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Vendredi 4 Novembre 2016

Conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP22)

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Conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP22)

Arrivée de SM le Roi sur le site de la COP22 à Marrakech

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et SAR le Prince Moulay Rachid, est arrivé mardi sur le site de Bab Ighli à Marrakech qui abrite les travaux de la 22è Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22).

A Son Arrivée, SM le Roi a été salué par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, la Secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Patricia Espinosa et le président de la COP22, Salaheddine Mezouar.

La 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, a pour objectif d’opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et d’accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Une conférence en Afrique et pour l’Afrique, ce rendez-vous planétaire est également une opportunité pour les participants de débattre et d'examiner plusieurs sujets relatifs notamment à l’agriculture, à la sécurité alimentaire, à l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Le Président Ouattara échange avec le DG de l'Agence pour l'aménagement du site de la baie de Cocody

En marge de la 22è Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient à Marrakech, au Maroc, le Président de la République, Alassane Ouattara, a échangé lundi avec Saïd Zarrou, directeur général de l'Agence pour l'Aménagement du site de la lagune de Marchica, la structure en charge du projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody, à Abidjan. 

Selon une note d'information de la Présidence, au terme de la rencontre, M. Zarrou a indiqué avoir expliqué au chef de l'Etat ivoirien l'état d'avancement du projet, l'évolution et surtout le processus d'achèvement des travaux. Il a ajouté que le financement de ce projet (dont la fin des travaux est prévu pour fin 2020 – début 2021) est aujourd'hui bouclé, avec une enveloppe de 450 millions de dollars. 

A cet égard, le DG a fait remarquer que toute son équipe et lui-même travaillent de jour comme de nuit pour faire avancer ce projet qui est suivi avec beaucoup d'intérêt par le Président Alassane Ouattara et le Roi du Maroc, Mohammed VI. 

Au cours de l'entretien, M. Saïd Zarrou et l'Architecte en charge des travaux ont fait une présentation qui a mis en exergue les différents agencements et compartiments du projet, notamment la maison « Ivoire », la Marina, le parc urbain, l'hôtel de luxe, le viaduc, etc. Le Président de la République les a félicités et encouragés au regard de la bonne évolution du projet. 

La cérémonie officielle d'ouverture de la COP22 est prévue pour ce mardi. Elle enregistre la participation de nombreux Chefs d'Etat et de Gouvernement et va être marquée par des déclarations nationales dont celle du Président Alassane Ouattara. La COP 22 se tient du 07 au 18 décembre courant à Marrakech. 

Les Etats Unis engagent 125 millions de dollars pour des projets d'énergie renouvelable au Salvador et en Inde

L’administration Obama a annoncé une série d’actions à mener dont 125 millions de dollars pour le financement de l'OPIC afin de réaliser des projets d'énergie renouvelable au Salvador et en Inde, rapporte un communiqué de presse publié le 14 novembre à la COP22 à Marrakech. 

Le document indique que ces actions visent à poursuivre la transition mondiale vers des sources d'énergie à faible émission de carbone. Parmi celles-ci figurent aussi sept défis de l'innovation identifiés par les pays membres de l'IM qui mettent en évidence les zones d'énergie propre susceptibles de jouer un rôle important dans la décarbonisation. 

Le communiqué mentionne également la création d'un partenariat entre l'USAID, le département d'État et le Laboratoire national des énergies renouvelables du ministère de l'Énergie, afin d'identifier un pipeline d'entrepreneurs en énergie propre dans les pays en développement; la fourniture de 4 millions de dollars en récompenses à huit entreprises solaires domestiques dans le cadre du Grand défi de la Grille d'énergie Power Africa. Il annonce aussi un investissement de 36 millions de dollars pour permettre aux entrepreneurs et aux investisseurs de connecter 20 millions de foyers en Afrique subsaharienne à une électricité moderne et propre. En partenariat avec d'autres gouvernements et partenaires de développement, la Maison blanche promet 11 millions de dollars pour le déploiement de technologies hors réseau à l'échelle mondiale par l'entremise de la Coalition Efficacité pour l'accès (E4A). Elle prévoit, en outre, le lancement d'un partenariat avec le secteur philanthropique pour apporter des appareils plus performants aux villages indiens des régions rurales et l’appui à la première compétition Solar Decathlon en Afrique, crée des opportunités pour les étudiants universitaires d'apprendre et de présenter les technologies de l'énergie solaire. 

La Société d'investissement privé d'outre-mer, le gouvernement des États-Unis et celui de l'Inde lanceront officiellement, pendant la semaine de la COP22, une installation solaire de 20 millions de dollars en partenariat avec des philanthropes de premier plan. Connu sous le nom de Programme de financement des énergies propres aux États-Unis (USICEF), cette installation permettra de combler un déficit de financement dans le marché indien de l'énergie solaire. L’USICEF, précise le communiqué, devrait débloquer jusqu'à 400 millions de dollars de financement à long terme à travers l’OPIC et les investisseurs du secteur privé. 

Les progrès de l'innovation, souligne le document, favoriseront la croissance économique, l'accès à l'énergie et la sécurité. Ils sont une réponse mondiale urgente et durable au changement climatique dans le but de doubler les investissements publics dans la recherche et le développement en énergie propre pour atteindre 30 milliards de dollars en cinq ans. 

Les ministres des pays membres de l'IM ont accueilli deux nouveaux adhérents à l'IM à la COP 22, il s’agit de la Finlande et les Pays-Bas. Dans l'avenir, l'IM est ouvert à une plus grande diversité géographique, y compris l’Afrique, pour les pays qui répondent aux critères établis. 

L’Espagne et la Présidence marocaine de la COP22 veulent passer à la vitesse de croisière pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris

L’Espagne et la Présidence marocaine de la COP22, qui se tient du 07 au 18 novembre à Marrakech, sont animées d’une ferme volonté pour passer à la vitesse de croisière afin de mettre en œuvre l’Accord de Paris, a souligné le secrétaire d’Etat espagnol à l’Environnement, Pablo Saavedra.

"Les objectifs de l’Espagne à la COP22 sont similaires à ceux fixés par la Présidence marocaine de cette conférence. Si la communauté internationale s’est réjouie de l’Accord de Paris, qui constitue un succès important, et de son entrée en vigueur, le moment est venu de le mettre en oeuvre", a affirmé M. Saavedra dans un entretien à la MAP à l’occasion de sa participation à cet évènement planétaire sur le climat.

"Malgré la ratification et l’entrée en vigueur de l’Accord, nous ne devons pas rester les bras croisés, mais nous devons travailler ensemble pour réaliser sur le terrain les objectifs et les mécanismes de cet accord", a noté le responsable espagnol, précisant que le "défi de cette COP est de lancer la mise en œuvre des principes et des mécanismes de l’Accord et réaliser ses objectifs dans les brefs délais".

M. Saavedra, qui s'est dit optimiste sur les avancées réalisées au cours de la première semaine des négociations à Marrakech, a indiqué que les résultats obtenus jusqu’à présent sont "positifs". 

"Nous avons avancé dans plusieurs aspects, à travers la mise en place des programmes concrets avec des agendas fixes dans les domaines du transport, de la transparence et du renforcement des capacités", a-t-il relevé, ajoutant que l’objectif de la Présidence marocaine de faire de cette COP celle de l’action se concrétise jour après jour.

"Les négociations se déroulent dans une ambiance de confiance et de coopération entre les parties (NDLR: à la Convention cadre des Nations unies sur le schangements climatiques) dans les différents forums et conférences, organisés dans le cadre de cette COP, et un grand intérêt de participation et d’entente est affiché par toutes les parties, avec une implication remarquable de la société civile, des ONG et des gouvernements locaux et régionaux", s'est-t-il réjoui.

D’après le responsable espagnol, "ce climat de confiance doit nous guider pour émettre des décisions concrètes et promouvoir des plans opérationnels dans le cadre d’une approche partenariale".

Dans ce contexte, il a assuré que l’Espagne et la Présidence marocaine de la COP22 partagent la même vision sur l’impératif de chercher et promouvoir des synergies et des partenariats publics-privés.

"La Méditerranée est une région vulnérable aux effets des changements climatiques, mais les pays de cette région, dont le Maroc et l’Espagne, sont décidés d’aller de l’avant dans leur collaboration pour prendre des mesures urgentes et concrètes d’atténuation, mais aussi d’adaptation", a-t-il dit, se félicitant de l’engagement du Maroc en faveur de la préservation de l’environnement et du développement, à travers notamment l’utilisation des énergies renouvelables.

Les efforts déployés par le Maroc pour développer les énergies vertes sont "énormes", a-t-il souligné, affirmant que les projets concrets réalisés par le Maroc servent d’exemple aux différents pays du continent africain.

Arrivée à Marrakech du président du gouvernement espagnol pour participer à la COP22

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé, mardi à Marrakech, pour prendre part à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Rajoy a été accueilli par le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Benmokhtar, et l’ambassadeur de son pays au Maroc, Ricardo Diez-Hochleitner Rodriguez.

Outre M. Rajoy, la délégation espagnole participant à la COP22 est composée du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alfonso Maria Dastis Quecedo, du secrétaire d’Etat à l’environnement, Pablo Saavedra, et de la secrétaire d’Etat à la communication, Carmen Martinez Castro.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Ban ki-Moon exprime sa "profonde admiration" à l'égard de Sa Majesté le Roi

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban ki-Moon, a exprimé, mardi à Marrakech, sa “profonde admiration et son respect à l’égard de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Son gouvernement et à l’égard du peuple marocain”, en faisant part de sa “gratitude” suite à la décision du Souverain d’accueillir à la 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique.

“Tout au long de mon mandat à la tête des Nations Unies, j’ai travaillé en étroite collaboration avec Sa Majesté le Roi et j’attends avec impatience la rencontre bilatérale avec le Souverain”, a souligné le Secrétaire général de l’ONU, lors d’une conférence de presse en marge des travaux de la COP22.

Tout en faisant part de sa “gratitude” à l’endroit de Sa Majesté le Roi, M. Ban ki-Moon a mis en avant “l’importance cruciale de la COP22, qui a pour mission de s’assurer que le monde est uni face aux défis du changement climatique”, affirmant avoir constaté “un grand enthousiasme et passion de la part des Etats membres des Nations Unies”. 

“C’est bien là la manifestation du leadership du Royaume du Maroc lors de cette COP22”, a déclaré le SG de l’ONU.

Le Maroc “est un pays membre important des Nations Unies, non seulement en Afrique et dans la région d’Afrique du nord et du Moyen-Orient, mais au sein du concert des nations”, a affirmé M. Ban ki-Moon, saluant la contribution du Maroc pour le maintien de la paix et de la sécurité de par le monde.

“Le Royaume a de tous temps donné l’exemple à travers ses institutions démocratiques et son action pour le développement durable en étant à l’avant-garde des efforts visant à relever les défis liés au changement climatique”, a encore indiqué le chef de l’ONU.

Et de souligner : “Je forme le voeu sincère qu’ici à Marrakech, nous formulerons un autre engagement passionné de la première importance pour un monde meilleur pour tous et je compte, à ce propos, sur le leadership et sur les orientations de Sa Majesté le Roi dans ce domaine”.

Arrivée lundi à Marrakech du Président de la République du Niger

Le Président de la République du Niger, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, est arrivé lundi, en fin de matinée, 14 novembre 2016, à Marrakech, au Maroc, où il participera à la 22ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP22). 

Le Président Issoufou Mahamadou a été accueilli à la passerelle de l'avion à l'Aéroport International de Marrakech par le Ministre de l'Agriculture, M. Aziz Akhannouch avant de recevoir les honneurs de la Garde Royale. 

Lundi après-midi, le Chef de l'Etat a reçu en audience, successivement, M. Javier Manzanares, Directeur Exécutif du Fonds Vert et M. Thiaw, Directeur Adjoint du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. 

Le Chef de l'Etat est accompagné dans ce déplacement de M. Ibrahim Yacoubou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur ; M. Barmou Salifou, Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement ; Mme Amina Moumouni, Ministre de l'Energie ; M. Garba Almoustapha, Ministre de l'Environnement et du Développement Durable et Mme Ousseini Hadizatou Yacouba, Directrice de Cabinet Adjointe du Président de la République. 

L’Afrique doit forger une coopération élargie et renforcée pour sécuriser de manière rationnelle ses ressources naturelles (Pdt de la COP22) (1/2)

L’Afrique doit forger une coopération élargie et renforcée notamment en vue de sécuriser et utiliser de manière rationnelle et durable ses ressources naturelles de base et renforcer sa résilience face aux catastrophes naturelles, a souligné, lundi à Marrakech, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar.

"L’ampleur des défis qu’affronte notre continent notamment en termes de stabilité et de sécurité nous impose, en tant qu’Africains, de s’appuyer sur notre potentiel de coopération, dans une démarche préventive pour une stabilité durable", a indiqué M. Mezouar dans une allocution lue en son nom par le commissaire de la COP22, Abdeladim Lhafi, lors d’une réunion des ministres africains consacrée au lancement officiel d’un plan d’action pour la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique (3S). 

Cette coopération, a expliqué M. Mezouar, devrait opter pour une "approche pragmatique, proactive et pluridimensionnelle" pour traiter les causes profondes de l’accentuation des conflits potentiels en Afrique, ajoutant que "notre action collective gagnerait à impliquer davantage les jeunes notamment du milieu rural en tant qu’acteurs actifs dans les efforts d’adaptation au même titre que l’atténuation".

"Leaders et vecteurs du changement dans leurs communautés et sociétés respectives, les jeunes ont grandement besoin que l’on renforce leurs capacités et leur offrir le cadre approprié pour saisir les opportunités que renferment les activités climat-compatibles", a-t-il insisté, estimant qu’une telle approche permettra également d’immuniser les jeunes contre les idéologies extrémistes et les protéger contre les filières de la traite des êtres humains.

"Riche de ses avoirs traditionnels et attachée à ses valeurs de solidarité et de partage, l’Afrique dispose d’un potentiel inestimable de créativité et d’esprit d’initiative en faveur du climat qu’il convient de transformer en projet concret à l’instar de l’initiative des 3S", a relevé le président de la COP22.

Les changements climatiques exercent une pression sans précédent sur les ressources naturelles en Afrique, a-t-il dit, précisant que certaines prévisions estiment qu’à l’horizon 2030 environ 35% des terres agricoles africaines ne seront plus cultivables. 

"En effet près de 40% des Africains vivent dans des environnements où les ressources en eau sont insuffisantes. Les projections indiquent que d’ici à 2030 la pénurie de l’eau fera migrer jusqu’à 24 millions de personnes. Cela pourrait attiser les tensions sociales, exacerber davantage la conflictualité en Afrique et constituer un terreau fertile pour la radicalisation et le terrorisme", a fait remarquer le président de la COP22. 

De plus, selon les prévisions de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), même avec l’ambition de doubler la production agricole d’ici à 2050, une personne sur vingt risque encore d’être sous-alimentée, a noté M. Mezouar, faisant observer que cette vulnérabilité risque de s’accentuer davantage dans une Afrique qui comptera plus de 2 milliards d’habitants en 2050 et 4 milliards à la fin de ce siècle.

"Si ce potentiel démographique est un atout pour le développement de l’Afrique, il risque, en l’absence d’une approche de développement globale et intégrée, d’être un facteur d’appauvrissement et d’instabilité", a-t-il martelé.

S’exprimant également à cette occasion, le ministre sénégalais de l’Environnement et du développement durable, Abdoulaye Balde, a mis l’accent sur la pertinence et l’importance de cette réunion et le lancement officiel de cette initiative visant à faire face aux changements climatiques à travers la valorisation des ressources humaines du continent, et plus particulièrement les jeunes.

La pénurie de l’eau dans plusieurs pays africains qui souffrent de différents phénomènes environnementaux exige la prise de décisions courageuses et urgentes pour remédier à cette situation, a-t-il souligné, souhaitant succès à cette initiative. 

Pour sa part, Mme Monique Barbut, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, a indiqué que ce plan décrit les défis tout en fixant les solutions devant être posées pour relever ces défis, notant que l’objectif de cette initiative est de sillonner une "armée verte" pour la réhabilitation sociale dans le milieu rural en Afrique et éviter ainsi des phénomènes portant atteinte au développement durable.

Ce plan "audacieux et ambitieux" place l’Homme et les jeunes au centre de ses priorités, a-t-elle dit, appelant à investir dans les jeunes pour édifier une Afrique prospère et développée. 

La réunion ministérielle de haut niveau consacrée au lancement officiel du Plan 3S, présidée par le Maroc et le Sénégal, a été marquée par la présence d’une cinquantaine de ministres et responsables en charge de l’environnement, en plus de représentants de plusieurs organismes internationaux et régionaux.

A cette occasion, deux tables-rondes ont été organisées sous les thèmes "Instaurer la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique" et "Une Afrique qui s’élève dans un environnement fragile".

Lancement officiel du Plan d’action 3S pour la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique

Le Plan d’action 3S pour la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique a été lancé officiellement lundi à Marrakech, lors d’une réunion des ministres africains en charge de l’environnement, tenue dans le cadre des travaux de la COP22.

Ce plan vise à stabiliser les zones sujettes à la migration et à la radicalisation des jeunes en ciblant les causes profondes de leur création en considérant que les ressources naturelles constituent le socle permettant de garantir des solutions à long terme pour les populations menacées par leur dégradation et à lutter contre l’influence des groupes terroristes et des trafiquants d’êtres humains, tout en renforçant le contrôle et la gestion des ressources naturelles abandonnées.

Cette initiative a également pour objectif d’éduquer les jeunes provenant de zones rurales vulnérables et de créer des opportunités d’emplois et de revenus en réhabilitant les terres dégradées.

Parmi les résultats attendus de ce Plan d’action figurent la formation d’un million de jeunes africains dans les domaines de l’agriculture et de l’adaptation au changement climatique. Dans la première phase, 5.000 villages répartis dans 50 pays d’Afrique feront partie du programme d’éducation pour la restauration / réhabilitation des terres. 

Plusieurs activités sont prévues dans le but de contribuer à la concrétisation de ces objectifs, notamment l’identification des villages à risque, particulièrement exposés à la désertification et aux conditions climatiques extrêmes, la migration, la coordination des activités de réduction des risques de désastres et leur réponse, à travers la mise en place de mécanismes, tels que les systèmes d’alerte précoce à la sécheresse et la promotion d'activités génératrices de revenus.

Fournir les outils suffisants pour le développement des économies locales diversifiées et durables dans le domaine de la gestion durable des terres en adoptant une approche territoriale intégrée favorisant la conservation des eaux et des sols, l’amélioration de la productivité des terres, et l’utilisation des énergies propres, sont également quelques unes des mesures fixées dans ce plan d’action.

La réunion ministérielle de haut niveau consacrée au lancement officiel du Plan 3S, présidée par le Maroc et le Sénégal, a été marquée par la présence d’une cinquantaine de ministres et responsables en charge de l’environnement, en plus de représentants de plusieurs organismes internationaux et régionaux.

A cette occasion, deux tables ont été organisées sous les thèmes "Instaurer la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique" et "Une Afrique qui s’élève dans un environnement fragile".

La première semaine de la COP 22 marquée d’activités de l’ICCN, WWF, JICA et OSFAC en RDC

La première semaine de la 22ème conférence des parties sur le climat (COP 22) au village BabIghli à Marrakech (Maroc) qui vient de s’écouler n’avait pas été de tout repos aussi bien pour les délégués des organismes (JICA, Observatoire Satellital des Forêts d'Afrique Centrale (OSFAC), Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) de la société civile que pour les négociateurs et les experts des gouvernements de différents pays, notamment ceux de la RDC. 

Au niveau du stand de la RDC en «Zone Bleue», MM. Cosma Wilungula et Benoit Kisuki, respectivement directeur général et administrateur-directeur de l’institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont plaidé pour la réhabilitation, la gestion durable et l’extension des aires protégées, une des solutions à la crise environnementale mondiale en présence des délégués venus tant de la RDC que d’autres pays. 

Les deux experts de cet institut, assistés par l’expert Augustin Ngumbi du même institution ont fait un plaidoyer coulée dans une présentation intitulée «Les aires protégées et les changements climatiques: Enjeux en République Démocratique du Congo», lors d’un événement (Side-event) organisé en fin de la semaine, à la 22ème Conférence des Nations Unies sur le climat à Marrakech. 

Les aires protégées (APs) de la RDC, ont éclairé ces spécialistes de la conservation, jouent un rôle crucial comme: réservoir des ressources génétiques pour la conservation de la biodiversité, dans une vision de synergie entre les conventions internationales. 

Considérées comme des piliers pour l’atténuation et l’adaptation contre les changements climatiques, ils rendent d’énormes services éco systémiques pour le développement durable du pays et de l’humanité. 

Pour garantir les rôles écologiques et économiques des APs, ils suggèrent en termes de perspectives la création des concessions de conservation et des réserves naturelles sur base de la foresterie communautaires dans les zones de connectivité des aires protégées ainsi que dans les zones tampons. 

L’évaluation des stocks de carbone séquestré par les écosystèmes forestiers dans les aires protégées et celle liée aux impacts des activités des industries extractives sur la biodiversité et des écosystèmes naturels: par les mesurages et la mitigation) s’avèrent nécessaires. 

MM. Wilungula et Kisuki ont souligné la nécessité d’étendre le réseau des stations météorologiques dans toutes les aires protégées.et le réseau des aires protégées en zones d’eau représentant 17 % du Pays. 

Les services environnementaux des aires protégées de la RDC face au changement climatique Du point de vue de l’atténuation, les aires protégées existantes dans les écosystèmes naturels captent le carbone atmosphérique et combattent le changement climatique. Près de 19,5 millions d’hectares de forêt à ce jour inclus dans les aires protégées reposent sur la conservation des stocks de carbone forestier au sein des aires protégées existantes. 

La conservation des stocks de carbone forestier au sein des aires protégées existantes est estimée à hauteur de 3,2 gigatonnes de CO2. Les aires protégées empêchent la déforestation et la dégradation forestière intégrées dans le cadre de la Stratégie Nationale REDD+. 

L’adaptation aux changements climatiques, quant à elle, maintient l’intégrité des écosystèmes et leur effet tampon sur le climat local notamment en matière de l’agriculture et de la santé. Elles réduisent les risques et l’incidence des évènements naturels extrêmes (inondation, sécheresse, tempête, etc.) et protègent des services éco systémiques essentiels (CDN). 

Ainsi, a déclaré Joseph Itongwa, un acteur de la société civile, ces efforts de la RDC de préservation de ses forêts méritent une attention particulière de la part de ceux qui polluent, espérant bénéficier des financements conséquents pour lui, permettre de développer des initiatives alternatives en lieu et place de peser sur la forêt et d’en être totalement tributaires.

Arrivée du président soudanais à Marrakech

Le président de la République du Soudan, Omar Hassan Ahmad El Béchir, est arrivé lundi à Marrakech, pour prendre part aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 courant dans la cité ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. El Béchir a été accueilli par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita, et l'ambassadeur du Soudan au Maroc, Souleiman Abdel Tawab Azzine. 

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président soudanais a été salué par les membres de l’ambassade de son pays au Maroc. 

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques. 

Arrivée à Marrakech du président rwandais

Le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame, est arrivé lundi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 courant dans la cité ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Kagame a été accueilli par le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaid, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs. 

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques. 

Le Maroc met son expérience en matière de décentralisation à la disposition des pays africains aspirant à la réalisation du développement durable (Draiss)

Le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Cherki Draiss, a souligné, lundi à Marrakech, que le Maroc est disposé à faire profiter de son expérience et de son expertise en matière de décentralisation les pays africains frères et amis et tous les pays aspirant à la coopération pour la réalisation du développement durable et la préservation de l’environnement, tout en garantissant le droit des citoyens à une vie digne. 

'’Le Maroc, conscient de l’importance de la coopération Sud-Sud, met son expérience et son expertise en matière de décentralisation à la disposition des pays africains frères et amis et de tous les pays aspirant à la coopération pour la réalisation du développement durable et la préservation de l’environnement, tout en garantissant le droit des citoyens à une vie digne’’, a indiqué M. Draiss dans une allocution à l’ouverture des travaux du 2e sommet des élus locaux et régionaux pour le climat, organisé par l’association marocaine des présidents des conseils communaux et l’association des régions du Maroc à l’occasion de la tenue de la COP22. 

Il a noté, à ce propos, que le Maroc, "fort de son héritage historique riche et de ses affluents africains, a la ferme conviction que le continent africain est parfaitement conscient de l’importance de l’étape actuelle et des défis qui s’imposent et qui requirent la mobilisation des capacités et des énergies pour appréhender sereinement l’avenir dans la mesure où le sort de la planète Terre sera scellé dans différents domaines en terre africaine’’. 

M. Draiss a exprimé la détermination ferme du Royaume à soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de faire face aux défis qu’imposent les changements climatiques à travers l’adoption d’une approche réaliste et efficace en vue de remédier à cette problématique, mettant l’accent sur le rôle important dévolu aux élus régionaux et locaux dans la mise en œuvre des politiques nationales, régionales et locales sur les changements climatiques, en ce sens, a-t-il poursuivi, les instances territoriales élues se trouvent aujourd’hui, plus que jamais, au cœur des mutations historiques que connait le monde et qui augurent d’un changement radical et optimal dans les modes de gestion et de prise de décisions avec la célérité, l’efficience et l’efficacité requises. 

Après avoir rappelé l’impact des changements climatiques sur l’avenir de l’humanité et les problématiques sans précédent qu’ils imposent pour l’humanité entière, il a insisté sur le rôle que jouent dans ce sens les collectivités territoriales en tant qu’espaces géographiques où se manifestent ces impacts, aux côtés des gouvernements locaux en raison des prérogatives qui leur sont attribuées. 

Le ministre est revenu, par ailleurs, sur la question du financement de la transition vers l’économie verte et des engagements pris par la communauté internationale qui constitue un indicateurs réel donnant la pleine mesure de l’adhésion aux efforts de lutte contre les changements climatiques, notant que "la transition escomptée ne peut se réduire à un simple changement de forme se contentant d’inscrire les défis des changements climatiques dans les financements consacrés à l’assistance et au soutien". 

Il a insisté, à ce propos, sur la nécessité d’œuvrer en vue "d’orienter les financements vers le renforcement des capacités des élus et des acteurs dans les régions, les collectivités territoriales et les gouvernements locaux pour qu’ils puissent réaliser des projets bénéfique et ayant un impact concret au profit des populations dans le respect des critères environnementaux’’. 

Il a indiqué, par ailleurs, que le financement du développement durable dans les domaines territoriaux requiert la mise en place d’une approche intégrée s’appuyant sur la facilitation des procédures d’éligibilité aux financements et la promotion de l’accès aux techniques modernes "amies’’ de l’environnement , ainsi que la mise en place d’un système adéquat et efficace pour analyser les risques et proposer des solutions respectant les spécificités locales, en plus du renforcement des institutions financières régionales et locales pour lui permettre de jouer le rôle d’intermédiaire dans l’orientation des ressources financières au profit des unités territoriales. 

Organisé en partenariat avec de grands réseaux internationaux de gouvernements locaux et régionaux, ce sommet se tient autour du thème "Financer la mutation durable des territoires". 

Après la première édition tenue en décembre 2015 à Paris, cette édition s’inscrit dans la continuité de la mobilisation pour l’action et l’impact des gouvernements locaux et régionaux et s’ouvre pour la première fois aux acteurs régionaux, avec un large focus sur les territoires africains. 

Elle se positionne ainsi sur une thématique nouvelle à savoir la Finance Climat des territoires, sujet essentiel pour contribuer au financement de l’action locale en faveur du climat. 

Labellisé COP22, ce sommet regroupe de nombreux élus locaux et régionaux, ainsi que de nombreux acteurs du secteur privé, et des représentants de réseaux internationaux pour partager leurs expertises. 

Plusieurs thématiques seront traitées lors de cette rencontre, notamment : " Gouvernements locaux et régionaux, comme champions de la mise en œuvre de l’Accord de Paris", "Pour une finance climat au service des territoires", "Gouvernements locaux et régionaux, acteurs et promoteurs de la définition, mise en œuvre et convergence des agendas internationaux" et "Financer la résilience des territoires et le bien vivre des populations : défis, besoins, opportunités et solutions". 

Johnathan Pershing se félicite de l’”excellence” de l’apport du Maroc

L’Envoyé spécial des États-unis pour le changement climatique, Jonathan Pershing, a salué, lundi à Marrakech, l’”excellence” de la contribution et de l’apport du Maroc, pays hôte de la 22ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP22). 

L’apport du Maroc, “pays hôte, s’est véritablement démarqué par son excellence depuis le début et nous sommes animés de la volonté de continuer à travailler avec le Royaume dans l’avenir”, à souligné le responsable américain lors d’une conférence de presse donnée en marge des travaux de la COP22. 

M. Pershing a rappelé, dans une déclaration liminaire, que “le Président Barack Obama et l’Administration américaine, dans son ensemble, avaient placé la question du climat en tête des priorités”, en mettant en avant les “pas significatifs franchis dans le but de réduire la pollution carbone aux Etats Unis et d’aider à consolider la résilience à l’impact du changement climatique, tout en menant les efforts à l’international en vue de relever ce défi universel”. 

“Le momentum continu à l’échelle internationale depuis Paris, s’est illustré à travers les succès enregistrés durant les dernières semaines, dans la mesure où l’Accord de Paris a franchi le seuil permettant son entrée en vigueur”, s’est-il réjoui.

Interrogé sur la position du Président élu, Donald Trump, par rapport à l’engagement de la prochaine administration US vis-à-vis d’un accord global pour le combat contre le changement climatique, M. Pershing a confié “ne pas disposer d’informations à ce sujet et que l’Administration Obama “n’a pas encore échangé avec l’équipe de transition de Donald Trump au sujet de la question du changement climatique”. “J’attends à ce que ces contacts aient lieu dans les prochains jours, juste après mon retour à Washington”, a-t-il indiqué. 

Le Maroc accueillera le premier solar Decathlon en Afrique en 2019 (Département US de l'Energie)

Le Département américain de l'Energie a annoncé, lundi à Washington, que le Maroc accueillera le premier Solar Decathlon en Afrique en 2019. 

Dans une fiche descriptive rendue publique dans la capitale fédérale, le Département US de l'Energie a précisé qu'il va signer, mardi, un mémorandum d'entente avec le ministère marocain de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement et l'Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEAN) pour que le Royaume accueille le Solar Decathlon Africa en 2019. 

Lancé par le département américain de l'Energie en 2002, le Solar Decathlon est une compétition biennale internationale d'architecture, de design, d'urbanisme et d'ingénierie ouverte à des équipes universitaires pluridisciplinaires. Elle récompense la meilleure réalisation de maison solaire évaluée au cours d'une dizaine d'épreuves. 

Le Solar Decathlon Africa vise à aider à capitaliser sur le déploiement des technologies des énergies renouvelables et éco-énergétiques dans la région en créant des opportunités notamment pour le développement et la formation de la main-d'œuvre et la sensibilisation du public, indique encore le Département américain de l'Energie.

Arrivée à Marrakech du président du Conseil de la Nation d'Algérie

Le président du Conseil de la Nation d'Algérie, Abdelkader Bensalah, est arrivé lundi après-midi à Marrakech, pour participer à la tête de la délégation de son pays aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 courant dans la cité ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Bensalah a été accueilli par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita, avant de passer en revue un détachement des Forces Royales Air qui rendait les honneurs. 

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier. 

La Tenue de la COP22 au Maroc est synonyme de la vigueur dans les actions de lutte contre le changement climatique 

L'organisation de la COP22 au Maroc est synonyme de la vigueur dans les actions de lutte contre le changement climatique, a indiqué l’expert burkinabè Evariste Tegviel Metuole Dabiréen, mettant en exergue les multiples actions menées par le Royaume en matière d'énergie renouvelable. 

’’Le Maroc accueille une deuxième fois la COP (COP7 et COP22), signe non seulement d'une capacité d'organisation éprouvée mais aussi et surtout synonyme de la vigueur dans les actions de lutte contre le changement climatique, en témoignent les multiples actions en matière d'énergie renouvelable’’, a souligné M. Dabiré dans une déclaration à la MAP. 

Pour ce juriste burkinabè, par ailleurs chargé de communication à "SOS SAHEL International Burkina Faso", une ONG d'experts de la sécurité alimentaire des communautés rurales en milieu aride en Afrique, il fallait que l'après COP21 se passe en Afrique au regard de la balance déséquilibrée des réalités climatiques ayant conduit à l'adoption de l'Accord de Paris. 

Le joug de la mise en œuvre de cet Accord pèse moins sur l'Afrique qui pollue moins et dont le fardeau doit être supporté par les pays grands pollueurs dits développés, a-t-il dit, estimant que l'Afrique possède une capacité d'atténuation du changement climatique même si les grands pollueurs mettent plutôt l'accent sur l'adaptation. 

De l'avis de ce référent de la "COY12-Burkina Faso" (Conférence de la jeunesse), les enjeux majeurs pour le Continent se situent sur la mise en œuvre de l'Accord de Paris, mettant l’accent sur l'épineuse question de la mobilisation des ressources annuellement nécessaires à sa mise en œuvre. 

"De manière concrète, les ressources à allouer à l'Afrique (aux pays moins pollueurs) doivent être octroyées par les gros acteurs de la pollution, toute chose qui n'est pas aisée", a-t-il relevé, notant dans ce sens que l'Afrique n'a pas d’autre choix que de parler de la même voix lors des négociations à Marrakech. 

M. Dabiré a par ailleurs fait remarquer que la société civile ainsi que les ONG ne sauraient rester en marge des enjeux de la COP22. 

"Elles doivent également entrer en action à cette édition dite COP de l'action, à travers le plaidoyer et le lobbying pour une mise en œuvre efficace et satisfaisante de l'Accord de Paris’’, a-t-il dit. 

"Nous osons espérer qu'aucune des parties ne voudra dénoncer la ratification ou émettre autant de réserves sur cet Accord historique nonobstant les mesures contraintes (3 ans minimum) applicables en cas de retrait. Il s'agit donc d'une contribution déterminante et complémentaire à celle des Etats parties à la Conférence’’, a-t-il encore ajouté. 

L'entrée en vigueur de l'Accord de Paris était tant attendue, à commencer par son adoption, a fait observer M. Dabiré, précisant que SOS SAHEL participe à la COP22 non pas de façon solitaire, ce qui n'aurait aucun résultat, mais à travers des réseaux dont elle est membre active. 

"C'est l'occasion de donner plus de vigueur à ce que l'ONG faisait habituellement en matière d’atténuation et d'adaptation au changement climatique", a-t-il conclu.

Le président de la République du Botswana à Marrakech

Le président de la République du Botswana, Seretse Ian Khama, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Ian Khama a été accueilli par le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaid, et l'ambassadeur de la République du Botswana au Maroc. 

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président botswanais a été salué par les membres de l’ambassade de son pays au Maroc. 

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques. 

L’Eco-Cité Zenata, un modèle pour les pays émergents

La Société d'Aménagement Zenata (SAZ) a été récompensée par la labélisation internationale "Eco-Cité Label", et devient un modèle pour les pays émergents, notamment africains. 

L’Eco-Cité Zenata devient ainsi non seulement la première ville à obtenir cette labélisation, mais elle constitue aussi un modèle pionnier pour le développement de concepts semblables dans les pays émergents, notamment en Afrique.

Ce nouveau label "Eco-Cité Label", présenté en avant-première à la COP 22 à Marrakech dans le cadre d’un événement parallèle sous le thème " L’Eco-Cité marocaine, un modèle pour l’Afrique ?", a été élaboré suite à la convention de partenariat signée le 21 octobre 2015 entre la SAZ et Cerway (Organisme international et opérateur certificateur HQE™). 

Conçu par la SAZ en collaboration avec des experts nationaux et internationaux, ce référentiel repose sur un urbanisme d’éco-conception systémique, inclusif et durable.

Il ne se limite pas uniquement à l’intégration de la dimension environnementale et économique, mais va plus loin en proposant un modèle intégré et global mettant l’humain au centre de sa conception. 

S’inspirant fortement des standards et pratiques internationaux de développement durable, ce référentiel prend également en compte les différents enjeux nationaux et locaux. 

