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Vendredi 11 Août 2017

Le Maroc officiellement candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2026 de football

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 Le Maroc officiellement candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2026 de football

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) annonce avoir officiellement déposé ce vendredi le dossier de candidature du Maroc pour l'organisation de la 23è édition de la Coupe du monde, prévue en 2026.

''La FRMF a déposé officiellement son dossier de candidature auprès des commissions spécialisées au sein de la Fédération internationale de football (FIFA) pour abriter le Mondial 2026'', précise l'instance fédérale dans un communiqué.

Ministre de la Jeunesse et des Sports: le Maroc, pays hôte de grandes manifestations internationales, est capable d'abriter le Mondial 2026

Le Royaume du Maroc est capable d'organiser la Coupe du monde de football après avoir développé une grande expertise organisationnelle en abritant le Forum mondial des Droits de l'Homme et la COP22, a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami.

Le dépôt de la candidature du Maroc est intervenu sur Haute décision royale, a confié M. Talbi Alami dans un entretien à la MAP, expliquant que le Maroc dispose désormais de tous les potentiels exigés par le cahier de charges de la Fédération internationale de football (FIFA).

Grâce aux investissements mis en œuvre par le Royaume depuis 2004, notamment au niveau des infrastructures, des technologies de communication et des complexes sportifs, le Marocest une nation prête à abriter tous types de grandes manifestations dont le nombre de participants peut varier entre 14.000 à 20.000 personnes.

La Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui est membre de la FIFA, s'est chargée de prendre les dispositions nécessaires à la candidature du Maroc qui a opté pour une candidature unique, et ce contrairement aux informations véhiculées précédemment sur ce sujet, a noté le ministre, exprimant sa confiance quant aux chances de succès de la candidature marocaine malgré l'augmentation du nombre des équipes participant à cette compétition mondiale en 2026.

Le Maroc avait concouru à l'organisation de cette compétition à des moments où il ne disposait pas des potentialités dont il jouit aujourd'hui, a-t-il rappelé, notant que le Royaume, grâce à sa réputation et à celle de SM le Roi, ainsi qu'à l'excellence des relations qui le lient à de nombreux pays, avait déjà obtenu un nombre respectable de voix. Les relations du Maroc ainsi que les dernières tournées royales dans le continent africain, sans oublier le retour du Maroc au sein de l'Union africaine (UA), sont autant de facteurs favorisant la mobilisation du soutien et des votes en faveur du Royaume en 2018, a souligné le ministre. Le ministère de la Jeunesse et des Sports remplira pleinement son rôle dans la préparation et l'application minutieuse des cahiers de charges, en coordination avec la FRMF à chaque étape, tout en associant l'ensemble des intervenants pour œuvrer de manière collective la réalisation du rêve de tous les Marocains, Roi, gouvernement et peuple, a martelé M. Talbi Alami.

Le Maroc croise le fer avec un trio nord-américain pour l'organisation du Mondial 2026

Candidat sérieux mais infortuné à l’organisation des mondiaux de football de 1994, 1998, 2006 et 2010, le Maroc a officialisé vendredi sa candidature pour la Coupe du monde de 2026, une énième prétention au cours de laquelle il devra croiser le fer avec le trio nord-américain composé des Etats-Unis, du Mexique et du Canada, après que des difficultés économiques ont contraint la Colombie à se retirer de la course.

Mais d’ici juin 2018, date de la désignation du pays hôte, la mission de convaincre les 209 électeurs ne sera pas de tout repos. 

La candidature commune des Etats-Unis (hôte en 1994), qui accueilleraient 60 des 80 matchs du mondial 2026, du Mexique (1970 et 1986) et du Canada, donnera du fil à retordre au dossier marocain, qui semble n’avoir rien à envier à la candidature nord-américaine. 

Aux yeux de la FIFA, qui prône la rotation continentale, l’organisation par les Etats-Unis du mondial 1994 serait plutôt un handicap.

Après l’Afrique en 2010, l’Amérique en 2014, l’Europe en 2018 et l’Asie en 2022, l’alternance veut que l'édition 2026 se tienne en Océanie, seul continent à n'avoir jamais accueilli cet événement. Mais l'Australie, qui a brigué l'organisation du mondial 2022, n’a pas manifesté un intérêt sérieux à l’organisation de la 23ème édition, qui devra, ce faisant, aller à l’Afrique.

Fort de son infrastructure sportive, hôtelière et touristique, de sa situation géographique favorable à l’affluence des supporters des cinq continents et de la commercialisation des droits de transmission télé, le Maroc, qui a accueilli plus de 10 millions de touristes en 2016, sera, selon toute vraisemblance, plus que jamais proche d’organiser la manifestation sportive la plus prisée au monde, d’autant plus que la FIFA a annoncé que ni la candidature de l'Europe, ni celle de l'Asie ne pourraient être considérées pour l'édition 2026.

Pays à grande tradition footballistique, le Maroc, champion d’Afrique en 1976 et présent à quatre reprises au mondial, pourra compter notamment sur l’appui de la CAF et des fédérations africaines et arabes. 

La Fédération royale marocaine de football (FRMA) a en effet signé une quarantaine de conventions de partenariat portant sur le développement du football africain, tout en renforçant sa représentation dans la plus haute hiérarchie des structures de la CAF.

Dans ce sillage, le président de la CAF, Ahmed Ahmed, n’a cessé d’assurer de son soutien absolu la candidature marocaine se disant "convaincu" de la capacité du Maroc à abriter dans les meilleures conditions cette messe footballistique planétaire.

Et c’est la même conviction que l’on ressent chez le patron de la FIFA, Gianni Infantino, pour qui le Royaume est "en mesure d'accueillir la Coupe du monde de football eu égard à ses infrastructures et sa capacité organisationnelle". 

Si le Maroc venait à se porter candidat, "ce n'est pas fortuit", avait-il déclaré récemment à Skhirate lors du Symposium international sur le football africain, qui a été une occasion d’engranger tout le soutien nécessaire à la candidature marocaine.

En effet, l’Europe, le continent le plus représenté en coupe du monde, aura tout à gagner si l’organisation du premier mondial à 48 équipes est confiée à un de ses partenaires les plus crédibles.

Outre sa stabilité politique et économique et la qualité de ses infrastructures de transport, le Maroc possède un atout majeur, celui du fuseau horaire, un casse-tête pour la FIFA qui s’est dit d’ailleurs se réserver le droit d’adapter le coup d’envoi des matchs à partir de la Coupe du monde 2026 en fonction du décalage horaire des pays concernés par les matches du mondial.

L’organisation du mondial 2026 au Maroc sera ainsi une bonne nouvelle pour l’Asie, le nouveau méga marché du football qui jouit de tout l’intérêt de la FIFA, des opérateurs médiatiques et des différents acteurs du football mondial, mais dont le décalage horaire a toujours compliqué la commercialisation et la promotion des grandes manifestations sportives internationales.

Au-delà de toutes ces considérations, la candidature du Maroc pour abriter la coupe du monde de football demeure une prétention légitime. Le Royaume, qui fut le premier à revendiquer le droit de l’Afrique à organiser le mondial sur ses terres, dans sa course de 1994 face aux Etats-Unis, jusqu’à ce qu’il soit privé de l’organisation de l’édition africaine de 2010, est en droit de s’estimer le mieux placé pour accueillir la 23è édition qu’il veut bénéfique à l’Afrique, toute l’Afrique.

(MAP 11/08/2017)