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Dimanche 17 Décembre 2017

1ères Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat à Tanger

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1ères Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat à Tanger

La réponse au défi du changement climatique exige du dévouement et de la volonté de la communauté scientifique et des gouvernements (Déclaration finale)

Les travaux des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du Climat (MMC) ont pris fin, samedi à Tanger, par l'adoption de la Déclaration finale, qui souligne que la réponse au défi du changement climatique exige de l’ambition, du dévouement et de la volonté de la part de la communauté scientifique, mais aussi des gouvernements, du secteur privé et de la société civile.

Les participants à cette grand messe, placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ont souligné que la création d'un espace d'échange d'information, d'expertise, de conseil et de dialogue entre acteurs non-étatiques dans le pourtour méditerranéen devient une question pressante, appelant à appuyer la MMC pour couvrir tous les aspects scientifiques et techniques y compris politiques, liés à la résilience climatique.

A cet égard, la MMC qui sera l'espace propice pour atteindre les objectifs climatiques escomptés, devrait être en mesure de mettre en place un environnement favorable pour une bonne gouvernance climatique méditerranéenne, renforcer la confiance, soutenir la mise en œuvre des politiques et des mesures territoriales, et de maximiser les bénéfices de la coopération internationale, notamment en matière de finance climatique, lit-on dans la déclaration finale.

Pour ce faire, les participants à ces premières Rencontre annuelles se sont engagés à redonner force à la dynamique climatique méditerranéenne à travers le soutien à la création de la MMC en tant que "Hub climatique régional", en le dotant des moyens nécessaires pour l'élaboration des plans climats territoriaux et le renforcement de capacités en matière de transfert de technologies, de finance climat et de transparence.

Il s'agit également d'élargir le territoire d’intervention de la Maison climat on se focalisant, aussi bien en méditerranée qu'en Afrique, sur les aspects de résilience des zones les plus vulnérables au réchauffement climatiques, en particulier la zone euro-méditerranéenne, ainsi que d'accorder la priorité aux pays en voie de développement et d'amplifier les initiatives régionales et locales et le réseautage avec les alliances et les coalitions existantes, en vue d'une montée en puissance de l'action climatique.

Les participants se sont également accordés sur la nécessité d'appuyer les initiatives des jeunes pour le climat autour de la Méditerranée, développer des initiatives et projets communs entre les scientifiques et d'encourager la recherche et l’innovation en faveur de l'adaptation climatique.

Intervenant lors de la cérémonie de clôture, le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, initiatrice de l'événement, Ilyas El Omari, a tenu à mettre en avant le rôle de la MMC comme un hub et un espace d'appui aux initiatives et aux projets d'innovation, notamment ceux portés par les jeunes, les femmes et la société civile.

"Nous œuvrerons avec nos partenaires dans le sens d’amplification des initiatives régionales et locales et le réseautage avec les alliances et les coalitions existantes pour une montée en puissance de l'action climatique au niveau du bassin de la Méditerranée", a-t-il dit.

Cette cérémonie a été marquée par la signature de quatre mémorandums d'entente entre le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne, l'Association marocaine des présidents des conseils communaux, le groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (GERES) et l'Institut national de l'économie circulaire, pour renforcer l'action climatique, les capacités des communes et la mise en oeuvre des projets innovants.

Ces premières rencontres ont réuni, deux jours durant, plus de 360 participants venus de nombreux pays de la Méditerranée, dont des présidents des régions et gouvernements locaux, des investisseurs, des bailleurs de fonds, des experts et des universitaires.

(MAP 16/12/2017)

Signature de trois mémorandums d'entente pour la dynamisation de l'action climatique

Trois mémorandums d'entente ont été signés, vendredi à Tanger, entre le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hocema et plusieurs partenaires, pour la dynamisation de l'action climatique. Signé par le président de la région, Ilyas El Omari, et le directeur du Centre de compétences en changement climatique (4C Maroc), le premier accord vise à appuyer la préparation et l'implémentation des plans nationaux d’adaptation et des stratégies basses carbones, et à renforcer le cadre de transparence et l’accès aux fonds climat "GCF" par les territoires du bassin méditerranéens.

