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Elections communales et régionales du 4 septembre 2015

La France salue le bon déroulement des élections communales et régionales au Maroc

La France a salué lundi le bon déroulement des élections communales et régionales au Maroc. 

"La participation en hausse constitue un nouveau signe du dynamisme démocratique marocain", a indiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, lors d'un point de presse.

"Nous formons des vœux de réussite pour les nouvelles équipes communales et régionales", a-t-il ajouté.

Selon les résultats annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales qui se sont déroulées vendredi, le parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête du scrutin avec 6655 sièges (21,12 pc), suivi du Parti de l'Istiqlal avec 5106 sièges (16,22 pc) et du Parti Justice et Développement (PJD) avec 5021 sièges (15,94 pc).

Par ailleurs, le PJD est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47 pc) et du Parti de l'Istiqlal avec 119 sièges (17,55 pc). 

Les femmes ont remporté 6.673 sièges lors des élections des conseils communaux du 4 septembre, soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009, selon des données du ministère de l'intérieur.

Quelque 15.028 candidats ont été élus pour la première fois lors des élection des conseils communaux de 2015, représentant ainsi presque la moitié du nombre total des élus, précisent les mêmes données qui font état de l'élection de 242 nouveaux élus dans les conseils régionaux, soit presque le tiers du nombre total des élus.

(MAP-07/09/2015)

CNDH : le scrutin du 4 septembre s'est déroulé dans un climat offrant les garanties essentielles de liberté, de sincérité et de transparence

Les élections communales et régionales du 4 septembre se sont déroulées dans un climat offrant les garanties essentielles de liberté, de sincérité et de transparence, a souligné, dimanche à Rabat, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Driss El Yazami, estimant que les irrégularités observées "sont statistiquement peu fréquentes et n'entachent pas substantiellement la crédibilité et la sincérité du scrutin".

Le déroulement du scrutin dans les conditions précitées constitue "une étape importante" dans la mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux collectivités territoriales et des nouvelles lois organiques relatives aux régions, aux préfectures, aux provinces et aux communes, qui consacrent les principes constitutionnels de libre administration, de coopération, de solidarité et de participation des populations concernées à la gestion de leurs affaires, a indiqué M. El Yazami lors d'un point de presse consacré à la présentation du rapport préliminaire sur l'observation des échéances électorales de 2015.

Le taux de participation au suffrage du 4 septembre (53,67 pc) marque un intérêt réel porté par les citoyennes et les citoyens pour la gestion des affaires publiques au niveau territorial, a-t-il noté, soulignant que ce taux est à lire en tenant compte de l'élargissement du corps électoral national, de la nature des enjeux démocratiques relatifs aux collectivités territoriales et des disparités constatées dans les taux de participation d'une région et d'une commune à l'autre.

Dans le même sens, le Conseil salue, a ajouté M. El Yazami, la réforme introduite par la loi organique 34.15 modifiant et complétant la loi organique 59.11 en termes de renforcement des mécanismes d'action affirmative visant à renforcer la représentation des femmes au sein des assemblées territoriale, relevant que le premier impact positif de ces mesures a été constaté au niveau de l'accès des femmes aux candidatures.

Le CNDH appelle ainsi l'ensemble des partis politiques à encourager la candidature des femmes élues à la présidence des conseils des collectivités territoriales. 

Par ailleurs, le conseil considère que les nouvelles dispositions législatives et réglementaires relatives à l'affichage électoral marquent le passage vers un système libéral d'affichage, basé sur la liberté par la définition à la fois de zones d'interdiction et d'autorisation de l'affichage.

Selon M. El Yazami, le Conseil soulève toutefois un problème structurel relatif à la temporalité de production des textes législatifs et réglementaires régissant les élections, relevant à titre d'exemple que la loi organique 34.15 modifiant et complétant la loi organique 59.11 relative à l'élection des conseils des collectivités territoriales a été publiée au Bulletin officiel 41 jours avant la date du scrutin.

S'agissant du décret fixant le nombre de conseillers à élire au niveau de chaque ville soumise au régime des arrondissements ainsi que le décret fixant la nouvelle réglementation en matière d'affichage ont été publiés au Bulletin officiel 37 jours avant la date du scrutin.

Le CNDH rappelle, selon M. El Yazami, qu'une des exigence de la stabilité du droit électoral, et en particulier le système électoral proprement dit et le découpage des circonscriptions, "ne devraient pas pouvoir être modifiés moins d'un an avant une élection".

En outre, le rapport préliminaire du Conseil met en exergue 3 défis concernant la préparation du corps électoral national. Le premier est relatif à la programmation de l'opération exceptionnelle de l'inscription sur les listes électorales (dont la fin a coïncidé avec le 25 août 2015, à savoir le troisième jour de la campagne électorale), ce qui a privé les nouveaux inscrits de l'éventualité de se porter candidats aux élections communales et régionales. 

Pour ce qui est du deuxième défi, il est celui de l'amélioration nécessaire du taux des femmes inscrites sur les listes électorales générales, afin que la composition de ces listes reflète la réalité démographique du pays, tandis que le troisième défi concerne la lisibilité des bulletins de vote et la facilitation de l'opération de vote en général, vu le taux des électeurs dans niveau d'instruction qui atteint 45 pc.

Sur un autre registre, le Conseil a constaté la réactivité des différentes autorités concernées en matière de gestion des plaintes reçues de leur part à l'occasion des élections communales et régionales, relevant que l'analyse des plaintes reçues à l'occasion de la campagne de ces deux échéances électorales a permis de constater que le taux quotidien moyen de liquidation des plaintes est de 78,73 pc. 

Par ailleurs, en ce qui concerne les éléments significatifs ayant marqué ce double scrutin, le CNDH relève l'effet pédagogique du Discours de SM le Roi Mohammed VI du 20 août, qui a notamment clarifié la nature du mandat électif territorial et souligné la notion de redevabilité des élus et de responsabilité civique des électeurs, outre le renouveau global de l'offre de candidatures avec un taux de 78,8 pc du taux des nouvelles candidatures sur l'ensemble des candidatures au titre des élections communales et de 64,3 pc de l'ensemble de candidatures au titre des élections régionales. 

D'autre part, les femmes représentent 21,94 pc de l'ensemble des candidatures au titre des élections communales et 38,64 pc au titre des élections régionales. La participation des jeunes acteurs issus des dynamiques sociales et politiques aux différentes activités liées aux élections (candidatures, observation neutre et indépendante, assistance électorale).

En ce qui concerne la communication électorale, le Conseil note le recours massif aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, y compris les réseaux sociaux. Ce recours marque un tournant décisif dans la communication électorale au Maroc.

Le constat préliminaire établi par le CNDH confirme une régression globale de la violence physique. Pour Ies élections communales, sur les 194 cas de violence rapportés par les observateurs, 30 pc uniquement relèvent de la violence physique. Le taux est de 29,5 pc pour les élections régionales. 

Les statistiques précitées montrent néanmoins une prévalence inquiétante de la violence verbale sous ses différentes formes (propos diffamatoires et calomnieux, propos discriminatoires en raison du sexe, de la couleur, ou en raison de l'origine sociale et régionale ou des croyances). 

Le CNDH a procédé du 22 août au 3 septembre 2015 à l'observation de la campagne des élections des conseils communaux et régionaux, puis du scrutin du vendredi 4 septembre. A cet effet, le Conseil a déployé 474 observateurs sur la totalité du territoire national. Les équipes mobilisées ont ainsi renseigné plus de 7.500 questionnaires en cours de traitement par la base de données installée au niveau central.

De son côté, la Commission d'accréditation présidée par le CNDH et composée à la fois par des représentants de quatre départements ministériels et la Délégation interministérielle aux Droits de l'Homme (DIDH) de l'ICPC et de cinq associations, a tenu au total 6 réunions et accrédité, outre le CNDH, 34 associations marocaines (3.425 observateurs) et six organisations internationales (76 observateurs). 

Le CNDH a par ailleurs invité 49 observateurs internationaux, représentant des missions diplomatiques étrangères, des organisations intergouvernementales et des institutions nationales des droits de l'Homme. 

Au total, 4.024 observateurs ont été ainsi mobilisés. L'effort conjugué de l'ensemble des instances accréditées a permis ainsi l'observation de plus d'environ 22.000 bureaux de vote sur 39.320, soit 56 pc des bureaux de voté, ce qui dépasse largement le seuil fixé par les standards internationaux de l'observation à savoir 3 pc.

Scrutin du 4 septembre: un pas qualitatif vers le renforcement de la représentation des femmes dans les conseils élus

Le scrutin du 4 septembre a constitué un pas qualitatif vers le renforcement de la représentation féminine dans les conseils élus avec 6.673 sièges remportés par les femmes lors des élections des conseils communaux , soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009.

Ces résultats témoignent des efforts consentis par le Maroc pour faire du renforcement et de la consolidation de la participation des femmes dans le processus de prise de décision et de gestion de la chose publique à tous les niveaux, ainsi que de son accès aux institutions représentatives, l'un des principaux enjeux de sa politique au cours des dernières années.

A cet égard, plusieurs dispositions juridiques et institutionnelles ont été prises dans l'objectif de promouvoir la condition de la femme au sein de la société, dans la perspective de parvenir à l'égalité homme-femme dans les droits et les devoirs.

Dans ce sens, la Constitution de 2011, en tant que loi suprême du pays, a conféré une place de choix à la participation de la femme dans la vie politique, eu égard à son rôle de levier pour la démocratie, à travers la mise en place de principes, de mécanismes et d'instances à même de réaliser le principe de parité et de permettre aux hommes et femmes de jouir, sur le même pied d'égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, et aussi à travers la promotion de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes dans l'accès aux fonctions électorales.

Ainsi, et dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution, il a été procédé à l'introduction d'un mécanisme législatif visant à améliorer la représentation des femmes au sein de l'institution parlementaire en leur consacrant 60 sièges, ce qui a permis à 67 femmes de faire leur entrée à la chambre des représentants. En conséquence, la représentation des femmes à la première chambre du Parlement a augmenté de près de 17 pc, alors qu'en 2007 un "quota" de 10 pc des sièges leur a été réservé.

Afin de garantir une présence remarquable des femmes marocaines au niveau des conseils élus, le système électoral de 2011 a maintenu le mécanisme législatif relatif à la création au niveau de chaque préfecture, province ou préfecture d'arrondissements de deux circonscriptions électorales dont l'une est réservée aux femmes, ce qui a permis d'élire 3.465 femmes lors des élections communales de 2009.

Par ailleurs, il est prévu de réserver au moins le tiers des sièges dans chaque circonscription électorale aux femmes, sans pour autant qu'elles soient privées de leur droit de candidature dans une autre circonscription électorale (article 76 de la loi organique 59-11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales).

Selon l'article 85 de ladite loi, chaque liste de candidature doit comporter autant de noms qu'il y a de sièges à pourvoir. Elle doit également préciser l'ordre de présentation des candidats.

En outre, il a été procédé à l'adoption d'un mécanisme législatif de nature à promouvoir la représentation féminine au sein de la chambre des conseillers, lequel repose sur le principe d'alternance entre les deux sexes pour ce qui est des listes des candidatures présentées dans le cadre des instances électorales siégeant au sein de ce conseil, lorsqu'il s'agit du scrutin de liste.

Dans la même logique, le fonds de soutien à l'encouragement de la représentation des femmes a été créé en 2009, afin de renforcer les capacités des femmes à l'occasion des élections communales et législatives.

En octobre 2013, le cadre organisationnel de ce fonds a été révisé, en vue d'assurer son efficacité, de faciliter les mesures procédurales, de rationaliser le financement public et de garantir sa transparence, tout en simplifiant et en élargissant les conditions d'accès à ce financement selon des critères bien définis.

Ce fonds vise à renforcer les capacités des femmes, à travers le soutien de projets de consolidation de la participation des femmes dans la vie politique et les échéances électorales, en tant que candidates ou électrices, et de gestion de la chose publique.

Ciblant les femmes, en particulier, les candidates aux élections et les élues, ce fonds accorde la priorité aux programmes et activités liés aux prochaines échéances électorales à l'échelle nationale dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution, notamment celles relatives aux élections communales et régionales qui se rapportent essentiellement à la formation, au plaidoyer, à l'accompagnement, à la mobilisation, à la sensibilisation et à la communication.

Le fonds de soutien à l'encouragement de la représentation des femmes a approuvé en mars dernier 86 projets pour un montant de 12.463.749 dirhams, consacré à l'encouragement de la représentation des femmes dans les élections des conseils des collectivités communales prévues en septembre prochain. Il s'agit de 9 projets proposés par les partis politiques, 10 par les associations nationales et 67 projets proposés par les associations locales.

Ces différentes initiatives s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du contenu du discours royal adressé en octobre 2008 par SM le Roi à l'occasion de l'ouverture de la première session de la deuxième année législative de la huitième législature, dans lequel le Souverain a appelé à "une collaboration constructive entre le gouvernement et le parlement dans la mise en place de mécanismes efficients à même de favoriser une représentation adéquate et une présence plus large des femmes au sein des conseils communaux, tant pour ce qui concerne les candidatures qu'au niveau du scrutin". L'objectif étant de garantir une représentation équitable des femmes au niveau des collectivités locales et, surtout, de permettre aux conseils locaux de se prévaloir de l'apport de la femme marocaine qualifiée, connue pour son intégrité, son réalisme et sa fibre sociale.

La concrétisation de ces précieux acquis en faveur de la femme marocaine est le fruit de la politique sage de SM le Roi Mohammed VI qui n'a eu de cesse d'oeuvrer en faveur de la promotion du rôle et de la place de la femme marocaine dans différents domaines, notamment à travers le soutien et l'encouragement de sa participation effective au processus de prise de décision et son implication dans la gestion de la chose publique.

Election des conseils communaux 2015: 6.673 sièges pour les femmes, soit presque le double du nombre enregistré lors du scrutin de 2009

Les femmes ont remporté 6.673 sièges lors des élections des conseils communaux du 4 septembre, soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009, selon des données du ministère de l'intérieur.

Quelque 15.028 candidats ont été élus pour la première fois lors des élection des conseils communaux de 2015, représentant ainsi presque la moitié du nombre total des élus, précisent les mêmes données qui font état de l'élection de 242 nouveaux élus dans les conseils régionaux, soit presque le tiers du nombre total des élus.

S'agissant de la campagne électorale, la même source relève que les instances politiques ont organisé près de 11.200 initiatives de communication (meeting, tournées et distribution de tracts..) ayant attiré plus de 1,5 million de personnes. 

Scrutin du 4 septembre, l'illustration d'une vision Royale avec la pleine adhésion de la pluralité nationale

Les élections locales et régionales, tenues le 4 septembre 2015, sont l'illustration d'une vision que Sa Majesté le Roi Mohammed VI n'a eu de cesse d'exprimer depuis Son accession au Trône, en vue d'une décentralisation aboutie d'un système de gouvernance où l'élément humain est à la fois moteur et finalité ultime, dans un contexte marqué par la pleine adhésion de la pluralité nationale à ce projet de société authentiquement marocain.

Le leadership novateur et visionnaire de Sa Majesté le Roi a permis à travers cette consultation directe de consolider le processus démocratique du Royaume en illustrant parfaitement l'engagement du pays en faveur de la modernité, du pluralisme politique et de l'ouverture économique. 

La régionalisation avancée, conformément aux dispositions de la constitution plébiscitée par le peuple marocain en 2011, constitue véritablement une réalisation majeure dans le processus de cette évolution démocratique initiée dans le Royaume.

Ce processus de réformes démocratiques n'est pas nouveau, dans la mesure où il s'inscrit dans une logique d'évolution typique depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, lorsque le Maroc a fait le choix irréversible de la modernité, du pluralisme politique et de l'ouverture économique, alors que d'autres pays de la région ont opté pour le parti unique avec la précarité et la fragilité institutionnelles qu'on leur connait aujourd'hui.

Dans le contexte géopolitique difficile et complexe que connaît la région MENA, le scrutin du 4 septembre est venu confirmer - une fois encore - le caractère irréversible de ce processus démocratique résolument marocain, qui a permis au Royaume de construire un Etat démocratique moderne, ouvert sur le monde et respectueux des valeurs et vertus des droits de l'Homme, ainsi que de la nécessité de consolider le rôle d'une citoyenneté agissante et proactive.

A la fermeture des bureaux vote, le Département d'Etat a réagi en saluant "un pas significatif et positif vers l'avant, dans le cadre des efforts du gouvernement du Maroc visant la décentralisation et davantage de rapprochement avec les citoyens".

Washington a, dans ce contexte, réitéré la disposition des Etats Unis "à soutenir les efforts du Maroc en matière de développement démocratique continu, à travers des réformes constitutionnelles, judiciaires et politiques".

Cette dernière reconnaissance en date par les Etats Unis à l'endroit des réformes démocratiques initiées sous le leadership avisé de Sa Majesté le Roi fait écho au communiqué conjoint ayant sanctionné la rencontre au sommet à la Maison Blanche entre le Souverain et le Président Barack Obama, dans lequel le Chef de l'exécutif US "salue l'action et le leadership de Sa Majesté le Roi dans la consolidation de la démocratie, la promotion du progrès économique et du développement humain".

La vision claire que le Souverain a tracée pour l'avenir de la Nation est la force motrice derrière l'impressionnant processus de réformes initié par Sa Majesté le Roi, qui a placé le Maroc sur la voie de la consolidation des institutions démocratiques et de l'ouverture, dans un contexte national fort des différents affluents de l'identité nationale, en droite ligne une histoire millénaire imprégnée des valeurs immuables du vivre ensemble et de l'altérité.

Il s'agit également d'une vision globale qui cherche à intégrer les différents aspects du développement humain en veillant à assurer la promotion simultanée des deux piliers essentiels que sont le développement économique et le développement politique.

Tous ces facteurs - la vision, l'approche, et l'engagement de longue date en faveur de la consolidation démocratique - constituent les fondements de l'expérience démocratique marocaine unique, qui a permis au Royaume d'embrasser le changement proactif comme étant la garantie de la stabilité à long terme, alors que d'autres pays de la région persistent dans leur posture réfractaire au changement, ou encore sont tétanisés par la peur et s'enferment dans le statu quo.

Sur les plans géostratégiques régional immédiat et africain, le succès du modèle démocratique marocain tire sa force d'une conviction profonde en les vertus de la prospérité partagée, du développement humain et des opportunités économiques mutuellement bénéfiques et oeuvre sans relâche, conformément à la vision Royale, à promouvoir dans les faits et de manière pragmatique l'impérieuse nécessité des groupements régionaux, dans le cadre d'une coopération équitable et mutuellement bénéfique.

Le Maroc a ainsi apporté la démonstration de son choix irréversible en faveur du mouvement et du dynamisme, une vision du monde qui suscite l'adhésion sans équivoque de la collectivité nationale.

-Par Fouad ARIF-

Le scrutin du 4 septembre conforte l'expérience marocaine en matière de démocratie locale

Les élections communales et régionales, organisées le 04 septembre au Maroc, viennent conforter le chantier de la démocratie locale participative et la régionalisation avancée, engagé au Royaume, a affirmé le professeur britannique Gallen Brook Harrison. 

Ce scrutin, qui s'est déroulé en présence d'observateurs internationaux, constitue aussi un nouveau jalon dans le processus de démocratisation qui ne cesse de se renforcer dans un climat de paix et de sérénité dans le pays, a-t-il précisé dans une déclaration à la MAP.

Les élections du 04 septembre, tenues dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle constitution, ont permis aux électeurs de choisir leurs représentants au sein des communes et conseils régionaux, des instances administratives les plus proches des citoyens et de leurs préoccupations et attentes, a ajouté M. Harrison, un spécialiste des affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Le taux de participation à ce scrutin qui a atteint 53,67 pc traduit l'adhésion et l'intérêt fort porté par les citoyens à la gestion des affaires locales touchant leur vie quotidienne, a souligné l'expert britannique, affirmant que l'expérience marocaine en matière de démocratie locale s'érige désormais en modèle dans une région secouée par des conflits sociopolitiques et confrontée aux défis du développement, en plus d'une menace croissante des militants islamistes.

"Tous les pays de la région suivent de très près la situation politique au Maroc, l'expérience démocratique participative qui émerge au Royaume où se mêlent harmonieusement modernisme et traditions", a soutenu le professeur Harrison, estimant que les élections du 04 Septembre constituent "un acquis majeur pour la démocratie marocaine" et "une victoire" pour l'ensemble du Maroc qui aborde l'avenir avec confiance sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI. 

Selon les résultats annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales, le PAM arrive en tête du scrutin avec 6.655 sièges (21,12 pc), suivi du PI avec 5.106 sièges (16,22 pc) et du PJD avec 5.021 sièges (15,94 pc).

 

Par ailleurs, le PJD est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47 pc) et du PI avec 119 sièges (17,55 pc). 

Les élections du 4 septembre marquées par la "neutralité positive" de l'Etat

Les élections communales et régionales du 4 septembre ont marqué un "progrès significatif" par rapport aux précédents scrutins, en particulier la "neutralité positive" de l'Etat avant et durant la campagne électorale et le jour du scrutin , a relevé le Forum civil démocratique marocain.

