Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud quitte jeudi la Mauritanie à destination de Tindouf
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, Inspecteur général de la "police du polisario", a annoncé qu'il quittera jeudi la Mauritanie à destination des camps de Tindouf.
Joint par téléphone mercredi depuis Zouirate, M. Ould Sidi Mouloud a indiqué, dans une déclaration diffusée par la deuxième chaîne de télévision nationale "2M" dans son journal du soir, qu'il prendra "la route demain matin en direction des camps de Tindouf ".
"Le trajet sera sûrement long et périlleux", a-t-il dit, soulignant qu'il rendra également visite à sa mère qui se trouve dans la région de Lamhiriz à mi-chemin des camps de Tindouf.
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a indiqué, par ailleurs, que les dirigeants du polisario agissent sous la tutelle de l'Algérie.
M. Ould Sidi Mouloud avait été enlevé en 1979 avec les membres de sa famille et conduit par la force vers les camps de Tindouf.
Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Smara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie.
Appel "urgent" d'un centre européen pour assurer la protection de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud
Le Centre euro-méditerranéen pour la Coopération et la Diplomatie citoyenne (CECDC) a lancé, mercredi à Bruxelles, un appel "urgent" aux communautés belge et européenne pour assurer la protection de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, lors de son retour aux camps de Tindouf en Algérie, sa vie étant "aujourd'hui menacée".
"La vie de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de +la police du polisario , est aujourd'hui menacée suite aux déclarations faites lors d'une conférence de presse tenue à Smara, sa ville de naissance, le 9 août 2010", a averti le CECDC, basé à Bruxelles, dans une lettre adressée à des députés fédéraux belges, à la présidence Belge de l'Union européenne ainsi qu'aux membres de la Commission et du Parlement européens.
Dans cette lettre, dont copie est parvenue jeudi à la MAP, le Centre ajoute que "soucieux de délivrer les Sahraouis du calvaire qu'ils subissent depuis trop longtemps dans les camps de Tindouf, en Algérie, M. Ould Sidi Mouloud avait indiqué que le projet d'autonomie tel que proposé par le Maroc aux instances onusiennes en 2007, est une solution possible. Une option qui nécessite, selon lui, d'être expliquée aux habitants des camps de Tindouf".
"Envisager de sensibiliser le polisario et les populations des camps à l'option de l'autonomie lui vaut aujourd'hui l'interdiction au péril de sa vie d'accéder aux territoires des camps de Tindouf où il réside pourtant depuis plus de 31 ans", poursuit le document, soulignant que "les membres de sa famille ainsi que les populations dans les camps sont expressément menacées de représailles en cas de manifestation de soutien à Ould Sidi Mouloud".
"Il subit aujourd'hui de véritables pressions de l'Etat major du polisario . Interdit d'accès aux camps de Tindouf, il est empêché de retrouver sa famille, sa femme et ses cinq enfants, dont la dernière est née en son absence", déplore le Centre.
"Depuis la ville mauritanienne de Zouirate, sur sa route vers les camps de Tindouf, M. Ould Sidi Mouloud a lancé un appel et un cri d'alarme à la communauté internationale pour que ses droits et libertés fondamentales ainsi que ceux des membres de sa famille puissent être garantis", lit-on encore dans la lettre.
Et le Centre d'exhorter le Parlement européen à réagir: "le Parlement européen ne peut demeurer insensible à la situation de Ould Sidi Mouloud".
"Engagé sur le terrain des droits humains et des libertés fondamentales, le Parlement européen se doit de faire toute la lumière sur ce dossier en interpellant l'Algérie, responsable du sort des sahraouis sur son territoire en vertu des obligations statutaires du HCR, en demandant expressément l'accès et le retour de Ould Sidi Mouloud en toute sécurité auprès de sa famille dans les camps de Tindouf, le plein respect des droits et libertés fondamentales dans les camps pour des populations qui ne peuvent être privées de leur droit à la liberté d'expression", ajoute le document.
"Le Parlement européen se doit de se saisir en urgence de ce dossier afin de permettre la réintégration de Ould Sidi Mouloud dans ses droits légitimes et de demander l'inscription de ce dossier à l'ordre du jour de la prochaine Commission des Affaires étrangères", souligne la lettre.
L'Espagne réitère son appui à une solution "juste et durable" à la question du Sahara dans le cadre de l'ONU
L'Espagne a réitéré, mardi, son appui à la recherche d'une solution "juste et durable" à la question du Sahara, dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies (ONU).
