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Jeudi 16 Novembre 2017

SAR la Princesse Lalla Hasnaa co-préside à Bonn la session de haut niveau de la COP 23 dédiée à la journée de l’Éducation

SAR la Princesse Lalla Hasnaa co-préside à Bonn la session de haut niveau de la COP 23 dédiée à la journée de l’Éducation

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, a co-présidé, jeudi à Bonn, avec Mme Patricia Espinoza, Secrétaire Exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), la session de haut niveau dédiée à la journée de l’Éducation sous le thème «Partenariats mondiaux pour lutter contre le changement climatique à travers l’éducation ».

SAR la Princesse Lalla Hasnaa a prononcé un discours d’ouverture de cette journée dédiée à l'éducation portée par la CCNUCC durant la COP23, en présence de Mme Patricia Espinosa, M. Shyamal Majumdar, Directeur du Centre international UNESCO-UNEVOC pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels ainsi que de Mme Mereseini Vuniwaga, ministre de la Femme, des Enfants et de la Réduction de la Pauvreté des Iles Fidji.

Dans son allocution, Son Altesse Royale a rappelé l’importance primordiale de l’Éducation au Développement Durable, aujourd’hui levier indispensable pour modifier en profondeur les comportements des citoyens et faire face aux défis du réchauffement climatique. Ce levier consacré dans l’article 6 de la CCNUCC et l’article 12 de l’Accord de Paris souligne l’importance de l’éducation, la formation, la sensibilisation du public, l’accès du public à l’information et la coopération internationale pour lutter efficacement contre les changements climatiques. En effet, les efforts consentis dans le domaine de l’Éducation au Développement Durable sont devenus la matrice obligatoire de toute action en faveur de l’Environnement. Les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernements pour changer les comportements actuels conduisent à considérer que l’éducation permettra d’induire rapidement l’inflexion nécessaire.

Après son implication lors de la COP22 de Marrakech, où le Maroc a ouvertement plaidé pour l’action concrète, notamment en Afrique, la Fondation continue de nouer des partenariats à Bonn, pour renforcer son engagement.

Ainsi, à l’occasion de la Journée de l’Éducation et sa session de haut niveau coprésidée par SAR la Princesse Lalla Hasnaa, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement et la CCNUCC ont signé un mémorandum d’entente.

Les deux parties se sont engagées à mettre en œuvre l’Action pour l’Autonomisation Climatique (ACE) (article 6 de la CCNUCC) pour coopérer, éduquer, former et sensibiliser le public aux changements climatiques à travers la traduction du guide sur l’ACE. Ce guide destiné aux décideurs propose un plan clair en dix étapes pour donner aux parties prenantes les moyens de trouver et de mettre en œuvre des solutions au changement climatique.

A rappeler que depuis 2009, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement est membre observateur de la CCNUCC et participe chaque année aux COP à travers des prises de parole et d’organisation d’ateliers.

Au début de cette session, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a assisté à la performance des étudiants en matière de changement climatique, par les ambassadeurs du climat de Bonn, École Laurentius, avant de poser pour une photo avec les ambassadeurs de "Bonn Climate".

Son Altesse Royale a aussi assisté à la lecture d'un message des enfants, Zuriel Oduwole, Champion Climate Neutral Now de la CCNUCC Bonn Climate Ambassadors, Laurentius School.

Dans une allocution de bienvenue, Mme Patricia Espinosa a salué l’engagement de SAR la Princesse Lalla Hasnaa en faveur de la protection de l’environnement, se disant très honorée d’avoir co-présidé avec Son Altesse Royale cette session de haut niveau sur l’éducation.

Elle a aussi mis en avant l’engagement de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement notamment en matière d'amélioration de la prise de conscience sur les enjeux du développement durable, réitérant la détermination de la CCNUCC à poursuivre sa coopération avec la Fondation.

"Nous resterons des partenaires majeurs", a-t-elle assuré, relevant en outre que l’éducation est le meilleur moyen pour faire face aux impacts du changement climatique.

L’éducation inspire les gens à saisir les opportunités et influencer les gouvernements à rehausser les ambitions pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, a-t-elle poursuivi, se disant optimiste pour l’avenir.

L’éducation est la clé pour un avenir vert, a-t-elle ajouté.