Dans un rapport sur l'observation de ces élections, le Forum a souligné que l'une des manifestations de cette neutralité est la suspension de plusieurs agents d'autorité qui ont été reconnus coupables de soutien à certains candidats, les mesures de mutation à l'encontre d'autres et l'envoi de commissions d'enquête après des plaintes sur le comportement douteux de certains fonctionnaires et agents d'autorité.

Dans ce rapport élaboré en collaboration avec le Centre des études et recherches en sciences sociales, le Forum met l'accent sur l'utilisation par l'Etat de moyens de communication modernes pour encourager les citoyens à s'inscrire sur les listes électorales et à accomplir leur devoir national, ajoutant que ces élections marquent une nouvelle étape dans l'histoire de la décentralisation au Maroc à travers le renforcement du statut du président de la région qui est devenu ordonnateur de dépenses et élu au suffrage universel direct.

Il a toutefois fait remarquer que le taux de participation enregistré lors de ce scrutin "nécessite encore le renforcement de la relation des citoyens avec le champ politique et la réhabilitation de l'action politique dans la perspective d'augmenter le taux de participation".

Le rapport déplore également certaines "irrégularités" qui auraient émaillé le scrutin et "qui n'ont pas toutefois influé sur le résultat du vote", notamment l'utilisation de "menaces", l'achat des voix et l'exploitation des enfants et des animaux dans la campagne électorale, ajoutant que la majorité des partis politiques n'ont pas respecté les dispositions de la nouvelle Constitution sur la diversité culturelle et linguistique.

 

Le Forum civil démocratique marocain et le Centre des études et recherches en sciences sociales ont déployé 360 cadres dans toutes les régions du Royaume pour l'observation des élections communales et régionales de vendredi.

Le scrutin du 4 septembre est l'illustration de l'exception démocratique marocaine et un grand acquis devant être capitalisé

Les élections communales et régionales du 4 septembre constituent un fait majeur, qui doit être mis en relief, et une illustration, de nouveau, de l'exception démocratique marocaine, a souligné le politologue Mustapha Sehimi, précisant que le Maroc est le seul pays de l'espace régional (maghrébin, arabe) où un tel scrutin a pu -et peut- se tenir dans des conditions particulières.

"Il s'agit d'un grand acquis qu'il faut capitaliser. Il participe d'une vision de Règne définie dès l'intronisation de SM le Roi Mohammed V en juillet 1999. Il prend également en charge le nouveau chantier ouvert par la Constitution de 2011 qui consacre une architecture institutionnelle s'insérant dans une perspective d'édification et de consolidation d'une démocratie identifiant pleinement le label marocain", a souligné M. Sehimi, également professeur de droit, dans un entretien téléphonique avec la MAP, relevant que même en Tunisie, engagée dans un processus de démocratisation, le calendrier des élections locales n'est pas encore fixé et il vient d'être fixé pour fin 2016.

Les élections du 4 septembre sont une étape décisive dans ce chantier, a-t-il affirmé, ajoutant qu'il s'agit du 2ème rendez-vous électoral après celui de novembre 2011 relatif à la Chambre des représentants. Il a porté sur les collectivités territoriales que sont les communes et les régions, a-t-il noté, précisant qu'il doit être suivi, dans les prochains jours, par les élections des Conseils provinciaux et préfectoraux et, le 2 octobre, par celles de la nouvelle Chambre des conseillers.

"Le scrutin sur les régions mérite une mention particulière parce que c'est la première fois que celles-ci sont érigées en nouvelles collectivités territoriales, dotées d'attributions et de moyens importants -10 milliards de dirhams pour 2016- et qu'elles vont être un vecteur de promotion de pôles de développement et de valorisation des potentialités qui s'y trouvent", a-t-il poursuivi.

M. Sehimi a, d'autre part, fait savoir que le scrutin du 4 septembre a connu un taux de participation de 53,67 pc, relevant qu'il s'agit-là d'un chiffre moyen, légèrement supérieur à celui de juin 2009 qui était de 52,4 pc, mais voisin de 2003 (54,1 pc). "L'on espérait et l'on attendait davantage de mobilisation du corps électoral parce que le vote était double, le même jour, portant sur les membres des Conseils communaux et régionaux", a-t-il noté, soulignant que l'effet levier n'a donc pas fonctionné entre ces deux collectivités territoriales, alors que la procédure de vote a été simplifiée avec l'exigence de la seule carte nationale d'identité pour voter.

Il a, en outre, fait état de la forte compétition politique avec pas moins d'une trentaine de partis en lice, indiquant qu'il s'agit également de l'expression du "large spectre du pluralisme marocain", bénéficiant d'un cadre défini par la loi et accordant des chances égales à tous.

"Il faut encore noter les fermes directives données pour la neutralité de l'Administration, en application des orientations royales. Cette position a conduit d'ailleurs -pour la première fois dans notre pratique électorale- à des mesures disciplinaires et autres frappant 274 agents et auxiliaires d'autorité, il y a deux semaines", a rappelé M. Sehimi, ajoutant qu'une Commission nationale, dirigée par deux ministres (Intérieur et Justice) avait la charge de la supervision et du contrôle des élections. Cette structure s'est démultipliée au niveau de chacune des douze nouvelles régions et c'est à ce niveau régional qu'est revenue la centralisation des résultats, a-t-il signalé.

Dans ce sens, il a estimé que le scrutin du 4 septembre s'est globalement déroulé dans des conditions de transparence, de sincérité et de régularité, même si'il y a eu divers incidents locaux, mais pas de quoi fausser la libre expression du choix des citoyens.

 

"Les 4.000 observateurs sur place en ont rendu compte. C'est également la preuve que Maroc vote et s'exprime au grand jour. Un modèle démocratique en construction qui tranche avec tant d'autres pays où prévalent la violence et la dénaturation de la volonté populaire", a-t-il relevé.

Maroc: La consécration de la liberté, "véritable acquis" du scrutin du 4 septembre (journal tunisien)

La consécration de la liberté et de la démocratie reste "le véritable acquis" des élections communales et régionales tenues au Maroc, souligne, dimanche, le journal tunisien "Adhamir", qui s'est félicité du "succès" de ce scrutin.

Sous le titre "Le Maroc, la révolution douce", l'éditorialiste du journal voit que le Maroc est "un modèle alternatif" des changements dans le monde arabe à même d'inspirer plus d'un pays dans la région, notant que le Royaume traduit dans les faits deux des principales revendications de la révolution tunisienne, à savoir "la liberté et la dignité".

La révolution au Maroc est "tranquille et pacifique, à l'instar de ce qui s'est passé dans plusieurs pays européens après la révolution française", fait-il observer.

Outre l'essor économique, la liberté et la démocratie, le Maroc demeure l'un des rares pays à avoir réussi à endiguer le fléau du terrorisme ou à réduire au maximum sa menace "de manière très efficace", relève-t-il.

"La liberté, la démocratie et la normalisation avec les mouvements islamistes modérés constituent la recette magique pour lutter contre le terrorisme", ajoute l'éditorialiste.

Ajouter à tout cela le fait que le Maroc "est un pays réconcilié avec son identité pour des raisons propres à l'histoire du Royaume".

 

Le Maroc, assure-t-il, confirme aujourd'hui que la réforme et le changement doivent passer par "la liberté, la démocratie et les urnes", ce qui donne espoir aux jeunes, encourage leur participation et bat en brèche les thèses des mouvements violents qui veulent faire croire que le changement ne peut intervenir que par "les attentats-suicide, les voitures piégées et les décapitations".

La participation des femmes au processus électoral, un indicateur "très fort" du progrès démocratique du Maroc

La participation des femmes, aux cotés des hommes, au processus électoral est un indicateur "très fort" du progrès démocratique du Maroc, a indiqué, samedi à Rabat, Sabra Bano, chef de mission au sein de l'organisation Gender Concers International (GCI).

Lors d'un point de presse tenu en vue de présenter les premiers résultats du rapport d'observation du GCI, selon une approche genre, des élections communales et régionales du 4 septembre, Mme Bano a relevé que l'organisation est en mission au Maroc pour observer la représentativité politique des femmes à différents niveaux et à toutes les étapes du processus électoral, en tant qu'électrices, candidates et responsables de l'opération de vote.

"Nous avons choisi cinq grandes villes et régions avoisinantes pour réaliser cette mission d'observation, dont le rôle consiste à avoir une idée précise et réelle sur la présence de la femme marocaine dans les élections", a souligné Mme Bano, relevant que les femmes ont afflué massivement vendredi, avec leurs familles, en groupes ou toutes seules, aux bureaux de vote pour choisir leurs élus.

Les femmes avaient un accès libre au sein et en dehors des bureaux de votes et aucun indice de pression contre elles n'a été observé, a-t-elle noté.

Mme Bano a ainsi félicité le ministère de l'Intérieur, le Conseil national des droits de l'hommes (CNDH) et toutes les composantes de la société marocaine (femmes et hommes) pour la réussite de ces "élections historiques". 

Cette mission d'observation, menée en coordination avec des associations marocaines, fera l'objet d'un rapport final détaillé qui sera publié dans les prochaines semaines, a-t-elle précisé, formulant le souhait de voir ses recommandations contribuer à la consolidation du processus démocratique du Maroc et au renforcement du leadership féminin, notamment sur le plan politique.

Elle a, par ailleurs, appelé à promouvoir la participation effective des femmes au processus de prise de décision et de gestion des affaires publiques.

La GCI est une organisation internationale de développement basée à la Haye, en Hollande. Oeuvrant en faveur de l'encouragement des femmes en tant qu'agents de changement et de développement, elle soutient la pleine intégration des femmes dans les processus électoraux, les positions de décision et dans d'autres processus vitaux pour déterminer l'avenir de leur pays.

La GCI avait mené une première mission d'observation au Maroc dans le cadre des élections législatives 2011. Des missions d'observation des élections basées sur l'approche Genre ont également été menées dans d'autres pays, à savoir la Tunisie, le Pakistan, l'Afghanistan et la Libye. 

(MAP-06/09/2015)

Les élections du 4 septembre sont en droite ligne de la réalisation de la volonté de SM le Roi de faire du modèle marocain une leçon de démocratie

Les élections communales et régionales du 4 septembre sont en droite ligne de la réalisation de "la volonté inédite de SM le Roi Mohammed VI de faire du modèle marocain une leçon de démocratie et de liberté dans la paix et la stabilité", a affirmé le directeur de l'Observatoire des menaces terroristes, des radicalismes et des risques criminels et cindyniques en Afrique, Abdoul Latif Aidara. 

Peu importe la course entre les partis politiques, l'essentiel réside dans la vision et la réalisation d'une régionalisation avancée de SM le Roi, définie dans son discours à la Nation du 20 août 2015, comme un "véritable pilier du Maroc, de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale, de la solidarité inter-catégorielle, de la complémentarité et de l'équilibre interrégionaux", a déclaré samedi à la MAP le responsable de ce think tank basé à Dakar.

L'expert sénégalais a salué les différentes réformes engagées par le Souverain "qui, au demeurant, participent à l'expression des libertés et en même temps au règlement définitif de la question du Sahara marocain".

"Toutes les démocraties civilisées du monde reconnaissent la pertinence de la solution de décentralisation renforcée préconisée par SM le Roi, pour libérer les Marocains du Sahara du joug de la malveillance et de la manipulation", a-t-il soutenu.

"Je félicite le peuple marocain pour sa clairvoyance et sa maturité et l'exhorte à préserver ce que beaucoup de pays lui envient et qui manque le plus dans le monde actuel: la compétition politique saine dans la paix et la stabilité", a affirmé M. Aidara.

Selon les résultats annoncés samedi à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales, le Parti authenticité et modernité (PAM) arrive en tête du scrutin avec 6655 sièges (21,12 pc), suivi du Parti de l'Istiqlal (PI) avec 5106 sièges (16,22 pc) et du Parti justice et développement (PJD) avec 5021 sièges (15,94 pc).

En ce qui concerne les élections régionales, le PJD est arrivé en tête des élections en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47 pc) et du PI avec 119 sièges (17,55 pc), d'après les résultats provisoires annoncés par le ministère de l'Intérieur.

Le scrutin du 4 septembre, une avancée vers le processus de régionalisation avancée initié par SM le Roi

Les élections communales et régionales, tenues vendredi au Maroc, sont une avancée vers le processus de régionalisation avancée initié par SM le Roi Mohammed VI de façon à permettre aux collectivités locales de jouer pleinement leur rôle dans le développement économique et social du Royaume, a affirmé le Directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) de Paris, Charles Saint-Prot.

Dans une déclaration à la MAP, l'universitaire français s'est félicité du "très bon taux de participation" lors de ces élections qui se sont déroulées dans "un climat de transparence et démocratiquement", soulignant que le fait que plus de 72 pc des candidats ont été des personnalités nouvelles montre le renouvellement du personnel politique, notamment avec plus de jeunes et de femmes.

La mobilisation dans les provinces du sud démontre également l'attachement des populations du Maroc saharien à la vie publique de la nation, a-t-il noté, ajoutant que ces élections constituent une étape importante dans le processus des chantiers mis en œuvre dans le cadre de la Constitution de 2011. 

Tout en posant l'exigence de la solidarité nationale et d'une coopération entre les diverses institutions, la Constitution a permis une réforme qualitative de l'organisation des collectivités territoriales du Royaume, a rappelé l'expert français.

Il a en outre affirmé qu'avec la régionalisation avancée les douze régions du Royaume doivent devenir des moteurs essentiels de l'économie marocaine, faisant observer qu'il appartiendra aux nouveaux élus de poursuivre l'objectif prioritaire de renforcer la part des collectivités territoriales dans le développement global de la nation en élaborant des plans d'action des communes et des programmes de développement régional qui soient en harmonie.

"Une fois de plus, la vision moderne et futuriste du Roi, combinée avec l'engagement des citoyens, rend encore plus éclatant le phénomène de l'exception marocaine qui s'impose désormais comme un modèle de pays émergent au sud de la Méditerranée", a conclu M. Saint-Prot.

Selon les résultats annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales qui se sont déroulées vendredi, le parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête du scrutin avec 6655 sièges (21,12 pc), suivi du Parti de l'Istiqlal avec 5106 sièges (16,22 pc) et du Parti Justice et Développement (PJD) avec 5021 sièges (15,94 pc).

Par ailleurs, le PJD est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47 pc) et du Parti de l'Istiqlal avec 119 sièges (17,55 pc).

Scrutin du 4 septembre : un "pas en avant" pour la démocratie locale au Maroc

Les élections communales et régionales du 4 septembre constituent un "nouveau pas en avant" pour la démocratie locale au Maroc, a affirmé la députée bruxelloise Véronique Jamoulle. 

"Ce scrutin est un pas en avant de plus pour la démocratie locale au Maroc et pour le renforcement de la place de la femme dans la sphère politique régionale", a déclaré à la MAP Mme Jamoulle qui a encadré en compagnie de six autres élues belges quelques jeunes femmes marocaines candidates aux dernières élections communales et régionales. 

"Je ne sais pas encore quels vont être les résultats définitifs de ce scrutin, mais j'espère qu'ils conforteront l'ambition de tous les marocains à davantage de démocratie locale", a-t-elle dit. 

Mme Jamoulle a affirmé avoir eu plusieurs rencontres avec des femmes élues et d'associations de défense des droits de l'Homme au Maroc, notant que celles-ci pensent sincèrement qu'"il n'est pas du tout utile de faire des révolutions quand il est possible d'avancer sur la voie de la démocratie dans la stabilité et la sérénité". 

"Il faut croire en le processus démocratique en cours au Maroc et essayer de faire avancer plus la voix de la femme marocaine", a-t-elle souligné, formant le vœu que les élus issus de ce scrutin sachent se saisir de cette nouvelle évolution qui ramène le pouvoir et la démocratie encore plus proche des gens. 

La députée bruxelloise a, en outre, fait part de sa grande satisfaction d'avoir pu encadrer des femmes marocaines candidates à ces élections et d'entreprendre avec elles une bonne expérience de partage et d'échange sur la démocratie et le rôle des femmes au sein de la société.

Il est très important de soutenir la femme, a-t-elle encore dit, ajoutant que l'expérience qu'elle a eue en Belgique à la tête de la coordination des ONG de coopération au développement francophones lui a permis de constater que les projets menés avec des femmes au Maghreb et dans les pays d'Afrique subsaharienne sont ceux qui ont eu le plus d'effet démultiplicateur.

Les élections du 4 septembre, "une étape qui fait franchir au Maroc un pas de plus vers la démocratie"

Le sénateur français Christian Cambon s'est réjoui du bon déroulement des élections communales et régionales du 4 septembre, soulignant qu'elles constituent "une étape qui fait franchir au Maroc un pas de plus vers la démocratie". 

"La tenue de ces élections qui ont lieu dans de très bonnes conditions permet de poursuivre l'organisation du territoire du Maroc avec des régions qui vont exercer de véritables responsabilités et des exécutifs élus par le peuple", a relevé M. Cambon dans une déclaration à la MAP.

Ces élections, qui ont enregistré un taux de participation de 53,67 pc, constituent un bon relais à la fois pour la démocratie mais aussi pour l'efficacité des décisions administratives, a-t-il poursuivi, précisant que ces autorités régionales vont être beaucoup plus proches des populations et à l'écoute de leurs besoins.

Evoquant l'enjeu de la régionalisation avancée pour le Royaume, le sénateur français, également président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat, a noté que ce chantier est d'une importance capitale, d'autant plus qu'il donne une plus grande proximité aux pouvoirs locaux vers le peuple.

Les responsables régionaux vont avoir plus de force, plus d'autorité pour mettre en œuvre la politique menée par SM le Roi Mohammed VI et le gouvernement, a-t-il encore dit, faisant savoir que la France "encourage ce mouvement".

Selon les résultats annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales qui se sont déroulées vendredi, le parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête du scrutin avec 6655 sièges (21,12 pc), suivi du Parti de l'Istiqlal avec 5106 sièges (16,22 pc) et du Parti Justice et Développement (PJD) avec 5021 sièges (15,94 pc).

Par ailleurs, le PJD est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47 pc) et du Parti de l'Istiqlal avec 119 sièges (17,55 pc).

L'élection des Conseils régionaux en chiffres

Le Parti Justice et Développement (PJD) est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux avec 174 sièges (25,66 pc), suivi du Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 132 sièges (19,47pc) et du Parti de l'Istiqlal (PI) avec 119 sièges (17,55pc), selon les résultats provisoires disponibles annoncés samedi dans un communiqué du ministre de l'Intérieur.

Ainsi, les sièges remportés par les différentes formations lors de ce scrutin se répartissent comme suit:. - Région de Béni Mellal-Khénifra: le Mouvement populaire (MP) arrive en tête avec 12 sièges, suivi du PJD, du PAM et de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) 9 sièges chacun, le Parti de l'Istiqlal (7 sièges), le Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 6 sièges, l'Union constitutionnelle (UC) avec 4 sièges et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) avec 1 siège. Le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le Parti de la réforme et du développement (PRD) et l'Alliance des Partis de la Fédération de la Gauche Démocratique (APFGD) n'ont obtenu aucun siège. - Région de Casablanca-Settat: le PJD domine avec 30 sièges, suivi du PAM (19 sièges), du PI (12), du RNI (6), l'Union constitutionnelle (UC) avec 4 sièges, l'USFP (3 sièges) et le MP (1 siège). Le PPS, le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Dakhla-Oued Ed-Dahab: le PI caracole en tête avec 13 sièges, suivi du MP (9 sièges), le PJD, le PAM et l'USFP avec 3 sièges chacun et le RNI (2 sièges). L'UC, le PPS, le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Draâ-Tafilalet: le PJD arrive en tête (13 sièges), suivi du RNI (11 sièges), le PI (7 sièges), le MP et le PPS avec 5 sièges chacun et le PAM avec 4 sièges. L'USFP, l'UC, le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Fès-Meknès: le PJD rafle 22 sièges, suivi du PI qui obtient 15 sièges, du PAM et du MP 9 sièges chacun. Le RNI a remporté 6 sièges, l'USFP 5 sièges, l'UC 2 sièges et le PPS 1 siège. Le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Guelmim-Oued Noun: L'USFP arrive en tête avec 12 sièges, suivi du RNI (8 sièges), du PAM (6 sièges), du PJD (5 sièges), du PI (4 sièges) et du MP et du Parti de la réforme et du développement (PRD) avec 2 sièges chacun.

Pour leur part, l'UC, le PPS le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Laâyoune-Sakia El Hamra: Le PI domine avec 20 sièges, suivi du RNI (10 sièges), du PAM (4 sièges), du PJD et du MP avec 2 sièges chacun et l'UC avec 1 siège.

