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Jeudi 19 Mai 2016

A propos du contenu mensonger du rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc

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A propos du contenu mensonger du rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc

Rapport du Département d'Etat sur les Droits de l’Homme : L’ambassadeur US à Rabat convoqué par le ministre délégué aux AE en présence du Directeur Général de la DGED

A la suite de la réaction du porte-parole du Département d’Etat rejetant en bloc les affirmations du gouvernement marocain au sujet du contenu mensonger du rapport sur les droits de l’Homme, l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, M. Dwight Bush, a été convoqué, mercredi, par le ministre délégué aux Affaires Etrangères, M. Nasser Bourita, en présence de M. Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation.

Lors de cet entretien, il a été exposé à l’ambassadeur américain trois cas confirmant '’la manipulation avérée et les erreurs factuelles flagrantes qui entachent le rapport du Département d’Etat’’, indique une Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC).

Le premier cas concerne ‘’Ouafae Charaf’’. En effet, explique le porte-parole, le rapport du Département d’Etat prétend que Mme Ouafae Charaf a été condamnée à deux ans de prison pour avoir fait de « fausses allégations de torture » et « signalé des crimes dont elle connaissait l’inexistence ». 

‘’Or, l’enquête judiciaire diligentée et les écoutes légales conduites par le parquet dans ce cadre, ont permis de confirmer, de manière catégorique, que l’intéressée a sciemment inventé le scénario de son présumé enlèvement, et incité les membres de sa propre famille à faire des déclarations mensongères pour corroborer sa thèse’’, ajoute la même source, expliquant que ‘’c’est le motif pour lequel elle a été condamnée, selon les dispositions de la loi marocaine en vigueur, pour "dénonciation calomnieuse", "présentation de fausses preuves concernant un crime imaginaire" et «outrage à la police judiciaire et un fonctionnaire lors de l’exercice de ses fonctions"’’.

Le deuxième cas est celui de « Oussama Housn ». ‘’Le rapport du Département d’Etat prétend que M. Oussama Housn a été condamné à une peine de 3 ans d’emprisonnement pour avoir fait de « fausses allégations de torture » et « signalé des crimes dont il connaissait l’inexistence »’’. 

Or, tient à préciser la déclaration, ‘’l’enquête judiciaire a établi, de manière catégorique, le caractère affabulateur et mensonger des allégations de l’intéressé, puisque son amie a démenti ses affirmations et déclaré qu’il était en sa compagnie au moment même où il prétend avoir fait l’objet d’enlèvement. Des enregistrements vidéo disponibles confirment ces faits’’.

Le troisième cas concerne ‘’Hamid Mahdaoui’’. ‘’Selon le rapport du Département d’Etat américain, « le 29 juin, un tribunal de Casablanca a condamné Hamid Mahdaoui, rédacteur en chef du site web d’informations BADIL, à une peine de quatre mois de prison avec sursis, pour diffamation du chef de la Direction générale de la sûreté nationale, Abdellatif Hammouchi »’’, indique la même source.

Or, poursuit le porte-parole, ‘’les faits rapportés par le rapport n’ont fait l’objet d’aucune vérification, démontrant ainsi la négligence, voire la mauvaise foi des rédacteurs. Car, M. Hammouchi n’était pas encore en charge de la DGSN au moment des faits allégués contre lui. En fait, la DGSN, dont le Directeur Général de l’époque était M. Bouchaib Rmil, avait déposé, le 5 juin 2014, une plainte à l’encontre de M. Mahdaoui, pour "outrage à travers la déclaration d’un crime dont il connait l’inexistence", "outrage à corps organisé" et "dénonciation calomnieuse"’’.

‘’Le gouvernement marocain pense et espère que ces cas concrets ne pourraient être niés par le Département d’Etat. Le Maroc, sûr de ses affirmations, détient d’autres preuves sur d’autres cas et dont il est prêt à démontrer le caractère fallacieux’’, souligne la déclaration du porte-parole du MAEC.

‘’Le Maroc est un Etat d’institutions. Il dispose de structures nationales dont la crédibilité et le sérieux sont largement reconnus. Il s’agit d’institutions de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNDH, DIDH, le Médiateur…), de régulation et de gouvernance (HACA, Conseil de la Concurrence, Instance Nationale de probité et de lutte contre la corruption, IRCAM…), ajoute le porte-parole, soulignant que ces institutions, jalouses de leurs attributions, sont les premières concernées par l’évolution de la situation des droits de l’Homme dans le Royaume’’. 