L'Espagne oeuvre pour "une solution juste, durable et mutuellement acceptable" à la question du Sahara, dans le cadre des Nations Unies, a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, qui s'exprimait devant le Sénat espagnol (Chambre Haute).
"Nous travaillons pour parvenir à un règlement adéquat à la question du Sahara", à travers les "mécanismes diplomatiques", a assuré le chef de la diplomatie espagnole réaffirmant, à ce propos, le soutien de son pays aux efforts de l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, M. Christopher Ross pour trouver une solution à cette question.
Abondant dans le même sens, M. Moratinos a souligné qu'une "meilleure intégration maghrébine est synonyme d'un développement économique, social et en matière sécuritaire dans la région du Sahel".
Par la même occasion, le responsable espagnol a exprimé le "désaccord" de son gouvernement avec les actions de certains activistes espagnols "qui ne respectent pas les lois intérieures" du Maroc, allusion faite à la participation dernièrement d'un groupe d'Espagnols à une manifestation non autorisée à Laâyoune.
La France appuie les efforts du Maroc pour une solution politique à la question du Sahara (sénateur français)
La France appuie les efforts déployés par le Maroc visant à parvenir à une solution politique à la question du Sahara, a affirmé, lundi soir, le Président du groupe d'amitié parlementaire entre le Sénat (France) et la chambre des Conseillers, M. Christian Cambon, à son arrivée à l'aéroport de Rabat-Salé pour une visite de travail dans le Royaume.
"Ces efforts requièrent que le dialogue soit la vertu cardinale, car il ne faut pas oublier que des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants souffrent tant que ce différend n'est pas résolu", a indiqué M. Cambon dans une déclaration à la MAP.
Evoquant l'objectif de cette visite, M. Cambon, qui conduit une délégation de sénateurs français, a indiqué qu'elle permettra à la délégation française de "prendre la mesure des choses" sur le terrain en allant à la rencontre des responsables locaux.
"C'est aussi un voyage d'information sur la thématique de l'eau qui intéresse une partie importante de la délégation, notamment dans le cadre de la coopération décentralisée", a-t-il poursuivi.
La visite vise également, a-t-il ajouté, à renforcer les liens "traditionnels" qui existent entre l'Assemblée nationale française et le parlement marocain.
Pour sa part, le président du groupe d'Amitié parlementaire entre la Chambre des Conseillers et le Sénat de France, M. Abderrahim Atmoun, a assuré que cette visite sera une occasion pour présenter à la délégation française les grands chantiers lancés au Maroc, pays résolument engagé dans la modernité tout en préservant son authenticité.
Les sénateurs français mettront à profit ce déplacement pour s'informer également sur la problématique de l'eau, particulièrement au Sahara, où ils devront visiter plusieurs projets d'infrastructures liés à la protection et la valorisation des ressources hydriques dans les provinces de Laâyoune et de Dakhla.
Outre M. Cambon, la délégation française est composée des sénateurs Jean Pierre Chauveau, Alain Gournac, Jackie Pierre, Claude Jeannerot, Bariza Khiari, Jean-Pierre Plancade et Catherine Morin Desailly.
Ils appartiennent aux groupes parlementaires de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP-au pouvoir), du Parti Socialiste (PS-opposition de gauche) de l'Union Centriste (UC) et du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE-libéral).
Des sénateurs français au Sahara pour réitérer le soutien de la France au projet d'autonomie
Une dizaine de sénateurs français, de différentes sensibilités politiques, vont effectuer une visite du 15 au 17 septembre dans les provinces du Sud pour réaffirmer le soutien de la France au projet d'autonomie marocain pour le Sahara, a déclaré lundi à la MAP, le président de cette délégation, M. Christian Cambon.
Ce déplacement, a-t-il dit à la MAP, "revêt une importance particulière" pour le groupe d'amitié France-Maroc au Sénat qu'il préside et permettra de renforcer le partenariat avec leurs homologues marocains, membres du même groupe à la Chambre des Conseillers.
Cette visite, a relevé M. Cambon, s'inscrit "dans une démarche de travail et non de tourisme. Elle est motivée par une double préoccupation d'information" relative au dossier du Sahara et de la question de l'eau, tant auprès du gouvernement et des élus de la Chambre des Conseillers qu'auprès des responsables et élus des provinces de Lâayoune et de Dakhla.
Il a également assuré qu'elle permettra de mieux cerner la proposition marocaine d'autonomie et donnera l'occasion pour ces sénateurs de "réaffirmer le soutien officiel de la France" à cette initiative saluée par la communauté internationale comme étant "sérieuse et crédible".
