15 °C Partly cloudy Rabat

21è Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique

La COP 22 à Marrakech, un rendez-vous important pour la mise en œuvre des mesures adoptées à Paris (OIF)

La prochaine édition de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue en novembre prochain à Marrakech, sera un rendez-vous important pour la mise en œuvre des mesures adoptées, le suivi et l'évaluation des engagements pris à Paris, a affirmé la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean.

Dans un communiqué, Mme Jean a souligné que l'accord de Paris, adopté par la COP 21 est "un accord équilibré qui contient des éléments qui offrent la possibilité à tous les gouvernements de prendre des actions de plus en plus décisives en termes d'atténuation, d'adaptation et de financement", ajoutant que "le monde peut désormais compter sur un accord universel, ambitieux et inclusif, tenant compte des capacités respectives des différents pays, y compris les plus vulnérables".

Mme Jean a en outre salué la forte mobilisation des Etats francophones pour l'adoption de cet accord "universel, ambitieux, inclusif et solidaire".

"L'OIF restera fortement mobilisée, à travers son Institut de la Francophonie pour le développement durable, pour maintenir l'esprit de Paris et accompagner ses Etats et gouvernements membres afin de remplir pleinement leurs obligations en vue d'impulser des trajectoires de développement résilient et sobre en carbone", a-t-elle assuré.

COP 21 : l’accord de Paris adopté

Les délégations des 195 pays qui prennent part à la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) ont adopté samedi soir le projet d’accord soumis par la présidence française de la COP au terme de deux semaines de négociations. 

Le texte a pour objectif de limiter le réchauffement climatique bien en deçà de 2 C et fixe à 100 milliards de dollars par an le "plancher" de l'aide climatique aux pays en développement. 

Il prévoit aussi tous les cinq ans un bilan collectif des progrès réalisés dans ce domaine. 

La ministre déléguée chargée de l’Environnement, Hakima El Haité avait indiqué à la MAP que cet accord est un texte équilibré qui met l'être humain et le développement durable au cœur des préoccupations de la communauté internationale. 

COP 21 : le projet d'accord de Paris, un texte équilibré qui met l'être humain et le développement durable au cœur des préoccupations

Le projet d'accord soumis samedi aux délégations des 195 pays qui prennent part à la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) est un texte équilibré qui met l'être humain et le développement durable au cœur des préoccupations de la communauté internationale, a affirmé la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité.

Il s'agit d'un texte équilibré où "il n'y a ni perdant ni gagnant", a-t-elle estimé dans une déclaration à la MAP, faisant savoir que tous les pays ont fait des concessions pour aboutir à un compromis.

La valeur de ce texte est qu'il est juridiquement contraignant, a expliqué Mme El Haité, mettant l'accent sur l'importance qu'il accorde à la différenciation notamment dans l'atténuation et l'adaptation.

C'est un accord à visage humain, a-t-elle relevé, ajoutant qu'il reconnaît la coopération des pays en développement pour limiter les effets des changements climatiques.

Elle a on outre indiqué que le Maroc, qui abritera la prochaine COP, fera en sorte que Marrakech 2016 soit un succès, précisant que la prochaine édition de cette conférence sera l'occasion de déployer les outils de mise en œuvre de l'accord de Paris.

Le Maroc est fier et honoré de prendre la relève après la France et le Pérou, a noté la ministre, soulignant que le Royaume travaillera avec toutes les parties notamment avec la présidence française et le secrétariat général des Nations unies pour assurer la réussite de ce rendez-vous.

"Marrakech balisera le terrain et mettra en place les outils pour que ce challenge climatique soit l'opportunité qui va nous amener tous vers la dignité humaine", a encore dit Mme El Haité, faisant savoir que les préparatifs ont déjà commencé pour la conférence de Marrakech avec l'accompagnement du Maroc de la présidence française.

La ministre a en outre évoqué la participation remarquable du Maroc à la COP 21, rappelant les activités intenses organisées au pavillon marocain dont l'organisation d'une centaine de conférences, 22 side event et plusieurs rencontres bilatérales.

La délégation marocaine et la société civile étaient très actives et très engagées de même que l'équipe de négociateurs marocains, a-t-elle indiqué.

Le projet d'accord de Paris, présenté samedi matin par le ministre français des Affaires étrangères, président de la COP, Laurent Fabius a pour objectif de limiter le réchauffement climatique "bien en deçà" de 2 C,

Une plénière était convoquée samedi soir pour une adoption formelle du texte.

COP 21 : Hollande appelle à adopter le "premier accord universel" de l'histoire des négociations climatiques

Le président français François Hollande a appelé, samedi à Paris, à l'adoption du projet d'accord soumis aux représentants des 195 Etats de la Conférence mondiale sur le climat (COP 21), soulignant qu'il s'agira du "premier accord universel" de l'histoire des négociations climatiques.

S'exprimant lors d'une séance plénière de la conférence, M. Hollande a exhorté les Etats-parties à conclure leurs efforts par l'adoption de cet accord, estimant qu'il s'agit d'un texte "universel, contraignant et différencié".

"L'accord ne sera parfait pour personne si chacun le lit à la lumière de ses seuls intérêts, mais il sera un succès pour tous, car ce qui nous réunit c'est la planète", a ajouté le chef de l'Etat français, appelant à faire du 12 décembre "une grande date pour l'humanité".

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi mis l'accent sur l'importance d'adopter cet accord, notant que les intérêts nationaux "seront beaucoup mieux servis s'ils tiennent compte de l'intérêt du monde".

Le ministre français des Affaires étrangères, président de la COP21, Laurent Fabius, avait indiqué, en ouverture de cette plénière, que le projet d'accord de Paris a pour objectif de limiter le réchauffement climatique "bien en deçà" de à 2 C (MAP). 

COP1 : le projet d'accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique "bien en deçà" de 2 C

Le projet d'accord de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) a pour objectif de limiter le réchauffement climatique "bien en deçà" de 2 C, a annoncé, samedi, le ministre français des Affaires étrangères, président de la COP, Laurent Fabius.

Présentant en plénière ce texte aux délégués de 195 pays qui prennent part à cette conférence, M. Fabius a précisé que ce projet est "différencié juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant", insistant sur la nécessité s'efforcer de le limiter le réchauffement climatique à 1,5 C.

"Si le projet est adopté, il sera un tournant historique", a-t-il estimé, ajoutant que le texte fixe à 100 milliards de dollars par an le "plancher" de l'aide climatique aux pays en développement.

"Le projet prévoit tous les cinq ans un bilan collectif de nos progrès", a expliqué M. Fabius, ajoutant que "nous voici donc presque au bout du chemin et sans doute au début d'un autre". Si l'accord fait consensus, une plénière sera convoquée dans quelques heures pour une adoption formelle du texte.

COP 21 : Fabius optimiste quant à l'aboutissement à un accord ambitieux

Le ministre français des Affaires étrangères, président de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), Laurent Fabius, s'est dit vendredi optimiste quant à l'aboutissement à un accord ambitieux à Paris.

"Les conditions de préparation d'un accord ambitieux ont été très bonnes", a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, notant que "nous sommes presque au bout du chemin". 

Il a également fait savoir qu'il présentera samedi à 09H00 à l'ensemble des parties un texte qui, a-t-il estimé, sera approuvé.

"Cet accord sera un grand pas en avant pour l'ensemble de l'humanité", a-t-il fait valoir.

Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon s'est dit convaincu que les négociateurs pourront parvenir à un accord "fort et ambitieux", saluant les efforts de la présidence française pour la réussite de cette conférence.

Il a également rappelé que le processus de négociation était très compliqué, mettant l'accent sur l'importance de cet accord pour l'avenir de l'humanité.

La présentation du projet d'accord sur le climat, prévue initialement vendredi soir, a été reportée à samedi matin, avait annoncé auparavant la présidence française.

Le projet d'accord prévoit notamment de limiter la hausse bien en dessous des 2 C et de poursuivre les efforts vers un objectif de 1,5 C.

La COP22, du 07 au 18 novembre 2016 à Marrakech (Mezouar)

(MAP)- La prochaine conférence mondiale sur le climat (COP22) aura lieu du 07 au 18 novembre 2016 à Marrakech, a annoncé, jeudi à Paris, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.

"Le Maroc, qui s'est toujours engagé dans la lutte contre les changements climatiques,(..) sera honoré d'accueillir la COP22 du 7 au 18 novembre dans à la ville ocre", a dit M. Mezouar lors d'une plénière organisée dans le cadre de la COP21.

COP21 : Mme El Haité rencontre des représentants de la société civile internationale

La ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité, a tenu mercredi à Paris une rencontre de partage et d'échange avec des représentants de la société civile internationale participant à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21).

Lors de cette rencontre, organisée à l'espace Générations Climat sous le thème "Vers la mobilisation de la société civile pour la COP 22 - Marrakech 2016", Mme El Haité a souligné le rôle de la société civile en tant que partenaire incontournable pour la prise de conscience quant aux enjeux du climat, en plus d'être un acteur dans l'éducation à l'environnement et une force de décision au niveau local, national et régional.

Elle a aussi relevé que la Constitution du Maroc a institué la participation de la société civile dans les politiques publiques et que depuis, un débat national a été lancé sur ce thème, affirmant que la société civile marocaine constitue un partenaire incontournable pour son département.

Mme El Haité a, en outre, invité les représentants de la société civile du monde à poursuivre leurs efforts qui ont permis de placer les préoccupations des populations au niveau local au centre des sujets de négociations sur les changements climatiques.

Les participants à cette rencontre ont émis des recommandations pour la prochaine Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), qui se déroulera en 2016 au Maroc, appelant à en faire une COP d'action et d'opérationnalisation des programmes climatiques en faveur des populations les plus vulnérables.

COP21: Un responsable du PNUD salue l'engagement du Maroc en faveur du climat

Magdy Martinez-Soliman, administrateur assistant et directeur du Bureau des politiques et de l'appui des programmes du PNUD a salué, mercredi à Paris, l'engagement du Maroc en faveur du climat.

Les objectifs du développement durable national que le Maroc s'est fixés sont "une source d'inspiration pour la région et pour le reste du monde", a indiqué M. Martinez-Soliman lors d'une rencontre organisée par le Maroc sous le thème: "Oasis résilientes : engagements vers une priorité internationale".

Les contributions nationales sur les changements climatiques (INDC) constitueront une étape importante après Paris, a-t-il souligné, précisant que l'étape de Marrakech (COP22) sera la plus importante puisqu'elle sera dédiée aux outils de mise en oeuvre.

Il s'est également réjoui de la contribution marocaine sur les changements climatiques qu'il a qualifiée d'"ambitieuse" et de l'ensemble des "engagements forts (du Royaume) en faveur du climat".

Le responsable onusien a exprimé la disponibilité du PNUD à poursuivre son action et sa coopération avec le Maroc en faveur des questions climatiques et environnementales.

Pour sa part, la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité, a fait savoir que les territoires des peuples autochtones occupent 22 pc au niveau des territoires du monde et 85 pc de la biodiversité mondiale.

C'est au sein des territoires que sont prises les décisions les plus importantes en faveur du climat, a-t-elle noté, mettant l'accent sur la nécessité d'intégrer le climat dans les politiques d'aménagement du territoire.

De son côté, Elias Masboungi, chargé de mission auprès du secrétaire général de l'organisation euro-arabe pour l'environnement s'est félicité des efforts déployés par le Maroc en la matière.

L'organisation euro-arabe pour l'environnement est une organisation à but non lucratif, implantée à Genève. Elle a pour objectifs d'encourager la coopération et l'échange d'expériences entre pays arabes et européens dans le domaine de l'environnement en vue d'améliorer les conditions de vie des peuples sans porter préjudice aux conditions de vie des générations futures, a précisé M. Masboungi.

L'Irak veut bénéficier de l'expérience du Maroc dans le domaine de l'environnement

La ministre irakienne de la Santé et de l'Environnement, Adela Hamood Hussein a exprimé, mercredi à Paris, le souhait de son pays de bénéficier de l'expérience du Maroc dans le domaine de l'environnement.

Dans une déclaration à la MAP, à l'issue de ses entretiens avec la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité en marge de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), Mme Hamood Hussein a précisé que l'Irak est intéressé par l'expérience du Royaume en matière de gestion de déchets et de création de l'énergie alternative, ainsi que dans le domaine de l'eau.

La responsable irakienne a également indiqué que les perspectives de coopération entre le Maroc et l'Irak dans le domaine de l'environnement sont très prometteuses, mettant en outre l'accent sur l'importance de la coordination entre les pays arabes dans le cadre de la COP 21 pour parvenir à un accord répondant aux attentes des peuples de la région.

Elle a, à cet égard, mis en exergue les contributions annoncées par les pays arabes dont celle de l'Irak pour assurer la réussite de la Conférence de Paris.

La ministre irakienne s'est en outre félicitée du choix d'un pays arabe en l'occurrence le Maroc pour abriter la prochaine COP 22, prévue en novembre prochain à Marrakech. 

Le secteur privé mobilisé pour accompagner l'organisation de la COP 22 

Le secteur privé au Maroc est pleinement mobilisé pour accompagner l'organisation de la prochaine Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22) à Marrakech, a affirmé, mercredi à Paris, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah Chaqroun.

Intervenant lors d'une rencontre internationale initiée par l'organisation patronale française (MEDEF) dans le cadre du Business Dialogue, une plateforme de concertation du secteur privé sur la lutte contre le dérèglement climatique, Mme Bensalah Chaqroun a indiqué que la CGEM pilotera dès l'année prochaine ce dialogue pour coordonner les positions et les initiatives du secteur privé en vue d'assurer le succès de la COP 22 et soutenir la transition énergétique et l'essor de l'économie verte.

A cet effet, trois rencontres du Business Dialogue seront organisées dans différents pays en amont de la Conférence de Marrakech, avec pour thèmes l'énergie pour l'Afrique, la durabilité de l'eau et la sécurité alimentaire, a-t-elle précisé.

L'Afrique sera au cœur de ce processus de dialogue du secteur privé mondial en vue de mieux discuter des défis auxquels fait face le continent dans le contexte des changements climatiques et d'apporter des réponses à ce problèmes, a relevé Mme Bensalah Chaqroun, faisant part de sa volonté d'élargir ce dialogue à d'autres régions du monde notamment les pays du Golfe.

"Le Maroc a un rôle de catalyseur, de leader et de hub pour l'Afrique et au-delà" en matière de développement durable, a-t-elle estimé, ajoutant que le Business Dialogue mettra l'accent sur le financement de l'adaptation aux changements climatiques et le transfert des technologies et de savoir-faire en faveur des pays en développement.

La présidente de la CGEM, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse en présence des représentants des organisations patronales d'une trentaine de pays participant à cette rencontre, a également noté que l'organisation par le Maroc de la COP 22 est le fruit de l'engagement au plus haut niveau en faveur de l'environnement et du développement durable.

C'est aussi le reflet de la mobilisation de l'ensemble des forces vives et de la concertation au niveau international, notamment avec la France comme l'illustre l'Appel de Tanger lancé par SM le Roi Mohammed VI et le président français François Hollande, a-t-elle poursuivi.

Mme Bensalah Chaqroun a, en outre, mis en exergue la politique volontariste mise en œuvre par le Maroc en vue de développer les énergies renouvelables et promouvoir le développement durable, soulignant que le secteur privé est partie prenante à cette dynamique à travers plusieurs mécanismes visant à accompagner les entreprises notamment pour qu'elles puissent mesurer, réduire et compenser leurs émissions de gaz à effet de serre.

De son côté, le président du MEDEF, Pierre Gattaz a rendu publique une déclaration commune sanctionnant les travaux de cette rencontre, dans laquelle les organisations patronales participantes s'engagent à œuvrer pour lutter contre les effets des changements climatiques, tout en soulignant que ce sont les entreprises qui apportent des solutions aux répercussions de ces dérèglements, d'où la nécessité de les inciter à innover dans ce sens et de réunir les conditions d'une concurrence équitable dans ce domaine.

Il a, par ailleurs, mis l'accent sur l'importance de généraliser à l'échelle mondiale les mécanismes de calcul et de fixation du prix de carbone, en vue d'offrir aux entreprises les conditions de visibilité et de prévisibilité indispensables au développement des investissements dans l'économie verte.

COP21 : l'écosystème oasien au Maroc au cœur des défis du développement durable (Driss Merroun)

Le ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire, Driss Merroun, a souligné, mercredi à Paris, que l'écosystème oasien au Maroc se trouve au cœur des défis du développement durable puisqu'il recèle non seulement des trésors de biodiversité, mais également une civilisation oasienne millénaire et un savoir-faire parfaitement en phase avec les normes, dites aujourd'hui de développement durable.

S'exprimant lors d'une rencontre organisée au Pavillon Maroc à la COP 21, sous le thème "Cap vers la résilience des Oasis : d'un engagement national vers une priorité internationale", le ministre a rappelé que le Conseil Supérieur de l'Aménagement du Territoire (CSAT) a recommandé aux pouvoirs publics d'inscrire la question des zones arides et sahariennes en général, et oasiennes en particulier parmi les priorités nationales et de poser le problème en termes de sauvegarde mais, aussi, de valorisation qui suppose la mobilisation de l'ensemble des forces vives de ces territoires dans le cadre de projets de développement intégré.

Il a aussi affirmé que le ministère est bien conscient que le défi de la protection et de la valorisation des territoires oasiens ne peut être relevé sans l'engagement et l'appui international par l'accompagnement, la formation des acteurs et la mobilisation de moyens financiers afin d'assurer un développement territorial durable de ces espaces fragiles. 

M. Merroun a également exposé la stratégie élaborée par son département pour faire face à la complexité, à l'interférence de plusieurs problématiques et à l'absence d'études à caractère transversal qui traitent de l'ensemble des problématiques que posent les Oasis.

Les principales recommandations de ladite stratégie ont été mises en œuvre dans le cadre de trois programmes ingérés à l'échelle de trois territoires oasiens, notamment le Programme Oasis Tafilalet (POT) mis en œuvre par le ministère, en collaboration avec le programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et d'autres partenaires nationaux et internationaux, a-t-il rappelé.

Avec un budget de 11,7 millions de dollars, le POT couvre 29 communes urbaines et rurales et intervient sur 9 axes prioritaires embrassant plusieurs thématiques, notamment le patrimoine, l'eau, l'écotourisme, la formation, l'énergie renouvelable et l'éducation.

A travers ses réalisations, le programme a atteint son objectif principal d'améliorer les conditions de vie d'une proportion importante de la population oasienne. Perçu par les habitants du Tafilalet comme un acteur clé du développement local, ce programme a permis l'émergence de synergies entre les acteurs locaux et a eu des impacts tangibles, particulièrement en termes de protection contre le changement climatique, de promotion de l'agro-biodiversité, et d'application pratique des énergies renouvelables, a expliqué M. Merroun.

Il a assuré que ce programme représente une expérience réussie à partager avec des pays à problématique similaire dans le cadre d'une Coalition pour les oasis afin de lutter contre la menace des changements climatiques et de la surexploitation des ressources dans ces espaces.

Le ministre a invité, à cette occasion, les bailleurs de fonds et les organisations internationales à soutenir cette Coalition pour les oasis du monde au long de la zone aride qui va de l'Afrique à l'Asie, de la Mauritanie à la Chine, et qui représente 150 millions d'habitants. Cette Coalition permettra l'échange d'expériences et de bonnes pratiques et encouragera par conséquent d'autres pays à l'intégrer.

M. Merroun a exprimé ses remerciements aux différents intervenants dans ce programme, notamment la société civile, les pourvois publics aux niveaux local et central et les organisations de coopération internationale (PNUD, AFD, gouvernement du Japon, ONU-Femmes).

COP 21 :Examen à Paris des moyens de promouvoir la coopération entre le Maroc et les Etats des Caraïbes

Les moyens de promouvoir la coopération entre le Maroc et les Etats des Caraïbes notamment pour faire face aux effets des changements climatiques ont été au centre des entretiens, mercredi à Paris, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar avec respectivement le directeur général de l'organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECS), Jules Didacus et le secrétaire général de la communauté de la communauté caribéenne, Irwin LaRocque.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de ces entretiens, qui se sont déroulés en marge de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), M. Mezouar a indiqué que les discussions ont porté sur les priorités à fixer dans le cadre de la présidence du Maroc de la COP 22, prévue en novembre prochain à Marrakech.

Il a aussi relevé que les Etats des Caraïbes sont les plus menacés par les effets des changements climatiques, faisant savoir que le Royaume oeuvrera, durant sa présidence de la COP 22, à défendre ces pays.

M. Mezouar a précisé que plusieurs initiatives conjointes seront lancées dans la perspective de la COP 22, insistant sur l'importance du volet relatif au financement de projets liés à la lutte contre les effets des changements climatiques.

Le ministre a, d'autre part, affirmé que ces entretiens ont été l'occasion d'évaluer le partenariat noué récemment entre le Maroc et ces Etats, ainsi que d'évoquer la mise en place d'un plan d'action pour les trois prochaines années.

Ce plan porte sur plusieurs sujets prioritaires dont la jeunesse, le développement humain et économique et la coordination politique, a-t-il expliqué, mettant l'accent sur la nécessité d'œuvrer pour dynamiser davantage les relations entre le Maroc et ces pays. 

Pour sa part, Jules Didacus a indiqué que ses entretiens avec M. Mezouar ont porté notamment sur la coopération entre les Etats de l'Organisation et le Royaume lors de la COP 22.

Il a aussi souligné la nécessité de promouvoir davantage la coopération entre le Maroc et les pays membres de l'organisation, mettant en exergue, à cet égard, le rôle joué par l'ambassade du Maroc à Saint Lucie pour la dynamisation de cette coopération.

M. Jules Didacus a également plaidé pour un partenariat bénéfique pour les deux parties, notant que les entretiens ont permis d'aborder l'impact des changements climatiques sur les Etats membres de l'Organisation.

M. LaRocque s'est, quant à lui, félicité des très bonnes relations plus particulièrement au niveau diplomatique qui lie le Royaume aussi bien à la communauté caribéenne dans son ensemble qu'aux pays membre de la communauté dans le cadre de la coopération bilatérale. 

Il a par ailleurs indiqué que les pays membres de la communauté seront présents en force à la COP 22 pour contribuer à la réussite de ce rendez-vous. 

La stratégie marocaine de valorisation des déchets, présentée à la COP21

La stratégie marocaine de valorisation des déchets a été présentée, mercredi à Paris, dans le cadre de la 21ème conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21).

Cette stratégie, qui puise sa référence de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable, est conforme aux règlements et traités internationaux en la matière, a indiqué Mehdi Chalabi, directeur des Programmes et des réalisations au sein du ministère chargé de l'Environnement, lors d'une rencontre organisée par le Maroc sous le thème : "Actions climat de la Coalition marocaine pour la valorisation des déchets: Appel à l'adhésion internationale".

Le Maroc, qui oeuvre pour asseoir une gestion durable des déchets, a développé des filières de valorisation, à savoir la plasturgie, le recyclage des pneus usés et batteries usagées, a-t-il précisé, ajoutant que d'autres filières sont en cours d'étude, comme les déchets de construction et de démolition, ainsi que du démontage des voitures.