‘’Des allégations graves, comme celles contenues dans le rapport du Département d’Etat, donnent l’impression que ces institutions ne remplissent pas leurs tâches. Elles constituent même une insulte à leur engagement actif et au dévouement de leurs membres’’, déplore le porte-parole.

‘’La réaction du porte- parole américain confirme le doute du Maroc quant à la sincérité du Département d’Etat et sa disposition à collaborer « avec le gouvernement marocain afin que la vérité que nous demandons avec insistance soit restaurée, et que les manipulations et le mensonge soient dénoncés », comme demandé par le communiqué du Ministère de l’Intérieur publié hier’’ mardi, indique la même source. ‘’De même, ajoute-t-on, l’acharnement des rédacteurs du rapport, quitte à dénaturer les faits, pousse le gouvernement du Royaume du Maroc à s’interroger sur les véritables visées et motivations de cet exercice’’.

‘’Confiant en lui-même, le Maroc affirme et confirme le caractère décalé de ce rapport avec la réalité. Le Maroc est prêt à aller jusqu’au bout pour confronter, y compris devant les instances américaines appropriées, les données et pour passer en revue chaque cas évoqué dans le rapport’’, conclut le porte-parole.

Ministère de l'Intérieur :Le Rapport du Département d'Etat sur les Droits de l'Homme est ''véritablement scandaleux’’ 

Le dernier rapport du Département d'Etat sur les Droits de l'Homme au Maroc est ''véritablement scandaleux’’, passant de l'approximation de l'information à son invention pure et simple et de l'appréciation erronée au ''mensonge’’ caractérisé, souligne mardi le Ministère de l’Intérieur, affirmant que ''le Maroc se trouve contraint d'explorer toutes les voies possibles pour dévoiler les dérapages de ce rapport''.

''Le contenu du rapport du Département d'Etat de cette année, publié le 13 avril 2016, est véritablement scandaleux. Il est passé de l'approximation de l'information à son invention pure et simple, de l'appréciation erronée au ''mensonge’’ caractérisé’’, affirme le Ministère dans un communiqué.

''Depuis quelques années, le gouvernement marocain n'a cessé d'attirer l'attention des autorités américaines sur le manque de rigueur et le caractère biaisé et décalé des réalités du rapport du Département d’Etat sur les Droits de l'Homme’’, fait remarquer la même source.

Elle a de même fait observer que ''souvent les sources exclusives utilisées sont peu fiables et politiquement hostiles. Les informations insérées sont approximatives et les appréciations formulées sont infondées. Des conclusions générales hâtives et des extrapolations abusives sont tirées de quelques cas individuels isolés’’.

''Ce faisant, le Maroc, confiant dans l'évolution de son modèle de société conçu et mis en œuvre par les Marocains et pour les Marocains, et qui n'accepte de leçons de personne, n'a jamais été allergique à la critique constructive ni au reproche fondé et objectif’’, souligne le communiqué.

''Néanmoins, le Maroc ne peut accepter que l'on ''fabrique’’ des faits, que l'on ''monte’’ de toute pièce des ''cas’’ et que l'on fomente de fausses allégations pour des motivations politiques obscures’’, ajoute la même source.

''En raison de son caractère foncièrement subjectif et particulièrement préjudiciable, ce rapport a fait l'objet, au cours des dernières semaines, de réunions entre le Ministre de l'Intérieur M. Mohamed Hassad et l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc S.E, Dwight Bush’’, indique le Ministère.

Il a fait savoir que ''des séances de travail techniques ont, également, été tenues entre les départements marocains compétents et les membres concernés de l'ambassade américaine’’.

''Ainsi, les cas mentionnés ont été tous passés en revue et des démonstrations argumentées ont été faites pour souligner leur caractère complètement infondé. Des preuves tangibles ont été fournies pour démontrer le caractère fallacieux des allégations avancées dans le rapport’’, souligne le communiqué.

''Les autorités marocaines ont aussi relevé la tendance du rapport à verser dans une espèce de « recyclage » d’allégations obsolètes ayant pourtant fait l'objet d'explication et d'éclaircissements nécessaires’’, note la même source pour qui ''un tel exercice de bourrage, s'inscrivant à coups d'approximation et de contre-vérités, dans une démarche d'inquisition, gratuitement et foncièrement anti-marocaine, suscite plusieurs interrogations’’.

