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Jeudi 8 Février 2018

24ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) à Casablanca

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24ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) à Casablanca

Tombé de rideau sur la 24è édition du Salon International de l'Edition et du Livre

La 24è édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), organisée du 8 au 18 février, a pris fin dimanche concluant la participation de plus de 700 exposants venus de 45 pays arabes, africains, européens et américains.

SAR le Prince héritier Moulay El Hassan avait présidé l'ouverture de cette manifestation internationale qui a connu l'organisation de nombreuses conférences, ateliers culturels et lectures poétiques.

Cette édition a été marquée par le choix de la République Arabe d'Égypte comme invitée d’honneur en célébration des liens historiques et culturels qui unissent le Maroc à ce pays dont la civilisation est profondément ancrée dans l’Histoire. L'Egypte a eu droit un stand spécial au sein du salon avec la participation de personnalités importantes du champ culturel, artistique et médiatique.

Le Salon a également connu la remise des prix aux lauréats de la 4è édition du Prix national de lecture initié par le Réseau de lecture au Maroc, en plus de l'hommage rendu au poète touareg Khawad, vainqueur du Prix international de poésie Argana décerné par la Maison de la poésie au Maroc.

Le prix Ibn Batouta de la littérature de voyage 2017 - 2018, organisé par le centre arabe de la littérature géographique en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication, dont 7 des 12 lauréats sont marocains, a également été décerné lors de cette édition.

Les enfants ont eu droit à une attention particulière lors de cette édition puisqu'un espace, animé par une pléiade d'artistes marocains et arabes dont Mohamed Eljam et l'actrice égyptienne Yousra, leur a été spécialement dédié, en plus des visites organisées par les écoles de différentes villes du Royaume dans le but de rapprocher les enfants du monde du livre et de les sensibiliser à son importance.

Le programme culturel de cette 24è édition du SIEL à Casablanca, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a vu la participation de 350 chercheurs et artistes du Maroc et d'ailleurs, qui ont encadré et animé une moyenne de 14 événements par jour.

(MAP 18/02/2018)

Conférence sur la relation entre la littérature et la photographie

La salle "Al Qods" au Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) à Casablanca, a abrité jeudi une conférence scientifique dédiée à l'exploration de la relation entre la littérature et la photographie.

Intervenant à cette occasion, le chercheur et photographe, Jaâfar Akil, a indiqué que les mutations qu'a connu la mouvance littéraire au Maroc durant les 30 dernières années l'ont poussé à s'ouvrir sur d'autres arts visuels dont la photographie, bien qu'historiquement, la relation entre les deux est née en France dès la fin du 19è siècle.

S'agissant du lien entre les écrivains marocains et la photo, le chercheur a évoqué les exemples de Abdelkrim Khtibi dans "la trilogie de Rabat", de Mahmoud Abdelghani dans "La dernière offrande" et de Hassan Nejmi dans "Gertrude".

A cet égard, M. Akil a fait savoir que la photographie est fortement présente dans "Gertrude", notamment l'album photographique et le portrait qui relate une part importante de la personnalité du personnage principal, soulignant que Nejmi s'est défait de l'écriture classique pour s'ouvrir à de nouveaux modes d'expression.

De son côté, le chercheur et critique Driss Elquerri a estimé, contrairement à Akil, que la relation entre la littérature et la photographie est superficielle, précisant que la photographie est la pierre angulaire du langage visuel quand il s'agit de la formation d'opinions.

La relation entre ces deux arts n'est pas suffisamment développée pour parler d'une fusion entre la culture national linguistique et celle de la photo moderne, a poursuivi le critique, notant que cette dernière participe désormais à l'orientation de l'opinion publique et au changement des mentalités.

M. Elquerri a appelé à "intégrer la photo dans notre culture de gestion ainsi que dans l'encadrement de la société en vue de créer les bases solides d'un projet social moderne" compte tenu de son rôle d'outil permettant l'orientation et favorisant le développement.

La 24è édition du SIEL, qui se poursuit jusqu'au 18 février à la Foire Internationale de Casablanca, est placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Cet événement est organisé par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l'Agence marocaine pour le développement des investissements et des exportations.

(MAP 15/02/2018)

Le roman, un miroir qui reflète la civilisation et le développement des peuples (conférence)

Le roman est un miroir qui reflète la civilisation et le développement des peuples, ont estimé, mardi à Casablanca, les participants à une conférence organisée en marge de la 24ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL).