Les élus de la haute assemblée française mettront à profit ce déplacement pour s'informer également sur la problématique de l'eau, particulièrement au Sahara, où ils devront visiter plusieurs projets d'infrastructures liés à la protection et la valorisation des ressources en eau dans les provinces de Lâayoune et de Dakhla.
Outre M. Cambon, la délégation française est composée des sénateurs Jean Pierre Chauveau, Alain Gournac, Jackie Pierre, Claude Jeannerot, Bariza Khiari, Jean-Pierre Plancade et Catherine Morin Desailly.
Ils appartiennent aux groupes parlementaires de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP-au pouvoir), du Parti Socialiste (PS-opposition de gauche) de l'union Centriste (UC) et du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE-libéral).
Le PAM appelle l'organisation des Nations unies et le HCR à préserver la sécurité de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud
Le parti Authenticité et Modernité (PAM) a appelé l'Organisation des Nations unies, le Haut commissariat aux réfugiés et toutes les consciences vives de l'humanité, à préserver la sécurité de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et à garantir son droit à la liberté d'opinion et d'expression, enregistrant avec consternation la poursuite des plans et des complots abjects contre l'intégrité territoriale du Royaume.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau national, tenue mercredi à Kénitra, le parti a mis en garde contre les dangers qu'encourt Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, notant que cette affaire met à nu les violations flagrantes des droits de l'Homme commises par la classe dirigeante dans les camps de Tindouf qui sert les plans et manoeuvres des dirigeants algériens.
Le PAM exprime, à cet égard, son étonnement devant le silence suspect observé par les médias espagnols et algériens dans cette affaire.
Par ailleurs, le parti enregistre avec consternation que certaines parties, nostalgiques à leur passé colonial et prisonnières de leurs velléités séparatistes, poursuivent leurs plans et leurs complots abjects visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume, à travers leur intention d'organiser des voyages "étranges" vers les provinces du Sud en vue d'envenimer les relations entre le Maroc et le voisin espagnol.
Le parti juge qu'il est important de faire face avec fermeté à ces intimidations aux plans populaire et officiel.
Concernant la rentrée politique et parlementaire, le Bureau a décidé de suivre un exposé des présidents des deux groupes parlementaires du parti sur les questions soumises au parlement et sur l'agenda des deux groupes.
La réunion a également été l'occasion d'évoquer la prochaine entrée en vigueur du code de la route, précise le communiqué, soulignant le climat de mécontentement croissant chez les professionnels du transport en particulier.
Le parti rappelle également que son vote en faveur du projet de code de la route, après son amendement, était conditionné à une série de mesures d'accompagnement dont la résolution des problèmes du logement social des professionnels et la mise à niveau des infrastructures.
Le parti a dans ce sens mis l'accent sur l'importance et la vitalité de lier l'application du code de la route au respect par le gouvernement des engagements qu'il avait annoncés, ajoute le communiqué, notant que le parti a décidé de laisser ce dossier ouvert pour en suivre les développements.
Le parti relève également avec satisfaction le climat de mobilisation et de franchise ayant marqué les rencontres qu'il a tenues à Casablanca et dans la province d'El Hajeb, saluant la contribution des militants au débat et la pertinence de leurs interventions.
Il a également insisté sur l'importance de continuer à organiser ce genre derencontres en parallèle avec les réunions d'encadrement au niveau des structures du parti.
Pour ce qui est du projet de création de l'association des élus du PAM, la même source indique que ce sujet a été examiné en perspective d'une approche définitive, ajoutant que les intervenants ont été unanimes à faire de la future association un outil de concrétisation de la vision du parti dans le domaine de l'action communale, du soutien à ses élus dans les plans de développement et de la politique de proximité et de moralisation.
L'éventuel retour de Ould Mouloud à Tindouf "met le polisario au pied du mur"
En décidant de rentrer à Tindouf (Sud de l'Algérie) pour défendre la proposition marocaine d'autonomie du Sahara, M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud "met le polisario au pied du mur", affirme l'hebdomadaire international Jeune Afrique.
Cet inspecteur général de "la police du polisario", qui "réclame seulement le droit de pouvoir s'exprimer librement auprès des habitants des camps de Lahmada", se trouve toujours en Mauritanie à cause de l'interdiction de joindre les camps, indique le magazine panafricain dans un article publié sur son site internet.
"Aujourd'hui, il compte mettre les autorités du polisario face à leurs contradictions. +Exprimer librement son opinion relève-t-il d'une trahison+", s'était interrogé Ould Mouloud sur la chaîne régionale Laâyoune TV.
