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Vendredi 27 Juillet 2018

19ème anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône

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19ème anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône

La Fête du Trône, une glorieuse célébration de la symbiose entre le Trône et le peuple dans leur marche vers l'avenir

Le peuple marocain dans son ensemble célébrera le lundi 30 juillet le 19ème anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, un moment de commémoration d'une histoire commune, empli d'une forte charge patriotique qui reflète la symbiose parfaite entre le Trône et le peuple dans leur marche vers l'avenir. 

Cet anniversaire tant attendu cristallise l'attachement indéfectible de toutes les composantes de la nation au Trône alaouite. Il s'agit également de l'occasion de réitérer le respect, l'estime et le dévouement permanent qu’éprouve le peuple marocain pour SM le Roi Mohammed VI, d’exprimer clairement les valeurs d’authenticité, de liberté et de démocratie, de s’engager en faveur de la défense de la liberté et l’indépendance du Royaume et de veiller au parachèvement de son intégrité territoriale, en mettant en échec toutes les manœuvres de ses ennemis. Symbole emblématique de la cohésion entre le peuple et le trône, l'idée de fêter l'anniversaire de l'intronisation du Roi était ainsi venue des jeunes nationalistes enthousiastes, qui luttaient contre l'occupant français et défendaient l'intégrité territoriale et l'unité religieuse du Maroc, lesquels ont célébré, de manière non officielle, l'anniversaire de l'intronisation du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, en date du 18 novembre 1933. Mais, cette fête n'est devenue officielle qu'en 1934, en application d'une décision ministérielle, publiée par Mohamed Al Mokri, alors Premier ministre, et reproduite au bulletin officiel, en date du 2 novembre 1934, sous l'appellation Fête du Souvenir.

Des décennies après, la Fête du Trône continue aujourd'hui d'inspirer la marche du Maroc vers le progrès et le développement, de révéler la profondeur des liens affectifs et de la relation de loyauté réciproque entre le Roi et son peuple. C'est ainsi qu'à chaque anniversaire, ces valeurs sont mises en avant. Et les vocables ne manquent d'ailleurs pas pour souligner les nombreuses significations symboliques de ce moment fort de la vie de la nation, synonyme de renouvellement de l'acte d'allégeance entre le Trône et le peuple, de continuité historique de la monarchie et d'interaction entre le sommet et la base. L'intronisation de SM le Roi Mohammed VI, le 30 juillet 1999, a fait date depuis, comme augurant une ère radieuse jalonnée d'avancées remarquables dans les différents domaines politique, économique et social.

A la faveur de la vision éclairée du Souverain, le Royaume s'est alors inscrit dans un projet sociétal moderniste, qui fait siennes les valeurs de démocratie, de pluralisme et de consécration des droits économiques et sociaux et autres droits humains. Un projet, que tout en étant tourné vers l'avenir, est mené en parfaite harmonie avec les référents de l'identité marocaine et les valeurs constitutives du socle national. "Tu célèbres cette fête avec un éclat particulier en raison de la signification profonde que tu as toujours donnée à cet événement qui incarne pour toi la symbiose entre les trois valeurs sacrées du Royaume: l'Islam, la Monarchie et la patrie'', avait affirmé SM le Roi Mohammed VI dans Son Discours adressé à la nation, à l'occasion du premier anniversaire de l'Intronisation du Souverain. Dans ce discours, SM le Roi avait souligné que "le Trône a pu, en effet, grâce à l'Islam et la Monarchie, faire converger vers le même creuset les diverses composantes civilisationnelles, culturelles, et géographiques de la nation pour en faire le socle de son unité. Cette symbiose entre toi et le Trône a fait du Maroc un bastion inexpugnable et lui a conféré la force et l'invulnérabilité qui lui ont permis de faire face à de grandes épreuves et aux crises les plus graves, de franchir les obstacles les plus difficiles, de négocier les virages les plus délicats de son histoire et de relever de grands défis".