En marge de cet évènement, la Société d’Aménagement Zenata s’est vue délivrer la certification HQE™ Aménagement par Cerway suite à l’audit passé avec succès le 14 octobre 2016. 

Elle a également convenu d’une collaboration avec l’United Nations Industrial Development Organization (UNIDO). Cette agence spécialisée de l'ONU a pour vocation de promouvoir et d’accélérer le développement industriel inclusif et durable dans les pays en voie de développement et les économies en transition.

Cette collaboration conjointe marque le lancement d’un cadre de gestion durable de la nouvelle zone industrielle de Zenata destinée à accueillir et à structurer les activités industrielles du territoire de Zenata. La SAZ a signé une convention de partenariat avec l’IRDA (Iskandar Regional Development Authority), agence gouvernementale fédérale responsable de la conception, la promotion et la facilitation du développement de la région économique d’Iskandar Malaisie et qui vise la promotion des échanges et de la coopération pour les aspects socio-économiques et environnementaux pour un urbanisme régional durable. 

L’Action nocive des plastiques dans les océans, au centre d’un panel à la COP 22

La problématique du plastique dans nos océans a considérablement augmenté ces dernières années, ainsi que ses risques dans les zones côtières, surtout les pays insulaires et la planète dans son ensemble, était au centre d’un panel, vendredi, 11 novembre 2016, dans la Zone Verte de la COP22 à Marrakech, a suivi l’envoyé spécial de l’AGP au Maroc. 

Organisé par Green Cross International, le panel a connu la participation de Jean Michel Cousteau et du responsable de l’office en charge du climat en Polynésie, Bran Quinquis. 

Il a eu pour objectif, d’attirer toutes les communautés insulaires en vue de lutter contre le problème des déchets plastiques dans les océans d’une part, mais aussi contribuer à la lutte contre le changement climatique, surtout de générer de nombreux emplois dans le secteur. 

A l’entame, les débats ont été marqués par la diffusion d’un message vidéo spécial de Jean-Michel Cousteau, président de l’organisation ‘’Ma génération a eu le privilège de jouir de nos océans’’. 

Le débat a abordé ces problématiques et a mis en évidence la nécessité vitale d’agir et de mettre en œuvre des initiatives et des lois pour protéger cette ressource vitale, un élément primordial de l’écosystème. 

Il a été démontré que la problématique des déchets plastiques affecte entre autres, la faune, les récifs et les algues dans son ensemble. Et touche les côtes et souvent les lieux de vie de nombreuses communautés, en particulier dans les régions méditerranéennes et les îles du Pacifique. 

Dans son intervention, le responsable de l’office en charge du climat en Polynésie, Bran Quinquis a indiqué, que la préoccupation est aujourd’hui environnementale, mais également socioéconomique. 

«Le tourisme est l’un des principaux moteurs de notre économie. Et le problème des déchets plastiques a un impact significatif dans ce secteur», a-t-il ajouté. 

Le Canada annonce un investissement de 14 millions de dollars dans les technologies propres au Mexique et au Chili pour réduire la pollution

Le Canada investira 14 millions de dollars pour réduire les polluants de courte durée de vie qui ont un effet sur le climat, comme le méthane, dans le cadre de partenariats avec le Mexique et le Chili, a annoncé, lundi à Marrakech, la ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna. 

"Les changements climatiques sont le plus grand défi de notre ère, et nous devons travailler en collaboration avec les autres pays pour le surmonter. Le Canada est fier de collaborer avec le Mexique et le Chili pour agir contre les polluants de courte durée de vie qui ont un effet sur le climat en investissant dans les technologies propres", a déclaré Mme McKenna qui conduit une importante délégation qui prend part aux travaux de la COP22 (7-18 novembre). 

Elle a souligné que cet investissement contribuera à bâtir une économie mondiale respectueuse de l'environnement et sera profitable pour les Mexicains, les Chiliens et les Canadiens, car il permettra d’améliorer la qualité de l’air, de protéger la santé et de ralentir le réchauffement de la planète, ajoutant qu'il aidera aussi les pays à adopter des technologies propres et à employer l'expertise canadienne pour réduire les émissions de méthane. 

De son côté, la directrice générale de l'Institut national de l'écologie et de la lutte contre les changements climatiques du Mexique, Amparo Martínez Arroyo, a noté que l'atténuation des polluants de courte durée de vie qui ont un effet sur le climat est essentielle pour le pays pour atteindre les objectifs relatifs aux changements climatiques et au développement durable. 

"La collaboration avec le Canada dans le but de réduire les émissions de méthane produites par le secteur pétrolier et gazier favorisera le déploiement de technologies propres et l'introduction de systèmes de mesure, de déclaration et de vérification pour suivre les progrès réalisés dans la réduction de ces émissions", a-t-elle expliqué. 

Pour sa part, le ministre chilien de l'Environnement, Pablo Badenier, s'est dit très heureux de continuer de collaborer au programme environnemental avec le gouvernement d'Ottawa, tout en exprimant sa reconnaissance pour l'intérêt et le soutien du gouvernement canadien, qui appuie l'élaboration de projets de gestion des déchets au Chili.

Les polluants de courte durée de vie, qui ont un effet sur le climat, demeurent moins longtemps dans l'atmosphère que le dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre, mais ils ont des effets beaucoup plus puissants sur le climat et sont très nocifs. 

L'investissement annoncé fait partie de la promesse du Canada de verser 2,65 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour aider les pays et les collectivités du monde entier à moins polluer, à être mieux outillés pour résister aux effets des changements climatiques et à contribuer de façon positive à une économie mondiale respectueuse de l'environnement.

Salaheddine Mezouar et Patricia Espinosa dressent le bilan de la première semaine de la COP22

Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar et la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, ont fait le bilan de la première semaine de la COP22 de Marrakech, au cours d’un point de presse, samedi 12 novembre 2016, dans la Zone Bleue, rapporte l’envoyé spécial de l’AGP au Maroc. 

Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar a annoncé, que les négociations avancent bien dans un processus inclusif avec l’ensemble des parties à travers le sérieux et l’optimisme qui dominent les débats. 

«Je voudrai vous annoncer que la bonne nouvelle à ce jour, 105 Parties ont ratifié l’Accord de Paris. Et nous encourageons les autres à faire de même, afin d’accélérer sa ratification». 

A ce sujet, l’ambassadeur marocain pour la Négociation multilatérale, M. Aziz Mekouar a précisé, que toutes les parties ont été consultées. «Nous avons consulté tous les groupes sur l’Appel de Marrakech. Il s’agit d’un appel à l’action et à la mobilisation qui sera lu durant la rencontre du Segment de Haut Niveau». 

Il a mis l’occasion à profit pour présenter brièvement le programme de la deuxième semaine de la Conférence au cours de laquelle, l’arrivée de plusieurs chefs d’Etat qui ont confirmé leur présence à la rencontre du Segment de Haut Niveau de la COP22. Arrivée qui sera suivie de la cérémonie d’ouverture de la CMA1. 

Pour sa part, la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa a tout d’abord salué les avancées réalisées pendant la première semaine de la Conférence : «la COP22 a présenté de nombreuses mesures climatiques initiées par des organismes non étatiques, et démontré une grande implication de la jeunesse mondiale à Marrakech». 

Elle a félicité, Salaheddine Mezouar, président de la COP22, pour son leadership et s’est réjouie du dynamisme existant, l’engagement des parties d’accélérer l’action en faveur du climat. «Aujourd’hui, plus de 90 pays sont passés des INDC aux NDC formelles. Cette transition s’est faite en un temps record». 

Elle a par ailleurs souligné le travail remarquable réalisé, notamment l’Initiative Water for Africa, annoncée à la COP22 par le Maroc et la Banque Africaine de Développement (BAD). 

Il faut noter, que la cérémonie d’ouverture du Segment de Haut Niveau se fera en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. 

Attijariwafa bank lance le Fonds africain d’efficacité énergétique, doté de 200 MDH

Attijariwafa bank a lancé, lundi à Marrakech en marge de la COP22, le Fonds Africain d'Efficacité Energétique (FAEE), premier fonds d’investissement au Maroc dédié à l’efficacité énergétique avec une enveloppe de départ de 200 millions de dirhams (MDH). 

Lancé en partenariat avec Suma Capital et avec le soutien d’institutionnels marocains de premier plan, à l’image de la Société d’Investissements Energétiques (SIE), la CIMR, Wafa Assurance, AXA Assurance Maroc et Attijari Capital Développement, le FAEE sera doté d'une enveloppe de 200 MDH qui sera portée, à terme, à 500 MDH. 

Ces capitaux ont vocation à être injectés dans des projets industriels ou de services, destinés à réduire la consommation énergétique des sociétés cibles. 

Le Fonds FAEE sera géré par une société de gestion conjointement détenue par Attijari Invest S.A (filiale à 100% d’Attijariwafa bank) et Suma Capital SGEIC S.A, une société de gestion basée en Espagne. 

Par la même occasion, Attijariwafa bank l'Agence marocaine de l'Energie solaire (MASEN) ont signé un accord visant à mettre à profit leurs expertises respectives en faveur du rayonnement économique régional et international du Maroc. 

Le Mémorandum institue un cadre de coopération entre ces deux partenaires dans la promotion, le développement et l’essor du secteur des énergies renouvelables, en se soutenant mutuellement par des actions concrètes et conjointes et des projets à responsabilité environnementale et sociale. 

Cet accord vise également le développement de la finance climatique à travers, à la fois, l’animation, la promotion et l’alimentation du marché des Green Bonds au Maroc et en Afrique. 

Par ailleurs, Attijariwafa bank et Nareva ont signé un mémorandum d’entente visant à mettre en commun leurs compétences et à accélérer leur développement en Afrique, notamment au Maroc et en Afrique subsaharienne. 

Bénéficiant de compétences complémentaires, Attijariwafa bank et Nareva, producteur indépendant d’énergie électrique, ont en effet la volonté de mettre en commun leur savoir-faire étendu et leurs expertises reconnues, au service des pays de la région et de doter ainsi l’Afrique des infrastructures énergétiques indispensables à son développement. 

Le mémorandum d’entente affirme également la volonté, déjà concrétisée, des deux opérateurs de contribuer davantage au développement des infrastructures énergétiques du Maroc conformément à la stratégie nationale, notamment à travers la promotion des énergies renouvelables.

Banque mondiale: Les catastrophes naturelles provoquent chaque année 520 milliards de dollars de pertes et plongent 26 millions d'individus dans la pauvreté

Chaque année, les conséquences des catastrophes naturelles entraînent des pertes de consommation équivalant à 520 milliards de dollars et font basculer près de 26 millions de personnes dans la pauvreté, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale (BM) et de la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR), rendu public lundi à Washington.

"Les chocs climatiques extrêmes risquent d’effacer toutes les avancées obtenues contre la pauvreté depuis des décennies", a mis en garde Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, cité dans le rapport, précisant que "les tempêtes, les inondations et les sécheresses ont des conséquences humaines et économiques terribles, qui touchent souvent de manière disproportionnée les plus pauvres".

Le nouveau rapport, intitulé "Unbreakable: Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters", révèle que l’impact économique mais aussi humain des événements climatiques extrêmes est nettement plus dévastateur pour les pauvres qu’on ne le pensait jusqu’ici.

Dans le contexte de la COP22 qui se déroule actuellement à Marrakech, l’étude plaide pour l’adoption urgente de politiques capables de mieux protéger les plus vulnérables face aux enjeux du changement climatique, indique la BM, relevant que "les pauvres sont plus exposés aux catastrophes naturelles, y perdent une plus grande part de leur patrimoine et ne peuvent guère compter sur l’aide de leur famille, de leurs amis, du système financier ou de leur gouvernement".

"Avec le changement climatique, le nombre de chocs imprévus augmente", a fait observer, de son côté, Stéphane Hallegatte, économiste principal pour la GFDRR, qui a supervisé la préparation du rapport, notant que les pauvres "doivent bénéficier d’une protection sociale et financière contre les catastrophes inévitables.

Il a, en outre, estimé que grâce à des politiques de gestion du risque éprouvées, "nous pouvons éviter à des millions d’individus de basculer dans la pauvreté".

26 millions de personnes s’enfoncent annuellement dans la pauvreté à cause des catastrophes naturelles

Quelque 26 millions de personnes s’enfoncent annuellement dans la pauvreté dans le monde à cause des catastrophes naturelles, relèvent des experts de la Banque mondiale, dans un rapport présenté lundi à la COP22 à Marrakech.

Présentant le nouveau rapport lors d'une conférence de presse, le directeur principal chargé des questions climatiques au sein du Groupe de la Banque Mondiale, John Roome, a souligné l’impératif du renforcement de la résilience des personnes pauvres face aux catastrophes naturelles à travers notamment la mise en place de plusieurs formes de protection sociale et de mécanisme d'alerte précoce, afin de réduire leur vulnérabilité aux aléas climatiques. Il a également précisé que la COP22 constitue une occasion idoine pour mettre en œuvre des actions et recommandations concrètes susceptibles de soutenir les ménages pauvres face aux impacts négatifs des catastrophes naturelles. 

M. Roome, a de même, souligné la nécessité de minimiser l’écart et le disparités dans les pays à revenu moyen et intermédiaire et qui sont plus exposés aux phénomènes climatiques.

De son côté, Stéphane Hallegatte, économiste senior à la Banque mondiale, a appelé à la gestion des risques, notant que la mise en œuvre d’une politique de gestion en la matière pourrait épargner, selon le rapport, 100 milliards par an, au moment où les pertes cumulées du manque d’adaptation représentent 520 milliards de dollars sur la consommation, soit 60 pc plus élevées que les pertes matérielles. 

L’expert a appelé à mettre en place de systèmes de protection sociale outre des mécanismes de réaction rapide aux crises, de manière à protéger les couches défavorisées contre les catastrophes naturelles, tout en renforçant leur résilience. 

Sur base d'une étude portant sur 117 pays, la rapport, intitulé "renforcer la résilience des plus pauvres aux catastrophes naturelles", suggère que les catastrophes naturelles ont un impact bien plus fort sur le bien-être que ne le suggèrent les estimations traditionnelles basées sur les seules pertes matérielles.

Etant donné qu'il est impossible d'empêcher la survenance de catastrophes naturelles, et que celles-ci deviennent même plus fréquentes avec le réchauffement mondial, l'étude met en avant l'importance de politiques et actions (systèmes d'alerte précoce, assurances, inclusion financière, systèmes de protection sociales, etc.) visant à réduire l'exposition et la vulnérabilité par un renforcement de la résilience des personnes, c'est-à-dire de leur capacité à affronter les chocs. 

Ces instruments pourraient réduire jusqu'à 100 milliards de dollars par an les pertes mondiales de bien-être provoquées par les catastrophes naturelles et éviteraient également à des millions de personnes de tomber dans la pauvreté. 

"Renforcer la résilience est la clef de la réalisation du double objectif de la Banque mondiale qui est de mettre fin à l'extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée", conclut l'institution onusienne dans son rapport.

Arrivée à Marrakech du SG des Nations unies

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est arrivé lundi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 courant dans la cité ocre. A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Ban Ki-moon a été accueilli par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita, et l'ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès des Nations unies, Omar Hilale, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques.

Accord de Paris sur le climat : 105 pays l’ont ratifié, 92 toujours attendus

Le président de la COP 22, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, a annoncé samedi, au cours d’une conférence de presse de bilan à mi-parcours, que 105 pays ont ratifié l’Accord de Paris pendant que 92 autres sont attendus. 

«C’est une COP qui confirme la détermination de l’ensemble des Parties, des non-Parties et la Communauté internationale à poursuivre leurs actions en faveur du climat », a lancé Salaheddine Mezouar. 

Selon lui, les grandes priorités de cette COP sont de créer un pont entre le monde des négociations et celui de l’action et de souhaiter que les Etats augmentent leurs engagements dans les Contributions nationales déterminées (NDC). 

« Je suis extrêmement heureux de constater que ce pont est en train de se construire», s’est félicité M. Mezouar. 

Pour parvenir à ses fins, la présidence marocaine de la COP 22 s’est fixé trois objectifs. 

D’abord accroître les financements disponibles, notamment publics, et le développement des politiques publiques favorables ; ensuite accroître l’enveloppe pour l’adaptation et développer des projets solides assortis de métriques d’impacts clairs et enfin, innover dans les méthodes de financement et, naturellement, mobiliser le secteur privé et l’ensemble des fonds souverains. 

Marrakech entend également développer des solutions pour les pays du Sud, les plus vulnérables, et faire de cette COP, un des éléments fondateurs du développement durable. 

«Les négociations se dérouleront dans un esprit évident de coopération. Des progrès ont été accomplis sur deux objectifs que sont le +renforcement des capacités et l’adaptation+ ». 

D’autres thèmes tels que le transfert de technologie, les financements, l’atténuation attendent d’être considérés par les différentes Parties. 

Le président de la COP 22 a rendu hommage à la jeunesse pour « son dynamisme, son implication et sa valeur ajoutée qui nous donne de l’énergie positive ». 

La secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements, la mexicaine Patricia Espinosa s’est, de son côté, réjouie du fait que 105 Parties ont déjà ratifié l’Accord de Paris. 

«Il y aura beaucoup d’autres pays qui vont le ratifier au cours de la semaine qui démarre », a-t-elle espéré. 

L’agenda de la deuxième semaine de la conférence connaitra la participation des chefs d’Etats (mardi) tandis que se tiendront les réunions des Parties au protocole de Kyoto dont Marrakech abritera la 12e session. 

Revenant sur les conséquences éventuelles de l’élection aux Etats-Unis de Donald Trump (climato sceptique) sur l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, le président de la COP 22 a rassuré qu’elle n’aura pas d’effets indésirés. 

«Le président Trump a retiré sur sa page la partie relative à l’Accord de Paris. Ce qui est un bon signal », a rappelé le président de la COP 22, Salaheddine Mezouar. 

DG de l'UNESCO: l'éducation, meilleur indicateur de la connaissance des changements climatiques

L'éducation est "le meilleur indicateur de notre connaissance des changements climatiques", a affirmé, lundi à Marrakech, la directrice-générale de l'UNESCO, Irina Bokova. "L'organisation d’une journée dédiée à la thématique de l’éducation lors de la COP22 envoie un message clair: l’éducation est vitale dans la réponse globale aux changements climatiques", a souligné Mme Bokova, dans une allocution, dont lecture a été donnée par le directeur du bureau régional de l'UNESCO pour les Sciences au Caire, Ghaith Fariz, lors d'une rencontre avec la presse dans le cadre de la COP22 (Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) qui se déroule du 07 au 18 courant dans la cité ocre. L'éducation est reconnue dans l'accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre, et inscrite dans l'Agenda 2030 des Objectifs de développement durable (ODD), a-t-elle fait savoir, sans ce sens.

Moins de la moitié des programmes scolaires dans le monde font mention de la durabilité environnementale, a-t-elle indiqué, appelant à des révisions et transformations fondamentales dans les systèmes éducatifs pour mettre en place des établissements "qui donnent aux étudiants les moyens d'être des citoyens verts".

"Nous devons repenser et réinventer nos écoles, nos programmes scolaires et nos institutions de façon à intégrer l'éducation aux changements climatiques à tous les niveaux de la société", a martelé dans cette même veine, le coordinateur national du Mouvement des jeunes arabes pour le climat, Tariq Al Olaimy, estimant qu'une prise de conscience globale de cette problématique requiert un effort collectif et soutenu sur une longue période.

Cette rencontre avec les représentants des médias nationaux et internationaux a été marquée par la présentation du "Global Education Monitoring Report" (GEM) 2016 intitulé "Planet: l'éducation pour un environnement durable et une croissance verte".

Ce rapport explique comment l'éducation peut aider à faire changer les comportements des gens vers un style de vie plus durable. "Planet" démontre que l'apprentissage continu tout-au-long de la vie, dans les lieux de travail et au sein des communautés, joue un rôle crucial pour trouver de nouvelles solutions aux problématiques environnementales, sachant que la "majorité des adultes de notre époque ont poursuivi leur éducation avant que la question du climat n'ait été soulevée". Cette étude recommande, notamment de sponsoriser les efforts visant à s'assurer que les infrastructures éducatives soient résilientes face aux changements climatiques et de fournir des formations en adaptation aux risques de catastrophes dans les établissements scolaires.

COP22 : SAR la Princesse Lalla Hasnaa préside à Marrakech la cérémonie d'ouverture de la journée de l'Education

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a présidé, lundi à Marrakech, la cérémonie d’ouverture de la journée de l’Education, organisée dans le cadre de la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 22).

"L’article 12 de l’Accord de Paris réaffirme l’importance cruciale que revêtent l’éducation, la formation et la sensibilisation dans la lutte contre le changement climatique", a indiqué Son Altesse Royale, qui prononçait une allocution lors cette session de haut niveau, tenue sous le thème : «L’Education au développement durable - un facteur clé pour développer l'action en faveur du climat». 

«Il nous appartiendra donc, ici à Marrakech, de mutualiser les efforts pour développer et améliorer l’éducation environnementale, notamment dans les domaines en lien avec le climat », a souligné SAR la Princesse Lalla Hasnaa, notant qu’au Maroc, la Charte nationale de l’Environnement et du Développement durable, voulue par SM le Roi Mohammed VI, stipule que la culture de la protection de l’environnement doit être une partie intégrante des cursus d’enseignement et de formation supérieure et professionnelle. 

Son Altesse Royale a rappelé, à cette occasion, que «la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement a conclu un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale pour développer la conscientisation environnementale des citoyens de demain». 

En parallèle, la Fondation «a lancé des programmes de sensibilisation destinés aux adultes», a poursuivi SAR la Princesse Lalla Hasnaa, citant à titre d’exemple le programme «Qualit’Air», initié par la Fondation et qui permet aux entreprises de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs activités ou de les compenser par l’équipement en énergies renouvelables des écoles rurales ou la plantation d’arbres. 

«Avec le soutien de ses partenaires internationaux (UNESCO, ISESCO, PNUE, FAO, UICN), la Fondation est associée à la présentation des «Plans Climat» des 12 régions du Maroc », a relevé Son Altesse Royale, faisant observer que chacun de ces plans comporte un volet dédié à l’éducation et à la formation, devant en faciliter la mise en œuvre. 

Les élus locaux sont ainsi appelés à appréhender les enjeux spécifiques de leurs régions et à entreprendre toutes les mesures nécessaires pour gagner ce pari, a souligné SAR la Princesse Lalla Hasnaa. 

Cette cérémonie a été marquée par l’appel des jeunes reporters sous le thème : "Nous sommes à la COP 22, nous agissons pour le climat", et le lancement des lignes directrices sur l’autonomisation du climat "Accélérer les solutions par l'éducation, la formation et la sensibilisation du public". 

A cette occasion, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Mme Patricia Espinosa, et la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova ont remis à Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa le premier rapport mondial de suivi de l’éducation (GEM-Planet Report 2016). 

Au terme de cette cérémonie, Son Altesse Royale a visité le stand de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, dans la zone bleue de la COP 22, avant de poser pour une photo-souvenir avec des jeunes reporters. 

La cérémonie d’ouverture de la journée de l’Education s’est déroulée en présence du ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, M. Rachid Benmokhtar Benabdallah.

La feuille de route pour l'alignement du secteur financier marocain sur le développement durable vise à favoriser l’émergence d’une finance verte sur le plan régional et continental

La feuille de route pour l’alignement du secteur financier marocain sur le développement durable, présentée lundi à Marrakech en marge de la COP22, vise à favoriser l’émergence d’une finance verte sur le plan régional et continental et le positionnement de la place financière de Casablanca en tant que hub pour la finance climat.

Cette feuille de route, appelée à être révisée et ajustée périodiquement de façon à accompagner la dynamique du marché, liste les actions et mesures à mettre en œuvre pour l’alignement coordonné et progressif du secteur financier marocain, englobant les activités de banque, d’assurance et de marché de capitaux, sur les enjeux de développement durable.

La feuille de route présentée lors d'une conférence de presse animée par le président du Comité scientifique de la COP 22, Nizar Baraka, le ministre de l'économie et des finances, Mohamed Boussaid et le Wali de Bank Al Maghrib, Abdellatif Jouahri, vise à favoriser l’émergence d’une véritable "finance durable" multidimensionnelle, en ce sens qu’elle se doit de tenir compte à la fois des préoccupations environnementales, en particulier celles induites par le changement climatique, social et de gouvernance.

Cette feuille s’articule autour de 5 axes majeurs, à savoir l’extension de la gouvernance fondée sur les risques aux risques socio-environnementaux, le développement d’instruments et de produit financiers durables, la promotion de l’inclusion financière, le renforcement des capacités dans le domaine de la finance durable et la transparence et la discipline de marché.

Parmi les mesures proposées par la feuille de route en matière de gouvernance figurent l’accompagnement du secteur financier, dans toutes ses composantes à établir une charte "finance durable" dont l’objectif est de prendre des engagements de financement et/ou d’investissement en matière de financement durable, de sensibiliser la clientèle et les émetteurs faisant appel public à l’épargne sur les préoccupations environnementales et sociales et de prendre les engagements sur le plan de la responsabilité sociale et environnementale.

Concernant l’axe de développement de produit financiers dédiés au développement durable, la feuille de route préconise de contribuer à l’adoption d’une définition commune des actifs et des instruments «verts » et de critères standards de labélisation des projets ainsi qu’à la mise en place de mécanismes de leur contrôle.

En matière d’inclusion financière, le document propose de réduire les gaps entre genres en termes d’accès aux services financiers formels à travers notamment l’incitation des fournisseurs de services financiers à intégrer la dimension genre et à mettre en place de nouveaux produits et services adaptés aux besoins des femmes en général et des femmes entrepreneurs en particulier.

Pour renforcer les capacités dans le domaine de la finance durable, la feuille de route recommande d’élargir le périmètre d’action de la Fondation marocaine pour l’éducation financière (FMEF) aux préoccupations environnementales et à la finance durable et d’engager les acteurs du secteur financier à mettre en œuvre des programmes de formation à l’attention de leurs collaborateurs afin de les sensibiliser aux enjeux du développement durable et renforcer leur appréhension des risques sous-jacents.

Selon cette feuille de route, la transition vers une économie respectueuse sur le plan social et environnemental doit s’accompagner d’un effort de transparence à sa mesure aussi bien s’agissant de l’empreinte carbone actuelle que des actions engagées dans le domaine du développement durable et des conséquences écologiques et sociales des activités opérées et financées.

Cette feuille de route a été élaborée par Bank Al Maghrib, en coordination avec la commission scientifique de la COP 22 et avec la coordination de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), le ministère de l’Economie et des finances, Casablanca Finance city authority, la Bourse de Casablanca, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance.

Mezouar qualifie de cadre "complémentaire" et "utile" la coopération Sud-Sud dans la lutte contre les changements climatiques

La coopération Sud-Sud constitue un cadre "complémentaire" et "utile" parmi les multiples efforts destinés à lutter contre les changements climatiques, a affirmé, lundi, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar. 

La coopération Sud-sud "n’est pas contradictoire" avec les autres cadres de coopération, mais offre plutôt des "leviers complémentaires" aux efforts de lutte contre les changements climatiques, a souligné M. Mezouar, dans une allocution lors de l'ouverture à Marrakech des travaux d’un Forum de haut-niveau sur la coopération Sud-Sud pour lutter contre les changements climatiques.

La coopération Sud-Sud pourrait, en outre, améliorer et promouvoir la dynamique de la cause du climat, de même qu’elle permet de diversifier les approches visant à juguler les changements climatiques et atténuer leur impact sur les pays du Sud, a-t-il indiqué. 

Pour le président de la COP22, la coopération Sud-Sud revêt une grande importance, s’inscrit en harmonie avec les ambitions et attentes de la COP de Marrakech et pourrait faciliter l’échange d’expertises et d’expériences, vu la proximité et les dénominateurs communs existant entre les pays de la région.

M. Mezouar a, dans ce sens, salué l’engagement de la Chine en faveur des efforts internationaux dans la lutte contre les changements climatiques, en particulier sa ratification rapide de l’accord de Paris et son adhésion effective et forte à l’appui aux efforts des pays du Sud à faire face aux changements climatiques.

Il s’est, par ailleurs, félicité du niveau des débats enclenchés durant la première semaine de la COP22, estimant que la seconde semaine sera le moment de prise de décisions pratiques et concrètes à propos des questions de l’adaptation et de la mitigation des effets des changements climatiques. 

Cette rencontre, organisée en partenariat entre la Chine, le Maroc et les Nations unies, ambitionne de conférer une impulsion à la coopération Sud-Sud en matière de lutte contre les changements climatiques, approfondir l’échange entre les pays concernés en vue d’améliorer leurs capacités à faire face au dérèglement du climat et atteindre les objectifs escomptés du développement durable.

La COP22, qui se déroule du 7 au 18 courant dans la cité ocre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques.

PDG d'Unilever : la mise en place du prix du carbone, condition sine qua non pour réduire les GES

La mise en place du prix du carbone est une condition sine qua non pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), a souligné, lundi à Marrakech, le PDG d'Unilever et président du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), Paul Polman.

"Il est essentiel de redéfinir la chaîne des valeurs et d'opérer des changements systémiques, partout dans le monde, pour mettre en place un prix du carbone", a affirmé M. Polman à l'occasion de l'ouverture de la "COP22 Low-Emissions Solutions Conference: Global Brainstorming on Practical Pathways to Low Emissions", se félicitant du fait que les NDC de plus de 100 pays couvrant près de 58% des GES incluent des mesures en ce sens.

Selon le "New Climate Economy Report", 90 mille milliards de dollars seront investis dans les infrastructures dans le monde lors des quinze prochaines années pour accommoder les contraintes liées à l'urbanisation et à la croissance démographique, a-t-il fait savoir, notant que la manière avec laquelle ce montant sera investit "décidera tout simplement de notre survie".

Même son de cloche chez la Championne française de haut niveau pour le climat, Laurence Tubiana, qui a plaidé en faveur d'une refonte en profondeur de la chaîne des valeurs et l'altération, voire la suppression définitive de certains modèles économiques. De son côté, l'ambassadeur des Relations internationales du gouvernement métropolitain de Séoul et représentant du président du Conseil international pour les initiatives écologiques (ICLEI), Chang Beom Kim, a relevé que 700 villes de par le monde se sont engagées à réduire de plus d'une giga tonne leurs émissions de GES à l'horizon 2020 et que des milliers de villes sont déterminées à opérer la transition vers 100% d'énergies renouvelables.

Par ailleurs, M. Kim a fait remarquer qu'il s'agit de la première fois dans l'histoire des COP que les experts sont réunis pour débattre des solutions et non des problèmes posés par les GES.

Cette conférence de trois jours vise à élaborer des solutions et informer les nations sur les dernières évolutions technologiques dans le but de réduire les GES. Elle rassemble des experts et scientifiques mondiaux, des ingénieurs et des chercheurs pour échanger les connaissances, identifier les obstacles et débattre des bonnes pratiques et des priorités de recherches pour l'avenir.

Le président sénégalais participe à la COP 22 et au Comité restreint des dirigeants africains

Le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, prendra part à la 22ème édition de la Conférence des Parties à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP22), annonce la présidence sénégalaise.

M. Sall participera mardi au Sommet des chefs d'Etat ainsi qu’au Comité restreint des dirigeants africains, selon un communiqué de la présidence sénégalaise, relayé par l'Agence de Presse Sénégalaise (APS).

La COP 22 qui se tient à Marrakech du 07 au 18 novembre 2016 "devra concrétiser l’accord de Paris et placer l’Afrique à l’avant-garde de l’engagement international sur la question du climat", indique la présidence sénégalaise, rappelant que depuis son accession au pouvoir, le président Macky Sall "encourage le mix énergétique dans sa stratégie de développement durable, en particulier dans le secteur de l’énergie".

"Cette stratégie vise à mobiliser toutes les sources d’énergie disponibles sur le territoire pour en faire une combinaison qui soit la plus avantageuse, en termes de coût, de sécurité et d’autonomie", souligne encore le texte. 

La délégation du Parlement européen à la COP 22 plaidera pour « une planète plus saine et plus propre » 

La délégation du Parlement européen à la COP 22 plaidera pour une planète plus saine et plus propre, a affirmé son président Giovanni La Via. 

La délégation composée de douze eurodéputés prendra part dès ce lundi aux négociations de l'ONU sur le climat pour consolider la voie choisie à Paris. 

"À Marrakech, nous devrons travailler sur la mise en œuvre de l'accord de Paris. Nous avons contribué à ce qu'il soit contraignant mais il est évident que les contributions prévues déterminées au niveau national, présentées actuellement, ne sont pas suffisantes pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique en-dessous de deux degrés", a déclaré M. La Via.

"Nous devons aussi œuvrer à renforcer la confiance entre les pays développés et en développement. Nous devons et nous pouvons léguer aux futures générations un monde plus stable et plus prospère: une planète plus saine et plus propre", a-t-il ajouté.

Pour le vice-président de la délégation, Jo Leinen « les objectifs climatiques doivent être atteints par étapes au cours des prochaines années », notant que «l'Union européenne doit être un acteur engagé dans ce processus et agir comme intermédiaire entre les partenaires du Nord et du Sud".

Il a souligné que «les objectifs climatiques existants ne suffiront pas à limiter le réchauffement climatique en-dessous des deux degrés Celsius », appelant l'UE à aligner sa politique climatique sur l'accord de Paris. 

« Cela signifie en particulier réduire les émissions de CO2 plus rapidement et faire preuve de clarté concernant le financement de la protection du climat", a-t-il expliqué.

Le 5 octobre dernier, l’Union européenne et plusieurs États membres ont déposé leur instrument de ratification de l’accord de Paris. Le même jour, les seuils de plus de 55% des parties représentant plus de 55% des émissions mondiales ont été atteints, déclenchant l’entrée en vigueur de l’accord de Paris 30 jours plus tard, soit le 4 novembre.

Les pays du monde entier sont réunis depuis lundi et jusqu'au 18 novembre à Marrakech pour la COP22, qui doit faciliter la mise en oeuvre de l'accord de Paris scellé l'an dernier et qui vise à limiter le réchauffement à 2°C.

Des enfants déterminés pour faire entendre leur voix sur le climat

On dit souvent que la vérité sort de la bouche des enfants. Si la véracité du proverbe se trouve établie dans bien de situations, on en voit une parfaite illustration à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient actuellement à Marrakech.

"Nous sommes les hommes de demain et on veut être sûr que le monde que les adultes préparent pour nous sera celui dans lequel nous souhaitons vivre". Cette "revendication", répétée avec simplicité et en toute spontanéité par des militants en herbe de la cause environnementale dans la zone verte dédiée à la société civile, est d'une force telle qu’elle résume l’enjeu de la préservation de l’environnement pour les générations futures, au cœur des négociations en cours sur le climat dans le cadre de la COP22.

Tout sourire et très engagés, ces enfants de 10 à 16 ans préparent depuis un an leur participation à cet événement planétaire dans le cadre d’une initiative de la Rabita Mohammadia des Oulema. Ils n’hésitent pas à s’approcher des visiteurs de leur stand pour les informer de leurs activités dans le domaine de la protection de l’environnement et leur expliquer leur perception des enjeux de la lutte contre les effets du changement climatique et leurs attentes en tant qu’enfants de la COP.

Dans une fluidité surprenante, Fatiha qui à 13 ans préside le club de l’environnement, étale sans complexe et avec fierté le bilan de l’action de son équipe qui a déjà été associée à plusieurs événements en préparation de ce sommet mondial sur le climat, dont la Pré-COP de Marrakech ou encore la MEDCOP dédiée aux pays de la Méditerranée.

"Cela nous a donné l’occasion de présenter notre vision du changement climatique et ses impacts sur nous et ce que nous attendons des adultes à ce cet égard", confie-t-elle à la MAP.

Et d’ajouter que "ce que nous attendons de la COP22 c’est de nous intégrer en tant qu’enfants dans l’opération de préservation de l’environnement et la lutte contre les effets du changement climatique".

"Nous avons une forte volonté de travailler dans ce domaine", assure-t-elle, souhaitant que les enfants puissent avoir la confiance des adultes pour travailler avec eux dans le domaine environnemental et même politique pour leur faire part de leur vision, d’autant plus, dit-elle, que "nous vivrons dans le monde qu’ils sont en train de concevoir maintenant et on veut être sûr que c’est vraiment le monde que nous voulons pour vivre".