"L'homme, qui a laissé son épouse et ses quatre enfants dans les camps, craint à présent pour sa vie", souligne l'hebdomadaire. "Ma sécurité personnelle ne dépend plus de moi tout seul, désormais c'est la responsabilité du monde entier", avait-il dit dans des propos cités par Jeune Afrique.
Actuellement, il est en bonne santé à Zouérate (Mauritanie) où il compte de nombreux amis, mais il "est très attristé de n'avoir pas pu fêter l'Aïd al-Fitr avec sa famille", indique le magazine, dans sa dernière livraison, citant l'un des ses amis.
"Craignant d'être arrêté s'il décidait de rentrer à Tindouf, tout en refusant que sa famille soit expulsée des camps, le policier envisage d'alerter l'ONU sur son sort", ajoute-t-il.
Au Maroc, son sort "préoccupe toutes les associations des droits de l'Homme et sur internet, des centaines de Marocains, en majorité originaires des provinces du Sud, postent des messages de soutien", relève la publication.
Ould Mouloud a demandé au Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) de l'aider à garantir sa sécurité, "une tâche difficile quand on sait que l'ancien policier n'a pas renoncé à son projet suicidaire de rejoindre les camps", estime Jeune Afrique.
"Si les ralliements au Maroc de hauts cadres du polisario ne sont plus une exception, la méthode de l'aller-retour qu'a choisie Sidi Mouloud est pour le moins originale", estime encore l'hebdomadaire, rappelant que le policier est arrivé dans le Royaume au début de mai "pour des raisons privées et dans le cadre d'une visite familiale".
Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Samara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie. Il avait alors indiqué qu'il est rentré au Maroc depuis plus de trois mois et a voyagé à travers le pays "sans jamais être interrogé".
Il a également souligné la dynamique de développement dans les provinces du Sud notamment à Smara qui n'était lorsqu'il l'a quittée, en 1979, qu'une simple "bourgade où tout était à construire".
L'ATSME "très préoccupée" par la sécurité de Mostafa Salma face à la menace du Polisario
L'Association des tribus sahraouies marocaines en Europe (ATSME) s'est déclarée "très préoccupée" par la sécurité de M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de "la police du polisario" qui le menace pour "avoir osé réclamer le droit de s'exprimer librement" auprès des habitants des camps de Tindouf.
Tout en saluant "le courage et la bravoure" de M. Mostafa Salma, qui a décidé de défendre le plan d'autonomie marocain auprès des habitants de ces camps, l'ATSME l'assure de "son soutien le plus total et fait appel à toutes les organisations des droits de l'Homme, à la communauté internationale et à la presse libre pour qu'elles se mobilisent afin qu'il puisse rejoindre les siens, sein et sauf, et exprimer librement ses opinions sans contrainte", indique un communiqué de l'association transmis lundi à MAP-Paris.
L'ATSME rappelle que ce droit est garanti par les articles 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Le 9 août dernier, M. Mostafa Salma avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Smara, son plein soutien au plan d'autonomie marocain et son intention de le défendre auprès des habitants des camps de Tindouf, où il souhaite rejoindre sa mère, son épouse et ses quatre enfants.
Cependant, sur le chemin du retour, ses amis et sa famille qui se trouvent dans les camps "l'alertent sur le fait que les responsables du +polisario+ l'accusent de trahison et que son retour dans les camps mettrait sa vie en danger", précise l'ATSME.
Dans un appel lancé depuis Zouirate en Mauritanie, où il se trouve actuellement, M. Mostafa Salma a affirmé "Ma sécurité personnelle ne dépend plus de moi tout seul, désormais c'est la responsabilité du monde entier".
Avant de quitter le Maroc, il a exprimé, dans une lettre adressée au Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH), sa crainte de représailles de la part du +front polisario+. "Je supervise, de par mes fonctions toutes les prisons de Tindouf, et je ne crains pas d'y séjourner pour exprimer et défendre mes positions", avait-il soutenu.
En 1979, lors d'une attaque lancée par le +front polisario+ sur Smara, Mostafa Salma Ould sidi Mouloud, sa mère et ses quatre soeurs ont été kidnappés et conduits vers les camps de Tindouf.
Cette année, il a pu effectuer pour la première fois un séjour au Sahara où il a rendu visite à son père dont il est séparé depuis 32 ans.
Au cours de ce séjour, il a pu constater le niveau de vie des Sahraouis au Maroc, le développement économique et social ainsi que la situation en matière des droits de l'Homme dans les provinces du Sud.
Frappé par l'écart entre le discours du +polisario+ dans les camps sur le Maroc et ce qu'il a pu constater de lui-même, Mostafa Salma Ould sidi Mouloud a annoncé son plein soutien au plan d'autonomie marocain et son intention de rejoindre Tindouf pour y défendre ce plan auprès des habitants des camps.