Le deuxième mémorandum d'entente, signé par M. El Omari, et la co-fondatrice de l’Alliance mondiale des savoir faire ancestraux pour le climat (AMSEC), Nouzha Bouchareb, porte sur l'accompagnement des coopératives détentrices des savoirs traditionnels dans une gestion économique et durable de leur activité, l'appui à la mise en place d’un programme de renforcement des capacités des populations locales et à la dynamisation de l’action climatique, à travers la création des projets offrant des solutions bas carbone, en intégrant une importante dimension sociale.

Le dernier accord, signé entre le Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la société Aaqius, la commune urbaine de Tanger, l'université Abdelmalek Essaâdi, et l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), ambitionne de réaliser une étude de faisabilité technico-économique pour le déploiement sur le marché de la mobilité de l’écosystème STOR-H dans la région du Nord, en vue de démontrer les bénéfices et les avantages fournis par cette technologie en termes de mobilité, sécurité, et de coût.

Cette convention vise également à réaliser et à faciliter des transports pilotes (2 roues ou autres), afin d’affiner la solution de mobilité proposée aux conditions de la région du Nord, outre la promotion de la sûreté et de la sécurité du transport urbain sur la base de la technologie STOR-H pour les marchandises et les voyageurs. Ces mémorandums ont été signés en marge des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC), placées sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette grand-messe, organisée durant deux jours à l'initiative de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, connait la participation d'une soixantaine d'experts, hauts responsables et de présidents des régions du pourtour méditerranéen, qui vont débattre de plusieurs thématiques liées aux aspects de financement, de l'emploi des jeunes, de la migration climatique et du renforcement des capacités, en vue de faire face aux problématiques du changement climatique.

Responsable française :  Le Maroc a démonté qu'il est un interlocuteur d'envergure mondiale à travers son organisation de la COP22

Le Maroc, à travers son organisation de la 22ème Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), tenue en novembre 2016 à Marrakech, a réussi à démontrer qu'il constituait un interlocuteur d'envergure mondiale, a affirmé, vendredi à Tanger, la vice-président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Caroline Pozmentier.

"En reprenant brillamment le flambeau de la COP21, qui avait débouché sur l'Accord sur le Climat du 12 décembre 2015, le Maroc a démontré une nouvelle fois avec brio, grâce à l'engagement personnel de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qu'il constituait un interlocuteur d'envergure mondiale sur lequel il faut plus que jamais compter dans les grandes négociations internationales", a assuré la responsable, qui s'exprimait lors des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC).

Dans ce cadre, Mme Pozmentier a souligné que le Royaume a pu démontrer l'apport considérable que peut fournir l'action des collectivités territoriales à cette cause internationale, en complément de celle des Etats, grâce à la proximité avec le terrain. "Nous savons que, par la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un vaste processus de régionalisation avancée, prévu par la Constitution de 2011, a été mis en oeuvre dans le Royaume. C'est une preuve supplémentaire du constant souci de modernité d'un Souverain visionnaire, qui a su saisir dès le début de son règne l'importance de libérer les énergies des territoires au profit du pays tout entier", a-t-elle fait savoir.

Elle a ajouté, à cet égard, que la vocation première des régions marocaines est désormais la promotion d'un développement économique, social, culturel et environnemental intégré et durable sur leur territoire, notant que ce nouveau champ de compétence, qui est comparable à celui des régions françaises en matière d'économie, leur confère le pouvoir de devenir des partenaires de premier plan de l'Etat et des collectivités territoriales méditerranéennes dans un monde où l'union des forces est la clé de tous les succès. "C'est bel et bien, par notre coopération, que nous démultiplierons notre capacité à agir. Et nous croyons que nous pouvons conjuguer la sauvegarde de notre bien être et de l'avenir de nos enfants avec le développement économique et l'épanouissement culturel", a-t-elle préconisé, appelant à tenir le rythme et à continuer à avancer, en favorisant des projets concrets à l'exemple de ceux qui bénéficieront du soutien de la MMC.