Le programme national de valorisation des déchets est régi par un cadre juridique important, notamment la loi 28-00 sur la gestion des déchets solides, des décrets et des arrêtés, a noté le responsable.

Pour sa part, Hanane Hanzaz, vice-présidente de la Commission énergie, climat et économie verte à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a mis en exergue le rôle joué par le secteur privé dans la gestion et la valorisation des déchets.

Elle a rappelé, dans ce cadre, la signature de plusieurs conventions avec le secteur public, notamment pour la mise en place des filières de valorisation écologique des papiers et cartons, des huiles lubrifiantes usagées et des huiles alimentaires usagées.

Elle a également présenté les actions du Centre marocain de production propre (CMPP), fruit d'un partenariat public-privé, qui a pour objectif de réduire la pollution industrielle.

Outre ses services de formation intra-entreprises et inter-entreprises et de renforcement des capacités, le CMPP a initié, en collaboration avec la Commission économie verte de la CGEM, la Bourse de déchets industriels qui est la première plateforme d'échange de déchets en ligne au Maroc dédiée à la promotion de la valorisation des déchets-ressources réutilisables. 

Philippe Couillard réitère l'engagement du Québec à poursuivre l'électrification des transports pour réduire les émissions de GES

Le Premier ministre québécois, Philippe Couillard a réitéré, mardi à Paris, l'engagement de son gouvernement à poursuivre l'électrification des transports, qui constitue un levier essentiel pour la réduction des émissions de CO2, soulignant que cette électrification est "un projet de société pour une économie plus verte et créatrice d'emplois".

"Au Québec, et dans la plupart des Etats du monde, l'électrification des transports constitue un levier essentiel pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES)", a soutenu M. Couillard qui intervenait lors d'une table ronde organisée par l'Alliance internationale sur les véhicules zéro émission (Alliance VZE) dans le cadre de la 21ème Conférence mondiale sur les changements climatiques (COP21).

"Cette électrification touche l'ensemble de la population, puisqu'elle aura un effet bénéfique sur la santé publique et sur la qualité de vie des citoyens", a-t-il affirmé, ajoutant qu'elle constitue aussi "une formidable occasion d'innovation et de croissance verte, tout en contribuant à diminuer nos importations de produits pétroliers".

A ce propos, M. Couillard a indiqué que le Québec est un "terreau fertile pour le développement de cette filière d'avenir", puisque la province possède un savoir-faire reconnu mondialement dans la production d'électricité de source renouvelable et dans le développement de technologies connexes, comme la motorisation électrique et les systèmes de recharge.

"Le Québec a accès à une électricité abondante et abordable. Il peut également compter sur ses ressources naturelles pour la fabrication des véhicules électriques et sur une base industrielle solide en transport terrestre", a-t-il expliqué.

Le premier ministre québécois a, en outre, rappelé qu'avec son nouveau plan d'action pour l'électrification des transports 2015-2020, la province conjugue encore davantage le développement économique, l'amélioration de l'industrie des transports et la lutte contre les changements climatiques.

"Les démarches que nous avons entreprises en collaboration avec nos partenaires traduisent la volonté de notre gouvernement d'aller de l'avant, notamment avec l'instauration d'une norme véhicule à émission zéro qui reflétera la réalité québécoise", a insisté M. Couillard.

A ce propos, il a lancé un appel pour "faire en sorte que l'Amérique du Nord devienne un espace de mobilité durable qui attirera les investisseurs et les innovateurs de partout dans le monde".

Le Québec constitue le plus important marché de véhicules électriques au Canada, avec près de 7.500 immatriculations à ce jour. Dans les deux dernières années, il a quadruplé le nombre des véhicules électriques présents sur ses routes.

Par ailleurs, la province possède le plus important réseau de recharge au Canada, lequel compte plus de 800 bornes en service, dont plus de 300 en milieu de travail.

La ministre chargée de l'Environnement appelle les opérateurs privés marocains à aider l'Afrique en matière de gestion des déchets

La ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité a appelé, mercredi à Paris, les opérateurs privés marocains à aider les pays africains en matière de gestion des déchets.

"Nous devons aider l'Afrique à gérer ses déchets", a dit Mme El Haite lors d'une rencontre organisée par le Maroc sous le thème : "Actions climat de la Coalition marocaine pour la valorisation des déchets: Appel à l'adhésion internationale".

"Les différents opérateurs marocains ont un rôle et une responsabilité extrêmement importants vis-à-vis des Africains", a-t-elle souligné, déplorant le retard accusé en matière de gestion des déchets dans ce continent.

La ministre, qui a lancé un appel international d'adhésion à la coalition marocaine de valorisation des déchets, a mis en exergue les opportunités et le potentiel d'investissement dans ce secteur en Afrique. 

"Vous êtes invités à voir plus loin, plus loin que le Maroc. Les changements climatiques n'ont pas de frontières", a-t-elle lancé, évoquant la conjoncture internationale actuelle marquée par un changement rapide sur tous les plans, qui nécessite des actions rapides et adaptées. 

"Le monde change, les métiers changent (...), la science évolue, l'innovation évolue", a-t-elle poursuivi, relevant que toutes les actions et initiatives lancées par l'ONU à la COP21, en matière de déchets, de transport ou de mobilité électrique "nous feront gagner de 12 à 15 gigatonnes du gap du carbone qu'il faut réduire".

"La coalition pour une meilleure valorisation des déchets au Maroc" regroupe des représentants des différents départements, des ONG, des producteurs de déchets, des opérateurs économiques et le secteur privé.

Cette instance a pour objectif de participer activement à la réglementation du secteur des déchets et de proposer des actions et des solutions technologiques pour une gestion durable des déchets. 

Le Maroc lance un appel international à adhérer à sa coalition de valorisation des déchets

La ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haite a lancé, mercredi à Paris, un appel à l'adhésion internationale à la Coalition de valorisation des déchets, créée cette année par le Maroc.

"Nous ne cesserons pas s'il n'y a pas une implication de tout le monde. On a besoin de vous (...) pour aller vers une transformation de la société", a dit Mme El Haite lors d'une rencontre organisée par le Maroc sous le thème : "Actions climat de la Coalition marocaine pour la valorisation des déchets: Appel à l'adhésion internationale".

"A Paris, il y a de nombreuses initiatives et coalitions lancées par l'ONU et je suis fière en tant que Marocaine que le Royaume soit à l'origine de la création de cette coalition des déchets", s'est-elle félicitée.

Elle a salué cette initiative et l'action des différents partenaires nationaux, estimant qu'il faut passer "du déchet à la ressource", une "réforme que l'on ne va pas faire en un jour, mais qui doit prendre du temps".

Toutes les initiatives lancées lors de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) ont pour objectif la réduction des émissions à effet de serre (GES), a rappelé la ministre, précisant que les déchets constituent 18 pc des GES. 

Le recyclage permet de réduire les GES et de créer l'énergie électrique, a-t-elle fait savoir, mettant l'accent sur la nécessité de prendre les pays du Nord comme modèle en la matière pour passer à 95 pc de déchets valorisés.

"La coalition pour une meilleure valorisation des déchets au Maroc" regroupe des représentants des différents départements, des ONGs, des producteurs de déchets, des opérateurs économiques et le secteur privé, a indiqué son président, Mohamed Chaibi.

Cette instance a pour objectif de "participer activement à la réglementation du secteur des déchets et de proposer des actions et des solutions technologiques pour une gestion durable des déchets", a précisé M. Chaibi.

Cette coalition, qui joue un rôle d'action civique, se veut aussi une force de proposition et une "référence dans le secteur grâce au professionnalisme de ses membres", a-t-il souligné.

Elle assume également le rôle de sensibilisation sur le partage et le transfert des technologies et parmi ses actions prioritaires figurent la participation active à la COP21, l'accompagnement de la COP22 qui se tiendra en 2016 au Maroc et la mise en place de la gouvernance au sein de ses structures, a-t-il ajouté, rappelant que les adhésions sont ouvertes à tous les acteurs nationaux et internationaux.

L'échec de la COP21 n'est pas envisageable, estime le Comité économique et social européen

Le Comité économique et social européen (CESE) a invité les dirigeants mondiaux à la Conférence mondiale sur le climat (COP21), qui se tient à Paris, à conclure un accord 'ambitieux et contraignant'', conforme à l'objectif général visant à maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 2 C, estimant que l'échec de la COP21 n'est pas envisageable.

'J'en appelle à la responsabilité des dirigeants européens et mondiaux et je souhaite leur rappeler que la COP21 est décisive pour l'avenir de notre planète et en particulier les personnes qui y vivent'', a souligné le président du CESE, Georges Dassis, dans un message adressé aux négociateurs de la COP21.

Pour lui, si les responsables prennent les objectifs du développement durable et la lutte contre la pauvreté au sérieux, ils doivent agir maintenant. 

D'après le CESE, la COP21 devrait notamment produire un cadre juridiquement contraignant et ambitieux, s'appliquant à tous les pays sur la base de responsabilités communes mais différenciées, accélérer la transition de toutes les économies vers des modèles à émissions de carbone faibles ou nulles et veiller à ce que les pays en développement, en particulier les plus vulnérables, soient soutenus et bénéficient de la solidarité internationale.

L'organe consultatif de l'UE aspire aussi que la Conférence de Paris garantisse une transition équitable qui prenne en compte le dialogue social ainsi que les droits des travailleurs et les droits de l'homme, ainsi qu'elle associe pleinement la société civile et les citoyens en tant que moteurs du changement durable à l'échelle mondiale, nationale et infranationale.

La Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) doit aboutir à un accord permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 C en 2100.

Le ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire préside les travaux du Side Event : "CAP vers la résilience des Oasis : d'un engagement national vers une priorité internationale"

Le ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire, Driss Merroun, préside, ce mercredi à partir de 14h30, les travaux du Side Event : "CAP vers la résilience des Oasis : d'un engagement national vers une priorité internationale", et ce dans le cadre des activités de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21). 

Organisé par le ministère de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire en partenariat avec le PNUD-Maroc, le ministère délégué chargé de l'environnement et le Réseau pour le Plaidoyer pour la Sauvegarde et le Développement durable des Oasis du Maroc (REPDOM), cet événement aura lieu au pavillon Maroc, centre de Conférences de la COP21 à Paris-le Bourget, France, indique un communiqué du département de M. Merroun. 

Il connaîtra la participation d'un panel diversifié d'acteurs nationaux et internationaux et qui vont étayer les différentes thématiques relatives aux oasis. ?

Le Side Event sera l'occasion de mettre en exergue les efforts du Royaume du Maroc en matière de développement durable des oasis du Maroc, ainsi que le rôle pionnier que joue le ministère de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire, à travers l'élaboration d'une stratégie intégrée d'Aménagement et de Développement des Oasis au Maroc et sa mise en œuvre à travers des programmes intégrés et particulièrement le Programme Oasis Tafilalet.

L'objectif ultime de cet événement est de mobiliser la communauté internationale pour la fédération des efforts et des moyens à dessein de réduction des effets des changements climatiques dans les territoires oasiens. 

A cet égard, il est attendu de lancer un appel pour une "Coalition" Internationale pour le développement durable des oasis du Monde et en Afrique, en particulier à l'horizon de la tenue de la 22ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 22), prévue à Marrakech en 2016.

(MAP-09/12/2015)

L'intégration du système énergétique régional une priorité stratégique pour le Maroc 

En raison de son emplacement géographique et de sa volonté politique, le Maroc accorde une attention particulière à l'intégration du système énergétique régional en tant que priorité stratégique, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement Abdelkader Amara.

Le Royaume est à même d'assurer un rôle de choix dans la coopération énergétique régionale en tant que pays de transition pour l'énergie, notamment via le développement d'infrastructures de raccordement aux réseaux électriques dans les pays de la région, a souligné le ministre à l'ouverture de la sixième conférence générale du Comité maghrébin de l'électricité (COMELEC), placé sous le thème "l'intégration maghrébine: facteur d'accélération de la transition énergétique".

Il a siganlé que la mise en place d'un marché régional de l'électricité requiert la mobilisation des investissements nécessaires au raccordement électrique dans la région et à l'interconnexion entre les réseaux des pays du Nord et du Sud.

Il a soutenu que l'intégration des systèmes électriques des pays du Maghreb nécessite l'harmonisation du cadre législatif et réglementaire et la coordination technique afin de faciliter l'intégration des réseaux et la mise en place de règles d'exploitation communes, appelant à un partenariat énergétique maghrébin permettant d'échanger et d'assurer l'intégration progressive des marchés énergétiques et à la mobilisation des sources de financement à ce partenariat.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l'Union du Maghreb Arabe Habib Ben Yahia a fait part de sa satisfaction du niveau avancé de la coopération électrique entre les pays du Maghreb, qui sont dorénavant interconnectés par des infrastructures solides et enregistrent une amélioration constante en termes d'échange de l'énergie électrique.

L'intégration énergétique maghrébine est sur la bonne voie et la région dispose de tous les facteurs permettant la réussite de l'intégration, grâce à l'abondance du pétrole et du gaz, aux ressources minérales, aux bonnes infrastructures et aux ressources humaines qualifiées, a estimé M. Ben Yahia, relevant que le secteur gazier est à même de s'ériger en un levier d'intégration macro-économique dans la région.

Les positions et politiques maghrébines s'insèrent généralement dans le cadre des propositions internationales exprimées lors de la conférence de Paris sur les changements climatiques (COP21), a de son côté noté Ali Fassi-Fihri, directeur général de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et président du COMELEC.

Il a rappelé dans ce sens que le discours royal adressé à la COP21, la semaine précédente, a clarifié la vision énergétique marocaine, qui attache une grande importance aux énergies renouvelables, en portant à 52 pc la part des énergies renouvelables destinées à la production électrique à l'horizon 2030. 

Il a également relevé que la conférence est une occasion appropriée pour présenter l'expérience marocaine, dont la première phase, menée avec succès, vise à porter à 42 pc la part des énergies renouvelables à l'horizon de 2020. 

Cette rencontre offre l'opportunité de réitérer le choix de l'intégration entre les réseaux maghrébins et de permettre aux pays de la région d'investir dans ce domaine, a-t-il jugé, mettant l'accent sur la position du Maroc en tant que plaque tournante entre l'Afrique de l'ouest, l'Europe et la rive sud de la Méditerranée.

Lors de cette conférence de deux jours, de nombreux experts et professionnels du secteur débattront de la question de la transition énergétique dans les pays du Maghreb au regard des enjeux actuels, ainsi que des évolutions et mutations que connaît le paysage énergétique sur la scène mondiale. 

La conférence prévoit quatre sessions de travail, traitant des thèmes "quelle vision maghrébine commune pour une valorisation optimale des ressources de la région?", "enjeux économiques et industriels des énergies renouvelables au Maghreb", "la coopération maghrébine: clé de réussite pour une meilleure intégration régionale" et "quels leviers d'accompagnement pour une transition énergétique?". 

Créée en 1974 à l'initiative de trois entreprises électriques de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc, auxquelles se sont joints les sociétés électriques de la Mauritanie et de la Libye, le COMELEC est un cadre d'échanges et de concertation entre les opérateurs nationaux de l'énergie électrique dans les cinq pays du Maghreb.

Changements climatiques : le secteur privé a pris conscience du rôle à jouer en tant qu'apporteur de solutions (Bensalah Chaqroun)

Le secteur privé a pris conscience du rôle à jouer en tant qu'apporteur de solutions en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, a affirmé, mardi à Paris, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah Chaqroun.

Intervenant lors d'un side event sous le thème "Les Démarches Energie Climat des acteurs non étatiques : De Paris à Marrakech, le Maroc et la France s'engagent dans la lutte contre le changement climatique" , organisé dans le cadre de la COP 21, Mme Bensalah Chaqroun a souligné que plusieurs entreprises au Maroc se sont inscrites dans une démarche volontariste dans la compensation carbone, passant en revue les différentes actions menées par la CGEM pour contribuer à la lutte contre le défi climatique.

Elle a, à cet égard, cité la création d'une commission climat, environnement et économie verte au sein de la CGEM et le centre marocain de production propre, mettant l'accent sur la nécessité de mobiliser un grand nombre d'entreprises pour adhérer à ces efforts.

La présidente de la CGEM s'est également félicitée du partenariat qui lie le patronat marocain à la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement qui a, a-t-elle dit, a mis en place une feuille de route claire et des outils pour inciter les entreprises et plus particulièrement les PME, ainsi que le secteur privé en général à s'impliquer davantage dans ses actions.

Mme Bensalah Chaqroun a en outre insisté sur la nécessité de former les entreprises pour intégrer la notion d'économie d'énergie, tout en restant compétitives, plaidant pour de nouveaux mécanismes de financements pour atteindre cet objectif à travers en particulier la création de fonds verts.

Pour sa part, le président délégué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, Lahoucine Tijani a affirmé que la Fondation, présidée par SAR la Princesse Lalla Hasnaa mène des actions d'éducation à travers des programmes concrets, citant, entre autres, le programme plages propres, le programme de réhabilitation des jardins historiques et de la palmeraie de Marrakech et le programme Qualit'Air.

Ces programmes, qui ciblent essentiellement la jeunesse, se sont développés au fil des années pour englober des domaines plus larges, a-t-il expliqué, citant l'exemple du programme plages propres devenu programme de protection du littoral.

Après avoir rappelé que le développement durable a été érigé en priorité sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, M. Tijani a précisé que les programmes de la Fondation fédèrent toutes les parties prenantes dont les élus et collectivités territoriales et la société civile représentée par les associations.

Prenant la parole à son tour, Mustapha El Habti, gouverneur directeur de l'Eau, de l'Assainissement à la Direction Générale des Collectivités Locales au ministère de l'Intérieur a passé en revue les différents programmes mis en place au niveau territorial pour contribuer à la préservation de l'environnement, mettant l'accent dans ce sens sur l'appui financier et technique apporté aux entités territoriales.

Il a aussi donné un aperçu sur les principaux programmes initiés qui intègrent la dimension environnementale, dont le plan national d'assainissement liquide et le programme relatif aux déchets ménagers.

M. El Habti a, d'autre part, insisté sur l'importance de l'efficacité énergétique notamment dans le secteur des transports en commun, soulignant que les extensions prévues des lignes de tramway de Rabat et de Casablanca s'inscrivent dans cette logique.

Ouvrant cette rencontre, qui s'est déroulée au Pavillon France, la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité a mis l'accent sur la forte implication de la société civile et du secteur privé dans la COP 21, notant que leurs contributions offrent une opportunité pour sensibiliser davantage au défi climatique.

Organisé par l'Agence Française de l'Environnement et de Maîtrise de l'Energie (ADEME) en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'Environnement, cette rencontre a été l'occasion de présenter les démarches suivies ou en cours d'élaboration par les différents acteurs au Maroc pour lutter contre le changement climatique et qui se traduisent par la mise en place d'outils d'accompagnement aussi bien techniques que financiers, la réalisation de solutions innovantes respectueuses de l'environnement et du climat et en l'organisation d'ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités. 

COP 21 : le Gabon dans le groupe des facilitateurs en vue d'un accord, vendredi

Gabon a été désigné dans le groupe très restreint des facilitateurs pour préparer un accord contraignant au terme de la Conférence des parties des nations unies pour la lutte contre les changements climatiques (COP 21à) dont les travaux s'achèvent vendredi prochain à Paris (France), indique un communiqué de l'ambassade de France au Gabon dont l'AGP a reçu copie, mardi. 

Selon le communiqué, le Gabon est représenté au sein de ce groupe de 14 pays par son ministre des Affaires étrangères, Emmanuel Issoze Ngondet. Ces facilitateurs se sont réunies dimanche dernier sous la houlette de leur chef de file, Laurent Fabius, par ailleurs ministre français des Affaires étrangères. 

Ce dimanche a été également l'entrée dans la danse des ministres après les travaux des experts, précise le même communiqué. 

Par contre, la ministre Brésilienne de l'Environnement, Izabella Texeira, et Vivian Balakrishnan ministre des Affaires étrangères de Singapour, sont chargés du thème de la différenciation. 

Quant au thème de l'ambition, il est dirigé par M. Tine Sundtoft (Norvège), ministre de l'environnement, et James Fletcher (Sainte Lucie), ministre du service public, du développement durable, de l'énergie, de la science et de la technologie. 

M. Pa Ousman Jarju (Gambie), ministre de l'Environnement et Amber Rudd (Royaume Uni), Secrétaire d'Etat à l'énergie et au changement climatique, sont chargés des actions à prendre avant 2020 (hors finances pré-2020 traitées dans le cadre des moyens de mise en œuvre) D'autre part, de premières consultations informelles sur les thèmes suivants seront engagées très rapidement. Il s'agit du thème de l'Adaptation dirigé par M. René Orellana, ministre Bolivien de l'environnement et Asa Romson, ministre du climat et de l'environnement de la Suède. 

Le ministre pérouvien de l'Environnement, Manuel Pulgar Vidal, par ailleurs président de la COP20, est chargé du préambule. Il assurera pour le compte du président de la COP21, une mission en lien avec les représentants de la société civile. 

Mme Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du changement climatique du Canada, Daniel Vicente Ortega Pacheco, ministre de l'environnement de l'Equateur et Sultan Ahmed Al Jabeir (Emirats Arabes Unis), Ministre d'Etat, envoyé spécial pour le changement climatique et l'énergie, font également partie de l'équipe des facilitateurs. 

Plus de 190 pays prennent part à cette réunion planétaire dont l'objectif recherché est la diminution à, au moins deux degrés Celsius, l'émission des gaz à effets de serres. 

COP 21 : le Maroc salue la mobilisation de la Francophonie en faveur d'un accord équilibré et universel

Le Maroc a salué, mardi à Paris, la mobilisation de la Francophonie en faveur d'un accord équilibré et universel lors de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21).

Intervenant lors d'une concertation francophone de haut niveau sous le thème "de Paris à Marrakech, une vision francophone partagée pour l'accord post-2020", organisée en marge de la COP 21, le secrétaire général du Haut commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abderrahim Houmy a affirmé que cet accord devrait assurer l'accès au développement durable, avec un soutien financier adéquat, outre le renforcement des capacités et le transfert technologique. 

Saluant la mobilisation de la présidence française de la COP 21, il a réitéré également l'engagement du Maroc en faveur du développement durable dans le cadre de la coopération sud-sud, conformément à la feuille de route du sommet de la Francophonie de Dakar.

M. Houmy a par ailleurs indiqué que l'organisation de la COP 22 en novembre prochain au Maroc offre l'opportunité aux pays francophones de jouer un rôle important en termes de convergence et de démarches inclusives dans le processus visant à faire face aux effets des changements climatiques.

Il a aussi mis l'accent sur l'engagement du Maroc à poursuivre l'élan de la COP 21 pour consolider la dynamique enclenchée dans le cadre du processus Lima-Paris et dans la perspective de la tenue de la COP 22 à Marrakech.

Pour sa part, la secrétaire général de l'OIF, Michaëlle Jean a affirmé qu'"aujourd'hui un accord semble à portée de main", soulignant que les pays francophones sont déterminés à montrer la voie dans l'action pour atteindre les objectifs fixés.

