Ce symposium sera une "occasion propice pour approfondir la réflexion sur les idées soumises au débat", a précisé SAR la Princesse Lalla Salma.
SAR la Princesse Lalla Salma, présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer (ALSC), a fait cette annonce, lors d'une réception offerte par SM le Roi Mohammed VI et présidée par Son Altesse Royale, en marge de la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles (MNT/19-20 septembre) dans le cadre de la 66ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
"L'association que j'ai l'honneur de présider sera donc heureuse de partager son expérience avec les institutions compétentes dans les pays frères et amis", à travers un symposium et "de jeter les bases d'une coopération fructueuse entre nos pays", a dit Son Altesse Royale.
Dans son allocution devant l'assistance composée notamment du président de l'Assemblée générale de l'ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, du Vice-président des Maldives, Mohamed Waheed, et son épouse, du Premier ministre togolais, Gilbert Houngbo, ainsi que de plusieurs ministres des Affaires étrangères et de la Santé des Etats membres des Nations Unies, SAR la Princesse Lalla Salma a donné un bref aperçu sur l'expérience menée par le Maroc et par l'association dans la lutte contre cette maladie.
"Les résultats que nous avons enregistrés, ont été obtenus avec le concours d'un fonds qui a été mis en place à l'échelle nationale et qui a contribué à élargir l'aire de déploiement de la prévention et de l'accès au traitement", a tenu à souligner Son Altesse Royale.
Ils consistent en le traitement par radiothérapie de 20.000 personnes annuellement et la prise en charge des médicaments au profit de 22.000 malades annuellement. 320.000 femmes profitent chaque année d'un programme de détection précoce. En outre, des actions de communication et de sensibilisation ont été menées auprès de la majorité des habitants, en faisant appel aux moyens d'information et aux médias drainant les plus larges audiences.
Ces résultats enregistrés par l'Association depuis sa création, il y a cinq ans, n'auraient pas été possibles sans la haute sollicitude, l'appui et le soutien de SM le Roi Mohammed VI, à l'égard de l'association, ses activités, ses programmes et ses plans d'action, a souligné SAR la Princesse Lalla Salma, lors de cette réception offerte dans le cadre du Metropolitan Club de New York.
Etaient également présents à cette réception, des membres du Secrétariat général des Nations Unies, de hautes personnalités de l'OMS, ainsi que plusieurs ambassadeurs accrédités auprès de l'ONU.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou et le Représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, l'ambassadeur Mohamed Loulichki, ont aussi pris part à cette cérémonie.
Appel solennel de SAR la Princesse Lalla Salma pour la création d'un "fonds international" de lutte contre le cancer
SAR la Princesse Lalla Salma a lancé, mardi soir à New York, un "appel solennel" pour la "création d'un fonds international" pour le traitement et la prévention du cancer, à "l'instar de ce qui a été fait en ce qui concerne le Sida".
"Ayant conscience de la gravité du mal et du devoir de s'y attaquer au nom des valeurs humaines qui nous animent, il est impératif de conforter la réunion de haut niveau de l'ONU, par la création d'un fonds international pour le traitement et la prévention du cancer, à l'instar de ce qui a été fait en ce qui concerne le Sida", a plaidé Son Altesse Royale.
SAR la Princesse Lalla Salma, présidente de l'Association Lalla Salma pour la lutte contre le Cancer (ALSC), a lancé cet appel, lors d'une réception offerte par SM le Roi Mohammed VI et présidée par Son Altesse Royale, en marge de la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles (MNT/19-20 septembre) dans le cadre de la 66ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
La Princesse Lalla Salma a présidé la délégation marocaine à cette importante réunion, rappelle-t-on.
Il est "temps pour la communauté internationale d'accorder l'intérêt qu'il faut au cancer et à ses incidences, dans le cadre d'un engagement clair de la part de l'ONU et de ses institutions qui, tenant compte des souffrances des malades et de leurs familles, place le combat contre cette affection non transmissible en tête des efforts dédiés à la promotion des valeurs humaines, a plaidé la Princesse.