La responsable française a, par ailleurs, tenu à mettre en avant l'excellence des relations d'amitié liant le Maroc et la France en général et les deux régions en particulier, notant qu'elle perçoit l'organisation de ces 1ères Rencontres comme une expression de la volonté du Royaume de renouer le fil de l'histoire commune et de se projeter résolument vers l'avenir. Et de rappeler que la Méditerranée constitue un monde en soi, dont les peuples partagent le même sort face aux problématiques qui dépassent leurs frontières, notant que le réchauffement climatique n'est plus le grand défi de demain, mais celui d'aujourd'hui, qui requiert l'unification des efforts de tous pour y faire face.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette grand-messe de deux jours a pour vocation de définir les priorités d'action et les moyens à mettre en oeuvre pour faire progresser les territoires et l'économie de la zone méditerranéenne sur les questions climatiques. Au programme de ces Rencontres, organisées à l'initiative de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, figurent une plénière de haut niveau sur les grandes questions sociétales liées au climat et à la mise en oeuvre des objectifs mondiaux de développement durable, et la question des migrations climatiques, ainsi que des rencontres avec les acteurs opérationnels autour du financement des projets, du renforcement des capacités, des stratégies et projets territoriaux et de la logistique MRV (mesurer, rapporter, vérifier).

Il s'agit également de l'organisation d'ateliers ouverts sur différents chantiers nécessaires au développement des MedCOP Climat et de la MMC, ainsi qu'une plénière sous le thème "emplois des jeunes et lutte contre le changement climatique: quelles opportunités?.

Mme El Ouafi : Le Maroc engagé à développer les partenariats pour soutenir les initiatives des acteurs non gouvernementaux autour du climat

Le Maroc est engagé à développer les partenariats pour soutenir les initiatives des acteurs non gouvernementaux dans le domaine du climat, a affirmé, vendredi à Tanger, la secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.

"La dynamique que connaissent les instances non gouvernementales, à travers leurs initiatives créatrices, semble aujourd'hui décisive pour mettre en oeuvre les dispositions de l'Accord de Paris sur le Climat et réaliser ses objectifs", a indiqué Mme El Ouafi, qui s'exprimait lors de la cérémonie d'ouverture des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC), placées sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Elle a, dans ce cadre, souligné l'impératif de soutenir les initiatives des acteurs non gouvernementaux, à travers le renforcement de partenariats entre les pays du Sud, et dans le cadre de la coopération tripartite, réitérant l'engagement du Royaume à développer ces partenariats, que ce soit au niveau de la Méditerranée qu'en Afrique, à même de parvenir à réaliser les engagements relatifs à l'Accord de Paris.

Il s'agit ainsi d'encourager les initiatives novatrices de ces acteurs, dont les collectivités territoriales, le secteur privé et la société civile, et de renforcer leurs positions à même d'aider les gouvernements à réaliser leurs engagements, a expliqué Mme El Ouafi, notant qu'"on ne peut faire face au réchauffement climatique sans faire appel à une gestion territoriale intégrée".

Et de rappeler que la COP22, tenue en novembre 2016 à Marrakech, a été une occasion pour affirmer la position du Maroc en tant que pays leader, de manière volontaire et significative, en matière de lutte contre les effets du changement climatique, de protection de l'environnement et d'instauration des fondements du développement durable, ainsi pour souligner l'importance de l'Agenda de l'action Climat.

Dans ce contexte, la secrétaire d'Etat a annoncé trois nouveautés relatives aux efforts déployés par le gouvernement dans ce domaine, dont le lancement de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de développement durable, et ce à travers l'élaboration de plans d'action sectoriels pour le développement durable.

Il s'agit également de favoriser l'harmonisation des études de diagnostic environnemental et des changements climatiques avec les plans régionaux de développement, ainsi que de créer des plateformes dédiées à l'unification des efforts de la société civile, des centres de recherche, des collectivités territoriales et des régions, selon une approche d'intégration volontaire, à même de garantir l'homogénéité des initiatives des différents acteurs.