C’est avec cette même légendaire ferveur patriotique, héritée et cultivée par des générations, que le peuple marocain s’apprête donc à célébrer, le 30 juillet courant, le 19ème anniversaire de l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI. Pour faire revivre cet événement historique et mettre en relief sa portée et sa valeur, les différentes villes et provinces du Royaume se revêtent de leurs plus belles couleurs, opportunité offerte à leurs habitants de faire part de leur joie, leur appui et de leur attachement renouvelé à leur Roi, tout en reconnaissant les efforts inlassables que le Souverain ne cesse de déployer pour leur bonheur, et en saluant les décisions royales adoptées en leur faveur sur les plans politique, économique, social, culturel et de développement. L’événement est aussi l’occasion de se rappeler les réalisations pionnières que connaît le Maroc sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, de louer les grands changements intervenus depuis, à même de transformer le Royaume en chantier à ciel ouvert, mais surtout de réitérer les choix fondamentaux du Maroc, tels que contenus dans la nouvelle Constitution du Royaume. Une loi fondamentale qui porte la particularité d’avoir donné la chance aux Marocains pour une participation effective dans la poursuite de l’action continue et la lutte pour le parachèvement de l’édification du Maroc, son unité, son progrès et son développement global. La célébration de cette glorieuse fête marque ainsi un moment tout particulier dans la vie du peuple marocain, un moment jamais figé, toujours renouvelé, de commémoration d’une histoire commune, d’une symbiose parfaite entre le peuple et son Roi, d’un socle de valeurs ancré dans l’identité nationale.

 

Différents articles sur le 19ème anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône

 

Pr. Abdelhak Lamrini :Le trône marocain incarne sous le règne de SM le Roi Mohammed VI les aspirations du peuple marocain au développement et au progrès 

Le trône marocain incarne, sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, les ambitions et les aspirations du peuple marocain au développement et au progrès, ainsi que sa détermination à relier son histoire riche à son présent prospère, à préserver l’intégrité territoriale du Royaume et à resserrer les liens entre les différentes composantes de la Nation, a affirmé l’historiographe du Royaume et porte-parole du palais royal, Abdelhak Lamrini.

Dès l’indépendance, acquise grâce à la lutte héroïque menée par le trône et le peuple, le trône est devenu le pilier de l’Etat marocain, le symbole de sa souveraineté, le garant de son unité et de sa force et le moteur de son progrès et de son développement, et ce depuis feu SM Mohammed V jusqu’à SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a relevé M. Lamrini dans un entretien avec la MAP à l’occasion de la commémoration du 19ème anniversaire de l’accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône de ses glorieux ancêtres.

Mettant en relief la portée symbolique et les significations profondes de la célébration de la fête du trône dans l’histoire du Maroc, comme étant une occasion pour renouveler l’allégeance entre le peuple et le trône en vue de continuer l’édification du Maroc, il a souligné que la fête du trône figure en tête des fêtes nationales célébrées par le peuple marocain et qui ont marqué l’histoire du pays, précisant que cette célébration a été instaurée durant les années 1930, en pleine confrontation entre la résistance qui voulait permettre au peuple marocain de mener une vie digne, et l’occupation méprisable. Depuis, a-t-il expliqué, cette célébration est devenue un symbole de la lutte du trône et du peuple pour obtenir la liberté et l’indépendance et bâtir la grandeur et la prospérité du Maroc.

La célébration de cette fête contribue à consacrer l’attachement aux constantes de la nation, et à leur tête la monarchie, qui constitue un symbole de continuité dans ses plus belles incarnations et ses plus nobles finalités, a-t-il affirmé, notant que SM le Roi Mohammed VI oeuvre durant son règne à renforcer la place du Maroc dans le concert des nations, à consolider les fondements de l’Etat marocain et à ouvrir de nouveaux horizons pour les Marocains afin de bénéficier de tous leurs droits, avancer sur la voie du progrès et du renouvellement et “semer les graines de l’espoir sur cette terre marocaine fertile et généreuse”.

Par ailleurs, a précisé M. Lamrini, l’attachement réciproque entre le peuple et le trône, qui a contribué à fédérer les efforts de lutte pour la liberté et l’affranchissement, et qui se poursuit sous le règne de SM le Roi Mohammed VI pour assurer la prospérité du pays, est fondée sur l’allégeance indéfectible et immaculée, rappelant que cette allégeance constitue un pacte et un contrat entre toutes les composantes de la oumma marocaine et leurs Souverains, et ce tout au long de l’histoire du pays.

Les différentes Constitutions du Royaume, adoptées depuis le début du XXème siècle et qui consacrent l’essence de la relation d’allégeance historique entre le Roi et son peuple fidèle, et le discours historique de Tanger prononcé en 1947 par le Sultan feu Sidi Mohammed Ben Youssef, dans lequel le défunt Souverain avait réclamé le droit du Maroc à accéder à la liberté et la dignité, sont autant de preuves qui illustrent la symbiose existant entre le trône et le peuple, a-t-il rappelé.

