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Les élections législatives prévues le 23 septembre constituent un rendez-vous majeur de la vie politique nationale et s'imposent comme une étape importante dans le processus de consécration de la trajectoire démocratique choisie par le Maroc et au sein duquel les institutions représentatives jouent un rôle de premier plan.

Ce scrutin, qui va permettre de renouveler les membres de la Chambre des représentants, sera ainsi déterminant dans la reconfiguration du paysage politique dans le Royaume, tout en contribuant à conforter les acquis institutionnels et à amorcer un nouveau cycle politique à l'échelle nationale.

Dans cette perspective, le renforcement de la confiance dans les institutions constitue l’un des enjeux majeurs de cette échéance électorale. Ainsi, les prochaines législatives seront l'occasion de consolider la crédibilité du processus électoral et la confiance dans l’action des institutions représentatives, en imprimant une nouvelle impulsion à la participation et à la dynamique démocratique en cours dans le Royaume.

Au-delà de la concurrence entre les différentes formations politiques, cet exercice démocratique intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations socio-économiques qui propulse l’efficience de l’action publique au devant de la scène et la place au cœur des débats.

Pour M. Mohamed Zakaria Aboudahab, professeur des relations internationales à l’Université Mohammed V de Rabat, les prochaines législatives surviennent dans un contexte aux enjeux majeurs, avec à leur tête la poursuite du processus des réformes, la consolidation de l’État social, la réduction des disparités territoriales et le renforcement de l’efficacité de l’action publique.

Dans une déclaration à la MAP, l’universitaire a souligné l’importance de répondre aux attentes des citoyens notamment en matière d’emploi, de protection sociale, de santé, d’éducation et de pouvoir d’achat, en apportant une attention particulière à la jeunesse et à son insertion socio-professionnelle.

Sur le plan politique, M. Aboudahab a estimé que la formation d’une majorité gouvernementale cohérente et l’amélioration de l’articulation entre l’exécutif et les collectivités territoriales constituent des conditions essentielles pour une mise en œuvre efficace et efficiente des réformes et une territorialisation effective des politiques publiques.

Il a également mis l’accent sur le développement territorial intégré pour réduire les disparités entre les territoires et favoriser un développement durable et inclusif, tout en accordant une grande attention à la question des ressources hydriques et aux mutations du contexte international.

Concernant les attentes des citoyens, M. Aboudahab a souligné que l’emploi demeure au centre des priorités, appelant à renforcer les politiques d’insertion professionnelle et à davantage d’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail.

Il a aussi relevé l’importance de poursuivre les efforts en matière de protection sociale, d’accès aux soins, d’infrastructures sanitaires et éducatives, notamment dans les régions reculées, ainsi que de remédier aux inégalités sociales et à la cherté de la vie.

Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à la jeunesse, notamment face aux transformations induites par l’intelligence artificielle et l’automatisation, tout en veillant à renforcer l’inclusion des personnes à mobilité réduite dans les politiques et réformes à venir.

S’agissant de la participation électorale, M. Aboudahab a indiqué que la responsabilité incombe en premier lieu aux acteurs politiques, tenus à renforcer le lien entre les citoyens et l’action publique.

Il a souligné que les jeunes seraient davantage enclins à participer au processus électoral s’ils percevaient directement les résultats et les changements induits par les choix gouvernementaux.

Cette mobilisation ne relève pas du seul ressort des partis politiques, selon l’expert, qui a appelé les organisations de la société civile, les syndicats et les autres acteurs concernés à contribuer à l’effort collectif de sensibilisation et d’incitation à la participation.

Il a souligné, dans ce cadre, le rôle croissant des réseaux sociaux comme espaces de communication sociale et politique, tout en relevant que leur influence constitue un nouvel élément à prendre en compte pour favoriser une participation citoyenne plus importante lors du prochain scrutin.

In fine, l’enjeu réside dans la capacité des formations politiques en lice à entretenir des relations plus interactives avec les citoyens et à mobiliser particulièrement les jeunes, en proposant des programmes susceptibles de répondre à leurs attentes et de renforcer leur confiance dans le processus électoral.

(MAP: 09 Septembre 2026)
 

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