L'USFP, le PPS, le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de l'Oriental: Le PAM arrive en tête en remportant 16 sièges, suivi du PJD et du PI avec neuf sièges chacun, du MP, 5 sièges, alors que le RNI et l'USFP ont obtenu quatre sièges chacun. L'UC et Al-Ahd Addimocrati ont recueilli deux sièges chacun, au moment ou le PPS, le MDS, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Marrakech-Safi: Le PAM caracole en tête avec 24 sièges, suivi du PJD (16 sièges) et du PI (11 sièges). En quatrième position arrive le RNI avec 10 sièges, puis le MP (5), l'USFP (4), l'UC (3) et le PPS (2). Quatre partis, à savoir le MDS, Al-Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Rabat-Salé-Kénitra: Le PJD rafle 26 sièges, suivi du PAM (13) et du RNI et de l'UC qui ont obtenu 9 sièges chacun. Le PPS, lui, a remporté 6 sièges alors que le PI et le MP ont obtenu respectivement cinq et quatre sièges.

En dernière position arrivent le MDS avec 2 sièges et l'USFP avec un siège. Quant aux partis Al-Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD, ils n'ont obtenu aucun siège. - Région de Souss-Massa: Le PJD domine avec 23 sièges, suivi du RNI (11 sièges), du PI (9 sièges), du PAM (7 sièges), du PPS (4 sièges), de l'USFP (2 sièges) et de l'Alliance des Partis de la Fédération de la Gauche Démocratique (APFGD) avec 1 siège.

Le MP, l'UC, le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati et le PRD n'ont obtenu aucun siège. - Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima: Le PAM arrive en tête avec 18 sièges, talonné par le PJD (16 sièges) et suivi du PI et du RNI avec 7 sièges chacun. L'USFP remporte 5 sièges, le MP et le PPS, 4 sièges chacun et l'UC avec 2 sièges.

Le MDS, le Parti Al Ahd Addimocrati, le PRD et l'APFGD, ils n'ont obtenu aucun siège. 

Les pourcentages s'établissent comme suit: PJD (25,66pc), PAM (19,47pc), PI (17,55pc), RNI (13,27pc), MP (8,55pc), l'USFP (7,08pc), l'UC (3,98pc), le PPS (3,39pc), le MDS (0,29pc), Al Ahd-Addimocrati (0,29pc), le PRD (0,29pc) et l'APFGD (0,15pc).

Communales 2015: le PAM en tête suivi du PI et du PJD à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote

A la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales qui se sont déroulées vendredi, le parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête du scrutin avec 6655 sièges (21,12 pc), suivi du Parti de l'Istiqlal avec 5106 sièges (16,22 pc) et du Parti Justice et Développement (PJD) avec 5021 sièges (15,94 pc), a annoncé samedi le Ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad dans un communiqué.

Le Rassemblement national des Indépendants (RNI) vient en quatrième position avec 4408 sièges (13,99pc) et le Mouvement populaire (MP) en cinquième position avec 3007 sièges (9,54pc), précise la même source.

L'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et l'Union Constitutionnelles (UC) ont remporté respectivement 2656 sièges (8,43pc), 1766 sièges (5,61pc) et 1489 sièges (4,73 pc), ajoute le communiqué.

Viennent ensuite la coalition des partis formant la Fédération de la Gauche démocratique avec 333 sièges (1,06pc), le mouvement Démocratique Social (MDS) avec 297 sièges (0,94 pc), le Front des Forces Démocratiques (FFD) avec 193 sièges (0,61pc) et le parti Al-Ahd Addimocrati avec 142 sièges (0,45pc), indique-t-on.

Selon le complément des résultats recueillis auprès du ministère de l'Intérieur, le parti de l'Environnement et du Développement Durable (PEDD), a remporté 79 sièges, le parti de l'Unicité et de la Démocratie (PUD), 65 sièges, le parti de la Renaissance et de la Vertu (PRV), 54 sièges, le parti de la Réforme et du Développement (PRD), 39 sièges et le parti du Renouveau et de l'Equité (PRE), 25 sièges.

Le parti de l'Union marocaine pour la Démocratie (UMD), le parti de l'Action (PA), le parti National Démocrate (PDN) et le parti de la Liberté et de la Justice Sociale (PLJS) ont recueilli respectivement 21 sièges, 15 sièges, 13 sièges et 12 sièges.

Onze sièges sont revenus au parti du Centre Social (PCS), 10 sièges au parti des Néo-démocrates, 7 sièges au parti de l'Espoir (parti Al-Amal), 6 sièges au parti Démocratique et de l'Indépendance (PDI), 5 sièges au parti Marocain Libéral (PML), 5 sièges au parti de la Gauche Verte Marocaine (PGVM) et trois au parti d'Annahda.

Le ministre a indiqué qu'à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales et régionales de vendredi, le taux de participation s'est établi à 53,67 pc.

Il s'est, à cette occasion, félicité des "conditions générales dans lesquelles se sont déroulées ces élections grâce à la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées''.

Le ministre signale que ces résultats demeurent provisoires jusqu'à leur adoption par les commissions de dépouillement conformément aux dispositions juridiques en vigueur.

Les Marocains ont fait le choix de la stabilité et d'une avancée progressive vers la démocratie

Les élections communales et régionales, qui se sont déroulées vendredi, confortent le choix des Marocains pour la stabilité et une avancée progressive vers la démocratie, a souligné samedi le professeur Sébastien Boussois, enseignant des relations internationales à l'université libre de Bruxelles (ULB).

Les Marocains observent d'un œil extrêmement attentif ce qui se passe dans la région et leur entourage. Ils n'ont pas envie de se retrouver dans la même situation que ces pays qui vivent dans le chaos, a estimé Pr. Boussois, également chercheur à l'Ecole des hautes études relevant de la Sorbonne et au centre Jacques Berque de Rabat.

Interrogé par la MAP sur les enjeux de ces élections qui ont connu un taux de participation de 53,67 pc, Pr. Boussois a indiqué que les Marocains ont fait "le choix de la raison. Celui d'une démocratisation progressive, celui de la stabilité".

"Les Marocains ont fait le choix qui correspond à leurs attentes. Ils n'ont pas envie d'une démocratisation accélérée qui a mené les pays de la région vers le chaos", a-t-il ajouté, soulignant les différentes réformes introduites depuis le début de règne de SM le Roi Mohammed VI et les choix pertinents du Souverain pour une démocratisation progressive et inclusive.

Election des conseils régionaux: Le PJD en tête suivi du PAM et du PI à la fin de l'opération de dépouillement

Le Parti Justice et Développement (PJD) est arrivé en tête des élections des membres des conseils régionaux, qui se sont déroulées vendredi, en remportant 174 sièges (25,66 pc), suivi du Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 132 sièges (19,47pc) et du Parti de l'Istiqlal avec 119 sièges (17,55pc), selon les résultats provisoires disponibles à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote, a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur dans un communiqué.

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a obtenu 90 sièges (13,27pc), le Mouvement Populaire (MP) 58 sièges(8,55pc) et l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) 48 sièges (7,08pc), ajoute la même source.

Vingt-sept sièges (3,98pc) reviennent à l'Union Constitutionnelle (UC) et 23 sièges (3,39pc) au Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).

Quatre formations politiques se sont partagées les sept sièges restants.

Le ministre a signalé que ces résultats demeurent provisoires jusqu'à leur adoption par les commissions de dépouillement conformément aux dispositions juridiques en vigueur.

Il a également indiqué qu'à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote au titre des élections communales et régionales de vendredi, le taux de participation s'est établi à 53,67 pc.

Le ministre s'est, à cette occasion, félicité des "conditions générales dans lesquelles se sont déroulées ces élections grâce à la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées''.

Election communales et régionales : un taux de participation de 53,67 pc à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote

Le taux de participation aux élections communales et régionales, qui se sont déroulées vendredi, s'établit à 53,67 pc à la fin de l'opération de dépouillement des bulletins de vote, a annoncé samedi le ministre de l'intérieur, Mohamed Hassad, dans un communiqué. 

Ces élections se sont déroulées dans "des conditions normales" sur l'ensemble du territoire national, avait affirmé le ministre de l'Intérieur, lors d'un point de presse. 

(MAP-05/09/2015)

Elections communales 2015 : Le PAM en tête avec 5.064 sièges suivi du PJD et du PI

Le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête des élections communales de vendredi, après le dépouillement de 81 pc des votes, avec 5.064 sièges, soit 20,77 pc des suffrages exprimés, suivi du Parti de la justice et de développement (PJD) avec 4.187 sièges (17,17 pc) et du Parti de l'Istiqlal (PI) avec 3.924 sièges (16,09 pc), a annoncé le ministre de l'Intérieur, M. Mohamed Hassad. 

Les résultats des communales 2015 annoncés dans la nuit de vendredi à Samedi par le ministre donnent la quatrième place au Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 3.343 sièges (13,71 pc), alors que les 5-ème et 6-ème places sont revenues respectivement au Mouvement populaire (2.347 sièges 9,62 pc) et à l'USFP (2.008 sièges 8,23 pc).

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et l'Union constitutionnelle obtiennent les 7-ème et 8-ème places avec respectivement 1.312 sièges (5,38 pc) et 1.124 sièges (4,61 pc). 

Le scrutin du 4 septembre a connu la participation de 8.121.000 électeurs, contre plus de 7 millions lors des élections communales de 2009, soit un taux de participation de 52,36 pc.

Le Maroc s'est engagé avec une forte volonté dans la préparation des élections du 4 septembre

Le Maroc s'est engagé avec une forte volonté dans la préparation des élections communales et régionales du 4 septembre, que SM le Roi Mohammed VI a voulu qu'elles soient une nouvelle illustration de la maturité de la pratique électorale dans le Royaume et un pas positif sur la voie de ses acquis démocratiques, a souligné le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad. 

Les Hautes instructions Royales ont constitué le cadre général de la préparation des différentes étapes électorales à travers la garantie des conditions adéquates pour leur organisation, notamment la préparation du corps électoral, l'élaboration des textes juridiques et le déroulement des élections dans leurs différentes étapes, a souligné M. Hassad, lors d'un point de presse consacré à la proclamation des résultats partiels du double scrutin de vendredi, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Cherki Drais. 

Depuis le début de la préparation de ces élections, le gouvernement a tenu à associer les différentes instances politiques selon une approche participative basée sur le dialogue et la concertation, dans le but de réunir les conditions nécessaires du succès de ces échéances et concrétiser les objectifs escomptés pour en faire une expression véritable et sincère de la volonté des électeurs, a-t-il souligné. 

Grâce à cette approche, le Maroc a mis en place le cadre juridique approprié, particulièrement les lois organiques relatives aux collectivités territoriales, notamment en ce qui concerne les régions, les préfectures, les provinces et les communes, l'introduction des amendements dans plusieurs textes y afférents et ce pour réaliser nombre d'objectifs, à leur tête la promotion de la représentativité des femmes dans les conseils élus, comme premier pas sur la voie de la consécration de la parité, stipulée par la Constitution, et la mise en place de dispositions additionnelles pour mettre fin au phénomène de la transhumance politique, a noté M. Hassad. 

Dans un souci de garantir le droit des citoyens âgés de 18 ans à participer à ce scrutin, le ministre a rappelé les grands efforts déployés pour réviser les listes électorales et encourager les citoyens, notamment les jeunes éligibles au vote, à s'inscrire dans ces listes, précisant, à cet égard, que le nombre de demandes d'inscription a atteint 1,8 million lors de la période de la révision allant du 22 décembre 2014 au 19 février 2015 et 1,1 million lors de celle allant du 9 juillet au 19 août 2015, pour atteindre 15,4 millions d'électeurs au niveau national. 

L'administration centrale et territoriale a mobilisé ses ressources humaines, dans le but de garantir les moyens financiers, logistiques et médiatiques nécessaires au succès de ce scrutin, a fait remarquer le ministre. 

A cet égard, l'Etat a mis à la disposition des instances politiques des avances financières pour couvrir les dépenses de leurs campagnes électorales, leur permettant également l'accès aux médias audiovisuels publics de manière juste et équitable selon un système précis et transparent mis en place par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA), a-t-il ajouté. 

En application des instructions de SM le Roi Mohammed VI lors du Conseil des ministres du 14 octobre 2014, il a été procédé à la création de la Commission gouvernementale de suivi des élections, composée des ministères de l'Intérieur et de la Justice et des Libertés en vue de mettre en place les garanties susceptibles de consolider la crédibilité de l'opération électorale, a dit le ministre, précisant que cette Commission a adopté une approche participative, basé sur la confiance, la responsabilité partagée et l'adhésion totale au soutien du processus démocratique. 

Dans ce contexte, la Commission a pris plusieurs mesures visant à garantir la transparence et l'intégrité des différentes étapes de l'opération électorale et à éviter toutes les pratiques de nature à porter atteinte à la volonté des électeurs et leur choix libre, et ce sans toucher aux prérogatives et compétences des appareils législatifs et judiciaires, a-t-il souligné. 

Parallèlement, il a été procédé également à la création de commissions régionales et provinciales chargées de prendre les mesures nécessaires pour faire face aux irrégularités électorales et lancer les enquêtes ou les poursuites judiciaires si nécessaire, a relevé le ministre. 

Communales-Régionales 2015: 72 pc des candidats ne s'étaient présentés à aucune échéance électorale auparavant

Les candidats aux élections communales et régionales du 4 septembre qui ne s'étaient présentés à aucune échéance électorale auparavant, ont représenté 72 pc du total des candidatures à ce double scrutin, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, qui a qualifié d'"importante, la part de ces nouveaux candidats. 

Le ministre, qui présentait dans la nuit de vendredi à samedi les résultats provisoires de ces élections, a indiqué que ces échéances électorales ont enregistré également "une importante participation des jeunes au niveau des différentes circonscriptions". 

La part des candidats de moins de 35 ans a atteint environ 30 pc du total des candidatures, a précisé M. Hassad lors d'un point de presse en présence du ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Cherki Drais. 

M. Hassad a souligné, par ailleurs, que l'opération de dépôt des déclarations de candidatures s'est déroulée dans de "bonnes conditions", précisant que 130.870 candidatures ont été déposées pour les élections communales, au nom de 28 partis, une seule coalition politique et les sans appartenance politique (SAP) et ce pour pourvoir 31.503 sièges communaux. 

Concernant les élections régionales, a-t-il poursuivi, les formations politiques et les SAP ont déposé 7.577 candidatures, pour pourvoir 678 sièges régionaux, dont les jeunes représentent 27 pc et les femmes 40 pc. 

Il s'agit d'une "donne importante qui conforte le processus de renforcement de la représentativité féminine au sein des institutions élues dans notre pays", a dit M. Hassad. 

Le ministre a également relevé que les candidats disposant d'un diplôme supérieur ou d'enseignement secondaire représentent 82 pc, ce qui donne "un signal fort" quant à la composition future des conseils des régions, à la lumière des prérogatives importantes dont jouissent désormais ces instances. 

Par ailleurs, M. Hassad a indiqué que le nombre total de plaintes enregistrées dans le cadre de la campagne électorale et déposées auprès des parquets généraux dans l'ensemble du territoire national a atteint, jusqu'au 3 septembre, 875 plaintes, dont 787 ont été classées, alors que des poursuites ont été engagées pour 81 et 7 sont en cours d'instruction. 

Les recours relatifs aux candidatures pour les élections communales et régionales, introduits auprès des tribunaux jusqu'au 1er septembre, s'élèvent à 353 recours qui ont été tous traités, a-t-il rappelé.

Campagne électorale: Plus de 1,5 million de personnes ont assisté aux meeting et rassemblements des partis politiques

Les meetings et les rassemblements organisés par les partis politiques lors de la campagne électorale au titre des élections communales et régionales du 4 septembre, ont drainé plus de 1,5 million de personnes, contre 372.00 lors des échéances communales de 2009, a fait savoir, samedi à Rabat, le ministre de l'Intérieur, M. Mohamed Hassad. 

S'exprimant lors d'un point de presse pour présenter les résultats partiels et provisoires des élections communales et régionales du 4 septembre, M. Hassad a précisé que les formations politiques ont tenu 11.200 initiatives de communication sous forme notamment de meetings, tournées et distribution de tracts et brochures.

En vue d'accorder aux partis politiques plus de chance pour faire connaître leurs candidats, une nouvelle vision a été adoptée permettant aux acteurs politiques de développer leurs campagnes électorales, a indiqué le ministre.

Et de relever que cette vision est basée sur la libéralisation du domaine de la campagne électorale et l'adoption de nouvelles formes de communication.

M. Hassad a, à cette occasion, assuré que la campagne électorale s'est déroulée dans un climat empreint de concurrence entre les candidats, à travers le recours à des outils de campagne électorale, conformément aux lois en vigueur.

Aucun incident de nature à impacter le climat général et le déroulement normal de la campagne n'a été enregistré, hormis quelques faits isolés qui se produisent normalement lors des échéances électorales, a fait remarquer le ministre, soulignant que ces incidents ont été traités sur le champ à travers l'application des procédures juridiques et judiciaires en vigueur.

Pour M. Hassad, la période de cette campagne a été marquée par le recours des candidats au contact direct, à de nouveaux modes de communication aux côtés des méthodes traditionnelles, l'objectif étant de convaincre les électeurs de voter en leur faveur.

Ce point de presse s'est déroulé en présence de M. Cherki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

Les élections du 04 septembre se sont déroulées dans des conditions normales

Les élections communales et régionales du 4 septembre se sont déroulées dans "des conditions normales" sur l'ensemble du territoire national, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad.

"Les élections communales et régionales du 4 septembre se sont déroulées dans des conditions normales et selon les normes garantissant la transparence et la crédibilité (...) du processus électoral, hormis quelques incidents isolés dans certains bureaux de vote au niveau des communes rurales de Sidi-Bennour (3 bureaux), Rhamna (2), Kénitra (2) et Khémisset (2), a souligné M. Hassad lors d'un point de presse, dans la nuit de vendredi à samedi, consacré à la présentation des résultats partiels et provisoires de ces échéances.

Ce scrutin est une étape majeure qui s'inscrit dans le processus des chantiers mis en œuvre dans le cadre de la concrétisation des dispositions de la nouvelle constitution portant notamment sur l'élection d'un ensemble d'institutions élues tels les représentants des salariés, les chambres professionnelles, les conseils communaux et régionaux et les conseils des provinces et préfectures, outre l'élection des membres de la chambre des conseillers prévue début octobre prochain, a-t-il ajouté.

Le ministre a saisi cette occasion pour saluer tous les acteurs politiques, syndicaux et les organisations de la société civile et les médias qui ont fait montre de leur engagement à jouer leur rôle d'encadrement à travers l'accompagnement de tout le processus de l'opération électorale.

M. Hassad a aussi salué les candidats et candidates qui ont fait preuve d'esprit de citoyenneté, de discipline et d'engagement à observer les règles de la concurrence loyale dans le cadre des lois et règlements en vigueur.

Le ministre n'a pas manqué de saluer tous ceux qui ont contribué au succès de cette échéance électorale, notamment les magistrats, les procureurs généraux et les procureurs du Roi pour avoir joué un rôle vital lors de ce scrutin.

Lors de ce point de presse qui s'est déroulé en présence du ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, M. Cherki Draiss, M. Hassad s'est félicité également des efforts déployés par les services centraux du ministère de l'intérieur, l'administration territoriale et de l'ensemble des services de sécurité pour assurer succès à cette échéance électorale.

Communales-Régionales 2015: Les Marocains déterminés à prendre une part active dans la gestion de la chose locale

Quelque 8,12 millions d'électeurs marocains se sont rendus aux urnes, vendredi, pour élire leurs représentants aux Conseils communaux et régionaux, soit un taux de participation de 52,36 pc, qui reflète l'engagement de plus en plus fort des citoyens à prendre une part active dans la gestion des affaires touchant à leur vie de tous les jours.

Il s'agit d'un taux de participation quasi similaire à celui enregistré lors du scrutin communal de 2009, a tenu à souligner le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad, en présentant les résultats partiels et provisoires des élections du 4 septembre. 

Le taux de participation à ce double scrutin, qui se tient dans le contexte de la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée, traduit la volonté des Marocains de s'inscrire activement dans la gouvernance locale et de rompre avec les comportements contre-productifs. 

Les votants ont eu ainsi l'occasion d'exprimer par les urnes leur volonté ferme de contribuer aux efforts visant à jeter les fondements d'une nouvelle révolution, celle de la régionalisation avancée.

A travers cette participation significative, les Marocains ont montré qu'ils ont parfaitement saisi le message de SM le Roi Mohammed VI, qui avait affirmé lors du discours adressé à la nation, à l'occasion du 62-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, que "le vote est un droit et un devoir national", et qu'ils sont déterminés à profiter pleinement de leur pouvoir décisionnel dans le choix de leurs représentants au niveau local et régional. 

Conscients de la responsabilité qu'ils assument dans le changement des méthodes de gestion actuelles ou de leur maintien, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ils ont clairement affiché leur volonté de rompre avec la désaffection qui leur ôte tout droit de critiquer ou de se plaindre, et de choisir leurs représentants, en toute liberté mais surtout responsabilité, au vu des vastes compétences que la Constitution et la loi réservent aux Conseils des Régions et aux collectivités locales. 