Il a ajouté que parmi ces preuves figurent le discours du trône de 1952, dans lequel feu Sidi Mohammed Ben Youssef avait réclamé la fin du protectorat, le déclenchement de la révolution du Roi et du peuple le 20 août 1953, et la fidélité entre feu SM Mohammed V et les leaders du mouvement national, permettant au peuple marocain d’accéder à son indépendance.

C’est dans ce sillage qu’il a été procédé à l’organisation de la Marche verte pour récupérer le Sahara marocain en 1975 sous le règne de feu SM Hassan II, et que le peuple a approuvé la Constitution démocratique de 2011 sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il fait observer, signalant que cette Constitution jette les bases de l’Etat de droit, de la justice sociale, de la citoyenneté et du juste milieu.

La cérémonie d’allégeance traditionnelle organisée chaque année était historiquement célébrée durant les fêtes d’Al Fitr et d’Al Adha, a encore rappelé M. Lamrini soulignant que feu SM Hassan II avait décidé dans les années 1970 d’organiser cette cérémonie une seule fois par an à l’occasion de la fête du trône, en présence des représentants des différentes régions et des provinces, des élus, des agents d’autorité, des responsables des différents départements, des notables et de la société civile.

Le Souverain préside, le deuxième jour de la fête du trône, la cérémonie d’allégeance avec ses rituels traditionnels et ancestraux, caractérisés par leur empreinte authentique et leur grâce singulière, a-t-il dit, assurant que toutes les monarchies du monde ont des rituels, des traditions et des coutumes célébrées par leurs citoyens dans une ambiance de joie et de liesse, ressuscitant ainsi la mémoire nationale qui reste gravée dans le temps.

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Propos recueillis par Driss Guedira

1999-2018: un engagement royal sans faille pour une co-émergence de l'Afrique

Sa Majesté le Roi Mohammed VI S’est résolument engagé, depuis Son accession au Trône de Ses glorieux Ancêtres, pour la concrétisation de l'unité et de la solidarité africaines, initiant des actions et des projets tangibles et prônant la voie du développement durable de l'Afrique et de l'Homme Africain, dans l’esprit d’un partenariat Sud-Sud "gagnant-gagnant". 

La célébration du dix-neuvième anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, au trône de Ses Glorieux ancêtres est une occasion privilégiée pour s'arrêter sur les différentes initiatives entreprises par le Souverain pour consolider davantage les relations historiques, culturelles et de coopération qui existent entre le Royaume et les pays africains, et participer à une co-émergence de l’Afrique.

Pour gagner ce pari d’édification d’une Afrique forte, apaisée, prospère et solidaire, SM le Roi S’est engagé à relever de nombreux défis continentaux, allant de la gestion des flux migratoires à la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, en passant par le renforcement de la sécurité alimentaire et énergétique, la préservation de l’environnement, la qualification du capital humain, l’amélioration de la compétitivité économique et l’accélération du développement social. Pays d’émigration, de transit et d’immigration, le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Leader de l’Union Africaine (UA) sur la question de la migration, n’a eu de cesse de plaider en faveur du développement d’une vision africaine commune sur la migration qui fait de la migration un levier du co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud et un vecteur de solidarité.

Déterminé à mettre l’expérience et l’expertise du Royaume en la matière au service de l’Afrique, SM le Roi avait soumis au 30è sommet de l’Union africaine (29 janvier 2018) un document constituant l’"Agenda Africain pour la Migration" et qui procède d'une approche humaniste et novatrice, embrassant les divers aspects du phénomène migratoire et abordant cette question, non comme une contrainte ou une menace, mais comme une force positive qui doit participer à l’émergence d’une Afrique nouvelle. Dans cet agenda, il est proposé la création d’un poste d’Envoyé spécial de l’UA chargé de la Migration pour coordonner les politiques de l’Union dans ce domaine, ainsi que d’un Observatoire Africain de la Migration. Cette dernière proposition a été entérinée par le 31ème sommet de l'Union africaine (1-2 juillet 2018 à Nouakchott) qui a décidé de la mise en place de l'Observatoire Africain des Migrations au Maroc dont le travail sera basé sur le triptyque "comprendre, anticiper et agir". Cet observatoire a pour mission de collecter les informations et de développer l’échange d’informations ainsi que la coordination entre les pays africains, afin de favoriser une gestion maîtrisée des flux migratoires.

