La ministre, qui était l'invitée mercredi de l'émission "Noqat Ala Al Hourouf" diffusée sur la chaîne 2M, a souligné que l'incrimination de la violence à l'égard des femmes, l'interdiction du travail des filles mineures et le renforcement de la protection des personnes à besoins spécifiques sont au cœur de ces nouvelles lois.
Mme Skalli a également mis l'accent sur le progrès réalisé par le Maroc en matière de promotion de la condition de la femme et de l'enfant citant, entre autres, les centres d'écoute des femmes en situation difficile, dont le nombre est passé de un à 350, depuis 1995.
Elle a également mis en exergue le rôle important joué par la société civile dans la lutte contre toutes les formes d'abus et d'harcèlement que peuvent subir les femmes, assurant que le tissu associatif est un partenaire essentiel du ministère dans son action visant à consacrer la culture de la valorisation de la femme.
Pour ce qui est du travail des filles mineures, la ministre a fait savoir que son département sortira un nouveau texte qui complètera la loi de 2006 régissant les travailleurs domestiques.
Ce texte, qui sera prochainement adopté, prévoit des sanctions répressives à l'égard des parents, des employeurs et des intermédiaires, et qui peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement en cas de récidive, a-t-elle ajouté, rappelant que le Royaume a déployé d'énormes efforts afin d'éviter que la pauvreté ne soit un prétexte au travail des mineurs.
Elle a ainsi donné l'exemple de l'INDH, de l'initiative royale "un million de cartables" ou encore du programme Tayssir grâce auquel les parents nécessiteux reçoivent des aides financières et s'engagent en contrepartie à scolariser leurs enfants.
S'agissant de la participation politique des femmes, la ministre a rappelé que le Maroc occupe le 7è rang au niveau arabe, un "classement honorable" si l'on prend en considération les obstacles objectifs qui entravent l'implication des femmes en politique.
Elle a dans ce sens rappelé les mesures prises par le Royaume pour encourager la participation politique des femmes, en particulier " la discrimination positive " qui aura des répercussions positives sur l'ensemble de la société de même qu'elle va de pair avec les engagements internationaux du Maroc, en particulier la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
Concernant la situation des personnes à besoins spécifiques, la ministre a assuré que le Maroc a réalisé un saut qualitatif, passant d'une attitude de soins et d'assistanat à une véritable logique de respect réel des droits de cette catégorie.
Elle a cité à cet égard la consécration d'une enveloppe de 15 millions de dh à la scolarisation des enfants à besoins spécifiques, le recrutement de 207 personnes non voyantes au sein de la fonction publique, la création de classes intégrées outre la préparation d'une nouvelle loi dans ce sens.