Abondant dans le même sens, sa collègue Manal, du club science, affirme qu’"on est les hommes de demain, ceux qui vont subir les conséquences de ces changements".

"On est là donc pour parler de l’impact des changements climatiques sur l’enfant et pour savoir quelles sont les solutions possibles", martèle la jeune militante de 16 ans.

La plus jeune du groupe, Hibatoullah du club santé, table sur cette participation à la COP22 pour sensibiliser les gens quant aux bienfaits d’opter pour le recyclage pour éviter la pollution de l’environnement.

"Si on pollue notre environnement, on ne pourrait pas respirer", explique-t-elle avec la voix innocente de l’enfant de 10 ans. Emerveillée par "les belles idées" de recyclage présentées sur les stands voisins de l’espace Innovation, elle dit vouloir bien s’y inspirer dans le travail du groupe pour préserver l’environnement.

Outre l’organisation tout au long de l’année d’activités, de colloques et de rencontres avec les spécialistes de la question environnementale, ce groupe d’enfants rassemblés dans le cadre de l’initiative dite "Fitra" vient de lancer une bande dessinée avec la contribution de plus 1000 enfants de toutes les régions du Maroc, portant sur les changements climatiques et leurs conséquences sur les enfants.

S’y ajoute la réalisation d’un jeu vidéo axé sur un superhéros nommé "Nadif" qui rassemble les déchets jetés hors des lieux dédiés, en plus d’un jeu de société sur la biodiversité en cours d’édition.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa préside à Marrakech la cérémonie d'ouverture de la journée d'action des océans

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, a présidé, samedi à Marrakech, la cérémonie d'ouverture de la journée d'action des océans, organisée dans le cadre de la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. 

«Le Maroc, à l'occasion de la présente COP, confirmera son soutien aux initiatives en lien avec les océans déjà lancées et initiera une nouvelle initiative « la ceinture bleue », visant à développer la résilience des communautés côtières ainsi que des activités de pêche durables », a indiqué Son Altesse Royale, ambassadeur de la côte, qui prononçait une allocution lors de cette cérémonie marquée par la participation de plusieurs personnalités, notamment de SAS le Prince Albert II de Monaco. 

« A l'occasion de la COP22, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement rejoindra 'la ceinture bleue' », a annoncé SAR la Princesse Lalla Hasnaa. 

« Mettant à profit son expérience dans le développement durable de trois zones humides marocaines situées sur les façades méditerranéennes ou atlantiques, elle (la FM6) participera à la création d'aires marines protégées », a fait savoir Son Altesse Royale. 

La journée thématique consacrée aux océans dans le cadre de la COP22 « marque un tournant historique » puisqu'elle est l'inscription officielle des océans dans l'agenda global pour l'action climatique, confortant le 14ème objectif de développement durable, a souligné SAR la Princesse Lalla Hasnaa. 

Le Maroc a toujours été sensible à l'importance des océans sur divers plans, a rappelé SAR la Princesse Lalla Hasnaa, relevant que SM le Roi Mohammed VI a fait de la protection de l'environnement l'un des piliers des politiques publiques, des stratégies de développement et des engagements régionaux ou internationaux du Royaume. 

Son Altesse Royale a mis en exergue le rôle de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement dans la sensibilisation à l'importance de préserver les océans, qui, dès sa création il y a 15 ans, a inscrit la protection du littoral comme l'une de ses cinq priorités, à travers ses programmes d'éducation ciblant les enfants et les jeunes, l'organisation de la semaine du littoral, dédiée à la vulgarisation scientifique, et le décernement des trophées « Lalla Hasnaa Littoral durable » qui couronnent les initiatives exemplaires et les travaux de recherche novateurs dans le domaine de la protection de l'environnement. 

La cérémonie d'ouverture de la journée d'action sur les océans a été marquée par la participation du ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, de la ministre française de l'Environnement, de l'énergie et de la mer, présidente de la COP21, Ségolène Royal, du commissaire européen à l'Environnement, Karmenu Vella et de la directrice générale adjointe de la FAO, Maria Helena Somedo. 

Les jeunes s’engagent pour lutter contre les changements climatiques

Quelque 150 jeunes issus de plusieurs pays se sont engagés pour lutter contre les changements climatiques, en marge de la COP22 qui se tient du 7 au 18 courant à Marrakech.

Lors d’une déclaration en clôture d’une rencontre parallèle organisée dans le cadre la COP22 à l’Institut français de Marrakech, sous le thème: "150 jeunes pour un climat sous surveillance", des collégiens et lycéens venus des quatre coins d’Afrique du Nord et de l’ouest et de France ont exprimé leur engagement à être acteurs du changement de l’environnement, à adopter des éco-gestes et à encourager les initiatives vertes.

Ils ont, en outre, recommandé de dénoncer les inégalités en matière d’accès aux ressources, de donner l'exemple de l’éco-citoyenneté à cette génération et aux générations futures et d'être ambassadeurs auprès de leur entourage pour les sensibiliser aux problématiques environnementales.

Organisé par l’IRD et ses partenaires (AESVT Maroc, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’Institut français à Marrakech), cet événement a été marqué par la participation de 150 jeunes collégiens et lycéens venus de plusieurs pays pour mener une réflexion approfondie et éclairée sur les changements climatiques et leur incidence sur les sociétés et l’environnement dans le cadre du dispositif "Climat sous surveillance", initié à la COP 21. 

M. Benchamach : la réalisation de la justice climatique pour l'Afrique, un impératif absolu

L'atteinte de l'objectif de justice climatique pour l'Afrique s'impose plus que jamais comme un impératif absolu, a souligné, dimanche à Marrakech, le président de la Chambre des conseillers, Abdelhakim Benchamach.

Les discussions sur la mise en œuvre effective des engagements des Parties de la Convention cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) à l'issue de l'Accord de Paris ne pourraient aboutir sans reconnaître que le continent africain "a été et demeure une victime des politiques et stratégies menées pour satisfaire l'avidité de lobbies indifférents au sort de l'humanité", a affirmé M. Benchamach à l'ouverture des travaux d'une rencontre parlementaire internationale autour des changements climatiques organisée par le Parlement marocain en partenariat avec l'Union interparlementaire (UIP) en marge de la COP22.

M. Benchamach a formulé l'espoir de voir les travaux de cette rencontre parlementaire couronnés par une recommandation spéciale portant sur un plaidoyer international et solidaire pour exiger la réparation des préjudices causés aux pays africains et insulaires les plus touchés par les changements climatiques.

La mise en oeuvre de ces engagements passe nécessairement par l'augmentation de l'aide destinée à l'adaptation et la facilitation des moyens de profiter de financements additionnels, outre la poursuite des efforts en matière de renforcement des capacités et de transfert technologique, a-t-il relevé. M. Benchamach a présenté dans ce sens une série de propositions portant notamment sur la reconnaissance de la responsabilité collective et à des niveaux différenciés en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, en particulier pour les pays africains et insulaires, et la nécessité d'appréhender la problématique des dérèglements climatiques de concert avec les Objectifs de développement durable (ODD).

De même, il a salué le rôle des parlements dans la lutte contre les changements climatiques, notamment la mise en oeuvre de l'Action parlementaire sur les changements climatiques promulguée par le conseil directeur de l'UIP lors de sa 198ème session à Lusaka. Cette rencontre connaît la participation de délégations des 167 pays membres de l'UIP, de représentants d’organisations interparlementaires nationales, régionales et internationales, d’instances gouvernementales et d’ONG.

Les participants débattent à cette occasion de questions ayant trait notamment au rôle des parlements dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et du Plan d’action parlementaire sur les changements climatiques adopté lors de la 134-ème Assemblée générale de l’UIP tenue à Lusaka, en Zambie.

Lors de cette rencontre, il sera procédé à l’adoption du projet de déclaration finale dont l’élaboration a été confiée au Parlement marocain et dervait souligner l’importance de l’association des parlementaires comme acteurs officiels dans les négociations relatives à la mise en œuvre de l’Accord de Paris, outre une proposition marocaine visant l’institutionnalisation des réunions parlementaires à l’occasion des COP de manière à ce qu’elle deviennent des rencontres parlementaires sur les changements climatiques. Par ailleurs, les parlements africains ont tenu, samedi, une réunion consultative à l’initiative du parlement marocain.

Cette réunion a été consacrée à coordonner les positions et unifier les efforts dans la perspective développer une initiative de plaidoyer visant à permettre aux pays en développement à renforcer leurs capacités pour alléger les conséquences des changements climatiques sur ces pays et les aider à s’adapter avec le projet de transition énergétique en leur garantissant les financements nécessaires ainsi qu’avec les enjeux de la mutation technologique. Les parlements des pays francophones se sont réunis également dans une réunion similaire pour débattre des mécanismes techniques de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des moyens de mettre en place les lois législatives relatives à son application dans chaque pays.

(MAP-14/11/2016)

Arrivée d'Ali Bongo Ondimba à Marrakech pour la COP22

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba est arrive dimanche, à Marrakech pour prendre part à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) et à une réunion au sommet des chefs d'Etat d'Afrique organisée à l'initiative du roi du Maroc Mohammed VI. 

Accompagné par le ministre des Affaires étrangères et par les ministres de l'Environnement et de l'Economie, Ali Bongo Ondimba doit intervenir lors du segment de haut niveau de la COP22 prévu mardi prochain. 

Une conférence qui, selon le vœu du pays-hôte, doit avant tout être celle de l'Afrique, continent non pollueur (4% des gaz à effet de serre - 0,02% pour le Gabon) auquel les pays industrialisés ont annoncé des aides à hauteur de 100 milliards de dollars. 

En présence du Roi du Maroc et du secrétaire général des Nations Unies, le numéro un gabonais s'attachera à rappeler que les grands enjeux environnementaux constituent « une question de sécurité régionale » pour l'Afrique centrale tout autant qu'ils déterminent l'avenir de l'humanité. 

Sept mois après avoir signé l'Accord de Paris, dont il fut l'un des plus ardents promoteurs africains, le Gabon a officiellement ratifié ce texte à vocation universelle. 

Engagés au cœur des négociations depuis l'ouverture de la COP22 le 7 novembre, les experts du 'Conseil national climat' et des départements ministériels œuvrent sur les terrains scientifique et diplomatique pour réaffirmer la prééminence des ambitions gabonaises : affectation des terres, sanctuarisation des écosystèmes, surveillance satellitaire des espaces terrestre et maritime, développement agro-industriel raisonné, institutionnalisation des politiques de développement durable. 

En marge de la conférence onusienne, le 16 novembre, journée de l'Afrique pour la COP -, le souverain chérifien a souhaité organiser un sommet spécial réunissant plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement. Une occasion nouvelle pour Ali Bongo Ondimba de saluer le partenariat d'exception entre le Gabon et le Royaume du Maroc et de se tenir aux côtés d'un pays-frère qui entend faire sienne toutes les problématiques de l'Afrique de demain. 

Un jeune marocain de 25 ans construit une voiture entièrement électrique

Imad Morchid, 25 ans, ingénieur marocain en construction mécanique, a innové avec la fabrication d’une voiture 100% électrique, exposée dans l’espace des innovations à la COP 22, en zone bleue, a constaté samedi l’ABP. 

La voiture dispose d’un moteur d’une capacité de 650 chevaux avec une autonomie supérieure à 500km en conduite normale. « Ce sont là des caractéristiques qui font la différence en termes de performance et de stabilité de ma voiture auxquelles s’ajoute une émission de CO2 très limitée », a dit à l’ABP le jeune ingénieur. 

« Comme je travaille dans le domaine des brevets automobiles, j’ai décidé de créer ma propre ligne de voiture et je l’ai conçue, dessinée et fabriquée », confie Morchid. 

Beaucoup de visiteurs sont intrigués par le projet tandis que des délégués manifestent leur intérêt pour établir des partenariats pour l’entraide ou pour des unions, note Morchid dont le nom est la marque de sa voiture électrique. 

« Ce qui me fait plaisir et m’encourage à aller plus loin, c’est que beaucoup de personnes me disent que je suis une fierté marocaine. Cela prouve que les Africains peuvent faire de belles réalisations et rivaliser avec des constructeurs à l’échelle du monde », rassure Morchid. 

A la tête de son cabinet, Morchid Engineering, le jeune marocain se dit déterminé à ne pas dormir sur ses lauriers. 

Arrivée à Marrakech du président burkinabè pour participer à la COP22

Le président de la République du Burkina Faso, Roch Marc Kaboré, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Marc Kaboré a été accueilli par le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l’Économie numérique, Moulay HafidElalamy, et l’ambassadeur de son pays au Maroc, Hilaire Soulama.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président burkinabè a été salué par les membres de l’ambassade du Burkina Faso au Maroc.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Arrivée à Marrakech du président de la République coopérative de Guyane

Le président de la République coopérative de Guyane, David Granger, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Granger a été accueilli par le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Benmokhtar, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier.

Le président de la République de Nauru à Marrakech

Le président de la République de Nauru, Baron Waqa, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Waqa a été accueilli par le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Benmokhtar, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Le président de la République du Niger à Marrakech

Le président de la République du Niger, El Hadj Mahamadou Issoufou, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l'État nigérien a été accueilli par le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Aziz Akhannouch, et l’ambassadeur de son pays au Maroc, Ousseini Mamadou.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président El Hadj Mahamadou Issoufou a été salué par les membres de l’ambassade de la République du Niger au Maroc.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Le président de la République de Guinée à Marrakech

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer à la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l’État guinéen a été accueilli par le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Rachid Benmokhtar, et l’ambassadeur de son pays au Maroc, Aboubacar Dione.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président Alpha Condé a été salué par les membres de l’ambassade de la République de Guinée au Maroc.

La COP22, dont le segment de haut-niveau connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Arrivée à Marrakech du président sénégalais

Le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, est arrivé, lundi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l'État sénégalais a été accueilli par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch, les ministres sénégalais de l’Agriculture et de l’environnement et l’ambassadeur du Sénégal au Maroc.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, M. Macky Sall a été salué par les membres de l’ambassade du Sénégal au Maroc.

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Cette Conférence constitue également une opportunité de débattre de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

L'émir du Qatar participe à la COP22

L'émir de l'Etat du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani participera aux travaux de la 22-ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient jusqu'au 18 courant à Marrakech, a rapporté l'Agence de presse"QNA".

L'émir du Qatar prendra part également au Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine (UA), ajoute la même source.

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d'Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Cette Conférence constitue également une opportunité de débattre de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

(MAP-14/11/2016)

Le président des Iles Comores à Marrakech

Le président des Iles Comores, Azali Assoumani, est arrivé, dimanche soir à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Assoumani a été accueilli par le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président comorien a été salué par les membres de l'ambassade de son pays au Maroc.

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d'Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Arrivée à Marrakech du président de la République de Guinée-Equatoriale

Le président de la République de Guinée Equatoriale, Téodoro Obiang Nguema Mbasogo, est arrivé, dimanche soir à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l'Etat équato-guinéen a été accueilli par le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad.

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, M. Obiang Nguema a été salué par les membres de l'ambassade de la Guinée-Equatoriale au Maroc.

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Cette Conférence constitue également une opportunité de débattre de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, l’industrie, le transport et à l’eau.

Arrivée d'Ali Bongo Ondimba à Marrakech pour la COP22

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba est arrive dimanche, à Marrakech pour prendre part à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) et à une réunion au sommet des chefs d'Etat d'Afrique organisée à l'initiative du roi du Maroc Mohammed VI. 

Accompagné par le ministre des Affaires étrangères et par les ministres de l'Environnement et de l'Economie, Ali Bongo Ondimba doit intervenir lors du segment de haut niveau de la COP22 prévu mardi prochain. 

Une conférence qui, selon le vœu du pays-hôte, doit avant tout être celle de l'Afrique, continent non pollueur (4% des gaz à effet de serre - 0,02% pour le Gabon) auquel les pays industrialisés ont annoncé des aides à hauteur de 100 milliards de dollars. 

En présence du Roi du Maroc et du secrétaire général des Nations Unies, le numéro un gabonais s'attachera à rappeler que les grands enjeux environnementaux constituent « une question de sécurité régionale » pour l'Afrique centrale tout autant qu'ils déterminent l'avenir de l'humanité. 

Sept mois après avoir signé l'Accord de Paris, dont il fut l'un des plus ardents promoteurs africains, le Gabon a officiellement ratifié ce texte à vocation universelle. 

Engagés au cœur des négociations depuis l'ouverture de la COP22 le 7 novembre, les experts du 'Conseil national climat' et des départements ministériels œuvrent sur les terrains scientifique et diplomatique pour réaffirmer la prééminence des ambitions gabonaises : affectation des terres, sanctuarisation des écosystèmes, surveillance satellitaire des espaces terrestre et maritime, développement agro-industriel raisonné, institutionnalisation des politiques de développement durable. 

En marge de la conférence onusienne, le 16 novembre, journée de l'Afrique pour la COP -, le souverain chérifien a souhaité organiser un sommet spécial réunissant plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement. Une occasion nouvelle pour Ali Bongo Ondimba de saluer le partenariat d'exception entre le Gabon et le Royaume du Maroc et de se tenir aux côtés d'un pays-frère qui entend faire sienne toutes les problématiques de l'Afrique de demain. 

Le président de la République du Congo à Marrakech

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, est arrivé, dimanche soir à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Sassou-Nguesso a été accueilli par le ministre de la Santé, El Houssaine Louardi et l’ambassadeur de Brazzaville à Rabat, Valentin Olessengo. 

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le chef de l’État congolais a été salué par les membres de l’ambassade de son pays au Maroc. 

La COP22, à laquelle participeront plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord. 

La ministre canadienne de l'environnement se rend à Marrakech pour prendre part à la COP22

La ministre canadienne de l'environnement et du changement climatique, Catherine McKenna se rend à Marrakech à la tête d'une importante délégation pour prendre part aux travaux de la 22ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient du 7 au 18 novembre, a annoncé dimanche son ministère.

La délégation conduite par Mme McKenna pour participer à cet événement planétaire sera composée de représentants des provinces, des territoires, des municipalités, des entreprises, de la jeunesse et de la société civile, ainsi que de chefs autochtones et de députés de l'opposition, a précisé la même source. 

Lors de cette Conférence, la ministre canadienne continuera de mettre en relief le leadership que le Canada démontre à l'échelle internationale dans ce dossier et soulignera le rôle clé des entreprises, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des municipalités et des groupes autochtones dans la lutte contre les changements climatiques. 

Mme McKenna prononcera également la déclaration nationale du Canada et participera à plusieurs réunions de haut niveau sur divers dossiers, notamment la tarification du carbone, la croissance des technologies propres, le soutien aux pays en développement, les polluants de courte durée de vie qui ont des effets sur le climat, la dimension hommes-femmes et les politiques climatiques, ainsi que la santé et le rôle des communautés autochtones dans les solutions au dérèglement climatique. 

"Pour s'attaquer efficacement aux défis mondiaux posés par les changements climatiques, tous les pays doivent désormais collaborer afin de donner suite à l'Accord de Paris", a souligné la ministre dans un communiqué. "En poursuivant sur la lancée de la dernière année, le Canada est fier de jouer, une fois de plus, un rôle de chef de file dans les mesures internationales qui visent à lutter contre les changements climatiques, ce qui permettra d'assurer un avenir durable et prospère pour nos enfants et petits-enfants", a-t-elle conclu.

Arrivée à Marrakech du président ivoirien pour participer à la COP22

Le président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est arrivé, dimanche après-midi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre. 

A son arrivée à l’aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l’État ivoirien a été accueilli par le ministre de l'Agriculture et de la pêche, Aziz Akhannouch, et l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Maroc, Idrissa Traore. 

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, le président ivoirien a été salué par les membres de l’ambassade de son pays au Maroc. 

Dans une déclaration à la presse, le président Ouattara a exprimé sa joie de se trouver au Maroc, ajoutant que cette visite sera une occasion de rencontrer SM le Roi Mohammed VI. 

Le chef de l’État ivoirien a, en outre, souligné que sa participation à la COP22 cadre parfaitement et en harmonie avec les engagements de son pays en faveur du climat, rappelant que la Côte d’Ivoire a été parmi les premiers pays à signer l’accord de Paris. 

Le déroulement de cette Conférence sur le sol marocain revêt une grande importance et consacre l’engagement ferme de SM le Roi en faveur des questions liées à l’environnement et au développement durable, a affirmé M. Ouattara. 

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord. 

Cette Conférence est l’occasion d'examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau. 

Le président de la République des Palaos à Marrakech

Le président de la République des Palaos, Tommy Remengsau, est arrivé, dimanche après-midi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, M. Tommy Remengsau a été accueilli par le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, avant de passer en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Arrivée à Marrakech du président gabonais

Le président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba, est arrivé, dimanche après-midi à Marrakech, pour participer aux travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements (COP22) qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre. 

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l’État gabonais a été accueilli par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Aziz Akhannouch et l’ambassadeur du Gabon au Maroc, Abdu Razzaq Guy Kambogo. 

Après avoir passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs, M. Ali Bongo a été salué par les membres de l’ambassade du Gabon au Maroc. 

La COP22, qui connaîtra la participation de plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, doit opérationnaliser l'Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord. 

Cette Conférence constitue également une opportunité de débattre de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau. 

Des progrès dans les négociations à mi-parcours de la COP22

Les négociations, dans le cadre de la 22ème conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP22) enregistrent des progrès, a fait savoir, samedi, lors d'une conférence de presse, le président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, dressant le bilan de la première semaine avec la Secrétaire Exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa. 

Mezouar a déclaré qu'elles (négociations) « avancent bien, dans un processus inclusif avec l'ensemble des Parties », annonçant à cette occasion que « 105 Parties ont ratifié l'Accord de Paris à ce jour et nous encourageons les autres à faire de même ». Et afin d'accélérer la ratification de l'Accord, M. Salaheddine Mezouar a précisé que la présidence avait « soumis l'Appel de Marrakech destiné à accélérer la dynamique de l'Action climatique à toutes les Parties ». 

En outre il a fait savoir que pour la deuxième semaine de la Conférence, « de nombreux Chefs d'Etat ont confirmé leur présence à la semaine de Haut Niveau de la COP22 ». 

La Secrétaire Exécutive de la CCNUCC a également salué les avancées réalisées pendant la première semaine de la Conférence, précisant que « la COP22 a présenté de nombreuses mesures climatiques initiées par des organismes non étatiques, et démontré une grande implication de la jeunesse mondiale à Marrakech ». Elle a également souligné le travail important réalisé par le Maroc, notamment « l'initiative « Water for Africa », annoncée à la COP22 par le Maroc et la Banque Africaine de Développement ». 

Elle a « remercié Salaheddine Mezouar pour son leadership à la COP22 », avant de se féliciter de la dynamique existante et de l'engagement des Parties pour accélérer l'action en faveur du climat. « Plus de 90 pays sont passés des INDC aux NDC formelles. Cette transition s'est faite en un temps record », a-t-elle déclaré. La cérémonie d'ouverture du sommet de Haut Niveau « se fera en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon », a ajouté Patricia Espinosa. 

Enfin, au sujet de l'Accord de Paris, Patricia Espinosa a insisté sur l'importance de la finalisation des règles de celui-ci (...). « L'Accord de Paris a un poids important. Il est signé par plus de 190 Parties et ratifié par plus de 100 pays », a-t-elle conclu. 

Arrivée à Marrakech de l'Emir du Koweït pour participer à la COP22

L'Emir du Koweït, SA cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, est arrivé, dimanche à Marrakech, pour prendre part aux travaux de la 22ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements (COP22), qui se déroule du 07 au 18 novembre dans la cité Ocre.

A son arrivée à l'aéroport international Marrakech-Ménara, SA cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah a été accueilli par le ministre de l’Économie et des Finances, Mohammed Boussaid, et l’ambassadeur du Koweït au Maroc, Abdellatif Yahia. 

La COP22 doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans cet accord.

Cette Conférence constitue également une opportunité pour débattre de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Moroccan Solar Race Challenge, un rendez-vous important dans l’agenda des sports respectueux de l’environnement 

Le Moroccan Solar Race Challenge constitue désormais un rendez-vous important dans l’agenda des sports qui respectent l’environnement et sensibilisent le public à travers plusieurs activités éducatives et pédagogiques, a affirmé, dimanche à Benguerir, le Directeur général de l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN), Badr Ikken.

"Cet événement labellisé COP22 a tout son sens car il permet aux étudiants de mettre leurs acquis théoriques en pratique, tout en respectant pleinement l’environnement", a-t-il déclaré à la MAP, à l'occasion de la 4è édition du Moroccan Solar Race Challenge organisée dimanche par l'RESEN.

Durant cette édition, a-t-il dit, les équipes marocaines ont l’occasion de se préparer à la course de l’année prochaine qui sera sur une distance 7 fois plus longue. 

"Le trajet passera de 150 kilomètres à 500 kilomètres sur plusieurs étapes et prendra une envergure internationale avec la participation de plusieurs grandes équipes étrangères", a-t-il expliqué. 

Plus de 200 écoliers participent aux différents ateliers pédagogiques organisés autour de sujets importants traitant de l’environnement, du changement climatique et des énergies renouvelables. 

Des véhicules solaires, conçus, développés et fabriqués par des étudiants marocains et leurs homologues étrangers, concourent sans utiliser une seule goutte de carburant. 

Chaque année, cette course réunit des écoles, universités et institutions de recherche venant du monde entier. 

Quinze candidats prennent part à cette 4ème édition dont dix équipes marocaines et cinq étrangères. 

Le nombre croissant d’équipes marocaines ainsi que leur montée en puissance tant sur le niveau technique que conceptuel est une source de grande fierté, ont estimé les organisateurs. 

Le développement du réseau électrique en Afrique au centre d'un débat à la Zone Verte

Les innovations, les stratégies et les solutions viables pour l'électricité en Afrique ont été au centre d'un débat à Marrakech, dans le cadre la COP22. L'accès actuel à l'électricité en Afrique est extrêmement limité, ont souligné les intervenants à cette conférence qui s'est tenue à la Zone Verte du village de Bab Ighli, faisant observer que le continent noir possède une offre d'électricité à peu près équivalente à celle de la France, ce qui pose naturellement des problèmes à de nombreuses communautés, mais ouvre également plusieurs possibilités.

Naturellement, comme tous les pays, ceux d'Afrique ont besoin d'une source d'électricité fiable, ont-ils relevé, précisant que l'un des défis majeurs est qu'il n'y en a pas assez.

Le réseau électrique du continent a besoin d'être développé, ont-ils affirmé, rappelant qu'il s'agit d'un point important qui a été discuté dans le cadre de l'Accord de Paris. Les intervenants à cette rencontre ont fait savoir que depuis la COP21 à Paris, des progrès ont été réalisés avec l'aide d’acteurs venus de l'Europe et des États-Unis. Ceux-ci ont en ffet formé des partenariats pour apporter expertise et investissements financiers nécessaires pour construire ces infrastructures. Ils se sont également félicités de la baisse constante des coûts liés à l'électricité qui avaient atteint des niveaux prohibitifs pour les consommateurs Les innovations dans le domaine de l'électricité, mis à part un apport énergétique nécessaire, aboutiront aussi à la création d’un nombre considérable d'emplois sur le continent et encourageront l'entrepreneuriat de petites et moyennes entreprises. L'électricité est un élément vital de la vie et ces plans établis par les principaux intervenants permettront d’apporter une contribution précieuse à plus d'un milliard d'Africains sans électricité.

Ouverture à Marrakech d’une réunion parlementaire de l’UIP

Les travaux d’une réunion parlementaire internationale, organisée par le Parlement du Maroc en partenariat avec l'Union interparlementaire (UIP), se sont ouverts, dimanche à Marrakech, à l’occasion de la 22ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22). 

Cette rencontre connaît la participation de délégations des 167 pays membres de l’UIP, de représentants d’organisations interparlementaires nationales, régionales et internationales, d’instances gouvernementales et d’ONG. 

Les participants débattront à cette occasion de questions ayant trait notamment au rôle des parlements dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et du Plan d’action parlementaire sur les changements climatiques adopté lors de la 134-ème Assemblée générale de l’UIP tenue à Lusaka, en Zambie. 

Lors de cette rencontre, il sera procédé à l’adoption du projet de déclaration finale dont l’élaboration a été confiée au Parlement marocain et devrait souligner l’importance de l’association des parlementaires comme acteurs officiels dans les négociations relatives à la mise en œuvre de l’Accord de Paris, outre une proposition marocaine visant l’institutionnalisation des réunions parlementaires à l’occasion des COP de manière à ce qu’elle deviennent des rencontres parlementaires sur les changements climatiques. 

Par ailleurs, les parlements africains ont tenu, samedi, une réunion consultative à l’initiative du parlement marocain. Cette réunion a été consacrée à coordonner les positions et unifier les efforts dans la perspective développer une initiative de plaidoyer visant à permettre aux pays en développement à renforcer leurs capacités pour alléger les conséquences des changements climatiques sur ces pays et les aider à s’adapter avec le projet de transition énergétique en leur garantissant les financements nécessaires ainsi qu’avec les enjeux de la mutation technologique. 

Les parlements des pays francophones se sont réunis également dans une réunion similaire pour débattre des mécanismes techniques de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des moyens de mettre en place les lois législatives relatives à son application dans chaque pays. 

Le Suisse Sébastien Buemi remporte l'étape de Marrakech de Formule E

La 2e étape du championnat des voitures électriques (formule E) de la Fédération internationale automobile (FIA) disputée samedi sur le circuit Moulay El Hassan en marge de la COP 22, de Marrakech a été remportée par le champion en titre suisse, Sebastien Buemi.

Buemi (Renault e.dams) a signé sa deuxième victoire après la manche d'ouverture de Hong Kong le mois dernier.

Les 2e et 3e places sont revenues respectivement aux Britannique Sam Bird (DS Virgin) et Suédois Felix Rosenqvist (Mahindra).

L'Argentin José Maria Lopez (DS Virgin), triple champion du monde en voitures de tourisme (WTCC) mais débutant en Formule E, a occupé la 10e position.

Lors de cette étape, le pilote marocain de formule 4, Micheal Benyahya a enchanté le public présents par une course d'exhibition après les épreuves qualificatives. Dans une déclaration à la MAP, le président de la Fédération royale marocaine des sports automobiles (FRMSA), Youssef Zahidi, a exprimé, au nom de la fédération, sa fierté d'accueillir cette étape du championnat de Formule E pour la première fois en Afrique en marge de la COP22 (7-18 novembre).

L'objectif de la FIA à travers l'organisation de cette compétition qui en est à sa deuxième édition, poursuit le patron de la FRMSA, est d'encourager les automobilistes à l'usage des voitures électriques et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

A l'issue de cette compétition, le Trophée a été remis au vainqueur par le président de la COP22, Salaheddine Mezouar en présence notamment du Prince Labert II de Monaco, du président de la FIA, le Français John Todh et de la présidente de la COP21, Segolène Royale.

La 3e des 12 étapes de la Formule E, aura lieu le 18 février à Buenos Aires en Argentine. -- Classement du 1er ePrix de Marrakech :

1. Sébastien Buemi (SUI/Renault e.dams)

2. Sam Bird (GBR/DS Virgin)

3. Felix Rosenqvist (SWE/Mahindra)

4. Nicolas Prost (FRA/Renault e.dams)

5. Lucas di Grassi (BRA/Audi Sport Abt)

6. Daniel Abt (GER/Audi Sport Abt)

7. Oliver Turvey (GBR/Nextev)

8. Jean-Eric Vergne (FRA/Techeetah)

9. Nick Heidfeld (GER/Mahindra)

10. José Maria Lopez (ARG/DS Virgin)

11. Robin Frijns (NED/Andretti)

12. Stéphane Sarrazin (FRA/Venturi)

13. Jérôme d'Ambrosio (BEL/Faraday Dragon)

-- Classement provisoire du championnat FIA de Formule E (après 2 courses) :

1. Buemi (SUI) 50 pts.

2. Di Grassi (BRA) 28.

3. Prost (FRA) 24.

10 milliards de dollars déjà disponibles pour l’Afrique

Ségolène Royal, ministre française de l’Ecologie et du Développement durable, a annoncé, vendredi en marge d’une cérémonie de signature d’accord entre l’Agence pour l’environnement et le management énergétique (ADEME) et le Réseau des femmes élues locales du Cameroun, que les 10 milliards de dollars promis à l’Afrique pour lutter contre les changements climatiques sont déjà disponibles. 

Partisane de la justice climatique, elle dit s’engager pour ce plaidoyer d’autant plus que les pays africains qui ne sont pas responsables des émissions des gaz à effet de serre, subissent le plus les effets néfastes du réchauffement climatique. 

Bilan à mi-parcours de la COP22

La Présidente de la COP22, Salaheddine Mezouar et la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, ont tenu une conférence de presse conjointe samedi, pour dresser le bilan à mi-parcours à ce grand forum mondial consacré au changement climatique et faire le point avant l'ouverture du segment de haut niveau prévu mardi, en présence du roi du Maroc, Mohammed VI, du secrétaire général de l'Onu et des plusieurs chefs d'Etat. 

La journée d'ouverture du segment de haut niveau inclura la lecture de l'appel de Marrakech qui est un appel à l'action qui est le résultat d'un processus consultatif très inclusif entre les parties. Le journée de mardi prochain marquera également la première session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris (CMA1). 

Salaheddine Mezouar a ouvert la conférence de presse en annonçant la bonne nouvelle que 105 Parties ont déposé leurs instruments de ratification de l'Accord de Paris constituant un signal politique important dans la lutte contre le changement climatique. 

Il a profité de l'occasion pour appeler toutes les autres parties à suivre le plus tôt possible afin de maintenir l'élan important en matière d'action climatique. À la mi-parcours de la COP22, qui devait se terminer jeudi prochain, le président de la COP22 a prononcé un discours positif en disant que «les négociations vont de soi et sont illustrées par un processus très inclusif et consultatif entre toutes les parties». 

Temps pour souligner les mesures positives prises par la société civile avant et pendant la COP22. Il a notamment souligné l'engagement et l'engagement des jeunes qui ont participé à la Conférence de la jeunesse (COY12) à Marrakech du 4 au 6 novembre dernier et qui ont été très actifs dans les zones bleue et verte durant la première semaine de La COP. 

Le Président de la COP22 a également souligné le fait que des progrès sont réalisés sur le règlement de l'Accord de Paris et que des annonces importantes seraient faites la semaine prochaine concernant le renforcement des capacités des pays en développement. 

Il a également souligné l'importance de faire des progrès au cours de la Conférence des Nations Unies sur le climat sur la question du financement du climat, en particulier en ce qui concerne la correspondance des projets bancables avec les fonds climatiques et la mobilisation des financements du secteur privé. 

Suite aux nombreuses questions posées sur les résultats des élections présidentielles aux États-Unis, le président de la COP22 a répondu que « les peuples américains sont très engagés et engagés dans la lutte contre le changement climatique ». 

Dans ses remarques, la CCNUCC Patricia Espinosa a remercié Salaheddine Mezouar pour son formidable leadership en tant que président de la COP22. Elle a également annoncé avec enthousiasme que «plus de 90 pays sont passés des« INDIC »(Nationally Determined Contributions) à des Contributions officielles (DND) formelles. Cette transition s'est produite en un temps record qui confirme l'engagement du monde à faire face au changement climatique ». 

 

 

M.Elalamy appelle à la mise en place d’un écosystème industriel vert

Le ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a appelé, vendredi à Marrakech, à mettre en place un écosystème industriel vert connecté aux 43 écosystèmes existants.

Intervenant à l'ouverture d’une "Journée Industrie" organisée en marge de la COP 22, sous le thème "Les écosystèmes industriels au service d’une croissance verte", M. Elalamy a recommandé également la mise en place d’un fonds d’appui à la fois aux startups et d’innovation dans le monde de l’énergie verte.

"Le ministère va continuer à s’impliquer fortement avec les différents opérateurs économiques pour pouvoir accompagner l’humanité et lutter contre les changements climatiques", a affirmé M. Elalamy.

Selon le ministre, pour atteindre cet objectif il faut aligner les intérêts de l’Etat, du continent et de l’humanité avec les intérêts de l’individu, de l’entreprise et de l’industrie".