Autres défis qui se posent à l’Afrique et que le Royaume s’emploie à relever aux côtés des pays du Continent sont ceux ayant trait à la sécurité alimentaire et à celle énergétique. Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, le Maroc avait promu, lors de la COP22 tenue en novembre 2016 à Marrakech, l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite "Initiative Triple A", qui constitue une réponse innovante et extrêmement concrète aux défis communs posés par les changements climatiques. Cette initiative, qui a été saluée par nombre de pays du Continent, vise à lever un financement plus important au profit de l’adaptation de la petite agriculture africaine et à accompagner la structuration et l’accélération de projets agricoles, en s’appuyant sur quatre programmes, à savoir la gestion rationalisée des sols, la maîtrise durable de l’eau agricole, la gestion des risques climatiques et le financement solidaire des petits porteurs de projets. A cette initiative s’ajoute la mise en place en Ethiopie et au Nigeria d’unités de production de fertilisants, destinées à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural et dont les bénéfices s’étendront à l’ensemble du continent.

En ce qui concerne la sécurité énergétique, SM le Roi a initié, en partenariat avec le Président de la République Fédérale du Nigéria, le projet de Gazoduc Africain Atlantique qui permettra, outre l’acheminement du gaz naturel vers l’Europe, une structuration du marché régional de l’électricité, et constituera une source substantielle d’énergie au service du développement industriel, de l’amélioration de la compétitivité économique et de l’accélération du développement social. Créateur de richesses pour les pays et les populations riveraines, ce projet bénéficiera à toute l’Afrique de l’Ouest en générant un mouvement décisif d’impulsion devant entraîner l’émergence et le développement de projets parallèles. Le défi écologique n’est pas en reste, puisque SM le Roi a, de tout temps, accordé un intérêt particulier à cette question, ne lésinant ni sur les moyens, ni sur les engagements pour assurer un développement durable et équitable du Continent. En témoigne l’organisation en marge de la COP22, à l’initiative de SM le Roi Mohammed VI, du Sommet africain de l’Action, qui a donné lieu à la création de trois commissions sous régionales, en l’occurrence la Commission du Sahel, présidée par la République du Niger; la Commission des Etats insulaires, présidée par la République des Seychelles; et la Commission du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo.

Autre illustration de cet engagement est la participation de SM le Roi au 1er Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo, tenu le 29 avril 2018 à Brazzaville, ainsi que le soutien apporté par le Maroc aux différents programmes de cette commission et de son outil financier. La volonté du Royaume de partager son expertise et son savoir-faire se manifeste également à travers la qualification du capital humain africain. En fait, la question de la formation a toujours été au cœur de la coopération entre le Maroc et les pays du Continent. Plusieurs ressortissants africains ont, ainsi, pu poursuivre leur formation supérieure au Maroc, grâce aux milliers de bourses qui leur ont été accordées. Ayant fait ses preuves, l’approche formation/encadrement est de mise également en matière de prévention de la radicalisation et de la lutte contre le phénomène terroriste. Erigé en modèle dans le domaine de la gestion du champ religieux, le Maroc a été sollicité par plusieurs pays d’Europe et d’Afrique subsaharienne pour bénéficier de l’expérience et de l’expertise acquise par le Royaume en la matière. Demandes auxquelles le Royaume a répondu favorablement.

Ce rayonnement du Royaume du Maroc s’est trouvé conforté suite à la création par Sa Majesté le Roi, Amir Al-Mouminine, de l’Institut Mohammed VI des Imams, Morchidines et Morchidates, qui accueille bon nombre d’étudiants africains, ainsi que la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains, qui constitue un cadre institutionnel devant permettre aux oulémas africains d’asseoir une coopération vouée au service de la religion, au développement de leurs sociétés et à la lutte contre l’extrémisme. En somme, le Maroc adopte, dans sa politique envers le continent africain, une vision multidimensionnelle et intégrée dont l’objectif principal n’est autre que l’édification d’un avenir solidaire et sûr par les Africains et pour les Africains.

Fête du Trône: La marche résolue d’une nation sereine

La célébration de la Fête du Trône de cette année 2018, qui marque le 19e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, marque un moment historique pour s’arrêter sur le processus de développement tous azimut lancé sous l’impulsion du Souverain.

