moindre incident ou dérapage.

Les principales avenues de la capitale ont été réaménagées et interdites au trafic routier dans le but de permettre la fluidité des masses de manifestants et parer à tout ce qui peut entraver leur mouvement, avec de surcroît une présence très discrète des forces de l'ordre en uniforme.

Certains manifestants ont déclaré à la MAP que cette marche est destinée principalement à "couper court à tout ce qui est susceptible d'infléchir son élan et à réaffirmer de vive voix des revendications pour qu'elles ne soient pas reléguées aux calendes grecques".

"Nous apprécions hautement le discours de SM le Roi, qui a annoncé des réformes constitutionnelles, mais nous tenons à ce qu'elles soient concrétisées loin de toute agitation de certaines poches de résistance au changement", ont-ils estimé.

La manifestation de dimanche, qui a pris fin vers 15 heures, a reflété un haut degré de maturité et d'esprit de responsabilité des participants qui sont sortis pour réclamer de manière pacifique et civilisée leurs revendications et doléances à l'instar de la marche du 20 février à Rabat, dont le déroulement sans incident ni dérapage avait été unanimement salué.

La marche de Casablanca, une étape essentielle de la conscience démocratique et de la responsabilité nationale de la jeunesse

Casablanca- La marche, organisée dimanche à Casablanca, constitue une étape essentielle de la conscience démocratique et de la responsabilité nationale de la jeunesse, a indiqué M. Abdelali Mastour, président du Forum de la citoyenneté.

Les jeunes et les forces vives ne sont pas descendus dans les rues lors de cette marche pour la défense d'intérêts personnels mais pour défendre les intérêts suprêmes du Maroc, a-t-il souligné.

Le dernier discours royal adressé à la nation le 9 mars a concrétisé la volonté royale pour la réalisation des aspirations du peuple marocain à la dignité et la démocratie, a-t-il ajouté.

Selon lui, la marche de ce dimanche est une des formes d'expression de la confiance des jeunes et des forces vives en la personne de Sa Majesté et leur mobilisation derrière le Souverain pour le succès des choix de la démocratie, de la justice sociale, économique et culturelle et leur matérialisation dans le vécu quotidien des citoyennes et citoyens.

Il a, en outre, mis l'accent sur l'importance de la mobilisation et du débat public en vue de jeter les bases des réformes démocratiques dans les médias publics et privés, en plus de la concrétisation des réformes démocratiques et de développement.

Des acteurs politiques et de la société civile appellent au soutien du processus des réformes engagé par le Maroc

Rabat- Des acteurs politiques et de la société civile, ayant pris part à la marche du 20 mars à Rabat, qui a pris fin aux environs de 15H00, ont mis l'accent sur la nécessité de soutenir le processus de réformes constitutionnelles et politiques engagé par le Maroc.

Ces acteurs ont appelé toutes les composantes de la société à adhérer à ces chantiers de réforme afin de répondre aux attentes de la jeunesse qui aspire à un Maroc meilleur.

Abdelali Doumou de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) a souligné que son parti a décidé de prendre part à cette marche pour la défense des réformes constitutionnelles et politiques annoncées par SM le Roi Mohammed VI.

A travers cette participation, l'USFP veut également contribuer à l'encadrement des jeunes qui revendiquent des réformes démocratiques, a-t-il poursuivi, relevant que ces réformes doivent être basées sur les acquis réalisés par le Maroc en la matière.

Les partis nationaux, qui ont joué un rôle historique par le passé, doivent soutenir les jeunes pour aller de l'avant dans le processus de réformes afin qu'il soit à la hauteur des attentes des jeunes, a-t-il poursuivi, se félicitant du climat de liberté qui règne au Maroc.

Mustapha Ramid, membre du parti Justice et Développement (PJD), a souligné, pour sa part, que cette marche intervient au moment où le Maroc connaît le lancement de plusieurs chantiers de réformes au niveau de sa structure institutionnelle, politique, économique, sociale et éducative.

Après avoir relevé que le discours royal "historique" du 9 mars a balisé la voie d'une réforme pour la mise en place d'une Constitution démocratique, M. Ramid a appelé à davantage de réformes pour répondre aux attentes de la jeunesse qui plaide pour une justice sociale ainsi qu'à la libération des détenus politiques et la révision du traitement des dossiers des personnes poursuivies pour terrorisme.