La proposition marocaine d'autonomie, une "base constructive" pour le règlement de la question du Sahara
La proposition marocaine d'autonomie constitue une "base constructive" pour le règlement de la question du Sahara, a affirmé, mercredi à Rabat, le président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat, Christian Cambon, qui conduit une délégation de sénateurs français en visite dans le Royaume.
Dans une déclaration à la presse, à l'issue de ses entretiens avec le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, M. Cambon a réitéré le soutien de la France à la proposition marocaine d'autonomie qui constitue "une base constructive" pour le règlement de la question du Sahara et qui a "le mérite d'être quelque chose de concret qui doit aller dans le sens des attentes des populations de la région".
La France a pris acte du fait que le Maroc a fait une proposition "sérieuse et concrète d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine", a ajouté le sénateur français, notant que par rapport aux différentes propositions précédentes, l'initiative marocaine "nous parait être un élément important" pour le règlement de cette situation eu égard notamment au drame humain que représentent les dizaines de milliers de personnes maintenues contre leur volonté dans les camps de Tindouf.
M. Cambon a également attiré l'attention sur la situation d'insécurité qui prévaut dans la région du Sahel en raison des activités d'"Al-Qaida au Maghreb islamique" (AQMI), se disant convaincu que la proposition marocaine d'autonomie au Sahara contribuera à la sécurisation de cette région où les actes de "terrorisme ne concernent pas uniquement le Maroc et les pays voisins, mais également l'Europe".
"Il n'échappe à personne que toute la région du Sahel qui est bien proche du Sahara connait actuellement des troubles importants", a-t-il noté, ajoutant que cette situation contribue à l'établissement des trafics de tous genres et à l'insécurité.
C'est à ce titre, a-t-il poursuivi, "que nous sommes très attentifs à ce qui ce passe parce que nous souhaitons ne pas constituer à cet endroit une nouvelle poche qui alimente les tentatives de déstabilisation des Etats et des populations".
Le président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat a indiqué que la délégation de sénateurs qu'il conduit se rendra à Laâyoune et Dakhla pour se rendre compte de la situation et des efforts que le Maroc déploie en termes d'équipement et d'investissement pour améliorer la situation des populations de la région.
Le Maroc a réussi à faire du territoire désertique du Sahara un espace de développement durable
Le Maroc a réussi à faire du territoire désertique du Sahara un espace de développement durable et de création de richesses au profit de la population locale, a affirmé jeudi à Laâyoune M Christian Cambon, chef de la délégation de sénateurs français, actuellement en visite de travail dans les provinces du sud.
Exprimant la satisfaction des sénateurs des efforts de développement qu'ils ont constatés, M. Cambon a précisé dans une déclaration à la presse à l'issue d'une visite de la délégation française à des projets au centre d'El Mersa (à 25 km de Laâyoune), que "nous venons de visiter des installations et des équipements répondant aux nécessités de développement économique et de développement durable en faveur de la population et de l'économie de la région".
La délégation française a visité notamment le port d'El Mersa, la station de dessalement de l'eau de mer et le hall de poisson avant d'effectuer une tournée dans la ville de Laâyoune.
"La station de dessalement utilise une technologie soucieuse du respect de l'environnement et un équipement tout à fait performant en vue de produire une eau de qualité au profit de la population", a ajouté M. Cambon, se félicitant de "la réalisation et du fonctionnement d'un très grand port avec une exploitation rationnelle des ressources à El Mersa".
Il a de même mis en relief les efforts consentis pour le développement du secteur touristique, se réjouissant à cet égard de la création d'une ligne maritime entre Laâyoune et les Iles Canaries.
"A chaque fois, il y a la recherche d'investissement qui soit productif", a-t-il soutenu, ajoutant que "le niveau de vie de la population est en constante progression".
La visite de la délégation française qui comprend des sénateurs des groupes parlementaires de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP-au pouvoir), du Parti Socialiste (PS-opposition de gauche) de l'Union Centriste (UC) et du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE-libéral), intervient à l'invitation du groupe d'amitié Maroc-France à la Chambre des conseillers, présidé par M. Abderrahim Atmoun.
La délégation tiendra jeudi dans l'après-midi des rencontres avec des responsables et élus locaux à Laâyoune avant de se rendre vendredi à Dakhla, où elle aura des rencontres similaires.