Expression suprême de cette communion qui ne s’est jamais démentie entre le Glorieux Trône Alaouite et le peuple marocain, la Fête du Trône intervient cette année dans un moment de maturation du vertueux processus de développement politique et économique, voulu et conçu par Sa Majesté le Roi. 

Sept années après l’approbation de la Constitution de 2011 par un plébiscite populaire indiscutable, le Maroc est en droit de s’enorgueillir de son édifice politique dont les institutions ont été entièrement renouvelées, balisant le chemin pour une dynamique politique orientée vers une modernisation continue des pratiques et un renouvellement des élites appelées à gérer la chose publique.

Le processus de changement, conduit par Sa Majesté le Roi, se distingue par son approche holistique englobant de nombreuses facettes de la vie du Maroc d’aujourd’hui et de demain. 

Les réformes lancées ont suscité l’adhésion de la classe politique et celle de la société civile, qui y ont vu un processus qui renforce la marche résolue du pays vers le progrès et consacre son statut exceptionnel dans son environnement régional et continental.

Il est utile de souligner que ce processus, engagé, soutenu et guidé par le Souverain, place l’élément humain au centre des préoccupations.

De l’Initiation Nationale pour le Développement Humain à la Moudawana en passant par la consécration du principe de la parité, le Maroc a franchi avec succès de nombreuses d’étapes, inspiré, en cela, par une volonté Royale inébranlable d’édifier une société moderne et démocratique au sein de laquelle l’élément humain, notamment la femme, exerce pleinement ses droits dans tous les domaines civil, politique, économique, social et culturel.

Ce projet de société se construit avec en toile de fond une justice sociale, que le Royaume s’attèle à parfaire par le biais d’un dialogue social institutionnalisé en tant que choix stratégique.

Force est de constater que la justice sociale forme le noyau des différents projets, réformes et initiatives lancés dans le Royaume, partant du souci Royal permanent de renforcer l’équité, promouvoir l’inclusion et éradiquer toutes les formes de pauvreté et d’exclusion sociale.

Il est pertinent de relever, dans cette veine, la place de choix qu’occupe les Marocains résidant à l’étranger dans le cadre de ce projet de société conduit par le Souverain.

Objet d’une haute et constante sollicitude Royale, les membres de la communauté des Marocains résidant à l’étranger bénéficient d’une attention particulière, illustrée par la batterie de mesures adoptées durant les deux dernières décennies en faveur de cette communauté.

De l’amélioration des conditions de retour des membres de cette communauté à l’occasion des vacances d’été aux avantages fiscaux et financiers dont ils bénéficient pour leurs investissements dans le Royaume, ces ressortissants sont confortés dans le rôle qu’ils jouent en faveur du développement économique et social du Royaume.

La sollicitude Royale permanente envers les Marocains du monde se traduit aussi dans le souci permanent du Souverain d’être à l’écoute de cette communauté et de trouver des solutions à leurs problèmes, notamment à travers une meilleure interaction avec cette communauté et une amélioration de la qualité des services consulaires offerts dans les pays d’accueil. 

Sur le volet économique, la marche du Maroc force respect et admiration. L’approche Royale au développement, fondée sur la complémentarité et l’équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale, a eu le mérite de placer le Royaume comme modèle à suivre.

Les progrès réalisés en matière de consolidation des fondements d’un développement propre et durable ont permis au Royaume de s’inscrire dans une trajectoire de croissance qui confirme que l’économie est sur la bonne voie, suscitant la confiance des différents partenaires étrangers, y compris les investisseurs et les institutions financières internationales.

Le calibre des groupes internationaux aujourd’hui installés au Maroc témoigne de la pertinence de la politique d’émergence économique mise en œuvre au Maroc et conforte le statut du Royaume en tant que destination à la fois stable, attrayante et dynamique pour les investissements.

La forte assise économique que le Maroc a construite lui a permis de se lancer dans une entreprise ambitieuse, celle de la diversification de ses partenariats extérieurs. 

Des Etats-Unis jusqu’en Russie et la Chine en passant par l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, le Maroc a scellé de nombreux accords de libre-échange et conventions de partenariat approfondi qui vont dans le sens d’une politique patiemment mûrie et fondée sur une parfaite prise de conscience et compréhension des changements géostratégiques que connaît le monde multipolaire dans lequel nous vivons.

Il s’agit d’une politique sage qui s’ouvre sur de nouveaux horizons tout en renforçant les liens stratégiques avec les partenaires traditionnels du Royaume, notamment l’Union européenne et les Etats-Unis.