Les premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC), organisées durant deux jours à l'initiative de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ont pour vocation de définir les priorités d'action et les moyens à mettre en oeuvre pour faire progresser les territoires et l'économie de la zone méditerranéenne sur les questions climatiques.

Au programme de ces Rencontres figurent une plénière de haut niveau sur les grandes questions sociétales liées au climat et à la mise en oeuvre des objectifs mondiaux de développement durable, et la question des migrations climatiques, ainsi que des rencontres avec les acteurs opérationnels autour du financement des projets, du renforcement des capacités, des stratégies et projets territoriaux et de la logistique MRV (mesurer, rapporter, vérifier).

A cela s'ajoutent des ateliers ouverts sur différents chantiers nécessaires au développement des MedCOP Climat et de la MMC, ainsi qu'une plénière sur "emplois des jeunes et lutte contre le changement climatique: quelles opportunités?.

Mme Afailal : Les régions ont un rôle clé à jouer dans le développement et la stabilité de la Méditerranée

Les régions ont un rôle clé à jouer dans le développement économique et social des pays du pourtour méditerranéen, à travers une bonne gouvernance climatique et la mobilisation des élus autour des questions et défis environnementaux, a affirmé, vendredi à Tanger, la secrétaire d’Etat chargée de l’Eau, Charafat Afailal.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC), placées sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, Mme Afailal a souligné que cette manifestation d'envergure constitue un trait d'union et un carrefour d'échange entre les différents acteurs impliqués dans les discussions liées au climat, notant que les régions sont désormais appelées à jouer un rôle essentiel dans le développement socio-économique et la promotion de la stabilité en Méditerranée.

Rebondissant sur la question de l'eau, la responsable a assuré que cette ressource rare et menacée, qui constitue un domaine transversal et connecteur par excellence de la quasi-totalité des secteurs de développement, devrait permettre de relever les défis liés à la sécurité alimentaire et à la résilience des villes dans le contexte du changement climatique, rappelant que la COP22 de Marrakech a été, à bien des égards, une étape primordiale dans la reconnaissance de l'eau comme facteur de premier plan dans le processus d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.

En effet, grâce à la mobilisation de toute la communauté internationale de l'eau, il est aujourd'hui largement admis que les modifications dans le cycle de l'eau représentent l'essentiel de l'impact du changement climatique, et vice versa, les perturbations du cycle de l'eau ont des conséquences directes sur le climat, a expliqué Mme Afailal.

"La Méditerranée à laquelle nous appartenons, berceau de toutes les civilisations, a longtemps porté les questions climatiques au coeur de ses préoccupations, dans l'objectif d'assurer la durabilité de son développement et de maintenir la paix et la stabilité du pourtour méditerranéen", a-t-elle poursuivi, relevant que dans cette région, les ressources en eau sont inégalement réparties et se caractérisent par une grande variabilité temporelle et des sécheresses récurrentes au cours des dernières décennies.

Elle a, dans ce contexte, estimé que la situation de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement dans le bassin méditerranéen n'est pas satisfaisante, précisant que 180 millions de Méditerranéens sont aujourd'hui en situation de stress hydrique.

"Nous sommes donc devant des défis de taille, en raison des changements globaux tels que le changement climatique qui va accroître les phénomènes extrêmes (inondations et sécheresses), les changements régionaux, tels que la croissance démographique et les pressions liées au tourisme dans les zones côtières, et la concurrence des usages de l'eau pour l'approvisionnement urbain, l'agriculture, l'énergie et l'industrie", a-t-elle dit, appelant à développer des outils de coopération, en vue de promouvoir l'échange de connaissances et de contribuer à vivre dans la prospérité, la solidarité et la paix.

"Le défi de la gestion pérenne et durable de l'eau est planétaire. Répondre aujourd'hui à ce défi, c'est bâtir une société mondiale nouvelle et solidaire, pour faire face aux menaces environnementales associées à la fragilité sociale dans plusieurs régions du monde", a préconisé Mme Afailal, estimant que ce manque d'eau, conjugué à d'autres facteurs exogènes, risque de compromettre les efforts de développement de la région méditerranéenne et sa stabilité.

