Les stratégies, les chantiers de réformes politiques, des droits de l'homme et culturelles et les plans de développement initiés par SM le Roi depuis plus d'une décennie, ont donné une forte impulsion à la diplomatie marocaine, du fait que la politique interne constitue un prolongement stratégique de la politique externe, a souligné le ministre, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration à Rabat de l'Académie marocaine des études diplomatiques.
Ceci a qualifié le Maroc à devenir un acteur au niveau international jouissant de la considération au service de la paix et du développement et un partenaire écouté dans l'élaboration d'une gouvernance mondiale, plus solidaire et plus juste, ainsi qu'un facteur déterminant dans l'équilibre régional, a noté le ministre.
La diplomatie marocaine revêt un caractère de globalité qui a donné des résultats concrets visant la promotion de l'être humain qui constitue à la fois son essence et le noyau de ses priorités, en vue du renforcement et du développement des relations extérieures du Royaume et d'une meilleure exploitation des opportunités d'échange au niveau de son environnement immédiat et l'élargissement de ses partenariats avec le reste des pays du monde, a indiqué le ministre.
Cette diplomatie, a-t-il ajouté, revêt également un caractère solidaire qui utilise ses moyens et ses outils pour répondre, avec sérieux et crédibilité, aux préoccupations du destin commun de l'espace arabe, loin des slogans trompeurs et des fausses promesses, avec en premier lieu le soutien constant et ferme de la cause palestinienne et la protection d'Al Qods acharif, partant du fait que SM le Roi est président du Comité Al-Qods et de la place du Maroc en tant que pays agissant au sein du comité de suivi de l'Initiative arabe de paix.
Elle est aussi une diplomatie aux contours clairs et aux orientations cohérentes qui lui permettent d'agir avec efficacité pour la défense des fondements de souveraineté du Royaume, du nord au sud, a-t-il poursuivi.
D'autre part, le ministre a souligné que l'initiative marocaine d'autonomie a eu le mérite d'enclencher un saut qualitatif sur la voie de la recherche d'une solution politique, consensuelle et définitive pour un différent régional, un leg de la guerre froide, et qui n'a provoqué durant plus de trois décennies que division et dispersion, et dont souffrent nos frères dans les camps de Tindouf.
Cette initiative novatrice a fait perturber les faux calculs des ennemis de l'unité territoriale du Maroc et révélé le caractère non fondé de leur thèse obsolète, à travers des positions positives et soutenant la légitimité et la justesse de la cause nationale dans les forums régionaux et internationaux. Elle a également contribué au retrait de 30 pays, en majorité africains, de leur reconnaissance de la soi-disant république depuis l'année 2000, a ajouté M. Fassi Fihri.
Le ministre a noté qu'assurément le poids historique du Maroc et sa position géographique, ainsi que son héritage politique, civilisationnel, culturel et moral, ont été le noyau dur pour la naissance d'une politique étrangère ouverte et marquée par la justesse et le courage de ses choix, aux niveaux interne et externe, et ce depuis l'indépendance.
Tout ceci a conféré à la diplomatie marocaine une identité singulière dans le cadre d'un processus continu et renouvelé, sur la base de la défense des intérêts suprêmes du pays et le renforcement des opportunités de coopération et de partenariat, a ajouté M. Fassi Fihri.
Il a rappelé que l'action militante de la diplomatie marocaine s'est consolidée sous feu SM Hassan II, en vue du parachèvement de l'unité territoriale du Royaume et le soutien des causes de la paix, de la sécurité, la stabilité et l'indépendance des pays et la non ingérence dans leurs affaires intérieures.
Cette diplomatie a été constamment imprégnée des vertus de dialogue, de clairvoyance, de sagesse et de détermination dans la défense des principes, a-t-il souligné, notant que ces principes lui ont permis de s'acclimater et d'être en interaction avec une conjoncture internationale marquée par des mutations et des mouvements profonds.
Le Maroc à la tête des pays œuvrant pour le maintien de la paix et la réalisation de la transition démocratique en Afrique
Le Maroc est à la tête des pays africains qui participent aux opérations de maintien de la paix et à la réalisation de la transition démocratique dans certains pays d'Afrique subsaharienne, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taib Fassi Fihri.
Le Royaume est aussi un important partenaire pour les pays africains frères avec lesquels il échange ses expériences pour qu'ils puissent transcender les entraves aux objectifs du milliaire pour le développement, a ajouté M. Fassi Fihri qui présidait la cérémonie d'inauguration de l'Académie marocaine des études diplomatiques.
Le ministre a fait observer que les visites royales, 21 visites dans 13 pays, ont insufflé une nouvelle dynamique à cet élan de solidarité dans le cadre d'une coopération sud-sud fructueuse et créative.
Il a indiqué à ce propos que 110 projets de développement sont en cours de réalisation en Afrique subsaharienne par l'Agence marocaine de coopération internationale et que 8.600 étudiants de 42 pays africains poursuivent leurs études au Maroc.
M. Fassi Fihri a également évoqué le nombre croissant des accords conclus pour consolider ces relations de coopération et de partenariat, précisant que le nombre des conventions signées lors des 11 dernières années avoisine celui enregistré entre 1956 et 1999.
Pour ce qui est de la contribution du Maroc à la mise en place d'espaces de coordination des positions africaines au sujet de certaines questions régionales, le ministre a rappelé la tenue en 2006 à Rabat de la première conférence euro-africaine sur la migration et le développement avec la participation de plus de 60 pays et qui a abouti à l'élaboration d'un plan d'action privilégiant une approche participative du développement global loin de la stricte démarche sécuritaire.
Dans la même vision, le Maroc a procédé en 2009 au lancement de l'initiative Afrique-Atlantique qui comprend 20 pays africains riverains de l'Atlantique afin de jeter les bases d'une coopération et d'une coordination sur les plans politique, économique, environnemental et sécuritaire entre ces pays, a-t-il dit.
Sur le plan arabe, le ministre a souligné que SM le Roi Mohammed VI a appelé à des réformes audacieuses pour lutter contre la pauvreté, le chômage, l'exclusion sociale et l'injustice qui ont atteint des niveaux inquiétants dans certains pays arabes, notant que le Souverain a toujours insisté sur la réalisation de l'intégration et de la complémentarité économique et sur la mise en place des fondements d'une gouvernance démocratique qui répond aux attentes des peuples et des jeunes arabes.
S'agissant des relations avec les pays européens, il a rappelé que le Maroc a été le premier pays de la région sud de la Méditerranée à bénéficier depuis 2008 d'un statut avancé avec l'Union européenne.