A cet égard, le Souverain avait clairement averti que les citoyens doivent en remettre à leur conscience "et faire le bon choix", car ils n'auront pas le droit, demain, de se plaindre de la mauvaise gestion ou de la faiblesse des prestations qui leur seront fournies. 

Les Marocains n'ont pas donc manqué ce nouveau rendez-vous électoral décisif pour la jeune démocratie en édification, conscients en cela de ses enjeux et de l'impératif de consolider les institutions nationales et d'aller de l'avant dans le processus de réformes engagées tous azimuts pour la réussite du projet de société moderniste voulu par Sa Majesté le Roi. 

Plus de 14,5 millions de Marocains ont été appelés aux urnes ce vendredi pour élire leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux parmi les 130.925 candidats représentant plus de 30 partis politiques outre les candidats sans appartenance politique (SAP). 

7.588 candidats se sont présentés aux élections régionales répartis sur 895 listes pour pourvoir 678 sièges.

Plus de 4.000 observateurs, dont 125 étrangers, ont suivi les élections du 4 septembre

Quelque 4.024 observateurs, dont 125 étrangers, ont suivi les élections communales et régionales du 4 septembre dans toutes les provinces et préfectures du Royaume, a indiqué, dans la nuit de vendredi à samedi, le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad.

"Le nombre des observateurs ayant suivi cette opération électorale a atteint 4.024 personnes, dont 3.425 appartenant aux associations et organisations nationales, et 474 relevant du Conseil national des droits de l'Homme, outre 125 observateurs étrangers", a précisé le ministre lors d'un point de presse consacré à la présentation des résultats partiels et provisoirs de ces échéances, ajoutant que ces observateurs ont "couvert les bureaux de votes au niveau de toutes les provinces et préfectures du Royaume".

"En consécration de l'expérience marocaine en matière d'observation électorale et en application des dispositions de la loi N 30-11 relative à la fixation des conditions et des modalités d'observation indépendante et neutre des élections, le ministère de l'Intérieur a pris toutes les mesures et fourni toutes les informations relatives au déroulement de l'opération électorale, en coordination avec le Conseil national des droits de l'Homme, pour permettre à ces observateurs de s'acquitter de leur mission dans les meilleures conditions", a souligné M. Hassad.

Communales-régionales 2015: le taux de participation s'élève à 52,36 pc au niveau national

Le taux de participation aux élections communales et régionales du 4 septembre a atteint 52,36 pc au niveau national, a annoncé le ministre de l'Intérieur, M. Mohamed Hassad. 

Ce taux est quasi-identique à celui enregistré lors des élections communales de 2009, qui avaient enregistré un taux de participation de 52,4 pc, a souligné le ministre. 

(MAP-05/09/2015)

Les résultats du scrutin reflèteront les rapports de force de la carte politique au Maroc

Les résultats des élections communales et régionales, qui se sont déroulées ce vendredi, refléteront les rapports de force de la carte politique marocaine, a affirmé le journaliste et politologue Mustapha Tossa.

Cette échéance électorale serviront d'un fort indicateur des enjeux des prochaines législatives cruciales pour le parachèvement de l'édifice démocratique marocain, a souligné M. Tossa dans une déclaration à la MAP.

Ce scrutin esquissera une nouvelle carte politique et institutionnelle locale et régionale, où la région sera dotée de larges prérogatives dans la gestion de la chose locale à la faveur d'"une politique de proximité non encore expérimentée au Maroc", a-t-il indiqué.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la politique de la régionalisation élargie que prône le Maroc en vue d'intégrer les différentes provinces dans un système national riche de sa diversité et uni par ses liens politiques, a-t-il dit.

Les résultats de ces élections, marquées par une forte concurrence partisane, révéleront à l'opinion publique nationale et internationale la capacité du Maroc d'accueillir une compétition électorale démocratique et saine.

Le scrutin du 4 septembre, un pas "significatif et positif" vers la décentralisation

Les élections locales et régionales, tenues le 4 septembre 2015 au Maroc, "constituent un pas significatif et positif vers l'avant", dans les efforts du Maroc en matière de décentralisation, a indiqué vendredi le Département d'Etat US.

"Le scrutin direct du 4 septembre pour l'élection des conseils régionaux et locaux constitue un pas significatif et positif vers l'avant, dans le cadre des efforts du gouvernement du Maroc visant la décentralisation et davantage de rapprochement avec les citoyens", a déclaré à la MAP un responsable du Département d'Etat.

Les Etats Unis, a-t-il insisté, "soutiennent les efforts du Maroc en matière de développement démocratique continu, à travers des réformes constitutionnelles, judiciaires et politiques".

L'importance des élections communales et régionales trouve son fondement dans les attentes locales

L'importance des élections communales et régionales du 4 septembre trouve son fondement dans les attentes locales, a estimé, vendredi, le professeur des sciences politiques à la faculté de droit d'Agdal, Tahar Bahbouhi, soulignant que la régionalisation est une politique nationale qui repose sur des bases locales.

La campagne électorale de ce scrutin s'est déroulée dans des conditions normales sauf pour quelques exceptions, a ajouté M. Bahbouhi, notant que les candidats ont fait preuve, durant la campagne, de vitalité et d'enthousiasme pour convaincre les électeurs de leurs projets dans les milieux urbain et rural.

Dans le même contexte, M. Bahbouhi avait prédit un taux de participation "normal" à ces échéances, c'est-à-dire moyen.

Les élections communales et régionales feront émerger de nouvelles élites

Les élections communales et régionales, qui se sont déroulées ce vendredi au Maroc, sont à même de faire émerger de nouvelles élites étant donné que 70pc des candidats se sont présentés pour la première fois, a affirmé Abdelaziz Karraky, professeur de sciences politiques à l'Université Mohammed V-Souissi de Rabat.

Les élites locales et régionales s'engageront ainsi dans une ère de changement qui impactera inéluctablement leur rendement lors des prochaines échéances législatives, a précisé l'académicien.

Il a, d'autre part, indiqué que l'adoption de la Carte d'identité nationale comme document de vote est une décision importante pour le renforcement de la transparence de l'opération électorale, estimant, dans le même contexte, que la régionalisation avancée fera introduire une sorte de "justice spatiale" à laquelle contribueront les citoyens en grande partie par le choix de candidats qui superviseront la mise en œuvre des dispositions de cette régionalisation avancée.

Ces élections permettront l'émergence d'un nouveau mode de développement qui approche la région en tant qu'un seul espace dans ses dimensions urbaine et rurale, ses composantes humaines et ses importantes ressources financières, a souligné M. Kerraky, notant, par contre, que les régions aux revenus limités demeureront tributaires du soutien et de l'aide qui seront assurés grâce à la solidarité entre les régions.

L'étape du 04 septembre, cruciale pour la consécration de la démocratie locale et la régionalisation avancée

Les élections communales et régionales qui se sont déroulées ce vendredi revêtent un caractère crucial pour la consécration de la démocratie locale et la régionalisation avancée, a souligné le président du Centre marocain des études stratégiques (CMES), Mohamed Benhamou.

Les partis politiques, notamment les grandes formations, considèrent ces élections comme une étape importante en perspective des prochaines législatives et un grand rendez-vous pour la consécration de la démocratique locale et de la régionalisation avancée, a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP.

Le scrutin de ce vendredi est le premier au niveau des communes et des régions après l'adoption de la Constitution de 2011, a-t-il relevé, notant que les électeurs pouvaient pour la première fois choisir sur un même bulletin de vote leurs représentants au sein des conseils communaux et régionaux.

S'agissant de l'opération de vote, M. Benhamou a indiqué que le scrutin s'est déroulé dans des conditions normales en dépit l'enthousiasme et de la forte concurrence entre les partis et les candidats en lice qui ont marqué la campagne électorale.

Malgré la prépondérance des questions locales et régionales, le volet politique était fort présent dans ce scrutin eu égard à la concurrence entre les partis politiques pour la gestion des conseils communaux et régionaux et leur ambition de réaliser des résultats positifs lors ce scrutin, a-t-il dit.

Plus de 14,5 millions de Marocains ont été appelés aux urnes ce vendredi pour élire leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux parmi les 130.925 candidats représentant plus de 30 partis politiques outre les candidats sans appartenance politique (SAP).

7.588 candidats se sont présentés aux élections régionales répartis sur 895 listes pour pourvoir 678 sièges.

Les élections communales et régionales, "un jalon de plus" dans l'édifice démocratique

Les élections communales et régionales du 4 septembre 2015 constituent un "jalon de plus" dans la consolidation du processus démocratique initié sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont estimé des acteurs associatifs basés en Californie.

"Sans nul doute, ces élections marquent une nouvelle étape et un jalon de plus dans le renforcement du processus démocratique initié sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et couronné par des avancées indéniables", a souligné M. Said Lakhlifi dans une déclaration à la MAP.

Rappelant que la nouvelle Constitution reconnaît et renforce le rôle de la société civile dans la gestion de la chose locale, le fondateur de l'Association maroco-américaine en Californie (The Moroccan-American Association of California) a relevé que ces échéances, les premières sous la nouvelle Loi fondamentale, viennent consolider la démocratie participative.

Ces élections, a poursuivi M. Lakhlifi, insuffleront un nouvel élan à l'ambitieux projet de la régionalisation avancée que Sa Majesté le Roi appelle de Ses vœux, laquelle ne manquera pas d'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement régional du Royaume.

Partant de ce constat, l'acteur associatif a mis en avant la particularité de ce rendez-vous démocratique par rapport aux précédentes échéances électorales en ce sens que la Constitution de 2011 renforce le rôle des Conseils communaux en tant que levier de développement local, d'autant plus que les collectivités territoriales seront dotées de pouvoirs plus élargis dans le cadre de la régionalisation.

Il a, en outre, formé le vœu de voir les citoyens se rendre massivement aux bureaux de vote et d'exercer leur droit constitutionnel, de sorte à contribuer à la consolidation de la bonne gouvernance et du développement local à travers l'élection de candidats honnêtes et compétents.

Pour sa part, M. Ahmed Dmini, président de l'association "Moroccans of LA" (Les Marocains de Los Angeles), a mis en avant l'apport du scrutin du vendredi au renforcement de la représentativité de la femme qui ne cesse de prouver sa compétence et sa contribution appréciable dans divers aspects de la vie politique tout comme dans la société en général.

Il a, par ailleurs, souligné le caractère "crucial" de ces élections qui interpellent la classe politique à s'acquitter du rôle qui lui échoit dans le processus de consolidation des fondements de la démocratie marocaine qui donne l'exemple dans l'ensemble de la région.

M. Dmini a estimé que ce rendez-vous contribuera sans nul doute à faire émerger de jeunes compétences dont l'abnégation et le sens élevé de patriotisme constitueront des atouts majeurs qui aideront à relever les défis auxquels font face les régions du Royaume sur la voie d'un développement global et inclusif.

Le scrutin du 4 septembre, un enjeu "important" au vu des nouvelles prérogatives confiées aux régions

L'enjeu des élections communales et régionales, tenues vendredi au Maroc, est "important" au vu des nouvelles prérogatives accordées aux Conseils régionaux, a indiqué le président de l'Institut marocain des relations internationales (IMRI), Jawad Kerdoudi.

"Les conseils régionaux vont disposer de davantage de pouvoirs et de moyens financiers, beaucoup plus importants que par le passé", a souligné M. Kerdoudi dans une déclaration à la MAP, ajoutant que les membres de ces conseils sont élus pour la première fois au suffrage universel.

Ainsi, ces échéances revêtent une importance particulière du fait qu'elles ouvriront une nouvelle étape dans la gestion de la chose locale, a-t-il ajouté, faisant observer que ces élections se sont déroulées généralement dans un climat normal et sans incidents.

Après avoir rappelé que le taux de participation à ce scrutin a atteint 36,5 pc à 17h00, M. Kerdoudi, professeur des relations internationales, a mis l'accent sur l'importance d'élire les "meilleurs représentants" dans les communes et les régions pour réaliser les objectifs du développement local et régional.

Plus de 14,5 millions de Marocains ont été appelés aux urnes ce vendredi dans le cadre des premières élections communales et régionales depuis l'adoption de la Constitution de 2011.

Les électeurs devront choisir leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux, parmi les 130.925 candidats représentant 29 partis politiques, outre les candidats sans appartenance politique (SAP) au nombre de 1.232, soit 0,94 pc du total des candidatures validées.

Elections communales et régionales 2015: Fermeture des bureaux de vote

Les bureaux de vote ont fermé, vendredi à 19h00 (GMT+1) pour les élections communales et régionales, les premières depuis l'adoption de la nouvelle Constitution de 2011.

Selon les dispositions de l'article 17 de la loi organique no 59.11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales, les bureaux de vote ont été ouverts de 8h00 jusqu'à 19h.

Communales-Régionales 2015 : Un taux de participation au niveau national de 36,5 pc à 17h00

Le taux de participation au niveau national aux élections communales et régionales de ce vendredi a atteint 36,5 pc à 17h00 (GMT+1), indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Selon les données en provenance des préfectures, provinces et préfectures d'arrondissement, l'opération de vote se déroule dans des conditions normales, avec un taux de participation au niveau national de 36,5 pc à 17h00, contre un taux de 32,5 pc enregistré lors des élections communales de 2009 à la même heure, précise le communiqué.

Large couverture des élections communales et régionales par les médias étrangers

Les élections communales et régionales de ce vendredi 4 septembre, les premières depuis l'adoption de la Constitution de 2011, font l'objet d'une large couverture de la part de plusieurs groupes médiatiques internationaux qui ont dépêché des équipes journalistiques et techniques.

En plus des journalistes accrédités au Maroc, différents médias étrangers dont l'Agence France Presse, le quotidien "Le Monde", des chaînes de télévision ''Al Jazeera Al-Ikhbariya'', ''Al Jazeera English'', ''Sky news arabia'', ''Alaraby-TV'', ''France 24'' et ''Al Mayadeen TV'', ont dépêché des envoyés spéciaux afin de suivre cet important rendez-vous électoral.

Ces élections bénéficient également d'une importante couverture assurée par les différents correspondants étrangers et marocains accrédités au Maroc, et travaillant pour plusieurs médias étrangers. Ce sont pas moins de 94 journalistes et photographes de presse qui sont mobilisés pour couvrir tous les aspects de ces élections, selon des données recueillies auprès du ministère de la Communication.

Pour Hachem Ahl Berra, journaliste à Al-Jazeera English, "cette forte présence au Maroc de médias étrangers, notamment anglophones, est une occasion pour faire connaître aux téléspectateurs étrangers les spécificités de la scène politique marocaine''.

Ces échéances vont nous permettre de présenter aux téléspectateurs les élites politiques marocaines, dans un contexte marqué par cette nouvelle expérience de régions avec des prérogatives élargies, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.

Pour sa part, Mayssa Awad, journaliste à France 24, a confié à la MAP, être venue spécialement de Paris pour couvrir ces élections.

Et de rappeler que comme à l'accoutumée, France 24 veille à couvrir tous les rendez-vous importants au Maroc, soulignant que "la plupart des électeurs avec qui j'ai eu l'occasion de parler m'ont assuré que l'opération de vote se déroule normalement, dans le respect de la loi". 

"Le même constat a été confirmé par des observateurs de partis politiques mandatés au sein des bureaux de vote", a précisé Mayssa Awad.

Plus de 14,5 millions de Marocains se rendent aux urnes ce vendredi pour les premières élections communales et régionales depuis l'adoption de la nouvelle Constitution.

Les électeurs devront élire leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux parmi les 130.925 candidats représentant 29 partis politiques outre les candidats sans appartenance politique (SAP) au nombre de 1.232.

L'ouverture, vendredi matin, des bureaux de vote s'est déroulée dans des "conditions normales", selon le ministère de l'Intérieur qui se base sur les rapports préliminaires en provenance des préfectures, provinces et préfectures d'arrondissement. 

Communales-Régionales 2015 : Un taux de participation au niveau national de 12 pc à midi

Communales-Régionales 2015 : Un taux de participation au niveau national de 12 pc à midi

Le taux de participation au niveau national aux élections communales et régionales de ce vendredi a atteint 12 pc à midi (GMT+1), indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Selon les données en provenance des préfectures, provinces et préfectures d'arrondissement, l'opération de vote se déroule dans des conditions normales, avec un taux de participation au niveau national de 12 pc à midi, le même taux que celui enregistré lors des élections communales de 2009 à la même heure, précise le communiqué.

Ouverture des bureaux de vote dans des conditions normales

L'ouverture, vendredi matin, des bureaux de vote pour l'élection des membres des conseils communaux et régionaux s'est déroulée dans des "conditions normales", a indiqué le ministère de l'Intérieur.

'L'opération de vote a débuté vendredi 4 septembre 2015 à 8h00, dans l'ensemble du Royaume pour l'élection des membres des conseils communaux et régionaux. Selon les rapports préliminaires en provenance des préfectures, provinces et préfectures d'arrondissement, l'ouverture des bureaux de vote s'est déroulée dans des conditions normales'', a précisé le ministère dans un communiqué.

Le vote se déroulera sur la base de la Carte d'Identité Nationale (CIN) uniquement, a rappelé le ministère.

Ouverture des bureaux de vote pour les élections communales et régionales

Les bureaux de vote ont ouvert, vendredi à 8h00 du matin (GMT+1) dans tout le Royaume, pour les élections communales et régionales, les premières depuis l'adoption de la nouvelle Constitution de 2011.

Selon les dispositions de l'article 17 de la loi organique no 59.11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales, les bureaux de vote sont ouverts de 8h du matin jusqu'à 19h.

Plus de 14,5 millions de Marocains sont appelés aux urnes ce vendredi pour élire leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux parmi les 130.925 candidats représentant plus de 30 partis politiques outre les candidats sans appartenance politique (SAP).

7.588 candidats se sont présentés aux élections régionales répartis sur 895 listes pour pourvoir 678 sièges.

Plus de 14,5 millions de Marocains aux urnes pour les premières élections communales et régionales depuis l'adoption de la nouvelle Constitution

Plus de 14,5 millions de Marocains sont appelés aux urnes ce vendredi à l'occasion des premières élections communales et régionales depuis l'adoption de la nouvelle Constitution.

Les électeurs devront élire leurs 31.503 représentants au sein des conseils communaux et régionaux parmi les 130.925 candidats représentant 29 partis politiques outre les candidats sans appartenance politique (SAP) au nombre de 1.232, soit 0,94 pc du total des candidatures validées.

Le nombre des listes de candidatures s'élève à 1.691 comprenant 60.381 candidats, tandis que celui des candidatures individuelles est de l'ordre de 70.544.

La répartition des candidatures par parti politique fait ressortir une prédominance du Parti Authenticité et Modernité (PAM) qui a présenté 18.227 candidats (13,92 pc), suivi du Parti Istiqlal (PI- 17.214 candidats, 13,15 pc), du Parti de la Justice et du développement (PJD - 16.310 candidats, 12,46 pc), du Rassemblement national des indépendants (RNI- 14.617 candidats, 11,16 pc), de l'Union Socialiste des forces populaires (USFP - 11.685 candidats, 8,92 pc) et du Mouvement populaire (MP- 10.767 candidats, 8,22 pc).

Le parti du Progrès et du socialisme (PPS) a présenté 9.675 candidats, soit 7,39 pc du total des candidatures, l'Union constitutionnelle (UC) 7.923 candidatures (6,05 pc), l'Alliance des Partis de la FGD (3.970 candidatures, 3,03 pc), le Front des Forces Démocratiques (FFD- 3.426 candidatures, 2,62 pc), le Mouvement démocratique et social (MDS) avec 2.335 candidatures (1,78 pc), le parti de la Renaissance et la Vertu (PRV- 1.329 candidatures, 1,02 pc), le parti des Néo-Démocrates (1.271 candidatures, 0,97 pc), le Parti Al Ahd Addimocrati (1.245 candidatures, 0,95 pc) et le Parti de l'Environnement et du Développement Durable (PEDD) avec 1.126 candidatures (0,86 pc).

Le parti de la Réforme et du développement (PRD) a présenté 1.116 candidatures (0,85 pc), l'Union Marocaine pour la Démocratie (UMD) 962 candidatures (0,73 pc), le parti de l'Unité et de la démocratie (PUD) avec 824 candidatures (0,63 pc), le Parti du Renouveau et de l'Equité (PRE- 806 candidatures, 0,62 pc), le parti du Centre social (PCS- 800 candidatures, 0,61 pc), le PDI (605 candidatures, 0,46 pc), le Parti Marocain Libéral (PML- 577 candidatures, 0,44 pc), le parti Al Amal (537 candidatures, 0,41 pc), le Parti Démocrate National (PDN- 480 candidatures, 0,37 pc), le PGVM (473 candidatures, 0,36 pc), le parti de la Liberté et de la Justice Sociale (PLJS- 443 candidatures, 0,34 pc), le Parti de la société démocratique (PSD- 400 candidatures, 0,31 pc), le parti de l'Action (PA- 356 candidatures, 0,27 pc), alors que 194 candidats (0,15 pc) représentent le parti Annahda.

