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Vendredi 20 Septembre 2019

L'INDH et l’UNICEF s’engagent à renforcer les systèmes de santé communautaire

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L'INDH et l’UNICEF s’engagent à renforcer les systèmes de santé communautaire

L’accord-cadre tripartite, signé jeudi à Skhirat par le ministère de l'Intérieur (Coordination nationale de l’Initiative nationale pour le développement humain), le ministère de la Santé et l'UNICEF, vient donner un nouvel élan aux efforts visant l’amélioration de la santé maternelle et infantile au Maroc à travers le renforcement des systèmes de santé communautaire. 

En effet, ce document tient compte des Hautes directives royales visant la promotion de la gouvernance, la valorisation des ressources humaines et le développement économique et social du territoire, dans le cadre d’une étroite collaboration entre l’Etat, les conseils des régions, les autres collectivités territoriales, la société civile et les organisations internationales.

Il intervient également dans le cadre des missions de la phase III de l’INDH en matière de lutte contre la précarité et la pauvreté et de contribution à l’amélioration des indicateurs de développement humain en se basant sur les principes d’inclusion sociale, l’ancrage de l’approche genre, l’implication et la participation de la population.

La signature de cette convention, qui a eu lieu en marge des premières Assises nationales du développement humain qui se tiennent sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI sous le thème "Développer la petite enfance, un engagement envers l'avenir", est le fruit des échanges et des ateliers de travail et de réflexion ayant couvert une période de dix mois.

L’objectif était donc d’identifier les axes d’interventions efficaces et à fort impact moyennant une chaine de résultat engageant l’ensemble des partenaires en mettant l’accent sur l’ensemble des déterminants de la santé qui peuvent constituer un frein à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Au terme de cet accord-cadre, les trois parties s'engagent à consolider la coopération dans le cadre du Programme Santé et de conjuguer leurs efforts en vue de remédier efficacement aux inégalités d’accès des enfants, des femmes en âge de procréer, des femmes enceintes et accouchées aux services de santé, notamment ceux vivant dans les 134 circonscriptions sanitaires rurales des 14 provinces relevant des trois régions prioritaires, à savoir Béni Mellal–Khénifra, Marrakech–Safi et Drâa-Tafilalet. 

L’UNICEF entend ainsi fournir un appui technique, à travers l’expertise de spécialistes, à la réalisation des objectifs du sous-programme INDH III axé sur la santé/nutrition maternelle et infantile, en collaboration avec le ministère de la Santé, dont les interventions communautaires en santé déjà initiées et les services de santé et nutrition primaires qui seront appuyés à travers les activités proposées. 

Sont spécifiquement environnées la consolidation des capacités de l’INDH et du ministère de la Santé, la révision des taches et le renforcement des capacités des systèmes de santé communautaires, ainsi que le changement du comportement de la population en matière de santé maternelle et infantile, afin de remédier efficacement aux inégalités d’accès à la santé des enfants, des femmes enceintes, des femmes allaitantes et des femmes en âge de procréation vivant dans les zones mal desservies/rurales. Cet objectif sera atteint à travers une approche expérimentale développée en trois phases sur un période de 18 mois.

Plus précisément, l’accord visera sept composantes spécifiques, à savoir l’amélioration du dispositif communautaire en santé à travers le développement et le renforcement des systèmes de santé primaires à niveau communautaire, basés sur les personnes relais communautaires, ainsi que la promotion de l’accès aux services de nutrition et de santé maternelle, néonatale et infantile et soutenir le développement de l’enfant dans les 1000 premiers jours par le développement de concepts complémentaires tels que la "baby box".

Il s’agit aussi de repositionner le rôle de Dar Al Oumouma (DAO) "nouvelle génération" en tant que levier pour encourager l’accouchement en milieu surveillé, la consultation en post partum et le développement de la petite enfance et d’accroître la demande des services de santé/nutrition maternelle et infantile au niveau communautaire, par le biais d’une combinaison de stratégies de communication pour le développement, en vue d’un meilleur engagement communautaire et de changement de comportement durable. 

L’accord-cadre a en outre pour objectif de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel de la mère et de l’enfant moyennant des activités intégrées et multisectorielles focalisées principalement sur la réponse au retard de croissance et des carences en micronutriments.

Les parties prévoient également de soutenir l’achat et le monitorage de la distribution et de l’utilisation des équipements médicaux destinés aux services de santé/nutrition maternelle et infantile, acquis à travers la mise en place d’un collectif d’achat entre le MS et l’INDH, sachant que ces équipements concernent notamment les prestations de consultations prénatales, d’accouchement en milieu surveillé, de soins néonatals et de consultations postnatales.

S’y ajoute l’appui au programme de la santé de la mère et de l’enfant à travers l’engagement d’experts thématiques pour le renforcement de la capacité du ministère de la Santé et de l’INDH, ainsi que l’élaboration de référentiels basés sur des évidences d’efficacité et d’efficience des interventions proposées.

Par ailleurs, ce partenariat tripartite s’assure du respect d’un nombre de principes directeurs, dont le ciblage (zones sanitaires vulnérables et sous couvertes, bénéficiaires identifiés), la concertation, la convergence des interventions, la cohérence par rapport aux orientations et lignes directrices des programmes du ministère de la santé, la participation effective et implication des services déconcentrés, la participation des associations locales et de la population locale, outre la durabilité et pérennité, la qualité des services offerts et la transparence.

Force est de constater qu’un comité national est chargé de la coordination, du suivi et de l'évaluation de la mise en œuvre de l’accord cadre à l’échelle nationale. Constitué de membres, à part égale, des trois parties, le comité de suivi se réunit régulièrement tous les 2 mois ou à l'initiative de l'une des parties. Il procède à un bilan qualitatif et quantitatif des activités réalisées au cours de l'année écoulée et de celles prévues par le plan d'actions annuel élaboré et validé par les parties signataires et proposera, si nécessaire, de nouvelles orientations et recommandations pour le pilotage et la mise en œuvre. 

-MAP-19/09/19