Jusqu’à un passé récent, il était impossible d’envisager une économie verte au niveau de l’industrie, vu que ce secteur est le 3è pollueur dans le monde et consomme 22% de l’énergie, a fait remarquer M. Elalamy.

Le ministre a saisi cette occasion pour mettre l’accent sur des entreprises qui ont pu être à la fois responsables écologiquement et totalement compétitives, à l’image de Renault-Nissan et Siemens.

La baisse du coût de l’énergie à un niveau acceptable a encouragé les industriels à adopter les énergies propres, a relevé le ministre, notant qu’il reste encore des efforts à faire.

La journée industrie, labellisée COP 22, a pour objectif d’encourager les entreprises industrielles à orienter ou à renforcer leurs systèmes de production dans une logique de croissance verte.

L’accent est mis sur l’apport de la croissance verte dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, l’encouragement de systèmes de production écologiques ou encore l’innovation dans les technologies vertes.

Cette rencontre a été marquée par la participation d’éminents acteurs nationaux et internationaux œuvrant dans les domaines de la croissance verte.

La COP 22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Ladite Conférence sera également une opportunité de débattre et d'examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués en provenance de 196 pays (197 Parties).

COP22: un tour cycliste relie Séville à Marrakech pour sensibiliser sur les enjeux du changement climatique

Une cinquantaine de personnes participent à un tour cycliste qui a démarré en début de semaine à Séville (sud de l'Espagne) et qui doit prendre fin le 16 novembre courant à Marrakech, dans le but de sensibiliser sur les enjeux du changement climatique à l’occasion de la 22ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP22).

L’initiative, organisée par le Réseau espagnol du pacte mondial des Nations unies et le groupe énergétique espagnol Iberdrola, connait la participation de représentants d’organismes internationaux, de gouvernements, de la société civile, d’universités et d’entreprises de différents pays.

Les participants à cette initiative, intitulée "Moving for Climate Now" et bénéficiant du label de la COP22 qui se déroule actuellement dans la ville ocre, mènent, durant les différentes étapes de leur parcours de 1.100 km, des actions de sensibilisation sur les dangers du réchauffement climatique et les moyens de faire face aux effets de ce phénomène.

L’objectif est de parcourir la distance entre la capitale de l'Andalousie et Marrakech à l’aide d’un moyen de transport écologique, à savoir des bicyclettes dotées de petits moteurs rechargeables pour aider les cyclistes, tout en sensibilisant sur l’importance d’agir pour faire face au changement climatique et l’urgence de prendre des décisions courageuses et contraignantes lors de la COP22 en faveur du climat, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

L’initiative est également dotée d’un volet culturel, puisqu’elle permet de souligner les rapports historiques entre les villes de Séville, Rabat et Marrakech. Pour cela, le logo du tour unit les monuments phares des trois cités (la Giralda, la Tour Hassan et la Koutoubia), alors que les participants mènent des actions de sensibilisation axées sur le rôle de la culture dans la lutte contre le changement climatique.

Parmi les participants à cette initiative, figurent des représentants d’organismes internationaux comme la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, l’Agence internationale de l’énergie, ainsi que d’institutions comme l’Office espagnol du changement climatique, le Conseil économique, social et environnemental du Maroc, la fondation Biodiversidad et la mairie de Séville, relèvent les organisateurs.

Plusieurs associations, universités et entreprises espagnoles et internationales figurent également parmi les participants à ce tour.

COP 22 : L’UpM veut mobiliser un agenda commun méditerranéen d’action pour le climat

L’Union pour la Méditerranée (UpM) envisage, à l'occasion de la COP 22, de lancer des initiatives et des projets régionaux spécifiques dont le but est de contribuer à atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris dans la région euro-méditerranéenne. 

Selon un communiqué de l’UpM, cette conférence sera l'occasion de lancer la plateforme sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (EREE) qui a pour objectif de promouvoir le déploiement progressif de mesures sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, afin que tous les citoyens et les entreprises de la région aient accès à des services énergétiques modernes, sécurisés, abordables et fiables, mais également afin de soutenir la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à celui-ci dans la région euro-méditerranéenne. Ce projet sera lancé en partenariat avec la Commission européenne.

L'UpM lancera également le projet «Cadre des énergies renouvelables privées dans la région SEMed (SPREF), visant à stimuler le développement des marchés privés des énergies renouvelables au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie. 

Pour ce projet, la BERD apportera un financement pouvant aller jusqu’à 227,5 millions d’euros et mobilisera davantage d’investissements de la part d’autres acteurs pouvant atteindre 834 millions d’euros. 

Ce projet fournira également un soutien de coopération technique ciblé pour la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables dans la région afin d’empêcher l’émission de 780 000 tonnes de CO2 par an.

Pour le Secrétaire général de l’UpM, Fathallah Sijilmassi, la COP 22 est "un moment décisif puisque nous construisons la transition vers un développement sobre en carbone. Il s’agit d’un effort collectif. États, collectivités, organisations de la société civile, entreprises, organisations internationales et intergouvernementales : nous sommes tous mobilisés pour relever les défis actuels. La complexité du changement climatique impose non seulement un travail à l’échelle internationale, mais également un soutien aux niveaux intermédiaires pertinents. La région euro-méditerranéenne est incontestablement l’un de ces niveaux. »

Figure dans l’agenda de l’UpM également une conférence destinée aux entreprises privées qui sera organisée avec le comité de partenariat public-privé (PPP) de la COP22, l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) et la CGEM. Le but de cet événement sera d’informer les entreprises sur le mécanisme du cadre SPREF afin de les encourager à l’utiliser.

Le Secrétariat général de l’UpM et la Commission européenne organiseront un débat de haut niveau autour des questions relatives au développement durable et la stabilité régionale en Méditerranée. Cet événement réunira le commissaire européen à l’action pour le climat et l’énergie, M. Miguel Arias Cañete, le ministre de l’Environnement de Jordanie, M. Yaseen Al-Khayyat, et d’autres personnalités de la région.

COP 22: Une maire camerounaise souligne l'importance du réseautage pour plaidoyer pour la cause des femmes

Célestine Ketcha Epse Courtès, maire de Bangangté (Cameroun) et présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), a souligné, vendredi à Marrakech, l’importance du réseautage afin de plaidoyer pour la cause des femmes, qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques.

"Nous avons un travail à faire dans tous les continents, particulièrement en Afrique. (…) Il s’agit d’un travail de réseau, pour plaidoyer pour la cause des femmes, notamment en matière de climat", a dit Mme Courtès lors d’une conférence de presse dédiée au lancement de Women4Climate, une initiative visant le renforcement du leadership féminin face aux changements climatiques.

Ce réseau permettra aux femmes de "s’entraider", d’être solidaires et d’échanger leurs expériences, a-t-elle précisé, citant l’exemple du REFELA, créé à l’issue du Premier Forum des Femmes Elues Locales d’Afrique, qui s’est tenu à Tanger (8- 11 mars 2011) et qui fait partie intégrante de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique).

Elle a souligné l’importance de l’engagement des Etats, des hommes politiques et des acteurs financiers pour accompagner les femmes, à travers notamment la sensibilisation et le renforcement des capacités.

Mme Courtès a, dans ce sens, demandé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, présente lors de cette conférence, de porter la voix et le plaidoyer de la femme africaine à Women4Climate, saluant cette initiative d’envergure, qui, avec d’autres telles que la Convention des maires pour le climat et l’énergie, permettra la réalisation des ambitions de femmes.

"Les villes se retrouvent en première ligne face au changement climatique et les femmes maires sont les plus ambitieuses et engagées dans la mise en œuvre des solutions durables", a-t-elle lancé avec fierté.

La femme africaine se trouve au cœur de la famille, comme la femme européenne, mais elle a « la corvée » parce qu’elle doit chercher de l’eau et de l’énergie, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette notion de "corvée" et de travail acharné est exacerbée par les changements climatiques.

Elle a déploré que la femme africaine, elle-même, consacre cette culture de "corvée", en laissant le garçon dès son enfance profiter de son temps et demander aux petites filles d’aller chercher de l’eau.

Dans un discours passionné et plein de ferveur, la présidente du REFELA s’est dite choquée que le 3ème objectif du millénaire pour le développement (OMD), à savoir "la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes", ne soit pas encore réalisé dans le monde.

"Seulement 9 femmes sont chefs d’Etats ou chefs de gouvernement sur 190, 6% sont des élues locales ou maires dans le monde, moins de 10% sont sénatrices députées et moins de 15% ont des postes de responsabilité au niveau des ONG. N’est-ce pas choquant ?", s’est-elle exclamée.

"N’est-ce pas choquant lorsque l’on sait que les femmes représentent plus de 31% de la population ? N’est-ce pas choquant de constater que si c’était la démocratie, si c’était le nombre qui gagnait, ce seraient les hommes qui demanderaient l’équité et la justice ? Les femmes sont les bourreaux des femmes. Les femmes ne votent pas les femmes", a-t-elle dit.

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

COP22: Plaidoyer pour la sauvegarde des khettaras au Maroc

Les participants à un débat organisé, vendredi à l'espace Société civile de la zone verte de la COP22 à Marrakech, ont plaidé pour la sauvegarde des khettaras, un système ancestral de transport gravitaire d’eau à travers des galeries souterraines artificielles.

Organisée par la fondation Miftah Essaad pour le capital immatériel du Maroc, cette rencontre a été l’occasion de mettre en avant l’efficacité des khettaras en tant que moyen écologique de canalisation souterrain permettant l’irrigation dans les zones aride et semi-aride au Maroc.

Les intervenants à cet évènement ont passé également en revue les dimensions écologiques et patrimoniales des khettaras, notamment en termes de préservation des oasis contre la désertification et la valorisation des ressources hydriques à travers la diminution de l’évaporation et la préservation de la nappe phréatique.

«Les khettaras sont une manifestation de l’adaptation de l’Homme à la nature» a relevé Abdelati Lahlou, membre de l’association Meftah Essaad, qui a plaidé pour l’inscription de ces systèmes d’irrigation ancestraux dans le patrimoine de l’humanité de l’UNESCO afin de les pérenniser et de drainer des fonds pour leurs réhabilitations.

Il a ajouté, dans ce cadre, que la COP22 constitue une occasion idéale pour faire connaitre le patrimoine écologique marocain et sensibiliser le public quant à l’importance de la valorisation des khettaras.

A cette occasion, les résultats d’une étude menée par la même association en 2014 ont été présentés. Il en ressort que les khettaras, ouvrage technique hydraulique et écologique, contribuent à la lutte contre la désertification et font barrage à l’exode rural.

La même étude lance un appel urgent pour la réhabilitation de cet œuvre de canalisations d’eau et avertit que la disparition des khettaras entrainera l’épuisement de la nappe phréatique à cause du recours au pompage excessif des puits d’eau individuels.

La COP22 permettra au Maroc de se positionner en tant que leader mondial en matière des énergies renouvelables 

La 22ème conférence de l'ONU sur le changement climatique, qui se tient à Marrakech, permettra au Maroc de se positionner en tant que leader mondial en matière des énergies renouvelables, écrit le Financial Times.

La ville de Ouarzazate, connue pour ses sites touristiques, ses kasbahs et ses studios fréquentés par le cinéma hollywoodien, abrite actuellement le plus grand complexe du monde en matière d’énergie solaire concentrée (CSP), ajoute le journal.

Avec la réalisation de ce projet d'envergure aux portes du désert, le Maroc montre son engagement pour la protection de l'environnement au moment où les représentants des pays du monde se réunissent à Marrakech pour transformer en actes les promesses faites l'an dernier à Paris, souligne la publication.

Et d'ajouter que Noor I, premier volet de la plus grande centrale solaire thermodynamique du monde, servira d'exemple pour les participants à la COP22 et témoigne de la détermination du Maroc à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Noor-1 déploie des milliers de miroirs de 12 mètres de haut suivent le déplacement du soleil et permettent de capter et de concentrer les rayonnements tout au long du cycle solaire.

Chaque miroir parabolique est centré sur une conduite en acier transportant un fluide caloporteur chauffé à 393 C qui serpente le long d’une goulotte avant d’atteindre un moteur thermique. 

Le fluide caloporteur est ensuite mélangé avec de l’eau pour créer de la vapeur qui fait tourner les turbines. Cette technologie permet de continuer à produire de l’énergie même après le coucher du soleil grâce à la chaleur emmagasinée. 

Noor II, qui est déjà en construction, devrait entrer en service en 2017-2018. Prévue pour délivrer environ 200 MW de puissance, cette centrale repose sur une technologie semblable mais moins consommatrice d'eau.

Noor III, devrait être achevée en 2020, pour une puissance d’environ 150 MW... En tout, le projet Noor, d'un coût total estimé de quelque 9 milliards de dollars (8 milliards d'euros), déploiera ses miroirs sur 2 500 hectares pour produire 500 MW (avec une consommation d'eau estimée de 2,5 à 3 millions de m3 par an).

En fin Noor IV, une centrale photovoltaïque de 80 MW, viendra soulager les trois autres en cas de pic. Donc 580 MW en tout, soit la puissance d'un réacteur nucléaire moderne, selon les spécialistes.

La réalisation de ce projet devra renforcer l’indépendance énergétique du Royaume et lui permettre de réduire sa facture énergétique.

Les agences de presse de la Méditerranée sont interpellées plus que jamais par les questions de l'environnement et de l’écologie

Les institutions médiatiques du pourtour méditerranéen sont interpelées plus que jamais par les questions de l’environnement et de l’écologie mondiale et leurs impacts sur la planète, a souligné, vendredi à Marrakech, le Directeur général de l’agence marocaine de presse (MAP), M. Khalil Hachimi Idrissi.

Les lecteurs et le public en général cherchent aujourd’hui du contenu environnemental et écologique sur tous les supports pour trouver des réponses crédibles à leurs préoccupations relatives aux questions environnementales, a ajouté M. Hachimi qui s’exprimait lors de l’ouverture de la 2ème Réunion des journalistes des agences de presse de la Méditerranée spécialisés dans l'environnement dont les travaux se tiennent du 11 au 13 novembre dans la cité Ocre en marge de la COP22.

Outre le défi du changement climatique qui interpelle toute l’Humanité, "nos agences de presse sont appelés à relever le défi de l’adaptation aux questions environnementales", a fait observer M. Hachimi, mettant l’accent sur l’impératif, pour les médias, de sensibiliser l’opinion publique sur ces questions.

La tâche d’apporter des réponses concrètes et efficaces aux thématiques n’est pas aussi facile parce qu’elle nécessite de l’expertise, de l’organisation et surtout des moyens pour pouvoir produire un contenu qui soit à la hauteur des ambitions et de l’importance de la thématique, a martelé le Directeur général de la MAP.

Dans le cadre de son engagement en faveur de l’environnement, la MAP a lancé un site spécialisé dans les informations environnementales et écologiques (www.mapecology.ma), a-t-il fait remarquer, ajoutant que cette initiative a démarré par la création au sein de l’agence d’un service chargé de l’environnement et du développement durable.

Pour accompagner la COP22, qui est un rendez-vous planétaire "extrêmement important" dans le domaine de l’environnement, la MAP a créé également un fil agence spécialisé COP22 qui produit actuellement plus d’une soixantaine de dépêches par jour et alimente le permanent « mapecology.ma », a tenu à préciser M. Hachimi.

Dans ce registre, il a indiqué que l’impact de la création de ce fil spécialisé a été remarquable au niveau de la presse nationale, des radios et des télévisions et son lancement a changé le contenu global des médias marocains qui diffusent actuellement des sujets détaillés sur l’environnement.

En se référant à la couverture de la MAP de la COP22, M. Hachimi a souligné que l’agence a mobilisé des moyens humains et techniques sans précédent avec une équipe composée de 64 personnes, dont 30 journalistes qui sont dans les travées de la COP22 dans les zones verte et bleue, 5 cameramen, 4 monteurs vidéo et audio et 4 photographes, ainsi que des équipes qui s’occupent des évènements parallèles organisés chaque jour au village Bab Ighli mais aussi ailleurs.

D’après M. Hachimi, cette COP de Marrakech, couverte par plus de 1.500 journalistes venus de tous les coins du monde et qui connaît participation de plus de 20.000 personnes, laissera des traces sur l’opinion publique marocaine sur la conscience par rapport aux enjeux environnementaux. « Les questions de l’environnement ne seront plus posées de la même manière après la COP au niveau national. Il y a une prise de conscience collective sur ces questions », a-t-il conclu.

S’exprimant également à cette occasion, le directeur du Centre de coopération pour la Méditerranée de l'UICN (UICN-Med), Antonio Troya, a relevé les nombreux défis environnementaux auxquels fait face la Méditerranée, qui est, selon la lui, la région la plus vulnérable aux effets des changements climatiques.

Il a, à cet égard, mis l’accent sur le rôle des journalistes des agences de presse méditerranéennes pour informer sur la situation environnementale dans la région et sensibiliser l'opinion publique aux véritables enjeux qui se profilent à l'horizon.

Dans le même sillage, le secrétaire général du Haut commissariat aux Eaux et Forêts, Abderrahim Houmy, a relevé le rôle "important et primordial" des journalistes dans le processus de sensibilisation des lecteurs et de l’opinion publique sur les conséquences de la dégradation climatique, notant que cette rencontre, la deuxième après celle tenue l’année dernière à Malaga (Espagne), revêt un intérêt spécial eu égard à la mobilisation mondiale en faveur du climat exprimée lors de la COP22.

Les journalistes sont l’interface entre les experts et la société civile et les décideurs pour faire entendre la voix de la Méditerranée, première région victime des changements climatiques, a-t-il dit, appelant la société civiles et des médias d’impliquer davantage pour se pencher sur les problématiques entourant l’environnement.

Dans ce contexte, M. Houmy a salué l’initiative de la MAP de créer un site dédié exclusivement et entièrement aux questions environnemental, se félicitant du leadership de l’agence dans ce domaine.

De son côté, Arturo Larena, directeur de "EfeVerde", a mis en relief l’importance de l’initiative lancée par la MAP, se disant disposé à mettre en place un partenariat entre les deux agences de presse pour l’échange et le partage d’informations dans le domaine de l’environnement.

Basé à Malaga, l'UICN-Med a été fondé en 2001 en vertu d'un protocole de collaboration signé entre le gouvernement d’Andalousie, le Ministère de l'Environnement Espagnol et l'Agence Espagnole pour la Coopération au Développement.

Ses activités portent essentiellement sur la conservation de la nature, la gestion durable des ressources naturelles, la promotion de la coopération entre les pays méditerranéens et l’application des accords internationaux dans la région. Tout cela dans le but de contribuer à la mission et vision de l’UICN, une organisation internationale composée, entre autres, d'ONG, de gouvernements et d’organismes scientifiques.

COP22 : Pluie d'annonces à Marrakech pour marquer la journée de l’énergie et booster les renouvelables 

Une série d’annonces ont été faites vendredi à COP22 de Marrakech pour célébrer la journée de l’énergie et donner un coup d’accélérateur aux efforts mondiaux pour décarboner le système mondial d’énergie.

Ces annonces ont été faites lors d’un briefing donnant le ton de la journée thématique consacrée à ce secteur axial de l’action mondiale contre les changements climatique et animé par le Directeur général de l’Agence internationale pour les Energies renouvelables (IRENA), Adnan Amin, la PDG et Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’initiative Énergie durable pour tous (SEforall), Rachel Kyte, le Directeur général de l’Agence marocaine pour les énergies renouvelables (MASEN), Mustapha Bakkoury, et la Championne pour le climat, Hakima El Haite.

Il s’agit de nouveaux engagements des cimentiers Dalmia Cement et Helvetia à utiliser 100% d'énergie renouvelable dans leurs secteurs d’opérations et à rejoindre RE100, une initiative mondiale de collaboration qui compte plus de 80 des sociétés les plus influentes au monde. Celles-ci travaillent à l’augmentation massive de la demande et de la provision d'énergie renouvelable.

Pour sa part, la Fondation Swiss Re a annoncé qu'elle s'engageait à doubler son efficacité énergétique et à se joindre à EP100, une campagne mondiale qui travaille avec les entreprises afin de maximiser les bénéfices économiques de chaque unité d'énergie qu’elles consomment.

Les initiatives RE100 et EP100 sont conçues pour collaborer dans le but de fournir la voie de décarbonisation la moins coûteuse pour les entreprises. Aujourd'hui, Dalmia Cement et Swiss Re deviennent les premières compagnies à participer aux deux campagnes menées par The Climate Group en partenariat avec CDP et L'Alliance mondiale pour la productivité énergétique, respectivement.

Ensemble, les entreprises RE100 créent collectivement plus de 100TWh en demande d'électricité renouvelable, ce qui est plus que suffisant pour alimenter trois fois le Maroc. Les orateurs présents ce vendredi comprennent Alejandro Agag, ODG de Formula E, Kevin Rabinovitch, Directeur de la durabilité mondiale pour Mars, et Bill Weihl, Directeur de la durabilité à Facebook.

Une nouvelle initiative dirigée par le secteur privé, l'Alliance des acheteurs d'énergie renouvelable (REBA), a également été annoncée. REBA établit les liens entre la demande d'électricité des entreprises et l'approvisionnement en énergie renouvelable.

Pour ce qui concerne le Maroc, M. Bakkoury a annoncé la signature, mardi prochain, du closing de 3 nouveaux projets photovoltaïques d’une capacité de 170 MW, avec un nouveau record marocain sur les prix, soit moins de 5 cents de dollars le kwh.

Le Maroc va aussi signer avec la Banque Africaine de Développement un projet de mise en place d’une plateforme d’énergies renouvelables au profit des pays africains qui voudraient s’inspirer de l’expérience marocaine, a-t-il poursuivi.

De même, a-t-il ajouté, le Royaume signera aussi des projets concrets avec le Sénégal, Djibouti, mais aussi le Chili, ainsi qu’une déclaration commune avec la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal pour travailler au développement des possibilités d’échange d’électricité à travers des réseaux interconnectés.

Les réalisations remarquables du Maroc en matière des énergies renouvelables ont été saluées à cette occasion par le Directeur général de l’IRENA qui a jugé "très symbolique" que la COP22 se tienne au Maroc, pays qui a réussi à réaliser la centrale solaire de Ouarzazate Noor, qui est "la moins chère au monde" et produit de l’énergie éolienne à un prix beaucoup moins cher au kwh que l’énergie fossile (charbon).

"Les objectifs climatiques convenus à Paris ne requièrent rien de moins que la décarbonisation radicale de l'économie mondiale", a-t-il, par ailleurs, déclaré. 

"Une transition rapide à un avenir alimenté par les énergies renouvelables, combinée à l'amélioration de l'efficacité énergétique, est le moyen le plus efficace pour éviter un changement climatique catastrophique tout en offrant aux citoyens une meilleure qualité de vie", a ajouté Adnan Amin. 

Toutefois, a-t-il relevé, "le rythme et l'ampleur du changement doivent augmenter de façon spectaculaire si nous voulons respecter la promesse de l'Accord de Paris. Les gouvernements doivent créer les cadres politiques et financiers nécessaires pour catalyser une multitude d'initiatives, tandis que le secteur privé développe ses propres stratégies de décarbonisation. Tout ceci est à notre portée".

Pour sa part, la représentante spéciale du SG de l’ONU a souligné que "la réduction de l’écart énergétique nous fournit une des plus grandes opportunités économiques de notre temps".

"En 2016, le monde a besoin d'un système énergétique qui permette un accès universel, soutienne la création de nouveaux emplois et réponde à nos espoirs d’un avenir juste et équitable pour tous. Pour ce faire, les promesses faites doivent être des promesses tenues", a relevé Rachel Kyte.

De son côté, Hakima El Haite a souligné l’impératif de dépasser et de combler le fossé des émissions, et d’accroître l’accès à l’énergie pour les pays en développement, en particulier en Afrique.

La ministre déléguée à l’Environnement a insisté, à ce propos, sur la nécessité de généraliser l’accès à l’énergie qui une question de droit à au développement, à la dignité et à la stabilité. 

COP22: Signature à Marakech de la Charte Africaine du Tourisme durable et responsable

Une quinzaine de ministres africains du tourisme au nombre desquels l'Ivoirien, Roger Kacou, ont signé, jeudi, à Marrakech (Maroc), la Charte Africaine du Tourisme durable et responsable en marge de la 22ème session de la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. 

La signature de la Charte Africaine du Tourisme a eu lieu lors du Forum ministériel sur "les enjeux Tourisme et Climat en Afrique", avec la participation de l'OMT, l'Organisation Mondiale du Tourisme, et sous l'égide du président de la COP22, M. Salheddine Mezouar (Ministre des Affaires étrangères) ainsi que M. Akhennouch, ministre marocain de l'Agriculture et du Tourisme. 

Elle se décline en six volets dont chacun comprend des principes génériques, tenant compte de la « pluralité » de l'Afrique et la diversité de ses pays. Chaque pays ou groupes de pays signataire pourrait la décliner en fonction de ses spécificités nationales ou régionales. De même, des mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre appropriés seront développés conjointement, afin d'accompagner les pays signataires à se conformer aux dispositions de la Charte. 

Notamment la Convention pour la Protection du Patrimoine Mondial Culturel et Naturel de 1972, la Convention sur la Protection et la Promotion de la Diversité de Expressions Culturelles et la convention 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la Convention sur la Diversité Biologique de 2010. 

Ces principes sont respectivement la sauvegarde et la valorisation du patrimoine naturel, la préservation du patrimoine culturel et de l'identité locale, l'intégration de l'économie locale et régionale, la diversification de l'offre touristique et son insertion dans une économie « verte » et durable, l'équité, l'éthique et la responsabilité sociale, la gouvernance et les facteurs de succès. 

Elaborée dans une démarche de concertation, la Charte Africaine du Tourisme Durable tient compte du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies et des accords et conventions internationales en matière de développement durable, notamment les Objectifs de Développement Durable et le Code Mondial d'Ethique du Tourisme de l'OMT ainsi que les conventions internationales de l'UNESCO.... 

Elle émane d'une vision partagée par plusieurs pays du continent qui ambitionne l'encouragement d'un tourisme qui « tienne pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l'environnement et des communautés d'accueil ». 

Cette volonté a été manifestée à la suite d'une proposition du Gouvernement marocain lors de la 58ème session de la Commission de l'OMT pour l'Afrique, tenue à Abidjan (Côte d'Ivoire) le 19 avril 2016, durant laquelle le principe d'élaboration d'une « Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable », inspirée de la Charte Marocaine du Tourisme Durable, a été approuvé à l'unanimité. 

Les pays qui on signé cette Charte sont entre autres l'Angola, le Benin, le Cap Vert, le Congo Brazzaville, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie, la Gambie, Guinée Bissau, le Mali, le Maroc, Nigéria, Niger, Tchad, Seychelles, Zimbabwé. 

L'impact de l’aviation sur le changement climatique au centre d'un cycle de conférences de l’AIAC

L’Académie internationale Mohammed VI de l'aviation civile (AIAC) organise, le 12 novembre à Marrakech, un cycle de conférences scientifiques en marge de la COP22 sur "l’impact de l’aviation sur le changement climatique". 

Initié en partenariat avec la Grande école de commerce (GEC) de management de Marrakech et l’Académie de l’air et de l’espace de Toulouse, cet événement vise à mener une réflexion globale sur l’environnement en général, et les changements climatiques en particulier, indique jeudi un communiqué de l’AIAC.

Des acteurs du développement durable et de l’aéronautique prendront part à ce rendez-vous pour débattre, avec des chercheurs et des représentants de la société civile, autour de grandes questions, telles que les enjeux d'avenir pour le secteur aéronautique, les impacts des innovations aéronautiques sur le système de transport aérien de demain et l’aéroport comme centre névralgique du développement durable aéronautique.

Au menu de cette demi-journée ouverte au public, figurent des conférences-débats ainsi qu’une table ronde sur la thématique "l’aviation verte: un leurre?".

La signature de lettres d'intérêt à Marrakech, une première concrétisation de l'Alliance mondiale pour le bâtiment durable 

La signature jeudi à Marrakech de lettres de manifestation d’intérêt par le Maroc et le Sénégal concernant le programme de coopération franco-allemand d'efficacité énergétique du bâtiment, est une première concrétisation de l’Alliance mondiale pour le bâtiment et la construction issue de la COP21, a affirmé la ministre française du Logement et de l'Habitat durable, Mme Emmanuelle Cosse.

"Cet après-midi, nous venons de signer une première concrétisation de notre engagement dans le cadre de l’Alliance mondiale pour le bâtiment durable", a-t-elle déclaré à la MAP, en marge de la signature des lettres d’intérêt pour l’assistance technique et l'investissement dans l'efficacité énergétique des bâtiments (EEB) au Pavillon France à la COP22.

L’an dernier à la COP 21, a-t-elle rappelé, "nous avons créé des alliances dont celle pour le bâtiment durable pour mobiliser les Etats sur la question du bâtiment", notant qu’"avec le Maroc et le Sénégal aujourd’hui, et d’autres pays qui se joindront par la suite, nous avons lancé un programme de l’efficacité énergétique".

Ce programme, initié en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD), l’agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), un partenaire banquier allemand et le ministère de l’environnement allemand, vise à doter les pays du Sud des éléments techniques et des moyens financiers nécessaires pour les programmes d’efficacité énergétique, a-t-elle précisé.

"C’est donc une première traduction de notre volonté de réduire la consommation du bâtiment et travailler sur l’innovation et la construction de bâtiments qui consomment moins et qui émettent moins de gaz à effets de serre (GES)", a-t-elle expliqué.

"C’est un moment important. C’est la première concrétisation de cette alliance mondiale. On parle beaucoup du climat, de comment lutter contre le dérèglement climatique, alors que la question du bâtiment coûte, à elle seule, 20 pc des GES et dans les villes c’est 70 pc, c’est donc un enjeu mondial que l’on travaille tous sur la question du bâtiment", a-t-elle ajouté.

Si l’année dernière, la COP21 à Paris avait été marquée par une ambiance "un peu tendue" de peur de ne pas parvenir à un accord, elle considère qu’à Marrakech "on est passé à l’action". 

"L’accord de Paris a été signé, ratifié et entré en vigueur. Maintenant on agit", a soutenu Mme Cosse qui constate que les pays les moins émetteurs, comme c’est le cas du Maroc et beaucoup d’autres pays africains, sont très engagés dans la tenue des objectifs de réduction des gaz à effets de serre alors que l’effort majeur doit venir des pays européens, de la Chine, des Etats Unis, du Canada, de l’Australie.

Elle trouve intéressant dans cette COP22 que les plus petits émetteurs imposent aux grands émetteurs d’agir et d’agir vite, d’où l’intérêt de cette COP où il est question de chercher des solutions mais aussi du financement. 

La ministre française a tenu à saluer les efforts du Maroc qui, dès la COP21, et bien qu’il ne soit pas un pays émetteur des GES, a pris des engagements pour faire baisser fortement ses émissions, ce qui suscite un intérêt important. 

"Il faut qu’il y ait des pays leaders en Afrique pour tenir ce combat de la lutte contre le dérèglement climatique", a conclu Mme Cosse.

La signature des lettres d’intérêt du Maroc et du Sénégal a eu lieu lors d’un événement organisé dans le Pavillon France pour présenter le Programme Efficacité Energétique dans les Bâtiments" (PEEB). Pour le Maroc, l’accord a été signé par le ministre de l’habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah.

Il s'agit d’un projet franco-allemand qui, dans le cadre de l'Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (GABC), vise à créer une facilité internationale de coordination de l'assistance technique et de l'investissement dans l'innovation en matière d'efficacité énergétique dans les bâtiments.

Ce Programme souligne l'importance de l'assistance technique dans le développement de l'efficacité énergétique des bâtiments (EEB) dans les pays émergents et en développement. 

Les pays identifiés destinataires du PEEB, dans sa phase initiale, sont le Maroc, le Mexique, le Sénégal et la Tunisie.

(MAP-11/11/2016)

Plaidoyer à Marrakech pour des stratégies d’adaptation aux changements climatiques en faveur du littoral

Des experts ont plaidé, jeudi à Marrakech pour la mise en place de stratégies d’adaptation aux changements climatiques en faveur du littoral qui, malgré sa vulnérabilité, contribue de manière significative à l’essor de l’économie locale nationale.

S’exprimant lors d’un événement parallèle organisé dans le cadre de la COP22 sur le thème "La gestion intégrée du littoral, un outil incontournable pour l’adaptation aux effets des changements climatiques", le ministre du développement durable et de l’environnement au gouvernement de la Nouvelle Calédonie, Anthony Lecren, a traité du rôle du sommet "Oceania 22" (avril 2016) dans le développement durable du littoral, ajoutant que les pays du Pacifique doivent unifier leurs efforts en vue de lutter contre les changements climatiques, notamment l’élévation du niveau des mers qui menace les vies des habitants des villes côtières.

Pour sa part, le consultant en climatologie, Abderrahman El Fouladi a mis en garde contre les impacts et dangers des aléas climatiques sur les villes côtières, appelant à concevoir des modèles d’adaptation aux changements climatiques.

De son côté, l’analyste politique en gestion des risques au niveau de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques (OCDE), Charles Baubion, a relevé que le Maroc s’est engagé dans une politique ambitieuse pour la gestion des risques d’origine naturelle depuis près de 10 ans, appelant toutefois à une meilleure gouvernance des risques et gestion du littoral pour favoriser l’adaptation aux changements climatiques.

Le représentant de la région de Souss Massa, Lahcen Kenny a, quant à lui, jeté la lumière sur les grands atouts et spécificités qui distingues la région, appelant à préserver le littoral qui reste très vulnérable aux changements climatiques notamment après l’effondrement de l'arche de la plage de Legzira, qui était classée à la 29e place parmi les 40 plus belles plages du monde.

L’expert en finance climat Mustapha Mokass, a, lui, axé son intervention sur les mécanismes de financement pour la lutte contre les effets des changements climatiques, notant que l’ensemble des établissements et organismes financiers sont appelés à accorder plus d’importance au développement durable du littoral, dans le cadre d’une approche écosystémique qui répond à la fois aux besoins économiques et environnementaux.

Dans un témoignage à l'occasion, le chargé de programme "Plages propres" à la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, Hassan Taleb, a noté que le littoral requiert une gestion écosystémique qui préserve les équilibres environnementaux dans le cadre d’un développement vert, durable et responsable.

Même son de cloche chez le directeur de l’Agence urbaine de Tanger, Mohammed Belbachir, qui a fait savoir que les actes urbanistiques le long du littoral doivent être volontaristes et prôner une conciliation entre développement économique et social et préservation du littoral.

Des panélistes de renommée nationale et internationale ont pris part à cet événement pour débattre et échanger sur les différentes questions de promotion et de développement durable du littoral.

Cet événement parallèle a été une occasion propice au renforcement de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud en matière de lutte contre les effets des changements climatiques sur le littoral, à travers la mise en place d’un réseau international du littoral, en vue de sensibiliser et de mobiliser les décideurs publics et privés aux enjeux liés aux changements climatiques au niveau de ces espaces.

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

COP22 : La Ligue Mohammedia des oulémas et l'UNICEF lancent une bande dessinée pour sensibiliser les enfants aux changements climatiques

La Ligue Mohammedia des oulémas à lancé, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), une bande dessinée visant à promouvoir une prise de conscience environnementale auprès des enfants, à l'occasion de la 22ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient jusqu'au 18 novembre à Marrakech.

Intitulée ''Les quatre sauveteurs'', cette bande dessinée, destinée aux enfants et aux jeunes, vise à contribuer à promouvoir une prise de conscience environnementale auprès des enfants et des pensées positives auprès des générations futures, indique un communiqué de la ligue.

Dans une allocution à cette occasion, le secrétaire général de la Ligue Mohammedia des oulémas, Ahmed Abbadi, a affirmé que cette bande dessinée, dont le premier numéro vient de paraitre et sera suivi d'autres numéros, a été réalisée avec l'apport de plus de 1.000 enfants des différentes régions du Royaume, sous la supervision des membres du club environnement relevant de l'unité Al Fitra des jeunes relevant La ligue.

M. Abbadi a expliqué que les enfants de l'unité Al Fitra ont travaillé en groupes sur le sujet des changements climatiques et brossé les portraits de personnages de bandes dessinées, à travers la conception de dialogues thématiques et des questions pour susciter des réactions perspicaces des lecteurs.