Cette remarquable projection à l’international prend toute son ampleur en Afrique, continent d’apparence du Royaume. Partant d’une parfaite maîtrise pragmatique et réaliste des enjeux de développement dans un continent que d’aucuns qualifient de prochaine frontière de la croissance économique mondiale, le Royaume s’est lancé dans une nouvelle politique de pénétration dans des régions africaines jadis méconnues pour les entreprises nationales.

Les initiatives entreprises dans ce cadre ont pris une tournure plus dynamique et soutenue à la faveur des tournées effectuées par Sa Majesté le Roi dans plusieurs régions du continent, dont certains ayant accueilli le Souverain pour la première fois.

Il s’agit d’une projection africaine qui s’opère sur la base d’une prise de conscience stratégique de l’émergence inévitable de l’Afrique en tant que futur moteur de croissance de l’économie mondiale.

Il s’agit aussi d’un choix qui a encouragé les pays africains à accueillir le Maroc les bras ouverts, car ils y ont vu une ouverture vertueuse de la part d’un pays qui s’est inscrit depuis son indépendance en 1956 dans l’élan d’émancipation du continent du joug du colonialisme.

La démarche Royale dépasse le cadre économique pour englober une dimension humaine qui lui confère davantage de crédibilité dans un espace lié au Royaume par des liens culturels et cultuels qui défient le temps.

Cette approche holistique au partenariat interafricain a rendu le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine, scellé lors du sommet de l’Union africaine tenu en janvier 2017 à Addis-Abeba, une nécessité historique.

Tous ces acquis et réalisations convergent vers une même conclusion celle de la maturité d’un projet de société conçu et conduit par un Souverain qui jouit d’une aura et d’une estime authentiques, confortées par Sa proximité exemplaire de son fidèle peuple.

C’est le leadership Royal qui s’illustre dans toute sa splendeur à travers une sensibilité humaine et sociale sous-tendue par une gouvernance intelligente orientée vers la construction d’un avenir démocratique et prospère.

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Par Abdelghani AOUIFIA

La diplomatie marocaine en ordre de marche pour préserver les acquis d’un partenariat euro-marocain d’exception 

Préserver les acquis d’un partenariat euro-marocain d’exception et contrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale sont les maitres-mots de l’action diplomatique officielle et parlementaire au niveau de l’Union européenne, portée par la vision royale avant-gardiste qui s’est traduite par la consolidation de l’édifice institutionnel et la promotion d’un développement socio-économique intégré et inclusif du Royaume.

De la migration à la sécurité, en passant par la déradicalisation, le transport aérien, la coopération scientifique, la formation, le commerce, l’agriculture, la pêche et le libre échange, tous les volets du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne (UE) ont été évoqués durant le mandat actuel européen. L’année en cours a été marquée par un ballet diplomatique intense sous-tendu par une forte volonté partagée d’aller de l’avant dans les relations bilatérales. D’importants rendez vous ont été organisés au Parlement européen (PE) sur les différentes thématiques qui suscitent l’intérêt de l’UE, notamment l’échange de vues organisé en février par la commission spéciale sur le terrorisme du PE avec le professeur Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammedia des Oulémas sur l’approche marocaine multidimensionnelle dans la lutte contre l’extrémisme religieux. 

Une autre rencontre tout aussi importante a été organisée en mai dernier à la sous-commission des droits de l’Homme du PE au cours de laquelle le Président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Driss El Yazami a présenté l’évolution de la situation des droits de l’Homme au Maroc. 

La commission parlementaire mixte Maroc–UE, présidée du côté marocain par le député Abderrahim Atmoun et du côté européen par l’eurodéputée Inés Ayala Sender, a largement contribué à la dynamique de consolidation des relations maroco-européeennes en établissant des contacts aussi bien à Strasbourg qu’à Bruxelles à l’occasion desquels d’importants rendez-vous ont été organisés, notamment la tenue de la 9 ème réunion annuelle de ladite commission et qui avait retenu comme thématique d’échanges la Politique européenne de voisinage, les questions sécuritaires et migratoires, le développement humain et la lutte contre le terrorisme et le radicalisme, la coopération économique et commerciale ainsi que la relation triangulaire Union Européenne-Maroc-Union Africaine. 

D’autres activités inscrites dans l’agenda du groupe d’amitié parlementaire UE-Maroc, présidé par l’eurodéputé Gilles Pargneaux ont été organisées à Bruxelles dans l’objectif de rapprocher davantage les députés européens du dynamisme que connait la société marocaine et de l’évolution socio-économique du Royaume.

