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Mercredi 12 Juin 2013

Le Maroc opte pour une approche globale des villes nouvelles, lieux de vie et de production de richesse

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Le Maroc opte pour une approche globale des villes nouvelles, lieux de vie et de production de richesse

Le Maroc opte pour une "approche globale et transversale des villes nouvelles, faisant de celles-ci de véritables lieux de vie et de production de richesse, plutôt qu'une simple réponse aux besoins de logement", a affirmé, mercredi à Tanger, le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdellah.

Intervenant lors du panel de clôture du programme de coopération sur les villes nouvelles "New Medina", mis en œuvre par le programme CIUDAD de l'Union européenne, M. Benabdellah a indiqué que son département œuvre pour développer cette approche en collaboration avec Al Omrane, les départements ministériels concernés et les différents acteurs, dans le but d'intégrer les territoires des villes nouvelles et leur environnement immédiat au processus de développement de ces villes.

A cet égard, le ministre a fait savoir "qu'une réflexion, qui sera suivie d'une action prochaine, va concerner tout le bassin de Tanger, y compris la ville nouvelle de Chrafate", dans le but d'agir "sur de grandes perspectives et selon une vision globale, faisant en sorte que ces initiatives de villes nouvelles puissent s'intégrer dans une dimension de développement de toute une région".

M. Benabdellah a également souligné l'importance de la convergence des politiques publiques en matière d'urbanisme, afin que "sur un territoire donné et dans un temps déterminé, les interventions des différents acteurs puissent aller dans le même sens" et réussir les objectifs de la création des villes nouvelles.

Par ailleurs, le ministre a noté que le Maroc, qui a lancé plusieurs grands chantiers de villes nouvelles, constitue un excellent laboratoire en matière d'urbanisme et de création et gestion des nouvelles villes et nouveaux pôles urbains, appelant à lancer un programme "New Medina 2" afin de continuer à échanger les expériences entre les différents pays bénéficiant de ce projet.

Le projet New Medina, lancé il y a trois ans sous le thème "De la ville pilote à la ville durable : réinventer les villes nouvelles", a nécessité une enveloppe de 710 mille euros financée à 80pc par l'Union européenne, avec pour objectif de développer une approche durable de la ville, appliquée à la construction de villes nouvelles dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée.

Dans ce sens, le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM), Fathallah Sijilmassi, a mis l'accent sur l'importance de la coopération régionale au niveau de la Méditerranée pour faire face à des défis qui sont similaires dans les différents pays de la région, notamment le déficit en logements, les risques sur l'environnement et le développement socioéconomique.

Il a aussi mis en exergue le rôle de la coopération décentralisée dans la transformation des stratégies globales en réalisations palpables sur le plan local, relevant que l'UpM œuvre pour la réalisation de projets concrets répondant à sa stratégie de développement urbain durable.

"L'Union est en phase de sélection et d'approbation de ces projets, avec pour maître mot la promotion de la synergie et de la coopération entre les 43 membres de l'UpM", a affirmé M. Sijelmassi.

New Medina a été porté par un consortium composé de la communauté d'agglomération de Marne-la-Vallée/Val Maubuée (France), chef de file du projet, de la plateforme européenne de villes nouvelles, villes pilotes (ENTP), réseau de vingt-six villes européennes, et de l'association Touiza Solidarité, basée à Marseille. 

Ce consortium a travaillé en coopération avec la ville de New Fayoum, près du Caire, représentée par le Centre national de recherche sur l'habitat et la construction (HBRC) d'Egypte, la ville de Sidi Abdellah, près d'Alger, représentée par l'entreprise publique EPIC VNSA et la ville de Chrafate, près de Tanger, représentée par l'opérateur Al Omrane.

Le projet a contribué à l'amélioration des capacités des équipes locales (urbanistes, architectes, cadres et décideurs des collectivités locales) qui travaillent à la création de villes ou de quartiers nouveaux au Maroc, en Algérie et en Egypte.