Rencontres à Laâyoune d'une délégation de sénateurs français avec des responsables, des élus et des acteurs locaux
La délégation de sénateurs français, actuellement en visite de travail dans les provinces du Sud, a tenu jeudi à Laâyoune, une série de rencontres avec des responsables, des élus, des Chioukhs sahraouis, des représentants d'ONG de défense des droits de l'Homme et de personnes ayant rallié la Mère-Patrie.
Lors d'une séance de travail avec le wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, M. Mohamed Jelmous, les membres de la délégation française ont été informés des derniers développements de la question du Sahara et des manoeuvres de l'Algérie visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume et à saper tous les efforts de paix.
M. Jelmous a donné, à cette occasion, un aperçu sur les avancées réalisées au Maroc dans différents domaines et les acquis enregistrés en matière de libertés publiques, de consécration des droits de l'Homme et du renforcement de la participation de la femme à la vie politique.
Au cours de cette rencontre, à laquelle ont assisté des élus, des notables, des chioukhs sahraouis, des représentants d'ONG de défense des droits de l'Homme et des ralliés, M. Jelmous a, par ailleurs, mis en relief le développement que connaissent les provinces du Sud et le climat de sécurité et de stabilité qui y règne.
D'autres intervenants ont attiré l'attention des membres de la délégation française sur les souffrances des citoyens marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, les violations des droits de l'Hommes qui y sont commises et le détournement par le polisario des aides humanitaires.
Ils ont, à cet égard, mis l'accent sur la nécessité de contrôler ces aides et d'oeuvrer en vue de les faire parvenir aux habitants des camps, insistant sur le besoin urgent d'effectuer un recensement des séquestrés de Tindouf, de lever le siège qui leur est imposé et de leur permettre de jouir de tous leur droits, notamment la liberté de mouvement et d'expression.
Les sénateurs français ont, par ailleurs, été informés lors de rencontres avec des responsables et membres de conseils élus locaux, des attributions de ces instances élues, de leur rôle dans la gestion des affaires locales et des efforts qu'elles consentent pour le renforcement des infrastructures de base et l'amélioration du cadre de vie de la population.
Auparavant, les membres de la délégation française, arrivés mercredi à Laâyoune, avaient visité la station de dessalement de l'eau de mer, le port de Laâyoune et la halle de poisson à El Mersa, où leur ont été présentées des explications sur les techniques "d'osmose inverse" pour le dessalement de l'eau de mer, les procédés d'hygiène suivis à la halle de poisson et les équipements utilisés au quai d'embarquement des bateaux.
La visite de la délégation française, qui comprend des sénateurs des groupes parlementaires de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP, au pouvoir), du Parti Socialiste (PS, opposition de gauche), de l'Union Centriste (UC) et du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE-libéral), intervient à l'invitation du groupe d'amitié Maroc-France à la Chambre des conseillers, présidé par M. Abderrahim Atmoun.
La délégation française, conduite par M. Christian Cambon, président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français, se rendra, vendredi à Dakhla où elle tiendra des rencontres avec des élus, des responsables et d'acteurs locaux et visitera des projets de développement dans la région.
Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud quitte jeudi la Mauritanie à destination de Tindouf
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, Inspecteur général de la "police du polisario", a annoncé qu'il quittera jeudi la Mauritanie à destination des camps de Tindouf.
Joint par téléphone mercredi depuis Zouirate, M. Ould Sidi Mouloud a indiqué, dans une déclaration diffusée par la deuxième chaîne de télévision nationale "2M" dans son journal du soir, qu'il prendra "la route demain matin en direction des camps de Tindouf ".
"Le trajet sera sûrement long et périlleux", a-t-il dit, soulignant qu'il rendra également visite à sa mère qui se trouve dans la région de Lamhiriz à mi-chemin des camps de Tindouf.
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a indiqué, par ailleurs, que les dirigeants du polisario agissent sous la tutelle de l'Algérie.
M. Ould Sidi Mouloud avait été enlevé en 1979 avec les membres de sa famille et conduit par la force vers les camps de Tindouf.
Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Smara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie.
Mustapha Salma Ould sidi Mouloud: "Je veux libérer les sahraouis de la servitude des séparatistes"
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, Inspecteur général de la "police du polisario" a affirmé que sa décision de retourner à Tindouf, en dépit des menaces de mort qui pèsent sur lui de la part des dirigeants du Polisario, a pour but de "libérer les sahraouis de la servitude des séparatistes".
"Si j'ai décidé de retourner à Tindouf, en dépit des menaces de mort qui pèsent sur moi de la part des dirigeants du Polisario, c'est pour libérer les sahraouis de la servitude des séparatistes", a t-il dit dans une déclaration jeudi par téléphone à l'agence italienne "Adnkronos international" depuis Zouirate, en Mauritanie.