L'unité Al Fitra des jeunes a accompagné les enfants à travers des ateliers et des rencontres organisés dans plusieurs villes du Royaume pour leur permettre d'acquérir les capacités nécessaires pour faire face à nombre d'enjeux du futur tels les enjeux de l'environnement et les changements climatiques, a affirmé le secrétaire général de la Ligue. Pour sa part, Mme Fatoumata N'diaye, directrice exécutive adjointe de l'UNICEF a évoqué l'impact des changements climatiques sur les enfants qui en subissent les effets plus que les adultes.

Mettant l'accent sur l'importance de cette bande dessinée, la directrice exécutive adjointe de l'UNICEF a indiqué qu'il s'agit d'une production qui jette la lumière sur les dimensions des changements climatiques, mettant en relief l'impact de ce phénomène sur les enfants du monde.

La ligue Mohammedia des oulémas avait signé une convention de partenariat avec l'UNICEF visant à mettre à profit les expériences des deux parties pour renforcer la culture des droits de l'enfant, à consacrer les valeurs du juste milieu, de modération, les valeurs constructives prônant la paix et le rejet de la violence et de l'extrémisme.

Le partenariat englobe un accord visant à renforcer les droits de l'enfant à travers les réseaux d'action de la ligue Mohammedia des oulémas et l'UNICEF. Des projets portant sur l'utilisation de la technique de l'écriture, du dessin, l'élaboration de séries de bandes dessinées en version papier et numérique sont prévus .

M. Elalamy appelle les pays africains à investir dans le digital pour promouvoir leur destination touristique

Le ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a appelé, jeudi à Marrakech, les pays africains à investir dans le digital pour promouvoir leur destination touristique.

"Se brancher directement sur le digital permettra au pays africains de développer leur tourisme, surtout qu'ils disposent d’énormes potentialités et d’un patrimoine immatériel considérable", a déclaré à la MAP M. Elalamy en marge de l’ouverture de la conférence Smart Tourism Africa, organisée les 10 et 11 novembre à Marrakech en marge de la COP 22.

Le secteur du tourisme, qui crée plus de valeur que les autres secteurs économiques, constitue un véritable levier qui peut accompagner le continent africain, a estimé le ministre.

Pour pouvoir en bénéficier, M. Elalamy a noté l’importance de relever les défis sécuritaires, sanitaires et des infrastructures.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette première édition organisée par la SMIT en partenariat avec le journal français La Tribune, sous le thème "l’investissement touristique en Afrique, levier de développement inclusif et durable au service de la compétitivité des territoires", constitue un espace de cristallisation et de rencontre de l’ensemble des professionnels de la chaîne de valeur touristique mondiale.

Durant deux jours, 40 intervenants internationaux et près de 300 professionnels ouvriront un débat crucial autour des ruptures et permanences du tourisme mondial et des tendances observées en matière d’investissement à l’aune d’une contrainte, le changement climatique, et d’une opportunité, la digitalisation.

La première journée est centrée autour de l’opportunité digitale et l’innovation, sous le thème "Ciel-Mer-Terre Inventer le tourisme durable de demain : quelle place pour l’innovation ?".

La deuxième journée s’articulera autour de la question des Smart City, des territoires, du dialogue investisseurs et Etats, ainsi que du futur de l’industrie touristique en Afrique.

Le réservoir de la croissance pour les industries touristiques et l’investissement, considérable en Afrique et exige le respect de l'environnement (SMIT)

Le réservoir de croissance pour les industries touristiques et l'investissement est considérable sur le continent africain, selon la Société marocaine d’investissement touristique (SMIT) qui plaide pour le respect de l'environnement.

"Cela signifie que la responsabilité de tous est engagée afin que cette croissance soit profitable à la fois aux populations en matière de développement inclusif, tout en préservant les sites naturels ou historiques et respectant l’environnement", explique un document de la SMIT, distribué lors de l’ouverture de la conférence Smart Tourism Africa, organisée le 10 et 11 novembre à Marrakech en marge de la COP22.

Le tourisme est une force économique et sociale majeure dans le monde, avec 1,6 milliard de touristes prévus en 2020 par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), fait savoir la SMIT, ajoutant que l’importance de ce secteur et la croissance qu’il connait ont d’importantes répercussions socio-économiques et environnementales.

C’est avant tout un lien d’interdépendance qui unit le secteur du tourisme à celui de l’environnement. Contrairement à ce que l’on constate dans d’autres secteurs d’activité économique, la prospérité de l’industrie touristique dépend grandement de l’environnement, note le document.

La qualité de ce dernier est une composante fondamentale du produit touristique, de sorte que le tourisme peut être à la fois un auxiliaire précieux et un levier économique et politique pour la préservation de l’environnement, précise la même source.

L’impact de l’industrie touristique sur l’environnement se manifeste sous des formes multiples. Tout d’abord, elle est une grande consommatrice de ressources naturelles telles que le sol, l’eau, le pétrole, l’électricité et la nature.

Elle génère des quantités importantes de déchets et de rejets atmosphériques, souligne le document, ajoutant que la qualité de l’air s’en trouve affectée et la biodiversité menacée.

A ces composantes environnementales vient s’ajouter l’impact humain du tourisme qui peut avoir des effets sur les modes de vie, la culture et les relations sociales des populations hôtes.

Pour toutes ces raisons, la sensibilisation internationale au tourisme respectueux de l’environnement est devenue vitale pour le développement et la préservation de l’écosystème, recommande la SMIT.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette première édition organisée par la SMIT en partenariat avec la Tribune, sous le thème "l’investissement touristique en Afrique, levier de développement inclusif et durable au service de la compétitivité des territoires", constitue un espace de cristallisation et de rencontre de l’ensemble des professionnels de la chaîne de valeur touristique mondiale.

Durant deux jours, 40 intervenants internationaux et près de 300 professionnels ouvriront un débat crucial autour des ruptures et permanences du tourisme mondial et des tendances observées en matière d’investissement à l’aune d’une contrainte, le changement climatique, et d’une opportunité, la digitalisation.

La première journée est centrée autour de l’opportunité digitale et l’innovation, sous le thème "Ciel-Mer-Terre Inventer le tourisme durable de demain : quelle place pour l’innovation ?".

La deuxième journée s’articulera autour de la question des Smart City, des territoires, du dialogue investisseurs et Etats, ainsi que le futur de l’industrie touristique en Afrique.

COP22: L'Envoyé spécial US pour le changement climatique attendu à Marrakech

L'Envoyé spécial des Etats Unis pour le changement climatique, Jonathan Pershing se rendra, du 10 au 18 novembre à Marrakech, pour prendre part à la 22è conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP22), indique, jeudi, le Département d'Etat US.

Dans un communiqué, le bureau du porte-parole de la diplomatie américaine précise que M. Pershing participera à "cette première rencontre" depuis l'adoption "historique" de l'Accord de Paris sur le climat en décembre dernier.

"Les Etats Unis se rendent à Marrakech avec enthousiasme pour commencer cette prochaine étape dans nos efforts collectifs, et sont prêts à travailler avec nos partenaires de par le monde pour honorer les promesses faites à Paris", lit-on dans ce communiqué. 

Le département d'Etat fait, en outre, observer que la COP22 vise l'action et l'implémentation de l'ambitieux accord de Paris qui se caractérise par son aspect inclusif, soulignant que la communauté internationale est disposée à intensifier le travail pour faire avancer les efforts nationaux et collectifs nécessaires pour faire face à l'immense défi qui est le changement climatique.

Les négociations lors de la COP22 visent à faire des progrès dans l'élaboration des règles et lignes directrices essentielles dans l'Accord de Paris, relève encore la même source.

outre ces négociations, l'Agenda global de l'Action de la COP22 mettra en avant les nombreuses actions qu'entreprennent les acteurs non-étatiques, les entreprises, les investisseurs et les communautés à travers le monde en réponse aux impacts du changement climatique, conclut le communiqué.

Forte adhésion du Maroc à la vision du programme d'efficacité énergétique du bâtiment 

La signature de la lettre d'intérêt pour l’assistance technique et l'investissement dans l'efficacité énergétique des bâtiments (EEB) reflète la forte adhésion du Maroc à la vision de ce programme de coopération, qui s’inscrit dans le cadre de l’alliance mondiale dans ce domaine, a affirmé, jeudi à Marrakech, le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah.

"Nous sommes très honorés d’être parmi les principaux pays à adhérer pleinement à la vision et à toutes les déclinaisons de ce programme qui intervient dans le cadre des différentes actions de l’Alliance mondiale pour le bâtiment et la construction", a-t-il indiqué à la MAP, en marge de la signature de la lettre avec la ministre française du Logement et de l'Habitat durable, Emmanuelle Cosse, dans le cadre de la COP22.

Ce projet franco-allemand vise à créer une facilité internationale de coordination de l'assistance technique et de l'investissement dans l'innovation en matière d'efficacité énergétique dans les bâtiments. 

"Nous venons de vivre un moment important pour le bâtiment et la construction, le logement et l’habitat au Maroc avec la signature de cette lettre qui reflète la forte adhésion du Royaume et en particulier du ministère, en matière d’efficience énergétique", a souligné M. Benabdallah qui a mis l’accent sur les progrès énormes accomplis en matière du logement et de l’habitat. 

Relevant l’intérêt qu’accorde SM le Roi Mohammed VI au domaine énergétique, le ministre a souligné que la question de l’efficience énergétique dans le bâtiment est d’une extrême importance et "nous devons impérativement trouver les formes pour faire en sorte que nous puissions concilier l’effort monumental que le Maroc a fait pour réduire l’habitat insalubre", tout en cherchant à voir "comment faire intégrer ces nouvelles formes d’efficience et d’efficacité énergétiques dans le cadre de l’habitat social". 

"Et c’est pourquoi nous avons signé cette lettre. J’espère vraiment qu’elle fera profiter le Maroc à l’avenir en la matière", a-t-il conclu.

La signature de la lettre d’intérêt a eu lieu lors d’un événement organisé dans le Pavillon France pour présenter le Programme Efficacité Energétique dans les Bâtiments" (PEEB).

Ce Programme souligne l'importance de l'assistance technique dans le développement de l'efficacité énergétique des bâtiments (EEB) dans les pays émergents et en développement. 

Les pays identifiés destinataires du PEEB, dans sa phase initiale, sont le Maroc, le Mexique, le Sénégal et la Tunisie. Le Sénégal a également signé une lettre de manifestation d’intérêt lors de cet événement, qui s’est déroulé en présence du Président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME-France), du Directeur du développement durable de l'Agence française de développement (AFD) et de la Directrice en charge des infrastructures de la coopération technique allemande (GIZ), partenaires du programme.

M. Merroun appelle les acteurs régionaux et locaux à s'impliquer dans une perspective de planification intégrée des littoraux

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, Driss Merroun, a appelé, jeudi à Marrakech, les acteurs régionaux et locaux à s’impliquer dans une perspective de planification intégrée des littoraux, réconciliant entre la nécessité de protection de l’environnement des littoraux et le besoin de sa valorisation.

"J’appelle, à travers cet événement, tous les intervenants dans ce domaine à soutenir les efforts de mise en place d’un système de gestion intégrée en faveur de cette bande spécifique, qui conditionne en grande partie le développement de notre pays.", a dit M. Merroun à l’ouverture d’un événement parallèle organisé dans le cadre de la COP22 sur le thème "La gestion intégrée du littoral, un outil incontournable pour l’adaptation aux effets des changements climatiques".

Il a, à cet effet, précisé que son département est en train d’élaborer une stratégie nationale de gestion intégrée du littoral qui constituera "une référence" en la matière à l’échelle nationale.

Cette stratégie s’assigne comme objectif de diagnostiquer les problématiques auxquelles fait face le littoral grâce à l’élaboration d’indicateurs appropriés, a relevé M. Merroun, notant que ces indicateurs permettront de suivre les dynamiques à l’échelle de cet espace et de concevoir une vision prospective et une stratégie propice.

Il a, de même, précisé lors de cette rencontre, qui coïncide avec le 10 novembre, journée consacrée aux océans et mers, que cet événement se veut une occasion pour mieux orienter le développement du littoral.

Il a entre autres signalé que "l’appréhension de la problématique du développement durable du littoral ne saurait être complète sans aborder la question de l’océan, et son impact sur la promotion du développement humain et la réduction de la pauvreté qui n’est plus à démontrer". 

Cette problématique a été reconnue au plus haut niveau, dans le cadre du nouvel Agenda 2030 pour le développement durable (Objectif 14) et également avec son inscription dans l’Accord de Paris, a-t-il ajouté.

Des panélistes de renommée nationale et internationale ont pris part à cet événement pour débattre et échanger sur les différentes questions de promotion et développement durable du littoral. 

En outre, cet événement parallèle a été une occasion propice au renforcement de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud en matière de lutte contre les effets des changements climatiques sur les littoraux, à travers la mise en place d’un réseau international du littoral, en vue de sensibiliser et de mobiliser les décideurs publics et privés aux enjeux liés aux changements climatiques au niveau de ces espaces.

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

COP22: La Sous-secrétaire d'Etat US à la croissance économique, à l’énergie et à l’environnement attendue à Marrakech

La Sous-secrétaire d’Etat US à la croissance économique, à l’énergie et à l’environnement, Catherine Novelli, se rendra, du 11 au 14 novembre à Marrakech, pour participer à la 22è conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP22), a indiqué, jeudi, le Département d'Etat US.

Mme Novelli prendra part à des side events et des réunions bilatérales consacrés notamment à la croissance économique, l'énergie, l'environnement et au commerce, a précisé le bureau du porte-parole de la diplomatie américaine dans un communiqué.

Le 11 novembre, elle participera, aux côtés de représentants du secteur privé, à une table ronde sur l'énergie propre et l'accès à l'énergie. Le 12 novembre, la sous-secrétaire prendra part à un panel sur les Océans, où elle passera en revue les problèmes auxquels fait face l'environnement marin, outre les opportunités de le protéger.

Mme Novelli assistera également à l’ePrix inaugural de Marrakech, première série de courses entièrement électrique du monde, a encore indiqué le communiqué. Le 13 novembre, la responsable US visitera des sites dédiés à l'éco-tourisme et aux entreprises durables dans la région de Marrakech.

Le 14 novembre, la sous-secrétaire à la croissance économique, à l’énergie et à l’environnement aura une série d'entretiens bilatéraux sur la relation entre l'énergie, le commerce, l'environnement et l'économie. 

Elle va également organiser un évènement sur Youth Leadership (Leadership des jeunes) avec des lauréats des programmes d'échange US, le but étant de mettre en avant le besoin de davantage d'innovation pour protéger l'environnement, a conclu le Département d'Etat.

COP 22 : La charte africaine du tourisme durable et responsable signée à Marrakech

La charte africaine du tourisme durable et responsable a été signée, jeudi à Marrakech, en marge de la COP 22, par une vingtaine de pays africains dont le Maroc. 

Portée par le Maroc et l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), cette charte, signée à l’occasion du forum ministériel sur les enjeux touristique et le climat en Afrique, ambitionne d’être un cadre de référence pour le tourisme durable en Afrique, afin d’assurer son inscription dans une dynamique soutenable, tout en conciliant progrès économique et social, préservation de l’environnement mais aussi respect des diversités culturelles de chaque pays. 

Cette charte a été signée par le Maroc, le Congo, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, l’Ethiopie, le Guinée-Bissau, le cap vert, le Burundi et la Côte d’Ivoire. 

La Gambie, le Gabon, le Kenya, le Mali, la Mauritanie, la République Centrafricaine, le Nigéria, le Niger, le Sénégal, les Seychelles, le Soudan, la Zimbabwe, la Tunisie et le Tchad ont également signé cette charte africaine. 

A cette occasion, M. Aziz Akhannouch en sa qualité de ministre du tourisme, a indiqué que "la charte signée aujourd’hui est un engagement pour l’avenir afin de promouvoir le tourisme durale au profit de l’Afrique tout en respectant la diversité et le patrimoine de chaque pays africain". 

M. Akhannouch a rappelé que le Maroc a choisi de placer le tourisme mondial au cœur de la stratégie du tourisme 2020, en tant que levier pour l’accélération du développement économique et social. 

De son côté, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a mis en relief l’engagement du secteur touristique pour le développement durable et le rôle de ce secteur de l’accompagnement de cet élan en faveur du climat. 

En effet, M. Mezouar a appelé à préserver les atouts touristiques des pays africains, mettant en relief les potentialités touristiques et la diversité culturelle de ces pays. 

Pour sa part, la ministre du tourisme et des loisirs du Congo, Arlette Soudan Nonault, a indiqué que cette charte africaine est un outil important qui permet réellement d’accompagner la COP 22 dans la prise en charge de la dégradation de l’environnement. 

Le forum ministériel sur les enjeux touristique et le climat en Afrique réunit plusieurs ministres du tourisme africains, dans l’objectif de réaffirmer l’importance du tourisme durable au sein des discussions sur le climat au niveau des COP. 

Le tourisme durable, véritable levier de développement, est aussi une des solutions pour lutter contre le changement climatique sur le continent africain. 

L'Agence Marchica Med respecte depuis toujours les principes de durabilité environnementale 

L’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica respecte depuis toujours les principes de durabilité environnementale tout en oeuvrant pour la préservation du patrimoine naturelle agricole et paysager du site, a souligné jeudi le directeur général de l’Agence, M. Said Zarrou.

Le projet Marchica a consisté ainsi en la protection et la mise en valeur de la lagune et de ses milieux humides, la préservation du patrimoine naturelle agricole et paysager du site, et la promotion d’un urbanisme durable respectueux du citoyen et de son environnement, a souligné M. Zarrou dans une déclaration à la MAP, en marge de la 22è Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Un des projets phares du programme Marchica, la Cité des Deux Mers confirme l’attachement de l’agence au respect des valeurs de durabilité, en conciliant développement économique de la région et tourisme respectueux de l'environnement, a ajouté M. Zarrou, notant cet Eco-Resort sera réalisé conformément aux standards internationaux de confort et de construction durable.

Evoquant la COP22, M. Zarrou a indiqué qu’il s’agit d’une véritable vitrine permettant au grand public de connaître les actions entreprises par l’Agence au Maroc comme à l’étranger, citant à titre d’exemple le projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody en Côte d’Ivoire.

Modèle de la coopération Sud/Sud, ce projet permettra la résolution durable de la problématique de la pollution de la baie et de son bassin versant, a ajouté le directeur général de l’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica, notant qu’à ce jour, un budget de 450 millions de dollars a été mobilisé pour la réalisation de ce projet et ce, dans le cadre d’un partenariat triangulaire entre le Maroc, la Côte d’Ivoire et des fonds souverains de pays arabes.

Le président du comité mixte ivoiro-marocain de pilotage du projet «Baie Cocody», Conseiller spécial du Premier ministre, M. Yao – Bhorey Casimir s’est, pour sa part, félicité de l’excellence des relations entre la République de Côte d’Ivoire et le Royaume du Maroc, notant que le projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody est un chantier d’envergure qui va résoudre les problématiques d’assainissement, d’environnement, de mobilité urbaine et de circulation routière.

«C’est un projet structurant qui donnera à la capitale Abidjan une envergure nouvelle », a-t-il dit.

Concernant sa participation à la 22è Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, M. Yao – Bhorey Casimir a indiqué qu’il s’agit bien d’une «ouverture sur le Monde», une occasion de rencontrer des gens du monde entier qui admirent et apprécient le projet de valorisation de la baie de Cocody.

COP22, une armada de plus de 1500 journalistes pour un événement planétaire

La 22è conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tint jusqu'au 18 novembre à Marrakech, connaît une couverture médiatique de taille assurée par plus de 1500 journalistes issus des quatre coins du monde.

Cette armada de journalistes traduit l’importance capitale de cette conférence pour le sort de la planète bleue, qui réunit 20000 délégués et observateurs et près de 30000 représentants de la société civile de 196 pays, ainsi qu’une quarantaine de chefs d’Etat et 30 chefs de gouvernement dont la présence est confirmée pour le sommet prévu pour la semaine prochaine.

La présence des journalistes à la fois dans les conférences et les évènements parallèles confère une dynamique particulière aux activités de la COP22 et permet de refléter, au jour le jour, le ton de l’action mondiale pour le climat.

Depuis l’ouverture de la COP22, le Centre international des médias et de la transmission audiovisuelle, situé devant la principale salle plénière de la zone bleue (placée sous mandat de l’ONU) et équipé d’équipements et moyens de communication de dernier cri, s’est mué en une gigantesque ruche travaillant à longueur journée transmettre et rapporter les dernières nouvelles des négociations et de l’action sur le climat.

Non loin de ce centre, qui compte des locaux de diffusion audiovisuelle et des espaces cloisonnées pour le mixage et le montage, ainsi que 100 postes de travail individuels et des moyens de prise d’image et de son, se trouve un autre centre de presse, doté de 500 postes de travail pour les journalistes et correspondants.

Dans la zone verte, qui regroupe les participants de la société civile, des acteurs institutionnels et des innovations, un autre espace appelé "Dar Media Maroc" a été mis en place est doté de studios où des radios émettent à longueur de journée et d’un studio ouvert pour accueillir des débats animés par des journalistes américains et marocains, en plus d’un kiosque à journaux.

Une salle de conférence, située au centre de cet espace et dotée d’une capacité d’accueil de 40 places, abrite des rencontres avec des ONG, des membres du comité d’organisation de la COP22 ou d’autres partenaires autour des problématiques du climat et de l’énergie et des solutions et alternatives proposées.

A cela s’ajoute un espace de médias numériques pour faciliter la communication entre les participants via les réseaux sociaux, à travers l’organisation de débats, l’annonce d’initiatives et de projets et l’interaction en temps réel autour des questions de l’environnement et du climat.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur de Dar Media Maroc, Denis Germain, a assuré que la zone verte qui accueille les pavillons des acteurs économiques, des régions et de la société civile est celle qui reflète le plus la signification concrète de la COP22.

Et d’ajouter que les médias ont un rôle primordial à jouer pour la sensibilisation aux effets des émissions des gaz à effet de serre et la mobilisation pour un changement de comportements nuisibles à l’environnement et l’interpellation des responsables gouvernementaux et locaux à ce sujet.

De son côté, le journaliste Mokish Bokril, de l’hebdomadaire "Hemal media 1", s’est dit heureux de venir au Maroc, qu’il visite pour la première fois, pour couvrir cet événement important qui constitue pour lui l’occasion d’approfondir ses connaissance et d’élargir ses perspectives au sujet des changements climatiques, lesquelles sont une question d’actualité et un souci permanent pour toutes les régions du monde.

Il n’a pas manqué de saluer le haut niveau de l’organisation et de l’intérêt accordé aux médias, ainsi que son admiration de la ville ocre et de la qualité de ses équipements.

Naji Kadih, journaliste libanais, a lui aussi relevé la qualité de l’équipement du Centre de presse qui offre aux journalistes tous les moyens d’exercer leur travail dans de meilleurs conditions.

Formation des medias africains sur le marché du carbone

Les médias africains ont été édifiés, ce 10 novembre à Marrakech, sur le rôle des marchés du carbone dans la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), afin d'acquérir les notions nécessaires pour les aider à communiquer et à sensibiliser le public dans leurs pays respectifs sur des questions liées au changement climatique qui touchent le continent africain. 

Cette 1ère des six formations des médias africains prévues à la COP22 a été organisée par l'équipe de communication de la 22ème Conférence des Parties (COP22) et la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) sur le thème «Ce que l'entrée en vigueur de la Convention de Paris signifie pour les marchés du carbone en Afrique». 

Animée par le PDG de l'Association internationale de négociation des droits d'émission (IETA), M. Dirk Forrister, cette formation a permis aux participants d'apprendre que près de 90 pays ont exprimé un intérêt à utiliser les marchés du carbone dans leurs «contributions nationales ou feuilles de route pour le changement climatique», soumises à la CCNUCC. Parmi ces pays, beaucoup sont sur le continent africain dont le Maroc, le Sénégal, l'Ethiopie et la Côte d'Ivoire. 

Selon le PDG de l'IETA, les caractéristiques d'un bon mécanisme de réduction des émissions de carbone doivent être claires, des résultats mesurés et vérifiés et bénéficier d'une approbation réglementaire indépendante. 

M. Dirk Forrister a cité quelques exemples de marchés du carbone déjà en service dans le monde, parmi eux figurent ceux de l'Amérique du Nord entre la Californie et le Québec, ainsi que des projets pilotes en Chine et leur marché national du carbone qui devrait être lancé d'ici 2017. 

La Responsable des relations extérieures de l'équipe de communication de la COP22, Mme Aicha Benmansour a relevé l'importance de ces formations médiatiques pendant la COP22 comme moyen de fournir aux journalistes africains des informations utiles et opportunes sur les enjeux du changement climatique et la conférence de Marrakech. Les journalistes quant à eux, ont apprécié l'initiative, ce qui leur permettra d'être plus efficaces dans leur rendu sur le sujet. 

Signalons que d'autres formations aux médias africains à la COP22 leur seront proposer sur les thèmes «Les bases de la science climatique» qui sera présenté par le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) et «Révolution des énergies renouvelables en Afrique - Opportunités et défis» qui sera organisée par l'Agence Internationale de l'Energie Renouvelable (IRENA).

COP22 : tenue d’une rencontre préparatoire sur l’adoption de la Déclaration de Marrakech

En prélude à la préparation de l’adoption le 14 novembre 2016, de la Déclaration de Marrakech axée sur comment il faut pour instaurer la Soutenabilité, la Stabilité et la Sécurité en Afrique, intitulé (3 S), un panel s’est ouvert, mercredi, 09 novembre, dans le Pavillon Afrique de la COP22, rapporte l’envoyé spécial de l’AGP au Maroc. 

Présidée par le conseiller technique du premier ministre sénégalais, Cheikh Ndiaye Sylla, cette rencontre s’est tenue en présence des experts africains sur «les moyens et comment résoudre les risques multidimensionnels liés au changement climatique sur le continent». 

A cet égard, le plan d’action 3S pour l’Afrique, qui sera adopté aux côtés de la Déclaration à une conférence ministérielle africaine le 14 novembre, vise entre autres, à stabiliser les zones propices aux migrations et à la radicalisation en prévenant la dégradation environnementale, ainsi qu’à combattre l’influence des mouvements terroristes et du trafic d’être humain, en renforçant la veille et la gestion des ressources naturelles abandonnées. 

Dans son intervention, le conseiller technique du premier ministre sénégalais, Cheikh Ndiaye Sylla a insisté sur la nécessité d’orienter l’action, durant la Conférence, vers les moyens de répondre aux causes profondes et climatiques de l'instabilité, le développement et la sécurité en Afrique. 

Il a ensuite affirmé, que cette Déclaration et son plan d’action seraient propices aux efforts visant à aider le continent à évoluer de la vulnérabilité au changement climatique vers la résilience. 

Marrakech : les petits agriculteurs d’Afrique face au changement climatique

Un panel s’est tenu, mercredi, 09 novembre 2016, dans le Pavillon Afrique de la COP22, sur les petits agriculteurs africains face au changement climatique, a suivi l’envoyé spécial de l’AGP au Maroc. 

A cet événement organisé par l’Agence Marocaine pour le Développement Agricole (ADA), en partenariat avec l’Agence Française pour le Développement (AFD) et le Fonds Français pour l'Environnement Mondial, les participants ont souligné la vulnérabilité de l’agriculture africaine au changement climatique. Ce dernier affectant les rendements des petites exploitations, avec des sécheresses récurrentes et des conditions météorologiques désordonnées. 

Force est de savoir que les plantations africaines, alimentées par les pluies, ressentent déjà les conséquences du changement climatique sur leurs productions. Il est donc urgent de mettre en place des mécanismes d’adaptation permettant de faciliter l’accès au financement à travers le développement d’un système d’assurances indicielles ciblant les petits agriculteurs, a-t-on conseillé. 

A cet égard, participants du Maroc, de Tunisie, du Sénégal et de France ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre un système d’assurances indicielles à destination des petites exploitations, pour renforcer leur résilience et leur adaptation aux effets du changement climatique. 

A cette occasion, le directeur général de l’ADA a affirmé, que «les conséquences du changement climatique se font déjà ressentir sur la productivité et sur les revenus agricoles, et qu’elles accélèrent l’exode rural». Ajoutant, qu’il faudrait prêter une attention particulière aux assurances indicielles. 

Il a noté, que «ces assurances étaient un élément essentiel de l’initiative marocaine Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA)». Un programme cherchant à réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine au changement climatique. L’un des objectifs principaux de la présidence marocaine de la COP22. 

Rôles des medias dans la lutte contre le changement climatique

Lesprofessionnels et experts des médias ont souligné, le 9 novembre à Marrakech, le rôle que les médias peuvent jouer dans la protection de l'environnement, la préservation de la nature et la lutte contre le changement climatique. 

Organisée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) dans la Zone verte à la COP22, cette rencontre a eu pour objectif de sensibiliser le grand public et toutes les parties à la lutte contre le changement climatique et d'instiller un réel sentiment de conscience de l'impact qu'il a sur leur vie quotidienne, ainsi que sur la nature et la planète en général. 

Au cours des échanges, M. Driss El Yazami, membre du comité de pilotage et responsable de la Société Civile a déclaré que «le comité pilote de la COP22 a pour objectif de mobiliser toutes les parties pour saisir l'occasion qui a été donnée par l'Accord de Paris et sensibiliser les Marocains et même tout le monde au développement durable et au changement climatique ». 

Il a insisté sur le fait que les médias sont un acteur clé et un instrument essentiel pour expliquer le sujet dans toutes ses facettes et transmettre cette information au grand public. 

Dans son intervention, le président du Comité Scientifique de la COP22, M. Nizar Baraka a déclaré que «le Maroc, en recevant la présidence officielle de la Conférence des Parties, a mis en place sa mission avec un nouveau rationnel, à savoir faire participer les gouvernements ». 

«Nous devons changer le paradigme et nos habitudes quotidiennes en tant que citoyens, États, institutions, journalistes, organisations, individus et groupes Nature», a-t-il ajouté, signifiant que les médias doivent clarifier et simplifier cette nouvelle logique pour les citoyens et relayer les expériences et les initiatives réussies dans la lutte contre le changement climatique. 

Quant aux experts de l'HACA, ils ont également mis l'accent sur le cadre juridique et son rôle positif dans la protection de l'environnement, en particulier le rôle de l'Autorité et la façon dont il peut être étendu. À cet égard, ils ont indiqué que la constitution actuelle du Maroc est très forte en termes de protection de la nature et de l'environnement. 

Les intervenants ont insisté sur l'importance de la formation, de la supervision des journalistes et de la participation des médias à la protection de l'environnement.

La COP22, une étape décisive du processus d'adaptation aux changements climatiques 

La 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) constituera une étape décisive du processus d’adaptation aux changements climatiques, a affirmé le président d'honneur du Conseil mondial de l’eau (CME), Loïc Fauchon.

Le sommet de Marrakech est une plateforme pour mettre en avant les efforts internationaux en matière d’adaptation, examiner les mesures relatives aux possibilités de travail commun et généraliser les financements de façon à inclure les pays pauvres, en particulier dans le domaine de l’eau, a souligné M. Fauchon dans un entretien à la MAP en marge de la COP22 qui se tient du 7 au 8 novembre dans la ville ocre.

A cet égard, M. Fauchon a expliqué que l’Accord de Paris, qui a permis de parvenir à un accord autour des gaz à effet de serre (GES), est un accord "théorique et non-répressif" qui nécessite la mise en place de plans d’actions concrets pour éviter l’aggravation des effets négatifs des changements climatiques.

Il a évoqué, à cet égard, les besoins croissants en eau en tant que matière vitale et qui sont dus à la croissance démographique, l’utilisation abusive et irrationnelle de cette ressource, l’urbanisation, particulièrement dans les zone côtières, et la pollution industrielle.

L’adaptation à l’ensemble de ces phénomènes passe nécessairement par le soutien aux pays les plus exposés et vulnérables aux changements climatiques, l’accompagnement des initiatives pilotes dans ce domaine, particulièrement en Afrique, tout en persuadant les dirigeant et les décideurs d’augmenter leur aide pour l’eau.

Le président d'honneur du CME a estimé que la vulnérabilité de ces pays aux effets des changements climatiques, même s’ils ne soient pas responsables des GES, découle de l’importance limitée qu’ils accordent à l’eau dans leurs programmes de développement, ainsi que de leur incapacité à élaborer des dossiers portant sur les besoins et mesures relatifs à l’accès aux financements.

En ce qui concerne le Maroc, il a fait savoir que le Royaume a œuvré depuis 20 ans à accorder une importance particulière à la gestion de ce secteur, notamment à travers la politique de construction des barrages qui constitue un modèle au continent africain.

L'organisation de la COP22 à Marrakech est l’occasion pour le pays de mettre en relief ses capacités innovatrices dans le domaine de l’eau, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, a-t-il ajouté.

M. Fauchon a relevé que le Conseil mondial de l’eau, en collaboration avec le gouvernement marocain, allait saisir la COP22 pour créer un pôle de l’eau et de l’énergie qui formera un rassemblement mondial pour l’échange d’expertises et d’expériences dans ce domaine.

Implication des villes, dans la mise en œuvre de l'accord de paris

Les représentants de la société civile et des gouvernements ainsi que ceux de l'agence du système des Nations Unies en charge de l'environnement ont relevé, le 10 novembre à Marrakech, la nécessité des villes et régions à s'impliquer davantage dans la mise en œuvre des engagements climatiques notamment l'accord de Paris, pour limiter des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) à l'échelle mondiale, rapporte un communiqué. 

Les zones urbaines représentent environ 70% des émissions mondiales liées à l'énergie. Le secteur des bâtiments et de la construction représente à lui seul plus de 20% des émissions mondiales de GES. Réaliser une réduction de 80% des émissions de CO2 du secteur d'ici à 2050 (comme le prévoit l'Agence internationale de l'énergie) sera crucial pour le succès de l'Accord de Paris, indique le communiqué. 

Le document reconnait que «le changement climatique est déjà en train de se produire. les gouvernements mettent une priorité sur l'adaptation au climat extrême». Selon la Banque mondiale, cette adaptation au changement climatique pourrait coûter entre 80 et 100 milliards de dollars par an, dont 80% devront être investis dans les zones urbaines. 

Co-organisés par le PNUE et ICLEI (Gouvernements locaux pour le développement durable (ICLEI, un réseau mondial de plus de 1 500 villes, villes et régions), les participants à la ''Journée des villes et des établissements humains'' à la COP22 ont également identifié les principales mesures que les gouvernements nationaux peuvent prendre, en partenariat avec eux pour aider à atteindre leurs objectifs locaux. 

«Les nations rassemblées à la COP22 doivent maintenant faire preuve de leadership en fournissant un cadre solide pour appuyer l'action et une feuille de route puissante pour intensifier l'action climatique et combler l'écart entre les émissions avant qu'il ne soit trop tard. L'action du climat dans et par les villes, les régions sera déterminante pour nous assurer que nous restons en deçà de 2°C», a déclaré le secrétaire général de l'ICLEI, M. Gino Van Begin. 

De nombreuses actions visant à adapter les zones urbaines au changement climatique ont également des effets positifs sur l'atténuation, et vice-versa, ce qui constitue une double victoire pour l'action climatique de la ville. Le document cite comme exemple, la rénovation de bâtiments anciens et la construction de nouveaux bâtiments à faible consommation d'énergie. L'Alliance mondiale pour les bâtiments et les constructions a lancé une feuille de route pour les bâtiments à faible consommation d'énergie dans les zones chaudes et tropicales et l'amélioration de l'accès au financement, en particulier pour les pays en développement. 

Les gouvernements à tous les niveaux, souligne le communiqué, doivent prendre en compte le secteur des bâtiments et de la construction, car il offre le plus grand potentiel d'atténuation rentable des gaz à effet de serre. Cela nécessite une vision intégrée, en tenant compte non seulement des émissions directes et indirectes dans les bâtiments, mais aussi des matériaux qui y entrent, afin de garantir que l'accord de Paris aura un impact durable sur les villes et sur le monde. 