Il s'agit des premières élections communales et régionales qui se tiennent depuis l'adoption d'une nouvelle Loi fondamentale en 2011 qui stipule entre autres une régionalisation avancée offrant aux régions une plus grande autonomie et aux élus locaux et présidents des régions un pouvoir élargi et davantage de prérogatives, le but étant d'aider à renforcer la démocratie locale et à consolider la pratique de la décentralisation et de la déconcentration et le renforcement de la solidarité nationale.

Un autre fait inédit marque ces échéances, qualifiées de ''décisives pour l'avenir du Maroc'' par le Souverain, dans Son discours à l'occasion du 62ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, au regard des vastes compétences que la Constitution et la loi réservent aux Conseils des Régions et aux collectivités locales. Il s'agit de la candidature d'une douzaine de ministres du gouvernement actuel sur un total de 38 membres de l'exécutif. Tous têtes de listes, ils représentent le PJD (5), le MP (3), le RNI (3) et le PPS (1).

Afin de garantir une présence plus marquée des femmes au niveau des conseils élus, le système électoral de 2011 a maintenu le mécanisme législatif relatif à la création au niveau de chaque préfecture, province ou préfecture d'arrondissements de deux circonscriptions électorales dont l'une est réservée aux femmes, lequel mécanisme avait permis d'élire 3.465 femmes lors des élections communales de 2009.

Ainsi, au moins le tiers des sièges dans chaque circonscription électorale est réservé aux femmes, sans pour autant qu'elles soient privées de leur droit de candidature dans une autre circonscription électorale conformément à l'article 76 de la loi organique 59-11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales.

En outre, il a été procédé à l'adoption d'un mécanisme législatif de nature à promouvoir la représentation féminine au sein de la chambre des conseillers, lequel repose sur le principe d'alternance entre les deux sexes pour ce qui est des listes des candidatures présentées dans le cadre des instances électorales siégeant au sein de ce conseil, lorsqu'il s'agit du scrutin de liste.

La jeunesse n'est pas en reste lors de ces échéances. En vertu de la nouvelle constitution, l'âge pour fonder un parti politique a été réduit de 23 à 18 ans, alors que toute formation politique est tenue de préciser dans son règlement intérieur la proportion de jeunes à intégrer dans son appareil dirigeant.

Autre fait marquant de ce scrutin est la décision du ministère de l'Intérieur d'adopter la Carte d'identité nationale (CIN) comme unique document de vote, lors du scrutin du 4 septembre. Cette mesure, l'une des demandes les plus pressantes formulées par les partis politiques nationaux à plusieurs occasions, constitue un pas important dans le chemin du renforcement de la transparence de l'opération électorale. 

(MAP-04/09/2015)

Les élections du 4 septembre, jalon principal dans un processus de démocratisation qui donne l'exemple 

Les élections communales et régionales qui se tiennent le 4 septembre constituent un jalon principal dans le processus de démocratisation dans lequel le Maroc s'est résolument engagé, et qui donne l'exemple dans une région en proie à l'instabilité et à l'incertitude, ont estimé des membres de la communauté marocaine établie à New York. 

Ces échéances revêtent une importance particulière dans la mesure où elles sont les premières consultations électorales régionales à se tenir après l'adoption de la constitution de 2011, un texte fondamental tourné vers l'avenir qui élargit le champ des libertés et des droits de l'Homme, ont-ils souligné dans des déclarations à la MAP. 

Pour Youssef Tsouli Tazi, président de la Moroccan Society of New York, ces élections, qui interviennent dans un environnement régional en proie aux soubresauts et à l'instabilité, constituent une nouvelle manifestation de l'exception du modèle marocain qui donne l'exemple à la faveur d'un processus de réformes audacieuses initiées dans un climat de sérénité et avec le concours de toutes les forces vives de la société.

Le scrutin du 4 septembre tire sa particularité aussi du rôle décisif qu'il va jouer dans la réussite du chantier de la régionalisation avancée et la consolidation des fondements de la démocratie participative, de la décentralisation et de la reddition des comptes, a noté M. Tazi. 

Il a fait observer que les élections communales auront un apport incontestable dans la mise en œuvre effective du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine que le Royaume a proposé en vue de parvenir à un règlement définitif du conflit artificiel autour du Sahara marocain. 

"Les Marocains de New York suivent ces élections de très près car elles contribueront à faciliter encore plus la participation des Marocains du monde dans le développement et la prospérité du Maroc", a dit M. Tazi. 

De son côté, Hassan Sefrioui, responsable dans une multinationale de communication et de marketing, relève que les élections du 4 septembre sont à même de conforter la posture du Maroc en tant que modèle de démocratisation dans la région. 

Selon M. Sefrioui, qui s'active dans plusieurs ONG locales, ces échéances vont permettre aux Marocains du monde d'apporter leur savoir-faire et compétence pour participer activement dans l'avancement du projet de modernisation et de développement voulu par le Maroc. 

Dans la même veine, Amine Mounqid, homme d'affaires et acteur associatif, estime que les prochaines élections régionales et communales donne une nouvelle preuve, si besoin est, de l'engagement du Maroc dans un processus de démocratisation, qui constitue un "choix stratégique plutôt qu'une question d'ordre conjoncturel".

"Ces élections sont l'incarnation même de la réussite du modèle marocain, marqué par la participation de tous, mais surtout par un consensus autour de la pertinence du choix du Royaume pour la démocratie, le développement et l'importance de l'implication active et agissante de l'élément humain pour faire aboutir ces chantiers d'envergure", a-t-il dit. 

La confiance placée dans le processus politique marocain, un précédent dans le monde arabe

La confiance dont jouit le processus politique engagé par le Maroc, un pays qui s'est frayé un chemin vers la démocratie dans un environnement perturbé et en crise, et le progrès réalisé par le Royaume constituent un précédent important dans le monde arabe, souligne, jeudi, le quotidien jordanien Assabil.

Dans un article intitulé "les élections locales : des leçons marocaines", le journal estime que les réalisations accomplies par le Maroc dépassent de loin, au regard de leur importance, les résultats auxquels aboutiront les échéances électorales, qui auront lieu le vendredi 4 septembre 2015, ou lors des élections législatives prévues en 2016 dans le Royaume.

Les élections du 4 septembre, qui seront supervisées par le gouvernement de Abdelilah Benkirane, sont les premières après l'amendement de la Constitution marocaine, relève la publication, rappelant l'annonce par SM le Roi Mohammed VI, dans une étape majeure, de réformes politiques qui ont mené aux élections législatives de 2011.

Après avoir noté la participation aux élections de vendredi de tous les partis politiques marocains, tant ceux formant la coalition gouvernementale que les formations de l'opposition, le journal souligne que le Maroc a mis à profit le temps et s'est projeté dans l'avenir dans une démarche qui lui a permis de devancer ses pairs et de se démarquer par la mise en oeuvre de réformes avancées.

D'après la publication, les élections, le parlement et les conseils municipaux sont devenus au Maroc un moyen de remédier aux crises de la société et de consolider sa stabilité, se démarquant ainsi des procédés douteux ayant fait de la vie parlementaire et des élections un simple moyen visant à contenir les adversaires, à juguler les crises pour ensuite les reproduire.

Le parlement focalise désormais l'attention de la société marocaine, et est perçu comme étant une institution à même de résoudre sa crise sociale, économique, politique et sécuritaire régionale, poursuit la même source.

Assabil indique que cette réalisation est à mettre à l'actif du Maroc et à celui de SM le Roi Mohammed VI" grâce à sa vision prospective et son engagement dans le processus politique et démocratique épargnant au Maroc les transformations extrémistes et radicales dont souffrent le monde arabe et la région, soulignant que le Royaume est resté attaché à son choix démocratique.

Le journal estime, en outre, que le succès qu'a remporté le gouvernement de coalition a permis à l'électeur marocain de reprendre confiance dans la vie politique, puisque le produit intérieur brut (PIB) a augmenté, la dette a baissé et l'Etat a enregistré un excédent au niveau de nombreuses rubriques de son budget général, ainsi que des taux de croissance élevés de près de 3 pc dépassant de nombreux pays africains et arabes pétroliers au Maghreb, voire même certains pays européens comme la Grèce et l'Espagne. Tout cela représente, à l'aune d'une crise économique mondiale, un "grand succès" pour le Royaume du Maroc, et un critère de confiance dans le processus politique qui a donné un indice de sérieux pour l'opération politique et la vie parlementaire, a commenté le quotidien.

Le Maroc a réussi par rapport à tous les pays qui ont traversé le Printemps arabe grâce à sa performance politique et économique, ce qui lui a permis de consolider sa stabilité et donner confiance en l'avenir du pays, conclut "Assabil".

Le scrutin du 4 septembre: électeurs et électrices devant leur responsabilité pour relever le défi du développement local

Les opérations de vote pour les élections communales et régionales se dérouleront vendredi dans l'ensemble du Royaume. Ce scrutin constitue cette année une étape exceptionnelle eu égard aux réformes structurantes engagées par le Maroc notamment la constitution de 2011 et le lancement du chantier de la régionalisation avancée.

La constitution de 2011 prévoit un ensemble de dispositions consolidant le rôle des collectivités locales qui disposent désormais de moyens juridiques et matériels nécessaires favorisant le développement local.

Les autorités concernées ont pris une panoplie de mesures juridiques et logistiques pour assurer le déroulement de l'opération électorale dans un climat de transparence et de concurrence loyale.

Dans ce cadre, il a été procédé à l'annulation de la carte de l'électeur. Ainsi le vote sera effectué, le jour du scrutin, uniquement sur la base de la Carte d'Identité Nationale (CIN), et ce pour renforcer davantage la transparence de l'opération électorale.

La Cour des Comptes contrôle le financement des campagnes électorales des candidats aux élections et la contribution accordée par l'Etat aux partis politiques en vue de garantir l'égalité des chances entre tous les candidats.

Pour assurer le succès de ce scrutin, les électeurs et électrices sont appelés à faire montre d'esprit de responsabilité et de citoyenneté sincère, à croire en l'action collective et à faire prévaloir l'intérêt général pour réaliser les objectifs fixés par le Maroc en matière de décentralisation et d'implication des citoyens dans la gestion de leurs propres affaires.

La participation des citoyens aux élections communales et régionales constitue une occasion pour barrer la route aux corrompus et exprimer leur refus d'hypothéquer leur destin et celui de leurs communes et ce, à travers le choix de candidats compétents, intègres, crédibles et proches des citoyens et de leur quotidien.

La gestion des ordures, l'éclairage public, le divertissement et le revêtement des routes au sein des communes, contrairement à ce que croient certains, s'inscrivent dans le cadre des attributions des communes locales qui doivent assurer les prestations sociales dont ont besoin les citoyens. 

Le renouvèlement de l'élite locale est à même d'insuffler une nouvelle dynamique et de rétablir la confiance entre les citoyens et la chose publique.

Par ailleurs, les partis politiques et les candidats qui remporteront ces élections doivent honorer leurs promesses en concrétisant les programmes présentés aux citoyens lors des campagnes électorales qui ont touché l'ensemble des volets économique, social et environnemental.

Les partis politiques ont fait de la transparence et de la crédibilité leur cheval de bataille, l'objectif étant de rompre avec les pratiques qui prévalaient lors des précédentes échéances.

Le nombre de candidatures déposées au titre des élections communales et régionales du 4 septembre a atteint respectivement 130.925 et 7.588 candidatures, ce qui constitue un indice positif sur l'adhésion globale pour assurer le succès à ces élections. Avec une proportion de 70 pc de nouveaux candidats, ce scrutin donne un signal sur l'émergence d'une nouvelle élite locale.

L'adoption de la CIN comme unique moyen de vote, un pas important dans le renforcement de la transparence de l'action électorale

La dernière décision du ministère de l'Intérieur d'annuler l'utilisation de la carte de l'électeur et d'adopter la Carte d'identité nationale (CIN) comme unique document de vote, lors du scrutin du 4 septembre, constitue un pas important dans le chemin du renforcement de la transparence et de la sécurité de l'opération électorale.

De plus, au lieu d'attendre la réception de la carte de l'électeur, les électeurs et les électrices inscrits sur les listes électorales peuvent désormais s'informer sur les bureaux de vote en envoyant un sms gratuit au numéro 2727, accompagné uniquement du numéro de la CIN, en appelant gratuitement le numéro vert 2727 ou en téléchargeant l'application MonBV sur les smartphones. 

Cette décision est de nature à relever le taux de participation à l'opération électorale, tant au milieu urbain que rural, et de traiter la problématique de l'abstention au vote qui se pose avec acuité, sous prétexte de non réception des cartes d'électeurs.

Cette décision du ministère de l'Intérieur permettra également aux électeurs et électrices de s'informer sur les bureaux de vote qui leur sont consacrés en s'adressant aux bureaux de renseignements mis en place aux niveaux des préfectures, provinces et des autorités administratives locales proches de leur lieu de résidence.

Ces nouvelles dispositions vont toutes dans le sens du traitement des dysfonctionnements constatés auparavant en ce qui concerne la distribution de la carte d'électeur ou sa non réception, soit pour cause d'erreurs dans la transcription des noms de électeurs en question, ou de l'utilisation desdites cartes lors d'opérations de corruption électorale dans l'objectif de soutenir des candidats au dépend d'autres.

Dans ce sens, Abdelaziz Keraki, professeur à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Souissi-Rabat, considère que cette décision arrive à point nommé pour plusieurs raisons, notamment garantir le critère de l'intégrité de l'opération électorale qui représente une nécessité stratégique, ajoutant que les élections constituent le mécanisme idéal au renforcement de la démocratie, ce qui exige l'abolition de toutes les imperfections qui, par le passé, altéraient le bon déroulement de l'opération électorale. 

''A l'évidence, des déviations à dessein d'influencer l'opération de vote avaient lieu quand la carte d'électeur était encore d'usage'', a indiqué M. Keraki dans une déclaration à la MAP, ajoutant que l'adoption unique de la CIN ''est à même d'harmoniser l'opération électorale avec les autres mesures adoptées en parallèle, car cette démarche repose sur l'opération d'inscription aux listes électorales, et il est de l'ordre du logique d'adopter la CIN comme unique pièce de vote puisque ce sont les données qui y figurent qui sont prises en compte lors de l'inscription sur les listes électorales''.

Cette démarche arrêtera dorénavant les discours remettant en cause l'intégrité de l'opération électorale, poursuit l'académicien, tout en relevant que l'annulation de l'utilisation de la carte d'électeur le jour du scrutin et l'adoption de la CIN avant que la sortie du texte de loi y afférant représente ''une demande pressant formulée par les différentes forces politiques au Maroc, ce qui constitue une consécration de la logique participative dans la gestion de l'opération électorale dans notre pays''.

Le professeur de sciences politiques à l'Université Cadi Ayyad à Marrakech, Mohamed El Ghali, va dans le même sens en indiquant, dans une déclaration similaire, que l'adoption de la CIN pour voter lors du jour du scrutin, conformément à l'article 20 de la loi organique N 59/11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriales, ''renforcera la transparence de l'opération électorale, et libérera les électeurs de quelques pratiques répandues auparavant et qui impactaient sur la compétitivité électorale''.

La mise en application de l'article 20 précité ''est en mesure de renforcer la crédibilité de l'opération électorale, sachant que la CIN est un document individuel et qu'il échoit à son détenteur uniquement de l'utiliser pour voter le jour du scrutin, contrairement aux cartes des électeurs dont l'opération de distribution était entachée de plusieurs dysfonctionnements par le passé, ce qui influençait négativement l'intégrité des échéances électorales'', a-t-il dit.

Toutefois, tempère l'académicien, l'adoption de la décision du vote par la CIN seule le jour du scrutin ne peut être mise en application sans l'inscription préalable sur les listes électorales, laquelle inscription constitue une phase préliminaire essentielle à l'organisation des prochaines échéances électorales, conformément aux dispositions de la constitution qui stipulent, notamment, que les institutions représentatives au niveau territorial sont élues à travers le vote des membres des conseils communaux, régionaux, préfectoraux et provinciaux. 

Si l'adoption de cette décision a été l'une des demandes les plus pressantes formulées par les partis politiques nationaux à plusieurs occasions dans l'objectif de renforcer la transparence de l'opération électorale, le maintien de l'inscription sur les listes électorales comme condition sine qua none au vote est justifié par plusieurs considérations. 

A cet égard, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad, qui répondait aux questions des membres de la commission de l'Intérieur, des collectivités territoriales, de l'habitat et de la politique de la ville, dans le cadre de la présentation du projet de loi relatif à la révision des listes électorales générales, avait indiqué qu'il était ''difficile d'adopter l'inscription automatique des citoyens sur les listes électorales sur la base du registre de la Carte d'identité nationale (CIN)''.

Cette difficulté réside essentiellement dans le fait que ce registre compte les porteurs d'armes, qui n'ont pas le droit de vote, les personnes inaptes juridiquement comme les prisonniers, ainsi que les émigrés et les personnes qui ont changé de domicile ou celles qui sont décédées et qui n'ont pas été enregistrées comme tel.

La non-adoption de l'inscription automatique des citoyens sur les listes électorales sur la base du registre de la CIN n'est en aucun cas liée aux craintes du recul du taux de participation, mais plutôt aux difficultés déjà citées, avait noté le ministre.

Les élections communales, premier pas vers la mise en œuvre de la régionalisation avancée (UE)

L'échéance électorale du 4 septembre est un premier pas vers la mise en œuvre de la régionalisation avancée qui confère davantage de pouvoir et d'autonomie aux régions et aux communes, a estimé jeudi l'Union européenne (UE).

Ces élections, les premières échéances locales organisées suite à l'adoption de la nouvelle Constitution de 2011, permettent un début de mise en œuvre du projet de la régionalisation avancée, a indiqué la porte-parole de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ray.

Répondant à une question de la MAP sur le regard que porte l'UE sur ces élections, la porte-parole a affirmé qu'il s'agit d'une étape importante pour le Maroc dans la mesure où les conseils des régions seront élus au suffrage universel direct pour la première fois.

Elle a ajouté que la Haute représentante de l'UE pour la politique étrangère, Federica Mogherini, "en répondant à l'invitation des autorités marocaines, a décidé de déployer une équipe d'experts électoraux pour cette échéance".

La porte-parole n'a, par ailleurs, pas manqué de rappeler que le Maroc est un partenaire important de l'Union européenne sur le plan régional et international pour assurer la stabilité, la sécurité, la prospérité, les relations de bon voisinage et l'intégration régionale au Maghreb. 

La régionalisation avancée, une "réalisation majeure" sous le leadership visionnaire de Sa Majesté le Roi

Les élections communales et régionales, qui se tiennent au Maroc le 4 septembre 2015, seront l'occasion de démontrer que la régionalisation avancée constitue "une réalisation majeure dans le processus d'évolution démocratique, initié sous le leadership visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI", a déclaré à la MAP, Peter Pham, Directeur de l'Africa Center relevant du prestigieux think tank US Atlantic Council.

"La régionalisation avancée, conformément aux dispositions de la constitution plébiscitée par le peuple marocain en 2011, constitue véritablement une réalisation majeure dans le processus d'évolution démocratique initié dans le Royaume sous le leadership visionnaire du Souverain", a souligné cet éminent expert des questions géostratégiques africaines.

Il a, néanmoins, tenu à rappeler que l'idée de la régionalisation au Maroc est antérieure à l'adoption de la nouvelle Loi fondamentale, "dans la mesure où Sa Majesté le Roi avait annoncé en 2008 Sa vision d'octroyer davantage de pouvoirs aux autorités locales, régions, provinces et municipalités".

Le Souverain, a-t-il dit, n'a eu de cesse d'appeler de Ses vœux à une régionalisation solidaire dans le cadre de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays, ce qui a, a-t-il noté, "balisé la voie à la dynamique actuelle visant à doter les instances locales et régionales de pouvoirs et moyens financiers substantiels dans le cadre de la responsabilité et de la reddition des comptes".

"Il s'agit là d'une autre manifestation de l'exception marocaine dans un environnement régional en proie aux soubresauts et à l'instabilité", a relevé Peter Pham, dont l'expertise est souvent sollicitée dans le cadre d'auditions au Congrès des Etats Unis.

Le scrutin du 4 septembre "vient apporter la démonstration - une de plus selon laquelle l'évolution démocratique et le changement vont bien au-delà des concepts formels pour toucher la vie politique au niveau local en affectant positivement le quotidien des citoyens marocains", a-t-il conclu.

-Propos recueillis par Fouad ARIF-

Le scrutin du 4 septembre, l'"un des plus importants" de l'histoire du Maroc contemporain

Les élections communales et régionales du 4 septembre 2015 s'annoncent des "plus importantes" de l'histoire du Maroc contemporain, en ce sens qu'elles vont baliser la voie à l'ambitieux projet de la régionalisation avancée, a déclaré à la MAP Edward Gabriel, ancien ambassadeur américain.

