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Réputée surtout pour sa diversité,  la presse écrite marocaine a connu, ces dernières années, une profonde mutation caractérisée par le renouvellement et la modernisation de ses équipements (informatisation, introduction de la couleur, etc...), le rajeunissement et le renforcement des effectifs rédactionnels et la révision progressive de son contenu et de sa conception ainsi que l'augmentation de sa pagination..
Ayant atteint un nouveau palier de maturation, la presse marocaine a suscité l'intérêt tant attendu des milieux financiers et du secteur privé, d'où l'émergence de nouveaux titres quotidiens et périodiques.

Ajoutée à l'aide substantielle que procure l'Etat, l'injection de nouveaux capitaux dans le secteur de la presse lui a conféré, aux yeux des opérateurs économiques, le statut de membre à part entière du tissu économique national.

Aussi l'élément marquant et novateur de ces dernières années a-t-il été la création de véritables entreprises, groupes de presse et sociétés d'éditions avec une nouvelle répartition des rôles entre organes généralistes et revues spécialisées de qualité internationale ( économie, femmes, informatique, sport, art, décoration, médecine; jeunes, etc...)

Ces nouveaux titres sont venus enrichir les devantures des kiosques, aux côtés du large éventail de publications traditionnelles porte-parole des partis et mouvements politiques de toutes tendances, qui, de leur côté, ont entamé, à des degrés divers, des initiatives de mise à niveau et de professionnalisation de leurs journaux.

Le gros des publications marocaines paraît dans les  langues arabe et française avec 448 titres pour la première et 164 pour la seconde.  Mais la langue amazighe commence aussi à se frayer son chemin dans  le domaine avec cinq publications, suivie de l’espagnole avec une publication. 

Sur les 618  titres édités, on dénombre 26 quotidiens, 254 mensuels, 136 hebdomadaires, 78 bimensuels, 51 périodiques et 73 publications à périodicité non régulière. 

Si plus de 50% des publications éditées est concentré dans l’axe Kénitra- Casablanca, on assiste à une émergence de plus en plus importante  de la presse régionale, en particulier dans les régions de Tanger (34 titres), Fès (21 titres) Marrakech (23 titres), Mekhnès (15 titres), Oujda (8 titres), Agadir (8 titres), Nador  (11 titres), Beni Mellal (10 titres).

La diversité de tendances est une autre caractéristique de la presse nationale. Sur les 618 publications  qui existent sur le marché, 26 sont édités  par des partis politiques.
Mais depuis quelques années, la presse privée  ne cesse de se développer. Ainsi, assiste-t-on à une floraison de titres conjugués à tous les modes de parution et édités par des particuliers.

La presse marocaine est également très diversifiée au niveau des domaines touchés. L’Information générale a certes le dessus avec un pourcentage de 28,64%, mais on trouve de plus en plus de publications spécialisées dans des domaines comme l’économie, la culture, le sport, les sciences, l’éducation, le divertissement, le tourisme, la femme, etc.

Ce saut qualitatif et quantitatif a été obtenu grâce à un long processus dont les premiers balbutiements remontent à la fin du 19ème siècle.
Les premières parutions

Le premier journal a paru au Maroc en 1877.   Il s’agit de l’hebdomadaire  en langue anglaise « MaghrebAl Aksa ». Mais ce n'est qu'à partir de 1908 que les titres commencent à fleurir à Tanger, à Casablanca, à Rabat, à Meknès et à Fès.  "L'Echo du Maroc"et " la Vigie Marocaine", entre autres, étaient édités par des Français  pour servir les intérêts du protectorat. C'est dans cette perspective aussi que le groupe de presse "Mas" verra le jour en 1920 à Casablanca avec "Le petit marocain" et "l'Echo du Maroc", quotidiens d'information générale.

La première initiative des nationalistes marocains en la matière, est à mettre à l'actif de Mohamed El Ouazzani qui a fondé en 1933 un hebdomadaire de langue française "L'action du peuple", tandis que Abdekhalek Torres et Mohamed Bennouna éditaient à Tétouan deux titres en langue arabe "Es Salam" et "El Hayat". Dans ces trois publications et celles qui suivront, la ligne éditoriale demeure plus ou moins la même à savoir la présentation des doléances et des revendications de réforme des nationalistes à l'adresse des puissances colonisatrices : la France et l'Espagne.

Après l'indépendance, la presse marocaine connaîtra un essor certain avec la multiplication des titres tant en arabe qu'en français et le maintien par ailleurs d'une presse étrangère éditée au Maroc.

Le code de la presse promulgué le 15 novembre 1958 consacrera la liberté d'expression et d'édition de tout écrit telle que garantie par la Constitution.

Le Code de la Presse

Le Site du Syndicat National de la Presse Marocaine

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