Pour Said Zeryouh, membre du bureau politique du parti socialiste unifié (PSU), cette manifestation était l'occasion d'exprimer certaines revendications politiques, économiques et sociales, relevant que la participation de sa formation à cette manifestation émanait de la convergence avec les revendications de ce mouvement.

Youssef Boucetta, du Parti de l'Avant-garde démocratique socialiste, a affirmé que les revendications de son parti sont les mêmes que celles adoptées par le mouvement du 20 février qui dépassent les revendications partisanes étriquées pour adopter celles du peuple qui appelle au changement, à l'adoption d'une véritable démocratie et à être associé à la gestion de la chose publique.

Les positions et principes fondant le PSU exigent de soutenir l'initiative du mouvement du 20 février qui plaide pour l'instauration des bases d'une véritable édification démocratique au pays.

Ahmed Assid, de l'Observatoire amazigh des droits et des libertés, a rappelé que les jeunes du mouvement amazigh sont représentés au sein du mouvement du 20 février, relevant que l'annonce de la constitutionnalisation de l'amazighe est un acquis important.

"Nous partageons avec le mouvement du 20 février les grandes revendications démocratiques dont les constantes de la Constitution démocratique", a-t-il dit, relevant que le pays traverse une étape historique et décisive pour l'édification démocratique.

Le Coordonnateur du Groupe d'Action de Soutien à l'Irak et à la Palestine, M. Khalid Soufiani a indiqué que la marche du 20 mars est une marche pacifique et civilisée, notant que cette marche atteste du fait que le peuple marocain mérite la liberté et les droits qu'il revendique.

Les jeunes du 20 février revendiquent une "éradication totale de la corruption, la libération des détenus politiques, la fin de la répression des libertés", a-t-il dit, soulignant la nécessité d'avoir une volonté réelle pour faire aboutir ce changement.

Il a également mis l'accent sur l'impératif de doter les partis politiques des moyens financiers nécessaires pour qu'ils s'acquittent au mieux de leur rôle et accompagnent le changement.

Abdelmajid Aït Lahcen, secrétaire général de l'instance marocaine des droits de l'Homme, membre du conseil national de soutien au mouvement du 20 février a fait savoir que l'instance et le mouvement partagent certaines revendications, affirmant que la manifestation du 20 mars vient protéger les réformes annoncées, mettant l'accent sur la nécessité de l'organisation d'élections libres et transparentes.

Hassnae Ziyani du Comité organisateur a indiqué que la marche du 20 mars fait siennes les revendications du 20 février, qui sont la dissolution du gouvernement et du parlement, la lutte contre la corruption, une bonne distribution des richesses, la poursuite en justice des tortionnaires et une réforme profonde de la Constitution.

Oussama Lakhlifi, du mouvement du 20 février, a indiqué que la marche de dimanche intervient pour réclamer la satisfaction de certaines revendications relatives à la Constitution, à la lutte contre la dilapidation des deniers publics et la libération des détenus politiques et de ceux du mouvement du 20 février.

Pour sa part, l'actrice Latifa Ahrar, a indiqué que cette marche reflète la dynamique que connaît actuellement le Maroc, saluant les réformes contenues dans le discours royal du 9 mars.

Elle a appelé toutes les composantes de la société à oeuvrer ensemble pour "un Maroc libre au service de tous les citoyens".

La manifestation exprime la volonté de réformes (participants)

Casablanca- Les participants à la marche du 20 mars dimanche à Casablanca ont souligné que cette manifestation exprime la volonté de réformes.

A ce propos, Mme Aicha Lakhmas, avocate, a indiqué que cette marche à l'appel de plusieurs associations exprime la volonté de réaliser plus de réformes dans différents domaines.

Mme Lakhmas a fait savoir que cette manifestation a été organisée particulièrement pour réclamer la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Dans des déclarations similaires, plusieurs groupes de jeunes participants à cette manifestation, ont indiqué que leur descente massive dans les rues reflète leur conscience du moment historique que traverse le Maroc soulignant l'importance de la contribution de tous à l'élaboration des réformes constitutionnelles escomptées.

Ils ont également estimé que cette marche intervient dans la poursuite de la lutte pour un Maroc fort de ses institutions en vue de dépasser tous les dysfonctionnements qui handicapent le développement du pays.

Ils ont affirmé que les jeunes constituent un acteur primordial dans la détermination de l'avenir du pays particulièrement après le discours royal du 9 mars courant.

 

 
 
Les discours de Sa Majesté le Roi
Les discours de
Sa Majesté le Roi
 

 Conseil de gouvernement  du jeudi 17 Mai 2012
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