"Il s'agit d'un scrutin des plus importants de l'histoire du Maroc contemporain, d'autant plus qu'il va marquer le début du processus de concrétisation du projet de la régionalisation avancée", a expliqué M. Gabriel, notant que le monde suit de près et avec enthousiasme cette nouvelle expérience démocratique marocaine.

L'ancien diplomate américain fait, en outre, observer que le Royaume du Maroc s'apprête ainsi à s'engager, sous le leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans une "réforme profonde et substantielle" qui va consacrer le choix démocratique irréversible et renforcer le processus de prise de décision aux niveaux local et régional.

"C'est un grand pas sur la voie du changement et de l'évolution démocratique voulu par le Maroc", a dit M. Gabriel, relevant le caractère "stratégique" du nouveau projet qui privilégie la proximité et tient compte des attentes et préoccupations quotidiennes des citoyens.

S'agissant de la représentativité des femmes dans la vie politique, l'ancien ambassadeur US a salué l'"engagement solide et total" du Maroc à faire de la femme un élément "incontournable" dans le processus de démocratisation et de développement initié dans le pays.

"Les femmes sont au coeur des politiques et réformes engagées par le Maroc depuis l'intronisation de Sa Majesté le Roi", a tenu à rappeler M. Gabriel.

(MAP-03/09/2015)

Elections communales et régionales du 4 septembre: 572 plaintes déposées auprès des parquets généraux au 2 septembre

Au total 572 plaintes relatives aux élections communales et régionales ont été déposées auprès des parquets généraux jusqu'au 02 septembre courant, indique la Commission gouvernementale du suivi des élections, au terme de sa réunion de ce mercredi consacrée la présentation des dispositions prises en préparation de ce double scrutin. 

La Commission précise, dans un communiqué, que ce nombre s'inscrit en hausse de 354 plaintes par rapport au chiffre annoncé lors de sa précédente réunion, tenue le 27 août dernier. 

Les autorités judiciaires compétentes ont décidé, dans ce cadre, de classer 396 plaintes et d'engager des poursuites pour 33 autres, au moment où 143 plaintes sont en cours d'instruction, ajoute-t-on. 

Concernant les recours relatifs aux candidatures pour les élections des conseils communaux et régionaux introduits auprès des tribunaux au 1-er septembre, la Commission relève que leur nombre a atteint 353 recours, qui ont tous été traités. 

Les prononcés des jugements concernant ces recours sont répartis entre l'incompétence (9 dossiers), la non-recevabilité (158 dossiers), l'abandon (02 dossiers), la recevabilité (06 dossiers) et le rejet (124 dossiers). 

Les résultats préliminaires des élections prévus dans la soirée du vendredi

La proclamation des résultats préliminaires des élections communales et régionales du 4 septembre est prévue dans la soirée du vendredi, a annoncé mercredi la Commission gouvernementale de suivi des élections. 

"La Commission gouvernementale de suivi des élections annonce que toutes les dispositions relatives à la proclamation des résultats du scrutin ont été prises et il est prévu que les résultats préliminaires soient annoncés vendredi soir", indique la Commission dans un communiqué. 

"De par le caractère local et régional de ces élections, des soirées seront organisées au niveau de chaque région du Royaume pour le suivi des résultats de ces élections", ajoute la même source.

La Commission gouvernementale de suivi des élections demande l'ouverture d'une enquête judiciaire sur un document publié par la page "Taounate city"

La Commission gouvernementale de suivi des élections a annoncé mercredi avoir demandé au procureur général du Roi près la cour d'appel de Fès d'ouvrir une enquête au sujet du document sur les élections du 4 septembre publié le 1er septembre sur la page "Taounate city" et attribué à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). 

"La page Taounate City a publié en date du 1er septembre 2015 un document attribué à la Direction générale de la surveillance du territoire national sous le titre : +Un document dangereux qui montre comment le ministère de l'Intérieur planifie et arrange les résultats des élections à travers l'intervention manifeste auprès des agents et des traitres", indique la Commission dans un communiqué. 

"En raison de la gravité des accusations fallacieuses contenues dans cette page et qui sont de nature à mettre en doute la crédibilité et la transparence des opérations électorales dans le Royaume, la Commission gouvernementale de suivi des élections a demandé au procureur général du Roi près la cour d'appel de Fès d'ouvrir une enquête à ce sujet avec les effets juridiques qui en découlent", ajoute la même source.

Le scrutin du 4 septembre décisif pour l'ancrage de la démocratie locale et la mise en œuvre de la régionalisation avancée

A bien des égards, les élections communales et régionales du 4 septembre sont décisives pour l'ancrage de la démocratie locale et la mise en œuvre de la régionalisation avancée dans la mesure où leurs enjeux dépassent le simple choix de personnes ou de partis.

Ce scrutin présente une importance de taille pour la rénovation des institutions décentralisées et la consécration de l'approche participative et implique une contribution de l'ensemble des intervenants à la consolidation du processus démocratique. 

Les liens entre décentralisation et citoyenneté sont étroits. Les instances, élues au niveau local, sont considérées commes un espace adapté pour une meilleure expression de la citoyenneté et les manifestations de l'action citoyenne sont ressenties au plus près, c'est-à-dire au niveau du quartier et du village. 

Avec l'avènement de la Constitution de 2011, une nouvelle perception de la citoyenneté semble dominer. Désormais, le citoyen actif est l'acteur central pour une meilleure structuration des institutions représentatives de l'Etat, aussi bien au niveau national, qu'au plan local. 

L'orientation vers les mécanismes de la démocratie participative en est l'une des manifestations les plus substantielles. La nouvelle réforme territoriale du Maroc valorise les rôles que doivent jouer les citoyens, et ce à un double niveau. 

Le premier tient compte de l'importance de la représentation pour permettre l'émergence d'une élite capable de faire face aux divers problèmes que rencontre le citoyen au niveau local. A ce titre, le choix de l'électeur est décisif tant il prend acte de l'importance des enjeux pour faire émerger des élus compétents et capables de conduire les affaires locales. 

Le second niveau laisse entendre un rôle de plus en plus affirmé des citoyens, durant tout le mandat électoral, à travers le droit de pétition. Il s'agit de la démocratie participative où le citoyen dispose de divers outils afin de contribuer activement à la gestion des affaires de sa collectivité. L'élection n'est plus la seule occasion pour agir. L'électeur est intégré désormais dans une relation permanente avec l'élu. 

L'histoire des élections au Maroc montre un taux de participation plus important aux élections locales, souvent supérieur aux législatives, du fait que les électeurs sont plus sensibles aux affaires de proximité, celles qui relèvent du quotidien des citoyens. On comprend mieux l'intérêt de voter d'abord, et de voter ensuite pour la personne adéquate. 

La participation peut être porteuse aussi d'une recette efficace pouvant moraliser la vie politique, en contribuant à endiguer la corruption électorale. Face à des pratiques malhonnêtes recourant à l'argent pour accéder aux instances élues, la variante "devoir" du vote prend toute son ampleur. Si la participation massive peut conforter la confiance des électeurs, seule la compétition loyale, honnête et fondée sur les programmes peut faire émerger des élites en mesure de relever les défis. 

Les récentes réformes des institutions décentralisées laissent entendre des objectifs ambitieux. Sans l'adhésion de l'ensemble des acteurs concernés, il est difficile d'aspirer à la réussite de la nouvelle décentralisation. Etat, partis politiques et citoyens sont concernés directement. Toutefois, l'électeur est concerné à plus d'un égard, étant donné qu'il constitue la source de confiance pour les élus, mais également le sujet de leurs actes au moment de la gestion des affaires de la collectivité concernée. 

La responsabilité du citoyen est d'une importance extrême. Celui qui n'exerce pas ses responsabilités n'est plus en mesure de contester une éventuelle mauvaise gestion de la part des futures Conseils des collectivités territoriales. 

Dans le dernier discours du 20 août à l'occasion du 62-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohammed VI a insisté sur l'immense responsabilité qui incombe aux citoyens. Ainsi, le Souverain a souligné en s'adressant aux électeurs que "c'est une lourde charge qu'il vous incombe d'assumer. C'est un moyen que vous détenez entre les mains pour modifier la méthode de gestion quotidienne de vos affaires, ou de maintenir et consacrer la situation déjà en place, bonne ou mauvaise".

L'importance de la participation citoyenne peut être mesurée en se référant aux nouvelles compétences dévolues aux collectivités territoriales. Ces dernières ont reçu de larges pouvoirs qui touchent le quotidien des citoyens, notamment les nouvelles compétences des régions et les diverses attributions relevaient de l'Etat central. Ces transferts opérés pour réussir la régionalisation avancée nécessitent des élus disposant des compétences requises et assimilant les enjeux, afin de prendre en charge les missions liées au développement économique et social des différentes régions. 

La politique de décentralisation est admise comme un processus d'action pour répondre aux demandes qui s'expriment au plus près des citoyens au moyen d'action réfléchies et efficaces. On trouve ici une idée de proximité qui fait de l'élu local ou régional le premier des interlocuteurs du citoyen. L'eau, l'électricité, le transport, l'assainissement, la collette des ordures, les espaces verts, les routes, l'éclairage public,..., autant de domaines qui relèvent des collectivités territoriales et dont la gestion dépend étroitement des personnes choisies par l'électeur.

L'implication citoyenne dans la gestion des affaires qui relèvent des collectivités territoriales s'inscrit dans un contexte spécifique. La question de la promotion de catégories spécifiques à travers le fait d'assurer une représentation réelle de la société au sein des instances élues est aujourd'hui une priorité. L'utilité de l'implication des femmes et des jeunes dans la gestion locale procède d'une vision large de la démocratie. Une large participation de ces derniers est de nature à stimuler le processus de démocratie, tout en assurant une large représentation des citoyens. Le développement participatif que prône la Constitution de 2011 ne peut aboutir sans une plus large participation citoyenne.

Echéances du 4 septembre : poursuite des réformes ou nécessité d'alternatives, un aspect marquant des discours de la campagne électorale

La campagne électorale en vue des élections locales et régionales du 4 septembre est particulièrement marquée par les tenants d'un discours prônant la poursuite des réformes, du côté des majorités sortantes des conseils locaux, et les appels à la nécessité d'alternatives de la part des formations de l'opposition, relève l'universitaire Said Said Khomri.

Ces deux discours pèsent ainsi de façon évidente sur le contenu et la teneur des programmes électoraux proposés aux électeurs lors de cette campagne qui a démarré dans des conditions normales et qui se démarque par une large participation des partis politiques, souligne M. Khomri dans une déclaration à la MAP.

En ce qui concerne les approches de chaque parti pour mener sa campagne, M. Khomri a distingué entre les méthodes traditionnelles de communication qui consistent à présenter le contenu du programme électoral par les procédés habituels et les nouvelles méthodes faisant appel à des spots ou des films institutionnels et un usage des nouveaux médias sociaux.

Selon M. Khomri, professeur de sciences politiques, la campagne actuelle est marquée aussi par un recours massif des partis politiques au services des agences de communication et de marketing politique et électoral dans le souci d'élaborer des programmes électoraux plus clairs et de s'assurer des techniques plus efficaces pour mener à bien leur campagne.

Les réseaux sociaux représentent un nouveau support majeur de marketing électoral, a indiqué M. Khomri, estimant que l'utilisation de ces réseaux permet aux acteurs politiques une précieuse interaction avec la vaste population du Web.

Outre les médias audiovisuels et la presse écrite, la couverture médiatique de la campagne a été marquée selon M. Khomri, par une forte participation de la presse électronique qui a suivi de près le processus électoral en s'intéressant de près au profil des candidats, en informant et en analysant les faits et gestes des joutes électorales. A ce sujet, M. Khomri relève, toutefois, la question de l'objectivité et du professionnalisme qui se pose immanquablement en parlant de la presse électronique.

Autres faits marquants de cette campagne, selon M. Khomri, sont la candidature de plusieurs ministres de la majorité et des chefs de partis, la forte présence des femmes, ainsi que l'engagement des associations à inciter les citoyens à la participation au scrutin. A cet égard, M. Khomri s'attend à un taux de participation assez important, compte tenu du nombre de jeunes qui vont voter pour la première fois et des nombreux nouveaux inscrits sur les listes électorales.

La campagne électorale qui a démarré le samedi 22 août 2015, se poursuivra jusqu'à jeudi 3 septembre à 00H00. Selon des données du ministère de l'Intérieur, le nombre de candidatures déposées au titre des élections communales prévues le 4 septembre prochain a atteint 130.925 candidats pour pourvoir 31.503 sièges.

-Propos recueillis par Redouane Baaqili-

Le scrutin du 4 septembre, une étape "décisive" dans la consolidation des pratiques démocratiques au Maroc

Les élections communales et régionales du 4 septembre 2015 constituent une étape "décisive" dans le processus de consolidation des pratiques démocratiques au Maroc, a déclaré à la MAP, Robert Holley, ancien diplomate américain.

"Il s'agit des élections les plus importantes de l'histoire du Maroc en ce sens qu'elles marqueront une véritable évolution sur la voie de la consolidation des pratiques démocratiques dans le Royaume", a souligné M. Holley.

Il a, en outre, fait observer que les prochaines échéances permettront au citoyen marocain de participer, de façon proactive et plus directe, dans le processus de gouvernement et du parachèvement de l'édifice démocratique qui place l'élément humain au centre de ses préoccupations.

Evoquant la représentativité des femmes et des jeunes dans la vie politique, l'ancien diplomate américain et spécialiste de la région a mis en avant les "grands" efforts déployés en la matière par le Maroc depuis l'intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

"Les grands efforts consentis par Sa Majesté le Roi ont permis aux femmes et aux jeunes de jouer un rôle plus important dans les différentes étapes du processus démocratique", a-t-il indiqué, tout en saluant l'approche "participative et inclusive" qui tient en compte les besoins et les préoccupations du citoyen dans la conception des politiques publiques.

"Une approche réussie est celle qui fait confiance au citoyen et qui lui permet d'apporter son concours aux politiques qui touchent sa vie quotidienne", a dit M. Holley.

Scrutin du 4 septembre: Les Marocains d'Amérique saluent une étape "fondatrice" de la "nouvelle révolution" marocaine

Des Marocains de différentes sensibilités établis aux Etats Unis ont qualifié d'étape "fondatrice et décisive" les élections communales et régionales du 4 septembre 2015 dans le processus de mise en oeuvre de la régionalisation avancée, qui se veut une "nouvelle révolution" que le Maroc s'apprête à franchir avec ambition et force de conviction. 

"Il s'agit d'une nouvelle transition démocratique qui va, à coup sûr, se répercuter positivement sur toutes les régions du Royaume", a confié à la MAP M. Hassan Samrhouni, Président du Washington Moroccan American Club, soulignant que cette étape "initiatrice" jettera les fondements d'un équilibre inter-régional nécessaire pour la consolidation d'un développement durable et équitable.

Après avoir mis en avant le caractère "important" du rendez-vous électoral du 4 septembre, il a insisté sur la haute portée de ce tournant "décisif" dans l'histoire du Maroc moderne qui ambitionne d'ériger la régionalisation avancée en véritable pilier de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la solidarité inter-catégorielle.

Dans une déclaration similaire, Mme Amina Dafae Ait Tajer, actrice associative dans la grande région de Washington, a mis en exergue l'"importance" des prochaines échéances électorales d'autant plus qu'elles sont les premières du genre à se tenir après l'adoption de la nouvelle Constitution.

"Le prochain scrutin est décisif à bien des égards", a-t-elle indiqué, expliquant qu'il serait l'occasion de consolider les fondements de la régionalisation avancée d'une manière qui bénéficiera à tous les citoyens, et d'augmenter la représentativité des femmes dans les conseils élus.

Pour Mme Dafae Ait Tajer, le défi est de faire réussir cette étape pour donner une nouvelle impulsion à la dynamique de développement que connait le Maroc et de contribuer au processus de parachèvement de l'édifice démocratique et de la consolidation du rôle des collectivités territoriales, le but étant de répondre aux attentes des citoyens en matière de progrès, de prospérité et de vie digne.

De son côté, Samia Ben Abdellah, une jeune doctorante en physique à l'Université Catholique de Washington, estime que les prochaines échéances constituent, dans leur nouvelle configuration, un nouveau jalon dans le processus de consolidation de la "démocratie locale" au Maroc.

Mme Ben Abdellah s'est dite ravie du fait que ces échéances connaissent une forte présence électorale et politique des femmes marocaines, d'autant plus que la loi actuelle fixe la représentativité de la gente féminine dans les conseils communaux et régionaux à 12 pc, ajoutant que cela débouchera sur une importante amélioration du nombre de femmes siégeant aux conseils locaux.

Lors de ces élections, de plus en plus de femmes marocaines sont conscientes du pouvoir de leurs voix et de celles des femmes dans leur communauté, et sont mieux préparées à faire face aux défis auxquels elles sont confrontées, a-t-elle relevé. 

Il faut permettre aux conseils locaux de se prévaloir de l'apport de la femme marocaine qualifiée, connue pour son intégrité et sa fibre sociale, selon la jeune marocaine, qui a affirmé que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, premier défenseur de la cause des femmes marocaines, n'a eu de cesse de croire en leurs capacités d'apporter une valeur ajoutée en matière politique.

Boubker Abisourour, ancien cadre à la Banque mondiale et Président fondateur de Ibn Khaldoun Academy en Virginie, a indiqué, pour sa part, que le scrutin du 4 septembre marquera un "saut qualitatif" dans le processus démocratique du Royaume.

"Il s'agit des premières élections du genre depuis l'adoption de la Constitution de 2011 qui fait des conseils communaux et régionaux des leviers de développement local", a-t-il souligné.

"Le discours de Sa Majesté le Roi à l'occasion du 62è anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple a été franc et clair en ce sens qu'il a réitéré la ferme volonté Royale en faveur de la mise en œuvre concrète du chantier de la régionalisation avancée", a-t-il indiqué, ajoutant que ces élections reflètent la détermination du Maroc à instaurer une gouvernance territoriale plus moderne, plus démocratique et plus proche des citoyens.

C'est pour cette raison qu'il incombe à tous les Marocains de contribuer, de façon proactive et responsable, au succès de ces échéances, en s'inscrivant sur les listes électoraux et en choisissant soigneusement les candidats et futurs élus qui ne cherchent pas de postes mais qui veulent servir leurs collectivités, a-t-il dit.

"Il est temps de changer la relation traditionnelle entre le citoyen et l'élu d'autant plus qu'elle a souvent été marquée par un climat de méfiance", a-t-il dit, affirmant que la seule façon de relever ce défi est d'instaurer une relation de confiance à travers la sensibilisation des électeurs à l'importance critique du vote et la responsabilisation des partis politiques et de leurs candidats.

-Par K. AOUIFIA et S. EL YAAQOUBI-

Les élections du 4 septembre, une étape décisive dans le processus "irréversible" de démocratisation au Maroc

Les élections communales et régionales du 4 septembre 2015 constituent "une étape décisive dans le processus irréversible de démocratisation et de réformes substantielles au Maroc", a déclaré à la MAP Paul Jordan, un expert américain spécialisé dans les affaires législatives du Congrès US.

"Le prochain scrutin se veut une nouvelle étape dans le processus irréversible de consolidation des institutions démocratiques, à travers la décentralisation des pouvoirs et la responsabilisation des élus locaux dans le cadre de la reddition des comptes", a expliqué M. Paul.

Il a, dans ce contexte, mis en avant la "vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine qui repose sur les vertus cardinales de la complémentarité et des équilibres inter-régionaux, dans le cadre de l'unité et de l'intégrité territoriale".

Jordan Paul s'est réjoui, d'autre part, du climat dans lequel se déroule la campagne électorale qui, a-t-il dit, "présage d'un scrutin typiquement libre et transparent, en droite ligne de l'engagement irréversible du Maroc dans son processus démocratique".

Dans le discours à la Nation, à l'occasion du 62-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait "expliqué les enjeux, les choix et les possibilités et mis en exergue l'importance de ce scrutin", a rappelé l'expert, en soulignant qu'il s'agit pour les citoyens marocains d'élire des représentants responsables et pleinement conscients du concept de la reddition des comptes.

 

Il a, par ailleurs, noté que les élections communales et régionales seront aussi l'occasion de démontrer "la vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine riche de sa diversité et de la place de choix qu'elle réserve à la participation des femmes et des jeunes".

Scrutin du 4 septembre: Une autre illustration du leadership distingué de Sa Majesté le Roi dans la région MENA

Washington, 2 sept. 2015 (MAP)- Les élections communales et régionales qui se tiennent dans le Royaume, le 4 septembre courant, "constituent une nouvelle illustration du leadership distingué et visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord", a déclaré à la MAP, Dov S. Zakheim, ancien sous-secrétaire d'Etat américain à la Défense de 2001 à 2004.

Ce scrutin essentiel vient démontrer encore une fois la vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine sous le leadership pondéré et clairvoyant du Souverain", a souligné M. Zakheim, qui avait également servi en tant que coordinateur civil du Pentagone pour la restructuration de l'Afghanistan de 2002 à 2004.