Le déploiement intense de la diplomatie marocaine aussi bien au niveau parlementaire qu’officiel s’assigne également comme objectif de s’opposer aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale visant à porter atteinte aux intérêts du Maroc dans son partenariat exceptionnel qui le lie à l’UE.

Ainsi, plusieurs tentatives d’organiser des événements hostiles au Maroc ou tendant à introduire insidieusement des amendements dans des textes législatifs pour induire en erreur l’opinion publique européenne ont été avortées.

A la faveur de ces contacts réguliers et soutenus, les eurodéputés et les dirigeants européens sont devenus de plus en plus sensibles aux droits légitimes du Maroc sur son Sahara et n’hésitent plus à se dresser, chaque fois que l’occasion se présente, contre toutes les manœuvres hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume et à ses intérêts suprêmes.

Parallèlement à l’action parlementaire, la diplomatie officielle est en ordre de marche pour être au rendez-vous des échéances inscrites dans l’agenda du partenariat bilatéral, notamment le renouvellement de l’accord de pêche et l’adaptation de l’accord agricole. 

Dans ces deux volets importants de la coopération, les contacts s’intensifient et des avancées notoires ont été enregistrées après des rencontres à Rabat et à Bruxelles entre hauts responsables marocains et européens.

Le Conseil de l’UE, organe décisionnel suprême de l’Union, avait mandaté à l’unanimité, la Commission européenne pour ouvrir des négociations avec le Maroc en vue de la conclusion d’un nouvel accord de pêche incluant les eaux maritimes des provinces sud du Royaume, rappelle-t-on.

Cette décision a constitué un revers cinglant pour les adversaires du Maroc qui en contestent la teneur en s’appuyant sur une lecture biaisée des arrêts rendus par la Cour de justice de l’UE (CJUE) en 2016 et 2017, pour empêcher en vain, le renouvellement de cet accord.

Quelques jours plus tard, le collège des Commissaires a adopté deux propositions de décision à soumettre au Conseil de l’UE portant adaptation de l'accord d'association et de l’accord agricole Maroc-UE de nature à inclure expressément le Sahara marocain.

Lundi 16 juillet, les chefs de la diplomatie européenne ont unanimement adopté leur décision portant adaptation de l'accord d'association et de l’accord agricole avec le Royaume en incluant le Sahara marocain et appelé le Parlement européen à l’approuver dans les meilleurs délais.

Cette mesure est tout à fait conforme à la décision de la Cour de Justice de l’UE sur l'accord de libéralisation des produits agricoles et autres du 21 décembre 2016. Elle vise à consacrer dans les textes l'extension des préférences tarifaires au Sahara marocain et partant à conforter la base juridique de l’exportation vers l’UE des produits issus des provinces du sud avec des préférences commerciales tout en favorisant le développement de ces régions.

A travers cette adoption, l’Union européenne inflige un camouflet retentissant au polisario et à ses sponsors tout en marquant son engagement irréversible à consolider et à revigorer son partenariat d’excellence avec le Royaume.

Cette dynamique vertueuse que connaissent les relations entre les deux partenaires est une source de fierté et de réconfort pour l’UE.

De source européenne à Bruxelles on se réjouit de l’évolution positive et sereine des relations avec le Maroc, «un élément clé du voisinage européen » avec lequel l’UE a développé un partenariat imprégné d’une vision rénovée, pragmatique et réaliste, à la lumière des évolutions politiques en cours dans toute la région euro-afro-méditerranéenne.

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Par Adil Zaari Jabiri

Le Maroc au sein de l'UA : Des actions salvatrices pour l’Afrique et bénéfiques aux Africains

Après son retour en 2017 au sein de sa famille institutionnelle continentale, l’Union africaine (UA), le Maroc aura marqué l’année en cours par de nouvelles actions diplomatiques et économiques qui confirment, si besoin en est, l’engagement irréfutable du Royaume pour la consolidation d’une coopération sud-sud salvatrice pour l’Afrique et bénéfique aux Africains.

Tout développement ou épanouissement étant impérativement tributaire du climat de stabilité et de sécurité régnant, le Maroc dont l’expérience dans ce domaine n’est plus à démontrer, a fait sien l’objectif de consolider la sécurité dans le Continent en mettant à la disposition de ses pairs africains son savoir-faire dans le domaine du maintien de la paix et du règlement pacifique des différends.

