|
|
L’opération Intilaka |
 |
En 2001, le nombre des fonctionnaires marocains, y compris ceux des collectivités locales, atteignait les 700 000. La masse salariale allouée à cet effectif grevait lourdement le budget général de l’Etat (13% du PIB).
|
|
Une première opération de départ volontaire de la Fonction publique a été initiée en 2004, mais elle n’a pu atteindre l’objectif escompté, faute notamment d’attrait des incitations offertes et de communication.
Tirant les enseignements qui s’imposaient de cette première tentative, le gouvernement a lancé, le 1er janvier 2005, une deuxième opération de départ volontaire de la Fonction publique baptisée Intilaka.
La philosophie de cette opération, cette fois plus attrayante sur le plan financier et généralisée à tous les fonctionnaires, était de permettre de dégraisser l’administration publique pour gérer d’une manière rationnelle et moderne et ses ressources humaines et ses dépenses.
L’opération Intilaka a permis à l’Etat de faire une économie de l’ordre de cinq milliards de DH. Ainsi, la masse salariale dans la fonction publique est passée en 2006 à 59 milliards de DH contre 64 milliards en 2005.
Le premier bilan est éloquent quant au succès rencontré par cette opération : sur les 50.561 demandes formulées, 38.591 ont été satisfaites, soit 76% de l’ensemble des demandes.
L’opération de départ volontaire de la Fonction publique constitue le prélude au lancement d’une batterie d’actions visant à remédier aux dysfonctionnements dont souffre l’administration. Ces différentes actions convergent vers une gestion rationnelle et moderne des ressources humaines.
Il s’agit notamment de la mise en place des référentiels des emplois et compétences, d’un système d’évaluation basé sur le mérite et le rendement et non plus sur l’ancienneté, du redéploiement des fonctionnaires, de la révision de la grille des rémunérations, etc.
Les détails de cete opération sont disponibles sur le site web du Ministère de la Moernisation des Secteurs Publics
|
|