Cette réunion avait pour objectif d'envoyer un signal fort quant à la convergence politique des Etats francophones sur la thématique du climat, d'autant plus que deux Conférences des Parties successives à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, se tiennent dans deux pays francophones: la France et le Maroc.

Cet événement a permis aux pays membres de partager leur vision de l'accord final, et de faire entendre leurs besoins spécifiques.

Le Maroc en mesure d'amorcer sa transition énergétique en matière de mobilité 

Le Maroc a atteint le niveau de maturité nécessaire lui permettant d'amorcer sa transition énergétique en matière de mobilité, ont affirmé lundi à Paris plusieurs experts français du marché du véhicule électrique.

Le Royaume est également un des candidats sérieux qui pourraient faire décoller ce marché au vu des efforts consentis jusqu'ici en matière de protection de l'environnement et de développement des énergies renouvelables, ont-ils souligné à l'occasion d'un séminaire organisé par le groupe Renault Maroc et l'Alliance Renault-Nissan en marge de la COP21.

Ces experts ont toutefois observé que toute transition du thermique vers l'électrique ne peut s'opérer que grâce à la mise en place d'un système intégré et cohérent qui associe aussi bien les constructeurs automobiles et les chercheurs en énergie que les Etats, les gouvernements ou les collectivités locales.

L'essentiel au départ c'est de passer de la théorie au concret grâce à des projets pilotes qui marchent et qui donnent envie aux autres d'essayer , a insisté M. Eric Feunteun, directeur du programme électrique de Renault, premier constructeur automobile européen à avoir cru et investi dans le marché de la voiture 100 pc électrique.

Renault Maroc a présenté, depuis 2009, les premiers concepts de la gamme électrique à plusieurs patrons d'entreprises nationales telles que Barid Al Maghrib, L'ONE, La RAM voire même des agences de location de voitures, a rappelé à cet égard M. M'hammed Tazi, directeur de communication à Renault Maroc.

Nous avons été parmi les pionniers dans ce secteur avec le lancement sur le marché national des marques Twizi, Zoé, Fluence ZE et Kangoo 2E, mais ce sont plutôt les particuliers qui ont le plus été attirés par la mobilité durable , a-t-il affirmé. 

La lutte contre les dérèglements climatiques et la préservation de la qualité de l'air est l'affaire de tous , a souligné M. Tazi, en appelant les partenaires politiques, économiques et sociaux à s'investir davantage pour développer les possibilités d'utilisation de cette solution de mobilité à zéro CO2.

Des efforts, a-t-il ajouté, devraient être consentis par tous pour la mise en place des infrastructures nécessaires, à commencer par l'installation de bornes électriques visant à rendre cette nouvelle technologie accessible à un plus grand nombre d'utilisateurs.

M. Tazi a annoncé dans ce sens le lancement d'une importante flotte de véhicules électriques au Maroc, à l'occasion de la tenue de la COP 22 en novembre 2016 à Marrakech. Des contacts sont en cours avec plusieurs organismes pour tenter de trouver des solutions efficaces, a-t-il indiqué.

La voiture électrique est aujourd'hui la meilleure solution pour préserver l'environnement et notamment le climat, ont assuré unanimement les participants à cette rencontre à laquelle ont été conviés de nombreux journalistes français, marocains et étrangers.

En plus d'être écologique, la voiture électrique décline d'autres facettes tout aussi importantes : elle est silencieuse, pratique, abordable, confortable et apporte une forme de modernité, a indiqué M. Jean Philippe Hermine, responsable de la stratégie environnementale de la firme au losange. Il n'est donc pas fortuit que le groupe Renault ait réussi à mettre en circulation, à fin 2015, près de 200.000 voitures électriques dans le monde.

Actuellement en France, deuxième marché de la voiture électrique dans le monde après la Norvège, un véhicule sur 160 vendus est électrique alors qu'en 2011 cette part était de l'ordre de 1 sur 1.000, soit une progression de 70 pc, a-t-il fait remarquer.

Renault-Nissan est partenaire officiel de la COP 21, qui se tient à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Une flotte de 200 véhicules électriques, conduits notamment par des salariés volontaires des deux groupes automobile, assure depuis le début de cet évènement les déplacements des délégations participantes de leurs lieux d'accueil vers le Bourget, lieu où se tient la conférence. Elle constitue la plus grande flotte 100 pc électrique jamais rassemblée pour un évènement d'envergure internationale.

(MAP-08/12/2015)

Le Maroc, vitrine du développement des énergies renouvelables

Le Maroc est la vitrine du développement des énergies renouvelables qui constituent un atout pour lutter contre les effets du changement climatique, a affirmé, lundi à Paris, le député européen Gilles Pargneaux.

Le Maroc, qui abritera en novembre prochain la prochaine édition de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), a une posture et une position exemplaires dans la lutte contre les effets du changement climatique, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP après sa visite au pavillon marocain, aménagé dans le cadre de la COP 21.

Ce qui est en train de se construire à Ouarzazate à savoir la plus grande centrale solaire au monde est l'exemple de l'engagement du Royaume en faveur du développement des énergies renouvelables, a-t-il dit, rappelant qu'"à terme, 15 pc de la consommation en Europe viendra de la production des énergies renouvelables au Maroc".

"Le Maroc est en première loge avec l'UE dans ce combat contre le changement climatique qui constitue l'enjeu du siècle", a ajouté le député européen, mettant l'accent sur la nécessité d'encourager le Royaume à persévérer dans cette voie. 

M. Pargnaux a par ailleurs plaidé pour un partenariat des plus étroits entre le Maroc et l'UE et au-delà du Maghreb pour développer des politiques d'efficacité énergétique et contribuer ainsi aux efforts de lutte contre le changement climatique. 

L'objectif de porter à 52 pc la part des énergies renouvelables à l'horizon 2030 est motivé par le bon démarrage des plans solaire et éolien

L'objectif annoncé par SM le Roi Mohammed VI, dans Son allocution à l'ouverture de la COP 21, de porter à 52 pc la part des énergies renouvelables dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc à l'horizon 2030 est motivé par le bon démarrage des plan solaire et éolien, a affirmé, lundi à Paris, le président du directoire de l'Agence marocaine de l'énergie solaire (MASEN), Mustapha Bakkoury.

Ce nouveau cap s'explique par la sérénité quant au fait que le Maroc va atteindre l'objectif de 42 pc fixé pour 2020, a-t-il expliqué lors rencontre organisée au pavillon marocain à la COP 21 sur "la politique énergétique marocaine : atouts et opportunités", se félicitant de la bonne évolution et de la bonne exécution aussi bien du plan solaire qu'éolien.

"Aujourd'hui, nous ne parlons plus de projets mais de réalité", a-t-il indiqué, notant que la réalisation du nouvel objectif passe inéluctablement par l'innovation.

M. Bakkaoury a en outre indiqué que le plan solaire vise à la fois à contribuer de manière optimale au mix énergétique et à répondre aux défis liés aux changements climatiques, précisant que le Royaume a fait le choix de développer les projets dans ce domaine dans le cadre de partenariats public-privé.

Il a aussi noté que le Maroc a développé en amont une visibilité et des infrastructures pour les investisseurs intéressés par ce secteur, faisant savoir que les acquis réalisés dans ce domaine font l'objet de sollicitations de coopération notamment de la part de pays africains.

M. Bakkoury a, à cet égard, expliqué que MASEN travaille à identifier les pays africains qui ont un potentiel solaire pour le développement de coopérations institutionnelles ou la réalisation de projets communs.

Il a également évoqué la coopération avec l'Europe dans ce secteur dans la perspective de la mise en place de projets au Maroc ou l'exportation de l'électricité à certains pays de ce continent grâce à l'interconnexion.

Les autres intervenants ont mis l'accent sur l'importance de la stratégie d'efficacité énergétique initiée par le Maroc, soulignant l'importance de la décision d'arrêter les subventions des énergies fossiles.

Ils ont aussi plaidé pour le développement de la formation et la mise en place d'outils financiers d'accompagnement pour réduire la consommation énergétique.

Ouvrant cette rencontre, le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara avait indiqué que le nouveau cap de 52 pc de la part des énergies renouvelables est d'une importance capitale puisqu'il permettra une dominance de ces énergies dans le mix électrique, estimant qu'à travers sa stratégie énergétique, le Maroc présente du concret.

Le ministre a aussi relevé que la vision claire adoptée par le Royaume dans ce domaine offre d'importantes opportunités d'investissement, soulignant que grâce aux projets initiés dans le secteur des énergies renouvelables, le Maroc apporte des solutions concrètes aux défis imposés par les changements climatiques. 

Organisée par le ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, cette rencontre constitue une occasion propice pour les différents partenaires, aussi bien les institutions publiques que privées, de présenter les atouts et les opportunités de la politique énergétique nationale en matière d'investissements, d'innovation et de développement. 

Au programme de cette rencontre figurent des panels traitant des thèmes ayant trait aux "Energies renouvelables : portefeuilles et opportunités d'investissement", "maîtrise de la demande énergétique marocaine, une opportunité d'affaires" et "le modèle marocain d'innovation, un levier de développement inclusif".

(MAP-07/12/2015) 

COP 21: les parlementaires du monde s'engagent à agir pour un accord équitable sur le climat

Les parlementaires de 90 pays, réunis dimanche à Paris, se sont engagés à agir pour un accord "équitable" qui favoriserait le combat contre les changements climatiques, indique-t-on auprès de l'Union interparlementaire (UIP).

Dans un communiqué, l'UIP souligne que les parlementaires ont exhorté les négociateurs prenant part à la Conférence de l'ONU sur le climat (COP21) à œuvrer pour parvenir à "un accord mondial équitable et acceptable pour toutes les parties".

Dans leur déclaration adoptée au terme d'une réunion de deux jours dans la capitale française, ils ont réitéré "la nécessité urgente de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 C".

Alors que se poursuivent les négociations sur un nouvel accord climatique, les représentants des institutions législatives ont estimé que celui-ci devait tenir compte de l'inégale capacité des pays à le mettre en œuvre, notamment en ce qui concerne les pays en développement. "L'accord de Paris devait prévoir et promouvoir des moyens ambitieux pour atténuer les effets des changements climatiques et s'y adapter ainsi qu'une meilleure utilisation des ressources naturelles", ont-ils recommandé. 

Selon la déclaration, des moyens financiers suffisants doivent être mobilisés pour garantir la mise en œuvre, avec comme priorité le financement de la transition vers des économies à faible émission de carbone et résilientes aux changements climatiques.

"Nous ne saurions nous dérober à notre responsabilité individuelle et collective qui nous impose de respecter les engagements pris en matière d'émissions de gaz à effet de serre et de trouver des solutions viables à long terme", a déclaré le président de l'UIP, Saber Chowdhury. Aujourd'hui, a-t-il estimé, les parlements et les parlementaires ont franchi un nouveau pas en vue de relever ce défi et il leur appartiendra d'insuffler la dynamique politique nécessaire.

Les parlementaires ont notamment approuvé un plan d'action sur la lutte contre les changements climatiques, lequel offre une feuille de route fixant des délais et des objectifs clairs concernant la ratification de l'accord qui sera conclu à Paris et sur la marche à suivre pour modifier les lois existantes et en adopter de nouvelles.

(MAP-06/12/2015)

Les parlements appelés à engager des actions concrètes pour contribuer aux efforts de lutte contre les changements climatiques 

Les parlements sont appelés à engager des actions concrètes pour contribuer aux efforts de lutte contre les changements climatiques, a affirmé, samedi à Paris, le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach.

Intervenant lors d'une réunion parlementaire en marge de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), M. Benchamach a affirmé que le parlement marocain adhère pleinement aux efforts onusiens visant à trouver des solutions concrètes aux défis imposés par les changements climatiques, rappelant que vingt lois ayant un lien direct ou indirect avec l'environnement ont été adoptées par l'institution législative depuis 2009.

Il a aussi indiqué que le Maroc est conscient des dangers que représentent les changements climatiques pour l'avenir de la planète et l'humanité, passant en revue les différentes actions menées par le Royaume pour promouvoir le développement durable.

Le président de la Chambre des conseillers a expliqué, à cet égard, que le Maroc a adopté une stratégie anticipative dans le domaine de l'environnement dont l'ambitieux plan de développement des énergies renouvelables, la charte nationale de l'environnement, ainsi que le plan Maroc vert et la politique des barrages, faisant savoir par ailleurs que le parlement marocain s'engagera dans un important programme traitant de la problématique du climat en perspective de la COP 22, prévue en novembre prochain à Marrakech.

La conférence de Marrakech doit s'inscrire dans la continuité de la COP 21 à travers la mise en œuvre des engagements pris à Paris, a-t-il insisté, estimant que les COP 21 et 22 constitueront un tournant décisif en permettant d'apporter des réponses claires aux défis climatiques.

M. Benchamach a en outre plaidé pour un accord universel contraignant sur le climat, relevant en outre que ce texte ne doit pas ignorer les intérêts des populations des pays du sud et de leur droit au développement.

Organisée les 5 et 6 décembre par l'Union interparlementaire (UIP) et le parlement français, cette réunion donne aux parlementaires la possibilité de recueillir des informations de première main sur les principaux enjeux et les grandes orientations de la COP21 et de dialoguer avec les négociateurs gouvernementaux associés aux processus de prise de décision de la Conférence.

Cette rencontre permet aussi aux parlementaires de se familiariser avec les recommandations adoptées par l'UIP sur l'action parlementaire en matière de changements climatiques, et d'échanger leurs points de vue sur le prolongement que les parlements pourront donner à la Conférence de Paris sur le climat.

La BAD salue le leadership du Maroc en matière d’énergies renouvelables

Le vice-président de la Banque africaine pour le développement (BAD), Aly Abou-sabaa a salué, samedi à Paris, le leadership du Maroc en matière d’énergies renouvelables et d’adaptation aux changements climatiques. 

Dans une déclaration à la MAP à l’issue de son entretien avec la ministre déléguée chargée de l’Environnement, Hakima El Haité en marge de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), M. Abou-sabaa a également salué les efforts du Royaume en matière de résilience de l’agriculture, soulignant que l’expérience du Maroc dans ces domaines constitue une opportunité à saisir pour les pays africains. 

Il a en outre mis en exergue le partenariat exemplaire entre la BAD et le Royaume, faisant savoir que cette institution financière apporte son soutien et son assistance technique au Maroc et l’accompagne dans la préparation de la COP 22, prévue en novembre prochain à Marrakech. 

La conférence de Marrakech est une échéance très importante d’autant plus qu’elle se tient dans un pays africain, a-t-il noté, précisant que la COP 22 va donner des opportunités de travailler sur les engagements pris à Paris. 

"Nous nous attendons à une COP réussie à Marrakech", a-t-il conclu.

(MAP-05/12/2015)

COP22: le Maroc avance à grands pas pour gagner le pari de la protection de l'environnement et du développement durable

Au Maroc, le souci de protection de l'environnement et d'opérationnalisation des outils de développement durable n'est plus un slogan, mais un défi stratégique que le Royaume ne cesse de relever à différents niveaux avec comme unique préoccupation, disposer de solutions appropriées à la problématique des changements climatiques et anticiper de larges perspectives pour la mise en œuvre d'une économie verte. 

En effet, les stratégies adoptées au niveau national dans le domaine de protection de l'environnement et de développement de l'économie verte, illustrent clairement que le Maroc est conscient plus que jamais de l'importance extrême que revêtent le phénomène des changements climatiques et ses éventuels risques sur les sociétés et les Etats, ce qui a amené le Royaume à inclure la question de l'environnement dans ses différents projets publics et programmes de développement. 

Le Royaume dont les émissions de gaz à effet de serre sont infimes, et qui fait face à l'instar d'autres pays du monde aux risques des changements climatiques, a d'ailleurs anticipé son engagement dans ce domaine à travers la mise en place progressive de sa propre vision et l'établissement des bases d'une politique volontariste touchant tous les domaines afférents à dimension environnementale. 

Afin de répondre aux défis des dysfonctionnements environnementaux, le Maroc a adhéré à un processus d'adaptation et de réduction des effets des changements climatiques, dans le cadre d'une approche intégrée et participative, via le lancement de chantiers prônant un développement vert et une atténuation de la pollution industrielle, tout en œuvrant à mettre en place un cadre institutionnel, juridique et financier, en vue de concilier développement socio-économique et protection de l'environnement. 

La volonté de réaliser un développement qui tient compte des effets négatifs des changements climatiques s'est traduite particulièrement par la publication, en 2014, de la loi-cadre portant Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable, outre l'adoption d'une Loi sur la préservation du littoral et d'un programme national de valorisation des déchets. 

Ainsi, l'enclenchement de l'opérationnalisation de la station thermo-solaire de Ouarzazate Noor 1, vient renforcer la position du Royaume dans l'échiquier mondial en matière d'énergies renouvelables. 

Ce projet pionnier, premier du genre, dénote de l'engagement du Royaume pour rationnaliser la consommation du carburant fossile et encourager, en contrepartie, l'utilisation des énergies renouvelable à la faveur d'une stratégie novatrice basée sur une faible consommation de carbone. 

Le fort engagement du Maroc vis-à-vis de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ainsi que ses diverses initiatives qualitatives en matière de protection de l'environnement, conçues sous formes de plans et mesures touchant plusieurs secteurs, reflètent clairement la contribution du Royaume dans le domaine de protection du climat dans un but d'assurer les conditions d'une transition vers une économie verte. 

Cet engagement du Royaume en faveur du développement durable s'illustre également par l'organisation, en 2016, de la COP 22, qui saura, de l'avis de plusieurs experts, insuffler une nouvelle dynamique dans les initiatives dédiées à l'atténuation des effets des changements climatiques et marquera un tournant déterminant pour le développement d'outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech. 

Cet événement constituera ainsi une occasion idoine pour mettre en exergue les efforts du Maroc en matière de réduction des effets des changements climatiques, notamment après l'annonce par SM le Roi Mohammed VI, dans une allocution lue lors de la séance inaugurale de la COP21 de Paris, que l’objectif de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc en 2020, a été porté à 52 pc à l’horizon 2030. 

En septembre dernier, le Souverain et le Président français François Hollande, avaient présidé à Tanger, la cérémonie de lancement de l’Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat, une initiative qui traduit la détermination des deux pays à joindre leurs efforts pour que la communauté internationale trouve des réponses adéquates et appropriées à la problématique du changement climatique. 

Cet Appel de Tanger, qui intervient après ceux de Manille (Philippines) et de Fort-de-France, constitue en fait une sonnette d’alarme quant à l’urgence d’entreprendre une action solidaire et forte en faveur du climat et la nécessité d’agir vite, bien et collectivement pour amplifier la lutte contre le dérèglement climatique. 

Le Maroc et la France, qui assureront les présidences de la COP 21 et de la COP 22, appellent à saisir les occasions des conférences de Paris et de Marrakech pour accélérer la transition vers une économie mondiale verte, conciliant les aspirations légitimes au développement avec les impératifs de durabilité des ressources et de réduction des risques environnementaux. 

L'Appel de Tanger rappelle que le Maroc et la France sont engagés à n’épargner aucun effort pour œuvrer en faveur de l’adoption, lors de la Conférence de Paris, d’un accord universel, global, durable, équilibré et juridiquement contraignant, s’appuyant sur les objectifs et les principes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et permettant de limiter le réchauffement climatique en deçà de deux degrés Celsius et de parvenir à une économie décarbonée. 

Il souligne aussi que la Conférence de Marrakech constituera une étape importante dans ce sens et que cet effort de long terme passe par la publication par tous les pays de contributions nationales et par l’élaboration de plans nationaux de développement sobres en carbone et d’adaptation à long terme.

COP21: Le climat se porterait mieux si les subventions aux énergies fossiles seraient levées

Le climat se porterait mieux si les subventions aux énergies fossiles seraient levées", a souligné, samedi à Paris, la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité.

"Il faut fixer un objectif plancher pour les énergies fossiles", a dit Mme El Haité qui s'exprimait lors d'une rencontre organisée par le Maroc sur "les subventions aux énergies fossiles et les changements climatiques".

"Tous nos efforts aux négociations penchent vers ce plancher", a-t-elle dit lors de cette rencontre organisée dans le cadre de la 21ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques.

Près de 180 milliards d'euros sont versés chaque année par les Etats pour soutenir les énergies fossiles, selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCCDE) publié en 2012.

La suppression des subventions aux énergies fossiles "dépend de la volonté politique des chefs d'Etat", a-t-elle affirmé, faisant savoir que cela "doit se passer au niveau du G20, de l'OMC et au niveau des grands forums mondiaux de négociations".

Le Maroc est "un très bel exemple pour les pays non producteurs de pétrole et un espoir pour les pays producteurs", s'est réjouie la ministre, estimant que ce qui a été "fait au Maroc doit être promu à l'échelle internationale".

"Chaque année, les entreprises d'extraction d'énergies fossiles du monde entier reçoivent 4.740 milliards d'euros de subventions publiques, soit près de 167.000 euros par seconde", a-t-elle fait savoir. 

Les émissions actuelles de CO2 au monde s'élèvent à environ 45 milliards de tonnes, a-t-elle indiqué, notant que l'équilibre mondial sera atteint à travers 20 pc des énergies renouvelables. 

La COP21, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre, doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement planétaire à 2 C d'ici 2100.

La transition énergétique adoptée par le Maroc concilie développement économique et lutte contre le changement climatique 

La stratégie de transition énergétique adoptée par le Maroc sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, concilie développement économique et lutte contre le changement climatique, a souligné samedi à Paris le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Abdelkader Amara.

Intervenant lors d'une rencontre organisée au pavillon marocain à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21), sous le thème "Le Maroc, un pays modèle par sa transition énergétique en faveur du climat", M. Amara a relevé que cette transition a pris un tournant historique grâce à la remarquable accélération donnée par le Souverain en annonçant, à l'ouverture de la COP21, la volonté du Royaume de porter la part des énergies renouvelables de 42 pc de puissance installée, objectif fixé pour 2020, à 52 pc à l'horizon 2030.

L'investissement global dans le secteur énergétique entre 2016 et 2030 devrait atteindre une quarantaine de milliards de dollars, dont une trentaine de milliards pour les projets de production d'électricité de sources renouvelables, ce qui représentera des opportunités d'investissements importants pour le secteur privé et permettra, outre la réduction de 32 pc des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2030, une baisse importante de la dépendance énergétique du Maroc, a-t-il ajouté.

La stratégie nationale dans ce domaine repose sur des actions concrètes basées sur le développement des énergies renouvelables, le renforcement de l'efficacité énergétique et l'utilisation à grande échelle du gaz naturel, des actions qui, en plus de leurs effets bénéfiques sur l'environnement, permettront aussi de répondre à la demande croissante en énergie (+5 pc pour l'énergie primaire et plus de 6 pc pour l'électricité), a indiqué le ministre.

Pour atteindre ces objectifs, le Maroc aura à développer certainement, entre 2016 et 2030, une capacité additionnelle de production d'électricité de sources renouvelables d'environ 10.100 MW dont 4.560 MW solaire, 4.200 MW éolienne, et 1.330 MW hydro-électrique, a précisé M. Amara.