"Je suis conscient que ma vie est en danger mais j'ai décidé de retourner à Tindouf parce que je veux dire à tous que la politique suivie par la direction du polisario est erronée", a-t-il indiqué, ajoutant qu"au lieu d'agir dans l'intérêt du peuple sahraoui, cette direction se préoccupe seulement de maintenir sa propre caste".
M. Ould Sidi Mouloud avait été enlevé en 1979 avec les membres de sa famille et conduit par la force vers les camps de Tindouf.
Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Smara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie.
Les Sahraouis veulent récupérer leur droit confisqué par un "polisario" qui ne les représente pas
Les Sahraouis veulent récupérer leur droit confisqué par un "polisario" qui ne les représente pas, a affirmé Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du polisario".
"Les Sahraouis veulent récupérer leur droit qui leur a été confisqué par une +direction+ qui ne nous représente pas et dont les membres sont originaires du Maroc et de Mauritanie", a indiqué M. Salma Ould Sidi Mouloud, dans des déclarations par téléphone à l'Agence espagnole EFE depuis la ville mauritanienne de Zoueirat.
"Je suis un citoyen sahraoui (...) et je pense que l'autonomie est la solution qui réponde le mieux aux intérêts des Sahraouis", a-t-il dit, affirmant avoir décidé de défier la décision du "polisario" interdisant son retour dans les camps de Tindouf.
"Des envoyés du +polisario+ m'ont informé à Zoueirat que si je ne renonce pas à mes idées, mon retour à Tindouf sera interdit", a-t-il dit, affirmant que malgré les menaces reçues il se rendra à Tindouf pour informer la population sahraouie du projet d'autonomie proposé par le Maroc.
M. Salma Ould Sidi Mouloud avait été enlevé en 1979 avec les membres de sa famille et conduit par la force vers les camps de Tindouf. En 2010, il a pu effectuer pour la première fois un séjour dans les provinces du sud du Royaume où il a rendu visite à son père qu'il n'a pas revu depuis son kidnapping.
Au cours de son séjour, il a pu constater le niveau de vie des Sahraouis et le développement économique et social du Royaume, ainsi que la situation des droits de l'Homme dans les provinces du Sud.
Frappé par l'écart entre le discours véhiculé par le "polisario" sur le Maroc dans les camps et ce qu'il a constaté de visu, M. Salma Ould Sidi Mouloud a annoncé son plein soutien au plan d'autonomie et sa décision de rejoindre les camps de Tindouf pour y défendre la proposition marocaine.
Le polisario met à l'écart toute personne qui ose se départir de la pensée unique
Les dirigeants du polisario mettent à l'écart toute personne qui ose se départir de la pensée unique, érigée en système de gouvernance dans les camps de Tindouf, a déclaré jeudi Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du polisario", qui avait récemment apporté son soutien au plan d'autonomie des provinces du sud.
"J'appelle la communauté internationale à exercer des pressions sur le polisario, sous tutelle algérienne, pour qu'il consente enfin à écouter nos voix", a souligné Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, dans une déclaration à la chaine de télévision "elmuhajer.com", basée à Washington.
Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a indiqué, à ce propos, que "la seule solution réaliste et intermédiaire à la question du Sahara est bien le plan marocain d'autonomie", ajoutant que "c'est pour cette raison que nous souhaitons promouvoir un agenda qui soit au service des sahraouis et en aucun cas au service de tierces parties".
Et d'insister que "la communauté internationale doit savoir que l'intérêt des Sahraouis, et celui de la région du Maghreb dans son ensemble, réside dans une solution intermédiaire qui permette aux familles séparées de se retrouver tout en favorisant, par ricochet, une intégration économique et politique de toute la région".
"Nul besoin, a-t-il dit, de rappeler la non-viabilité d'une petite entité dans le monde d'aujourd'hui, qui plus est serait inféodée à une tierce partie", soulignant que ses propres idées ont changé après avoir constaté, lors de sa récente visite au Maroc, les mutations qu'a connues le Royaume.
Evoquant son retour dans les camps de Tindouf, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud s'est élevé contre l'interdiction dont il fait l'objet à ce sujet, s'insurgeant contre les dirigeants du polisario qui "veulent me priver de mon identité sahraouie. "Ils m'ont aussi privé du droit humain de baptiser ma propre fille à laquelle ils ont imposé un nom de leur choix", a-t-il déploré.
Il a, dans ce cadre, lancé un appel à la communauté internationale pour qu'il puisse recouvrer ses droits "spoliés par le polisario" qui le prive du droit de regagner les camps de Tindouf, "où les dirigeants des séparatistes imposent un blackout total" sur les aspects positifs du plan d'autonomie.
