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Vendredi 29 Septembre 2017

Convention tripartite pour le lancement du programme d'assistance parlementaire

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Convention tripartite pour le lancement du programme d'assistance parlementaire

La Chambre des conseillers, la Fondation Westminster pour la démocratie (WFD) et l’université Mohammed V de Rabat ont signé, jeudi, une convention de partenariat portant sur le lancement du programme de l’assistance parlementaire.

La convention a été signée par le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach, la directrice régionale de la Fondation Westminster pour la région MENA et l'Asie, Dina Melhem et le président de l’université, Said Amzazi.

A cette occasion, M. Benchamach a indiqué que cette convention constitue une étape importante dans la vie de l’institution législative et que la mémoire de la chambre retiendra pour toujours cette convention qui renforcera l’ouverture de la chambre sur son environnement universitaire et académique riche en expériences. 

La convention ouvrira également de larges perspectives devant la coopération avec la plus ancienne université marocaine et la prestigieuse Fondation, a-t-il affirmé.

Pour sa part, M. Amzazi a souligné que l’université marocaine est appelée, aujourd’hui, à s’impliquer dans le développement des relations de coopération avec les établissements privés et publics pour permettre à l’étudiant marocain de bénéficier d’une formation de qualité et d'intégrer le marché de l’emploi. "Cette convention revêt aussi une importance particulière pour promouvoir le système de la recherche scientifique", a ajouté M. Amzazi.

De son côté, Thomas Reilly, l’ambassadeur de la Grande-Bretagne au Maroc, a souligné que cette convention jette les bases d’une expérience d’avant-garde, étant donné qu’elle contribuera au renforcement des capacités de la chambre des conseillers en matière d’élaboration des projets de loi. "La convention constitue une initiative innovante d’une valeur ajoutée pour la chambre des conseillers et l’université marocaine", a-t-il dit.

Dina Melhem s’est réjouie, elle, de la signature de cette convention, affirmant que les programmes de coopération existant entre les deux parties illustrent le niveau des relations de partenariat exemplaire unissant la chambre des conseillers et la Fondation, relevant que cette convention permettra aux étudiants d’avoir une expérience dans l’action parlementaire. 

La convention s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2016-2018 de la chambre et concrétise l’accord de partenariat avec la Fondation.

En vertu de cette convention, 38 doctorants de l’université profiteront d’une formation au sein de la chambre des conseillers durant deux sessions parlementaires consécutives.

La convention vise le renforcement des capacités des parlementaires dans le domaine de la législation et du contrôle parlementaire, ainsi que la consolidation des relations avec l’université. Pour ce faire, une commission sera chargée de coordonner et d’évaluer le bilan et de faire des propositions.

M. Benchamach souligne la nécessité de préserver la diversité identitaire et culturelle, comme manière de protéger les valeurs de la démocratie

Le président de la Chambre des Conseillers, Hakim Benchamach, a souligné, jeudi à Rabat, la nécessité de préserver la diversité identitaire, culturelle et territoriale comme manière de protéger les valeurs de la démocratie.

Lors d'une journée d’étude organisée par la Chambre des conseillers et la Fondation Westminster sur "Les défis et les perspectives de la démocratie au Maroc", M. Benchamach a affirmé que les enjeux de la protection de la société démocratique concernent, essentiellement, la prévention de l’intégrisme violent et du terrorisme et la lutte contre les "offres politiques" anti-démocratiques, comme celles exploitant l’Islam, populistes ou basées sur la haine, ainsi que le parachèvement de la mise en place du système national de protection des droits de l’Homme. 

M. Benchamach a également évoqué les défis relatifs à la crise d’intégration dans les mécanismes de la démocratie représentative et aux crises de redistribution et d’intégration sociale, de médiation, notamment dans le contexte de la dynamique de contestation et de protection de la société démocratique. 

"Avons-nous le courage d’admettre, pour une fois, les capacités de l’intelligence nationale dans ce domaine ? Jusqu’à quand notre démocratie restera-t-elle prisonnière de stratégies et politiques populistes visant à détourner la volonté populaire et ignorer l’opposition sous sa forme représentative, civile ou non-gouvernementale ?" s’est-il demandé. Pour sa part, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Driss El Yazami, a relevé que le Maroc partage les facteurs déterminants de la crise démocratique avec toutes les sociétés internationales, précisant que la composante essentielle de cette crise est la place du citoyen dans le processus démocratique, vu qu'il n'y a pas de démocratie sans la participation du citoyen. 

Il a aussi souligné que le débat sur la démocratie représentative dans les pays occidentaux démocratiques suscite plusieurs questions sur le système représentatif marocain et sa capacité à garantir la participation effective des citoyens dans l'opération politique face aux défis dangereux auxquels fait face la démocratie, notamment la désaffection électorale et les idées nourries par la déception à cause du sentiment d’oppression et de pauvreté. 

Le président du CNDH a ainsi indiqué que les expériences démocratiques comparatives exigent d'assurer les droits de l'Homme et les droits fondamentaux, de maintenir la paix et la sécurité, et de consolider les piliers de développement.

M. El Yazami a aussi fait savoir que la démocratie est un droit fondamental pour le citoyen, qui doit être exercé dans un contexte de liberté, d'égalité, de transparence et de responsabilité, ajoutant que cette dernière vise à protéger et à préserver la dignité des citoyens et leurs droits fondamentaux, garantir une justice sociale, soutenir le développement socio-économique et assurer la cohérence de la société et la consolidation de la stabilité nationale et la paix sociale.

De son côté, la représentante de la Fondation Westminster pour la démocratie, Dina Melhem a précisé que cette journée d'étude s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la démocratie (15 septembre), dans un contexte international et régional agité.

Elle a aussi souligné que la démocratie participative est placée en tête des priorités de la Chambre des conseillers, en application aux réformes conduites au Maroc au cours des dernières années. 

Mme Melhem a dans ce sens rappelé que la Chambre des conseillers a toujours établi un lien entre la démocratie et les droits de l'Homme, vu que la démocratie constitue une méthode de gouverner et une composante essentielle dans le domaine des droits de l'Homme, de même qu'elle a lié la démocratie avec les objectifs de développement durable (ODD), notant que cette dernière est le meilleur chemin pour la stabilité, la prospérité, la sécurité et la justice sociale.

Cette rencontre, qui intervient dans le cadre des recommandations de l'Union parlementaire internationale appelant à s'inspirer du contenu de la déclaration internationale pour la démocratie, vise à développer la pratique démocratique au Maroc et à préserver les acquis réalisés dans domaine de même qu'elle se veut une occasion de mettre en avant les efforts déployés en vue de renforcer et consolider la démocratie. 

MAP 28/09/2017