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Mardi 20 Mars 2018

Le Maroc prend part à la réunion ministérielle de l'Union africaine sur la Zone continentale de libre-échange

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Le Maroc prend part à la réunion ministérielle de l'Union africaine sur la Zone continentale de libre-échange

Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération  internationale, chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli. Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli.

Le Maroc a pris part, hier à Kigali, à la réunion du Conseil exécutif du Sommet extraordinaire de l'Union africaine dédiée à la Zone de libre-échange continentale africaine. Une rencontre de la plus haute importance pour l’avenir de l'Afrique, car la création d’une ZLEC fera du continent la plus grande union douanière au monde jamais établie depuis la création de l'Organisation mondiale du commerce.

Le Maroc a pris part hier à Kigali à la réunion ministérielle du Conseil exécutif du Sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA) sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Le Royaume a été représenté à cette réunion par une importante délégation ministérielle conduite par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli. Cette réunion ministérielle revêt une importance capitale pour l’avenir des relations économiques et commerciales entre les pays du continent puisqu’elle devrait préparer la signature demain, mercredi, par les Chefs d'État et de gouvernement de l'Union d'un accord historique qui marquera le lancement officiel de la ZLEC.

La mise en place de cet espace économique de plus de 1,2 milliard de consommateurs est un projet phare de l'Agenda 2063, la vision à long terme de l'UA pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique. L'établissement de cette zone se traduira en effet par la création d'un marché commun de biens et de services et la réalisation d'un produit intérieur brut (PIB) de 2,5 billions de dollars. Ce projet, en gestation depuis près de quatre décennies, devra assurément stimuler les échanges intra-africains qui ne représentent aujourd'hui que 10% du total des échanges réalisés par le continent. Selon les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), la Zone de libre-échange continentale devra doper le PIB du continent de plus de 35 milliards de dollars dans les cinq prochaines années, à la faveur de l'élimination progressive des obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce des marchandises et la libéralisation graduelle du commerce des services. La Commission économique pour l'Afrique des Nations unies estime pour sa part que la concrétisation de cet ensemble économique contribuera à coup sûr à augmenter la part de l'Afrique dans le commerce mondial. Celle-ci étant encore dérisoire puisqu'elle n'en représente qu'environ 2%. Pour les experts, une telle zone permettrait également de réduire la dépendance de l'Afrique vis-à-vis de l'étranger avec une baisse des importations africaines de 10,2 milliards de dollars. À travers ce projet, les dirigeants africains ambitionnent de donner un coup d'accélérateur à la coopération commerciale via la mise en œuvre des mesures de facilitation des échanges pour in fine aboutir à une union douanière en 2022, et une communauté économique africaine d'ici 2028. La rencontre de Kigali s’annonce ainsi cruciale pour l’avenir de l'Afrique, car la création d’une zone de libre-échange africaine fera du continent la plus grande union douanière au monde jamais établie depuis la création de l'Organisation mondiale du commerce. 

MAP: 19/03/2018