"Le polisario a mis en place une direction fondée sur l'arbitraire qui a énormément porté atteinte aux aspirations des sahraouis et foulé au pied leur dignité en les parquant dans des zones arides, à la merci de l'aide internationale", a-t-il encore déploré.
Le PAM met en garde contre la position dangereuse du "polisario" et de l'Algérie concernant Ould Sidi Mouloud
Le bureau national du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a mis en garde contre la position dangereuse du "polisario" et de l'Algérie qui menacent la sécurité de Mustafa Ould Salma Ould Sidi Mouloud et refusent son retour chez sa famille, faisant fi des principes les plus élémentaires des droits de l'Homme.
Dans un communiqué à l'issue de sa réunion hebdomadaire tenue mercredi, le bureau s'est dit "préoccupé des prémices de tension qui planent sur la scène sociale lesquelles, nonobstant l'existence de raisons objectives, ne cessent de s'aggraver et d'affecter la situation politique et sociale, à cause de la mauvaise gestion gouvernementale".
Lors de cette réunion, ajoute le communiqué, le bureau national s'est attelé à l'examen de la crise du secteur du transport, rappelant "les différentes initiatives menées par le parti en vue de surmonter cette crise aiguë, suivies de démarches positives dans ce domaine".
Le bureau a prévenu, à cet égard, contre tout manquement aux engagements pris par le gouvernement ou aux principes de responsabilité, soulignant l'impératif de placer l'intérêt national au dessus de toute autre considération.
Il a, par ailleurs, abordé d'importantes questions se rapportant aux aspects organisationnels du parti et à la situation générale du pays.
A cet égard, il a été procédé à l'adoption d'une série de décisions relatives à l'action du parti aux niveaux national et régional, de sorte à marquer une nouvelle étape en harmonie avec le projet global de cette formation politique.
Ces décisions ont été adoptées à l'issue d'un débat approfondi empreint de franchise, de critique et d'autocritique, au terme d'un exposé présenté par le président de la commission de suivi, traitant de la marche du parti depuis sa création et des discussions qui ont eu lieu lors des différentes rencontres du bureau national.
Le bureau a en outre approuvé un document relatif à la vision du parti concernant les questions intéressant les médias nationaux, document qui sera soumis à l'instance du dialogue national "Médias et société".
M. Ould Sidi Mouloud réitère son droit de rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la "police du polisario", a réitéré son attachement au droit de rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf.
Dans une déclaration à la chaine de télévision "Médi1Sat", diffusée jeudi dans son journal de midi, M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud s'est dit déterminé à rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf et à défier la décision du "polisario" l'interdisant d'accéder aux camps.
Il s'agit de la liberté du mouvement garantie pour tout être humain, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, M. Ould Sidi Mouloud a indiqué que son accusation par les dirigeants du "polisario" de trahison et son interdiction d'accéder aux camps de Tindouf pour rejoindre sa famille ainsi que leur tentative de changer le prénom de sa fille, sont des choses qui ne se produisent nulle par ailleurs.
M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a également dénoncé la méthode du "polisario" utilisée dans la gestion des affaires des séquestrés depuis 37 ans, ainsi que la décision des séparatistes de ne pas associer les jeunes à la gestion des affaires des camps.
L'inspecteur général de la "police du polisario" a quitté jeudi matin le territoire mauritanien en direction des camps de Tindouf, défiant ainsi la décision lui interdisant de rejoindre les membres de sa famille.
Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Smara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie.
L'Association marocaine de soutien aux séquestrés de Tindouf appuie la position "courageuse" de Mustapha Ould Sidi Mouloud
L'Association marocaine de soutien aux séquestrés de Tindouf a fait part de son soutien à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police du "polisario" pour sa position courageuse et son audace intellectuelle dont il a fait preuve en apportant son appui à l'initiative d'autonomie dans les provinces du Sud.
Dans un communiqué, l'association a affirmé avoir suivi de près cette affaire depuis la conférence de presse de l'intéressé, tenue le 9 aout à Smara, appelant les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'Homme à apporter leur soutien à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud.
L'Association marocaine a, en outre, appelé le "Polisario" à prendre ses responsabilités en ce qui concerne la protection de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et son autorisation à accéder aux camps de Tindouf sans aucune condition ou restriction.
La direction du Polisario et celle d'Algérie ont enfin été mises à nu en ce qui concerne la question du respect des droits de l'Homme, notamment la liberté d'expression et d'opinion, a estimé l'association.