Dans une réponse à une question d'actualité présentée par le groupe de la justice et du développement à la chambre des représentants au sujet des " campagnes prématurées ", lue en son nom par M. Driss Lachguer, ministre chargé des relations avec le parlement, M. Cherqaoui a indiqué que le gouvernement a mis sur pied, à cet effet, une série de dispositions préventives portant sur la constitution d'une commission centrale de suivi au ministère de l'intérieur.
Parmi les attributions de cette commission, il a notamment fait état de l'examen des doléances soumises au ministère par les instances politiques, les organisations de la société civile et les citoyens, ainsi que le suivi des cas soulevés par la presse nationale et la vérification des violations et contraventions électorales.
Outre la commission centrale, il a été procédé à la création d'une permanence tout au long de la semaine au siège des autorités administratives locales pour recevoir les doléances relatives aux différentes étapes du processus électoral, tout en mobilisant les services sécuritaires de l'Etat afin de constater toutes les violations susceptibles d'intervenir lors de ces échéances, sous la supervision du parquet général, a-t-il poursuivi.
Les agents et auxiliaires d'autorité, ainsi que l'ensemble des fonctionnaires de l'administration territoriale ont été invités à s'abstenir de toute action ou comportement susceptible d'être interprétés comme un soutien direct ou indirect à une instance politique ou candidat déterminés, a-t-il dit, ajoutant que l'ensemble des fonctionnaires de l'administration territoriale ont été incités à la vigilance face à toute action de nature à affecter la mission assignée à l'administration.
Le ministre a par ailleurs affirmé que l'approche du gouvernement relative à ce sujet émane de la nécessité de s'attacher fermement à la loi, de veiller à la mise en œuvre des mécanismes de moralisation de l'action politique et de garantir les conditions de la compétitivité électorale libre, l'égalité entre toutes les formations politiques, la lutte avec la fermeté requise contre toutes les violations et l'utilisation de l'argent sale.
Il a estimé, à cet égard, que "le concept de la campagne électorale prématurée " ne peut être interprété que comme action contraire à la loi, assurant que les activités ordinaires des partis politiques ne peuvent être considérées comme compagne électorale prématurée.
Le ministre a dans ce sens précisé que la majorité des doléances et articles de presse (123 cas) répertoriés jusqu'au 1-er novembre courant, ont été classés après s'être assuré qu'ils sont dénués de tout fondement.