Lors de cette conférence-débat sur l'expérience romancière en Egypte et au Maroc, les participants ont noté l'existence d'un dialogue implicite entre les romanciers et les nouvellistes comparable à un métissage qui incarne les spécificités de l'Homme et du roman arabes.

Le roman, qui se veut la voix/voie d'expression de l'individu dans le monde, notamment depuis le 18è siècle et les révolutions européennes, s'intéresse explicitement aux relations entre l'individu et la société et relations tierces, ont-ils souligné.

S'agissant de la relation entre la littérature marocaine et égyptienne dans son volet lié au roman, les conférenciers ont relevé que la production égyptienne s'est distinguée dans le monde arabe et a pris, à l'instar du roman syrien et irakien, de l'ampleur, contrairement au roman marocain qui reste relativement jeune.

Les générations d'auteurs se renouvellent continuellement en Égypte, ce qui permet d'ancrer la pratique littéraire bien que ces auteurs n'arrivent pas toujours à percer au niveau du monde arabe, ont-t-ils indiqué, relevant un climat favorable à la production littéraire en Égypte tant au niveau des maisons d'édition qu'au niveau des manifestations culturelles.

En ce qui concerne l'expérience marocaine, dont les débuts remontent à 1947 avec la parution du roman "Az-zaouia" de son auteur Touhami El Ouazzani, ils ont estimé qu'elle a réalisé, durant les 20 dernières années, une avancée remarquable, en particulier au niveau de l'édition et de la distribution.

Par ailleurs, les participants ont estimé que la mondialisation et les progrès technologiques ont fait de la réussite des romans une réalisation tributaire des ventes réalisées nonobstant de la profondeur des sujets traités, appelant à encourager les jeunes à être plus créatifs et sélectifs dans le traitement des sujets.

SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan avait présidé, jeudi à la Foire internationale de Casablanca, l'ouverture de la 24-ème édition du SIEL, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cette 24ème édition (08-18 février), qui accueille l'Égypte en tant qu'invité d'honneur, est organisée par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Agence Marocaine pour le Développement des Investissements et des Exportations.

(MAP 13/02/2018)

La Rentrée littéraire célèbre la parution de plus de 250 ouvrages

La troisième édition de la Rentrée littéraire 2018 a été lancée, lundi soir, à Casablanca, célébrant la parution de plus de 250 ouvrages, en présence d’un parterre de choix et d'un nombre impressionnant d’éditeurs marocains et étrangers.

Initié par la Fondation Attijariwafa Bank et l'Union professionnelle des éditeurs du Maroc, ce rendez-vous culturel, qui se tient en marge de la 24è édition du Salon international du livre et de l'édition (SIEL) de Casablanca, a été l’occasion pour l’assistance de découvrir les dernières nouveautés de l’édition et de s’imprégner des dernières tendances littéraires de l’année 2017.

Cet évènement culturel a été vivement salué par le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed El Aaraj, qui a souligné dans son allocution d’ouverture, que la rentrée littéraire, qui marque depuis trois ans la rencontre des écrivains avec leurs lecteurs, ne cesse d’enrichir le paysage culturel national et d’encourager la lecture et l’édition.

"Le lancement de la rentrée littéraire en marge de la 24è édition du SIEL reflète la dimension exceptionnelle du partenariat fructueux liant le ministère à ses partenaires dans l’objectif d’encourager la lecture et l’édition, la consolidation du dialogue entre les cultures et la diffusion du savoir", a dit M. El Aaraj.

Le ministre a réitéré la détermination de préserver la place de choix qu’occupe le SIEL, non seulement en tant qu’événement culturel annuel, mais aussi en tant que facteur fondamental pour renforcer l’indice de la lecture chez le grand public, particulièrement les jeunes, invitant les acteurs concernés à sensibiliser aux bienfaits de la lecture de manière régulière et à l’importance du livre dans le développement culturel.

Il a, en outre, affirmé que son département continuera la mise en œuvre de son approche participative dans la gestion dossier national de la culture qui, selon lui, touche tous les secteurs et toutes les tranches sociales. 

