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Samedi 1 Novembre 2014

37ème conférence à Rabat de l'Union parlementaire africaine (UPA)

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37ème conférence de l'UPA

M. Talbi Alami élu président de l'Union parlementaire africaine

Le président de la Chambre des représentants Rachid Talbi Alami a été élu, dimanche à Rabat, à l'unanimité, président de l'Union parlementaire africaine (UPA), lors de son 37è Congrès et de la 65è session de son comité exécutif.

Intervenant à cette occasion, M. Tabli Alami a relevé que la confiance placée en sa personne, en sa qualité de président de la Chambre des représentants, et à l'endroit du parlement marocain, est une reconnaissance de l'effort inlassable consenti par le Maroc en faveur des causes africaines.

Le président de la Chambre des représentants a, par ailleurs, dit aspirer à conférer davantage de présence agissante et effective à l'UPA au sein des fora internationaux, notamment au niveau des Nations-unies et de ses différentes instances, ajoutant qu'il s'attèlera, avec les membre de l'Union, à élaborer des formules à même de promouvoir l'action parlementaire africaine, à travers des sessions de formation et des rencontres communes avec leurs homologues du pourtour méditerranéen, du parlement européen, d'Amérique latine et d'Asie.

M. Talbi Alami a, d'autre part, souligné la nécessité de tirer profit de l'expérience diplomatique marocaine, africaine et arabe pour renforcer les relations parlementaires et humanitaires au service du contient africain et de ses causes vitales, et pour faire face aux menaces guettant ses pays.

Il a, en outre, fait part de sa détermination à élargir les rôles de l'UPA, eu égard aux défis auxquels font face les institutions législatives africaines.

Sur un autre registre, M. Talbi Alami a appelé les membres des parlements africains participant à ce 37è congrès à outrepasser les conflits qui compromettent les ressources du continent et à profiter de l'intelligence collective de son capital humain en vue de l'édification d'un avenir à la hauteur des aspirations des peuples africains.

A cette occasion, il a été procédé à l'élection de trois vice-présidents, à la reconduction du secrétaire général de l'Union pour un mandat de 4 ans ainsi qu'à l'élection des membres du comité exécutif.

L'UPA est une organisation inter-parlementaire continentale créée à Abidjan le 13 Février 1976 et qui regroupe 40 Etats membres, outre des Etats observateurs.

Le comité exécutif de l'UPA s'assigne pour missions, d'une part, d'orienter, d'appliquer et d'assurer le suivi des recommandations et décisions prises par le Congrès de l'Union et, d'autre part, de contrôler l'action de son secrétariat général.

(MAP-02/11/2014)

Coup d'envoi à Rabat des travaux de la 37-ème conférence de l'UPA

La 37ème Conférence de l'Union Parlementaire Africaine (UPA) a ouvert ses travaux, samedi à Rabat, en présence notamment du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, du président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, de la présidente du comité exécutif de l'UPA et du secrétaire général de l'Union Interparlementaire.

Deux thèmes principaux ont été retenus pour cette 37-ème conférence: "la lutte des pays africains contre le terrorisme sous toutes ses formes à travers le renforcement des compétences nationales et la coopération internationale" et "la réalisation du développement durable dans toutes ses dimensions en faveur de la paix, la sécurité et le développement socio-économique dans les pays africains".

Intervenant à l'ouverture de cette conférence, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le président de la Chambre des représentants Rachid Talbi Alami a indiqué que le lien du Maroc avec le continent africain est dicté par une nécessité existentielle et reste un choix stratégique réfléchi et irréversible.

M. Talbi Alami a souligné que même après s'être retiré de l'Union africaine, le Maroc n'a pas rompu avec l'Afrique et ses causes mais était toujours présent et interactif, ajoutant que son sérieux et la transparence de ses positions, de ses choix et de ses engagements lui ont permis de maintenir le soutien de ses frères et amis à ses causes justes mais encore de convaincre d'autres pays africains de la pertinence de ses positions.