En effet, depuis le 1er avril 2018, le Maroc dont la contribution constructive et positive à la consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique n’a jamais connu de relâche, siège au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, instance au sein de laquelle le Royaume est disposé à jouer pleinement son rôle.

Survenue lors du sommet de janvier 2018 à Addis-Abeba, l’élection du Maroc comme membre de cet organe décisif de l’UA est un gage de confiance, de crédibilité et d'estime à la stratégie africaine du Royaume, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI. Elle est aussi une reconnaissance de l’apport considérable du Maroc à la consolidation de la stabilité de l'Afrique et de l'épanouissement du citoyen africain.

Durant son mandat de deux ans au sein du CPS, le Maroc qui a hissé l’Afrique et les intérêts du Contient au sommet de ses priorités diplomatiques, ne ménagera aucun effort pour contribuer d’une manière effective et directe aux activités de ce mécanisme important, mettant à la disposition des pays frères et amis une importante expertise accumulée, depuis les années 60, à travers ses contributions à plusieurs opérations de maintien de la paix et la sécurité en Afrique et ailleurs.

Si le maintien de la paix et de la sécurité est un important champ où l’apport du Maroc peut être indéniable en Afrique, il n’en reste pas moins que le Royaume représente un modèle réussi à suivre dans plusieurs autres domaines, dont en particulier la gestion de la migration et la lutte contre la corruption.

En sa qualité de leader de l'Union Africaine sur la question de la migration, SM le Roi Mohammed VI a proposé, dans le cadre de l’Agenda Africain pour la Migration, soumis au 30ème Sommet de l’UA (Addis-Abeba 29 janvier 2018), la création d’un Observatoire Africain de la Migration et d’un poste d’Envoyé spécial de l’Union Africaine chargé de la Migration.

L’Observatoire, dont la mise en place a été adoptée récemment à l’issue du 31ème Sommet de l'UA à Nouakchott, axera son action sur le triptyque "comprendre, anticiper et agir" et aura pour mission, comme l’avait indiqué SM le Roi dans un Message adressé au 30è Sommet de l’UA, de développer l’observation et l’échange d’informations entre les pays africains, afin de favoriser une gestion maîtrisée des flux migratoires.

Quant au poste d’Envoyé spécial de l’UA chargé de la Migration, son titulaire aura pour mission de '’coordonner les politiques de l’Union dans ce domaine’’, avait expliqué le Souverain.

La migration, qui demeure un enjeu planétaire et crucial pour le continent africain, mérite un intérêt des plus particuliers au niveau de l’UA, et le Maroc qui a placé cette question au rang de ses priorités s’est engagé à partager son expertise et à faire profiter les pays du continent de son expérience réussie dans la gestion des flux migratoires.

Outre la question migratoire, le Sommet de Nouakchott a examiné plusieurs questions relatives notamment à la lutte contre la corruption, principale thématique du sommet et fléau qui pèse lourdement sur l’effort de développement du Continent.

A ce sujet aussi, le Maroc s’inscrit pleinement dans une logique de lutte contre la corruption qui n’est pas une fatalité africaine mais constitue, comme l’a relevé SM le Roi Mohammed dans un message adressé à ce sommet, «un phénomène mondial qui sévit dans les pays du Nord, comme dans ceux du Sud, et qui risque de mettre à mal la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD), décidés à l’échelle internationale».

La lutte contre ce fléau requiert une mise en synergie de toutes les expériences et des expertises, dans le cadre d’une vision commune que partagent tous les partenaires, avait notamment souligné S.M le Roi, notant que cette lutte "ne peut en aucun cas devenir une nouvelle forme de domination et de pression» et que «le bien de nos peuples passe par la prévention et la responsabilisation de tous les acteurs de nos sociétés".

Ainsi, le Maroc qui a toujours placé l’avenir de l’Afrique et le bien-être des Africains au centre de ses préoccupations, confirme plus que jamais sa détermination à contribuer activement et efficacement au sein de l’UA à l’épanouissement du Continent.

Instaurer et consolider les jalons d’une coopération salvatrice pour l’Afrique et bénéfique aux Africains, tel est l’objectif de la politique africaine du Maroc, une politique que le Royaume mettra toujours au profit des pays frères et amis de la grande famille institutionnelle qu’est l’Union Africaine.

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Par Hassan AOURACH