De son côté, le président directeur général du groupe Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, a fait valoir, dans un mot de bienvenue, que cette cérémonie est l’occasion de rappeler l’importance de soutenir la production intellectuelle sous toutes ses formes, et d’encourager la lecture comme moyen de transmission du savoir, particulièrement auprès de la jeunesse.

"Nous sommes conscients que ce double défi ne peut être relevé sans l’implication effective de toutes les composantes de la société aux côtés des pouvoirs publics, particulièrement le ministère de la Culture et de la Communication", a insisté M. El Kettani.

Cette initiative conjointe de la Fondation Attijariwafa Bank et de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc, qui met à l’honneur le livre et les éditeurs marocains, célèbre cette année plus de 250 nouveaux titres publiés par une vingtaine de maisons d’édition marocaines, s’est-il réjoui, relevant que la forte affluence que connait chaque année le SIEL confirme l’intérêt croissant d’un public qui veut se cultiver. 

Pour sa part, le président de l'Union professionnelle des éditeurs du Maroc, Abdelkader Retnani, a souligné que "cette 3ème édition, riche de ses 250 nouveautés livresques, prouve que nous avons réussi à bâtir ensemble une ossature solide qui reflète l’édition marocaine tant au niveau qualitatif que quantitatif".

"Notre mission de promotion de l’activité littéraire a aussi, et surtout, besoin de tous les organes de presse afin qu’elle soit relayée et communiquée", a estimé M. Retnani. 

La cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs personnalités publiques et privées, dont Driss El Yazami, président du Conseil National des Droits de l’Homme et Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc.

En marge de cette cérémonie, une conférence-débat sur "le rôle de l’écriture dans les mutations sociales" a réuni la sociologue Rahma Bourqia, l’historien Abdeslam Cheddadi et le politologue Mohamed Tozi, pour s’arrêter sur les bienfaits de la lecture ainsi que sur la diversité et enjeux des écrits professionnels dans les mutations sociales.

Par ailleurs, cet évènement a été également marqué par l’annonce du lancement par la Fondation Attijariwafa bank, du Prix de livre de l’année, premier prix littéraire accordé par une institution privée au Maroc. 

Le romancier Mohamed Berrada appelle à intégrer la culture dans les pratiques quotidiennes

La culture doit s’inscrire dans les pratiques quotidiennes pour jouer pleinement son rôle réformateur et influer positivement sur la société, a affirmé, lundi à Casablanca, le romancier Mohamed Berrada. S'exprimant à l'occasion d'une conférence organisée en marge de la 24è édition du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), M. Berrada a indiqué que la nouvelle génération d'écrivains et de poètes qui ambitionnent de façonner les contours de la culture contemporaine sont confrontés à la réticence de la société à aller vers la modernité. Lors de cette conférence dédiée à la présentation de son dernier opus "Une mort différente", le lauréat du prix Katara du roman arabe a révélé qu'il avait un penchant particulier pour ce type de littérature qui a 150 ans d'histoire, car elle résulte d'un métissage entre les cultures arabe et grecque.

S'agissant de son dernier roman, dont le principal personnage Mounir voyage entre une ville de l'Oriental et Paris, l'auteur a relevé que l'idée de départ était d'analyser l'identité et son interaction avec une nouvelle civilisation humaine, et de repenser l'héritage culturel. La 24è édition du SIEL, qui se poursuit jusqu'au 18 février à la Foire Internationale de Casablanca, est placée sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cet événement est organisé par le ministère de la Culture et de la Communication, en collaboration avec l'Agence marocaine pour le développement des investissements et des exportations.

(MAP 12/02/2018)

Critique égyptien : 40% des œuvres cinématographiques sont issues de la littérature 

La production cinématographique s'est toujours inspirée de la littérature qui est à l'origine de 40% des films, a indiqué dimanche à Casablanca le chercheur et critique égyptien, Amir Al Omari.

S'exprimant à l'occasion d'une conférence organisée dans le cadre de la 24ème édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL), le lauréat de la dernière édition du prix Ibn Battouta de la littérature de voyage, a ajouté qu'au-delà du contenu, le cinéma s'est également inspiré des techniques de la littérature.

Bien que de nombreux conflits sont nés entre écrivains et réalisateurs du fait des modifications apportées à l'oeuvre lors de sa transformation en film, M. Al Omari estime que le cinéaste n'est tenue qu'au respect de sa propre vision artistique.