Le Maroc a également réussi à gagner la confiance des pays africains dans son expérience et son potentiel et expertise propres qu'il n'a pas hésité à partager avec ses frères et amis africains, a-t-il relevé.

Le Royaume, a-t-il ajouté, n'a épargné aucun effort pour rester en interaction continue avec les initiatives et les propositions de l'UPA, ajoutant que le Maroc, dans ses orientations africaines, ne mène pas une action transitoire ou tactique, mais il s'agit bien d'un choix stratégique et naturel et un devoir à remplir tout en restant attaché à ses racines géographiques et géopolitiques et à l'une de ses composantes ethniques.

Le président de la Chambre des représentants est revenu, dans ce cadre, sur les multiples initiatives et visites du Souverain dans plusieurs pays africains ainsi que sur les récentes actions du Royaume à leur égard notamment la régularisation de la situation des ressortissants de l'Afrique subsaharienne dans le Royaume, la formation des imams africains en faveur d'une culture de juste milieu et de paix pour contrer l'extrémisme et le terrorisme, outre l'accueil de milliers d'étudiants africains dans les universités, les écoles et les instituts avec des bourses marocaines de même que des cadres issus de ces pays.

Et de souligner que la lutte des pays africains contre le terrorisme sous toutes ses formes implique le renforcement des capacités nationales et une coopération internationale dans ce domaine de même que le développement durable et la lutte contre la pauvreté et la protection de la famille comme moyens pour éradiquer le terrorisme et venir à bout de ces causes matérielles.

La propagation du phénomène du terrorisme notamment en Afrique est devenue une préoccupation universelle, a souligné M. Talbi Alami, rappelant l'appel de hauts responsables de la communauté internationale à agir, avant qu'il ne soit trop tard, pour combattre ce fléau notamment sur le plan sécuritaire.

Le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire des pays africains, l'implication des communautés locales au processus de conservation de leur bien, l'intégration des NTIC au profit de la préservation du patrimoine, une meilleure coordination des stratégies africaine dans le cadre de la représentation du continent au sein des instances du Patrimoine, l'encouragement des échanges d'expériences entre professionnels du patrimoine et la création de centres des métiers du patrimoine, sont autant de recommandations issues de la rencontre de Marrakech. 

L'objectif des récents conflits étant de s'attaquer à "l'âme cultuelle et culturelle des communautés locales", les participants au séminaire de Marrakech invitent aussi les "Etats-parties à ratifier les Conventions et à envisager des stratégies de prévention de destruction du patrimoine en cas de conflit ou de catastrophe naturelle".

Lors des travaux de cette rencontre, plusieurs participants ont salué l'engagement du Maroc auprès du Fonds pour le patrimoine mondial africain, et souligné que le Royaume, qui dispose de 9 sites classés des plus importants en Afrique, dispose d'une remarquable expérience dans la gestion et la préservation du patrimoine.

Le séminaire de Marrakech s'inscrit dans le cadre d'une recommandation de la conférence "Vivre avec le patrimoine mondial en Afrique" (Afrique du Sud-septembre 2012) appelant à la tenue d'une réunion régionale tous les deux ans sur le patrimoine.

L'objectif de ce séminaire est de réfléchir sur les expériences du patrimoine mondial en Afrique, concrètement dans les domaines liés au cadre coutumier, à la gestion, la participation communautaire, la sensibilisation économique et aux impacts des conflits armés. 

Le but de la rencontre, qui a connu la participation des représentants d'une quinzaine de pays africains, est d'analyser les pratiques de gestion des sites africains du patrimoine mondial en vue de partager les expériences sur les réussites et les défis d'intérêt régional et international.

Les travaux de ce conclave ont porté sur les thèmes "Expériences sur le patrimoine mondial et le développement en Afrique", "Enjeux et défis de conservation du patrimoine mondial en Afrique", "Reconnaissance, formalisation et documentation des systèmes de gestion traditionnels", "Le Patrimoine mondial dans les zones de conflit et post-conflit et les stratégies de réhabilitation".

(MAP-01/11/2014)