Et de formuler le souhait que les échanges qui émailleront ces Rencontres permettront de dégager des propositions concrètes et convergent vers un engagement consensuel.

Cette grand messe de deux jours, organisée à l'initiative de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, va agir comme un accélérateur de transformation des territoires tant pour lutter contre les émissions de carbone que pour mettre en oeuvre l'adaptation, considérée comme une nécessité, et ce en favorisant, à l'échelle méditerranéenne, toutes les coopérations et partenariats directs entre acteurs et territoires.

Au programme de ces Rencontres figurent une plénière de haut niveau sur les grandes questions sociétales liées au climat et à la mise en oeuvre des objectifs mondiaux de développement durable, et la question des migrations climatiques, ainsi que des rencontres avec les acteurs opérationnels autour du financement des projets, du renforcement des capacités, des stratégies et projets territoriaux et de la logistique MRV (mesurer, rapporter, vérifier).

A cela s'ajoutent des ateliers ouverts sur différents chantiers nécessaires au développement des MedCOP Climat et de la MMC, ainsi qu'une plénière sur "emplois des jeunes et lutte contre le changement climatique: quelles opportunités?. 

Tanger à l'heure des 1ères Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat 

Les travaux des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC) se sont ouverts, vendredi à Tanger, avec la participation d'une soixantaine d'experts, hauts responsables et de présidents des régions du pourtour méditerranéen.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette manifestation d'envergure, initiée par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a pour vocation de définir les priorités d'action et les moyens à mettre en oeuvre pour faire progresser les territoires et l'économie de la zone méditerranéenne sur les questions climatiques.

Lors de la cérémonie d'ouverture de ces Rencontres, le président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Ilyas El Omari, a souligné que cette manifestation est inspirée de la lettre Royale adressée aux participants de la 2ème MedCOP Climat de Tanger, tenue en juillet 2016 à Tanger, avec la participation de 340 experts, qui a été une occasion pour mettre en place un agenda de solutions pour implémenter des changements dans les collectivités territoriales et les secteurs productifs.

A travers l'organisation de ces Rencontres, le conseil de la région a veillé à préserver la dynamique enclenchée après la MedCOP Climat, et ce via la création de la MMC, qui ouvre ses portes à tous les acteurs et les porteurs d'initiatives (collectivités territoriales, secteurs économiques, centres de recherche et société civile), a-t-il dit.

"Cette Maison s'impose aujourd'hui comme une nécessité récurrente, eu égard à son rôle comme un espace ouvert pour l'action au sein de la Méditerranée, qui est connue pour sa vulnérabilité climatique et ses multiples risques liés aux changements climatiques", a expliqué M. El Omari.

A cet égard, il a fait savoir que la MMC aspire à devenir une plateforme essentielle pour lutter contre les changements climatiques, à travers des partenariats entre les différents acteurs, et la fédération des efforts des individus et des collectivités, en vue de financer les projets prioritaires, notamment dans les domaines de l'économie verte, l'emploi, le renforcement des compétences et d'accompagnement des projets, notant que cette initiative se veut "une force douce influente", visant à valoriser les initiatives des intervenants de nature à sauver l'environnement dans la Méditerranée.

"Le destin commun entre les pays et les peuples du pourtour méditerranéen fait révéler un nouveau défi à relever, à savoir celui de l'unification des besoins et des efforts, en vue de permettre à la région méditerranéenne de s'ériger en modèle de transition écologique et énergétique", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, la secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, a souligné que la MMC devra jouer un rôle primordial dans l'unification des efforts de tous les intervenants et les régions concernées dans la région de la Méditerranée, tout en mettant à leur disposition l'expérience nécessaire pour renforcer leurs compétences et garantir l'accompagnement des porteurs de projets dans le domaine de lutte contre le dérèglement climatique et ses effets néfastes.