Cet ancien haut responsable US a mis en avant, en outre, les réformes substantielles mises en œuvre et qui ont touché les différentes composantes de la société marocaine, notant que la vision de Sa Majesté le Roi a placé le Royaume dans le giron des pays émergents.

"Qui peut se targuer de telles réalisations? Il suffit de jeter un coup sur les pays de la région pour se rendre compte de l'ampleur des étapes franchies dans le processus irréversible de démocratisation dans le Royaume", a-t-il dit.

"Le leadership Royal a été notamment derrière l'adoption de la nouvelle Constitution entre autres réformes qui font du Maroc un havre de stabilité et d'optimisme plus que tout autre pays de la région", a souligné M. Zakheim.

-Propos recueillis par Fouad ARIF-

Scrutin du 4 septembre: La maturité d'une démocratie marocaine dynamique et inclusive

Les élections communales et régionales, qui se tiennent le 4 septembre 2015, constituent un nouveau jalon dans le processus de consolidation d'une démocratie marocaine inclusive dans son approche d'ouverture et dynamique dans son objectif de baliser la voie à une régionalisation avancée, dans le cadre du projet de société moderniste voulu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Ce scrutin sera ainsi l'occasion de démontrer au monde entier - encore une fois - la vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine, riche de la grande diversité de ses forces vives, irréversiblement engagées dans un processus de réformes tous azimuts.

Cette nouvelle révolution, voulue par le Souverain, se distingue par son caractère authentiquement marocain, qui lui confère une dimension ambitieuse et proactive, dans le cadre d'un engagement de la pluralité nationale, qui veut ainsi honorer et rester fidèle à une histoire millénaire d'une évolution pacifique, inscrite dans la durée.

C'est cette philosophie Royale qui a été derrière le lancement de projets pionniers, de l'Instance Equité et Réconciliation, qui a soldé le passif des violations passées des droits de l'Homme, à l'Initiative Nationale pour le Développement Humain et le Conseil National des Droits de l'Homme, en culminant par le plébiscite de la nouvelle constitution, en 2011, que le Souverain avait proposée au peuple marocain.

La nouvelle loi fondamentale, dans le cadre de laquelle se tient le scrutin du 4 septembre, se veut la traduction dans les faits d'une ambition renouvelée de consolidation des principes de démocratie participative et du respect des fondements d'un développement durable inclusif. Elle est ainsi venue raffermir davantage le processus de réformes continues déjà engagé au Maroc, en lui donnant une impulsion nouvelle, tout en confirmant son caractère irréversible.

Les élections communales et régionales sont l'occasion donc de réitérer la détermination du Royaume de cheminer sereinement sur la voie de la mise en œuvre du projet sociétal moderniste, où figure en bonne place le modèle de régionalisation avancée, la nouvelle politique migratoire, la stratégie de la lutte contre la corruption, outre le débat autour du projet de loi relatif à l'accès à l'information.

De Washington on perçoit ce rendez-vous électoral comme "l'illustration du leadership distingué et visionnaire de Sa Majesté le Roi dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du nord".

"Ce scrutin essentiel vient démontrer encore une fois la vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine sous le leadership pondéré et clairvoyant du Souverain", a souligné dans une déclaration à la MAP Dov S. Zakheim, ancien sous-secrétaire d'Etat américain à la Défense de 2001 à 2004.

Cet ancien haut responsable US a mis en avant, en outre, les réformes substantielles mises en œuvre et qui ont touché les différentes composantes de la société marocaine, notant que la vision de Sa Majesté le Roi a placé le Royaume dans le giron des pays émergents.

Pour Jordan Paul, spécialiste des affaires législatives au Congrès US, ces élections communales et régionales constituent "une étape décisive dans le processus irréversible de démocratisation et de réformes au Maroc".

"Le prochain scrutin se veut aussi une nouvelle étape dans le processus abouti de consolidation des institutions démocratiques, à travers la décentralisation des pouvoirs et la responsabilisation des élus locaux dans le cadre de la reddition des comptes", a expliqué M. Paul.

Il a, dans ce contexte, mis en avant la "vigueur et le dynamisme de la démocratie marocaine qui repose sur les vertus cardinales de la complémentarité et des équilibres inter-régionaux, dans le cadre de l'unité et de l'intégrité territoriale".

Dans le discours à la Nation, à l'occasion du 62-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait "expliqué les enjeux, les choix et les possibilités et mis en exergue l'importance de ce scrutin", a rappelé M. Paul, en soulignant qu'il s'agit pour les citoyens marocains d'élire des représentants responsables en étant pleinement conscients de la valeur de leur bulletin de vote.

 

Les Marocains se sont encore une fois donné rendez-vous avec une échéance électorale décisive dans le processus d'édification de la démocratie marocaine, dans un contexte national marqué par une prise de conscience de la collectivité nationale quant à l'impératif citoyen de consolider les institutions démocratiques du pays.

-Par Fouad ARIF-

(MAP-02/09/2015)

Le scrutin du 4 septembre : La présence de jeunes candidats devrait contribuer au renouvellement de l'élite politique et partisane

La présence d'un nombre important de jeunes aux élections générales communales et régionales du 4 septembre devrait contribuer au renouvellement de l'élite politique et partisane dans la région de Tanger-Tétouan, a souligné le chercheur en droit constitutionnel, Said Ouâla.

Dans une déclaration à la MAP, il a estimé que la candidature de jeunes au niveau de la région de Tanger-Tétouan, avec une part oscillant entre 40 pc et 70 pc selon les listes des partis en lice, constitue "un indicateur politique et social distingué qui a une valeur politique symbolique importante", à même de contribuer au renouvellement de la structure des élites politiques dans la région et à l'évolution du paysage et de la pratique politique.

A cet égard, M. Ouâla a assuré que la présence importante de jeunes sur la scène politique peut avoir un impact positif sur le renouvellement du discours politique des partis politiques, dans un contexte marqué par la régression du taux d'analphabétisme et l'augmentation du nombre de diplômés.

Le chercheur a, dans ce sens, considéré que la présentation par des jeunes de leur candidature aux élections ne doit pas être perçue comme "un luxe électoral", une manière pour "faire briller l'image du parti" ou encore un moyen pour gagner les voix de jeunes, d'autant plus que cette frange de la population s'accapare la part de lion de l'électorat, mais plutôt comme une "nécessité historique et socio-culturelle et une garantie pour la poursuite de l'organisation politique et de la force du discours politique".

Il a ainsi précisé que l'histoire de l'action politique au Maroc confirme le contraire de ce que certains annoncent sur le retard des partis à donner la possibilité aux jeunes de participer à l'action partisane, en témoigne que les leaders historiques des partis politiques se sont engagés dans l'action politique depuis leur jeune âge, notant que les organisations partisanes de jeunes avaient depuis des siècles une présence importante dans le paysage politique national.

"Le Maroc n'a jamais connu une abstention des jeunes à l'action partisane, à l'exception de certaines périodes politiques difficiles, qui ont été suivies par la nécessité de miser sur les jeunes pour se porter candidats aux élections, surtout dans le cadre de la nouvelle constitution de 2011 qui soutient les institutions démocratiques", a-t-il poursuivi.

M. Ouâla a ainsi exprimé l'espoir de voir la confiance des partis politiques dans les jeunes se manifester également dans la formation des bureaux des collectivités et du Conseil de la région de Tanger-Tétouan, tout en leur permettant d'occuper des postes de gestion, afin de prouver que le pari porté sur cette frange de population comporte des "dimensions politiques stratégiques et non pas un simple choix électoral conjoncturel".

Il a ainsi souligné que la responsabilisation des jeunes devrait promouvoir l'échange de visions et d'idées entre les générations et développer l'action politique, en capitalisant sur les valeurs de compétence, d'honnêteté et d'intégrité.

 

Le chercheur a appelé les partis politiques à s'ouvrir davantage aux jeunes et à veiller à créer des espaces appropriés, visant à leur permettre de mettre en exergue leurs compétences intellectuelles et politiques, tout en leur faisant bénéficier des sessions de formation, et ce afin de faire de l'intérêt accordé aux jeunes une approche permanente loin des échéances électorales.

Les partis politiques appelés à consolider leurs programmes par des plans d'action réalistes, claires et efficaces

Les partis politiques sont appelés à consolider leurs programmes par des plans d'action réalistes, claires et efficaces devant transcender les promesses électorales vagues, a souligné à Marrakech, l'enseignant des sciences politiques à l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, Mohamed El Ghali.

Le programme reste certes un document essentiel jouant un grand rôle communicatif entre le parti et les citoyens, mais le plus important est de concrétiser ce programme en objectifs réalistes visant la réalisation du développement global, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

Le programme électoral traduit la vision d'un parti dans la gestion des préoccupations et des attentes des populations mais aussi la réponse donnée par ce parti aux attentes à une vie meilleure, a-t-il ajouté.

Et de poursuivre que le programme électoral doit obéir aux principes de "l'ingénierie réaliste", soit des plans d'action claires susceptibles de concilier entre les attentes d'une part et la mobilisation des ressources financières nécessaires d'autre part.

M. El Ghali a par ailleurs souligné que les élections du 04 septembre, premières après l'adoption de la constitution de 2011, constituent une étape importante sur la voie de la formation d'élites politiques capables de gérer la chose publique aux niveaux local, provincial et régional dans le cadre de la démocratie représentative.

Les partis politiques se trouvent dans l'impératif de présenter des candidats compétents, intègres, engagés, impartiaux et capables de relever les conditions des populations et de réaliser le développement escompté, a-t-il ajouté.

Concernant la question du renouvellement des élites, M. El Ghali s'est félicité du pourcentage important annoncé (70 pc), se demandant dans ce cadre, si le renouvellement des élites est basé sur les principes de l'efficacité et de l'efficience et sur la capacité de ces jeunes à s'acquitter de leurs missions au sein des Conseils élus ou à l'inverse, si l'entrée des jeunes est un simple ornement des listes de candidats en l'absence d'une stratégie claire et de programmes réalistes et concrets au sein des partis concernant la production des jeunes, leur encadrement, leur formation et leur accompagnement.

M. El Ghali a en outre noté que les principales attentes des populations consistent en l'amélioration de l'accès aux services de base et de proximité dont l'eau, l'électricité, les routes, le transport, la réalisation du développement durable et intégré au niveau des régions et le développement social au niveau des provinces et des préfectures, outre la sécurité, la quiétude et la dignité dans le cadre des principes de la justice et de l'équité.

Un total de 4.000 candidats et candidates sont en lice pour pourvoir 186 sièges, dont 86 sièges au Conseil communal, au niveau de la préfecture de Marrakech, lors des élections communales du 4 septembre.

En ce qui concerne les élections régionales, 210 candidats et candidates se présenteront à ces élections régionales dans le cadre de 15 listes pour pourvoir 14 sièges réservés à la préfecture de Marrakech sur un total de 75 sièges du conseil de la région Marrakech-Safi.

La préfecture de Marrakech comprend cinq arrondissements, à savoir Ménara, Guéliz, Sidi Youssef Ben Ali, Marrakech-Médina et Ennakhil.

Elections : le rôle crucial des syndicats et des associations de la société civile

De par leurs missions majestueuses d'encadrement et de défense des droits des citoyens, les associations de la société civile et les syndicats jouent un rôle crucial dans la sensibilisation à la nécessité d'asseoir les bases d'une gestion saine des conseils communaux et régionaux.

Une mission qui n'est pas de tout repos pour les associations et syndicats qui se trouvent au coeur de toute stratégie de développement et constituent une charpente indispensable de la gestion locale et régionale, dont les prochaines échéances électorales en font une action des plus décisives pour l'avenir du Maroc, au regard des vastes compétences dévolues aux Conseils des régions et aux collectivités locales.

Certes, ces structures œuvrent inlassablement pour convaincre les citoyens à participer au scrutin du 4 septembre, afin d'élire les candidats et candidates qu'ils estiment capables de remplir avec sérieux, abnégation et compétence les missions découlant de la gestion des affaires locales et régionales.

Si les partis politiques arrêtent les programmes qu'ils jugent appropriés pour convaincre les électeurs et remporter le plus grand nombre de siège au titre de cette consultation électorale, les associations et syndicats s'acquittent, pour leur part, d'une mission d'encadrement des citoyens, appelés à mettre leur confiance dans les partis politiques qui présentent des visions et programmes réalistes à même de service les intérêts de la population locale.

''La société civile ambitionne toujours de sensibiliser les électeurs, les candidats et les acteurs politiques à la philosophie même des élections qui doivent garantir la libre expression de la volonté des électeurs'', a déclaré le président du mouvement ''Damir'', Salah El Ouadie.

Il a à cet égard rappelé que des associations féministes, culturelles et de droits de l'Homme, dont ''Damir'', avaient rendu public un communiqué dans lequel elles invitent les citoyens, notamment les jeunes, à s'inscrire sur les listes électorales et à aller voter massivement le 4 septembre pour élire des candidats connus pour leur honnêteté et droiture.

Après avoir mis l'accent sur le rôle axial de la société civile dans le processus électoral, M. Ouadie a souligné que la société civile - qui ne supporte pas en tout cas une partie contre une autre- est appelé à assurer ne serait-ce qu'un minimum de crédibilité de l'opération électorale.

Pour sa part, le président du Centre marocain pour l'éducation civique, Larbi Imad, a indiqué que la société civile - qui mène un travail en profondeur à longueur d'année - exhorte toujours les citoyens à la participation politique consciencieuse.

Il a, dans une déclaration similaire, précisé que les programmes et activités des associations s'inscrivent dans cette optique, ajoutant que les associations de la société civile appellent notamment les jeunes et les femmes à participer à toutes les échéances électorales que ce soit en tant qu'électeur ou candidat.

M. Imad a, dans ce cadre, rappelé les différentes réunions et séminaires que le Centre marocain pour l'éducation civique avait organisés dans l'objectif de consacrer le principe de leadership et les valeurs de citoyenneté et d'éducation civique.

Pour mémoire, l'Association Achoula pour l'éducation et la culture avait appelé, dans un mémorandum adressé aux instances politiques à l'occasion des élections, l'ensemble de la jeunesse marocaine et tous les citoyens et citoyennes à participer de manière ''responsable'' et ''intègre'' au scrutin du 4 septembre pour élire les candidats les plus ''aptes'' et ''couper court avec la corruption et les corrompus''.

Elle a également mis l'accent sur l'importance d'une implication efficace et efficiente dans le processus de l'édification démocratique aux niveaux local, régional et national, soulignant que la réalisation du développement global passe impérativement par la consécration d'une véritable démocratie.

Et la sphère syndicale n'est pas en reste. En effet, l'Organisation démocratique de travail (ODT) a publié un communiqué dans lequel elle a exhorté les militants et militantes à s'impliquer davantage dans ces élections. Elle a, à cet égard, appelé à la mobilisation et à la sensibilisation des citoyens lors de ces élections, sachant que le citoyen constitue la pierre angulaire dans le processus de développement global, estimant que la participation massive des électeurs placera le citoyen dans la sphère de la prise de décision voire même au cœur du combat pour le changement, la réforme, le développement et la stabilité sociétale.

Il va sans dire que les associations de la société civile et les syndicats ont toujours œuvré à faire entendre leurs voix lors des grands rendez-vous nationaux, que ce soit à travers leurs activités et programmes ou leur force de proposition, s'inscrivant ainsi dans le droit fil de leurs nouveaux rôles dûment définis par la Constitution de 2011. 

Certes, le rôle de ses structures demeure crucial et décisif dans l'opération électorale, aussi bien à travers la mobilisation des citoyens que sur le plan de l'observation de cette consultation qui placera l'élu au centre de ''la nouvelle révolution'' que le Maroc est en passe d'entamer, en l'occurrence la mise en œuvre de la régionalisation avancée, véritable pilier du Maroc de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la solidarité inter-catégorielle.

-Par Abdellatif Jaafari-

(MAP-01/09/2015)

Elections communales et régionales: Seule la CIN sera valide pour le scrutin du 04 septembre

Seule la carte d'identité nationale (CIN) sera valide pour le scrutin du 04 septembre en vue de renforcer la transparence de cette opération électorale, a annoncé lundi le ministre de l'intérieur dans un communiqué.

"A l'occasion des élections communales et régionales prévues le 04 septembre, le ministre de l'Intérieur informe l'ensemble des électeurs et électrices inscrits sur les listes électorales générales, que la carte de l'électeur a été annulée, en vertu de la loi, et que le vote sera effectué, le jour du scrutin, uniquement sur la base de la Carte d'Identité Nationale (CIN), et ce pour renforcer davantage la transparence de l'opération électorale", indique le ministre dans son communiqué.

Le ministre de l'intérieur rappelle ainsi les électeurs et les électrices inscrits sur les listes électorales qu'ils peuvent s'informer sur les bureaux où ils peuvent voter en envoyant un sms gratuit au numéro 2727, accompagné uniquement du numéro de la CIN, en appelant gratuitement le numéro vert 2727ou en téléchargeant l'application MonBV sur le téléphone portable.

Les électeurs et électrices peuvent aussi s'informer sur les bureaux de vote qui leur sont consacrés en s'adressant aux bureaux de renseignements mis en place aux niveaux des préfectures, provinces et des autorités administratives locales proches de leur lieu de résidence, ajoute le communiqué.

Les élections du 4 septembre, une nouvelle marque de la vitalité démocratique du Maroc

Les élections communales du 4 septembre constituent une nouvelle marque de la vitalité démocratique que connait le Maroc aujourd'hui, a affirmé Ahmed Al Khannouss, député au parlement de la région de Bruxelles-Capitale.

"Les élections communales constituent, avec toutes les réformes institutionnelles engagées et la participation d'une multitude de partis politiques toutes tendances confondues, une nouvelle marque de la vitalité démocratique que vit le Maroc", a souligné ce député d'origine marocaine, également 1er échevin (adjoint au Maire) de la commune bruxelloise de Molenkeek-Saint-Jean, qui connait une forte concentration de la communauté marocaine.

Il a exprimé son admiration pour l'évolution que connait le Maroc qui a su gérer de manière sereine et clairvoyante les conséquences du printemps arabe, en adoptant des réformes institutionnelles importantes.

"Il faut préserver cette stabilité que certains tentent d'ébranler en voulant donner des leçons de démocratie", a-t-il averti.

Le jeune député marocain s'est également félicité de l'enthousiasme rencontré chez les populations pour choisir leurs représentants communaux.

"J'étais récemment au Maroc et j'ai constaté de visu cette soif chez les populations à avoir des responsables au niveau local qui soient compétents et capables de répondre à leurs besoins", a-t-il affirmé dans un entretien à la MAP. 

Ce besoin, a-t-il ajouté, est à inscrire dans l'évolution de la société marocaine, se félicitant de cette prise de conscience chez les citoyens pour un nouveau mode de gouvernance mené par des élus à la hauteur de leurs ambitions.

Evoquant la participation de la communauté marocaine à ces échéances, M. Al Khannouss a rappelé qu'il s'agit d'une question qui revient à l'occasion de chaque consultation électorale au Maroc et à laquelle il faut trouver une solution dans le cadre des mécanismes institutionnels en place.

"Il faut laisser le libre choix au citoyen marocain qui veut jouer un rôle dans son pays d'origine de pouvoir s'engager pleinement au même titre que ses compatriotes vivant au Maroc avec les mêmes droits et les mêmes devoirs", a-t-il estimé, d'autant plus, a ajouté le député belgo-marocain, "qu'il est fondamental de pouvoir garder un lien avec le pays d'origine".

"Si certains gardent le lien avec le Maroc en visitant leurs familles chaque année, d'autres décident d'investir dans l'économie de leur pays d'origine, alors que d'autres veulent pouvoir jouer un rôle dans les institutions représentatives de leur pays", a-t-il affirmé.

Abordant, par ailleurs, la coopération avec les communes marocaines dans le cadre d'un échange d'expériences et la formation, le député belgo-marocain a estimé qu'elle est importante dans les deux sens.

"Il ne faut pas croire que les pays occidentaux ont une leçon de morale ou de bonnes pratiques à exporter. Il faut avoir des échanges enrichissants pour les deux parties", a-t-il relevé. Et d'ajouter que le Maroc a beaucoup de choses à apporter à la Belgique dans certains domaines, donnant comme exemple l'expérience des guichets uniques en matière d'investissement.

Parlant de son expérience dans la vie politique belge, le député d'origine marocaine a reconnu que "ce n'est pas un long fleuve tranquille", soulignant qu'il se bat pour un projet : celui de voir l'origine, la religion et l'apparence ne plus constituer un frein à l'épanouissement de ses concitoyens en Belgique.

La présence de jeunes candidates aux élections du 4 septembre est porteuse d'une nouvelle dynamique à l'action politique

La présence de jeunes femmes candidates aux élections communales et régionales du 4 septembre est porteuse d'une nouvelle dynamique à l'action politique marocaine, a souligné lundi à Casablanca, Mme Simone Susskind, députée au parlement de la région de Bruxelles-capitale.