"Je profite de cette occasion pour lancer un appel solennel pour que cette proposition soit soutenue et concrétisée afin que de nombreux malades, qui aujourd'hui sont totalement démunis devant ce fléau, puissent, dans un avenir proche, obtenir les soins et l'assistance adéquats", a insisté Son Altesse Royale.
"Souvent, ce mal atteint des jeunes à la fleur de l'âge, qui laissent derrière eux des familles disloquées, des veuves, des orphelins et d'innombrables tragédies humaines, sans parler des pertes, des dégâts et des fissures qui ébranlent la société tout entière", a souligné SAR La Princesse Lalla Salma.
La Princesse a également préconisé "la nécessité d'élargir la coopération internationale et de diversifier ses domaines d'action, en les étendant à la formation, la qualification, le transfert de technologies et les échanges d'expériences, outre l'intensification et l'approfondissement des relations Sud-Sud".
Dans ce sens, Son Altesse Royale, également Ambassadeur de Bonne volonté de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la Promotion de la Prévention et des Soins du Cancer et Présidente d'honneur de l'Alliance des ONG de la région de la Méditerranée orientale pour la lutte contre le Cancer, a fait part de l'entière disposition de l'ALSC d'oeuvrer dans ce sens.
Dans son adresse, la Princesse a fait part de l'entière disposition de l'Association "à oeuvrer dans ce sens en étroite collaboration avec des partenaires de la société civile, des secteurs public et privé, à l'intérieur et à l'extérieur du Royaume. Elle est également disposée à partager les expériences qu'elle a accumulées dans ce domaine".
Les résultats enregistrés par l'ALSC, depuis sa création, il y a cinq ans, "n'auraient pas été possibles sans la Haute sollicitude de SM le Roi Mohammed VI, à l'égard de l'association, ses activités, ses programmes et ses plans d'action", a-t-elle poursuivi.
Le tabac, une drogue à combattre
Cependant, a poursuivi la Princesse, "notre expérience, pour importante qu'elle soit, exige des efforts sans relâche de notre part. Elle nous encourage à oeuvrer de concert avec les pays frères et amis, pour inciter l'ensemble de la communauté internationale à inscrire la lutte contre le cancer parmi ses priorités, et à se mobiliser pour combattre résolument les fléaux qui y contribuent, notamment dans les pays en développement. En effet, nous mesurons tous l'ampleur des déficits et des insuffisances dont souffrent les malades dans ces pays, tant au niveau de la prévention que du dépistage et de la thérapie".
S'agissant de la prévention, nous observons avec regret la prolifération du cancer dû au tabac, qui est à l'origine de 30 pc des maladies dépistées à ce niveau. Nous constatons également avec regret l'importance des capitaux générés par l'industrie du tabac, qui ne peut en aucun cas être appréciée comme une source de richesses, mais plutôt de pertes. Il n'est qu'à voir, en effet, le nombre de décès enregistrés chaque année et les milliards de dollars qui sont mobilisés en traitements médicaux et qui génèrent souvent des déficits graves au niveau des structures de couverture et d'assurance maladie.
C'est pourquoi les mesures prises ici et là restent insuffisantes tant que le tabac ne serait pas considéré comme une drogue qu'il faut combattre au même titre que les autres substances illicites.
Quant au dépistage, et nonobstant les expériences de quelques pays, pour ce qui concerne le cancer du sein et du col de l'utérus, nombreux sont les Etats qui manquent singulièrement de moyens de détection précoce, a déploré Son Altesse Royale pour qui il "est donc impératif d'adopter une approche nouvelle et de mettre en oeuvre des programmes spéciaux, dans un cadre partenarial permettant de circonscrire les effets de cette maladie".
Abordant le domaine de la thérapie, elle a souligné que les "insuffisances paraissent encore plus aiguës, compte tenu de l'importance du coût, qu'un grand nombre de malades des pays en développement sont dans l'incapacité de supporter. Ceci est d'autant plus regrettable que les aides internationales connaissent malheureusement un net recul qui aggrave le fossé constaté entre les Etats du Nord et ceux du Sud".
