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Lundi 9 Octobre 2017

Remise des prix aux lauréates de "Tamayouz"

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 Remise des prix aux lauréates de

Les lauréates de la troisième édition du prix "Tamayouz" consacrée à la "Création de l’entreprise féminine", ont été annoncées, mardi à Rabat, à l'occasion de la journée nationale de la femme marocaine, lors d'une cérémonie présidée par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, en présence des membres du gouvernement et de personnalités éminentes du monde politique, économique et culturel.

Le premier prix a été décerné à Fatima Zahra Beraich pour le projet "Biodome" de la société biotechnologique. Ce projet offre aux agriculteurs une solution propre pour la transformation des déchets organiques en biogaz afin de réduire les coûts de l'électricité et du gasoil, énergie nécessaire à l'irrigation de leurs terres et au chauffage.

Le second prix est revenu à Aicha Aarabi pour le projet de la société "Bionoor" spécialisée dans la production et la vente des produits cosmétiques naturels marocains, sous la marque "Bionnor".

Tandis que le troisième prix a été attribué respectivement à Wafa Kiran pour le projet de la société "Zine et Zwine", qui crée du mobilier et des objets de décoration destinés aux professionnels, promoteurs, architectes et aux particuliers, et à Zineb Zaki pour le projet "Mâalem.com", considéré comme premier portail qui facilite la recherche des artisans sur le net.

S'exprimant à cette occasion, le Chef du gouvernement a salué la qualité du projet qui a remporté le premier prix, en tant que projet créatif dédié aux énergies renouvelables, appelant à la consolidation du rayonnement de journée nationale de la femme marocaine en concertation avec les médias, la société civile et l'ensemble des intervenants pour que la femme retrouve la place qui lui échoit dans la société.

Il s'est, également, félicité de la femme entrepreneure qui joue un rôle leader en la matière, notant qu'en dépit des obstacles et des difficultés la femme marocaine a marqué le monde d'entreprise, mettant en relief les expériences féminines réussies dans ce domaine.

De son côté, la ministre de la Famille, de la Solidarité, de l'Egalité et du Développement social, Bassima Hakkaoui, a souligné que son département déploie des efforts énormes pour relever le défi et répondre aux attentes et aux ambitions de la femme marocaine, en tant que levier du développement.

La thématique de cette année consacre les programmes et les initiatives du gouvernement qui ambitionne à diffuser les principes de l'égalité, la lutte contre la discrimination et la garantie de l'autonomisation économique des femmes, a-t-elle relevé, mettant en avant l'arsenal juridique dont dispose le Maroc en faveur de la femme, en attente de l'adoption de plusieurs projets-lois qui vont renforcer davantage le système institutionnel. 

Le ministère a placé l’entreprise féminine au centre du plan "Ikram2" sur l'autonomisation économique des femmes, a-t-elle fait observer, appelant à lutter contre les clichés et l'image stéréotypée qui entravent le développement de l'entreprise féminine. 

Le ministère a lancé le Prix Tamayouz de la femme marocaine, en récompense des initiatives portées par des personnes, des instances civiles ou des institutions nationales dans le domaine du développement social et de la promotion de la situation des femmes.
MAP:  11/10/2017

10 octobre: Célébration de la Journée nationale de la femme 

La célébration de la Journée nationale de la femme (10 octobre) constitue une occasion d'évaluer des acquis réalisés au niveau politique et socio-économique au Maroc, en matière de promotion du statut de la femme, mais aussi de mettre le doigt sur les lacunes à combler. 

Le Maroc œuvre pour la mise en place d'un ensemble de programmes et de plans, qui visent à sensibiliser à la situation des femmes et à la protection de leur droit, avec en premier lieu le droit à la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination, ainsi que la participation des femmes dans la vie politique et économique. 

Pour ces qui est des politiques publique élaborées dans le but d'assurer une égalité des genres, on note notamment le plan égalité "Ikram", qui a constitué un cadre pour la cohésion entre les différentes initiatives prises pour la promotion de l'égalité des genres, l'intégration des droits des femmes dans les politiques publiques et les programmes de développement. Ce plan traduit aussi les engagements pris dans le cadre du programme gouvernemental 2012-2016. 

Après "Ikram 1" (2012-2016), l'élaboration de Ikram 2" (2017-2021) est intervenue conformément à une nouvelle conception et une vision différente, afin de garantir la continuité, soutenir les acquis et parachever les chantiers vitaux lancés dans le cadre du plan précédent, à travers l'actualisation de la stratégie et des modes d'intervention à même d'assurer plus d'efficacité dans les politiques visant l'égalité.

La vision "Ikram2", basée sur quatre axes thématiques, portant notamment sur le renforcement de l'employabilité, l'insertion économique des femmes, la promotion de l'égalité entre les genres dans les domaines des responsabilités familiales, la participation des femmes dans la prise de décision, la protection des femmes et le renforcement et la consolidation des droits des femmes, selon une approche basée sur le respect des droits de l'Homme.

"Ikram 2" vise, aussi, à soutenir la cohésion et les différents acteurs de la société civile et le secteur privé en vue de renforcer l'accès des femmes aux postes de décision. 

