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Jeudi 11 Janvier 2018

Le CESE présente les résultats de l’étude sur Le capital immatériel

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Le CESE présente les résultats de l’étude sur Le capital immatériel

 Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Nizar Baraka, a souligné, mercredi soir à Rabat, l’importance du capital humain en tant que fondement essentiel du capital immatériel.

Dans une déclaration à la presse à l’occasion de la présentation, à la Chambre des conseillers, d’un rapport sur une étude réalisée par le CESE sur "Le capital immatériel: facteur de création et de répartition équitable de la richesse nationale", M. Baraka a indiqué que cette étude a montré que le Royaume dispose d’énormes potentialités qu’il pourrait mettre à profit pour réaliser une "émergence sociétale" équitable à même d’assurer la dignité des citoyens et d’améliorer leur niveau de vie sur la base de sept leviers.

Le premier levier que propose cette étude pour développer la richesse globale du Maroc et assurer sa répartition équitable, est lié au capital humain qui constitue la principale composante du capital immatériel, alors que le second levier a trait à la bonne gouvernance, notamment institutionnelle, a dit M. Baraka.

Quant au troisième levier, il porte sur la mise en place d’un nouveau pacte social, a précisé M. Baraka, ajoutant que les autres leviers visent à consolider le socle commun des valeurs et à ériger la culture en levier de développement, à assurer une transformation structurelle de l’économie nationale, à inscrire le modèle national de développement dans la durabilité et à faire du Maroc un pôle de stabilité et de partenariat solidaire.

Le président du CESE a également précisé que cette étude, réalisé avec la coopération de la Banque du Maroc, conformément aux Hautes Orientations Royales, offre l’opportunité d’engager un débat enrichissant sur cette question avec la participation de tous les partenaires politiques, économiques et sociaux.

L’ambition tracée par cette étude consiste à faire entrer le Maroc, de manière irréversible, dans "l’émergence sociétale" qui a pour objectif d’assurer un développement soutenu, durable et inclusif, tout en veillant à optimiser l’impact sur le bien-être des citoyens, à accélérer le rythme de développement du Royaume et à assurer une répartition équitable des fruits de la croissance.

Dans ce cadre, l’étude met l’accent sur la nécessité de concentrer l’effort sur le capital immatériel qui constitue un gisement important de création de richesses et d’opportunités.

A cet effet, les trois piliers principaux du capital immatériel sur lesquels il est prioritairement recommandé d’agir sont le capital humain, dont les compétences doivent être renforcées et les valeurs consolidées, les institutions et politiques publiques, qui devront être plus efficientes, et le capital social qui doit être conforté en assurant l’effectivité des droits pour tous les citoyens et en renforçant la cohésion sociale.

Selon l’étude, le développement de ce capital immatériel favorisera l’accélération de la transformation structurelle de l’économie du Royaume dans le cadre d’un modèle national de développement durable, et permettra de consolider le rayonnement du Maroc.

L'étude du CESE permettra une utilisation optimale du potentiel du Royaume 

 Plusieurs présidents de commissions au sein de la Chambre des Conseillers ont affirmé, mercredi à Rabat, que l’étude du Conseil économique, social et environnemental (CESE), intitulée "Richesse globale du Maroc entre 1999 et 2013: Le capital immatériel facteur de création et de répartition équitable de la richesse nationale", est importante car elle permettra une utilisation optimale du potentiel du Royaume afin de le hisser au rang des pays émergents.

Dans des déclarations à la MAP en marge de la présentation à la Chambre des Conseillers par le président du CESE, Nizar Baraka, du rapport réalisé par le Conseil en coopération avec Bank Al-Maghrib, les chefs de commissions au sein de la Chambre des Conseillers ont mis en avant l'importance du capital immatériel dans le développement de l'économie marocaine et son rôle dans la création de la richesse et sa distribution de manière équitable.

A cet égard, le président de la Commission de l'éducation, de la culture et des affaires sociales, Abdelali Hamiddine, a indiqué que "cette étude est très importante car elle contient beaucoup de données dont nous avons grand besoin", ajoutant que l’étude énumère l'énorme potentiel dont jouit le Royaume, qu'il s'agisse de la richesse matérielle ou non matérielle et démontre la manière de l'utiliser afin de réaliser l'égalité des chances parmi les citoyens.

Et d'ajouter que ce document a permis de révéler les éléments les plus importants de la richesse et les principaux défis auxquels fait face le Maroc afin de se hisser au rang des pays émergents à travers les leviers proposés pour promouvoir la richesse et l'investir de la meilleure manière possible, soulignant que cet objectif ne sera atteint qu'à travers la promotion du secteur de l'éducation et la réforme du système de valeurs qui encadrent la société.

De son côté, le président de la Commission des finances, de la planification et du développement économique, Rahal Mekkaoui, a déclaré que cette étude revêt une grande importance car elle énumère la richesse globale du Maroc et fournit plusieurs recommandations qui formeront la base du modèle de développement "dont notre pays a besoin aujourd'hui", sachant qu'elle a évoqué une série de questions importantes, notamment l'éducation comme levier pour une société marocaine cohésive et prospère.

Et de mettre en avant l'exhaustivité de cette étude qui porte notamment sur la gouvernance des institutions et de l'éducation et sur la création de richesses, soulignant que l'étude invite les élus et le gouvernement à élaborer des mécanismes pour concrétiser les recommandations pragmatiques et réalistes qu'elle présente afin d'accompagner le développement mondial.

Pour Larbi Laraichi, président de la Commission des secteurs productifs et de l'agriculture, cette étude servira de feuille de route pour mettre en place un modèle de développement durable et solide qui aidera à développer les investissements, renforcer les infrastructures et soutenir l'action économique et stratégique du Maroc.

L'étude sera cruciale pour l'avenir en raison de la présentation de données matérielles et immatérielles qui concernent principalement la formation, la gouvernance et les relations sociales, a-t-il relevé, soulignant qu'elle a également pris toutes les mesures nécessaires pour établir un modèle de développement fort et global.

Conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors du discours Royal du 30 Juillet 2014 prononcé à l’occasion de la fête du Trône, le CESE, en collaboration avec Bank Al-Maghrib, a réalisé une étude permettant de mesurer la valeur et l’évolution de la richesse globale du Maroc entre 1999 et fin 2013 et la part du capital immatériel dans celle-ci. 

Cette étude formule également des recommandations pour intégrer le capital immatériel dans l’élaboration des politiques publiques en vue d’accélérer la dynamique de création de richesses et d’en assurer une répartition équitable au profit de l’ensemble des citoyens et des régions du Royaume.

L’évaluation de la Richesse Globale du Maroc a été effectuée selon l’approche établie par la Banque Mondiale, enrichie par Bank Al-Maghrib et le CESE pour tenir compte des spécificités marocaines et ce, en révisant les paramètres et les méthodes de calculs et en intégrant de nouveaux facteurs dans l’évaluation du capital naturel, notamment les ressources halieutiques.

MAP: 11/01/2018