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Energie

Le Maroc dépend, pour plus de 85 % de l’extérieur pour son approvisionnement en produits énergétiques. La facture pétrolière absorbe près de 25 % des recettes d’exportation.
La consommation d’énergie primaire qui a atteint 9,8 millions de TEP en 1999 se répartit entre produits pétroliers et gz 69,2 %, charbon 23,6 %, électricité 7,1 %. Cependant, l’usage des formes traditionnelles d’énergie comme le bois, le charbon de bois, reste largement répandu, mais il est difficile d’en saisir la part dans la consommation globale.

Les données disponibles sur ce secteur concernent les trois formes d’énergie à savoir le charbon, l’électricité et les produits pétroliers.

Charbon :

Découvert en 1927 au Nord-Est du pays, le gisement de Jérada est exploité depuis 1932 par la société Charbonnages du Maroc. D’une morphologie complexe, ce gisement est formé de couches de faibles épaisseurs (30à 80 cm) et son exploitation se fait à 600m de profondeur. Les réserves potentielles sont estimées à 100 millions de tonnes. Le charbon extrait est traité dans un lavoir d’une capacité d’environ 300 tonnes par heures.

La production de charbon sert à alimenter les centrales thermiques et une faible partie est utilisée par les sucreries, les industries et le chauffage.

Electricité :

Le secteur de l'électricité au Maroc se caractérise par une diversité d'acteurs à la fois publics et privés opérant dans les différentes activités nécessaires pour satisfaire des besoins en électricité des clients. Les principaux opérateurs sont :

 L’Office National de l’Electricité (ONE)

L'ONE a la charge de garantir le service public de la production, du transport et de la distribution de l'énergie électrique et l'obligation d'assurer le service de la distribution de l'énergie électrique en l'absence de prise en charge directe par les communes (régies) ou de concession. Il a également l'exclusivité de l'aménagement des moyens de production d'une puissance supérieure à 10 MW. L'ONE est habilité, depuis 1994, à passer, après appel à la concurrence, des conventions avec des personnes morales de droit privé, pour la production par ces dernières de l'énergie électrique, par des installations de puissance supérieure à 10 MW et à condition que la production précitée soit destinée exclusivement à la satisfaction des besoins de l'ONE.

. Les producteurs privés liés avec l'ONE par des contrats d'achats d'électricité de longue durée

Trois contrats de concession de la production d'électricité avec garantie d'achat par l'ONE ont été conclus entre celui-ci et les sociétés Jorf Lasfar Energy Company (JLEC), Compagnie Eolienne du Détroit (CED) et Energie Electrique de Tahaddart (EET).

. Les régies municipales de distribution et les sociétés délégataires de distribution :

Dans le domaine de la distribution, l'ONE est le premier distributeur au niveau national. Il couvre 95% du territoire national et dessert 1.466 communes. Il approvisionne 56% des clients. A fin décembre 2007, les ventes d'énergie électrique se sont élevées à 20 540,1 GWh, soit une progression de 6,8% par rapport à 2006. Ces ventes ont concerné les distributeurs pour 45,1%, la Distribution ONE pour 38,3% et les Grands Comptes de l'Office pour 16,6%.

Produits pétroliers

La quasi totalité de pétrole brut est importée de pays tels que l’Arabie Saoudite, l’Irak, l’Iran et la Russie. La production nationale du brut, très négligeable, provient des gisements de Sidi Rhalem à Essaouira et Sidi Fili au Rhab.

L’activité de recherche pétrolière au Maroc a été confiée au départ, au Bureau des Recherches et des Participations Minières (BRPM) créé en 1928. Elle a été relancée ensuite par la création, le 29 avril 1929, de la Société Chérifienne des Pétroles (SCP) les gisements découverts étaient modestes. Enfin, en avril 1981, a été créé l'Office National de Recherches et d'Exploitations Pétrolières (ONAREP) auquel a été confiée la mission de promouvoir et de focaliser les efforts sur la recherche et l'exploitation des hydrocarbures

Après la fusion des deux raffineries SCP et la SAMIR, l'activité de raffinage est assurée actuellement par la Société Anonyme Marocaine de l'Industrie de Raffinage (SAMIR) à Mohammadia. En plus du raffinage du brut, cette société s'occupe également de l'emplissage des gaz de pétrole liquéfiés et de la fabrication des huiles lubrifiantes. Elle assure la presque totalité des besoins du pays en produits pétroliers raffinés. Ces produits sont livrés d'une part, aux sociétés distributrices installées à travers le pays (Shell, Total, Mobil, Afriquia…) pour ce qui est des carburants, gasoil, fuel-oil et carburéacteur et d'autre part, aux centres emplisseurs des gaz de pétrole liquéfiés (GPL) pour ce qui est du propane et du butane.

Les données sur ce secteur sont collectées auprès du Ministère de l'Energie et des Mines, la SAMIR et de l'ONE.

Pour plus de détails, consultez le site web du ministère en charge de l'Energie et des Mines

EAU

Le contexte hydrologique du Maroc reste principalement influencé par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle très marquées des précipitations et une hétérogénéité de leur distribution. L alternance de séquences de forte hydraulicité et de séquences de sécheresse d intensité et de durée variables est également un trait dominant des régimes hydrologiques.

Les moyennes annuelles des précipitations atteignent plus de 1000 mm (1 million de m3 par km2) dans les zones montagneuses du nord (Rif Tangérois et Côtiers Méditerranéens Ouest) et moins de 300 mm (300.000 m3 par km2) dans les bassins de la Moulouya, du Tensift, du Souss-Massa, des zones sud-atlasiques et de la zone saharienne, soit pratiquement près de 85% de la superficie du Royaume.

Ces précipitations se produisent généralement en deux périodes pluviales, la première en Automne et la seconde en Hiver. Le nombre de jours pluvieux varie de l ordre de 30 au Sud du pays à près de 70 au Nord.

Le Maroc a connu plusieurs sécheresses dont une dizaine ont concerné la majeure partie du pays. Les épisodes les plus remarquables des années 1944-1945, 1980-1985, 1991-1995 et 1998-2002 ont intéressé la majeure partie du territoire national pendant une durée pouvant atteindre cinq années successives, constituant ainsi les sécheresses les plus sévères et les plus longues jamais observées depuis que des observations météorologiques et hydrologiques sont effectuées.

Cette répartition inégale, dans le temps et dans l espace de la pluviométrie et des ressources en eau qu elle génère , impose la construction de grands barrages réservoirs pour stocker les apports des années humides au profit de leur utilisation en années sèches. Elle impose également, lorsque cela est possible, la réalisation des transferts d eau des régions favorisées vers les régions déficitaires en eau dans le but de favoriser un développement économique et social équilibré sur l ensemble du territoire du pays.

Pour plus de détails, consultez le site web du ministère en charge de l'eau

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