''Quelle est la crédibilité de ce rapport quand ses rédacteurs le préparent dans des bureaux à Washington en total décalage avec les réalités du Maroc ? Quelle est sa fiabilité quand ses appréciations sont en déphasage avec celles formulées par d'autres institutions américaines officielles, plus fiables et plus au fait des réalités ? Quelle est sa valeur quand il travestit la réalité et s'appuie sur des rapports remis au responsable concerné (« Desk ») au Département d'Etat par quelques individus n'ayant aucune crédibilité ou une poignée de Marocains connus, depuis plusieurs années, pour leur aversion au régime actuel?’’, s’interroge le Ministère de l’Intérieur.

Pourtant, assure la même source, ''un processus de dialogue, unique dans la région, a été établi, depuis 2006, avec les autorités américaines compétentes. Ce processus a été demandé plusieurs fois par le Maroc, bien qu'il ne soit pas obligé de le faire et qu'il n'ait de compte à rendre à aucun pays étranger’’.

'’Ce processus permet de répondre de manière rapide et durant toute l'année aux questions posées, fournir des informations complètes sur les cas soulevés et mettre à la disposition toute la documentation demandée. Il est aujourd’hui légitime de s'interroger sur la pertinence et l'utilité d'un tel dialogue’’, relève le communiqué, soulignant que ‘’malheureusement, aujourd'hui le rapport n'est plus un outil d'information pour le Congrès, mais un instrument politique entre des mains dépourvues de toute rigueur et objectivité’’.

''Face à l'incapacité des interlocuteurs officiels américains de répondre clairement aux arguments et protestations répétés des autorités marocaines, et ce depuis plusieurs années, le Maroc se trouve contraint d'explorer toutes les voies possibles pour dévoiler les dérapages de ce rapport. Le Maroc ne souhaite plus de réponses évasives, mais des réponses précises au cas par cas’’, souligne le Ministère, ajoutant qu’en ‘’raison des nuisances graves que ces rapports provoquent, le Royaume est prêt à aller jusqu'au bout, quitte à saisir les plus hautes autorités dans les différentes institutions nationales américaines’’.

‘’Le Maroc espère que les partenaires américains collaboreront avec le gouvernement marocain afin que la vérité que nous demandons avec insistance soit restaurée, et que les manipulations et le mensonge soient dénoncés’’, conclut le communiqué.

Rapport du Département d’Etat: Une entreprise de désinformation à rebours de l’amitié séculaire entre le Royaume et les Etats-Unis d’Amérique

Par Fouad ARIF

Le dernier rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc a surpris par son approximation confondante, sa propension évidente et sa tentative pernicieuse à vouloir minimiser les avancées évidentes et substantielles du Royaume en matière de réformes et des droits de l’Homme, tant et si bien que ses rédacteurs ont failli par leur négligence et leur manque de rigueur en accouchant d’un document qui équivaut à une pure entreprise de désinformation à rebours de l’amitié séculaire entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique.

Les observateurs n’ont pas manqué de s’interroger sur les motivations derrière l’élaboration d’un tel rapport, en pointant du doigt les visées de certains concepteurs actuels de la politique étrangère américaine qui, de par “leur ignorance et leur arrogance”, ont réussi la prouesse de se mettre à dos les alliés traditionnels de Washington dans le monde et certainement dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du nord.

Le dernier rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc se démarque par sa “négligence déconcertante” à l’égard du Royaume, “une monarchie constitutionnelle et un modèle régional en matière de réformes, chose rare dans cette partie du monde en proie à l’instabilité et aux doutes”, a réagi jeudi Forbes Magazine, dans une analyse, qui pointe du doigt une politique étrangère US marquée par “l’ignorance et l’arrogance”.

“Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale qui se distingue à juste titre comme étant un modèle régional en matière de réformes et d’élections transparentes, chose rare dans un contexte régional marqué par l’instabilité et les doutes”, souligne l’analyse de cette influente publication américaine, qui s’interroge sur les véritables motivations derrière le contenu du dernier rapport de la diplomatie US sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, “si ce n’est qu'éloigner les Etats-Unis de leurs amis traditionnels dans le monde, en réduisant l’Amérique en un géant isolé dans un monde de plus en plus dangereux”.

Dans un geste empreint de solennité et d’une grande signification diplomatique, l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Dwight L. Bush, a été convoqué par le ministre délégué aux Affaires étrangères, M. Nasser Borita, en présence de M. Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation, entrevue durant laquelle il a été exposé au diplomate US trois cas confirmant “la manipulation avérée et les erreurs factuelles flagrantes qui entachent le rapport du Département d’Etat”.