"Selon ce schéma vraisemblable, en 2030, la part de l'éolien et celle du solaire seront probablement portées à 20 pc chacune et celle de l'hydroélectrique sera au moins de 12 pc", ce qui permettra à terme d'éviter l'émission de 13 millions de tonnes de CO2 par an, a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi passé en revue les grands projets lancés au Maroc pour le développement de l'énergie solaire, de l'éolien et l'hydroélectrique, qui "enregistrent un intérêt grandissant de la part des investisseurs nationaux et internationaux".

De son côté, directeur général de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri, a noté que le Maroc est l'un des pays les plus attractifs pour les investisseurs dans le secteur énergétique, plus particulièrement la production d'électricité, compte tenu de la richesse de ses ressources renouvelables et de son positionnement stratégique.

Le Maroc dispose d'une feuille de route claire et ambitieuse pour le développement des énergies renouvelables et jouit d'une expérience importante dans ce domaine qui lui permettra de faire face aux défis du futur, a-t-il souligné.

M. Fassi Fihri a aussi mis en exergue les grandes réalisations dans le secteur de l'électricité accomplies sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, notamment en matière d'électrification, relevant que pratiquement 100 pc de la population urbaine et 99,1 pc de la population rurale ont accès à l'électricité.

Cette rencontre, qui s'est déroulée en présence de responsables gouvernementaux, de diplomates et d'acteurs institutionnels et privés marocains et étrangers, a été marquée par des témoignages de professionnels et investisseurs actifs dans le développement des énergies renouvelables au Maroc. Ils ont notamment salué les efforts considérables du Maroc en matière de lutte contre les changements climatiques, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique national et le renforcement de l'efficacité énergétique.

La BAD salue le leadership du Maroc en matière d'énergies renouvelables

Le vice-président de la Banque africaine pour le développement (BAD), Aly Abou-sabaa a salué, samedi à Paris, le leadership du Maroc en matière d'énergies renouvelables et d'adaptation aux changements climatiques.

Dans une déclaration à la MAP à l'issue de son entretien avec la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité en marge de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), M. Abou-sabaa a également salué les efforts du Royaume en matière de résilience de l'agriculture, soulignant que l'expérience du Maroc dans ces domaines constitue une opportunité à saisir pour les pays africains.

Il a en outre mis en exergue le partenariat exemplaire entre la BAD et le Royaume, faisant savoir que cette institution financière apporte son soutien et son assistance technique au Maroc et l'accompagne dans la préparation de la COP 22, prévue en novembre prochain à Marrakech.

La conférence de Marrakech est une échéance très importante d'autant plus qu'elle se tient dans un pays africain, a-t-il noté, précisant que la COP 22 va donner des opportunités de travailler sur les engagements pris à Paris. 

"Nous nous attendons à une COP réussie à Marrakech", a-t-il conclu.

Le Maroc, un exemple pour les pays émergents en matière d'énergies renouvelables

Le Maroc est un exemple pour le monde entier et plus particulièrement pour les pays émergents en matière d'énergies renouvelables, a affirmé, samedi à Paris, le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA), Adnan Amin.

Intervenant lors d'un side Event sur le thème: "le Maroc, un pays modèle par sa transition énergétique en faveur du climat" dans le cadre de la COP 21, M. Amin a mis en exergue le leadership du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables, se félicitant de l'objectif annoncé par SM le Roi Mohammed VI, dans Son allocution à l'ouverture de la conférence de Paris, de porter à 52 pc la part des énergies renouvelables dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc à l'horizon 2030. 

Les énergies renouvelables au Maroc serviront non seulement les efforts de décarbonisation mais contribueront également au développement de l'industrialisation, à la création d'emplois et à la promotion de la croissance économique, a-t-il indiqué.

Il a en outre relevé que la transition énergétique constitue un nouveau modèle de développement, faisant savoir que l'IRENA oeuvrera à promouvoir les énergies propres à travers le monde. 

Organisé par le ministère de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement au pavillon marocain, ce side Event a été l'occasion d'évoquer la transition énergétique au Maroc qui vise, entre autres, la montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, le renforcement de la capacité énergétique et la préservation de l'environnement. 

COP22: le Maroc avance à grands pas pour gagner le pari de la protection de l'environnement et du développement durable

Au Maroc, le souci de protection de l'environnement et d'opérationnalisation des outils de développement durable n'est plus un slogan, mais un défi stratégique que le Royaume ne cesse de relever à différents niveaux avec comme unique préoccupation, disposer de solutions appropriées à la problématique des changements climatiques et anticiper de larges perspectives pour la mise en œuvre d'une économie verte.

En effet, les stratégies adoptées au niveau national dans le domaine de protection de l'environnement et de développement de l'économie verte, illustrent clairement que le Maroc est conscient plus que jamais de l'importance extrême que revêtent le phénomène des changements climatiques et ses éventuels risques sur les sociétés et les Etats, ce qui a amené le Royaume à inclure la question de l'environnement dans ses différents projets publics et programmes de développement.

Le Royaume dont les émissions de gaz à effet de serre sont infimes, et qui fait face à l'instar d'autres pays du monde aux risques des changements climatiques, a d'ailleurs anticipé son engagement dans ce domaine à travers la mise en place progressive de sa propre vision et l'établissement des bases d'une politique volontariste touchant tous les domaines afférents à dimension environnementale.

Afin de répondre aux défis des dysfonctionnements environnementaux, le Maroc a adhéré à un processus d'adaptation et de réduction des effets des changements climatiques, dans le cadre d'une approche intégrée et participative, via le lancement de chantiers prônant un développement vert et une atténuation de la pollution industrielle, tout en œuvrant à mettre en place un cadre institutionnel, juridique et financier, en vue de concilier développement socio-économique et protection de l'environnement.

La volonté de réaliser un développement qui tient compte des effets négatifs des changements climatiques s'est traduite particulièrement par la publication, en 2014, de la loi-cadre portant Charte Nationale de l'Environnement et du Développement Durable, outre l'adoption d'une Loi sur la préservation du littoral et d'un programme national de valorisation des déchets.

Ainsi, l'enclenchement de l'opérationnalisation de la station thermo-solaire de Ouarzazate Noor 1, vient renforcer la position du Royaume dans l'échiquier mondial en matière d'énergies renouvelables.

Ce projet pionnier, premier du genre, dénote de l'engagement du Royaume pour rationnaliser la consommation du carburant fossile et encourager, en contrepartie, l'utilisation des énergies renouvelable à la faveur d'une stratégie novatrice basée sur une faible consommation de carbone.

Le fort engagement du Maroc vis-à-vis de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ainsi que ses diverses initiatives qualitatives en matière de protection de l'environnement, conçues sous formes de plans et mesures touchant plusieurs secteurs, reflètent clairement la contribution du Royaume dans le domaine de protection du climat dans un but d'assurer les conditions d'une transition vers une économie verte.

Cet engagement du Royaume en faveur du développement durable s'illustre également par l'organisation, en 2016, de la COP 22, qui saura, de l'avis de plusieurs experts, insuffler une nouvelle dynamique dans les initiatives dédiées à l'atténuation des effets des changements climatiques et marquera un tournant déterminant pour le développement d'outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech.

Cet événement constituera ainsi une occasion idoine pour mettre en exergue les efforts du Maroc en matière de réduction des effets des changements climatiques, notamment après l'annonce par SM le Roi Mohammed VI, dans une allocution lue lors de la séance inaugurale de la COP21 de Paris, que l'objectif de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc en 2020, a été porté à 52 pc à l'horizon 2030.

En septembre dernier, le Souverain et le Président français François Hollande, avaient présidé à Tanger, la cérémonie de lancement de l'Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat, une initiative qui traduit la détermination des deux pays à joindre leurs efforts pour que la communauté internationale trouve des réponses adéquates et appropriées à la problématique du changement climatique.

Cet Appel de Tanger, qui intervient après ceux de Manille (Philippines) et de Fort-de-France, constitue en fait une sonnette d'alarme quant à l'urgence d'entreprendre une action solidaire et forte en faveur du climat et la nécessité d'agir vite, bien et collectivement pour amplifier la lutte contre le dérèglement climatique.

Le Maroc et la France, qui assureront les présidences de la COP 21 et de la COP 22, appellent à saisir les occasions des conférences de Paris et de Marrakech pour accélérer la transition vers une économie mondiale verte, conciliant les aspirations légitimes au développement avec les impératifs de durabilité des ressources et de réduction des risques environnementaux.

L'Appel de Tanger rappelle que le Maroc et la France sont engagés à n'épargner aucun effort pour œuvrer en faveur de l'adoption, lors de la Conférence de Paris, d'un accord universel, global, durable, équilibré et juridiquement contraignant, s'appuyant sur les objectifs et les principes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et permettant de limiter le réchauffement climatique en deçà de deux degrés Celsius et de parvenir à une économie décarbonée. 

Il souligne aussi que la Conférence de Marrakech constituera une étape importante dans ce sens et que cet effort de long terme passe par la publication par tous les pays de contributions nationales et par l'élaboration de plans nationaux de développement sobres en carbone et d'adaptation à long terme. 

COP21: El Haité appelle à des financements climatiques innovants

La ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité a plaidé, vendredi à Paris, pour des financements innovants des programmes d'adaptation aux changements climatiques.

"Il faut innover. Il n'ya pas que les fonds verts et les fonds d'adaptation. Il faut penser à un moyen intelligent pour contrôler que les pays ne polluent pas", a dit Mme El Haité lors d'un side-event organisé par le Maroc sur "les financements climatiques et l'investissement vert".

Elle a rappelé toutes les discussions sur le montant des 100 milliards de dollars à l'horizon 2100 et toutes les réticences exprimées à cet effet, invitant les experts en finances à réfléchir à de nouveaux outils de financements.

Les pays développés se sont engagés, à Copenhague en 2009 et à Cancun en 2010, à mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique.

Cette somme peut provenir de sources bilatérales ou multilatérales, publiques et privées.

"Nous voulons, nous Marocains, que les experts en finances, réfléchissent à un nouveau moyen et à de nouveaux outils (de financements climatiques)", a-t-elle insisté, indiquant que "les mécanismes de mise en oeuvre vont sortir du Maroc".

Pour sa part, Karsten Sach, directeur général adjoint en charge de la politique européenne et internationale, délégué au ministère allemand de l'Environnement, de la protection de la nature, de la construction et de la sûreté nucléaire, a salué l'initiative de penser à des outils de financements climatiques innovants.

"Il est sage de penser à de nouveaux outils de financements", a dit M. Sach, soulignant l'importance de parvenir à un accord "juste" qui concilie les intérêts des pays développés et ceux des pays en développement.

Il s'est félicité, à cet égard, des efforts déployés par le Maroc dans le domaine de l'environnement et de l'adaptation aux changements climatiques.

De son côté, El Hadi Chaibainou, directeur général du Groupement professionnel des Banques du Maroc (GPBM), a rappelé "l'engagement souverain" du Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, en faveur de l'environnement qui s'est manifesté à travers plusieurs initiatives, notamment "l'Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat".

M. Chaibainou a mis en exergue l'expérience nationale en matière des énergies renouvelables, se félicitant de l'expertise marocaine et du capital humain bien qualifié.

Il a exprimé la volonté des banques d'agir "gratuitement et gracieusement pour soutenir l'économie verte". 

Le vice-président chargé de l'agriculture, de l'eau, du développement humain, de la gouvernance et des ressources naturelles à la Banque africaine pour le développement (BAD), Aly Abou Sabaa a, quant à lui, salué le Plan Vert Maroc, le qualifiant de "programme diversifié", estimant que le Royaume doit partager son savoir-faire avec d'autres pays.

Cette rencontre a est organisée dans le cadre de la Conférence mondiale sur le climat qui se tient du 30 novembre au 11 décembre et qui doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 C en 2100.

COP 21 : le Maroc joue un rôle important dans la négociation 

Le Maroc joue un rôle important dans la négociation visant à parvenir à un accord lors de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) qui se tient actuellement à Paris, a affirmé la secrétaire d'Etat française au développement et à la francophonie, Annick Girardin.

Le Royaume, qui accueillera en novembre prochain la COP22, est central dans le lien avec l'Afrique et les pays du Moyen-Orient, a-t-elle souligné dans une déclaration à la MAP en marge de sa participation vendredi soir à l'inauguration de l'exposition "Solutions COP21", organisée jusqu'au 10 décembre dans la capitale française avec la participation du Maroc.

La responsable française s'est également félicitée de la forte mobilisation de la délégation marocaine pour la réussite de la conférence de Paris, notant que chacun à besoin de relais dans ces négociations.

"Le Maroc est à nos côtés et il est un relais extraordinaire pour un certain nombre de messages et de compromis que nous avons à mener", a-t-elle dit.

Le Maroc est l'un des pays les plus engagés dans les questions climatiques et environnementales

Le Maroc est l'un des pays les plus engagés dans les questions climatiques et environnementales, a souligné, vendredi, SAS le Prince Albert II de Monaco, saluant les initiatives de SM le Roi Mohammed VI et son engagement en faveur du climat.

Dans une déclaration à la deuxième chaîne de télévision 2M à l'issue de la signature, par le Maroc et quatre autres pays, d'un Appel lancé à l'initiative de la Principauté de Monaco pour la sauvegarde des océans, le Prince Albert II de Monaco a affirmé que l'engagement du Royaume sur les questions climatiques ne sert pas uniquement les intérêts de l'Afrique et du bassin méditerranéen mais va au

-delà. 

En signant cet Appel, lancé dans le cadre de la Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP21) à Paris, le Maroc adresse un signal très fort à la communauté internationale pour faire de la sauvegarde des océans une priorité de l'agenda de cette conférence, a-t-il dit, exhortant les autres pays à adhérer à cet Appel.

Le Maroc a fait preuve de beaucoup d'engagement et de persévérance et il est à la pointe des discussions non seulement sur les questions climatiques mais environnementales en général, a-t-il relevé, exprimant la disposition de la Principauté de Monaco à accompagner le Maroc, qu'il a qualifié d' "excellent partenaire", dans ses efforts pour la préparation de la COP22.

Il s'est dit convaincu que la COP22, qui aura lieu en novembre 2016 à Marrakech, accordera une place prépondérante aux océans, eu égard à l'importance de préserver les écosystèmes océaniques pour une vie saine sur la planète.

Cet Appel a été signé en présence de SAS le Prince Albert II de Monaco, par la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité et des ministres et représentants du Costa Rica, du Madagascar, des Pays-Bas et de l'Espagne.

Les parties signataires appellent à soutenir la proposition pour un rapport spécial élaboré par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les enjeux océan/climat, tout en exprimant leur engagement à atteindre les cibles fixées à l'échelle internationale par l'Objectif de développement durable (ODD) relatif à la conservation et l'exploitation de manière durable des océans, des mers et des ressources marines. 

Inauguration à Paris de l'exposition "Solutions COP21" avec la participation du Maroc

L'exposition "Solutions COP21", qui se tient jusqu'au 10 décembre à Paris avec la participation du Maroc, a été inaugurée vendredi soir par la ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal.

Lancé en juillet 2014, Solutions COP21 est un dispositif inédit de valorisation des solutions pour le climat créé pour accompagner la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21), qui se déroule actuellement au Bourget en région parisienne.

L'objectif de cette exposition, organisée au grand palais au cœur de la capitale française, est de montrer à un large public les multiples produits, services, process et innovations existants et en projet à travers le monde pour lutter contre le dérèglement climatique et ses impacts. 

Il s'agit d'une plateforme contributive multi-acteurs dédiée aux solutions climat afin de proposer des solutions concrètes à la problématique du réchauffement climatique. 

Au programme de cette manifestation figurent des conférences, des ateliers et des concerts, des films, des soirées et d'autres événements. 

Aménagé sur 200 m2 par l'Office National Marocain de Tourisme (ONMT), le pavillon marocain à cette exposition révèle des projets tangibles et innovants et permet de mesurer les efforts du pays à travers différentes solutions dans les domaines de l'énergie, de la préservation de patrimoine, de la mobilisation de la société civile, ou encore de la durabilité dans le tourisme ou les évènements sportifs.

La visite du Pavillon s'articule autour d'un parcours en cinq thématiques : "s'engager", "préserver", "mobiliser", "inventer" et "transmettre".

S'exprimant lors de cette cérémonie, le délégué de l'ONMT à Paris, Hatim El Gharbi a donné un aperçu sur les 13 solutions exposées au pavillon marocain et qui touchent différents secteurs. Il a aussi mis l'accent sur les efforts déployés par le Royaume pour promouvoir le tourisme durable et responsable.

Pour sa part, la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité a souligné l'importance des actions menées par le secteur privé et la société civile pour lutter contre le changement climatique qui, a-t-elle dit, n'a pas de frontières.

Elle a en outre insisté sur la nécessité de parvenir à un accord "équitable et ambitieux" à la COP 21, notant la route pour la COP 22, prévue en novembre 2016 à Marrakech, commence à Paris.

La cérémonie d'inauguration de cette exposition s'est déroulée en présence notamment du président de la Chambre des conseillers Hakim Benchamach et de l'ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa. 

COP21: Mme El Haité s'entretient avec le ministre émirati de l'Environnement et de l'eau

La ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité, s'est entretenue, vendredi à Paris, avec le ministre émirati de l'Environnement et de l'eau, Rashid Ahmed Bin Fahad, en marge de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21).

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cet entretien, le ministre émirati a indiqué que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la concertation permanente entre le Maroc et les Emirats Arabes Unis dans le domaine de l'environnement.

Il a également salué le rôle de premier plan que joue le Maroc dans les négociations de la COP21 en vue de parvenir à un accord global et ambitieux pour la lutte contre le réchauffement climatique, exprimant son souhait de voir les efforts du Maroc couronnés de succès aussi bien lors de cette conférence que dans l'organisation de la COP22 qui aura lieu en novembre 2016 à Marrakech.

M. Bin Fahad a aussi mis en exergue les grands projets de développement des énergies renouvelables mis en œuvre au Maroc, soulignant qu'il s'agit d'un secteur stratégique et vital pour la diversification des ressources énergétiques.

"Le Maroc a réussi à attirer de grands investissements et des technologies de pointe en matière d'énergie propre", a-t-il noté, ajoutant que les entreprises émiraties du secteur énergétique peuvent jouer un rôle important dans l'accélération du processus de développement des technologies de l'environnement et d'énergies renouvelables au Maroc.

La COP 22 à Marrakech sera l'occasion d'assurer la mise en œuvre des engagements de Paris 

La prochaine édition de la conférence des Nations unies sur le climat (COP22), prévue en novembre 2016 à Marrakech, sera l'occasion d'assurer la mise en œuvre des engagements qui seront pris à Paris, a affirmé, vendredi, l'envoyé spécial du président français pour la protection de la planète, Nicolas Hulot.

Dans une déclaration en marge de sa visite au pavillon marocain aménagé dans le cadre de la COP 21, M. Hulot a fait savoir que le processus de négociations pour parvenir à un accord sur le climat est compliqué, estimant que pour l'instant, il est trop tôt de dire que la conférence de Paris serait un satisfecit.

Il a également expliqué que parmi les objectifs de la COP 21 est d'aborder la capacité des Etats les plus riches à assumer leurs responsabilités face au changement climatique, notant que les autres pays sont également appelés à assurer leurs engagements.

M. Hulot a aussi mis l'accent sur la nécessité d'œuvrer pour sécuriser les financements afin d'aider les pays les moins avancés à faire face aux effets du changement climatique.

Il a par ailleurs lancé un appel pour arrêter de subventionner les énergies fossiles, faisant remarquer que les crédits alloués à ces subventions peuvent être affectés à des projets qui permettront aux pays en développement de se développer. 

La directrice générale de l'UNESCO apprécie hautement le rôle de SM le Roi pour la préservation de l'environnement

La directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova a apprécié hautement l'engagement de SM le Roi Mohammed VI pour la préservation de l'environnement, se félicitant des liens forts entre le Maroc et l'organisation onusienne dans les domaines de l'éducation et des questions pour le développement durable.

"Nous apprécions hautement le rôle de SM le Roi Mohammed VI et Ses initiatives louables pour que les relations entre le Maroc et l'Unesco se développent davantage", a-t-elle déclaré à la presse, après avoir visité, vendredi, les pavillons du Maroc et de la COP 22, aménagés sur le site de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) qui se tient du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, en région parisienne.

La directrice générale de l'UNESCO, qui a été accueillie à son arrivée au pavillon du Maroc à la COP21, par la ministre chargée de l'Environnement, Mme Hakima El Haité, a exprimé la disposition de l'Organisation à accompagner le Maroc dans ses efforts pour la préparation de la COP 22, prévue en novembre 2016 à Marrakech.

Elle a souligné, à cet égard, que ce grand événement mettra en avant le continent africain et sera l'occasion d'élargir l'espace des négociations par l'intégration d'autres questions ayant trait au patrimoine immatériel, au rôle de la culture pour trouver des solutions au dérèglement climatique, à la biodiversité, à la pollution, aux océans, à la science et à l'innovation.

Evoquant l'éducation pour le développement durable, Mme Bokova a rappelé que le discours de SAR la Princesse Lalla Hasna, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'Environnement, a eu un impact très fort sur la déclaration finale de la conférence de l'UNESCO sur l'EDD: l'Education au Développement durable organisée en novembre au Japon.

Ce discours est un plan d'action pour une éducation au développement durable, a-t-elle dit. 

COP21 : Le Maroc signe une déclaration appelant à renforcer la résilience des océans face au changement climatique

Le Maroc s'est joint vendredi à une déclaration internationale appelant à renforcer la résilience des océans face aux impacts des émissions de CO2 et du changement climatique, dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21) de Paris.

Cette déclaration, lancée à l'initiative de la Principauté de Monaco, a été signée en présence de SAS le Prince Albert II de Monaco par la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité et des ministres et représentants du Costa Rica, du Madagascar, des Pays-Bas et de l'Espagne, qui ont rejoint plusieurs autres pays signataires.

Les parties signataires appellent à soutenir la proposition pour un rapport spécial élaboré par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les enjeux océan/climat, tout en exprimant leur engagement à atteindre les cibles fixées à l'échelle internationale par l'Objectif de développement durable (ODD) relatif à la conservation et l'exploitation de manière durable des océans, des mers et des ressources marines. 

A cet égard, les pays signataires soutiennent l'organisation, en juin 2017 à Fidji, d'une conférence des Nations unies de haut niveau sur les océans et les côtes destinée à promouvoir la mise en œuvre et maintenir la dynamique politique pour atteindre cet ODD.

Compte tenu de l'urgence, les signataires appellent à promouvoir un plan d'action sur les océans à partir de 2016, exprimant leur volonté de continuer de se réunir en tant que groupe pour discuter des défis identifiés et invitant à la contribution à d'autres processus et initiatives, dans le cadre ou en dehors des Nations unies. 

Cette déclaration constate que les océans subissent déjà une pression importante, aujourd'hui aggravée par une augmentation de la concentration de CO2 susceptible de générer de considérables impacts sur la vie marine. 

"Le carbone dissous dans l'Océan en modifie sa structure chimique et a déjà augmenté son acidité de 30 pc depuis le début de la révolution industrielle", lit-on dans ce document qui souligne que le réchauffement des océans cause d'irréversibles dommages aux récifs coralliens et à d'autres écosystèmes et espèces, produit des orages plus violents et des changements dans les courants marins et accélère la propagation des espèces envahissantes. 