Les zones urbaines sont également au centre des cadres mondiaux convergents, non seulement l'Accord de Paris, mais aussi les objectifs de développement durable et le nouvel agenda urbain. L'action intersectorielle et à plusieurs niveaux au niveau local «tient le secret d'un effet multiplicateur qui peut changer le visage des environnements urbains, tout en apportant une contribution essentielle à la réalisation d'objectifs climatiques ambitieux». 

Les gouvernements nationaux doivent appuyer les gouvernements infranationaux en partenariat étroit, en fournissant des cadres d'action pour la lutte contre le changement climatique local et un financement conforme aux défis auxquels ils sont confrontés. Le gouvernement local est souvent le plus en mesure d'établir une intégration verticale efficace par tous les paliers de gouvernement afin d'intensifier l'action climatique tant dans les pays développés que dans les pays en développement. 

Le fait que les pays développés s'engagent à atteindre 100 milliards de dollars par an de financement d'ici 2020 pour soutenir les actions dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables est également un facteur critique pour faire avancer ce programme.

COP22: Une table ronde autour de la "Dynamique Autonomisation économique des femmes migrantes et réfugiées face aux changements climatiques", dimanche à Marrakech

L'Association marocaine d’appui à la promotion de la petite entreprise (AMAPPE) et la fondation X-Lance organisent, dimanche à Marrakech, une table ronde autour de la "Dynamique Autonomisation économique des femmes migrantes et réfugiées face aux changements climatiques". 

Organisée en marge de la 22e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unis sur les changements climatiques (COP22), qui se tient à Marrakech, cette rencontre constitue un panel d’acteurs dans le domaine de l’autonomisation économique des femmes immigrées et réfugiées, pour partager leurs expériences, les difficultés rencontrées et formuler des recommandations, selon un communiqué de l’AMAPPE et X-lance. 

Dans ce sens, un plan d’actions sera lancé à Marrakech afin d'accompagner sur le terrain, les femmes entrepreneures du continent africain, note le communiqué, précisant que l'objectif étant leur positionnement dans des postes de décisions, au sein de leur communauté, notamment dans la lutte contre les changements climatiques. 

A cet effet, des organisations et des femmes leaders mobiliseront des compétences et des ressources dans l’ingénierie et l’appropriation de nouvelles pratiques environnementales au sein de la société. 

Les femmes entrepreneurs constituent dans leurs pays respectifs, un facteur d’accélération de prises de décisions politiques, de programmes de développement ou de législation adéquate en faveur de la protection de l’environnement et de l’égalité homme/femme, indique le communiqué. 

L’entrepreneuriat féminin est ainsi reconnu comme essentiel au développement économique par les organisations internationales et régionales et a fortiori par les Pays, est-il souligné COM.

COP22: Silence, les jeunes parlent!

Les jeunes du monde entier se sont donnés rendez-vous à la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient à Marrakech du 07 au 18 novembre, pour réclamer haut et fort une mobilisation universelle et un engagement au plus haut niveau afin d'atténuer les changements climatiques et de s'adapter à ce phénomène planétaire.

Ces jeunes, réunis jeudi dans le cadre de la Journée de la Jeunesse et des générations futures à la COP22, ont fait entendre leur voix sur les questions de l’environnement et du climat puisque ce sont les générations actuelles et futures qui subiront de plein fouet les impacts des changements climatiques.

Ils ont tenu à porter la parole citoyenne pour sensibiliser l’ensemble des participants, décideurs et négociateurs, sur la nécessité de prendre des mesures urgentes, efficaces et concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique et ses effets dangereux sur l’avenir de l’humanité.

Soutenus par leurs revendications et propositions, ces jeunes offrent des moyens d’agir pour qu’ils deviennent acteurs et partenaires du changement, faire face aux menaces climatiques et aider à forger une opinion éclairée autour de différentes questions liées à l’environnement.

S’exprimant lors d’une rencontre parallèle sur le rôle de la jeunesse dans la protection de l’environnement, la ministre déléguée chargée de l’Environnement et championne de haut niveau pour le Climat, Hakima El Haite, a souligné que les jeunes sont l’avenir du monde et de l’humanité et ont la responsabilité d’œuvrer et de lutter pour changer le monde, réaliser leurs rêves et protéger la planète.

"Les jeunes portent un rêve qui touche le coeur et les esprits, c’est celui de l’édification d’un monde meilleur", a dit Mme El Haite, notant que ces jeunes clament que des décisions soient prises pour faire face aux changementx climatiquex et aux catastrophes naturelles. 

Ces jeunes sont une partie prenante pour améliorer le monde actuel et le monde de demain, a-t-elle fait savoir, ajoutant qu’à travers les différentes activités organisées dans le cadre de cette journée, les jeunes portent un triple message aux décideurs, aux inventeurs et aux responsables pour prendre en compte leurs propositions et réaliser leurs rêves.

Une "similitude et convergence totales des vues" entre le groupe des négociateurs africains et la présidence marocaine de la COP22 

Il y a "une totale similitude et convergence de vues entre le groupe africain et la présidence marocaine de la COP22" sur la question des financements pour l'adaptation aux changements climatiques, a affirmé, jeudi à Marrakech, le président du Groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques, Seyni Nafo. Les financements mis en place dans le cadre du Fonds vert sont certes adéquats mais ne répondent pas encore aux attentes des pays africains, a indiqué M. Nafo dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, précisant que les pays développés se sont engagés à doubler leurs financements publics pour l'adaptation d'ici 2020.

"Avec la présidence marocaine, nous sommes maintenant en train d'étudier la possibilité que les pays développés puissent s’engager pendant la COP22 pour mettre en place un dialogue permanent et de haut niveau entre les ministres des finances afin de suivre de près la mobilisation et les décaissements et s'assurer que les initiatives africaines soient bien financées", a-t-il dit.

Outre la question du suivi des financements, l'Afrique est arrivée à Marrakech avec deux autres grandes priorités, a relevé M. Nafo, notant qu'il s'agit d'accorder une importance particulière à l'agriculture et à l'économie océanique ainsi que les procédures et modalités de mise en oeuvre de l'Accord de Paris. "Aujourd'hui, ce qu’on demande aux pays développés, c’est un minimum de justice climatique", a-t-il déclaré, rappelant que l'Afrique n'est pas responsable des dérèglements climatiques et se trouve obligée de les gérer. Evoquant la tenue d'un Sommet des chefs d'Etats africains en marge de la COP22, M. Nafo s'est félicité de cette initiative qui a pour vocation de défendre les revendications du continent noir, relevant qu"'il ne pourrait en être autrement, le Maroc est en Afrique est c'est une COP africaine".

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau. 

L'engagement de l’ONDA en faveur de l’efficacité énergétique mis en avant à la COP22

L’engagement de l’Office national des aéroports (ONDA) en faveur de l’environnement, en général, et de l’efficacité énergétique des aéroports, en particulier, a été mis en avant, jeudi à la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) à Marrakech.

L’Office s’est engagé résolument dans une démarche ambitieuse de transition énergétique, en diminuant la consommation énergétique des aéroports marocains et en introduisant progressivement les énergies renouvelables.

Dans ce sens, l’ONDA et Electricité de France (EDF) ont collaboré pour la mise en place d’une démarche globale d’amélioration de l’efficacité énergétique des aéroports internationaux du Maroc visant ainsi à favoriser un basculement vers une Economie neutre en carbone. L’aéroport de Marrakech a été choisi comme site pilote.

EDF a ainsi développé une méthodologie innovante permettant d’améliorer l’efficacité énergétique des aéroports internationaux marocains. Basée sur une simulation thermique dynamique, cette méthodologie permet d’optimiser à coûts maîtrisés le confort thermique des occupants en fonction de la consommation énergétique.

Lors d’un événement parallèle organisé à la Zone verte du site de la COP, en présence notamment du Directeur général de l’ONDA, Zohair Mohamed El Aoufir, et de représentants d’EDF et de l’Agence française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), une étude thermique de l’aéroport de Marrakech a été présentée.

L’étude menée par EDF préconise des améliorations qui permettent d’assurer le confort thermique (stabilisation des températures dans une plage de 20 à 25 degrés C) sur toute l’année, tout en réduisant de 35% la consommation électrique en chauffage et en climatisation. L’empreinte carbone serait ainsi réduite de 160 tonnes de CO2/an.

Fort des résultats encourageants sur l’aéroport de Marrakech, l’ONDA projette de généraliser cette démarche à l’ensemble des aéroports du Maroc et de la partager avec les aéroports africains partenaires.

Dans une allocution à l’ouverture de cette rencontre, M. El Aoufir a passé en revue les grandes lignes de la politique environnementale de l’ONDA qui couvre quatre volets, en l’occurrence l’amélioration de la performance environnementale, la prévention de l’impact sur l’environnement de l’activité aéroportuaire, la diminution des effets des émissions de gaz à effet de serre et la mise en place d’un système de management environnemental.

Parmi les actions entreprises, figurent notamment la surveillance des nuisances sonores dues aux avions, le traitement des déchets solides et liquides et l’introduction d’études sur les énergies renouvelables dans tous les aéroports du Maroc, a-t-il dit. 

Cette politique a déjà donné ses fruits, puisque deux aéroports, l’aéroport de Mohammed V de Casablanca et de Marrakech, ont obtenu le certificat d’accréditation carbone, tandis que ceux d’Agadir, Fès et Rabat, le recevront en 2017 et ceux de Tanger et d'Oujda en 2018, s’est félicité le DG de l’ONDA.

Il a également évoqué la mise en place de passerelles pour l’accès aux avions afin d’éviter l’exposition aux nuisances sonores, l’affectation de routes directes au niveau des croisières pour économiser l’énergie et réduire le dégagement des GES dans le ciel, ainsi que la construction de stations d’épuration des eaux usées et la transformation en LED des lampes d’éclairage des aéroports marocains.

Marrakech : Capitale mondiale du Climat

Marrakech, surnommée la ville rouge en arabe, est située dans le centre du Maroc, dans l'intérieur des terres, au pied des montagnes de l'Atlas. 

Le surnom de la ville rouge fait référence à la couleur rouge d'une grande partie de ses immeubles et ses maisons. 

Depuis le 7 Novembre, diplomates, environnementalistes, climatologues sociétés civiles, journalistes et que sais-je encore ? y convergent. 

La conférence des Nations Unies sur le Climat – cop22 s’y tient et 20.000 invités sont attendus, dont la plupart est déjà sur place. Le village de la cop22, surnommé Ighli, situé seulement à trois kilomètres du centre ville, ne désemplit pas. Les longues allées pavées et les somptueuses salles de conférences sont des grands lieux de rencontres et d’échanges. 

Les journalistes du monde entier s’y sont donné rendez-vous. Cameras en bandoulière, micros en main, dictaphones pour ceux de la presse écrite et d’agences de presse…, ils interpellent, filment et restent aux aguets du moindre scoop, sous les yeux vigilants d’un service de sécurité parfaitement organisé et vigilant. 

Avant d’accéder à ce village, les fouilles sont minutieuses, mais dans le respect de la personne. On ne remarquera aucun signe de nervosité ni un geste déplacé de la part des agents de sécurité en civil, qui fouillent le moindre périmètre, passent au scanner le moindre objet suspect. 

Les hôtesses, élégamment habillées et toutes belles, les unes que les autres, font preuve de courtoisie et de politesse admirables. Elles sont sur pied toute la journée et jusque tard dans la soirée pour revenir encore le lendemain plus fringantes. 

En ville, les agents de force de l’ordre, impeccablement habillés, règlent la circulation, sans repis, aux carrefours de cette ville splendide, décorée aux couleurs rouges des drapeaux marocains et autres, jonchés sur des immeubles repeints pour la circonstance. A cela s’ajoutent des fleurs multicolores qui ovationnent les visiteurs et rendent les promenades nocturnes plus agréables. 

Marrakech est une ville de grandes amitiés, sous une température qui tourne autour de 20 degrés, supportable par tous. 

.La ville a été fondée en 1071. Dans le passé, le Maroc était connu sous le nom de Marrakech (appellation toujours d'actualité dans certains pays arabes). Le nom Maroc provient lui-même de la déformation de la prononciation portugaise de Marrakech : Marrocos. 

Marrakech compte 928 850 habitants, d'après le recensement de 2014, répartis sur une superficie de 230 km2. La densité de population atteint les 350 habitants à l'hectare dans la Medina, l’un des plus grands quartiers de cette ville. C'est la quatrième plus grande ville du Maroc après Casablanca, Fès et Tanger. 

La ville est divisée en deux parties distinctes : la ville historique (dix kilomètres d'enceinte) et la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent Guéliz et Hivernage, Douar Askar, Sidi Youssef Ben Ali, Mouhamid, Daoudiat. 

Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre-ville commercial. Il fut fondé par les Français lors du Protectorat. Le quartier de l'Hivernage concentre de nombreux complexes hôteliers. Depuis quelques années, la ville s'agrandit en périphérie notamment à l'ouest avec l'apparition de nouveaux quartiers résidentiels comme pour la région de Targa ou l'extension de l'avenue Mohammed-VI, ou au nord Tamansourt. 

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Elle est également le point de départ de nombreuses excursions pour les randonneurs désireux de parcourir l'Atlas ou le désert plus au sud. 

DMM/ANP/Nov 2016 Niger- USA-Elections Le Chef d’Etat nigérien félicite le nouveau Président élu des Etats Unis d’Amérique Niamey, 10 (ANP)- Le Président de la République du Niger, Issoufou Mahamadou a adressé ce jeudi, un message de félicitations au nouveau Président élu des Etats Unis d’Amérique, M. Donald TRUMP. 

Dans ce message, le chef de l’Etat salue la responsabilité dont a fait montre le peuple américain durant la tenue de ces échéances électorales. 

« Je tiens aussi à saluer le peuple américain pour son engagement démocratique et son avant-gardisme, si éloquemment illustrés par les consultations qui viennent de se tenir » écrit le Président de la République. 

Issoufou Mahamadou rassure le futur dirigeant des Etats Unis de sa volonté de contribuer au renforcement des relations, déjà ‘’concluantes ’’ entre le Niger et la Nation américaine, tout en réaffirmant sa volonté à travailler avec tous les secteurs d’intérêt commun. 

Agé d’environ 70 ans, Donald Trump est le 45eme président des Etats Unis d’Amérique. 

La COP de Marrakech, l'occasion de rendre justice à l’Afrique 

La 22è Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP22), qui se tient actuellement à Marrakech offre l’occasion de rendre justice à l’Afrique, le continent qui souffre le plus de l’impact des changements climatiques, rapporte la chaine de télévision publique sud-africaine, South African Broadcasting Corporation (SABC).

La COP22, cette messe mondiale sur le climat, devra permettre aux dirigeants du monde d’avancer sur des questions fondamentales, indique la SABC, soulignant que le conclave de Marrakech devra déboucher sur un package de règles pour la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Les yeux du monde entier sont rivés vers la ville ocre, note la même source, citant Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, président de la COP22.

Les participants à cette conférence décisive devront parvenir à des solutions tangibles et urgentes à même de contenir les menaces que posent les changements climatiques, a dit la SABC.

La chaine publique sud-africaine a, d’autre part, souligné que la COP de Marrakech est avant tout une occasion de rendre justice à l’Afrique, le continent qui souffre le plus de l’impact des changements climatiques.

La conférence s’est ouverte trois jours seulement après l’entrée historique en vigueur de l’accord de Paris, ratifié par 100 pays dont les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, rappelle la même source, relevant que la tenue de la COP22 en terre africaine met en avant la nécessité de placer l’Afrique au cœur de l’effort visant la protection de la planète contre l’impact de ces changements.

La tenue de la COP22 à Marrakech «est en elle-même une contribution africaine aux efforts mondiaux contre les changements climatiques», indique M. Mezouar, toujours cité par la SABC.

«Nous disons au monde que nous sommes prêts à prendre en main notre propre destin et renforcer la résilience de l’Afrique», a-t-il dit.

Soulignant l’importance des défis posés au continent, la SABC note que sur un total de 56 pays les plus affectés par les changements climatiques, 36 se trouvent en Afrique subsaharienne.

Le conclave de Marrakech doit désormais parvenir à un «livre de règles» expliquant la manière de définir les questions soulevées dans l’accord de Paris, y compris la façon de superviser les actions entreprises dans le domaine du climat, ajoute la chaine sud-africaine, soulignant que la levée de 100 milliards de dollars à l’horizon 2020 sera une question vitale pour les pays en voie de développement, particulièrement ceux d’Afrique.

«A présent, les projecteurs sont braqués sur Marrakech pour voir l’engagement politique qui se précisera pour juguler l’impact des changements climatiques», conclut la SABC.

Le Fonds Africa50 veut investir au Maroc et en faire un hub pour investir dans d’autres pays africains

Le Fonds Africa50 veut investir au Maroc et en faire un hub pour investir dans d'autres pays africains, a affirmé son président directeur général, Alain Ebobissé.

"Au Maroc, nous comptons réaliser des investissements, mais également travailler avec des entreprises marocaines pour investir dans d’autres pays africains", a déclaré à la MAP, M. Ebobissé, en marge de sa participation à la COP22.

Concernant la stratégie du Fonds pour lutter contre les changements climatiques, le PDG a noté qu'Africa 50 peut capitaliser jusqu’à 50% de ses fonds dans les énergies renouvelables si des projets rentables sont présentés au directoire.

"Nous voulons financer des projets qui ont un impact positif mais qui sont aussi rentables", a expliqué M. Ebobissé, notant que l’approche du fonds vise à financer des projets dont le niveau de rentabilité est suffisant par rapport au risque.

Africa50 est une banque d’investissement dédiée au financement des infrastructures en Afrique. Elle se concentre sur des projets nationaux et régionaux à fort impact dans les domaines de l’énergie, des transports, des TIC et de l’eau.

Lancé en juillet 2015 à Casablanca, le Fonds réunit le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, Djibouti, l’Egypte, le Gabon, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, la Gambie et le Togo.

Pour atteindre la surface financière qu’elle s’est fixée, la structure de financement d’Africa50 sera agencée de manière à obtenir une notation "A simple", qui lui permettra de pouvoir réunir des fonds à des taux intéressants. 

En tant qu’institution financière à orientation commerciale, Africa50 fera en sorte de préserver et d’accroître son assise financière et de dégager des dividendes pour ses actionnaires.

Le gap en énergie en Afrique est estimé à 50 milliards de dollars chaque année

Le gap en énergie en Afrique s'élève à 50 milliards de dollars chaque année, a estimé, jeudi à Marrakech, le vice-président chargé de l’électricité, de l’énergie, du climat et de la croissance verte à la Banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott.

"Le financement de ce gap nécessite non seulement la mobilisation des gouvernements, mais également le secteur privé pour créer de nouveaux instruments de financement innovants", a déclaré à la MAP, M. Hott, en marge de sa participation à la COP22.

"L’innovation est un moyen efficace pour pouvoir attirer les financements nécessaires pour résoudre les problèmes des énergies en Afrique durant les 10 prochaines années", a indiqué le responsable.

A cette occasion, M. Hott a salué les efforts déployés par le Maroc, notant que le Royaume a pu réaliser des projets innovants en matière des énergies renouvelables.

Ainsi, le responsable a invité les pays africains à tirer profit de l’expérience marocaine en la matière et à effectuer des réformes au niveau de la régulation et du système énergétique.

La politique du secteur de l’énergie du Groupe de la BAD vise à appuyer les efforts des pays membres régionaux (PMR) visant à fournir à l’ensemble de leurs populations et aux secteurs productifs, l’accès à des infrastructures et à des services énergétiques modernes, fiables et à un coût abordable, et à aider les PMR à développer un secteur de l’énergie viable aux plans social, économique et environnemental.

La politique souligne qu’un accès adéquat à l'énergie est essentiel pour le développement social et économique du continent. Pourtant, la plupart des pays africains sont confrontés à un accès inadéquat à des services énergétiques modernes, fiables et à un coût abordable, en particulier pour les populations à faible revenu.

La COP22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera également une opportunité pour examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 parties.

COP22 : La résilience à l'insécurité alimentaire, une priorité pour les pays africains

Face aux changements climatiques et à leurs répercussions sur le secteur agricole, les pays africains ont érigé la résilience à l’insécurité alimentaire en une priorité, multipliant les actions et les initiatives en vue d’atténuer la vulnérabilité de l’Agriculture et d’adapter ce secteur aux nouvelles exigences du réchauffement de la planète. 

La 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique est une occasion pour les pays d’Afrique de présenter leurs efforts en matière de lutte contre les changements climatique, mais également l’impact de la variabilité du climat sur l’agriculture, un secteur qui contribue, dans une proportion de 20 à 30 pc, au produit intérieur brut des pays au sud du Sahara, et représente 55 pc de la valeur totale des exportations africaines.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a indiqué dans son cinquième rapport d’évaluation (AR5) que «presque partout en Afrique, l’exploitation agricole est entièrement tributaire de la qualité de la saison des pluies, ce qui rend ce continent particulièrement vulnérable aux changements climatiques».

La fréquence accrue des sécheresses pourrait considérablement amoindrir les disponibilités alimentaires, comme ce fut le cas dans la Corne et le sud de l’Afrique, pendant les décennies 80 et 90, ajoutent les experts, notant qu’une élévation des températures hivernales moyennes, nuirait également à la production des cultures qui exigent des températures fraiches.

Les changements climatiques de par leurs effets sur la température, la pluviométrie, la biodiversité et les écosystèmes contribuent à accroitre la vulnérabilité de l’agriculture. Ainsi, les conséquences directes sur l’agriculture sont un raccourcissement de la durée moyenne des périodes de croissance végétative, une faible croissance de la biomasse, et une réduction des potentialités productives des écosystèmes (diminution des terres arables due à leur dégradation, exposition accrue des plantes au stress hydrique et amenuisement du volume des eaux de surface dans la plupart des régions).

Au niveau de l’élevage, les changements climatiques influencent la disponibilité du fourrage et favorisent l’apparition de vecteurs pathogènes pour le bétail.

Présents en force à cette COP22, les pays africains exposent les différentes actions entreprises par leurs gouvernements respectifs, notamment en matière de planification, de protection et de consolidation de ressources hydriques, d’encouragement des exploitants à abandonner progressivement l’agriculture de rendement, les systèmes agricoles fragiles et les cultures exigeant de grandes quantités d’engrais et de pesticides, au profit de pratiques durables et résilientes au changement climatique.

La société civile, les entreprises privées et les organisations non gouvernementales africaines font également entendre leurs voix lors de cette rencontre planétaire qui se poursuivra jusqu’au 18 novembre, mettant en exergue l’importance de cultiver des variétés résistantes à la sécheresse, et d’adopter des méthodes de stockage d’eau plus efficaces et des systèmes de rotation culturale variés. 

Des pratiques de préservation des ressources naturelles, d’agriculture biologique durable, de revitalisation des sols, d’entretien des forêts, et d’utilisation de pollinisateurs naturels, sont également développés par certains pays du Continent.

En somme, l’Afrique devra composer avec son environnement naturel afin de le rendre plus productif et résilient au changement climatique. De nombreuses communautés ont déjà commencé à développer une résilience en stimulant les écosystèmes existants et les ressources naturelles disponibles. C’est en mettant en œuvre ces bonnes pratiques et en gérant de manière appropriée les effets du changement climatique que le continent pourra assurer une résilience renforcée à l’insécurité alimentaire.

COP22 : La jeunesse africaine et la mise en œuvre des NDCs : une discussion informelle et festive en Zone verte

Un événement collaboratif et festif sur l'intégration des jeunes et la mise en œuvre en Afrique des contributions décidées au niveau national (NDCs) a été organisé jeudi en Zone verte de la COP22, par l’association African Youth Initiative on Climate Change (AYICC).

"Les jeunes font partie du processus et ne sont pas seulement observateurs", était le principe qui a jalonné les interventions de plusieurs contributeurs à ce débat autour des initiatives de la jeunesse pour les NDCs.

Quasiment tous les jeunes visiteurs présents dans l’agora du chapiteau de la jeunesse ont été invités à s’exprimer et présenter leurs projets, ambitions et initiatives en faveur du climat.

Après un court accueil musical reggae africain, Nkiruka Nnaemego, coordinatrice exécutive adjointe, a ainsi débuté la session en invitant les jeunes dans l’assistance à expliquer ce qui faisait leur singularité. Aux côtés du Maroc, de nombreux pays africains étaient représentés dans l’assistance (Ghana, Togo, Kenya, Nigeria, Tchad, Cameroun) mais également la Nouvelle-Zélande.

Parmi les nombreuses contributions, Ibrahim Ceesay, qui a présenté son projet African Artists Peace Initiative, a expliqué vouloir rassembler tous les jeunes créatifs pour parler du changement climatique et ne pas avoir seulement une approche scientifique du sujet, afin de s’adresser à une large communauté.

Deux étudiants ghanéens, encadrés par leur professeur, ont également dévoilé leur projet de Livre blanc sur la COP22, élaboré par plus de 1 000 jeunes sur les contributions à mettre en place dans leurs pays, dans une démarche de vulgarisation.

Après de nombreuses interventions des différents visiteurs et de plusieurs panélistes dont le ministre de l'Environnement du Nigéria, M. Ibrahim Usman Jibril, qui a formellement lancé l’éco-projet de l’AYICC pour la jeunesse, l’événement s’est achevé sur une performance musicale.

COP 22 : Les actions engagées en Afrique, une nouvelle démonstration de la détermination de la France à agir sur le plan du développement 

Les actions que la France compte engager en Afrique notamment dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22) qui se tient à Marrakech est une nouvelle démonstration de sa détermination à agir sur le plan du développement, a affirmé jeudi le président François Hollande à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre tunisien Youssef Chahed. 

"La France est là pour agir sur le plan du développement et ce que nous faisons pour la Tunisie en est un exemple. Ce que nous allons engager en Afrique y compris avec la COP22 à Marrakech en sera une nouvelle démonstration", a souligné le chef de l'Etat français dans une déclaration à la presse depuis l'Elysée. 

Il a, par ailleurs, réitéré le soutien de la France aux efforts de la démocratie tunisienne, rappelant que son pays est le premier partenaire de la Tunisie, premier investisseur et premier donateur. 

"Nous pensons que la Tunisie est un pays qui recèle des atouts considérables et qui doit donc être accompagnée par nos entreprises et c'est le sens d’ailleurs des contacts qui ont été pris par le chef du gouvernement avec les entreprises françaises et nous les encourageons à investir en Tunisie", a dit M. Hollande. 

Evoquant le volet sécuritaire, M. Hollande a insisté sur la nécessité de trouver des solutions pour la situation en Libye, pays voisin de la Tunisie. 

"Nous agissons pour soutenir le Premier ministre Sarraj et faire en sorte qu’il puisse y avoir une unité et la fin de ces conflits, parce que la lutte contre le terrorisme est une dimension de notre relation", a-t-il expliqué, rappelant que "la France appuie, forme, équipe quand elle est sollicitée par la Tunisie pour faire face - avec de plus en plus d’efficacité - au terrorisme". 

Pour sa part, M. Chahed a indiqué que "la Tunisie et la France font face à des défis sécuritaires partagés et (...) nous pensons qu'il faut une réponse concertée". 

"A ce titre, la coopération sécuritaire entre les deux pays doit se développer davantage en ce moment important", a-t-il ajouté.

90% des INDC montrent leur intérêt au marché carbone

90% des engagements des pays de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (Intended nationally determined contribution-INDC) ont montré leur intérêt au marché carbone, a indiqué, jeudi à Marrakech, le président de l’Association du commerce des émissions internationales (International emissions trading association-ITEA), Dick Forrister.

Le Maroc fait partie des pays qui ont exprimé leur intérêt à ce marché et a été parmi les premiers pays à soumettre leurs INDC, a précisé M. Forrister lors d’une conférence organisée dans le cadre de la COP22 sous le thème "Ce que l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris signifie pour les marchés carbone en Afrique".

Le conférencier a expliqué, à cette occasion, que le "marché carbone", un "concept de base" qui a été instauré par le protocole de Kyoto, se veut un mécanisme puissant de gestion des émissions des gaz à effet de serre (GES).

L’échange des titres d’émissions de carbone est préférable parce qu’il constitue l’instrument le plus efficace pour réduire les émissions de GES et préserver l’environnement, a-t-il fait savoir, ajoutant que ce système favorise l’investissement dans les technologies propres.

L’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, a reconnu, dans son article 6, "l’approche coopérative entre les parties à travers l’instrument de transfert et les résultats d’atténuation", a-t-il éclairé.

L’article 6 aidera à mobiliser les investissements pour réduire les émissions des GES et atténuer les impacts des changements climatiques, a assuré cet expert, notant que cet article pose les règles du marché de carbone et permet d’éviter le double comptage.

Cet article dispose dans son alinéa 4 qu’« Il est établi un mécanisme pour contribuer à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et promouvoir le développement durable (…) », a-t-il rappelé.

Selon cet article, ce mécanisme a pour objet de "promouvoir l’atténuation des émissions de GES, tout en favorisant le développement durable, promouvoir et faciliter la participation à l’atténuation de ces gaz d’entités publiques et privées autorisées par une partie".

Ledit mécanisme contribue également à la réduction des niveaux d’émissions dans la Partie hôte, "qui bénéficiera d’activités d’atténuation donnant lieu à des réductions d’émissions qui peuvent aussi être utilisées par une autre Partie pour remplir sa contribution déterminée au niveau national" et permet une atténuation globale des émissions mondiales, a-t-il poursuivi.

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 Parties à la Convention.

La COP22, une opportunité pour l'échange d'expertise entre le Vietnam et le Maroc 

Le président de la République du Vietnam, Tran Dại Quang, a souligné que la COP22, qui se tient du 7 au 18 novembre à Marrakech, constitue une occasion pour son pays, "l'un des plus touchés par les changements climatiques", d'échanger les expériences et l'expertise avec le Maroc.

M. Quang, qui recevait mercredi à Hanoï M. Azeddine Farhane qui lui a remis ses lettres de créance en tant qu'ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du Royaume du Maroc auprès de la République socialiste du Vietnam, s'est dit confiant dans la capacité du Maroc d'assurer le succès de cet événement planétaire.

Le président vietnamien a exprimé, à cette occasion, sa satisfaction quant à l'évolution des relations entre le Royaume et son pays dans tous les domaines, soulignant que l'Afrique, dont particulièrement le Maroc, est l'une des priorités de la politique étrangère du Vietnam.

Il a également demandé à l'ambassadeur du Maroc de transmettre ses félicitations à SM le Roi Mohammed VI pour le développement réalisé par le Maroc dans les domaines économiques et sociaux.

L'adhésion du Maroc au Traité d'amitié et de coopération de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) constitue une occasion idoine pour le Royaume en vue de s'ouvrir sur la sphère économique du Sud est de l'Asie, a ajouté le chef de l'Etat vietnamien. Pour sa part, M. Farhane a affirmé la volonté du Maroc de consolider ses relations de coopération et les liens d'amitié ancestrale avec la République socialiste du Vietnam.

Et de relever que les potentialités du Maroc et du Vietnam, deux acteurs en matière de tourisme international, leur permettent de jouer un rôle important aussi bien au sein de l'Afrique que dans le cadre de l'ASEAN en tant que deux portes d'entrée vers l'Afrique et l'Asie du Sud-Est.

M. Farhane a affiché la disposition du Maroc à partager avec le Vietnam l'expérience qu'il a acquise en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU en 2012 et 2013, et ce dans la cadre de sa campagne de candidature au Conseil pour le mandat 2019 et 2020.

COP22 : Des attentes de pays africains

Des membres de délégations africaines à la conférence internationale sur le climat (COP22), qui se tient à Marrakech, ont exprimé les attentes de leurs pays respectifs allant de l'engagement pour l'action à la contribution aux efforts de la communauté internationale pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique. 

« La COP 21 à Paris a été un tournant décisif en matière de lutte contre les changements climatiques, et la Côte d'Ivoire s'y est engagée en présentant ses contributions pour réduire les émissions des gaz à effet de serre tout comme les autres pays, mais aussi pour rechercher des voies et moyens de s'adapter aux impacts du changement climatique qui sont déjà très manifestes. « Nous sommes à cette COP 22 pour nous engager dans l'action », a déclaré à l'AIP, le professeur Ochou Abé Delfin, président du comité scientifique COP22 Côte d'Ivoire. 

Pour le Directeur de l'Agence de l'Environnement et du Développement durable du Mali, M. Diabaté Aboubacar, «nous sommes venus pour contribuer aux efforts que mène toute la communauté pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique », assurant que le Mali a « engagé beaucoup d'actions à travers projets et programmes.... Ces projets vont de l'énergie à la gestion des terres en passant par les projets de restauration, un certain nombre de projets concernant le fleuve Niger, notamment son aménagement ». 

Des projets que « nous allons soumettre à des partenaires pour nous appuyer dans nos efforts de mobilisation des ressources pour lutter contre le changement climatique », a ajouté M. Diabaté Aboubakar. 

La chef de la Division changement climatique au ministère de l'Environnement et du Développement durable du Sénégal, Mme Sarr Madeleine, soutient que « nous sommes ici à la COP22 pour présenter l'image du Sénégal en matière de changement climatique, tous nos programmes d'atténuation, de résilience face aux changements climatiques, notamment les questions d'adaptation et également présenter le plan Sénégal émergent en prenant en charge la question des climats, de l'environnement et du développement. » « C'est ce que nous voulons montrer à nos partenaires et aussi aux acteurs du développement du monde entier, que le sénégal s'inscrit dans le développement durable sobre en carbone et résilient en changement climatique », a-t-elle conclu. 

La guinée s'attend que cette COP sous le signe de l'action permette la mise en place de mesures concrètes, afin que les problèmes climatiques soient réglés, a traduit en substance M. Joseph Sylla, point focal national de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), évoquant trois axes de travail, à savoir « la mise en œuvre de la COP21, l'action après 2020 et la COP22 sous le signe du succès ». 

La COP22, ouverte, lundi referme ses portes, le 18 novembre. En attendant, chaque pays sur son stand organise panels et conférences sur des thématiques ayant trait entre autres à l'énergie, l'eau, l'assainissement, la santé, la pollution de l'air.... 

COP 22 : Les actions engagées en Afrique, une nouvelle démonstration de la détermination de la France à agir sur le plan du développement

Les actions que la France compte engager en Afrique notamment dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22) qui se tient à Marrakech est une nouvelle démonstration de sa détermination à agir sur le plan du développement, a affirmé jeudi le président François Hollande à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre tunisien Youssef Chahed.

"La France est là pour agir sur le plan du développement et ce que nous faisons pour la Tunisie en est un exemple. Ce que nous allons engager en Afrique y compris avec la COP22 à Marrakech en sera une nouvelle démonstration", a souligné le chef de l'Etat français dans une déclaration à la presse depuis l'Elysée.

Il a, par ailleurs, réitéré le soutien de la France aux efforts de la démocratie tunisienne, rappelant que son pays est le premier partenaire de la Tunisie, premier investisseur et premier donateur. 

"Nous pensons que la Tunisie est un pays qui recèle des atouts considérables et qui doit donc être accompagnée par nos entreprises et c'est le sens d’ailleurs des contacts qui ont été pris par le chef du gouvernement avec les entreprises françaises et nous les encourageons à investir en Tunisie", a dit M. Hollande. 

Evoquant le volet sécuritaire, M. Hollande a insisté sur la nécessité de trouver des solutions pour la situation en Libye, pays voisin de la Tunisie. 

"Nous agissons pour soutenir le Premier ministre Sarraj et faire en sorte qu’il puisse y avoir une unité et la fin de ces conflits, parce que la lutte contre le terrorisme est une dimension de notre relation", a-t-il expliqué, rappelant que "la France appuie, forme, équipe quand elle est sollicitée par la Tunisie pour faire face - avec de plus en plus d’efficacité - au terrorisme".

Pour sa part, M. Chahed a indiqué que "la Tunisie et la France font face à des défis sécuritaires partagés et (...) nous pensons qu'il faut une réponse concertée".

"A ce titre, la coopération sécuritaire entre les deux pays doit se développer davantage en ce moment important", a-t-il ajouté.