Cette session a été aussi marquée par l’organisation d’une table ronde avec la participation de Gale Tracy Christiane Rigobert, ministre de l'éducation, de l'innovation, d’égalité entre homme et femme et du développement durable à Sainte-Lucie, Shyamal Majumdar, Chef du Centre international pour l'enseignement et la formation techniques et professionnels, UNESCO-UNEVOC, M. Francesco La Camera, Directeur général du ministère de l'environnement, des terres et de la mer en Italie et Dessima Williams, Conseiller spécial pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD)- Présidence de la COP 23.

Les intervenants à cette table ronde ont souligné le rôle central de l’éducation considérée comme "la clé pour le développement durable", au vu de son impact direct sur la vie quotidienne des populations.

Ils ont insisté sur l’impératif de garantir une justice climatique de manière à ce que personne ne soit exclue de l’éducation qui est étroitement liée au développement durable.

L’éducation est un instrument au service du développement des compétences et des capacités analytiques des enfants, leur permettant de comprendre les changements climatiques, "saisir le gap entre ce qui se passe, ce que nous savons et ce qu’il faut faire". D’où le rôle de l’éducation pour la promotion des attitudes et comportements respectueux de l’environnement, ont-ils affirmé.

Cette session a été clôturée par une allocution de Mereseini Vuniwaga, ministre de la Femme, des Enfants et de la Réduction de la Pauvreté des Iles Fidji qui assurent la présidence de la COP 23 et qui a affirmé que les efforts pour promouvoir l’éducation à l’environnement doivent être déployés dans le cadre d’une démarche collective, avec une large mobilisation du système éducatif, du secteur privé et de la société civile, relevant que les États sont appelés à inclure la question climat dans les programmes scolaires.

A son arrivée à "Bonn Zone", SAR la Princesse Lalla Hasnaa avait été accueillie par M. Nick Nuttal, coordinateur et porte-parole de la CCNUCC et Directeur de la Communication avant d'être saluée par M. Mohamed Laaraj, ministre de la Culture et de la Communication et ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique par intérim, Mme Nezha El Ouafi, secrétaire d’État auprès du ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, chargée du développement durable et M. Salaheddine Mezouar, président de la la COP 22.

Son Altesse Royale avait été également saluée par M. Lahoucine Tijani, président délégué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et M. Khalid Lahsaini, chargé d’affaire de l’ambassade du Maroc à Berlin.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa : Depuis son accession au Trône, SM le Roi Mohammed VI a inscrit la protection de l’environnement au cœur du développement du Maroc

Depuis son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inscrit la protection de l’environnement au cœur du développement du Royaume, a affirmé, jeudi à Bonn, SAR la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, en ouverture de la Session de haut niveau de la Journée Education de la COP 23. 

Dans un discours prononcé à cette occasion, Son Altesse Royale a précisé qu’une étape solennelle a été franchie en 2011 lorsque le droit à un environnement sain et au développement durable a été consacré par la Constitution marocaine.  Ultérieurement, a rappelé SAR la Princesse Lalla Hasnaa, une loi-cadre, la Charte nationale de l’environnement et du développement durable, a défini les objectifs fondamentaux de l’action de l’État en la matière, parmi lesquels figure l’intégration de la culture de la protection de l’environnement dans les cursus d’enseignement et de formation.

Son Altesse Royale a ajouté que les questions environnementales en général et celle du climat en particulier figurent parmi les priorités de l’engagement et de l’action du Royaume au sein du cadre multilatéral, rappelant que le Maroc, en tant que Président de la COP 22, a œuvré résolument au renforcement et à la consolidation de l’élan impulsé par la conclusion de l’Accord de Paris. 

Ainsi, comme le souligne l’Appel de Marrakech proclamé à l’issue de ses travaux, la conférence a marqué « un point d’inflexion important » vers la concrétisation des engagements en actions. Les États-parties ont renouvelé leur « détermination à inspirer, l’espoir et l’opportunité pour les générations futures. », a rappelé SAR la Princesse Lalla Hasnaa, faisant remarquer que la Journée Éducation de la COP 22 a elle-même connu un temps fort, symbolisant la mobilisation de la jeunesse et manifestant son sens des responsabilités en matière de protection de l’environnement.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa a indiqué que les Journées Education des COP constituent “un espace privilégié d’échange de nos expériences et de nos méthodes éducatives, en matière de réchauffement de la planète”.