La déclaration rappelle que les océans soutiennent la vie sur Terre en produisant la moitié de l'oxygène respiré par chaque être humain et en absorbant 25 pc du CO2 émis par les activités humaines, en plus de stocker près de 90 pc de l'excédent de chaleur anthropogénique et de recevoir la quasi-totalité de l'eau provenant de la fonte des glaces.

L'océan est également un pivot de la prospérité, contribuant à hauteur de 3 à 6 trillions de dollars par an à l'économie mondiale avec 90 pc des marchandises aujourd'hui transportées par la mer, souligne la déclaration, estimant que l'Océan jouera un rôle primordial dans la mise en œuvre du prochain Accord de Paris et des décisions qui l'accompagneront.

COP21 : Le Maroc organisera une exposition des savoir-faire traditionnels lors de la COP22

Le Maroc organisera une exposition dédiée aux savoir-faire traditionnels lors de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP22) qui se tiendra en 2016 à Marrakech, a annoncé, vendredi à Paris, la ministre chargée de l'Environnement, Mme Hakima El Haité.

"C'est une exposition d'espoir et d'inspiration" pour le monde entier, a dit Mme El Haité à la fin d'un side-event organisé par le Maroc sur "les changements climatiques et le savoir-faire traditionel" dans le cadre de la COP21.

"Le Maroc s'attache à ses pratiques ancestrales", a-t-elle indiqué, estimant que le savoir-faire traditionnel doit être la source d'inspiration dans toutes les démarches d'adaptation aux changements climatiques, notamment dans le secteur de l'habitat.

Elle a appelé la société civile, dont des membres marocains et africains qui ont animé cette rencontre, à défendre le savoir-faire traditionnel d'un prisme mondial.

Il faut défendre l'Afrique en démontrant aux autres pays les dangers qui les menacent, a insisté la ministre, précisant que le savoir-faire est généralement localisé dans les pays les plus vulnérables aux changements climatiques.

Le savoir-faire traditionnel désigne les connaissances, le savoir-faire, les techniques et les pratiques qui sont élaborées, préservées et transmises d'une génération à l'autre au sein d'une communauté et qui font souvent partie intégrante de son identité culturelle ou spirituelle.

La société civile est très active lors de la COP21 où un espace "générations climat" lui est dédié au site du Bourget.

La 21ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre avec la participation de 40.000 délégués, doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 C.

COP21 : Le Maroc se distingue par sa vision prémonitoire et ses projets sérieux

S'il est un pays qui s'est brillamment distingué lors de la 21èmeconférence mondiale sur les changements climatiques (COP21), c'est bien le Maroc fort de sa vision prémonitoire en matière de préservation de l'environnement et de ses projets sérieux dans le domaine des énergies renouvelables.

Ces choix, salués unanimement par la communauté internationale procèdent de la vision royale d'un développement global qui intègre de manière substantielle la dimension environnementale et du fort engagement du Maroc à contribuer à l'effort mondial de protection de l'environnement, en adoptant des stratégies ambitieuses et en se fixant des objectifs à sa portée.

La réalisation en cours, près de Ouarzazate, de la plus grande centrale solaire du monde dans le cadre du projet "Noor", l'installation à Tarfaya de la plus grande centrale éolienne d'Afrique et l'inscription de la dimension environnementale comme un choix de la politique de développement, sont autant de facteurs qui placent aujourd'hui le Royaume en pôle position des acteurs majeurs de la transition énergétique dans le monde.

A ces choix stratégiques, s'ajoutent une volonté et une détermination portée au plus haut sommet de l'Etat par une vision d'avenir porteuse de grands desseins pour le pays et l'ensemble du continent. En témoigne l'annonce faite par SM le Roi Mohammed VI à l'ouverture de la COP 21 de porter à 52 pc à l'horizon 2030 la part des énergies renouvelables qui constitue en soi une contribution hautement ambitieuse de la part du Maroc à l'effort planétaire de préservation de l'environnement.

Outre son positionnement en tant que leader de la transition énergétique dans le monde, le Maroc s'est, une nouvelle fois, illustré par son attachement à la défense des causes des pays en développement, particulièrement l'Afrique. Du haut de la tribune de la COP 21, SM le Roi Mohammed VI a plaidé pour une attention particulière à porter au continent africain où se jouera l'avenir de la planète.

Le dynamisme du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique, s'est également illustré par ses pavillons qui donnent aux visiteurs toute la mesure de la prise de conscience par le Royaume de la problématique du climat en présentant ses réalisations, sa politique énergétique et ses projets à venir. Le Maroc a également installé un pavillon dédié spécialement à la prochaine conférence mondiale sur le climat COP 22 qui sera organisée en 2016 à Marrakech, une initiative qui a été saluée à l'unisson par les participants à la COP21.

Le Maroc à la COP 21 c'est aussi des conférences, des débats et des side events organisés en présence de membres du gouvernement, d'organismes publics et d'ONGs.

Forte de 250 participants, la délégation marocaine est à pied d'œuvre depuis le début de la conférence pour présenter les efforts du Maroc en matière de lutte contre les changements climatiques, ses réalisations et son positionnement en tant que leader en matière de l'énergie propre. Les négociateurs, eux, défendent un accord universel juridiquement contraignant et les mesures d'accompagnement qui iront avec notamment l'aide aux pays en développement pour atteindre l'objectif fixé, celui maintenir la température globale de la planète en deçà de 2 C, Conformément à l'esprit de "l'Appel de Tanger" lancé, le 20 septembre dernier, par SM le Roi Mohammed VI et le président français, François Hollande.

COP21: le Maroc organise les 5 et 7 décembre deux évènements dédiés à l'expérience énergétique nationale

Le ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement organise, les 5 et 7 décembre au pavillon marocain dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), deux évènements importants dédiés à l'expérience nationale en matière d'énergie, indique un communiqué de ce département.

Ces événements, qui regrouperont des décideurs politiques et économiques, de hauts responsables d'entreprises, des experts, ainsi que des chercheurs dans les secteurs de l'énergie et du climat, seront présidés par le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara, en présence d'éminentes personnalités, dont le directeur général de l'Agence internationale des énergies renouvelables, Adnane Amine, et le ministre d'Etat émirati et président de la société Abou Dhabi des énergies de l'avenir (MASDAR), Sultan Al Jaber.

Le premier, un "Side Event", qui se tiendra le 5 décembre, sera consacré à la transition énergétique du Royaume et connaîtra la présentation du modèle énergétique marocain par M. Amara.

Il sera également marqué par la projection d'un film institutionnel relatant les engagements du Maroc comme modèle en matière de transition énergétique en faveur du climat, et par des témoignages de personnalités reconnues au niveau mondial sur les efforts consentis par le Royaume dans ce domaine.

Le deuxième évènement, une journée "Energie", se tiendra le 7 décembre et sera dédié à la présentation de la politique énergétique marocaine. Il constituera une occasion propice pour les différents partenaires, aussi bien les institutions publiques que privées, pour présenter les atouts et les opportunités de la politique énergétique nationale en matière d'investissements, d'innovation et de développement.

Le Maroc déploie des efforts considérables en matière de lutte contre les changements climatiques, à travers notamment l'adoption d'une vision globale et intégrée dans laquelle les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique occupent une place de choix, ajoute le communiqué. 

La transition énergétique marocaine vise la montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, le renforcement de l'efficacité énergétique et le développement de l'utilisation du gaz naturel liquéfié (GNL) à travers un projet d'envergure lancé en décembre 2014 et dont la valeur d'investissement atteint 4,6 milliards de dollars.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette transition, la stratégie énergétique nationale porte également sur l'intégration régionale des marchés électriques, l'intégration industrielle et la préservation de l'environnement. 

COP21: Plaidoyer fort du Maroc pour inscrire l'eau parmi les priorités des négociations climatiques

La ministre déléguée chargée de l'Eau, Charafat Afailal a appelé à Paris, la communauté internationale à consacrer à l'eau une place prioritaire dans le processus des négociations climatiques. 

"L'eau est le principal enjeu, le principal défi et aussi la principale victime des changements climatiques", a souligné Mme Afailal lors d'un Side-Event organisé mercredi dernier par son département au Pavillon Maroc à l'occasion de la journée consacrée à l'eau à la 21ème Conférence des Parties (COP21), indique vendredi un communiqué du ministère délégué chargé de l'Eau.

Ce Side-Event organisé sous le thème "le secteur de l'eau au Maroc et adaptation au changement climatique", et qui a également permis aux acteurs institutionnels marocains, de partager leur expérience en matière d'adaptation aux changements climatiques dans le domaine de l'eau, a connu une forte mobilisation avec la participation du ministre de l'Habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah, de la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haite, ainsi que du président honoraire du conseil mondial de l'eau, Loïc Fauchon, en plus d'autres personnalités, relève la même source.

Pour ce qui est de la journée consacrée à l'eau, placée sous le signe de la résilience, elle a été l'occasion de rejoindre le "Pacte de Paris" sur l'eau et l'adaptation au changement climatique initié par le Réseau international des organismes de bassins (RIOB). 

"Ce pacte est une initiative exemplaire qui va donner à l'eau la place qu'elle mérite lors des négociations de Paris", s'est félicitée Mme Afailal, lors de sa signature du document au côté de la ministre française de l'Ecologie, Ségolène Royal.

Signé par plus de 290 organisations, commissions internationales et autorités de bassins transfrontaliers, ainsi que des ministères issus de 87 pays, ce pacte incite à la mise en place de différentes mesures pour permettre l'adaptation au changement climatique dans les bassins.

La ministre déléguée chargée de l'Eau a ensuite eu l'occasion de mettre en exergue l'expérience marocaine en matière de gestion intégrée et décentralisée des ressources en eau à l'échelle de bassins hydrauliques lors du Panel sur "l'eau et adaptation aux changements climatiques", organisé par le RIOB.

Cette journée consacrée à l'eau a été également marquée par la tenue d'une conférence internationale intitulée "îClimateiswater: solutions for the future" (le climat est l'eau : des solutions pour le futur), initiée par le Conseil Mondial de l'Eau. 

Cette conférence a rassemblé les acteurs de l'eau sous le slogan "îClimateiswater avec un message commun : la communauté internationale de l'eau a des solutions - majoritairement d'adaptation - pour faire face au changement climatique". 

"Il est aujourd'hui nécessaire, voire vital, que les efforts de la communauté internationale se rejoignent et appuient l'eau comme une priorité centrale dans le processus des négociations climatiques", a insisté la ministre déléguée chargée de l'Eau, qui n'a pas manqué d'annoncer que le Maroc accueillera, courant 2016, un évènement international sur l'eau et le climat, à même de donner un nouvel élan aux négociations de la COP22, qui se tiendront à Marrakech.

Cet évènement international était au centre d'un entretien, mardi à Paris, entre Mme Afailal et le président du Partenariat français pour l'eau, Henri Bégorre, mené en marge de la 21ème session de la Conférence des parties. 

Le Maroc, un pays exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables

Le Maroc est un pays exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables, a affirmé, jeudi à Paris, le député français, Jean- Paul Chanteguet.

Dans une déclaration à la MAP en marge de sa visite au pavillon marocain aménagé dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), M. Chanteguet s'est félicité des politiques visionnaires adoptées par le Royaume en matière de développement durable, soulignant que des efforts très importants ont été déployés pour promouvoir les énergies renouvelables dans le pays. 

Le député français a aussi mis en exergue l'importance de l'objectif annoncé par SM le Roi Mohammed VI dans Son allocution à l'ouverture de la COP 21 de porter à 52 pc la part des énergies renouvelables dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc à l'horizon 2030.

M. Chanteguet, également président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale, a en outre évoqué la forte mobilisation du Maroc pour la réussite de la Conférence de Paris, mettant l'accent sur l'importance de la coopération entre le Royaume et la France pour l'organisation de la COP 22, prévue en 2016 à Marrakech.

Lors de sa visite au pavillon marocain, le député français a eu un entretien avec le président de la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement de la Chambre des représentants, Hassan Benomar, axé sur le développement de la coopération bilatérale dans le domaine législatif.

COP21 : M. Benabdallah expose les efforts du Maroc dans la promotion de l'habitat durable

Le ministre de l'Habitat et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, a exposé, jeudi à Paris, les efforts du Maroc pour la promotion de l'habitat durable et l'efficacité énergétique dans le secteur de la construction.

Intervenant lors d'une rencontre organisée au pavillon marocain à la Conférence mondiale sur le climat (COP21), sous le thème "Habitat abordable et durable", M. Benabdallah a mis en exergue l'arsenal juridique visant la protection de l'environnement et les programmes lancés pour généraliser l'accès à un habitat qui prend en considération l'efficacité énergétique.

Il a cité, à ce propos, l'élaboration du guide des bonnes pratiques de la maîtrise de l'énergie à l'échelle de la ville et de l'habitat, ainsi que les efforts pour l'intégration des chauffe-eaux dans le bâtiment collectif.

Le ministre a aussi évoqué le programme d'accompagnement pour la valorisation durable des ksours et kasbahs, qui a un impact multidimensionnel, que ce soit sur le plan social ou économique à travers la promotion de l'éco-tourisme.

Ces actions s'inscrivent dans le cadre de la politique nationale en matière d'environnement et de développement durable, qui a été couronnée par l'adoption de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable.

Les intervenants lors de cette rencontre, dont des professionnels du secteur de l'habitat et des experts, ont souligné l'importance d'intégrer l'approche environnementale, en particulier la rationalisation de la consommation de l'énergie dans le bâtiment, dans l'ensemble des mesures et actions visant le développement du secteur.

Ils ont, à cet égard, relevé que le secteur du bâtiment est à l'origine de 24 pc des émissions de CO2 et consomme environ 40 pc de l'énergie, ajoutant que les émissions de Gaz à effet de serre (GES) connaîtront une évolution rapide en raison de la forte tendance à l'urbanisation et le recours croissant aux équipements énergivores.

Cette rencontre a permis un échange d'expériences et d'expertises en matière de l'éco-construction et de la durabilité dans l'habitat.

Le secteur de l'habitat au Maroc représente un gisement potentiel d'économie d'énergie et d'atténuation des émissions des GES. Il est caractérisé par une dynamique importante traduite par la réalisation de plusieurs projets de villes nouvelles, et de nombreux pôles urbains, avec une production annuelle d'environ 170.000 unités de logements.

Ministre chargée de l'Environnement : le Maroc à la recherche d'une offre intégrée pour promouvoir la mobilité durable

Le Maroc est à la recherche d'une offre intégrée pour promouvoir la mobilité durable, a affirmé, jeudi à Paris, la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité, invitant le secteur privé à s'investir davantage dans ce domaine.

"Au niveau de l'offre, on n'a pas encore trouvé une solution intégrée pour promouvoir le véhicule électrique", a expliqué la ministre qui intervenait lors d'un débat sur la mobilité durable organisé au pavillon marocain dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21).

Elle a, à cet égard, insisté sur le rôle de la technologie pour développer des véhicules électriques avec des capacités d'autonomie plus importantes, mettant l'accent sur le rôle que peut jouer le secteur privé pour apporter des solutions dans ce domaine.

Mme El Haité a dans sens plaidé pour une voiture électrique avec une autonomie de plus de 100 km et qui peut être rechargée en un temps réduit, estimant que cette technologie permettra d'aller vers "un monde différent où on peut bouger différemment" avec des moyens moins polluants. 

Elle a aussi appelé à la mise en place d'un parc au niveau national pour recharger ces véhicules, outre la formation des ingénieurs et techniciens à ce genre de véhicules.

La ministre a par ailleurs rappelé que le Maroc, qui a constitutionnalisé le développement durable, a mis en place une stratégie de développement durable qui intègre tous les secteurs économiques.

Elle a aussi rappelé que le gouvernement a mis en place une prime à la casse pour limiter la pollution due à l'utilisation des moyens de transport polluants.

Les autres intervenants ont mis l'accent sur la nécessité de développer la recherche et la technologie dans ce domaine, soulignant l'importance de se doter de moyens de transport moins polluants. 

Ils ont aussi indiqué que le Maroc dispose d'un grand potentiel en matière d'énergies renouvelables à même de contribuer au développement de la mobilité durable dans le Royaume.

COP21 : Présentation à Paris du plan solaire marocain

Le plan solaire marocain, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, a été présenté jeudi à Paris devant les représentants de plusieurs délégations internationales et de journalistes spécialisés dans les questions environnementales.

Le plan solaire marocain vise la mise en place en 2020 d'une capacité de 2.000 mégawatts, a indiqué Mohamed Sahri, chef de projet à l'unité de structuration à l'Agence marocaine pour l'énergie solaire (MASEN) lors d'un side-event organisé dans le cadre de la Conférence mondiale sur le climat (COP21).

Ce plan, dont le coût d'investissement est estimé à 9 milliards de dollars, permettra, en plus de la production de l'énergie électrique, la promotion de la recherche et développement (R&D) et la formation, a expliqué M. Sahri.

Rappelant la création de MASEN pour l'implémentation du plan solaire, il a fait état de la création du premier complexe à Ouarzazate et dont la première centrale est développée sur une surface d'environ 480 hectares.

Cette centrale, qui utilise la technologie thermo-solaire (CSP), avec capteurs cylindro-paraboliques, a une capacité de stockage de 3 heures à pleine puissance avec un tarif de 1,36 DH/Kwh, a-t-il indiqué. 

La centrale Noor 2, qui utilisera la même technologie et aura la même capacité de stokage que la première, s'étalera sur une surface maximale de 680 ha, a précisé M. Sahri.

Pour sa part, Noor 3, qui aura une capacité de stockage de 3 heures et permettra une production électrique oscillant entre 100 et 150 MW avec un tarif de 1,42 DH/Kwh, va combiner la technologie CSP et celle de la Tour solaire, a-t-il ajouté, faisant savoir que ces différentes centrales utilisent la technique thermique ou de pompage.

Il a également évoqué la phase Noor PVI qui comprend la centrale Noor IV d'une capacité de 50 à 70MW, située à Ouarzazate, et pourrait également traiter les projets Noor Laâyoune et Noor Boujdour d'une capacité de près de 50 MW chacune.

Le Maroc, pays engagé dans l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques, sera l'hôte de la COP22 en novembre 2016, a annoncé, mercredi à Paris, la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité. 

La 21ème session de la Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui se tient du 30 novembre au 11 décembre, doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement planétaire à 2 C. 

COP21: Le président de la KOICA, impressionné par les efforts du Maroc en matière d'environnement

Le président de l'Agence coréenne pour la coopération internationale (KOICA), Young-Mok Kim s'est dit, jeudi à Paris, impressionné par les efforts du Maroc dans le domaine de l'environnement.

"J'ai été impresionné par les mesures" prises par le Maroc en matière d'environnement, a déclaré M. Young-Mok Kim à la MAP à l'issue de ses entretiens avec la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haité, en marge de la Conférence mondiale sur le climat (COP21).

Il a salué, à cet égard, les efforts du gouvernement marocain qui prennent en considération l'environnement et le développement durable dans les secteurs de l'énergie et de l'eau potable, se félicitant du potentiel "énorme" que possède le Royaume dans ce domaine.

Il a également exprimé la volonté de la KOICA d'établir un partenariat avec le Maroc portant sur le transfert des technologies, l'efficacité energétique dans le bâtiment et le renforcement du cadre institutionnel relatif à l'environnement.

La KOICA sera l'un des partenaires du Maroc dans les préparatifs à la COP22 qui se tiendra en 2016 à Marrakech, a ajouté le président de l'agence coréenne. 

La 21ème session de la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre avec la participation de 40.000 délégués, doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement planétaire à 2 C.

Le président du Sénat français se félicite de l'implication du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique

Le président du Sénat français, Gérard Larcher s'est félicité, mercredi à Paris, de l'implication du gouvernement et du Parlement marocains en matière de lutte contre le changement climatique.

"Un passage de témoin va avoir lieu entre la France qui abrite la COP 21 et le Maroc qui organisera la COP 22", a-t-il rappelé, se disant convaincu que l'implication du Maroc va être à l'image de celle de la France pour la réussite de la conférence de Marrakech.

Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite au pavillon du Maroc et de celui de la COP 22, aménagés dans le cadre de la conférence de Paris, M. Larcher a estimé que le Maroc et la France sont appelés à tirer profit de la qualité de leurs relations pour faire face à l'enjeu climatique.

Il a, à cet égard, mis l'accent sur le rôle des parlements et des collectivités territoriales pour traiter l'enjeu climatique qui, a-t-il dit, n'attend pas, appelant à un échange d'expériences dans ce domaine.

Le Conseil mondial de l'eau accompagnera le Maroc dans la préparation de la COP 22 (président honoraire)

Le Conseil mondial de l'eau accompagnera le Maroc dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue en novembre 2016 à Marrakech, a affirmé, mercredi à Paris, le président honoraire du Conseil Loïc Fauchon.

"Nous allons préparer ensemble la COP 22 au travers d'un événement international sur l'eau et le climat qui aura lieu au printemps 2016 au Maroc pour assurer la transition entre les conférences de Paris et Marrakech", a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP, en marge de sa participation à la journée de l'eau, organisée par le pavillon marocain à la COP 21.

La communauté internationale est heureuse que le Maroc soit en charge de l'organisation de la COP 22, a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de donner toute sa place à l'eau lors de la conférence de Marrakech.

La ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité avait annoncé officiellement, mercredi à Paris, que la ville de Marrakech abritera en novembre 2016 la prochaine édition de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), soulignant que cette conférence sera celle de l'innovation en matière d'adaptation et d'atténuation aux effets du changement climatique. 

Le Maroc trace une voie originale en matière de développement durable 

Le Maroc trace une voie originale en matière de développement durable, a affirmé, mercredi à Paris, le sénateur français, Christian Cambon.

Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite au pavillon marocain aménagé dans le cadre de la conférence des Nations unies pour le climat (COP 21), M. Cambon a exprimé son admiration pour les multiples initiatives du Maroc en matière d'énergies renouvelables, faisant observer que le Royaume "arrive à produire à partir d'éléments naturels de quoi alimenter sa population mais également peut être dans un proche avenir des pays voisins".

Il a aussi exprimé "son respect" à SM le Roi Mohammed VI pour les différentes actions menées par le Souverain en faveur du développement durable, notant que le Maroc s'érige en exemple à suivre pour les pays africains.

M. Cambon, également président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat, a, d'autre part, qualifié de "magnifique" le pavillon marocain à la COP 21, relevant qu'il reflète la "présence forte et symbolique" du Royaume à la conférence de Paris en prélude de la COP 22, prévue en novembre 2016 à Marrakech.

Ségolène Royal qualifie de formidable l'implication du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique

La ministre française de l'Ecologie, Ségolène Royal, a qualifié mercredi à Paris, de "formidable" l'implication du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique.

Le Royaume est un pays très dynamique en matière de lutte contre le changement climatique, a souligné la ministre française dans une déclaration à la MAP en marge de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), mettant en exergue l'importance du plan solaire initié par le Maroc.

Mme Royal a également mis l'accent sur l'engagement fort des autorités marocaines en faveur du climat.

