a affirmé samedi soir le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri.
Ces propositions concrètes tendent à explorer différents aspects du dossier relatifs, notamment, à l'état réel des ressources naturelles de la région, la question de la représentativité de la population des provinces sahariennes, en plus de la contribution plus constructive de l'Algérie, a expliqué le ministre dans un point de presse, à l'issue de cette rencontre de trois jours.
"La délégation marocaine a présenté un certain nombre d'initiatives et de propositions pour donner davantage de chance à la négociation, accélérer son rythme et améliorer sa pertinence et sa perspicacité", a notamment déclaré M. Fassi Fihri.
Il a également évoqué la nécessité de ne plus limiter les tournées de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara à la simple préparation des rounds de négociation, mais à les inscrire dans une dynamique visant, en plus, à "écouter ceux qui, dans la région, peuvent contribuer à faciliter le processus" en vue d'aboutir à une solution au service des intérêts du Maghreb arabe.
Le ministre a, dans ce cadre, fait part de la forte volonté du Maroc d'aboutir à une solution définitive de la question du Sahara sur la base du réalisme et de l'initiative marocaine d'autonomie saluée par l'ensemble de la communauté internationale.
Le plan d'autonomie, a-t-il souligné, représente une opportunité réelle pour l'ensemble des peuples de la région.
Le ministre a rappelé que le précédent Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum avait abouti, à l'issue de quatre rounds de négociations, à une conclusion cruciale, à savoir que l'indépendance était une option irréaliste et irréalisable.
Dans ce cadre, "nous ne voulons pas d'un retour en arrière, ni de repartir à zéro, car le Maroc a accompli des efforts considérables, à travers cette initiative, pour montrer son caractère sérieux, face à la soi-disant nouvelle proposition présentée par les autres parties, qui n'offre aucune chance d'avancer réellement", a-t-il dit.
La région a besoin d'une solution définitive de ce différend régional artificiel avec les autres parties, en particulier l'Algérie, le principal soutien politique et diplomatique du polisario, a-t-il ajouté.
Le Maroc ne ménagera aucun effort pour donner une nouvelle chance aux négociations sachant qu'"il y a des lignes rouges", à savoir la légitimité de la présence marocaine dans ses provinces du sud et l'unité et l'intégrité territoriale du Royaume, a rappelé le ministre.
Dans ce cadre, le Royaume est tout a fait disponible à donner une nouvelle chance au processus pour progresser à travers ces approches innovantes, donnant à titre d'exemple la question de l'évaluation de l'état réel des ressources naturelles de la région, de manière à clarifier la situation et démentir les allégations fallacieuses du polisario relatives à l'exploitation par le Maroc de ces ressources.