S'agissant des productions arabes, le critique a précisé qu'il ne faut pas juger ces films en les comparant à la réalité puisque le cinéma est pourvu de sa propre perception de celle-ci, notant que la formation européenne des réalisateurs du Maghreb est à l'origine de la prédominance des films d'auteurs dans la région.

Pour sa part, le professeur à l'Université Mohammed V de Rabat, Noureddine Afaba, a indiqué que le septième art s'est inspiré de tous les arts qui l'ont précédés, concédant toutefois que le cinéma utilise un style narratif qui lui est propre dans les histoires qu'il rapporte.

Il a ajouté que le cinéma trouve son sens dans le montage alors que la littérature se base sur la rhétorique, soulignant que les cinéastes ont fait de la caméra un stylo mis au service de la cinématographie pour créer les meilleurs films.

De son côté, l'écrivain et scénariste Abdelilah Hamdouchi a expliqué avoir écrit des romans qu'il a transformé ensuite en scénarios réalisés et diffusés sur la télévision marocaine.

S'agissant du film "Lahnech" qui a eu un grand succès en rassemblant plus 250.000 spectateurs en 1 mois et demi, Hamdouchi a regretté que le roman n'ait pas eu le même succès et ce, d'après lui, du fait que les Marocains ne s'adonnent pas à la lecture.

SAR le Prince héritier Moulay El Hassan avait présidé, jeudi à la Foire internationale de Casablanca, l'ouverture de la 24ème édition du SIEL, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cette 24è édition, qui accueille l'Égypte en tant qu'invité d'honneur, est organisée par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Agence Marocaine pour le Développement des Investissements et des Exportations - Office des Foires, à la Foire internationale de Casablanca du 8 au 18 févier.

(MAP 11/02/2018)

Ministre égyptienne : Le SIEL de Casablanca, une occasion pour renforcer davantage les relations culturelles et artistiques entre le Maroc et l'Egypte

La 24e édition du Salon International de l’Edition et du Livre (SIEL), dont l’invité d’honneur est la République arabe d’Egypte, est une occasion pour renforcer davantage les relations culturelles et artistiques entre le Maroc et l’Egypte, a souligné la ministre égyptienne de la Culture, Mme Inas Abdedayem.

Cette manifestation culturelle connaît la participation d’une pléiade d’artistes, de poètes et d’hommes de lettres égyptiens, a indiqué Mme Inas dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture du SIEL sous la présidence de SAR le Prince héritier Moulay El Hassan, jeudi à Casablanca.

La ministre égyptienne s’est dite, à cette occasion, impressionnée par la richesse du programme du Salon et par le nombre de rencontres, de colloques et de conférences thématiques prévus, notant que cet évènement international constitue un cadre propice d’interaction entre les écrivains et les lecteurs.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 24ème édition du SIEL connait la participation de 709 exposants, répartis entre 305 exposants directs et 404 indirects, venus du Maroc et des pays arabes, africains, européens et américains.

Ministre de la Culture et de la Communication : SIEL de Casablanca, un évènement culturel international phare 

Le Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL), dont la 24ème édition a été ouverte jeudi sous la présidence de SAR le Prince héritier Moulay El Hassan, est un événement culturel international phare, a souligné le ministre de la Culture et de la Communication, M. Mohamed El Aaraj.

C'est l'une des plus importantes foires internationales du livre, eu égard au fonds documentaire exposé (plus de 125.000 titres, dont 700 nouveaux), aux sujets discutés et au nombre des pays participants, a indiqué M. El Aaraj dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d'ouverture du SIEL.

Ce Salon est également un espace de discussion "libre" de plusieurs thématiques ayant trait au domaine culturel, a poursuivi le ministre.

Au sujet de la participation de la République Arabe d'Égypte, invité d'honneur de cette édition, M. El Aaraj a fait observer que ce pays frère, dont la civilisation est profondément ancrée dans l'histoire, a accumulé un riche patrimoine culturel, notamment en matière de littérature, de pensée et de droit.

Organisée par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Agence Marocaine pour le Développement des Investissements et des Exportations - Office des Foires, la 24ème édition du SIEL connait la participation de 709 exposants, répartis entre 305 exposants directs et 404 indirects, venus du Maroc et de plusieurs pays arabes, africains, européens et américains. 

(MAP 08/02/2018)