S'ils ne sont pas encore parvenus à éradiquer le mal, les pays du Nord sont arrivés au moins à en atténuer considérablement les incidences sur les malades et la société, grâce aux régimes qu'ils ont mis en place pour assurer couverture médicale et prise en charge des malades, a relevé la Princesse Lalla Salma.
En revanche, les pays du Sud ne "disposent même pas du seuil minimal de cette protection. Dans les pays les plus démunis, les malades ne peuvent accéder à une prise en charge médicale. Faute de dépistage, ils n'ont même pas conscience de leur pathologie et il leur arrive de mourir dans l'ignorance de la nature de leur mal", a déploré Lalla Salma.
Et de conclure : "il est temps pour la communauté internationale d'accorder l'intérêt qu'il faut au cancer et à ses incidences, dans le cadre d'un engagement clair de la part de l'ONU et de ses institutions qui, tenant compte des souffrances des malades et de leurs familles, place le combat contre cette affection non transmissible en tête des efforts dédiés à la promotion des valeurs humaines".
SAR la Princesse Lalla Salma au siège des Nations Unies à New York
SAR la Princesse Lalla Salma est arrivée, lundi matin au siège des Nations Unies à New York, pour prendre part à la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU sur la Prévention et la Maîtrise des maladies non transmissibles (MNT) à travers le monde.
SAR la Princesse Lalla Salma, Présidente de l'Association Lalla Salma de Lutte Contre le Cancer (ALSC), préside la délégation marocaine à cette importante réunion dans le cadre de la 66ème session de l'Assemblée générale de l'ONU.
SAR la Princesse Lalla Salma, également Ambassadrice de Bonne Volonté de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la Promotion de la Prévention et des Soins du Cancer et Présidente d'honneur de l'Alliance des ONG de la région de la Méditerranée orientale pour la lutte contre le Cancer, est accompagnée de la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou, du représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, l'ambassadeur Mohamed Loulichki et de Dr Rachid Bakkali, directeur exécutif de l'ALSLC.
SAR la Princesse Lalla Salma a, par la suite, pris part à l'ouverture de la séance plénière officielle de la réunion de haut niveau au cours de laquelle sont intervenus le Président de l'Assemblée Générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, le Directeur Général de l'OMS, Dr. Margaret Chan, et la Princesse Dina Mired de Jordanie, Directrice Générale de la Fondation Roi Hussein de lutte contre le Cancer en tant que représentante de la Société civile.
La réunion se penchera sur les MNT, tout particulièrement les problèmes posés au niveau du développement et les incidences socioéconomiques pour les pays en développement.
Cette réunion qui s'étalera sur deux jours, s'articulera autour d'un débat général et de trois tables rondes.
Les quatre principales maladies non transmissibles, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les pneumopathies chroniques et le diabète - tuent trois habitants de la planète sur cinq et entraînent des dommages socio-économiques considérables dans tous les pays, en particulier des pays en développement.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, 36 millions des 57 millions de décès enregistrés dans le monde chaque année sont dus à des MNT, telles que les affections cardio-vasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabète. Parmi ces décès, 9 millions surviennent avant l'âge de 60 ans et près de 80 pc des décès ont lieu dans des pays en développement.
Cette réunion est une occasion unique pour la communauté internationale de prendre des mesures contre l'épidémie, de sauver des millions de vies et de renforcer les initiatives de développement.
Un projet de texte, le premier du genre à être soumis à l'Assemblée générale, devrait être adopté lors de cette réunion de haut niveau. Ce texte souligne que les MNT constituent la cause numéro un des décès dans le monde, avec un développement particulièrement rapide en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
Pour le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, cette réunion au sommet "nous offrira l'occasion de négocier en vue d'obtenir de la communauté internationale qu'elle s'engage à inscrire les maladies non transmissibles en tête de liste des priorités en matière de développement, où elles devraient figurer".