Elle s'est en outre félicitée de la participation de SM le Roi Mohammed VI à l'ouverture de la COP 21, rappelant l'allocution du Souverain dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid. 

L'intégration du Maroc dans le système énergétique régional offre un cadre adéquat pour l'échange énergétique

L'intégration du Maroc dans le système énergétique régional offre un cadre adéquat pour l'échange énergétique, a affirmé, mercredi à Paris, le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement Abdelkader Amara. 

A cet égard, le Maroc joue un rôle central dans la coopération énergétique régionale, notamment à travers le développement des infrastructures de transit, a expliqué M. Amara qui intervenait dans le cadre d'un Side Event organisé par le pavillon allemand dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le climat (COP21), soulignant que des capacités importantes d'interconnexions ont été développées avec l'Espagne (1400 MW) et l'Algérie (1200 MW) et des capacités additionnelles sont prévues avec le Portugal (1000 MW) et l'Espagne (700 MW). 

Des études de faisabilité d'une interconnexion avec la Mauritanie sont également en cours, a-t-il fait savoir.

Le ministre a par ailleurs exposé le déploiement du plan solaire marocain, notant que" la première centrale NOOR Ouarzazate I de 160 MW, la plus grande de son genre au monde", sera mise en service avant la fin de cette année. 

La deuxième tranche du complexe solaire d'Ouarzazate qui consiste à développer les centrales Noor II et Noor III d'une capacité totale de 350 MW est en cours de développement, a-t-il poursuivi, faisant savoir que le processus d'appel d'offres est lancé pour la réalisation de Noor IV d'environ 70 MW qui constituera la phase de la centrale qui utilisera la technologie photovoltaïque. 

A terme, le site d'Ouarzazate atteindra une capacité de 580 MW, a affirmé M. Amara, faisant savoir en outre que les études d'injection au réseau national de transport sont déjà réalisées permettant ainsi d'entamer la phase de pré-qualification pour la réalisation du projet NOOR Boujdour et NOOR Laâyoune d'une capacité globale de 100 MW.

Concernant les technologies retenues, le Maroc a priorisé le développement de centrales solaires CSP, pour des besoins urgents de son système électrique national afin d'assurer une meilleure modulation de la puissance appelée grâce à la capacité de stockage, mais prévoit aussi un programme pour le développement du photovoltaïque, a ajouté M. Amara, rappelant que ce programme, lancé en novembre 2014, prévoit la mise en place de centrales solaires photovoltaïques de grandes et moyennes capacités visant la réalisation de 2400 MW entre 2016 et 2025 et une puissance additionnelle de 1040 MW à l'horizon 2030.

Il a en outre expliqué que le photovoltaïque s'impose aujourd'hui davantage par la diversité des applications qu'il offre sur le marché et par la constante évolution de sa compétitivité par rapport aux autres technologies solaires, précisant que la feuille de route pour le développement de cette technologie s'appuie sur plusieurs chantiers de réformes, notamment l'amendement de la loi sur les énergies renouvelables pour permettre l'ouverture de la basse tension, l'augmentation du seuil de la puissance installée pour les projets d'énergie de source hydraulique de 12 à 30 MW et la mise en place d'une autorité de régulation indépendante. 

Le déploiement opérationnel de cette stratégie s'appuie sur la recherche et développement, la formation professionnelle et l'intégration industrielle, a-t-il précisé, citant à cet égard le lancement d'un programme de création d'Instituts de Formation aux Métiers des Energies Renouvelables et de l'Efficacité Energétique (IFMEREE), dont le premier est déjà opérationnel à Oujda et la mise en place d'un Institut de Recherche en Energie Solaire et en Energies Nouvelles (IRESEN), chargé de consolider et de mettre en réseau les capacités de recherche et de développement sur des thèmes ciblés, outre la mise en place d'un cluster solaire en tant que plateforme réunissant des professionnels et des entreprises.

M. Amara a noté, d'autre part, que l'engagement ferme du Maroc en faveur du climat a été réitéré de nouveau par SM le Roi Mohamed VI à l''ouverture de la COP 21, rappelant que le Souverain a annoncé l'objectif de porter la part des énergies renouvelables de 42 pc de puissance installée en 2020, à 52 pc à l'horizon 2030. 

Ce nouvel objectif sera réalisé à travers le développement d'une capacité additionnelle de 10.000 MW d'énergies renouvelables dont plus de 4560 MW solaire et 1330 MW hydraulique, avec un investissement global estimé à environ 32 milliards de dollars, a-t-il expliqué.

Ce side Event, qui a abordé le thème de l'énergie solaire au Moyen Orient et plus précisément le cas du Maroc, a été marqué par un exposé de l'Agence marocaine de l'énergie solaire (MASEN) sur le projets structurants lancés par le Royaume dans ce domaine. 

COP 21 : inauguration du pavillon du Maroc à la galerie des solutions

Le pavillon du Maroc à la galerie des solutions, aménagé sur le site de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) au Bourget (région parisienne), a été inauguré mercredi en présence du ministre français des étrangères et président de la COP 21, Laurent Fabius.

Cet espace interactif de 184 m2 a pour objectifs de communiquer, valoriser et informer sur les solutions innovantes développées par le Royaume et ses forces vives pour lutter contre le changement climatique.

Ce pavillon, dédié à l'exposition par l'utilisation d'outils de communication modernes et innovants, est composé notamment d'un espace BtoB et d'autres espaces thématiques relatifs à l'industrie, l'énergie, l'agriculture, l'eau, l'habitat, le transport, la finance climat et l'environnement. 

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, la ministre déléguée chargée de l'Environnement Hakima El Haité a indiqué que ce pavillon présente les innovations visant à apporter des éléments de réponse à l'adaptation et à l'atténuation, ainsi que des outils de financement adéquats notamment pour les pays les plus démunis. 

Ce pavillon a pour objectif de promouvoir le savoir-faire du Maroc dans ce domaine, tout en présentant les politiques publiques et les chantiers structurants en matière d'énergie propre, a-t-elle ajouté.

Mme El Haité annonce officiellement l'organisation par le Maroc de la COP 22 en novembre 2016

La ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité a annoncé officiellement, mercredi à Paris, que la ville de Marrakech abritera en novembre 2016 la prochaine édition de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22).

La COP 22 à Marrakech sera celle de l'innovation en matière d'adaptation et d'atténuation aux effets du changement climatique, a souligné Mme El Haité qui s'exprimant lors d'une séance plénière dans le cadre de la COP 21, précisant qu'elle sera l'occasion de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima, puis Paris-Marrakech.

La conférence de Marrakech sera une suite logique et opérationnelle à celle de Paris, a-t-elle indiqué, mettant l'accent sur la nécessité d'œuvrer à construire un monde meilleur.

"C'est l'Afrique qui va vous accueillir à Marrakech", a-t-elle dit à l'adresse des délégués des pays qui prennent part à la COP 21, notant que "Paris-Marrakech permettra de réécrire l'histoire de l'humanité".

Elle a, par ailleurs, souligné que le Maroc est engagé d'une manière ambitieuse dans des politiques d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.

Mme El Haité a également rappelé l'annonce par SM le Roi Mohammed VI, dans Son allocution à l'ouverture lundi de la COP 21, que l'objectif de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc en 2020, a récemment été porté à 52 pc à l'horizon 2030. 

COP21 : Mme Afailal met en exergue l'expérience marocaine en matière de gestion de l'eau

La ministre déléguée chargée de l'Eau, Charafat Afailal a mis en exergue, mercredi à Paris, l'expérience marocaine en matière de gestion de l'eau devant les ministres chargés du secteur de plusieurs pays et des représentants du secteur privé et de la société civile.

"Le Maroc (qui abritera la COP22 en 2016) a capitalisé une expertise importante en matière de gestion des ressources hydriques", a indiqué Mme Afailal qui intervenait lors d'un panel sur la "résilience dans les bassins riverains, l'Afrique et les lacs (Pacte de Paris)" dans le cadre de la journée "L'agenda Paris-Lima: Focus sur la résilience de l'eau et des océans", tenue dans le cadre de la conférence du climat COP21.

Le Royaume s'est engagé, depuis l'indépendance, dans des politiques de rationalisation des eaux, à travers notamment la politique des barrages qui a permis de mobiliser d'importantes ressources hydriques et a contribué de manière significative au développement socio-économique du pays, a-t-elle rappelé.

Elle a également évoqué la création des agences de bassins hydrauliques, faisant remarquer que certaines agences sont bien dotées de ressources et subissent moins de pression, tandis que d'autres ont moins de ressources mais pâtissent des sécheresses et de pressions climatiques. La ministre a également relevé que le Maroc dispose d'un arsenal juridique très important réglementant l'eau, faisant savoir que la loi n 10-95 relative à l'eau est actuellement en cours de révision.

Le pays est doté également d'un Système national d'information sur l'eau (SNIE), qui se veut un ensemble de composants et processus permettant de collecter, stocker, traiter, diffuser et réutiliser les données sur l'eau à l'échelle nationale, a-t-elle ajouté, soulignant que ce système va aider et orienter les décideurs dans le domaine.

Pour sa part, Junaid Ahmal Kamad, directeur senior de l'eau au groupe de la Banque mondiale a salué l'expérience marocaine dans le domaine de l'adaptation aux changements climatiques, particulièrement dans le secteur agricole.

Il s'est félicité, à cet égard, du Plan Maroc Vert qui prend en considération la préservation de l'environnement et de la biodiversité, tout en accordant un intérêt particulier à l'eau.

Cette journée dédiée à la résilience de l'eau et des océans a été marquée par l'annonce du "Pacte de Paris sur l'eau et l'adaptation aux changements climatiques", qui permettra une résilience des systèmes de l'eau au dérèglement climatique.

La 21ème session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre avec la participation de 40.000 délégués, doit adopter un accord permettant de contenir le réchauffement planétaire à 2 C. 

COP21: Annonce du Pacte de Paris sur l'eau et l'adaptation aux changements climatiques

Une coalition de pays, d'organisations spécialisées, du secteur privé et de la société civile ont annoncé, mercredi à Paris, l'élaboration du "Pacte de Paris sur l'eau et l'adaptation aux changements climatiques", qui permettra une résilience des systèmes de l'eau au dérèglement climatique.

Cette annonce a été faite lors de la journée "L'agenda Paris-Lima: Focus sur la résilience de l'eau et des océans", tenue dans le cadre de la 21ème session de la Conférence des parties à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) en présence de la ministre chargée de l'Eau, Charafat Afailal.

Ce pacte inclut les engagements individuels visant à mettre en oeuvre les plans d'adaptation, renforcer le monitoring en matière d'eau, particulièrement dans les pays où il y a des bassins versants, et à promouvoir la durabilité des financements et de nouveaux investissements dans les systèmes de gestion de l'eau.

La majorité des projets nécessitent une enveloppe de plus de 20 millions de dollars portant sur l'assistance technique et plus de 1 milliard de dollars pour le financement, selon un communiqué rendu public lors de cette journée.

Parmi ces projets, figurent notamment un engagement financier de l'Inde à créer une résilience climatique à travers l'amélioration de la gestion des eaux souterraines et un projet marocain pour augmenter la résilience du secteur agricole par l'amélioration des pratiques d'irrigation, financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et le gouvernement marocain.

La journée a aussi donné lieu à d'autres initiatives de l'Agenda de Lima-Paris en faveur de la résilience de l'eau et des océans. Il s'agit notamment de la coalition des mégacités, qui comprend 10 mégacités avec 85 millions d'habitants, qui a en charge la préparation d'une plateforme d'échange de savoir-faire et le lancement de projets de soutien.

Pour sa part, le secteur privé s'engage à réduire la quantité des eaux qu'il utilise, à travers une coalition de sociétés baptisée "l'Alliance du secteur privé pour l'eau et les changements climatiques".

Cette alliance va tirer profit de la mobilisation des réseaux mondiaux de l'eau sur le portail de l'action climatique NAZCA pour créer d'autres initiatives collaboratives après la COP21. 

Au-delà des initiatives de l'agenda de Lima-Paris, la société civile s'engage à renforcer la résilience de l'eau, selon le communiqué, qui rappelle que l'engagement de la jeunesse pour l'eau et l'adaptation aux changements climatiques avait été signé par plus de 20 réseaux de jeunes au monde.

Présentation à Paris d’initiatives pour relever le défi climatique dans la région du Sahel

Dans l’objectif de faciliter l’obtention d’un accord ambitieux lors de la COP21, 14 chefs d’Etat et de gouvernement africains ont présenté mardi à Paris, des initiatives concrètes destinées à relever le défi climatique dans la région du Sahel. 

Lors d’une réunion de soutien de solutions africaines, qui s’est déroulée en présence du président français François Hollande et du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, il a été question de trouver des soutiens financiers auprès d’autres Etats et de banques de développement pour la mise en œuvre de ces initiatives. 

Des projets d’actions pour le climat ont été fixés au cours de cette rencontre où le Maroc était représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salaheddine Mezouar. 

Il s’agit notamment du droit d’accès de tous les Africains à l’électricité, de la "Grande muraille verte" portée par l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte actuellement présidée par la Mauritanie, de la valorisation du bassin du fleuve Niger et de la préservation du Lac Tchad. 

Les intervenants ont souligné que l’Afrique est le continent qui contribue le moins aux émissions de gaz à effet de serre mondiales, mais subit durement les effets du changement climatique, qui constituent une menace réelle et perceptible dans la vie quotidienne des Africains. 

La ministre française de L’Ecologie Ségolène Royal, avait préparé cette réunion lors de son déplacement ce été en Afrique, pour rencontrer de nombreux chefs d’Etat africains et visiter des sites emblématiques, autour des solutions pour le climat. 

La France, qui a annoncé qu’elle consacrerait deux milliards d'euros au développement des énergies renouvelables en Afrique d'ici à 2020, "apporte ainsi son soutien pour attirer l’attention du monde sur la lutte contre l’avancée des déserts et sur les solutions que l’Afrique a développées pour atténuer ses émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux effets du dérèglement climatique", a déclaré la ministre. 

Elle a indiqué, à cet effet, que la Grande muraille verte, qui vise à freiner la désertification dans le continent africain, permettra aux populations locales d’enrichir le sol, de conserver l’eau et de mieux vivre tout en reconstituant un puits de carbone. 

Concernant la préservation et la mise en valeur du lac Tchad et du bassin du fleuve Niger, Mme Ségolène Royal a relevé qu’elles passent largement par l’aide aux communautés qui y vivent et qui en vivent. 

"Visant à lutter contre la désertification et l’insécurité alimentaire, ce choix écologique est également un choix de développement pour des populations menacées par la montée du terrorisme dans cette région occupée par Boko Haram", a-t-elle fait valoir. 

Lors de cette r encontre, M. Mezouar a rappelé que le Maroc avait lancé un programme ambitieux en matière d'énergies renouvelables, expliquant que l'objectif national de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables dans la réponse à apporter aux besoins du pays en 2020 a été porté à 52 pc à l'horizon 2030 . 

"Le Maroc ambitionne de devenir à l'horizon 2030, l'un des principaux fournisseurs d'énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, non seulement au Maghreb, mais en Afrique et dans le pourtour méditerranéen", a-t-il fait savoir, précisant que le plan solaire marocain permettra de réduire la dépendance énergétique du pays et d'économiser en combustibles, ainsi que de préserver l'environnement en limitant les émissions de gaz à effet de serre. 

Lutte contre le changement climatique : grâce à ses engagements, le Maroc est classé parmi les meilleurs élèves (Huffington Post)

Le Maroc est classé parmi les meilleurs élèves, parce qu'il a pris des engagements dans sa lettre d'intention en matière de lutte contre le changement climatique, écrit mardi le "Huffington Post". 

Dans un article d'Ahmed Charaï, la publication souligne que les 150 chefs d'Etat et de gouvernement, dont SM le Roi Mohammed VI, présents au Bourget, partagent cette prise de conscience quant à cette question du changement climatique, relevant que la COP21 soulèvera inévitablement les questions d'équité, de soutien aux pays en développement, pour réaliser leur transition énergétique, tout en réussissant à élever le niveau de vie de leurs habitants.

"C'est donc tout un projet, à l'échelle de l'humanité, qui se négocie à Paris, avec les contraintes que l'on sait, mais aussi le fol espoir né de la prise de conscience collective, que les dérèglements planétaires menacent toute l'humanité", a-t-il ajouté.

Il a en outre souligné qu'au moment où Paris abrite la COP 21, la ville de Marrakech accueillera le Festival International du Film que préside SAR le prince Moulay Rachid et qui vise à promouvoir la culture universelle, le savoir et la créativité.

"Ce rendez-vous est d'abord une opportunité extraordinaire de mélange de cultures. Chaque année des cinéphiles du monde entier, partagent avec la jeunesse marocaine, la découverte de cultures de tous les continents", souligne-t-il, affirmant que le cinéma est un véhicule très puissant qui se saisit souvent des problématiques d'actualité. 

"De ce fait, ce Festival est aussi l'occasion d'échanges et de regards croisés sur les événements qui secouent le monde", a-t-il expliqué, relevant que "cet espace d'échanges a été conçu dès sa création, non pas comme un événement touristique ou purement cinématographique, mais comme un lieu d'interactivité culturelle, seul moyen de bannir l'intolérance, le rejet de l'autre, qui font souvent le lit de l'intégrisme".

Les deux événements de Paris et Marrakech sont des symboles, mais aussi des définitions de cap, a-t-il estimé, faisant observer que "l'humanité ne peut résumer sa lutte contre la barbarie en une succession de guerres et ne peut non plus laisser les égoïsmes des Etats, des groupes, y compris financiers, handicaper la paix et la concorde".

La COP22 sera celle de "toute l'Afrique" 

La COP22, qui se tiendra en 2016 au Maroc, sera "la COP de toute l'Afrique", a souligné, mardi à Paris, le ministre sénégalais de l'Environnement et du développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé. 

"La COP du Maroc est notre COP, c'est celle de toute l'Afrique", a dit M....dans une déclaration à la presse marocaine à l'issue de ses entretiens avec la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haite dans le cadre de la 21ème session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). 

Il a exprimé, à cet égard, le soutien et l'engagement de son pays au Maroc qui, à travers la COP22, sera "le lien où il y'aura beaucoup d'instruments de mise en oeuvre et d'outils dans le domaine de l'environnement", se réjouissant que les ambitions de l'Afrique "commencent à se matérialiser".

"Nous apportons notre soutien afin que le Royaume soit le point de départ d'une mise en oeuvre des engagements et contributions de l'Afrique en matière environnementale", a-t-il insisté. Il a, par ailleurs, salué l'allocution adressée par SM le Roi Mohammed VI lors de la séance inaugurale de la COP21, la qualifiant de "bonne initiative".

"Nous saluons le leadership du Maroc, à travers son Roi qui a encore mis de l'ambition", a dit le ministre, indiquant que ce discours "extrêmement important et puissant" rassure et démontre que l'Afrique a de l'ambition et adopte une politique d'adaptation et d'atténuation des changements climatiques. 

Pour sa part, Mme El Haite, a fait savoir que les négociations ont "commencé sur un ton sérieux", relevant, toutefois, certaines difficultés rencontrées par le groupe 77 plus la Chine.

"L'action du Maroc, entamée avec les délégations africaines, vise à identifier les problèmes rencontrés par les négociateurs" et leur fournir une méthodologie adéquate, qui est conforme à l'orientation générale du Maroc et au discours de SM le Roi Mohammed VI, a-t-elle précisé.

Le travail dure jusqu'à des heures tardives du jour et les ministres africains n'hésitent pas à consulter le Maroc sur les questions techniques, sachant qu'il est le président et hôte de la prochaine COP et bien placé pour dire son mot sur les modalités de parvenir à un accord qui saura satisfaire toutes les parties. 

A cet égard, elle a souhaité que la fin de la première semaine permette d'aplanir certains obstacles.

La COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre avec la participation de plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement et 40.000 délégués, doit adopter un nouvel accord international permettant de contenir le réchauffement planétaire à 2 C.

COP21: La coopération environnementale au centre d'un entretien entre M. Mezouar et son homologue costaricain

La coopération maroco-costaricaine, notamment dans le domaine de l'environnement a été, mardi à Paris, au centre d'un entretien entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salaheddine Mezouar et le ministre costaricain des Affaires étrangères et du Culte, Antonio Gonzalez-Sanz.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cet entretien tenu dans le cadre de la 21eme session de la Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, M. Mezouar a exprimé la volonté commune des deux pays de développer leurs relations, notamment dans le domaine de l'écotourisme qui constitue une question prioritaire pour le Maroc et le Costa Rica.

Les discussions ont également porté sur le renforcement de la coopération en matière des droits humains et de la sécurité, "une question transnationale qui intéresse aujourd'hui tous les pays".

Le Costa Rica et le Maroc ont développé une expertise dans le domaine sécuritaire, a-t-il ajouté, soulignant l'importance de l'échange d'informations en la matière.

La coopération commerciale et économique et les moyens de booster les investissements dans les deux pays ont aussi été évoqués lors de cette réunion, a poursuivi M. Mezouar. 

Les deux ministres ont aussi examiné les moyens de renforcer la coopération dans le domaine de l'éducation, sachant que le Maroc offre depuis longtemps des bourses aux jeunes étudiants costaricains.

Cette coopération doit être renforcée à travers les académies diplomatiques des deux pays pour que "nos jeunes diplomates et ceux du Costa Rica puissant s'imprégner de la réalité des deux régions", a souligné M. Mezouar.

Pour sa part, M. Antonio Gonzalez-Sanz, a indiqué que ces entretiens ont porté sur nombre de questions d'intérêt commun, notamment les droits humains et l'éducation, saluant les relations excellentes entre les deux pays. Il a toutefois déploré le volume des investissements et des échanges commerciaux entre le Maroc et le Costa Rica qui reste "très timide".

La COP21, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre avec la participation de plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement et 40.000 délégués, doit adopter un accord international permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 degrés.

La société civile, un partenaire incontournable pour l'organisation de la COP 22 au Maroc

La société civile et les ONGs constituent un partenaire incontournable pour l'organisation de la prochaine session de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP22) au Maroc, a affirmé, mardi à Paris, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.

Lors d'une rencontre avec des acteurs de la société civile marocaine, tenue à l'initiative du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dans le cadre de la COP21 qui se tient jusqu'au 11 décembre en région parisienne, M. Mezouar a souligné que le succès d'un événement d'une telle envergure nécessite l'implication de tous les acteurs, en particulier les organisations de la société civile qui travaillent directement avec les populations.

"La problématique du climat n'est pas uniquement une affaire de diplomates et d'experts, elle est en premier lieu une question de sociétés, d'où l'importance d'associer les ONGs à toutes les structures et dans toutes les étapes des négociations", a-t-il expliqué.

En outre, la COP 22, qui se déroulera à Marrakech en 2016, sera une occasion de mettre sur pied un mouvement sociétal marocain organisé dédié à la question du climat et de l'environnement et de donner un rayonnement international à l'action de la société civile marocaine ainsi qu'à l'expertise marocaine dans le domaine de l'environnement, sans oublier le renforcement du rayonnement du Maroc sur le plan diplomatique, a noté M. Mezouar.