Elle a ainsi tenu à rappeler que la COP22, tenue en novembre 2016 à Marrakech, a été une occasion pour affirmer la position du Maroc en tant que pays leader, de manière volontaire et significative, en matière de lutte contre les effets du changement climatique, de protection de l'environnement et d'instauration des fondements du développement durable, réitérant l'engagement du Royaume à développer des partenariats dans le cadre d'une coopération tripartite, que ce soit au niveau de la Méditerranée qu'en Afrique, à même de parvenir à réaliser les engagements relatifs à l'Accord de Paris.

De son côté, le président de l'Association des présidents des régions du Maroc, Mohand Laenser, a affirmé que les missions attribuées à la Maison méditerranéenne du climat sont placées au coeur des préoccupations des régions de la Méditerranée en général et celles du Royaume en particulier, notant que les derniers sommets du climat ont assuré que la réussite des politiques et des stratégies relatives à la lutte contre les effets des changements climatiques passe par le renforcement du rôle des collectivités territoriales et des acteurs locaux dans cette lutte internationale contre le réchauffement climatique.

Et d'ajouter que cette Maison aura un rôle important à jouer dans la formation et le renforcement des capacités des élus, ainsi qu'en matière de mise en place des financements nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique, d'autant plus que toutes les régions marocaines sont intégrées dans l'élaboration des plans régionaux pour la protection de l'environnement et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Quant à la secrétaire d’Etat chargée de l’Eau, Charafat Afailal,, elle a souligné que cette rencontre, qui intervient suite aux recommandations de la 2ème édition du Forum MedCOP Climat, tenue à Tanger en juillet 2016, constitue un espace de consultation, de délibération et de consensus sur les moyens de relever les défis climatiques entre tous les acteurs non étatiques, les investisseurs, les consommateurs, le monde éducatif, ainsi que les acteurs gouvernementaux.

Elle a, à cet égard, précisé que la multitude des thématiques qui sont abordées lors de cette rencontre démontre de l'importance des aspects de financement, de l'emploi des jeunes, de la migration climatique et du renforcement des capacités pour faire face aux problématiques du changement climatique.

Pour l'ancien président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), initiatrice de la MedCOP21, Michel Vauzelle, "le Maroc a réussi, grâce à la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, à s'engager pleinement dans le processus de régionalisation avancée et le règlement des grands problèmes de la région méditerranéenne, dont l'immigration clandestine et le terrorisme", précisant que cette rencontre vient consacrer les efforts engagés en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, en poursuivant la même voie, à la faveur de l'initiative du Royaume.

Il a ainsi mis en avant l'importance de ces Rencontres dans la promotion du dialogue et l'échange d'expériences et de bonnes pratiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique, notant que la question climatique doit être perçue comme un devoir moral envers l'humanité, et ce afin de promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de stabilité.

La Maison méditerranéenne du climat, qui sera le siège du Secrétariat permanent des MedCOP Climat, se veut un centre de ressources, un lieu de renforcement de capacités et un outil d'accompagnement et d'incubation de projets. Cette plateforme devrait accueillir chaque année les grands réseaux internationaux d'experts, de collectivités territoriales, d'acteurs économiques et de structures académiques pour faire le point sur l'Agenda méditerranéen des solutions et promouvoir son projet global.

Dès sa première année, la MMC va sélectionner 10 projets innovants, ambitieux et reproductibles, qui sont portés par des entreprises, des autorités locales, des associations et des structures académiques pour les accompagner et les aider à accélérer leur déploiement.

Cette grand messe est ponctuée d'une plénière de haut niveau sur les grandes questions sociétales liées au climat et à la mise en oeuvre des objectifs mondiaux de développement durable, et la question des migrations climatiques, ainsi que des rencontres avec les acteurs opérationnels autour du financement des projets, du renforcement des capacités, des stratégies et projets territoriaux et de la logistique MRV (mesurer, rapporter, vérifier).

A cela s'ajoutent des ateliers ouverts sur différents chantiers nécessaires au développement des MedCOP Climat et de la MMC, ainsi qu'une plénière sur "emplois des jeunes et lutte contre le changement climatique: quelles opportunités?

(MAP 15/12/2017)