Parmi ces cas fallacieux figure celui de Hamid Mahdaoui qui, selon le rapport du Département d’Etat, “avait été condamné le 29 juin par le tribunal de Casablanca pour diffamation du Chef de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, Abdellatif Hammouchi”. Seul problème, M. Hammouchi n’était pas encore en charge de la DGSN !.

Le contenu de ce document est d’autant regrettable que les rapports d’Etat à Etat entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique se sont construits au fil des décennies, voire des siècles, sur la confiance mutuelle, dans le cadre d’un esprit d’amitié sincère et à toute épreuve qui a fait que les deux nations s’étaient immanquablement retrouvées du même côté de l’histoire, qu’il s’agisse de la deuxième guerre mondiale, de la guerre froide ou encore de la facilitation des pourparlers de paix au Proche-Orient et de la lutte antiterroriste, entre autres.

“Pourquoi vouloir détruire une telle amitié qui ne s’est jamais démentie ?”, s’est interrogée récemment la présidente de la sous-commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, Ilena Ros-Lehtinen, lors d’un hearing tenu au Capitole sur les derniers développements de la question du Sahara.

C’est en effet une question qui appelle à une véritable mise à nu avec l’exécutif US actuel, d’autant plus que le Maroc, fort de son modèle démocratique, cimenté autour de la légitimité séculaire de l’institution de la Monarchie, n’a de leçon à recevoir de personne, et adopte de ce fait une tolérance zéro face à toute velléité ou entreprise de déstabilisation malavisée.(MAP)

Edward Gabriel : Le rapport du Département d’Etat contient des "informations erronées qui doivent être clarifiées"

Le dernier rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc "contient manifestement des informations erronées qui doivent être rectifiées et clarifiées", a déclaré jeudi à la MAP l’ancien ambassadeur américain à Rabat, Edward Gabriel.

"Il est clair que ledit rapport cite des sources et des informations erronées qui doivent être rectifiées et clarifiées", a souligné l’ancien diplomate US, qui a tenu à mettre en exergue "les réalisations substantielles du Maroc en matière de réformes en général et des droits de l’Homme en particulier".

Et de souligner : "j’ai été moi-même impliqué dans l’élaboration des rapports des droits de l'Homme pour le Département d’Etat lorsque j’étais ambassadeur au Maroc et je sais comment ces rapports peuvent parfois contenir des informations erronées en citant différentes sources".

Le Maroc, a-t-il rappelé, a œuvré sans relâche tout au long de ces dernières années à consolider ses réalisations en matière des droits de l’Homme, dans un cadre inclusif, mettant à profit les différentes composantes de la société marocaine, dans "un contexte démocratique robuste et affirmé qui mérite d’être applaudi".

Le rapport du département d’Etat sur la situation des DH au Maroc "manque d’objectivité et de neutralité"

Le rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc "manque d’objectivité et de neutralité" puisqu'il se base sur des sources et des données non avérées, a affirmé Mohamed Benhammou, président du Centre marocain des études stratégiques (CMES). ''Ce rapport sélectif est dépourvu de neutralité et d’objectivité. Il semble évident qu'il a des visées purement politiques'', a-t-il déclaré à la MAP. L'objectif de ce rapport, qui pêche par son manque de crédibilité, n'est autre que de nuire aux relations avec un partenaire de longue date, a-t-il fait remarquer. Selon M. Benhammou, ce rapport qui dénote d’un caractère inamical et d'agissements infondés, sert les intérêts d’une frange particulière de l’administration US et montre l'ampleur de l'instrumentalisation de ce genre de rapports par l'administration américaine en vue d'exercer des pressions sur certains Etats et dénaturer certaines réalités au service de ses propres intérêts. Malheureusement, de tels rapports pénalisent les pays qui consentent des efforts et réalisent des progrès et épargnent ceux qui connaissent de graves violations des droits de l’Homme, a-t-il fait observer.

"Il est clair que la confusion et l’ambiguïté, de même que l’absence de vision et la volonté d'entretenir des relations instables priment aujourd’hui dans une administration américaine qui s’oriente vers davantage de bouleversements et d’anarchie dans les relations internationales", a-t-il encore dit.

Le ministère de l’Intérieur avait indiqué que le dernier rapport du département d'Etat sur les Droits de l'Homme au Maroc est ''véritablement scandaleux", passant de l'approximation de l'information à son invention pure et simple et de l'appréciation erronée au ''mensonge caractérisé". 