"Le Maroc saura comment mettre à profit sa crédibilité, son dynamisme et ses convictions pour assurer le succès de la COP 22 et en faire une étape concrète de la lutte contre les changements climatiques", a-t-il dit.

Il a aussi salué la présence en force du Maroc aux travaux de la COP 21 à Paris, à travers plus de 700 participants marocains, ainsi que l'action du Royaume visant à aboutir à un accord ambitieux sur le climat, relevant que le succès de la COP 21 permettra de baliser le chemin pour la COP 22.

A cet égard, le ministre a indiqué que le principal point de divergence dans les négociations de la Conférence de Paris est la question de la responsabilité du réchauffement climatique et le problème du financement des projets de développement durable et d'adaptation aux changements climatiques, estimant qu'il est primordial d'accompagner les projets par des financements adéquats et de rendre concrets les engagements de financement pris par les pays développés.

De son côté, le secrétaire général du CNDH, Mohamed Sebbar a appelé à mettre en place un feuille de route conjointe entre les acteurs publics et les organisations de la société civile, des droits de l'Homme et de l'environnement, en vue d'oeuvrer pour le succès de la COP 22.

Il s'agit d'associer la société civile marocaine à la préparation de ce grand rendez-vous planétaire, et de prendre en considération les propositions et les initiatives des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits environnementaux, a-t-il précisé.

Des représentants d'ONGs et d'institutions marocaines ont appelé, à cette occasion, à conjuguer les efforts de l'ensemble des intervenants pour assurer le succès de la COP 22 et de faire de la société civile un partenaire à part entière dans l'organisation et le déroulement de ce grand événement aux enjeux planétaires.

La FAO soutiendra le Maroc dans la préparation de la COP 22 (DG)

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) apportera son soutien au Maroc dans la préparation de la conférence sur le climat (COP 22), prévue en 2016 à Marrakech, a affirmé, mardi à Paris, le Directeur général de l'Organisation, José Graziano da Silva. 

"Nous préparons immédiatement un agenda et une délégation marocaine va visiter la FAO pour identifier les besoins dans plusieurs secteurs dont l'agriculture, la foresterie et l'eau", a précisé M. da Silva à l'issue d'un entretien avec le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Abdelkader Amara, au pavillon marocain à la COP 21. 

Pour sa part, M. Amara a indiqué que l'entrevue avec M. da Silva a été l'occasion d'évoquer la coopération avec la FAO dans la perspective de la tenue au Maroc de la COP 22, mettant l'accent sur l'importance pour le Royaume de bénéficier de la riche expérience de l'organisation pour assurer la réussite de cette conférence.

Il a aussi fait savoir qu'il a exposé au DG de la FAO les grandes lignes de la COP 22, soulignant que le principal objectif de cette conférence est de s'inscrire dans la continuité de se qui sera adopté à Paris.

L'objectif de 52 pc d'énergies renouvelables à l'horizon 2030 permettra au Maroc de devenir un modèle à l'échelle internationale 

L'objectif de porter à 52 pc la part des énergies renouvelables à l'horizon 2030, annoncée par SM le Roi Mohammed VI dans Son allocution à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), permettra au Maroc de devenir un modèle à l'échelle internationale par l'intégration de deux sources essentielles l'éolien et le solaire, a affirmé, mardi à Paris, le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara.

Dans Son allocution à l'ouverture lundi de la COP 21, le Souverain avait annoncé que l'objectif de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter aux besoins du Maroc en 2020, a récemment été porté à 52 pc à l'horizon 2030.

Ce chiffre de 52 pc est comparable à celui des pays qui sont des leaders mondiaux en matière d'énergies renouvelables et qui se basent sur l'hydroélectricité, a expliqué M. Amara dans une déclaration à la MAP, notant que la promotion des sources de l'éolien et du solaire permettra au pays de passer à une vitesse plus importante en capitalisant sur l'expérience acquise dans ce domaine.

Le ministre a, à cet égard, cité l'exemple de la centrale de Ouarzazate Noor 1 qui, a-t-il dit, constitue un modèle en matière de développement de l'énergie concentrée.

Le nouveau cap fixé par le Souverain en matière d'énergies renouvelables est "un exemple de ce que les pays sont appelés à faire pour lutter contre le changement climatique", a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de privilégier l'opérationnel à travers des actions concrètes sur le terrain. 

Il a également rappelé que le Maroc, qui fait de la coopération sud-sud une priorité, est disposé à partager son expérience avec les pays africains et notamment ceux qui ont une vulnérabilité énergétique et une accessibilité très faible à l'énergie.

Le ministre a souligné, par ailleurs, le rôle actif du Maroc dans la recherche "d'un équilibre pour l'accessibilité à l'énergie et la lutte contre les changements climatiques". 

Le Maroc poursuivra son combat en faveur d’une solidarité climatique renforcée pour les vulnérables

Le Maroc poursuivra son combat en faveur d’une solidarité climatique renforcée pour les vulnérables et les plus démunis, a affirmé, mardi à Paris, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar. 

Intervenant lors du Sommet "défi climatique et solutions africaines", organisé dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), le ministre a évoqué la région sahélo-saharienne qui, a-t-il dit, ne doit pas être appréhendée comme un espace vierge et stérile mais comme un espace de vie d’une richesse extraordinaire. 

"Il est urgent d’améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations de l’espace sahélo-saharien et de contribuer à l’atténuation et à l’adaptation aux changements climatiques", a-t-il insisté, exprimant en outre la disposition du Royaume à mettre son expérience en matière d’énergies renouvelables au profit de tous les pays de la région. 

"Le Maroc a acquis une expérience reconnue en matière d’énergies renouvelables. Notre expérience, nos compétences, notre expertise nous la mettons à la disposition de tous les pays de la région", a-t-il assuré, plaidant pour des partenariats novateurs entre le Royaume et les pays de la région à travers des programmes de coopération et d’échange. 

Il a rappelé que le Maroc a lancé un programme ambitieux en matière d’énergies renouvelables, expliquant que l’objectif national de 42 pc qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables dans la réponse à apporter aux besoins du pays en 2020 a été porté à 52 pc à l’horizon 2030 . 

"Le Maroc ambitionne de devenir à l’horizon 2030, l’un des principaux fournisseurs d’énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, non seulement au Maghreb, mais en Afrique et dans le pourtour méditerranéen", a-t-il fait savoir, précisant que le plan solaire marocain permettra de réduire la dépendance énergétique du pays et d’économiser en combustibles, ainsi que de préserver l’environnement en limitant les émissions de gaz à effet de serre. 

M. Mezouar a, sur un autre registre, indiqué que l’Afrique a besoin d’une action en faveur d’une gestion rationnelle des écosystèmes, d’une protection du patrimoine rural et d’une amélioration des conditions de vie de populations, notant que ces actions ne seront possibles sans moyens et sans coopération accrue en termes de transfert de technologie. 

"Sans une mobilisation de la communauté internationale, la désertification poursuivra ses effets dévastateurs, alimentant chaque jour le flot des réfugiés climatiques", a-t-il mis en garde. 

Ouvrant ce sommet, le président français François Hollande a affirmé son ambition que la COP21 permette la réalisation de projets concrets en Afrique, facilite l’adoption d’un modèle de développement plus sobre en carbone et accompagne l’adaptation au dérèglement climatique observé sur le continent. 

Rappelant que "l’Afrique, qui n’était pas responsable du changement climatique, en subissait pourtant déjà les plus graves conséquences", M. Hollande s’est engagé à porter à plus de 2 milliards d’euros le financement par la France des énergies renouvelables en Afrique sur la période 2016-2020. 

 

Ce sommet, présidé par François Hollande et le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a réuni douze chefs d’Etat africains, la présidente de la Commission de l’Union africaine ainsi que des représentants de plusieurs gouvernements et institutions internationales (Banque mondiale, Banque africaine de développement). 

L’Afrique est très fière de SM le Roi 

Le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé a exprimé, lundi à Paris, la fierté de l’Afrique de l’engagement de SM le Roi en faveur du continent. 

L’Afrique est très honorée et très fière de SM le Roi Mohammed VI pour son engagement en faveur des questions vitales du continent , a souligné M. Baldé dans une déclaration à la MAP après avoir suivi l’allocution du Souverain à l’ouverture de la Conférence mondiale sur les changements climatiques COP 21. 

SM le Roi a démontré à chaque occasion son engagement en faveur de l’Afrique. Il connait son continent. Il est proche des préoccupations des populations , a affirmé le ministre sénégalais. 

M. Baldé a également mis en exergue les réalisations du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables et son leadership en la matière dans tout le continent. 

Dans une allocution lors de la séance inaugurale de la COP21, dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid, en présence du Souverain, SM le Roi a souligné que "le continent africain mérite une attention particulière, un continent qui partout s'éveille et se découvre et prend confiance", notant que "c'est en Afrique, continent de l'avenir que se jouera l'avenir de notre planète''. 

Le Souverain a fait savoir, dans ce contexte, que la promotion des transferts de technologies et la mobilisation des financements, en priorité en faveur des pays en développement, sont fondamentales.

COP 21 : Le président nigérien met en exergue la force du message royal à l’égard de l’Afrique

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou a mis en exergue, lundi à Paris, la force du message royal à l’égard de l’Afrique adressé à la conférence mondiale sur le climat COP21. 

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le message de SM le Roi adressé à la COP 21, un message fort à l’égard de l’Afrique, un message conforme aux attentes des Africains , a souligné le président nigérien dans une déclaration à la MAP. 

Il s’agit d’un message très pertinent que nous partageons tous pour assurer à notre continent un avenir meilleur , a affirmé le président nigérien qui a salué l’engagement de SM le Roi en faveur des causes africaines. 

Issoufou a, par ailleurs, indiqué que le Maroc est un pays pionnier dans le domaine des énergies renouvelables, se disant fier que le Royaume puisse accueillir la prochaine COP 22. 

Dans une allocution lors de la séance inaugurale de la COP21, dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid, en présence du Souverain, SM le Roi a souligné que "le continent africain mérite une attention particulière, un continent qui partout s'éveille et se découvre et prend confiance", notant que "c'est en Afrique, continent de l'avenir que se jouera l'avenir de notre planète''. 

Le Souverain a fait savoir, dans ce contexte, que la promotion des transferts de technologies et la mobilisation des financements, en priorité en faveur des pays en développement, sont fondamentales.

COP21 : le président guinéen salue l’engagement de SM le Roi en faveur de l’Afrique

Le président guinéen, Alpha Condé a salué, lundi à Paris, l’engagement exprimé par SM le Roi Mohammed VI, dans Son allocution lors de la séance inaugurale de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), en faveur de l’Afrique. 

"SM le Roi est un grand panafricain et nous ne pouvons que soutenir" les positions exprimées par le Souverain en faveur de l’Afrique, a souligné M. Condé dans une déclaration à la MAP en marge de sa participation à la séance d’ouverture de la COP 21. 

Le chef de l’Etat guinéen a en outre indiqué que l'"Afrique avance", mettant l'accent sur l'importance de développer les énergies renouvelables dans ce continent, à travers notamment la création des centrales hydrauliques et solaires. 

Il a également exprimé son souhait que "la COP21 sorte en grand soutien en faveur de l'Afrique". 

Dans une allocution lors de la séance inaugurale de la COP21, dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid, en présence du Souverain, SM le Roi a souligné que "le continent africain mérite une attention particulière, un continent qui partout s'éveille et se découvre et prend confiance", notant que "c'est en Afrique, continent de l'avenir que se jouera l'avenir de notre planète''. 

La COP21, qui se déroule du 30 novembre au 11 décembre, doit adopter un nouvel accord international pour contenir le réchauffement planétaire au dessous des 2 C. 

Le ministère de l'Habitat organise à Paris un Side Event intitulé "Habitat Abordable et Durable" en marge de la COP21

Le ministère de l'Habitat et de la Politique de la Ville organise, jeudi à Paris, un Side Event intitulé "Habitat Abordable et Durable" en marge de la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (COP21), qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Ce Side Event se veut une plate-tonne d'échange et de partage des expériences marocaines et du savoir-faire en matière de l'éco-construction et de la durabilité dans l'habitat, indique un communiqué du ministère.

Cet évènement, qui sera présidé par le ministre de l'Habitat et de la politique de la ville, M. Nabil Benabdallah, constitue une opportunité de prendre connaissance des actions initiées en la matière et présenter des solutions prometteuses pour limiter les effets du dérèglement climatique dans ce secteur, ajoute le communiqué.

Ainsi, cet évènement réunira les différents acteurs étatiques et non étatiques concernés (institutions publiques et semi-publiques, fédérations et associations professionnelles et société civile) afin de créer une plateforme d'échanges et de partenariat et d'ouvrir le débat sur les problèmes et les pistes de solutions pour réduire l'impact du changement climatique.

Le secteur du bâtiment représente un enjeu majeur du changement climatique, il est à l'origine de 24 pc des émissions de CO2 et consomme environ 40 pc de l'énergie, souligne le communiqué, précisant que les émissions de Gaz à effet de serre (GES) connaitront une évolution rapide en raison de la forte tendance à l'urbanisation et le recours croissant aux équipements énergivores.

Caractérisé par une dynamique importante traduite par la réalisation de plusieurs projets de villes nouvelles, et de nombreux pôles urbains, avec une production annuelle d'environ 170.000 unités de logements, le secteur de l'Habitat au Maroc représente un gisement potentiel d'économie d'énergie et d'atténuation des émissions des GES au regard des atouts climatiques, économiques et politiques dont dispose notre pays. 

COP 21 : SAR le Prince Moulay Rachid visite les pavillons du Maroc et de la COP 22

SAR le Prince Moulay Rachid a visité lundi les pavillons du Maroc et de la COP 22, aménagés sur le site de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) qui se tient du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, en région parisienne. 

Le pavillon de la délégation marocaine a pour objectifs de communiquer, valoriser et informer sur la participation du Maroc à la COP 21, de mettre en avant la politique marocaine en faveur du développement durable notamment par la programmation de side-events et de réunions pendant toute la durée de la conférence de Paris. 

Ce pavillon comprend des espaces VIP, des bureaux, une salle de réunion, un espace de rencontres et un espace side-event. 

Quant au stand de la COP 22, il a pour objectifs de communiquer, valoriser et informer sur l’organisation à venir de cette conférence à Marrakech en 2016, ainsi que de présenter le Maroc en tant que pays hôte et organisateur de la COP 22. 

Il vise aussi à donner des réponses aux questions des participants, notamment en termes de logistique et programme prévisionnel. A l’intérieur de ce pavillon est déployé un grand écran support d’une programmation vidéo mettant à l’honneur la contribution du Royaume à lutter contre le changement climatique. 

COP 21 : SM le Roi visite les pavillons du Maroc et de la COP 22

SM le Roi Mohammed VI a visité lundi les pavillons du Maroc et de la COP 22, aménagés sur le site de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) qui se tient du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, en région parisienne. 

A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain par la ministre déléguée chargée de l’Environnement Hakima El Haité sur les objectifs et les espaces des deux pavillons. 

Le pavillon de la délégation marocaine a pour objectifs de communiquer, valoriser et informer sur la participation du Maroc à la COP 21, de mettre en avant la politique marocaine en faveur du développement durable notamment par la programmation de side-events et de réunions pendant toute la durée de la conférence de Paris. 

Ce pavillon comprend des espaces VIP, des bureaux, une salle de réunion, un espace de rencontres et un espace side-event. 

Quant au stand de la COP 22, il a pour objectifs de communiquer, valoriser et informer sur l’organisation à venir de cette conférence à Marrakech en 2016, ainsi que de présenter le Maroc en tant que pays hôte et organisateur de la COP 22. Il vise aussi à donner des réponses aux questions des participants, notamment en termes de logistique et programme prévisionnel. A l’intérieur de ce pavillon est déployé un grand écran support d’une programmation vidéo mettant à l’honneur la contribution du Royaume à lutter contre le changement climatique. 

SM le Roi avait pris part à la séance d’ouverture de la COP 21. 

Dans une allocution lors de la séance inaugurale de la Conférence, dont lecture a été donnée par SAR le Prince Moulay Rachid, en présence du Souverain, SM le Roi a souligné que la COP 21 offre l'opportunité de consolider un instrument juridique global, opérationnel, équilibré et universel, qui permettra de limiter le réchauffement climatique en deçà de deux degrés Celsius et de tendre vers une économie décarbonée. 

Ouverture de la COP 21 avec la participation de SM le Roi

La Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), a entamé lundi matin ses travaux au Bourget en région parisienne avec la participation de SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le prince Moulay Rachid.

Au début de cette conférence, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre de Paris.

Plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement prennent part à cette conférence en vue de parvenir à un accord à la fois équilibré, ambitieux et contraignant en vue d'assurer un meilleur avenir de la planète.

Cette conférence universelle, présidée cette année par la France, a pour principal objectif d'amener les Etats à s'entendre sur un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays pour maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 C. 

COP 21 : la forte présence marocaine témoigne de la prise de conscience des enjeux climatiques

La forte présence marocaine à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) témoigne de la prise de conscience à la fois par les acteurs politiques que ceux de la société civile quant aux enjeux et défis imposés par les changements climatiques, a affirmé, lundi à Paris, la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité.

Le Maroc est fortement mobilisé avec une représentation massive de 700 délégués dont 150 représentant la société civile, a-t-elle indiqué dans une déclaration à la presse en marge de l'ouverture de cette conférence qui, a-t-elle dit, revêt une importance cruciale pour l'avenir de l'humanité.

La ministre a également souligné que la participation de SM le Roi Mohammed VI à cette conférence témoigne de l'intérêt accordé par le Souverain à la question de la lutte contre le changement climatique, érigée en priorité nationale.

Elle a en outre expliqué que le Maroc est représenté à la Conférence de Paris par quatre pavillons dont 3 au site du Bourget et un au grand palais, mis en place par l'Office national marocain du tourisme (ONMT).

Mme El Haité a, à cet égard, fait savoir que plusieurs activités et conférences seront tenues au pavillon de la délégation marocaine avec la participation d'acteurs publics et de ministres marocains et d'autres pays.

Le Maroc a également mis en place un pavillon dédié à la COP 22, prévue en 2016 à Marrakech, qui présentera les grands axes et la vision du Royaume pour préparer cette conférence, a-t-elle ajouté.

Le troisième pavillon connaîtra la participation notamment des acteurs privés en vue de mettre en exergue le savoir-faire marocain en matière de lutte contre le changement climatique, a-t-elle indiqué, ajoutant que le pavillon du grand palais a pour objectif de promouvoir la destination Maroc sur le segment du tourisme durable.

" Nous soutenons un accord réussi à Paris pour aboutir à un accord réussi à la COP 22", a dit Mme. Haité.

Les délégations de 195 pays en plus de l'Union européenne prennent part jusqu'au 11 décembre à la COP21 pour tenter de parvenir à un accord à la fois équilibré, ambitieux et contraignant en vue d'assurer un meilleur avenir de la planète.

Cette conférence universelle, présidée cette année par la France, a pour principal objectif d'amener les Etats à s'entendre sur un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays pour maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 C.

SM le Roi prend part à Paris à la séance d’ouverture de la COP21 

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, prendra part, lundi à Paris, à la séance d’ouverture de la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, annonce le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie dans un communiqué. Néanmoins, du fait de la persistance de l’extinction de voix qui affecte le Souverain, SM le Roi a chargé SAR le Prince Moulay Rachid de donner lecture de l’Allocution Royale qui sera prononcée pendant cette séance inaugurale de la conférence. 

La lecture de l’allocution royale se fera en présence de SM le Roi Mohammed VI, précise le communiqué dont voici le texte intégral :

"Le Ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que, à la suite de l’invitation de Son Excellence le Président François Hollande, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, prendra part, comme prévu, à la séance d’ouverture de la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, le 30 novembre 2015 à Paris. 

Néanmoins, du fait de la persistance de l’extinction de voix qui L’affecte, Sa Majesté le Roi a chargé SAR le Prince Moulay Rachid de donner lecture de l’Allocution Royale qui sera prononcée pendant cette séance inaugurale de la conférence. 

Cette lecture se fera en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le glorifie. 

Que Dieu préserve Sa Majesté le Roi, Lui accorde prompt rétablissement et Le comble de Ses bienfaits . 

Arrivée de SM le Roi sur le site de la COP 21

SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, est arrivé lundi en fin de matinée sur le site de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). 

A son arrivée, le Souverain a été accueilli par le président français François Hollande et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon. 

SM le Roi a ensuite été salué par la ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal et d'autres membres du gouvernement français. 

Plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement prennent part à cette conférence en vue de parvenir à un accord à la fois équilibré, ambitieux et contraignant en vue d'assurer un meilleur avenir de la planète. 

Cette conférence universelle, présidée cette année par la France, a pour principal objectif d'amener les Etats à s'entendre sur un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays pour maintenir le réchauffement mondial au-dessous de 2 C. 

A rappeler que la COP 22 se tiendra en 2016 à Marrakech. 

La COP 21 : réunion de la dernière chance pour sauver la planète

Les dirigeants du monde se donnent rendez vous, ce lundi à Paris, pour une réunion jugée par les experts comme étant celle de la dernière chance pour sauver la planète si l'on réussit à adopter un accord sur le climat.

L'accord de Paris espéré par les Etats membres de la convention des Nations unies sur le changement climatique, qui en est à sa 21ème réunion, vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour maintenir l'élévation de la température moyenne de la planète au-dessous de 2 C afin d'éviter des changements climatiques chaotiques.

La commission européenne, partie prenante de ce grand challenge mondial estime qu'un accord sur le climat ne peut être crédible que s'il comprend des engagements clairs de la part des gouvernements de se diriger vers des économies à faible intensité de carbone et un mécanisme permettant de réexaminer régulièrement le niveau d'ambition collective et, le cas échéant, de le relever, ainsi que des règles fermes en matière de transparence et de responsabilisation. Autrement dit, les pays doivent déclarer à chaque fois leurs niveaux respectifs de contribution à la dégradation du climat et assumer les conséquences qui en découlent.

L'accord de Paris exigera pour la première fois que tous les pays prennent des mesures spécifiques pour réduire leurs émissions au fil du temps, en fonction de leur situation nationale. A l'occasion de la conférence de Paris, de nombreux pays ont fait part de leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'après-2020, sous la forme de contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN).

Plus de 170 pays, à l'origine de plus de 95 pc des émissions mondiales, ont présenté leurs CPDN. Cet effort inédit est jugé comme une avancée considérable et un indice clair de la volonté politique commune de tous les gouvernements de prendre à Paris des mesures décisives en matière de changement climatique.

Le Maroc, qui est étroitement associé à la France pour la réussite de cette conférence planétaire, a été l'un des premiers pays à déposer son projet de contribution nationale sur les changements climatiques (Intended Nationally Determined Contribution -INDC). Il s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2030 de 32 pc par rapport aux émissions projetées pour la même année selon un scénario "cours normal des affaires".

Le Maroc est également fortement mobilisé pour la réussite de la COP21 en menant des actions pour rapprocher les points de vue et réduire les divergences dans l'objectif de parvenir à un accord audacieux et salvateur pour la planète. Il a d'ailleurs abrité en octobre dernier une réunion co-organisée avec la Commission européenne pour encourager les pays réticents à faire de leur mieux en vue d'un accord sur le climat.

