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"eBotola": Une plateforme pour révéler les talents marocains et ouvrir des perspectives africaines dans un cadre compétitif professionnel

Le football ne se limite plus au rectangle vert. L’esprit de compétition s’est désormais déplacé vers l’espace numérique, où la “eBotola” illustre une transformation majeure des pratiques et des méthodes de détection des talents.

Tout comme la renommée se forge sur le terrain par le talent et la discipline, elle s’acquiert dans les sports électroniques grâce à la précision, à la lecture tactique et à la rapidité de décision.

La “eBotola” constitue, ainsi, une véritable plateforme pour tester les capacités des joueurs dans un environnement compétitif reprenant la logique du professionnalisme sportif, en partenariat avec "Electronic Arts".

La compétition repose sur un principe simple mais essentiel: Offrir un cadre organisé garantissant des conditions équitables et un parcours clair de progression, loin de l’aléatoire des défis individuels en ligne.

Phases de qualification, règles de participation et mécanismes d’arbitrage permettent une sélection objective des talents capables de représenter le Maroc aux niveaux continental et international.

Dans ce contexte, le président de la Fédération Royale Marocaine des Jeux Électroniques (FRMJE), Hicham El Khlifi, précise que la “eBotola” poursuit trois objectifs principaux: Elargir la pratique des sports électroniques auprès des jeunes Marocains dans un cadre structuré et professionnel, identifier et valoriser les talents aptes à représenter le Royaume sur les scènes continentale et internationale, et construire un parcours professionnel solide pour les joueurs dans le domaine de l’e-sport.

Dans un entretien accordé à la MAP, M. El Khlifi souligne que la “eBotola” constitue une expérience unique en Afrique et bénéficie, pour la troisième année consécutive, du soutien de la société Electronic Arts, qui fournit les licences officielles et supervise l’organisation de la compétition en ligne selon les standards internationaux.

Également président de la Confédération africaine des Jeux Electroniques, M. El Khlifi indique que cette édition se distingue par une ouverture notable sur le continent.

“Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, une sélection de joueurs africains a été invitée, permettant la participation de compétiteurs venus notamment du Kenya, du Nigeria, de Tunisie, d’Afrique du Sud et d’Égypte", explique-t-il.

La “eBotola” s’adresse principalement aux clubs des championnats professionnels nationaux (Botola 1 et Botola 2), ainsi qu’aux clubs des divisions inférieures disposant de joueurs spécialisés.

Pour les clubs ne possédant pas de profils dédiés, la Fédération accompagne la sélection des meilleurs joueurs à partir du classement mondial du jeu FC26, garantissant un choix objectif basé sur le positionnement international.

Les conditions d’inscription sont strictes afin de préserver l’intégrité de la compétition : les participants doivent être majeurs et disposer d’un compte officiel sur le jeu et sur la plateforme homologuée. Pour la participation de mineurs dans d’autres compétitions, une autorisation parentale est exigée, précise le président de la FRMJE.

La participation féminine occupe également une place stratégique dans le développement de l’e-sport au Maroc. « Si la eBotola actuelle ne comprend pas encore de joueuses, la Fédération encourage leur présence dans d’autres compétitions. Dans le cadre du eDawry et d’autres tournois nationaux, des compétitions exclusivement féminines et mixtes sont organisées sur des jeux comme eFootball et Valorant », affirme M. El Khlifi.

Il se félicite des résultats remarquables obtenus par les joueuses marocaines à l’international, notamment la victoire de l’équipe nationale féminine d’eFootball aux Jeux Méditerranéens et la deuxième place de l’équipe féminine de Valorant au championnat du monde en Arabie Saoudite.

Enfin, la Fédération travaille de manière intégrée sur l’encadrement, l’arbitrage et l’élargissement de la base des pratiquants. Dans ce cadre, un programme ambitieux, mené en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, prévoit l’équipement de 60 à 80 maisons de jeunes en matériel dédié aux sports électroniques, la formation des encadrants et l’organisation de compétitions locales tout au long de l’année.

(MAP: 06 Mai 2026)

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