“S’il n’est nul besoin de s’appesantir sur le caractère déterminant de l’éducation au développement durable pour relever le défi climatique, tant il y a consensus en la matière, il est, en revanche, primordial que nous mutualisions régulièrement nos approches pour les enrichir”, a souligné Son Altesse Royale qui a mis en exergue, à cette occasion, les actions entreprises par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement dont la raison d’être est l’éducation et la sensibilisation des citoyens à l’environnement, notant “qu’il n’est d’action de la Fondation sans composante éducative”.

D’emblée, les jeunes générations ont constitué une cible privilégiée de la Fondation, a précisé son Altesse Royale, ajoutant qu’en coopération avec le ministère de l’Éducation nationale, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement a notamment introduit au Maroc deux programmes pour l’éducation environnementale, ”Eco écoles“ et ”Jeunes Reporters pour l’environnement“, rappelant qu’en 2017, le programme ”Eco-écoles“ s’est enrichi d’une nouvelle thématique spécifiquement dédiée aux changements climatiques.

De ses seize années dans le domaine de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement tire deux constats, a indiqué SAR la Princesse Lalla Hasnaa, précisant en premier lieu qu’avec l’appui d’important d’organismes internationaux, tels l’UNESCO, le PNUE, la FAO ou encore le secrétariat de la CNUCC, la Fondation s’est lancée en éclaireur dans une société d’abord étrangère à l’idée même de protection de l’environnement. Aujourd’hui, il n’est de propos, ni d’action qui ne tienne compte de cette thématique. C’est là un premier résultat, un résultat dont la Fondation est fière. C’est ainsi un constat de satisfaction, s’est réjouie Son Altesse Royale

SAR la Princesse Lalla Hasnaa a fait observer en second lieu que les résultats obtenus par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement restent insuffisants par rapport au défi à relever, notant que si la dynamique de la sensibilisation est bien engagée au Maroc, elle ne concerne pas encore tous les citoyens du Royaume, indépendamment de leur âge, de leur lieu de résidence ou de leur situation sociale. 

C’est là un second constat plus mitigé qui rappelle, que dans le domaine de l’éducation à l’environnement, au Maroc comme dans d’autres pays, il faut encore aller de l’avant, a fait remarquer Son Altesse Royale qui a affirmé souscrire pleinement à l’une des principales conclusions du rapport mondial 2016 de suivi de l’éducation, intitulé “L’éducation pour les hommes et la planète”, présenté lors de la COP 22 à Marrakech, soulignant que l’éducation a plus que jamais une responsabilité majeure : c’est par elle que peuvent être obtenus des compétences, des attitudes et des comportements indispensables à un développement durable.  C’est aussi elle qui doit permettre à tous d’acquérir une culture de l’environnement. Chacun aura alors le souci de l’impact sur l’environnement, tant dans son quotidien que dans les décisions qu’il aura à prendre. Ainsi, nous contribuerons à enrayer la trajectoire destructrice du réchauffement climatique, a déclaré Son Altesse Royale avant d’assurer que la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement entend résolument accélérer et approfondir son action d’éducation au développement durable, tant à l’échelle du Royaume qu’à celle du continent auquel elle appartient, l’Afrique.

C’est dans cet esprit, a ajouté Son Altesse Royale, qu’à l’occasion de la COP 23, le Secrétariat de la CNUCC et la Fondation prendront l’initiative de renforcer leur coopération pour que soit mis en œuvre l’article 6 de la convention-cadre, relatif à l’éducation, la formation, la sensibilisation et l’accès du public à l’information.

Dans son discours, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a rendu hommage à la présidence fidjienne pour “le si beau concept de Talanoa”, sous lequel elle a placé les travaux de cette conférence, espérant que ce concept marque à jamais les négociations internationales sur le climat et devienne par excellence le modèle de dialogue pour tous les biens collectifs.

Son Altesse Royale s’est de même, félicitée de l’action de Mme Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, “qui déploie d’inlassables efforts pour que l’engagement des États en faveur de la lutte contre les changements climatiques s’affirme et se concrétise”.

 

MAP 16/11/2017