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Vendredi 29 Septembre 2017

L’investissement dans le secteur minier requiert une fiscalité incitative et flexible

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L’investissement dans le secteur minier requiert une fiscalité incitative et flexible

Le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, a affirmé, jeudi à Ouagadougou, que l’investissement dans le secteur minier requiert une fiscalité incitative et flexible, ainsi qu'un climat d’affaires propice.

"Nous n’avons pas besoin d’importer, dans la mesure où le développement et la recherche dans le domaine des mines constituent désormais des facteurs qui s’imposent d’eux-mêmes", a estimé M. Rabbah, dans une déclaration à la presse, à l’issue de la cérémonie d’ouverture, dans la capitale burkinabè, de la deuxième édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (Samao-2017), dont le Maroc est l’invité d’honneur. 

M. Rabbah, qui était en compagnie du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et de l’ambassadeur du Maroc à Ouagadougou, Farhat Bouazza, a, en outre, estimé que les investisseurs dans le secteur minier aussi bien africains qu’internationaux sont à la quête d’un climat d’affaires adéquat, d’une réglementation susceptible de sécuriser leurs investissements et d’un cadre leur permettant de disposer davantage de visibilité. 

Ce cadre, a-t-il ajouté, leur permettra également de bénéficier d’un environnement sain avec des avantages incitatifs, notamment une fiscalité flexible et avantageuse afin qu’ils puissent asseoir une plateforme au diapason des attentes et des intérêts des employés et salariés qui travaillent, la plupart du temps, dans des conditions difficiles. 

"Il faut pérenniser l’investissement à travers un système fiscal incitatif. Car, dans le domaine des mines, l’on a besoin de plusieurs années d’exploration et d’exploitation. Et grâce à un accompagnement judicieux et efficient, nous pouvons prétendre ultérieurement à des retombées positives et à un bel avenir en la matière au niveau du continent africain", a-t-il relevé.

Par ailleurs, le ministre a noté qu’entre le Maroc et le Burkina Faso, il existe une volonté, affichée de part et d’autre, d’aller de l’avant dans le secteur minier. "Nous avons d’ores et déjà commencé à mettre en œuvre ce cadre de coopération, loin des déclarations ou du protocole, mais de manière effective", a affirmé M. Rabbah, rappelant que Rabat et Ouagadougou s’attellent déjà à la mise à niveau et à la qualification des ressources humaines, à l’établissement de joint-ventures entre les entreprises des deux pays et à la promotion de la recherche dans le domaine des mines. 

"Nous ne sommes pas venus ici dans une logique purement commerciale ou mercantile. Il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant dans le cadre d’une coopération Sud-Sud prometteuse à travers la concrétisation de projets de développement susceptibles d’avoir un impact direct sur les populations de l’ensemble de la région", a-t-il fait remarquer. 

Il a, d'autre part, fait savoir que, dans la perspective de l’intégration du Maroc dans la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), le Royaume se félicite et se réjouit de constater le développement et les réformes que connaissent les pays de cette zone du continent. 

Les participants aux travaux de ces Assises minières ouest-africaines, qui se poursuivront jusqu’au samedi, examineront les moyens de consolider leur coopération dans le domaine des mines et passeront au peigne fin les modalités idoines à même d’instaurer un partenariat régional, ainsi que les obstacles à transcender en vue de concrétiser une coopération régionale fructueuse en la matière. 

La Samao se positionne comme une plateforme d’échanges entre les opérateurs directs et indirects des mines et des carrières en Afrique de l'Ouest. 

MAP 28/09/2017