COP22: Les secteurs de la construction doivent innover pour réduire les émissions de GES dans les villes 

Les secteurs de la construction sont appelés à s'adapter et à innover pour permettre aux villes d'atteindre leurs objectifs de réductions de gaz à effet de serre (GES) prévus dans l'Accord de Paris, ont souligné, jeudi à Marrakech, les intervenants lors d'une conférence sur les "Villes et les établissements humains", organisée dans le cadre de la COP22.

Les zones urbaines représentent environ 70% des émissions globales de GES liées à la consommation d'énergie, ont précisé les conférenciers à l'occasion de la journée dédiée à la thématique des "Villes et des établissements humains" prévue dans le cadre de l'Agenda global de l'action, notant que le succès de l'Accord de Paris dépendra en grande partie de l'objectif des villes consistant à réduire de 80% leurs émissions de CO2 à l'horizon 2050. 

La COP est l'occasion idoine pour démontrer aux délégations et aux Parties du monde entier et d'Afrique en particulier comment ils peuvent intégrer dans leurs engagements nationaux (NDC) la dimension ville et gouvernement local afin de s’assurer d’atteindre l’objectif consistant à rester en dessous des 2 ℃ de réchauffement climatique, a indiqué, à cette occasion, le secrétaire général du Conseil international pour les initiatives écologiques (ICLEI).

La construction est une problématique qui a été longtemps sous-traitée dans la question globale des changements climatiques, a affirmé, de son côté, la directrice des Affaires européennes et internationales au sein du ministère français de l'Environnement, de l'énergie et de la mer, Sylvie Lemmet, plaidant en faveur de la mise en place de programmes majeurs de rénovation du parc urbain, tout en s'assurant que les émissions en carbone des nouvelles constructions soient aussi proche du zéro que possible, et ce à l'échelle planétaire. Même son de cloche chez la scientifique en chef au sein d'ONU-Environnement, Jacqueline McGlade, qui a relevé que l'accélération de l'urbanisation est particulièrement prononcée au niveau des pays en développement, appelant à une aide technique et financière adaptée en faveur de ces pays.

Elle a souligné, dans ce sens, la nécessité pour les pays en développement de ne pas calquer leurs infrastructures sur le modèle occidental qui est particulièrement pollueur, et de se pencher plutôt sur les solutions comme l'architecture vernaculaire. La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 Parties à la Convention.

Exposition internationale à la koubba de la Ménara sur "l'impact de l'art en faveur de l'environnement et lapréservation de la nature"

Une exposition artistique internationale est organisée à la Koubba de la Ménara à Marrakech, sous le thème "L'impact de l'art en faveur de l'environnement et la préservation de la nature" en marge de la COP 22.

Initiée par l'association "Dialogue des Arts Contemporains", en partenariat avec la Fondation Abdelhadi Tazi et la Fondation art et culture, cet événement artistique met en relief le rôle de l'artiste dans le respect de la nature et de la symbiose impérative entre l'Homme et son environnement naturel.

Les organisateurs affirment avoir donné pour cet événement une place de choix à la femme et à la jeunesse.

La cérémonie de vernissage de l'exposition a été ponctuée par une lecture de poésie et une prestation musicale en duo.

Regroupant plusieurs artistes, sculpteurs, calligraphes et experts en recyclage, nationaux et étrangers, cette exposition se tient dans

l'espace historique de la Koubba de la Ménara, symbole du de ce Sommet mondial.

Dans une déclaration à la MAP, le président de l'association "Dialogue des Arts Contemporains", Abdelali Bencheqroun, a souligné que l’objectif de cette rencontre consiste à faire associer les artistes de différents horizons à la protection de l’environnement, relevant que l’exposition met l’accent sur le rôle de l’artiste dans ce domaine étant donné que la nature est le sujet de toutes les inspirations.

L'association "Dialogue des arts contemporains" fondée par des peintres de différents horizons constitue une étape dans le cheminement de créateurs dans différentes disciplines qui avaient travaillé ensemble, organisé plusieurs expositions et développé un concept d'"exhibition" collectif privilégiant le dialogue dans les styles, les techniques et les domaines de l'art plastique, la calligraphie, la sculpture et l'art du recyclage.

La COP 22 sous les projecteurs des agences de presse africaines

La 22è Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se veut une COP pour l'Afrique, bénéficie d’une large couverture médiatique africaine, notamment de la part des agences de presse du continent. 

Grâce à une initiative inédite de la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA), dont la présidence est assurée par l'Agence marocaine de presse (MAP), les agences de presse membres ont pu braquer leurs projecteurs sur cet événement environnemental planétaire aux enjeux décisifs pour l’avenir de l’Afrique, particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. 

Dans des déclarations à la MAP, des journalistes membres de la délégation FAAPA ont salué cette initiative qui leur permet d’être au cœur de ce rendez-vous incontournable sur le Climat qui se tient en terre africaine, et de rapporter ainsi la voix de l’Afrique sur des sujets de première préoccupation pour le continent. 

Dalatou Malam Mamane, directeur de la rédaction de l’agence nigérienne de presse (ANP), s’est félicité de cette bonne initiative qui lui a permis, ainsi que d’autres journalistes d’agences membres, d’être avant nombre de leurs confrères africains à Marrakech pour suivre dès le début cette conférence qui doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre. 

Il s’est dit impressionné par le niveau d’organisation qu’il a pu percevoir dès son arrivée à la Cité ocre dimanche, à la veille de l’ouverture de la COP22, soulignant que le Maroc "n’a rien à envier aux grands pays développés". 

"J’ai été émerveillé et agréablement surpris par la parfaite organisation de la COP22. Toutes les dispositions ont été prises pour que les journalistes fassent leur travail dans de bonnes conditions : accueil chaleureux, hébergement, transport etc.", a-t-il dit. 

Il considère que la tenue de cette COP à Marrakech revêt "une signification particulière pour nous Africains" d’autant plus que le Maroc confirme à travers cette organisation parfaite sa place de leader au niveau du continent. 

Le journaliste nigérien a relevé à cet égard l’importance des visites royales en Afrique qui confirment l’engagement du Maroc pour le développement de la coopération Sud-Sud, formant le vœu de voir SM le Roi Mohammed VI effectuer une nouvelle visite au Niger, d’autant plus que les deux pays sont liés par une longue histoire. 

"Le Maroc est un grand pays qui doit confirmer son leadership sur le continent africain et consolider cette coopération Sud/Sud", a souligné le responsable de la rédaction de l’agence de presse nigérienne. 

Autre membre de la délégation FAAPA à la COP 22, la journaliste Hadje Bintou Kachallah Kasser, de l’Agence Tchadienne de Presse et d’Edition (ATPE), a tenu à remercier la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines pour l’initiative qui lui a permis de venir au Maroc et d’avoir l’opportunité de couvrir la COP22 qui revêt une importance particulière notamment pour son pays alors qu’il vient de ratifier l’accord de Paris. 

Le Maroc et le Tchad entretiennent une belle coopération appelée à se renforcer davantage dans le domaine de la lutte contre les effets du réchauffement climatique, a-t-elle affirmé, notant qu’en tant que pays sahélien, le Tchad est particulièrement affecté par ce phénomène et a besoin de l’appui du Royaume, notamment dans le domaine de l’agriculture qui constitue un secteur vulnérable. 

De son côté, M. Isaac Makanga, rédacteur en chef à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), s’est dit très content de faire partie de la délégation de la FAAPA et de pouvoir couvrir à Marrakech ce grand rendez-vous, aussi important pour l’avenir du globe. 

Au regard des efforts fournis par le Maroc dans le cadre du développement durable, le journaliste gabonais a souligné la pertinence du choix du Royaume pour "représenter notre continent en tant que leader dans le secteur des énergies renouvelables". 

Se félicitant par ailleurs de l’excellence des relations maroco-gabonaises, il a relevé que les récentes visites royales dans ce pays ont renforcé davantage cette coopération à la faveur de la signature d’importants accords de partenariat dans divers domaines (engrais, cimenterie, immobilier). 

Evoquant la décision du retour du Royaume à l’UA, le journaliste a souligné qu’il est naturel que le Maroc retrouve sa place au sein de la famille institutionnelle africaine. 

La FAAPA, qui regroupe une vingtaine d’agences de presse africaines, constitue une plateforme professionnelle pour promouvoir l’échange d’expériences, des informations et produits multimédia ainsi que l’échange d’idées et de réflexions sur l’avenir des agences de presse et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives, en tenant compte des profondes mutations qui caractérisent le paysage médiatique dans le contexte de la mondialisation et à l’ère du multimédia. 

La Fédération, qui a pour but de promouvoir la coopération et l’échange d’expériences entre les agences de presse dans tous les domaines d’intérêt commun dont notamment l’information, la formation et les produits multimédia, s’est fixée pour objectifs d’asseoir un partenariat stratégique et de développer des relations professionnelles entre les agences de presse, outre la contribution à consolider la libre circulation de l’information ainsi que le renforcement de la coopération et de la coordination au niveau des forums régionaux et internationaux.

COP22: Discussion autour du rôle des médias dans la lutte contre le changement climatique

Plusieurs professionnels et experts ont souligné mercredi, le rôle principal que les médias peuvent jouer dans la protection de l'environnement, la préservation de la nature et la lutte contre le changement climatique. 

Des délégués, des experts, des journalistes et des reporters se sont réunis lors d'une manifestation organisée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle dans la Zone verte à la COP22. 

L'objectif était de sensibiliser le grand public et toutes les parties à la lutte contre le changement climatique et d'instiller un réel sentiment de conscience de l'impact qu'il a sur leur vie quotidienne, ainsi que sur la nature et la planète en général. 

Deux membres du comité directeur de la COP22 ont participé à l'événement, Nizar Baraka, président du comité scientifique et Driss El Yazami, responsable de la société civile. 

Dans leurs adresses, ils ont discuté des progrès réalisés par le Maroc dans la lutte contre le changement climatique et de l'importance nationale et internationale de la Conférence des Parties à Marrakech. 

A cet égard, Driss El Yazami a déclaré que «le comité pilote de la COP22 a pour objectif de mobiliser toutes les parties pour saisir l'occasion qui a été donnée par l'Accord de Paris et sensibiliser les Marocains et même tout le monde au développement durable Et le changement climatique ». 

Il a également insisté sur le fait que les médias sont un acteur clé et un instrument essentiel pour expliquer le sujet dans toutes ses facettes et transmettre cette information au grand public. 

En outre, Nizar Baraka a déclaré que «le Maroc, après avoir reçu la présidence officielle de la Conférence des Parties, a mis en place sa mission avec un nouveau rationnel, à savoir faire participer les parties gouvernementales et non gouvernementales». 

«Nous devons changer le paradigme et nos habitudes quotidiennes en tant que citoyens, États, institutions, journalistes, organisations, individus et groupes Nature », a-t-elle ajouté, précisant que les médias doivent clarifier et simplifier cette nouvelle logique pour les citoyens et relayer les expériences et les initiatives réussies dans la lutte contre le changement climatique. 

Les experts de l'HACA ont également mis l'accent sur le cadre juridique et son rôle important dans la protection de l'environnement, en particulier le rôle de l'Autorité et la façon dont il peut être étendu. 

A cet égard, ils ont souligné que la constitution actuelle du Maroc est très forte en termes de protection de la nature et de l'environnement. Le Maroc fonde, selon un professeur de droit, les conventions internationales qu'il a signées, le véritable dialogue et les lois qui régissent ce domaine. 

Un grand nombre de directeurs de stations de radio et de journaux nationaux, publics et privés ont participé à l'événement. Les intervenants ont insisté sur l'importance de la formation, de la supervision des journalistes et de la participation des médias à la protection de l'environnement. 

Près de 10 millions d'hectares partent en fumée chaque année

Chaque année, près de 10 millions d’hectares partent en fumée, soit 0,25% des espaces boisés de la planète, selon le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD).

Les incendies de forêt, qui représentent désormais un facteur majeur d’émissions de gaz à effet de serre, interviennent dans le dérèglement du cycle global du carbone dû à la soustraction annuelle de 10 millions d’ha de forêts, explique le HCEFLCD, dans un document distribué lors de la COP22.

Les feux de forêt d'envergure qui se produisent dans l'ouest des États-Unis émettent, dans l'espace de quelques semaines, autant de CO2 que dégagent les voitures durant toute une année, fait savoir le Haut-commissariat.

En termes de catégorisation, les feux de forêt requièrent des typologies différentes, en fonction des types de forêts.

Ainsi, les stratégies de prévention et de maîtrise des incendies varient d’une région à l’autre et sont en fonction des conditions climatiques de la région, de l’importance de la végétation et son état de développement (forêts boréales, tropicales, tempérées, méditerranéennes…) et du poids de la gestion sociale de l’espace forestier.

Le Haut-commissariat relève que les feux de forêts sont enregistrés durant toute l’année, mais ils demeurent concentrés entre les mois de juin et septembre, notant que la saison d’incendies s’est allongée vraisemblablement à cause des impacts du changement climatique. 

Durant la saison estivale, il est enregistré 75% du nombre de feux et 90% de la superficie touchée.

Ainsi, le document revient sur les quatre composantes qui nourrissent les stratégies mondiales pour lutter contre les incendies, en l’occurrence la prévention, la prévision, l’intervention et la restauration des dommages.

Au Maroc, la superficie touchée par incendie a été réduite de 40 pc, passant de 13 hectares entre 1960 et 2003, à seulement 7 ha/incendie entre 2004 et 2014 et à 2,3 ha/incendie en 2015.

Pour y faire face, le Maroc a adopté des outils stratégiques, en se focalisant sur la sensibilisation du public sur les dangers des incendies, l’élaboration de cartes de risques 2 fois par jour (J et J+1), la mise en place d’un procédurier inter-departemental de coordination, la restauration et réhabilitation des espaces incendiés et l’institutionnalisation de la gestion des risques.

La COP 22 sous les projecteurs des agences de presse africaines

La 22è Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se veut une COP pour l'Afrique, bénéficie d’une large couverture médiatique africaine, notamment de la part des agences de presse du continent.

Grâce à une initiative inédite de la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA), dont la présidence est assurée par l'Agence marocaine de presse (MAP), les agences de presse membres ont pu braquer leurs projecteurs sur cet événement environnemental planétaire aux enjeux décisifs pour l’avenir de l’Afrique, particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique.

Dans des déclarations à la MAP, des journalistes membres de la délégation FAAPA ont salué cette initiative qui leur permet d’être au cœur de ce rendez-vous incontournable sur le Climat qui se tient en terre africaine, et de rapporter ainsi la voix de l’Afrique sur des sujets de première préoccupation pour le continent. 

Dalatou Malam Mamane, directeur de la rédaction de l’agence nigérienne de presse (ANP), s’est félicité de cette bonne initiative qui lui a permis, ainsi que d’autres journalistes d’agences membres, d’être avant nombre de leurs confrères africains à Marrakech pour suivre dès le début cette conférence qui doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre.

Il s’est dit impressionné par le niveau d’organisation qu’il a pu percevoir dès son arrivée à la Cité ocre dimanche, à la veille de l’ouverture de la COP22, soulignant que le Maroc "n’a rien à envier aux grands pays développés".

"J’ai été émerveillé et agréablement surpris par la parfaite organisation de la COP22. Toutes les dispositions ont été prises pour que les journalistes fassent leur travail dans de bonnes conditions : accueil chaleureux, hébergement, transport etc.", a-t-il dit.

Il considère que la tenue de cette COP à Marrakech revêt "une signification particulière pour nous Africains" d’autant plus que le Maroc confirme à travers cette organisation parfaite sa place de leader au niveau du continent.

Le journaliste nigérien a relevé à cet égard l’importance des visites royales en Afrique qui confirment l’engagement du Maroc pour le développement de la coopération Sud-Sud, formant le vœu de voir SM le Roi Mohammed VI effectuer une nouvelle visite au Niger, d’autant plus que les deux pays sont liés par une longue histoire.

"Le Maroc est un grand pays qui doit confirmer son leadership sur le continent africain et consolider cette coopération Sud/Sud", a souligné le responsable de la rédaction de l’agence de presse nigérienne.

Autre membre de la délégation FAAPA à la COP 22, la journaliste Hadje Bintou Kachallah Kasser, de l’Agence Tchadienne de Presse et d’Edition (ATPE), a tenu à remercier la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines pour l’initiative qui lui a permis de venir au Maroc et d’avoir l’opportunité de couvrir la COP22 qui revêt une importance particulière notamment pour son pays alors qu’il vient de ratifier l’accord de Paris.

Le Maroc et le Tchad entretiennent une belle coopération appelée à se renforcer davantage dans le domaine de la lutte contre les effets du réchauffement climatique, a-t-elle affirmé, notant qu’en tant que pays sahélien, le Tchad est particulièrement affecté par ce phénomène et a besoin de l’appui du Royaume, notamment dans le domaine de l’agriculture qui constitue un secteur vulnérable.

De son côté, M. Isaac Makanga, rédacteur en chef à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), s’est dit très content de faire partie de la délégation de la FAAPA et de pouvoir couvrir à Marrakech ce grand rendez-vous, aussi important pour l’avenir du globe.

Au regard des efforts fournis par le Maroc dans le cadre du développement durable, le journaliste gabonais a souligné la pertinence du choix du Royaume pour "représenter notre continent en tant que leader dans le secteur des énergies renouvelables".

Se félicitant par ailleurs de l’excellence des relations maroco-gabonaises, il a relevé que les récentes visites royales dans ce pays ont renforcé davantage cette coopération à la faveur de la signature d’importants accords de partenariat dans divers domaines (engrais, cimenterie, immobilier).

Evoquant la décision du retour du Royaume à l’UA, le journaliste a souligné qu’il est naturel que le Maroc retrouve sa place au sein de la famille institutionnelle africaine.

La FAAPA, qui regroupe une vingtaine d’agences de presse africaines, constitue une plateforme professionnelle pour promouvoir l’échange d’expériences, des informations et produits multimédia ainsi que l’échange d’idées et de réflexions sur l’avenir des agences de presse et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives, en tenant compte des profondes mutations qui caractérisent le paysage médiatique dans le contexte de la mondialisation et à l’ère du multimédia.

La Fédération, qui a pour but de promouvoir la coopération et l’échange d’expériences entre les agences de presse dans tous les domaines d’intérêt commun dont notamment l’information, la formation et les produits multimédia, s’est fixée pour objectifs d’asseoir un partenariat stratégique et de développer des relations professionnelles entre les agences de presse, outre la contribution à consolider la libre circulation de l’information ainsi que le renforcement de la coopération et de la coordination au niveau des forums régionaux et internationaux.

Les organisations de la société civile à la COP22 exhortent à la bonne pratique environnementale

Les organisations de la société civile à la COP22, installées dans la Zone Verte dans un espace de 12.000 m<sup>2</sup>, se sont appesanties sur des expositions, des conférences, des présentations et des campagnes de sensibilisation en vue de lancement des initiatives positives et partager, par la même occasion, des connaissances et expériences sur les meilleures pratiques environnementales, mardi, 8 novembre 2016, à Marrakech au Maroc. 

L'objectif des initiatives des organisations de la société civile est de contribuer à la sensibilisation de l’opinion publique sur les enjeux des changements climatiques et des mesures susceptibles d’être retenues dans le cadre du changement climatique et ses conséquences. 

Le responsable de l'Association Arkane du Maroc considère que « la COP22 veut engager tous les acteurs clés de l'action climatique ». 

L’Association Arkane organise durant toute la COP22, du 7 au 17 novembre 2016, une exposition internationale sur le thème « World Art Coop Expressions » ou « Expressions des stands d’arts mondiaux », ainsi que la deuxième édition d'Arkane Africa, une exposition consacrée à l'art africain contemporain. 

Le Conseil national des droits de l'homme du Maroc (NCHR), lui, a soutenu l’exposition des photos intitulée « Des photos pour ma planète ». Il s’agit de photos qui présentent des images d'amateurs et de professionnels pour souligner les efforts de lutte contre le changement climatique. 

L'idée centrale de la Zone Verte est qu'un thème est présenté chaque jour et est axé sur les jeunes, les forêts, l'accès à l'eau et l'agriculture. 

Pour la circonstance, plus de 3.000 entités accueillent plus de 30.000 participants dans les espaces réservées à la société civile d’une part, à l’innovation et solution d’autre part, pour qu’ils découvrent les différentes œuvres des peintres, photographes, graveurs, sculpteurs et autres. 

L'espace « Innovation et solutions » notamment est destiné à la présentation et aux échanges sur les initiatives innovantes des acteurs clés des administrations publiques, des universités, des organismes de recherche, des entreprises privées, des organisations de la société civile ou associatives et des collectifs locaux. 

Le mea-culpa des "écocidaires"

Il aura fallu plus d'une vingtaine de COPs, de débats burlesques et de tractations pour que ceux, qui président aux destinées d’une planète à bout du souffle et fragilisée à cause de politiques environnementales et d’une gestion écologique ayant démontré leurs limites et qui risquent d’exposer l’humanité au désastre et à l’irréparable, pour que les "écocidaires" déclarent solennellement leur mea-culpa.

En conclave à Marrakech, dans le cadre de la 22ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP), les représentants des Etats-Parties, prêtant enfin l’oreille aux sonnettes d’alarme et aux cris de détresse qui retentissaient depuis belle lurette, appellent de vive voix et s’élèvent contre un mutisme assourdissant. Ils ont ainsi manifesté leur disposition et volonté infaillible de donner corps à l’accord de Paris, signé lors de la COP21 et ratifié par presque la moitié de la planète, tout en mettant en place les mécanismes de sa mise en valeur efficiente.

Vu l’ampleur des catastrophes naturelles et les phénomènes dévastateurs qui se produisent avec une cadence de plus en plus soutenue dans pratiquement les quatre coins du globe, il est temps d’agir et de prendre des mesures "salvatrices" qui cadrent parfaitement bien avec cette situation saugrenue et susceptibles de juguler, voire enrayer, un tant soit peu, ce genre de phénomènes qui risquent de faire basculer l’humanité, surtout les populations vulnérables, dans un engrenage et bourbier qu’il il serait trop tard pour y faire face.

Contraste: les pays les moins pollueurs et émetteurs de gaz à effet de serre, en particulier ceux du continent africain, sont les premiers pénalisés. Ils subissent de plein-fouet les conséquences d’un progrès technologique "prédateur" omettant les répercussions sur l’environnement qui se fait sacrifier sur l’autel d’un essor technologique et d’un boom économique qui semblent, jusqu’ici, encore loin d’être contenus et maitrisés. 

"Ayant conscience que l’Afrique compte parmi les régions les plus affectées par les changements climatiques, Nous avons tenu à ce que la Conférence sur le climat (…) de Marrakech soit une Conférence pour l’Afrique", a affirmé SM le Roi Mohammed VI.

"Aussi, Nous avons appelé à la tenue d’un sommet africain, en marge de cette Conférence, en vue de mettre au point une vision commune pour défendre les revendications de notre continent, notamment en ce qui concerne le financement et le transfert de technologie", a souligné le Souverain, dans Son discours à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche verte, prononcé depuis la capitale sénégalaise, Dakar, symbole de la profondeur et de l’enracinement du Royaume dans les fin-fonds du continent.

Loin de toute diatribe inquisitrice ou "victimisation", l’Afrique s’arroge le droit de réclamer réparation du préjudice et "justice climatique" pour que les efforts de ces pays en matière de développement ne soient guère compromis et hypothéqués par des facteurs exogènes vis-à-vis desquels ils n’assument aucunement de responsabilité. 

Selon la présidente de la COP21, Ségolène Royal, "les pays les plus riches vivent comme s’il y avait trois planètes, là où les plus pauvres vivent comme s’il n’y en avait déjà plus. Je demande encore une fois, de la justice climatique et en particulier pour l’Afrique".

Le continent africain, "vulnérable aux aléas climatiques", se caractérise pourtant par sa "faible participation" aux émissions de gaz à effet de serre, a souligné Mme Royal, ministre française de l’Écologie et du développement durable, lors de la cérémonie officielle d’ouverture dans la cité ocre de la COP 22, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 18 novembre.

Même son de cloche chez son successeur à la tête de la COP, Salaheddine Mezouar: "il y a donc des enjeux qui sont clairement identifiés et une responsabilité des Etats riches et développés qui sont en premier lieu responsables du réchauffement climatique".

M. Mezouar, qui ne mâchait pas ses mots, est formel: "il existe des engagements que les Etats doivent commencer à mettre en œuvre". Les projets sont identifiés et connus. Il s'agit aujourd'hui d'œuvrer pour que cela devienne une réalité sur le terrain, a-t-il insisté.

Décidément, tous les regards se focalisent sur Marrakech. La COP22 s’érige désormais en Assemblée générale écologique de la société des Nations sur laquelle se fondent de grands espoirs. Améliorer la capacité d’adaptation globale, consolider la résilience et réduire la vulnérabilité aux changements climatiques, tels sont les défis majeurs à relever et les objectifs escomptés pour que les générations futures puissent vivre dans un climat propre, sain et durable auquel ils ont pleinement droit. Dorénavant, le "see and wait poste-COP22" sera nul et non avenu.

L'OCP AFRICA accompagne la transformation durable des petits agriculteurs africains avec les Maisons du Fermier

L'Office Chérifien des Phosphates (OCP), à travers sa filiale OCP Africa, vient accompagner les petits agriculteurs africains, à travers la mise en place des "Maisons du Fermier" qui proposent l’ensemble des produits et services dont ils ont besoin pour développer durablement leur activité. 

Quelque 10 Maisons du Fermier seront ouvertes, à l’horizon 2020 dans 10 villes agricoles africaines, en vue de toucher 1 million de familles d’agriculteurs, en proposant des produits et services couvrant une quinzaine de secteurs d’activités sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. 

Les deux premières Maisons du Fermier seront prochainement inaugurées au Maroc et au Nigeria, avant de s’étendre à d’autres pays en Afrique de l’Ouest et de l’Est. 

La Maison du Fermier, qui expose ses différents services dans le stand de l’OCP au niveau de la zone verte dans le cadre de la COP22, couvre l’ensemble des segments de la chaîne de valeur agricole, notamment des intrants à la mise en relation avec le marché, en passant par les équipements agricoles, la formation et les services financiers. 

Dans chaque Maison du Fermier, ces différents produits et services sont fournis par OCP AFRICA et l’ensemble de ses partenaires. Concrètement, des espaces par thématiques sont aménagés (intrants agricoles, matériels agricoles et petits outillages, services de formation, services financiers, services assurantiels, service de mise en relation avec le marché, etc.) et chaque partenaire dispose d’un espace de présentation de ses produits et/ou services. 

Ce nouvel espace s’adresse aux structures gouvernementales, notamment dans le cadre du partenariat public-privé ainsi qu'aux organisations non gouvernementales en l'occurrence des entreprises privées, banques, coopératives, ONG, et institutions financières comme la Banque africaine de développement (BAD). 

Il fédère ainsi et regroupe tous les acteurs du secteur agricole qui partagent la volonté de proposer, au sein d’un seul et même lieu, l’ensemble des produits et services dont les petits agriculteurs ont besoin pour développer de manière active et durable l’agriculture africaine. 

L’OCP, leader mondial du marché du phosphate et de ses dérivés, entretient une relation de longue date avec le monde agricole et joue un rôle central dans le développement d’une agriculture durable au Maroc et en Afrique.

Bénin: une torche photovoltaïque intelligente comme contribution de franco-marocains au développent durable

Une torche photovoltaïque intelligente dénommée ‘’Light us’’, conçue par de jeunes franco-marocains et arrivée à Marrakech dans une caravane en provenance de France, est exposée mardi soir au palais des congrès de l’Hôtel Mogador où ses prometteurs l’ont présentée au public lors d’une conférence de presse. 

Selon Zacharia Saha, l’un des promoteurs de la torche qui présentait l’initiative, les franco-marocains ont eu le privilège d’accueillir par deux fois à la maison la COP, une première fois à Paris pour la COP 21, et une deuxième fois à Marrakech avec la COP 22. 

« Dans la quête d’un outil ou d’une initiative pour accompagner le développement durable, nous avons décidé de créer cette torche qui sera ce que la flamme olympique est pour le sport. Un symbole fédérateur autour des actions de lutte contre le réchauffement climatique », a-t-il expliqué. 

‘’Le Light us‘’ dont le prototype est présenté mesure 70 cm et est composée en partie de verre et d’éléments biodégradables. Elle est rechargeable en 30 minutes avec un super chargeur. 

Apportée par transport écologique à Marrakech dans une caravane composée de véhicules électriques dont une Porsche et la célèbre Tesla, la torche photovoltaïque intelligente se veut être, selon ses promoteurs, le symbole du développement durable. 

« A travers cette caravane, nous avons voulu aussi rendre hommage à nos parents qui, quarante ans plus tôt, faisaient le même trajet dans des véhicules qui, aujourd’hui seraient qualifiés de préhistoriques », a dit Zacharia Saha. 

Selon les promoteurs, la version définitive de la torche Light us sera prête l’année prochaine et permettra d’interagir et de s’approprier les gestes éco-citoyens pour éviter de faire mal à la planète. 

Bénin: une toile géante exposée à la COP 22 à l’initiative de l'association Travive

L’association Tous pour Rabat Ville Verte (Travive) a exposé mardi sa toile géante dans l'espace de la société civile en Zone Verte. 

Ouvert à tous les visiteurs, l’initiative artistique appelle les participants à laisser un message pour la COP 22. 

« L'objectif de la toile est de rappeler l'engagement de chacun à agir pendant la COP 22 à Marrakech», a souligné Aïcha Detsouli, présidente de Travive et membre de la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC). 

Selon le Vice-Présidente de l’association Travive, Malika Madani, l’exposition de la toile géante est un événement artistique majeur qui permettra à tous ceux qui ont laissé leur message signé et leur empreinte sur cette œuvre picturale de faire connaître leurs préoccupations aux négociateurs de la COP 22 et aux décideurs marocains et internationaux». 

Une fois terminée, la toile de 10 x 7m, sera reproduite sous différentes formes, images, cartes de souhaits, marques de livres et timbres, a-t-elle indiqué. 

« Nous voulons que la toile soit accessible à tous, distribuée et exposée comme un rappel de l'empreinte laissée à Marrakech », a ajouté Mme Detsouli. 

Abdelghani Maroufi, Président de l'Association Marocaine pour la Protection de l'Environnement et du Climat (ASMAPEC), a écrit comme message, "Protéger notre climat, protéger la Terre". Nous sommes ici, à la C0P 22, pour participer comme toute la société civile à lutter contre les effets du changement climatique». 

Une autre toile sera produite le 10 novembre par les enfants de l'École Auguste Renoir de Marrakech. 

Avec le soutien des régions de Tanger, Oujda et Rabat, trois autres toiles ont été créées à l'occasion de la COP 22. Pour la durée de la COP 22, ces deux dernières toiles seront exposées sur les grandes façades du Théâtre Royal de Marrakech. 

Créée en 2010, Travive est une organisation engagée dans la protection de l'environnement, rappelle-t-on. 

Il faut porter la voix de l’Afrique à travers les jeunes pour réaliser la justice climatique 

"Il faut porter la voix de l’Afrique à travers les jeunes lors du débat international sur les changements climatiques pour réaliser la justice climatique", a indiqué le représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au Maroc, Abdelghani Chehbouni. 

Dans une déclaration à la MAP à l’occasion d’une rencontre dédiée à la jeunesse, organisée à Marrakech dans le cadre de la COP22, M. Chehbouni a souligné que cet événement, qui s’inscrit dans le cadre des activités de l’IRD lors de cette COP, réunit 150 jeunes collégiens et lycéens venus du Maroc, de France, du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger et d’autres pays pour échanger autour d’ateliers et de rencontres avec les chercheurs et les enseignants sur plusieurs thématiques ayant trait aux changements climatiques. 

Il a également relevé que cette rencontre, organisée sous le thème "150 jeunes pour un climat sous surveillance", constitue une occasion pour les jeunes de présenter la synthèse de leurs travaux et d’échanger avec des personnalités issues du monde de la recherche, de l’éducation et d’organisations internationales sur le rôle de la recherche pour comprendre les changements climatiques. 

"On travaille avec les jeunes pour deux raisons, à savoir notre rôle de scientifique de sensibiliser la société civile et en particulier les jeunes qui sont les acteurs de demain et susciter des vocations pour former des scientifiques de la nouvelle génération, car un pays qui n’a pas de scientifiques est un pays qui est condamné à mort", a-t-il estimé. 

Dans la même lignée, la coordinatrice nationale de l’environnement de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT), Malika Ihrachan, a fait savoir que "Climat sous surveillance" se veut un projet de jeunes pour les jeunes, réalisé en collaboration avec les chercheurs, en vue de faire comprendre la problématique des changements climatiques. 

"La transition écologique ne peut pas se faire sans une transition éducative", a-t-elle dit estimé. 

Organisé par l’IRD et ses partenaires (AESVT Maroc, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’Institut français à Marrakech), cet événement parallèle de la COP22 a été marqué par la participation jeunes collégiens et lycéens venus de plusieurs pays pour mener une réflexion approfondie et éclairée sur les changements climatiques et leur incidence sur les sociétés et l’environnement dans le cadre du dispositif "Climat sous surveillance", initié à la COP21.

L'OCP AFRICA accompagne la transformation durable des petits agriculteurs africains avec les Maisons du Fermier

L'Office Chérifien des Phosphates (OCP), à travers sa filiale OCP Africa, vient accompagner les petits agriculteurs africains, à travers la mise en place des "Maisons du Fermier" qui proposent l’ensemble des produits et services dont ils ont besoin pour développer durablement leur activité.

Quelque 10 Maisons du Fermier seront ouvertes, à l’horizon 2020 dans 10 villes agricoles africaines, en vue de toucher 1 million de familles d’agriculteurs, en proposant des produits et services couvrant une quinzaine de secteurs d’activités sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole.

Les deux premières Maisons du Fermier seront prochainement inaugurées au Maroc et au Nigeria, avant de s’étendre à d’autres pays en Afrique de l’Ouest et de l’Est.

La Maison du Fermier, qui expose ses différents services dans le stand de l’OCP au niveau de la zone verte dans le cadre de la COP22, couvre l’ensemble des segments de la chaîne de valeur agricole, notamment des intrants à la mise en relation avec le marché, en passant par les équipements agricoles, la formation et les services financiers.

Dans chaque Maison du Fermier, ces différents produits et services sont fournis par OCP AFRICA et l’ensemble de ses partenaires. Concrètement, des espaces par thématiques sont aménagés (intrants agricoles, matériels agricoles et petits outillages, services de formation, services financiers, services assurantiels, service de mise en relation avec le marché, etc.) et chaque partenaire dispose d’un espace de présentation de ses produits et/ou services.

Ce nouvel espace s’adresse aux structures gouvernementales, notamment dans le cadre du partenariat public-privé ainsi qu'aux organisations non gouvernementales en l'occurrence des entreprises privées, banques, coopératives, ONG, et institutions financières comme la Banque africaine de développement (BAD).

Il fédère ainsi et regroupe tous les acteurs du secteur agricole qui partagent la volonté de proposer, au sein d’un seul et même lieu, l’ensemble des produits et services dont les petits agriculteurs ont besoin pour développer de manière active et durable l’agriculture africaine.

L’OCP, leader mondial du marché du phosphate et de ses dérivés, entretient une relation de longue date avec le monde agricole et joue un rôle central dans le développement d’une agriculture durable au Maroc et en Afrique.

Le pavillon marocain à la COP22 consacre ses activités au changement climatique et à l'eau

Les représentants des agences de gestion des cours d’eau marocains tels que Tensift, Sebou, Loukkos, Bouregreg et Chaouia, ainsi que leurs collègues de l'Agence Allemande de Développement (GIZ), ont attiré l’attention des communautés sur les effets désastreux du changement climatique sur les ressources en eau, au cours de la 22ème « Conférence des Parties » à la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP22), lundi, 7 novembre 2016, à Marrakech au Maroc. 

L’objectif de cette interpellation est de susciter un intérêt pour les ressources en eau afin de réduire les pénuries de cette denrée dues aux effets négatifs du changement climatique. 

Le Directeur de l’Agence du Bassin Hydraulique du Tensif (ABHT), M. Abdelmajid Naimi, a salué à sa juste valeur le fait que le pavillon marocain ait accordé une importance à la thématique de l’eau, des forêts et de la gestion des risques. 