Mme Susskind qui s'exprimait lors d'une conférence de presse au siège de l'Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM-Casablanca) a précisé que ses rencontres avec plusieurs jeunes femmes candidates dans différentes villes du Maroc dans le cadre du projet belge "Femmes Leaders de Demain'' lui a permis d'évaluer les conditions dans lesquelles elles mènent leur campagne électorale et de constater leur détermination à réussir les enjeux ces élections.

Mme Susskind a exprimé, par la même occasion, sa satisfaction de sa participation à côté d'autres élues belges dans le projet "Femmes Leaders de Demain'' qui vise à coacher un ensemble de candidates marocaines pour mieux préparer leur campagne et parvenir à faire entendre leur voix au sein de leur communes.

Elle a toutefois relevé que malgré l'existence d'un quota important pour les femmes pour accéder aux conseils communaux et régionaux, il reste beaucoup à faire pour faire évoluer les mentalités, notamment en monde rural.

Mme Susskind a insisté sur l'importance de poursuivre le projet '' Femmes Leaders de Demain'' qui prévoit d'inviter à Bruxelles les heureuses candidates à ces élections et leur offrir l'opportunité de s'enquérir de l'expérience belge dans la gestion communale.

De son côté, Mme Khadija Rabbah, coordinatrice du Mouvement pour la démocratie paritaire, a indiqué que la visite d'élues belges pour accompagner de jeunes candidates marocaines aux élections du 4 septembre dans différentes villes du Royaume offre l'opportunité d'évaluer la campagne électorale et de comparer l'expérience des deux pays dans la gestion des affaires locales et régionales.

Elle a ajouté que ce projet permet d'aider les candidates à intégrer les méthodes modernes dans la gestion de leur campagne et de s'affranchir des limites des méthodes traditionnelles.

Sept élues belges de la Région de Bruxelles-Capitale effectuent, du 26 août au 1er septembre, une visite dans différentes villes du Maroc pour accompagner de jeunes femmes marocaines candidates aux élections du 4 septembre.

La délégation belge est composée de Marie Arena, députée européenne, conseillère communale à Forest et membre du Parti Socialiste (PS), Mariam El Hamidine, échevine (adjointe au maire) à Forest et membre du parti Ecolo, Nadia El Yousfi, conseillère communale à Forest et députée bruxelloise (PS), Zoé Genot, conseillère communale à Saint-Josse et députée bruxelloise (Ecolo), Véronique Jamoulle, conseillère communale à Auderghem et députée bruxelloise (PS), Fatiha Saïdi, échevine à Evere (PS), et Simone Susskind, députée bruxelloise (PS) à l'initiative de ce projet.

Elections communales et régionales: "Bla Bia? Yallah Nssawtou", le titre d'une vidéo sur Youtube incitant les jeunes à voter

"Bla Bia (sans moi) ? Yallah Nssawtou? (allons voter)" est le titre d'une vidéo conçue par un mouvement associatif et des adeptes de la moto pour inciter les jeunes à se rendre aux urnes lors des élections régionales et communales prévues le 4 septembre prochain. 

"Pour la première fois des jeunes engagés dans le mouvement associatif et des adeptes de la moto, membres d'un club de motards marocain, ont décidé d'unir leurs efforts pour envoyer un message fort et novateur en direction de la jeunesse", signalent les initiateurs de ce "vot'mob". 

Tournée à Casablanca, cette capsule de 1:52 mn, postée sur Youtube, s'ouvre sur des jeunes répartis en deux groupes arborant chacun une pancarte où l'on voit clairement, sur un fond musical assez évocateur, les slogans "Je vote" et "Je ne vote pas". 

La vidéo, réalisée et montée par Mohamed Kostas, montre le cheminement ferme et déterminé d'un groupe de motards qui, arrivés à hauteur des pancartes, affichent leurs préférences. 

Les adeptes du vote, de loin les plus nombreux, montrent ostensiblement des bannières où l'on peut lire, entre autres, "Moi aussi", "Pour ma ville", "Pour mon quartier", "Jeunesse, réveille-toi !" ou encore, en dialecte marocain, "Chabab Fiqo" et "Yallah Nssawtou". 

"Convaincre les jeunes d'aller voter n'est pas chose facile, tant de facteurs ont participé et participent encore à les en dissuader. Pourtant, peu à peu, l'idée fait son chemin et de plus en plus de jeunes prennent conscience de l'importance de l'enjeu et du rôle qu'ils ont à jouer", soulignent les concepteurs de la vidéo. 

Pour ce faire, la moto symbole de liberté, le motard symbole d'indépendance, voire d'esprit rebelle, et le jeune militant associatif symbole d'engagement, se sont réunis autour de ce vot'mob pour montrer qu'il était possible de s'unir dans la diversité "pour répondre à l'enjeu crucial que représente le choix des hommes et des femmes appelés à gérer demain, nos villes, nos quartiers et nos régions", précise-t-on. 

Conçu avec la participation des associations "Marocain Pluriel", "Droit de Cité", "Marocains Pluriels Juniors" et le rider club : "Fear The Beard", le vot'mob se termine par une citation du discours royal prononcé à l'occasion du 62-ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple: "Aux citoyens, Je dis ceci : le vote est un droit et un devoir national. C'est une lourde charge qu'il vous incombe d'assumer. C'est un moyen que vous détenez entre les mains pour modifier la méthode de gestion quotidienne de vos affaires, ou de maintenir et consacrer la situation déjà en place, bonne ou mauvaise". 

Une batterie de garde-fous pour des élections sans fraude

Le législateur marocain a confié aux magistrats un rôle fondamental dans le suivi des élections et leur déroulement sans fraude, à commencer par la révision des listes électorales, le règlement des contentieux, le décompte des voix et enfin la répression des fraudes. 

Dans son guide sur les élections 2015 relatives aux conseils régionaux, communaux, préfectoraux, provinciaux, ainsi que les conseils des Chambres professionnelles et de la Chambre des conseillers, le ministère de la justice et des libertés réserve une place importante aux juges pour veiller au bon déroulement des prochaines échéances électorales, à l'abri des fraudes et des manœuvres pouvant entacher leur crédibilité.

Ainsi, les réclamations concernant l'élection des membres de la Chambre des conseillers, des conseils communaux et des Chambres professionnelles sont de plusieurs types, à savoir l'inscription ou la radiation des listes électorales générales, le rejet des candidatures. Elles peuvent aussi être introduites pour contester les résultats des élections. 

S'agissant de l'inscription et de la radiation des listes électorales générales et celles concernant la candidature des membres des conseils des collectivités territoriales, le guide indique que cette procédure est du ressort des tribunaux administratifs et, à défaut, du tribunal de première instance et ce, dans un souci de proximité pour les requérants en raison des délais très courts prévus pour le dépôt des requêtes. Ce qui n'est pas le cas pour les réclamations relatives à l'opération électorale, lesquelles sont exclusivement du ressort des tribunaux administratifs, alors que la loi organique 28/11 prévoit des dispositions en la matière pour les membres de la Chambre des conseillers.

Toujours dans le registre des réclamations concernant l'inscription et la radiation des listes électorales générales, le guide indique que la loi stipule que l'électeur doit être inscrit dans les listes dont la consultation permet de savoir si ce dernier remplit effectivement les conditions prévues dans les articles 4-5-6-7-8 de la loi 57/11 relative aux listes électorales générales, les consultations référendaires, ainsi que l'utilisation des médias audio-visuels publics dans les campagnes électorales et référendaires. 

Le guide définit aussi le cadre juridique régissant la révision exceptionnelle des listes électorales et les organes habilités à veiller à l'opération, tout en précisant les procédures et les conditions d'inscription ou de réinscription, y compris pour les Marocains résidant à l'étranger. 

Concernant les cas de radiation des listes électorales générales, le guide note qu'ils s'inscrivent dans le cadre des prérogatives accordées aux commissions administratives, soit à son initiative ou sur la base des remarques formulées par les candidats têtes de liste. Le guide précise également les garanties prévues en la matière et autres procédures inhérentes aux réunions et aux délibérations des commissions administratives, au bouclage de la liste électorale, à l'élaboration de la liste électorale révisée et son dépôt avec les réclamations au tribunal administratif, ou encore la remise en cause des décisions des commissions administratives.

Outre les principes généraux relatifs à l'inscription et à la radiation des listes électorales, le guide évoque la réglementation régissant l'élection des membres des Chambres professionnelles qui comprend, entre autres, les conditions d'inscription dans les listes électorales et les catégories de personnes qui n'ont pas le droit de s'y inscrire.

Le guide énumère les conditions d'inscription dans les listes électorales réservées aux Chambres professionnelles, ainsi que les procédures régissant l'opération en ce qui concerne l'examen des demandes d'inscription, la radiation, la correction des erreurs, l'élaboration des listes révisées, la remise en cause des décisions des commissions administratives ou encore le bouclage des listes électorales définitives pour chacune des Chambres professionnelles.

Le document précise les fondements juridiques des réclamations relatives au rejet des candidatures pour les membres des conseils des collectivités territoriales, des conseils régionaux, préfectoraux, provinciaux, communaux et des arrondissements, ainsi que les membres de la Chambre des conseillers, tout en définissant les conditions d'éligibilité. 

Ce guide de vulgarisation, conçu de manière à permettre une compréhension aisée des procédures juridiques, réserve aussi un chapitre aux explications relatives au mode de scrutin, au décompte des voix et à l'annonce des résultats, tout en énumérant les principes généraux régissant les élections des membres des collectivités locales, des Chambres professionnelles, ainsi que de la Chambre des conseillers. 

Dans une préface, le ministre de la Justice et des libertés, Musptaha Ramid, souligne que son département n'est pas à son coup d'essai, puisque ce guide est édité à l'occasion de chaque échéance électorale pour en assurer l'accompagnement, comme c'est le cas aujourd'hui pour les prochaines élections communales et régionales. 

Et d'ajouter que la démocratie suppose des élections transparentes, à égales chances et sans fraude, ni manipulation et ce, pour refléter fidèlement les aspirations de la société. 

Gouvernance locale: l'accessibilité des personnes en situation de handicap, encore tant à faire pour les partis politiques

En décortiquant les programmes électoraux présentés par les partis politiques dans le cadre de leur campagne pour le scrutin du 4 septembre, l'accessibilité des personnes en situation de handicap est à peine effleurée par quelques formations politiques sensibles à cette question.

Pourtant, en termes de gouvernance locale et de politique de proximité, l'accessibilité des personnes handicapées (1,53 million selon le dernier recensement) est une question à faire entrer en ligne de compte dans toute démarche démocratique. D'ailleurs, la Constitution bannit toute discrimination à l'encontre de quiconque, en raison notamment du handicap.

De l'avis du journaliste Rachid Sebbahi, qui s'est beaucoup intéressé à cette problématique, "l'accessibilité des personnes en situation de handicap pose un sérieux problème au Maroc, en dépit de la présence de textes réglementaires qui fixent la nature des accessibilités et le rôle des institutions dans la mise à disposition de moyens permettant l'accessibilité aux lieux publics, notamment en ce qui concerne les bâtiments modernisés", se référant à la loi sur les accessibilités de 2003 qui, selon lui, doit être revisitée.

Cette frange sociale, en particulier les handicapés physiques, souffre en effet de problèmes d'accessibilité aux lieux publics, à la voirie et aux moyens de transport en raison de plusieurs obstacles empêchant son autonomie: "beaucoup d'escaliers et une absence de cheminements adaptés et réservés aux fauteuils roulants, surtout au niveau des bus et des trains", a regretté ce non-voyant dans un entretien à la MAP, en pointant du doigt des promesses qui n'ont pas vu le jour dans certaines communes durant les expériences précédentes.

Il a aussi souligné que l'accessibilité est "loin d'être acquise" avec d'immenses disparités sur tout le territoire, surtout au niveau des petites communes ayant des difficultés à mobiliser d'importantes ressources humaines et financières. Combien d'édifices officiels ou de gares routières encore insuffisamment, voire pas du tout, accessibles ? Un tour dans plusieurs villes nous met face au grand désintérêt vis-à-vis de cette catégorie fragile de la population marocaine. Du trottoir bien fortifié en béton au bus avec des marches très hautes. Jusque-là, le quotidien de ces personnes est un parcours du combattant.

Premier lieu concret d'exercice de la citoyenneté, c'est au sein de la commune qu'une société accessible et ouverte à tous doit naître. Voilà maintenant que la population doit aussi s'interroger sur la place que les candidats aux prochaines élections communales et régionales comptent accorder aux centaines de milliers de Marocains en situation de handicap moteur.

Certains partis politiques, tant de la majorité que de l'opposition, prévoient déjà dans leurs programmes électoraux un volet relatif à l'accessibilité des personnes en situation de handicap ou à besoins spécifiques.

Pour le Parti de l'Istiqlal (PI), il est nécessaire de mettre en place une accessibilité consacrée aux personnes à besoins spécifiques au niveau des bus, des trottoirs, des parkings et des différents services publics locaux.

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) s'engage, de son côté, à généraliser l'accessibilité aux personnes en situation de handicap et à rendre obligatoire l'introduction de cette donne selon les normes de la politique foncière au niveau de toutes les constructions, en particulier dans les centres urbains.

L'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) se déclare aussi en faveur de la protection de cette frange sociale. Le parti envisage d'installer des structures et des réseaux de proximité et propose d'ériger cette protection en tant que prérogative propre aux collectivités locales, à l'aide de ses propres fonds et avec la participation active des secteurs publics et de tous les acteurs sociaux concernés.

Quant au parti de la Justice et du Développement (PJD), il s'intéresse aux questions de l'accessibilité, de la voirie et du transport public et à l'intégration des différentes catégories sociales, à travers le renforcement et la préservation des infrastructures routières, la réfection des chaussées et la facilitation de l'accessibilité aux principaux axes routiers, ainsi que la mise en place d'un système de signalisation horizontale et verticale. Le parti de la lampe prévoit également de diversifier et d'améliorer les services de transport public et de moderniser les services des gares routières.

Les prochaines années seront donc cruciales pour que l'accessibilité des personnes handicapées trouve une pleine et entière concrétisation. La volonté politique doit en revanche être de mise pour trancher sur les priorités régissant la gouvernance locale, ce qui nécessite une mobilisation honnête de l'ensemble des citoyens pour opérer des choix en faveur de candidats compétents et de programmes judicieux.

-Wahiba Rabhi-

(MAP-31/08/2015)

Le renouvèlement de l'élite politique locale à même de contribuer à l'amélioration du rendement des conseils élus

Le renouvèlement de l'élite politique locale peut contribuer à l'amélioration du rendement des conseils élus et à favoriser la réconciliation entre le citoyen, la politique et les élections, a souligné Driss Lagrini, professeur de droit public à la Faculté des sciences juridiques, économique et sociales, relavant de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech.

Renouveler ces élites est de nature également à renforcer la conviction des citoyens quant à l'importance d'adhérer aux partis politiques, a-t-il ajouté dans un entretien à la MAP, estimant que relever les différents défis de la régionalisation passe nécessairement par la participation d'une élite locale compétente qui représente réellement les électeurs.

M. Lagrini a relevé que la question du renouvèlement de l'élite politique est tributaire aussi de plusieurs facteurs relatifs notamment au mode de scrutin et à l'implication des autorités en matière de préparation des conditions garantissant l'égalité des chances entre les candidats, ajoutant qu'il s'agit d'une tâche qui incombe en premier lieux aux partis politiques.

"Ce n'est plus un secret la course de plusieurs partis pour attirer les notables lors de la période des élections, en leur donnant des accréditations de dernière minute", a-t-il poursuivi, précisant que de nombreuses formations politiques ont recours à diverses excuses et prétextes menant à produire les mêmes élites, notamment la contrainte du temps, les enjeux conjoncturels, l'expérience et la compétence ou la "légitimité historique". 

Ce discours, a estimé M. Lagrini, est contradictoire par rapport aux rôles supposés des partis politiques en tant que structures de consécration de la pratique démocratique et de renouvèlement des élites.

Evoquant le défi de la participation électorale, M. Lagrini a relevé que les études, recherches et expériences sur le terrain montrent que la marge de recours à la corruption et à d'autres moyens de pression illégaux est toujours réduite lorsque le taux de participation est élevé, ajoutant que les mesures légales et préventives et les efforts des formations politiques en matière de lutte contre la fraude électorale demeurent sans importance en cas de faible participation.

Il a fait observer, dans le même sens, que faire face à la désaffection des électeurs requiert le traitement des causes de ce phénomène et de déployer des efforts effectives visant à redonner confiance aux citoyens, ainsi que de favoriser la réconciliation entre le citoyen, la politique et les élections, estimant qu'il s'agit d'une responsabilité partagée notamment entre l'Etat et les partis.

S'agissant de la transparence et la régularité des élections, M. Lagrini a attiré l'attention sur une "grande contradiction" dans le comportement des partis politiques, qui mettent tous la lutte contre la corruption à la tête de leur priorités et slogans politiques, mais dont certains gèrent leurs finances dans une grande opacité, comme l'ont révélé les rapports de la Cour des comptes, au moment où certains n'hésitent pas à donner des accréditations à des personnes sur lesquelles pèsent des soupçons de corruption pour les représenter dans les conseils élus aux niveau local et national.

Faire preuve de rigueur dans le traitement des cas de corruption sera un facteur de soutien à la participation électorale et un premier pas pour dépasser plusieurs problématiques en matière de gestion de la chose locale, a-t-il encore souligné.

M. Lagrini a insisté sur le fait que les prochaines élections régionales et communales revêtent une grande importance, étant donné qu'il s'agit des premières échéances électorales du genre après la Constitution de 2011 qui est venue consolider le choix régional du Maroc et accorder aux conseils locaux élus plusieurs prérogatives. 

Ces scrutins, a-t-il conclu, interviennent suite à la promulgation de plusieurs lois imposées par les nouveautés apportées par la Constitution qui a ouvert de larges perspectives devant la mise en œuvre d'une régionalisation avancée, à travers 12 régions dont les conseils jouissent de prérogatives administratives et financières importantes.

-Jaouad Karbi-

Le vote de conviction, un facteur essentiel pour l'émergence d'élites locales capables de promouvoir les régions et les collectivités

Le vote de conviction, fondé sur la confiance quant aux qualités personnelles des candidats et la pertinence de leurs programmes, est un facteur essentiel pour voir émerger des élites locales capables de promouvoir les régions et les collectivités locales.

Bien connaitre les programmes des partis pour les élections régionales et communales du 4 septembre prochain et bien évaluer les qualités des candidats sont, dans ce sens, des conditions nécessaires pour porter aux affaires locales les personnes à même de faire bon usage des nouvelles prérogatives des régions et collectivités territoriales, en vue de réaliser le développement local autant sur le plan humain que territorial.

Les élections sont un mécanisme idéal pour contrôler l'action des élus, offrant l'occasion de maintenir les élites qui ont fait leurs preuves en tant que serviteurs intègres des intérêts de la Nation et des citoyens, ou, au contraire, de sanctionner ceux qui ont utilisé leurs responsabilités d'élus pour servir leurs propres intérêts et s'enrichir illégitimement.

Par ailleurs, les associations et ONGs ont la responsabilité de contribuer à mettre en échec toutes les tentatives de manipulation de la volonté des électeurs et électrices, en les incitant à participer massivement aux élections et en les sensibilisant contre les tentatives d'achat de leurs voix ou toute forme de pression matérielle ou morale à même d'altérer la liberté de leur choix le jour du scrutin.

Les citoyens ont également une part importante de responsabilité en vue de réaliser le changement escompté. Dans cette perspective, il est clair que les postures de boycott ou de neutralité vis-à-vis du scrutin ne feront que faciliter la tâche aux corrompus.

Le véritable changement nécessite l'adhésion positive au processus démocratique à travers la participation massive aux élections et le bon choix des candidats. D'autant plus que le scrutin du 4 septembre permettra, pour la première fois, l'élection au suffrage universel des membres des conseils des régions, ce qui constitue un véritable pouvoir dans les mains des citoyens qui doit être utilisé à bon escient.

A cet égard, SM le Roi Mohammed VI a adressé, dans Son discours à l'occasion du 62ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, un message claire aux citoyens. "Le vote est un droit et un devoir national. C'est une lourde charge qu'il vous incombe d'assumer. C'est un moyen que vous détenez entre les mains pour modifier la méthode de gestion quotidienne de vos affaires, ou de maintenir et consacrer la situation déjà en place, bonne ou mauvaise", a dit le Souverain.

"Vous devez savoir que l'élection au suffrage direct du président et des membres du Conseil de la Région vous confère un pouvoir décisionnel dans le choix de votre représentant. Vous devez vous en remettre à votre conscience et faire le bon choix. Car vous n'aurez pas le droit, demain, de vous plaindre de la mauvaise gestion ou de la faiblesse des prestations qui vous seront fournies", a ajouté SM le Roi.

 

Les élections sont donc une occasion pour les citoyens d'exercer le pouvoir et d'exprimer librement leur volonté, avec pour objectif de mettre en place des conseils régionaux et communaux dotés de compétences humaines à même de relever les défis du développement, de la régionalisation avancée et de la décentralisation au Maroc.

(MAP-30/08/2015)