L'engagement du Maroc à contribuer à la réussite de la conférence de Paris s'est également illustré dans "L'Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat", lancé en septembre dernier par SM le Roi Mohammed VI et le président français François Hollande.

Cet appel a été à l'origine d'une prise de conscience mondiale quant à l'urgence d'entreprendre une action solidaire et forte en faveur du climat et la nécessité d'agir "vite, bien et collectivement" pour amplifier la lutte contre le dérèglement climatique et la nécessité d'accélérer la transition vers une "économie mondiale verte".

Cependant, face à l'optimisme affiché quant à la perspective de la COP 21, beaucoup de questions restent en souffrance, particulièrement le degré d'opposabilité de l'accord prévu et le financement de l'économie propre.

Pour être contraignant, l'accord de Paris devra prévoir des mécanismes juridiques qui lui garantissent une force exécutoire. Cela dépendra de la volonté politique des Etats. 

Quant à la transition mondiale vers une économie à faible intensité de carbone, elle exige la mise à disposition de fonds qui s'élèvent à des milliards, voire des milliers de milliards d'euros. De nombreux pays auront besoin d'un soutien continu pour que les efforts déployés au niveau mondial soient couronnés de succès.

Pour le Maroc, la réalisation de l'objectif inscrit dans sa contribution nationale de réduction de gaz à effet de serre représente un investissement global estimé à 45 milliards de dollars entre 2015 et 2030, dont 35 milliards sont conditionnés par l'accès du pays à de nouvelles sources de financement et un appui additionnel par rapport à celui reçu au cours des dernières années, dans le cadre d'un nouvel accord contraignant sous l'égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

(MAP-30/11/2015)

Entretiens à Paris entre Salaheddine Mezouar et ses homologues brésilien et paraguayen

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salaheddine Mezouar, s'est entretenu, dimanche à Paris, avec le ministre brésilien des Affaires extérieures Mauro Vieira et le ministre paraguayen des Affaires étrangères Eladio Loizaga, des moyens de consolider davantage les relations bilatérales et de coordonner leurs positions concernant les questions d'ordre régional et international d'intérêt commun.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue de ces entretiens, M. Mezouar a fait état de la forte dynamique qui caractérise les relations entre le Maroc et le Paraguay, de leur vision commune du monde et de leur ferme volonté d'affermir davantage ces liens dans le cadre du partenariat sud sud.

Il a également indiqué avoir évoqué avec M. Eladio Loizaga, l'ouverture, au début de l'année prochaine, de l'ambassade du Maroc au Paraguay.

M. Mezouar a souligné d'autre part, que ses entretiens avec son homologue brésilien ont porté sur les moyens de renforcer les relations entre les deux pays pour englober divers domaines de coopération, ajoutant que les deux parties ont convenu de consolider la coordination entre les institutions élues et les régions du Maroc et du Brésil.

Evoquant la coopération économique et commerciale entre les deux pays, M. Mezouar a indiqué que son interlocuteur lui a fait part de l'intérêt manifesté par de grands groupes industriels brésiliens d'investir au Maroc et de conquérir de nouveaux marchés en Afrique, en nouant des partenariats gagnant-gagnant.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a relevé que la coopération entre le Maroc d'une part, et le Brésil et le Paraguay en matière de préservation de l'environnement a été abordée lors de ces entretiens, sachant que le Royaume abritera, en 2016 à Marrakech, la Conférence internationale sur le climat (COP 22).

Il a souligné à cet égard, que les conclusions de la COP 21 à Paris, dont les travaux débuteront lundi, constitueront une base pour la réussite de la COP 22 à Marrakech, mettant l'accent sur la nécessité pour les pays du Nord et du Sud de conjuguer leurs efforts pour réunir toutes les conditions de succès à ces deux événements majeurs et de sauver la planète du dérèglement climatique. 

Le Maroc en mouvement pour réaliser ses engagements pris en matière de réduction de gaz à effet de serre 

Le Maroc, qui abritera en 2016 la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), est en mouvement pour réaliser ses engagements pris en matière de réduction de gaz à effet de serre, a affirmé, samedi à Paris, la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haité.

Treize pour cent de ces engagements sont déjà intégrés dans les politiques publiques du Royaume, a souligné Mme El Haité qui intervenait lors d'une conférence sous le thème "De la COP 21 à la COP 22 : Quels sont les enjeux pour le Maroc ? Les défis sont-ils seulement climatiques ou sont-ils également porteurs de velléités économiques ?", organisée par l'Association des lauréats marocains des grandes écoles françaises.

A rappeler que les engagements du Maroc portent sur l'objectif national de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 13 pc en 2030.

Mme El Haité a par ailleurs mis l'accent sur le plan d'action mis en place par le Maroc pour promouvoir le développement durable en tant que modèle de développement national, soulignant que grâce à ces initiatives le Royaume est cité aujourd'hui comme exemple à suivre par la communauté internationale.

La ministre a aussi souligné que SM le Roi Mohammed VI prend ce dossier à cœur et supervise les différentes stratégies lancées dans ce domaine, rappelant que le Souverain a initié la charte de développement durable.

L'intérêt porté par le Royaume au développement durable s'est traduit par sa constitutionnalisation en 2011, a-t-elle rappelé, ajoutant que l'engagement réel et concret du Maroc en faveur des questions climatiques se concrétise dans les différentes politiques nationales qui s'inscrivent dans une logique de durabilité.

Mme El Haité a, d'autre part, insisté sur le rôle que le Maroc est appelé à jouer notamment au sein des groupes africain et du 77 lors des négociations en vue de parvenir à un accord à l'occasion de la COP 21 qui se tient du 30 novembre au 11 décembre à Paris, soulignant que la société civile est aussi invitée à agir en sensibilisant aux effets du changement climatique. 

(MAP-29/11/2015)

La lutte contre le changement climatique, un investissement dans un monde plus sûr et plus stable (UNESCO)

L'UNESCO, qui participera à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue du 30 novembre au 11 décembre à Paris, estime que la lutte contre le changement climatique est un investissement dans un monde plus sûr et plus stable.

Dans un communiqué rendu public à deux jours de l'ouverture de la COP 21, l'organisation onusienne souligne que le changement climatique est une condition du succès de cette Conférence, qui doit envoyer un signal fort et clair aux gouvernements, aux citoyens, aux secteurs privé et public, et montrer que la transformation des sociétés est "inévitable, salutaire et déjà à l'œuvre". 

Tout en soulignant que le changement des mentalités passe inéluctablement par l'éducation, la science, la culture et la communication, l'UNESCO relève qu'elle va présenter, lors de cette conférence, le travail qu'elle a effectué pour limiter le changement climatique et s'y adapter.

L'UNESCO disposera au site du Bourget (région parisienne), qui abritera les travaux de la COP 21, d'un pavillon qui lui permettra de présenter son action. Il sera inauguré par la directrice générale de l'Organisation Irina Bokova, le 30 novembre. 

Des présentations multimédias et une série d'événements organisés dans le cadre de la COP21 permettront d'attirer l'attention sur la manière dont l'Organisation aide les sociétés à se transformer grâce au partage des connaissances scientifiques sur les questions liées au climat. 

Il s'agit aussi de rappeler le rôle que joue l'Organisation concernant la sécurité de l'approvisionnement en eau, l'océan, l'éducation au développement durable et la culture.

Parmi les événements organisés par et avec l'UNESCO dans le cadre de la COP 21, figurent notamment une conférence internationale sur l'eau et les mégapoles, une journée consacrée aux océans, une réunion de haut-niveau sur l'éducation et le lancement, par la Fondation des Nations unies, de la campagne "Earth to Paris" sur les réseaux sociaux. Cet événement réunira des membres de la société civile, des entrepreneurs, scientifiques, innovateurs et citoyens pour échanger sur les solutions en matière de climat et envoyer un signal fort sur le rôle actif que chacun doit jouer pour lutter contre le changement climatique.

Engagement tous azimuts du Maroc pour relever les défis environnementaux

Fidèle à ses engagements internationaux et pleinement conscient de l'impératif de la préservation de l'environnement, le Maroc a inscrit cette question au coeur de tout projet de développement tout en enclenchant le virage d'une croissance verte.

Faiblement émetteur de gaz à effet de serre, mais confronté à l'instar de l'ensemble des pays aux risques du changement climatique, le Maroc a affiché très tôt son engagement dans ce domaine en dessinant progressivement les contours de sa propre vision et en instaurant les piliers d'une politique volontariste dans différents secteurs.

Le droit à un environnement sain et au développement durable a été d'ailleurs consacré dans la Constitution de 2011. 

Afin de répondre de manière proactive aux défis des dérèglements climatiques, le Maroc s'est engagé à mettre en oeuvre des actions d'adaptation et d'atténuation dans le cadre d'une approche intégrée et participative en s'inscrivent dans un grand chantier fondé sur la croissance verte, la dépollution industrielle, la mise à niveau environnementale et la sensibilisation. 

Pour ce faire, il a été procédé à la mise en place d'un cadre institutionnel, juridique et financier, le but étant de concilier développement socio-économique et préservation de l'environnement. 

La volonté de réaliser un développement résilient aux impacts négatifs du changement climatique s'est traduite notamment par l'adoption en 2014 de la loi-cadre portant Charte nationale de l'environnement et du développement durable, le renforcement de l'arsenal juridique par l'adoption d'une loi visant la protection du littoral et sa restauration et un Programme national de valorisation des déchets.

De surcroît, le Maroc a lancé plusieurs stratégies sectorielles volontaristes d'envergure intégrant la dimension environnementale, dans des domaines clés de l'économie nationale.

Pour répondre au défi du changement climatique qui impacte significativement la disponibilité des ressources en eau, une Stratégie Nationale de l'Eau, établie à l'horizon 2030, a été mise en place avec pour principaux objectifs la gestion de la demande et la valorisation de l'eau, la gestion et le développement de l'offre à travers notamment la construction de 60 grands barrages, la préservation et la protection des ressources en eau, du milieu naturel et des zones fragiles. 

Parallèlement, l'intérêt porté aux questions environnementales s'est traduit également par la mise en place d'un programme ambitieux des énergies renouvelables et propres, solaire et éolienne et d'une stratégie nationale d'efficacité énergétique, visant à réduire de 12 pc la consommation d'énergie d'ici 2020 et de 15 pc en 2030.

Conscient de l'avenir prometteur des sources d'énergie verte, le Maroc s'est fixé une politique ambitieuse en matière d'énergies propres visant à les diversifier, contenir la hausse de la facture énergétique et réduire sa dépendance énergétique et les émissions de gaz à effet de serre, tout en tenant compte des aspects du développement durable et de la protection de l'environnement.

Ainsi, le développement des énergies renouvelables a été érigé en priorité pour porter leur part à 42 pc de la capacité totale à l'horizon 2020.

Afin d'accroître significativement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique, le Maroc compte particulièrement sur des méga-projets tels le parc solaire de Ouarzazate, la plus grande centrale solaire au monde, et celui, éolien, de Tarfaya.

Cet élan sera renforcé à la faveur du lancement prochain de la première phase du projet Noor I de 160 MW, qui doit permettre au Royaume d'accéder à l'indépendance énergétique.

Le projet marocain de l'énergie solaire vise la mise en place en 2020 d'une capacité de 2.000 mégawatts, ce qui représente une capacité de production de 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l'horizon 2020.

A la faveur de cette dynamique, le Maroc est au cœur de l'agenda mondial du climat. En témoigne notamment "l'appel de Tanger" pour une action solidaire et forte en faveur du climat, qui a consacré son rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Signe de sa contribution aux efforts de lutte contre le changement climatique, le Maroc a abrité en octobre dernier un forum international sur les contributions nationales des pays dans le cadre de la Convention-cadre sur le changement climatique, en préparation à la Conférence des parties (COP 21) qui réunira, à Paris du 30 novembre au 11 décembre près de 196 pays qui doivent y sceller un accord limitant à 1,5 ou 2 degrés les émissions de gaz à effet de serre.

En prélude de la COP21, le Maroc avait annoncé son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 13 pc en 2030, avec une possibilité de réduction additionnelle de 19 pc sous réserve d'un appui financier international, qui porterait ainsi l'effort de réduction à 32pc à l'horizon 2030.

Cet objectif correspond à une réduction cumulée de 401 Mt éq-CO2 sur la période 2020-2030, en nécessitant un investissement global de l'ordre de 45 milliards de dollars d'ici 2030, dont un montant de 35 milliards de dollars sera sollicité au niveau de l'aide internationale. 

Le Maroc jouera certainement un rôle clé à Paris dans la mesure où il assurera la présidence de la COP 22 qu'il abritera l'année prochaine, illustrant de nouveau son implication réelle et sa mobilisation inlassable en faveur des questions environnementales. 

COP 21: les délégations de 195 pays à Paris en quête d'un accord ambitieux et contraignant

Les délégations de 195 pays en plus de l'Union européenne se donnent rendez-vous du 30 novembre au 11 décembre à Paris à l'occasion de la convention des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) pour tenter de parvenir à un accord à la fois équilibré, ambitieux et contraignant en vue d'assurer un meilleur avenir de la planète.

Cette conférence universelle, présidée cette année par la France et à laquelle prendront part également des représentants de 2.000 associations et ONG, près de 3.000 journalistes et 20.000 visiteurs, a pour principal objectif d'amener les Etats à s'entendre sur un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays pour maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 C.

L'un des moments de forts de cette échéance cruciale pour l'avenir de l'humanité, sera le lundi 30 novembre avec la réunion de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement dans l'objectif de donner un coup de pouce aux négociateurs et les inciter à rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d'un consensus afin de promouvoir un nouveau modèle de développement sobre en carbone à l'échelle planétaire.

Plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement prendront ainsi part lundi aux travaux de la Conférence pour exprimer leur mobilisation et leur engagement politique à faire de cette échéance un succès.

La société civile sera également fortement présente sur le lieu de la conférence au Bourget en banlieue parisienne, où plus de trois cents événements, débats et conférences sont au programme. 

Par ailleurs et suite aux attentats du 13 novembre à Paris, la sécurité de la COP 21 est devenue une priorité avec la mobilisation de 2.800 policiers et gendarmes sur le site du Bourget, tandis que près de 8.000 d'entre eux ont été déployés pour le rétablissement des contrôles aux frontières. 

Sur un autre registre, le Maroc, qui abritera en 2016 la COP 22, est étroitement associé à la France pour mobiliser les partenaires, résoudre les problèmes ponctuels au niveau des négociations et fédérer autour de certains aspects car ces négociations sur le climat sont extrêmement complexes. Le Royaume a été ainsi le 38ème pays à présenter sa contribution, qui a été aussi la première d'un pays membre du groupe de négociation réunissant les pays arabes et la deuxième d'un pays africain, après celle du Gabon.

Cette contribution porte sur l'objectif national de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 13 pc en 2030.

Le Maroc peut, en outre, jouer un rôle important au niveau de certaines délégations africaines ou certains groupes de pays arabes lors des négociations.

L'engagement du Maroc à contribuer à la réussite de la conférence de Paris s'est également illustré dans "L'Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat", lancé en septembre dernier par SM le Roi Mohammed VI et le président français François Hollande.

Cet Appel constitue une sonnette d'alarme quant à l'urgence d'entreprendre une action solidaire et forte en faveur du climat et la nécessité d'agir "vite, bien et collectivement" pour amplifier la lutte contre le dérèglement climatique.

Le Maroc et la France appellent aussi à saisir les occasions des conférences de Paris et de Marrakech pour accélérer la transition vers une "économie mondiale verte", conciliant les aspirations légitimes au développement avec les impératifs de durabilité des ressources et de réduction des risques environnementaux.

Si la COP 21 sera la conférence des décisions, la COP 22 prévue à Marrakech sera celle de l'action pour la mise en œuvre des engagements pris à Paris.

(MAP-28/11/2015)

Plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement attendus à la COP 21

Plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement prendront part lundi aux travaux de la Conférence de Nations unies sur le climat (COP 21) à Paris pour exprimer leur mobilisation et leur engagement politique à faire de cette Conférence un succès, a-t-on indiqué mercredi de source officielle.

La société civile sera également fortement présente sur le lieu de la conférence au Bourget en banlieue parisienne, où plus de trois cents événements, débats et conférences sont prévus. 

Une mobilisation importante, comportant de nombreux événements, est également prévue partout en France, a ajouté la même source, faisant savoir qu'en dépit des attentats du 13 novembre à Paris, tous ces événements sont maintenus, à l'exception des déplacements scolaires sur le site du Bourget. 

La sécurité de la COP 21, qui se tient du 30 novembre au 11 décembre, sera ainsi une priorité avec la mobilisation de 2.800 policiers et gendarmes sur le site du Bourget, tandis qu'aux frontières près de 8.000 d'entre eux permettent la mise en œuvre du rétablissement des contrôles. 

Par ailleurs, et afin d'assurer aux délégations un accès rapide sur le site du Bourget, les mesures nécessaires ont été prises pour renforcer et aménager les réseaux de transports en commun existants durant la conférence, en lien avec les opérateurs de transports concernés, indique-t-on de même source, soulignant que l'offre quotidienne de transports en commun sera augmentée avec 70.000 places supplémentaires chaque jour en bus et en train. A rappeler que les autorités ont recommandé de ne pas circuler les 29 et 30 novembre que par les transports en commun, qui seront gratuits et renforcés. 

(MAP-25/11/2015)

Le Maroc, un pays phare en matière d'utilisation de l'énergie solaire et éolienne (secrétaire exécutif de la CEA)

Le Maroc est un pays phare en matière d'utilisation de l'énergie solaire et éolienne, a souligné, mardi à Rabat, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Carlos Lopes.

Le Maroc est un pays "ambitieux" qui s'est orienté vers la production "d'une énergie verte et propre", comme en témoigne le projet de réalisation de la station thermo-solaire d'Ouarzazate, la plus grande du monde, a indiqué M. Lopes dans une déclaration à la MAP, à l'issue d'un entretien avec la ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, chargée de l'Environnement, Hakima El Haite.

M. Lopes, qui a loué la politique énergétique "très claire" du Maroc, a affirmé que le Royaume est un modèle à suivre pour les pays de la région en matière d'efficacité énergétique.

Le secrétaire exécutif de la CEA a, par ailleurs, relevé qu'il a évoqué avec Mme El Haite, les défis climatiques auxquels font face les pays africains à la veille de la 21è Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21) qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre en France.

La CEA est la commission régionale du conseil économique et social de l'ONU (ESOSOC) chargée du continent africain. Elle a pour mission de soutenir le développement économique et social en Afrique et d'aider le continent à s'adapter aux grandes tendances mondiales tout en faisant entendre sa voix dans les rencontres et les processus décisionnels mondiaux tels que les nouveaux objectifs de développement durable.

(MAP-24/11/2015)

La délégation marocaine est fortement mobilisée pour la COP 21

La délégation marocaine est fortement mobilisée pour la 21è Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21) avec la participation de ministres, institutionnels et opérateurs économiques outre des représentants de la société civile, a relevé, lundi à Rabat, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'Environnement, Hakima El Haiti.

S'exprimant à l'ouverture d'une réunion de coordination de la délégation marocaine à la COP21, Mme El Haiti a également fait savoir que cette réunion vise à présenter l'état d'avancement des préparatifs à ladite Conférence et échanger sur les modalités de coordination de la participation du Maroc notamment dans le cadre des négociations, des side events et des espaces d'expositions.

La ministre a aussi souligné que la délégation marocaine envisage de mieux défendre la position nationale lors de ces négociations et mettre en valeur les progrès réalisés par notre pays en matière de politique de changement climatique et de développement durable d'une manière générale, en perspective de l'organisation de la 22ème Conférence des Parties à cette Convention à Marrakech l'année prochaine. 

Intervenant par la même occasion, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Driss El Yazami, a noté que le climat menace la jouissance des droits humains les plus élémentaires, notant le ferme engagement du Maroc à réussir la COP21 et par conséquent la COP22.

Le président du CNDH a, dans le même cadre, relevé l'impératif de renforcer la contribution de la société civile à ce débat international sur l'environnement de manière à hisser la prise de conscience quant aux enjeux climatiques et environnementaux.

De son côté, le directeur du Partenariat, de la coopération et de la communication au ministère de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Mohamed Benyahia, s'est arrêté sur le volet technique de la manifestation, notant que le futur accord de la COP21 de Paris ne prendra effet qu'à partir de 2020.

Et de préciser que le texte de l'accord reflète les positions des différentes parties prenantes et présente les propositions et les options formulées.

Quant au directeur des changements climatiques, de la diversité biologique et de l'économie verte, M. Mohamed Nbou, il a estimé que le Maroc, à travers sa participation à la COP21, se positionne au cœur de l'agenda mondial du climat avec un engagement continu sur 3 ans.

Il s'est également félicité de la présence forte du Maroc sur 3 sites au niveau de la manifestation avec un programme diversifié d'animation et de promotion, notamment au niveau du pavillon Maroc dédié aux délégations officielles, le stand COP22 et le pavillon Maroc à la galerie des solutions, consacré au secteur privé.

La Conférence de Paris constitue une étape essentielle dans le processus de négociations climatiques et devrait convenir à un nouvel Accord international sur le Climat applicable à tous les pays et qui devra permettre de contenir le réchauffement global en deçà de 2 C. 

(MAP-23/11/2015)

L'Institut français du Maroc organise différentes manifestations à l'occasion de l'événement Paris Climat 2015 COP 21

L'Institut français du Maroc, engagé dans la réflexion sur les changements climatiques, organisera différentes manifestations en se faisant l'écho de l'événement Paris Climat 2015 COP 21 (Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).

A cette occasion, l'Institut français de Casablanca consacrera tout un mois à cet événement en proposant des expositions, des projections, des rencontres-débats et des ateliers pour tous les publics, apprend-on auprès de l'Institut.

Des expositions seront organisées sur "Le climat, change et nous?", "60 solutions pour le climat" et "Eduquer pour s'adapter au changement climatique", des visites guidées du mardi au samedi ainsi que des conférences sur les thématiques "Océans et climats" et "D'une COP à l'autre".

Des ateliers scientifiques et de recyclage seront aussi organisés jusqu'au 12 décembre en vue d'initier les enfants aux notions de climat, de réchauffement et d'environnement.

Figure aussi au programme un exercice d'argumentation qui se voudra une réplique des commissions de l'ONU intitulé "La parole est à vous, 6 minutes pour convaincre" le 10 décembre.

"Les temps changent" une Docu-fiction réaliste de 88 mn de Marion Milne, traitant des répercussions écologiques, géopolitiques et économiques du réchauffement climatique et un film documentaire de 87 mn de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière intitulé En Quête de sens'' seront projetés respectivement le 25 novembre et le 7 décembre.

Ces événements seront organisés en partenariat avec Planète citoyenne, AXA assurance Maroc, l'Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre au Maroc (AESVT), l'Académie Régionale de l'Education et de la Formation (AREF), l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) et l'Office Scolaire Universitaire International (OSUI) ainsi que les Universités Hassan Ier et Hassan II de la région Casablanca-Settat.

(MAP-22/11/2015)