Mercredi, l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Dwight Bush, a été convoqué par le ministre délégué aux Affaires Etrangères, Nasser Bourita, en présence du Directeur général des Etudes et de la Documentation, Mohamed Yassine Mansouri, pour lui exposer trois cas confirmant "la manipulation avérée et les erreurs factuelles flagrantes qui entachent le rapport du Département d’Etat".

"Une mise au net est nécessaire" avec les Etats-Unis après le récent rapport du département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, selon le politologue Sehimi

"Une mise au net est nécessaire" avec les Etats-Unis après le récent rapport du département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, soutient le politologue Mustapha Sehimi. 

La teneur et les éléments factuels de ce rapport "ne sont ni recevables, ni acceptables", critique le politologue dans une déclaration à la MAP, saluant la "vigueur" de la réaction du Maroc qui avait dénoncé le caractère "scandaleux" et "mensonger" de ce rapport.

Cette réaction, exprimée par deux départements ministériels (Intérieur et Affaires étrangères), "traduit l’exaspération, la dénonciation du montage qui est fait à partir d’éléments infondés, mensongers même", ajoute-t-il.

Pour M. Sehimi, une "clarification" doit se faire dans les rapports avec le département d’Etat US, car cette action est "nécessaire" et le Maroc "l’exige même tant les explications qui lui ont été données jusqu’à présent nourrissent le doute le plus fort quant à l’approche qui a été retenue dans ce rapport et qui parait bien poursuivre des finalités obscures".

"Que veulent les Etats-Unis ?", s’interroge le politologue qui souligne que "le paradoxe" c’est que "jamais" les relations entre les deux pays n’ont été aussi denses et approfondies", avec une coopération renforcée dans plusieurs domaines.

"Si cet aspect inter-étatique constitue un bloc solide appelé à se renforcer, comment ne pas voir que l’état d’esprit actuel du côté du département d’Etat mine gravement ce socle d’amitié et de coopération", observe-t-il se demandant si le Maroc "dérange" certains milieux "affiliés à des lobbies bien identifiés dans des cercles de l’administration américaine et dans ses relais".

Le Pr Sehimi ajoute que le modèle de société marocain, "pourtant salué et apprécié jusqu’à être cité en exemple", est un choix et une volonté, tout comme le redéploiement de la politique étrangère vers d’autres latitudes sur la base d’un partenariat stratégique constitue une "orientation". "Ces deux principes et les axes qui les déclinent bousculent-ils des schémas de +prêt-à-porter+ confectionnés outre-Atlantique parce qu’ils libèrent les forces de libération, d’indépendance et de souveraineté", fait-t-il remarquer pour arriver à la conclusion qu’avec les Etats-Unis, "une mise au net est nécessaire".

Forbes Magazine dénonce “une négligence déconcertante” du Département d’Etat à l’égard du Maroc, “un modèle” régional en matière des droits de l’Homme et de réformes

Le dernier rapport du Département d’Etat sur la situation des droits de l’Homme au Maroc se démarque par sa “négligence déconcertante” à l’égard du Royaume, “une monarchie constitutionnelle et un modèle régional en matière de réformes, chose rare dans cette partie du monde en proie à l’instabilité et aux doutes”, écrit jeudi Forbes Magazine, dans une analyse, qui pointe du doigt une politique étrangère US marquée par “l’ignorance et l’arrogance”.

“Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale qui se distingue à juste titre comme étant un modèle régional en matière de réformes et d’élections transparentes, chose rare dans un contexte régional marqué par l’instabilité et les doutes”, souligne l’analyse de cette influente publication américaine, qui s’interroge sur les véritables motivations derrière le contenu du dernier rapport de la diplomatie US sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, “si ce n’est qu'éloigner les Etats-Unis de leurs amis traditionnels dans le monde en réduisant l’Amérique en un géant isolé dans un monde de plus en plus dangereux”.

Le rapport est d’autant plus inique, biaisé et mal-informé que son contenu s’attaque à un pays “où les droits des minorités religieuses, notamment les marocains de confession juive, sont sauvegardés tout autant d’ailleurs que les droits des femmes par la force de la loi Fondamentale de la nation”, souligne le magazine US, rappelant à ce propos que les institutions gouvernementales, et tout particulièrement le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), s’acquittent avec les honneurs de la mission qui leur est confiée pour la préservation et la consolidation des principes fondamentaux des droits de l’Homme et de l’Etat de droit.

“Le Royaume du Maroc, souligne Forbes Magazine, est l’un des pays les plus libres du continent africain, avec une presse dynamique et des plus inquisitives”.

MAP: 19/05/2016