En effet, la participation politique de la femme permet sa contribution de manière effective dans l'élaboration des politiques publiques, de manière à réaliser l'égalité et l'équité, non seulement entre les genres, mais aussi entre les citoyens de manière générale, précise, à ce propos, un document du ministère de la Famille, la Solidarité, l'Égalité et du Développement social. 

L'égalité entre les citoyens constitue, par ailleurs, une consécration réelle du concept de la participation, qui représente la base objective de la pratique démocratique réelle et consacrée des droits à la citoyenneté à part entière.

Selon ce document, le Maroc a déployé d’importants efforts en vue de garantir la participation effective des femmes dans la vie politique, en adoptant un ensemble de mesures ayant permis de réviser la charte communale et le code électoral, en introduisant un quota pour les femmes dans la liste nationale.

Par conséquent, plusieurs acquis ont été réalisés grâce à l'action de sensibilisation engagée par plusieurs acteurs, y compris le gouvernement, la société civile et les partis politiques, afin d'encourager la participation des femmes dans la gestion de la chose publique nationale et locale. Cependant, en dépit des efforts déployés, la représentativité des femmes demeure limitée dans plusieurs domaines.

L'autonomisation économique des femmes constitue, quant à elle, l'une des portes d'entrée essentielles à même de consolider l'égalité entre les genres. Cet axe tire son importance des dispositions constitutionnelles ayant accordé un grand intérêt à l'autonomisation économique, sociale et politique des femmes comme facteur déterminant pour bâtir l’État de droit.

Dans sa quête pour améliorer les indices socio-économiques relatifs aux femmes, conformément aux objectifs du développement durable (ODD), notamment en ce qui concerne l'autonomisation économique des femmes et le renforcement de leur esprit entrepreneurial, le ministère a mis en place une structure institutionnelle interne pour suivre les différents domaines d'autonomisation des femmes et soutenir les initiatives institutionnelles et sociétales dans ce domaine. 

Le ministère de tutelle a, dans le même cadre, lancé le Prix "Tamayouz" de la femme marocaine, en récompense des initiatives portées par des personnes, des instances civiles ou des institutions nationales dans le domaine du développement social et de la promotion de la situation des femmes.

Si le 18-ème objectif du plan gouvernemental "Ikram" a été consacré à l'autonomisation économique de la femme, la même démarche sera maintenue lors de la troisième édition du prix Tamayouz, consacrée à la "Création de l’entreprise féminine" et dont les résultats seront dévoilés le 10 octobre, qui coïncide avec la journée nationale de la femme marocaine.

Concernant l’amélioration de l’image de la femme dans les médias, le ministère a fait de cette question un axe prioritaire de sa politique. Il s’inscrit parmi les principales dispositions du premier axe du plan "Ikram", dédié à l’institutionnalisation et à la diffusion des principes de l’équité et de l’égalité et à l’instauration des bases de la parité.

Il s’agit d’un domaine où le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social et le ministère de la Communication travaillent en étroite collaboration, pour mettre en œuvre l’ensemble des dispositifs de la Charte nationale pour l’amélioration de l'image de la femme dans les médias, élaborée en 2005, et ce, en conformité avec les réformes constitutionnelles et les changements opérés au niveau du champ médiatique national.

Dans ce cadre, le ministère a mis en place l’Observatoire national pour l’amélioration de l’image de la femme dans les médias, en tant qu’entité administrative au sein de la direction de la Femme, qui assure le secrétariat permanent de l’Observatoire.

"La plus importante réalisation de la femme marocaine en matière d’égalité et de lutte contre toutes les formes de discrimination est la constitutionnalisation de ses droits", a souligné dans une déclaration à la MAP, la coordinatrice de la coalition le Printemps de la dignité, Hayat Ndichi, considérant que les rapports des associations nationales et des organisations internationales ont dévoilé une régression au niveau des droits de la femme.

Le projet de loi 103.13 relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes ne répond pas aux aspirations de la femme marocaine, ne protège pas toutes les catégories de femmes, notamment les femmes célibataires et les femmes en situation de handicap et ne comprend pas toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, dont la violence conjugale, a-t-elle relevé.

Elle a, ainsi, passé en revue les observations des associations concernant la loi sur l'instance de parité, dont le rôle est limité dans la présentation d’un avis consultatif et l’examen des plaintes, estimant que la mission conférée à cette instance n’est pas conforme aux principes des droits de l’Homme.

S’agissant du projet de code pénal, Mme. Ndichi a fait savoir que l’ensemble des instances plaident pour la non-adoption de cette loi et l’élaboration d’un nouveau projet en phase avec les nouveautés du 21-ème siècle et les principes des droits de l’Homme et de la justice pénale.

Après avoir déploré la violation de certaines dispositions du code de la famille, notamment lors de la procédure de divorce, elle a estimé que ce qui entrave l'épanouissement de la femme marocaine demeure le discours discriminatoire à son égard, qui dévalorise ses compétences et son rôle important dans le développement de la société.

 

 MAP : 09/10/2017