De façon collégiale, les responsables des agences marocaines de gestion des cours se sont inquiétés des conséquences de l'épuisement des ressources en eau souterraine non renouvelables en raison du changement climatique, parallèlement au besoin énorme de ce produit. 

Les secteurs incriminés dans la forte demande en eau sont deux de l'industrie et de l'agriculture, au détriment des certaines plantations qui seront abandonnées faute d’eau disponible. 

Les intervenants sur cette question au pavillon marocain se sont partager des expériences sur la façon d'assurer une gestion durable de l'eau. 

Ils ont souligné avec intérêt la pertinence de la stratégie marocaine en matière d'eau et ont suggéré la construction des barrages ainsi qu'à l'utilisation du dessalement pour l'approvisionnement en eau. 

Bien d’autres thèmes en rapport avec l'assainissement et l'adaptation au changement climatique, la gestion des risques et les forêts, l’attitude des autorités locales face au changement climatique, l'agriculture et la résilience; les migrations, la résilience et la santé, l’industrie et la côte, les transports et l’innovation, les territoires et les océans, le patrimoine et la sécurité, le genre et la santé; la finance et l’énergie ont été inscrits à l’ordre du jour des prochains échanges. 

Il est à noter que le pavillon marocain peut accueillir jusqu'à 180 personnes avec la possibilité de suivre d’autres intervenants dans leurs langues, grâce à la prestation de services d'interprétation. 

Salaheddine Mezouar place la COP 22 sous le thème de « l’Afrique en action »

Le Ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération et président de la 22ème « Conférence des Parties » à la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP22), Salaheddine Mezouar, a admis que « l’organisation de la COP22 sur le sol africain démontre l'engagement d'un continent entier à contribuer à l'effort mondial pour lutter contre le changement climatique », à l’ouverture des travaux, lundi 7 novembre 2016, à Marrakech au Maroc. 

L’objectif de cette considération est d’attirer l’attention des pays nantis sur les « pertes et dommages » inscrits dans l’Accord de Paris et don sont victimes les nations insulaires du Pacifique et les pays les plus pauvres du monde entier qui sont confrontés à des catastrophes naturelles. 

Salaheddine Mezouar est tenace à l’idée « d’aider tous les pays africains à lutter contre le changement climatique parce que ‘le soleil n'ignore pas un village parce qu'il est petit’ ». 

Pour mettre l’Afrique dans le bain de la COP22, un énorme pavillon est réservé spécialement à ce continent. Ce pavillon abrite d’autres petits qui sont destinés aux pays africains. A l’intérieur de ce pavillon, de grandes affiches illustrent les déserts, les océans et les forêts du continent. 

Il est à noter que le pavillon de l’Afrique accueillera, tout au long de la COP22, de nombreux événements, dont des tables rondes pour souligner les efforts des pays africains en matière d'action climatique. 

La Tunisie, très intéressée par le ciment, et l'Éthiopie se sont associées pour discuter avec les représentants allemands de la manière dont ils pourraient ensembles concevoir des solutions basées sur le marché du carbone afin de faire face aux problèmes environnementaux. 

La COP22 se dote d’un espace média dénommé « Dar média »

La responsable de l'équipe de communication du comité directeur de la COP22, Samira Sitaïl, a signalé que l'inauguration de la « Maison des média » dans la zone verte est de nature à créer une ambiance entre les médias et les acteurs fondamentaux du changement climatique, à l’occasion de l’ouverture de cet espace, lundi 7 novembre 2016, à Marrakech au Maroc. 

L'objectif de la « Maison des Médas » est de faciliter l'interaction entre médias marocains et internationaux ainsi que les participants à la 22ème Conférence des Parties (COP22). 

Cet espace, de 250 m2, est composé d'un coin pour les interviews, les studios délocalisés des radios partenaires de la COP22, Medi1Radio et Atlantic Radio et d'une salle de conférence de presse d’une capacité de 40 personnes. 

Du 14 au 18 novembre 2016, cet média sera animé, partenariat avec la Public Fondation, à travers l'installation et la gestion d'une Zone des médias numériques qui vise à animer la discussion et le débat autour des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment le point 13 consacré à la lutte contre le changement climatique. 

Public Foundation est un organisme à but non lucratif qui utilise le pouvoir des médias en vue d’impulser les changements de comportement. Il travaille stratégiquement pour conduire les acteurs du changement climatique de la société civile et du secteur public à l'espace médiatique. 

L'organisation utilise les technologies de communication existantes et émergentes pour sensibiliser l’opinion sur des sujets importants, comme par exemple le changement climatique et, par la même occasion, amplifier leur message. 

Il faut porter la voix de l’Afrique à travers les jeunes pour réaliser la justice climatique 

"Il faut porter la voix de l’Afrique à travers les jeunes lors du débat international sur les changements climatiques pour réaliser la justice climatique", a indiqué le représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au Maroc, Abdelghani Chehbouni.

Dans une déclaration à la MAP à l’occasion d’une rencontre dédiée à la jeunesse, organisée à Marrakech dans le cadre de la COP22, M. Chehbouni a souligné que cet événement, qui s’inscrit dans le cadre des activités de l’IRD lors de cette COP, réunit 150 jeunes collégiens et lycéens venus du Maroc, de France, du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger et d’autres pays pour échanger autour d’ateliers et de rencontres avec les chercheurs et les enseignants sur plusieurs thématiques ayant trait aux changements climatiques.

Il a également relevé que cette rencontre, organisée sous le thème "150 jeunes pour un climat sous surveillance", constitue une occasion pour les jeunes de présenter la synthèse de leurs travaux et d’échanger avec des personnalités issues du monde de la recherche, de l’éducation et d’organisations internationales sur le rôle de la recherche pour comprendre les changements climatiques.

"On travaille avec les jeunes pour deux raisons, à savoir notre rôle de scientifique de sensibiliser la société civile et en particulier les jeunes qui sont les acteurs de demain et susciter des vocations pour former des scientifiques de la nouvelle génération, car un pays qui n’a pas de scientifiques est un pays qui est condamné à mort", a-t-il estimé.

Dans la même lignée, la coordinatrice nationale de l’environnement de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT), Malika Ihrachan, a fait savoir que "Climat sous surveillance" se veut un projet de jeunes pour les jeunes, réalisé en collaboration avec les chercheurs, en vue de faire comprendre la problématique des changements climatiques. 

"La transition écologique ne peut pas se faire sans une transition éducative", a-t-elle dit estimé.

Organisé par l’IRD et ses partenaires (AESVT Maroc, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’Institut français à Marrakech), cet événement parallèle de la COP22 a été marqué par la participation jeunes collégiens et lycéens venus de plusieurs pays pour mener une réflexion approfondie et éclairée sur les changements climatiques et leur incidence sur les sociétés et l’environnement dans le cadre du dispositif "Climat sous surveillance", initié à la COP21. 

Les discussions informelles sur la Terre ont commencé à Marrakech

Les spécialistes du climat et du réchauffement de la terre, réunis à Marrakech, au Maroc, n’ont pas tardé à engager les grandes négociations sur la thérapie à apporter contre le dérèglement du climat et le réchauffement de la planète, sous la conduite du président de la cop22, le ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération, Salahddine Mezouar. 

Mercredi, la plénière a repris sa session de déclarations. Ainsi, plusieurs groupes de contacts et consultations informelles se sont tenus tout au long de la matinée. 

Le Mali, au nom du groupe africain, a souligné le besoin de renforcer l’action pré-2020, notamment en raison du niveau d’ambition peu élevé qui ressort des CPDN des parties. Il a rappelé la présentation faite par le groupe africain, concernant un cadre d’équité. 

La Thaïlande, au nom du G-77 et la Chine, a appelé les pays développés à accroitre leurs efforts d’atténuation et de mobilisation pré-2020 et a estimé que le cadre de transparence devrait mettre l’accent sur la « transparence du soutien ». 

Exhortant au passage, des négociations à la mise en œuvre, l’Union Européenne a pour sa part appelé à l’inclusion, la qualité et à un certain sens de l’urgence dans l’élaboration du manuel relatif à l’accord de Paris. 

La Suisse, pour sa part, a souligné le rôle des acteurs non étatiques dans la mise en œuvre et a soutenu l’approche de la présidence de la cop22 qui vise à poursuivre les travaux du GAP pendant la deuxième semaine des débats. 

L’Australie, au nom du Groupe de Coordination, a estimé que la COOP22 doit être la cop de la mise en œuvre et de l’action. 

Les consultations informelles étaient centrées sur le comité chargé de faciliter la mise en œuvre et de promouvoir le respect des dispositions prises. 

Plusieurs pays ont souligné le besoin d’une approche générale pour faciliter la mise en œuvre, plutôt qu’une imposition de pénalités. Plusieurs ont également souligné que le cadre devrait être intégral. 

Les Etats-Unis ont souligné le besoin de réfléchir à l’avance sur les nouvelles questions susceptibles d’apparaitre et d’avoir un système efficace de responsabilisation. 

Ils ont suggéré que cette question requiert de plus amples discussions, en signalant, entre autres, qu’elle serait mieux examinée à l’aune de l’architecture globale du financement climatique et qu’elle suppose l’examen des enseignements tirés. 

Le Grand Groupe des AGRICULTEURS a appelé à garantir que la Coop22 soutienne la mobilisation d’une action internationale en matière d’agriculture. 

Pour leur part, les « PEUPLES AUTOCHTONES » ont appelé à assurer leur pleine participation dans le processus de négociation et l’adoption d’une politique pour les peuples autochtones. 

Tous les pays et groupes de contact ont salué à l’unanimité, l’Accord de Paris et encouragé les parties qui ne l’ont pas encore ratifié, à le faire dans le meilleur delais. 

Le discours Royal de Dakar, un “tournant majeur” dans l’histoire de l’Afrique 

Le discours prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Dakar à l’occasion du 41è anniversaire de la Marche Verte, constitue “un tournant majeur” dans l’histoire du continent, de par sa haute teneur qui a mis en avant “l’engagement irréversible du Maroc en faveur de l’intégration et des partenariats gagnant-gagnant avec les pays africains”, écrit jeudi le magazine américain le National Interest. 

“Le discours Royal, qui a été chaleureusement accueilli, représente un tournant majeur pour le Maroc et ses alliés innombrables en Afrique, ainsi que pour la grande promesse d’un avenir meilleur pour le continent et ses peuples”, a souligné l’influente publication américaine spécialisée dans les questions géostratégiques et de défense, dans une analyse signée Ahmed Charai, éditeur et membre du conseil d’administration de plusieurs think tanks US, sous le titre :”Pourquoi le Maroc investit en Afrique”. 

Dans Son adresse, poursuit la publication US, Sa Majesté le Roi a passé en revue les efforts que déploie le Souverain, en revenant particulièrement sur la visite Royale au Rwanda, durant laquelle s’est matérialisée un partenariat prometteur, reflétant les relations d’amitié liant les deux pays. 

Une vingtaine d’accords et conventions de partenariat ont été signés à cette occasion, touchant à divers domaines économiques à forte valeur ajoutée, rappelle la publication, qui souligne que le même esprit de partenariat a marqué le déplacement de Sa Majesté le Roi en Tanzanie, où pas moins de 22 accords de coopération ont été signés. 

A travers ces partenariats déjà établis ou ceux renouvelés, le Souverain réaffirme Son engagement en faveur de ce partenariat solidaire orientée vers le développement économique et humain, poursuit la même source, qui n’a pas manqué de mettre en avant l’importante contribution que le Maroc est en mesure d’apporter pour faire entendre la voix de l’Afrique sur la scène internationale. 

Le discours Royal prononcé depuis Dakar transmet un message d’optimisme, en affirmant que le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle permettra au Royaume de mettre à contribution sa grande expérience aux efforts de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, un phénomène qui hypothèque l’avenir de l’Afrique, indique encore la revue. 

Les défis liés aux changements climatiques et leur impact sur le continent africain occupe aussi une place centrale dans le discours de Dakar, souligne le National Interest, notant qu’un sommet africain se tiendra à Marrakech à l’occasion de la 22è Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui se déroule actuellement dans la cité ocre. 

Ce sommet sera l’occasion de développer une vision commune au sujet de la lutte contre l’impact des changements climatiques en Afrique, particulièrement en matière de financement et de transfert de technologie. 

Le discours Royal vient ainsi réitérer, de par sa haute teneur et son caractère exhaustif, la volonté du Souverain de mettre à contribution la position et l’expérience du Maroc pour aider l’Afrique à occuper la place qui lui revient dans le concert des nations.

Signature d’une convention-cadre pour la tenue à Marrakech du Forum annuel de Dubaï sur les investissements en 2017

Une convention-cadre pour la tenue à Marrakech en 2017 du Forum annuel de Dubaï sur les investissements (édition dédiée à l’Afrique), a été signée dans le pavillon des Régions dans la Zone verte au site Bab Ighli, qui abrite les travaux de la COP22.

Signée mardi par le président du Conseil de la région Marrakech-Safi, Ahmed Akhchichen, et le président exécutif du comité d'organisation du Forum des investissements de Dubaï, Daoud Chizaoui, cette convention vise l’organisation du Forum international sur les investissements à Marrakech du 29 au 31 octobre 2017, qui a pour objet d'encourager le dialogue afin de mobiliser les différents acteurs concernés pour contribuer à l’exécution du programme du forum et consentir tous les efforts pour garantir sa réussite. 

Dans une déclaration à la MAP, M. Akhchichen a souligné que cette convention est le couronnement d’une forte coordination entre les deux parties depuis des mois et qui a abouti à la décision permettant à la région Marrakech-Safi d’accueillir ce forum.

Il a ajouté que cette convention permettra à la région Marrakech-Safi de bénéficier de l’expérience cumulée par la partie émiratie en matière d’organisation des grandes rencontres d’investissement.

M. Akhchichen a fait savoir que la région Marrakech-Safi est en phase de finalisation de son Plan régional de développement qui déterminera les différents projets économiques qui seront implantés dans la région durant les cinq prochaines années.

M. Chizaoui a, quant à lui, fait remarquer que l’objectif principal de ce Forum, qui sera organisé pour la première fois à l'extérieur des Emirats arabes unis, consiste à attirer des investissements au Maroc qui entretient des relations fortes et fraternelles avec les Emirats.

Le Forum annuel de Dubaï sur les investissements se veut une plateforme dédiée à l'examen des mutations intervenues dans le marché financier et à la recherche de solutions pratiques de nature à relever les défis posés à travers des activités facilitant le contact entre les investisseurs et les décideurs et l'accès des porteurs de projets aux sources de financement. 

COP22: L'ADA présente un programme de développement de la filière oléicole pour les petits agriculteurs

L’Agence pour le développement agricole (ADA) organise, en marge de la COP22, un side event pour la présentation du programme de développement de la filière oléicole pour les petits agriculteurs, indique mercredi un communiqué de l’Agence.

Initié en partenariat avec la Banque islamique de développement (BID), ce programme, financé par un prêt de la BID de 79 millions de dirhams, concerne cinq régions oléicoles du Royaume, à savoir la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la région de l’Oriental, de Fès–Meknès, de Marrakech–Safi et de Béni Mellal–Khénifra.

Cet évènement vise la sensibilisation des représentants des différents ministères, de l’interprofession, des banques et des différents opérateurs concernés sur la dimension environnementale de ce projet, souligne le communiqué.

Cette rencontre ambitionne également de mettre l’accent sur la filière oléicole qui joue un rôle capital dans l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques, notamment à travers la séquestration du carbone dans le sol et la protection du sol contre l’érosion.

Cet ambitieux projet s’assigne aussi pour objectif l’amélioration des revenus des petits agriculteurs à travers le renforcement de la productivité et la valorisation de la production oléicole.

Selon l’ADA, le programme vise la plantation de 18.000 Ha d’olivier, l’aménagement hydro-agricole sur 136 km, l’aménagement des pistes pour le désenclavement des périmètres de production sur une longueur d’environ 49 km, ainsi que l’installation de 18 unités de valorisation d’une capacité de trituration des olives de 60 à 100 tonnes par jour pour la production d’huile d’olive de qualité.

Les participants mettent en exergue le rôle important des médias dans le traitement des sujets liés à l’environnement

Les participants à une rencontre organisée, mercredi à Marrakech, ont mis en exergue le rôle important des médias, dans le traitement des sujets liés à l’environnement, les considérant comme partenaires effectifs pour relever les défis face aux changements climatiques. 

Les médias nationaux jouent un rôle primordial dans la sensibilisation à la protection de l'environnement et à la nécessité d'adaptation aux changements climatiques, ont souligné les intervenants lors de cet événement organisé par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) dans la Zone Verte du village de la COP22.

Les journalistes sont appelés à suivre des formations continues dans le domaine de l’environnement pour pouvoir sensibiliser les citoyens et toutes les parties à lutter contre les changements climatiques et favoriser une réelle prise de conscience de leur impact direct sur la vie quotidienne, ont-ils précisé lors de cette rencontre tenue sous le thème "les professionnels des médias, acteur majeurs pour la protection de l’environnement". 

Intervenant à cette occasion, la présidente de la HACA, Amina Lemrini Elouahabi, a indiqué que cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la participation de l’Autorité à la COP22, constitue une occasion pour mettre en évidence les principaux rôles des médias nationaux dans le domaine de la protection de l'environnement et la réalisation des Objectifs de développement durable.

De son côté, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Comité scientifique de la COP22, Nizar Baraka, a fait savoir que les médias doivent jouer un rôle important pour informer les citoyens sur l’impact des changements climatiques sur plusieurs domaines, notamment la santé, l’habitat, l’eau et l’emploi.

M. Baraka a, dans ce cadre, plaidé pour la mise en valeur des expériences réussies au Maroc, issues de l’héritage culturel national, dans la lutte contre les changements climatiques et dans la protection de l’environnement, ajoutant que les institutions médiatiques sont leaders dans la société et doivent donner l’exemple en respectant l’environnement. 

Pour sa part, le président du Conseil national des droits de l’Homme et responsable du pôle de la société civile à la COP22, Driss El Yazami, a relevé le rôle que doit jouer les médias pour établir une cohérence entre les Objectifs du développement durable et l’Accord de Paris, appelant à impliquer et mobiliser ces acteurs pour mettre en œuvre ces engagements.

Ont pris part à cet événement plusieurs professionnels, journalistes, experts, reporters, directeurs de stations de radio et des journaux nationaux, publics et privés pour débattre l'importance de la formation, la supervision des journalistes et des médias pour une participation active à la protection de l'environnement.

(MAP-10/11/2016)

COP22 : Le Burkina Faso, fier des réalisations du Maroc pour donner lieu à une COP africaine 

Le ministre burkinabé de l'Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Batio Bassiere, s’est dit, mercredi, fier des réalisations du Maroc pour faire en sorte que la COP22, qui se tient du 7 au 18 novembre à Marrakech, soit une COP africaine.

"Nous sommes fiers de ce qui est réalisé par le Maroc. Dès la COP21, le président de la COP22 s’est battu à inviter l’ensemble des pays, surtout africains, à ratifier l’Accord de Paris sur les changements climatiques, dont nous sommes tous les bénéficiaires pour que nous puissions le voir entrer en vigueur en terre africaine et c’est ce que nous venons de vivre", a souligné M. Bassiere.

"Nous vivons la COP africaine. Nous avons eu la chance d’adopter l’accord de Paris l’année dernière; Aujourd’hui, nous sommes à Marrakech et nous avons la chance de voir et discuter sa mise en œuvre", a-t-il déclaré à la MAP, en marge de la journée du Burkina Faso au pavillon de la Francophonie à la COP22.

Le ministre burkinabé a, par ailleurs, exprimé son admiration de l’expérience marocaine dans le domaine de l’environnement et sa reconnaissance de l’accompagnement du Maroc pour sa mise en œuvre au Burkina Faso.

"Nous avons été très marqués par l’expérience marocaine dans le domaine de l’environnement, surtout en termes des énergies renouvelables", a-t-il dit, notant que "grâce à l’apport et l’accompagnement du Maroc, nous sommes en train de mettre en place la vision du gouvernement en matière d’énergie solaire en remplacement de l’énergie fossile".

Le ministre, qui conduit une forte délégation de 150 responsables burkinabés à la COP, a indiqué que son pays vient de lancer l’Agence nationale pour l’énergie renouvelable pour promouvoir les énergies renouvelables conformément aux principes de l’Accord de Paris.

Lors d’une conférence pour marquer la journée du Burkina à la COP22, différents responsables des secteurs de l’environnement se sont succédé à la prise de parole, pour présenter la vision du pays en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, et d’une manière globale la préservation de l’environnement, ainsi que les projets qui peuvent être financés par les partenaires internationaux.

D’emblée, plusieurs intervenants ont montré que ce pays sahélien enclavé subit de plein fouet les effets des fluctuations climatiques.

Cette vulnérabilité se manifeste par une augmentation de la demande sur l’eau, une dégradation de la qualité de l’eau, une tendance à la baisse du cumul pluviométrique et du nombre de jours de pluies, une évaporation de l’eau atteignant 2 mètres par an, sous l’effet de la hausse des températures, une augmentation de la fréquence des sécheresses, une raréfaction des pâturages et une disparition des zones humides.

Face à ce constat, le Burkina a adopté un Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA) des plus ambitieux, devenant l’un des rares pays à en disposer pour pouvoir prétendre aux programmes d’assistance destinés aux pays les moins avancés.

Ce plan vise à protéger les piliers de la croissance accélérée; assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable; préserver les ressources en eau et améliorer l’accès à l’assainissement; protéger les personnes et les biens contre les événements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles; protéger et améliorer le fonctionnement des écosystèmes naturels et la santé des populations.

Pour l’opérationnalisation de ce PNA, une stratégie comprenant cinq axes a été adoptée, en l’occurrence le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques, le renforcement des systèmes d’information climatique, la mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables, la réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques et l’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement.

La RDC à la COP 22 pour l’opérationnalisation de l’Accord de Paris, selon l’expert José Ilanga

Le projet phare de RDC à la 22ème Conférence des parties des Nations Unies sur le climat (COP22) est de s’assurer de l’opérationnalisation de l’Accord obtenu à Paris, en décembre 2015, indiqué mercredi à l’ACP à Marrakech, José Ilanga, expert congolais au ministère de l’Environnement, de la Conservation de la nature et du développement durable et membre de la délégation de la RDC à ces assises. 

M. Ilanga, qui est également directeur en charge du développement durable à ce ministère, déclare que son pays aussi bien que ceux du bloc forestier faisant partie de l’Afrique centrale, reconnu deuxième poumon du monde s’attend à la matérialisation des dispositions de l’Accord de Paris. 

La RDC, qui est également membre du Groupe Afrique et président en exercice des PMA fonde ses espoirs sur le financement des projets liés au changement climatique, à l’adaptation ou à l’atténuation ainsi qu’au transfert des technologies. 

Les pays africains, a dit le directeur Ilanga, ont besoin d’accompagnent dans leurs efforts de la REDD (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à dégradation des forêts). 

La RDC, pour sa part, est le pays pilote en matière de ce processus en Afrique et dans le monde. « Nous avons passé l’étape expérimentale et nous avons maintenant besoin des finances pour amorcer celle d’investissement pour ainsi concrétiser la REDD », a- t- il fait savoir. 

M. Ilanga a, par ailleurs, indiqué que les projets implémentés en RDC concernent essentiellement la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles. « Plus de 60 % des ressources forestières et hydrauliques sont concentrées dans le bassin du Congo », s’est-il réjoui. 

Il a invité les pays développés à honorer leurs engagements quant à l’impératif de doter aux pays moins avancés des moyens conséquents destinés à la gestion durable de leurs forêts au bénéfice non seulement des générations présentes et futures, mais surtout au maintien de la planète Terre. 

De plus en plus, a-t-il insisté, les voies s’élèvent contre les énergies fossiles et s’inscrivent sur la voie des énergies renouvelables. L’adaptation aux changements climatiques appelle le transfert de technologies qui permettra entre autres, l’abandon des énergies fossiles en faveur de celles renouvelables. 

Dans le pavillon Afrique au village BabIghli à Marrakech, plusieurs pays africains exposent et partagent des leçons apprises sur leurs projets et initiatives réussies dans leurs pays respectifs. 

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à laquelle prennent part plus de 20.000 participants venus du monde entier se poursuit jusqu’au 18 novembre prochain.

Le Maroc reconnu leader en matière des énergies renouvelables en Afrique

Le directeur de la coopération et des partenariats de l'Agence marocaine pour l'énergie solaire (MASEN), Ali Zerouali, a reconnu le Maroc comme leader en matière des énergies renouvelables en Afrique, au cours d’un side event (organisation panels) tenu au Pavillon africain le mardi 08 novembre 2016 autour de la promotion de l'énergie solaire dans le continent, a indiqué un communiqué de presse du Bureau de communication de la 22ème Conférence des Nations Unies sur le climat (COP22) remis à l’ACP. 

Le succès des efforts du Maroc, a souligné la source, a été cité comme un exemple de bonne pratique dont l'Afrique subsaharienne, qui détient l’un des taux d’irradiation les plus élevés au monde, peut s’inspirer. 

Les efforts déployés par la Banque mondiale et International Finance Corporation pour lever 16 milliards de dollars pour les énergies renouvelables notamment l’énergie solaire, l'hydroélectricité et les projets d'énergie géothermique à travers le continent africain sont “fort appréciés”. Zerouali, a signalé qu’à l'heure actuelle, l'énergie solaire ne représente environ que 0,5% de l'énergie produite dans les pays d'Afrique subsaharienne. 

Selon Charles Cormier, Practice Manager pour l'énergie et les extractibles à la Banque mondiale, les défis liés au développement des capacités en énergie solaire ne concernent pas seulement la construction d'installations, mais aussi le financement et du stockage de l'énergie solaire. 

Pendant la COP21 à Paris, rappelle le communiqué, la Banque mondiale a lancé le “Plan Africa Climate Business” dont le chapitre de l'énergie mettait en exergue l’objectif poussant les pays à produire 1 GW d'énergie solaire d'ici à 2023, tout en fournissant des sources d'énergie fiables et modernes à 5 millions de personnes hors réseau. 

Dans le cadre de ce plan, le Groupe de la Banque mondiale entend lever 16 milliards de dollars d'ici 2018 pour l'énergie solaire, l'hydroélectricité et les projets d'énergie géothermique sur le continent. Le groupe mobilisera également 1,8 milliard de dollars d’ici à Juin 2017 pour des projets solaires intégrés au réseau dans divers pays, y compris l'Ethiopie, le Sénégal et la Zambie. 

Ouverture du pavillon des peuples et des communautés autochtones à Marrakech Le «Pavillon des peuples et communautés autochtones», placé sous le thème «Connaissances traditionnelles pour l’action climatique», tenue en «Zone verte» s’est ouvert mardi à Marrakech (Maroc) au public en présence de nombreux délégués à la 22ème Conférence des Parties sur le climat. 

La co-présidente du Forum international des peuples autochtones sur les changements climatiques et coordinatrice du Pavillon, Hindou Ibrahim a salué le gouvernement du Maroc pour son soutien au Pavillon et son aide à porter la voix des peuples et des communautés autochtones durant ces assises et au-delà de l’événement. Il y a plus de 300 millions d’individus, a-t-elle dit, appartiennent aux peuples et aux communautés autochtones à travers le monde. 

Il a aussi déclaré que leurs terres et leurs modes de vivre sont en danger à cause du changement climatique et d’un développement non-durable. Elle a lancé un appel à toutes les parties prenantes du climat à faire front commun et à nouer des partenariats avec ces peuples. Un développement durable sera garanti et une approche solidaire sera mise en œuvre pour répondre et s’adapter au changement climatique. 

Le respect des droits, des terres et des modes de vie de ces communautés est à ce prix. La Zone verte de la COP22 est l’espace où se déroulent plus de 500 side-events (panels de discussions) et où se tiennent pavillons, stands et activités. Elle est dédiée aux innovations et à la société civile. 

Laurence Tubiana, Ambassadrice de la COP21 et championne de haut-niveau pour le climat a, quant à elle, révélé les origines de son nom de famille issu d’une communauté autochtone. Musique et danses des communautés Russes et d’Europe de l’Est ainsi que de la communauté Amazigh marocaine ont été au rendez- vous et interprétées à la satisfaction des délégués. 

SNTL: Lancement d'un nouveau véhicule pick up 100% électrique nommé ASLAN

La Société nationale du transport et de la logistique (SNTL) a dévoilé, lors de la COP 22, son nouveau véhicule pick up 100% électrique nommé ASLAN, produit du centre de technologie &amp; innovation « Tamayuz Supply Chain ».

Aslan, produit 100% marocain, permet à tous ses utilisateurs de profiter des dernières innovations et tendances technologiques, de confort, de puissance et de sécurité, est un véhicule connecté et peut communiquer à distance des informations sur, entre autres, sa position GPS, son historique de trajets et son état de verrouillage, précise la SNTL dans un communiqué.

Ce pickup a été développé sur la base d’une plateforme modulaire et évolutive qui permettra de développer par la suite toute une gamme de véhicules destinés à la mobilité urbaine propre, fait savoir la SNTL.

Il peut être commandé à distance pour régler sa température, assurer sa sécurité ou envoyer des messages au conducteur, précise la même source. 

ASLAN respecte la nature et l’environnement et se charge chez soi sans nécessiter de dispositif spécifique, note la SNTL, ajoutant qu’il peut parfaitement être adapté aux trajets urbains avec arrêts fréquents et atteint une vitesse de 129Km/h pour des trajets extra urbains.

En matière d’autonomie, ASLAN dispose de batteries rechargeables LiFePO4 de 19Kwh disposées de manière équilibrée sur le châssis permettant une meilleure stabilité. 

Le véhicule peut être chargé sur une prise secteur 220V en moins de 7h chez soi sans nécessité de dispositif technique, en toute simplicité et tranquillité. Sa benne arrière, accessible de manière ergonomique, permet un chargement jusqu’à 800 Kg avec des poignées disposées autour qui permettent un maintien parfait du chargement.

L’utilisateur du pickup ASLAN peut profiter des avancées qui arrivent sur les composants après l’acquisition du véhicule. La conception modulaire d’ASLAN permet d’intégrer une version nouvelle d’un composant dans une version antérieure du véhicule tout en garantissant un fonctionnement parfait. 

Comme sur un smartphone, ASLAN permet d’avoir accès à toutes les fonctionnalités à partir d’une tablette All in One. 100% connecté, il est possible de communiquer avec le véhicule et de le commander à distance.

Grâce à son système intelligent doté d’une multitude de possibilités, il est possible de choisir d’optimiser les trajets en envoyant les nouvelles données de livraison au véhicule en temps réel et même suivre et gérer les trajets de la flotte en recevant, en temps réel, l’historique et l’évolution des déplacements en direct du véhicule, sans oublier qu’il est également possible de réguler la température à distance si la marchandise à transporter nécessite un environnement contrôlé.

Larache: "le développement durable et les changements climatiques", thème de la 11ème Rencontre scientifique

Les travaux de la 11-ème édition de la Rencontre scientifique "les jeunes et la science" se poursuivent, mercredi à Larache, sous le thème "le développement durable et les changements climatiques", avec la participation d’experts de l’Académie Hassan II des sciences et techniques.

Cette édition, organisée par la direction provinciale du ministère de l’Education nationale à Larache, vient accompagner la COP22, encourager les élèves à s’intéresser aux questions scientifiques, en particulier celles liées à l’environnement et aux changements climatiques, qui sont placées au centre des préoccupations de la communauté international, ainsi qu’à encadrer le cursus scolaire des élèves et renforcer leurs connaissances académiques.

La cérémonie d’ouverture de cette manifestation, qui a débuté mardi, a été marquée par l’exposition de toiles artistiques et la présentation de tubes musicaux abordant les thèmes de l’environnement et du comportement humain et sociétal à l’égard de l’environnement écologique, interprétés par des élèves des différents établissements scolaires participants.

Il a été procédé également à l’organisation de visites à plusieurs écoles à Larache, qui s’érigent en modèle éducatif dans la préservation de l’environnement, après être labellisées Pavillon bleu.

Au programme de cette rencontre figure l’organisation d’une conférence scientifique, jeudi au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation à Larache sur "les changement climatiques", qui sera animée par des experts de l’Académie Hassan II des sciences et techniques et de cadres éducatifs intéressés par les questions environnementales.

Cette manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 18 novembre, sera émaillée également de conférences qui se tiendront dans les clubs de l’environnement et de sciences, relevant des établissements scolaires de la province de Larache, et ce en vue de fédérer les efforts de tous les intervenants dans le champ éducatif, sensibiliser aux questions environnementales et aux effets des changements climatiques, et de consacrer les pratiques amies de l’environnement, en particulier auprès des générations montantes.

COP 22 à Marrakech, une étape historique reflétant la confiance de la communauté internationale en le Maroc (PPS)

La 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient à Marrakech, est une étape historique pour l’avenir de l’humanité qui reflète également la confiance de la communauté internationale en le Maroc, a souligné le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Cette confiance est confortée par le rôle d’avant-garde que joue désormais le Maroc dans les négociations et les initiatives internationales en matière de climat, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, indique un communiqué du bureau politique du PPS publié à l’occasion de cet événement.

Le bureau politique relève que le Royaume a pris des engagements et entrepris des initiatives effectives et exemplaires pour limiter la hausse de la température de la planète en dessous de 2°C et faire face aux effets du réchauffement climatique et encourager le recours aux énergies renouvelables.

La COP 22, relève le communiqué, sera suivie de par le monde, au vu des attentes fondées sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris, en particulier en ce qui concerne le financement des projets et des programmes dédiés à la concrétisation des principes de la justice climatique et la préservation du droit des peuples et des futures générations à un environnement sain.

Le bureau politique du PPS évoque également l’importance de garantir le respect par les pays industrialisés émetteurs des gaz à effets de serre de leurs engagements en matière de politiques et de financement pour atteindre les objectifs de développement durable, notamment vis-à-vis des pays les plus vulnérables, plaidant dans ce cadre pour le remplacement de la logique d’assistanat par l’approche de partenariat global et durable.

S’agissant des enjeux de la COP de Marrakech, le PPS a appelé pour un dialogue fondamental et décisif dans la mesure où cette conférence constitue une opportunité rare pour l’ensemble des parties pour traduire en actions les intentions et les engagements pris à l’occasion de l’accord de Paris sur le Climat.

Rappelant son initiative lors de son congrès national extraordinaire, tenu le 2 avril dernier, d’adopter intégralement et d’inscrire de manière stratégique la dimension écologique parmi les orientations idéologique et politique du parti, le PPS considère que la COP, à l’instar des autres fora, rencontres et initiative, doit s’attaquer au fond de la question du réchauffement climatique et ne pas se contenter des seules approches économiques et technique qui restent néanmoins importantes. 

Le PPS a saisi cette occasion pour appeler l’ensemble des forces progressistes à coordonner et promouvoir le réseautage environnemental et à adhérer aux efforts pour faire en sorte que les politiques publiques nationales servent en premier lieu l’être humain.

Le président de la COP22 persuadé que toutes les Parties respecteront leurs engagements

Le président de la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, M. Salaheddine Mezouar s'est dit persuadé que toutes les Parties respecteront leurs engagements et maintiendront le cap dans le cadre d'un effort collectif et soutenu.

Dans une déclaration suite aux résultats des élections présidentielles américaines, M. Mezouar a affirmé que "la question des changements climatiques concerne la préservation de nos moyens de subsistance, de notre dignité et de la planète unique dans laquelle nous vivons tous".

La Présidence de la COP22 continuera les discussions et la mobilisation pour poursuivre les progrès déjà réalisés grâce au concours de toutes les Parties, dans le même esprit d’inclusivité et de détermination, a-t-il affirmé.

En sa qualité de président de la COP22, M. Mezouar a félicité Monsieur Donald Trump à l’occasion de son élection à la présidence des États-Unis d’Amérique.

«Maintenant que l’Accord de Paris est entré en vigueur, tous les pays et les acteurs non-étatiques ont la responsabilité partagée de poursuivre les grands progrès réalisés à ce jour », a-t-il ajouté.

Des progrès observés dans plus de 120 parties pour réduire la déforestation

Les dirigeants du Mouvement mondial pour la protection, la restauration et la gestion durable des forêts se sont dits satisfaits, ce 8 novembre à Marrakech, de plus d'une douzaine de mesures concrètes, visant la restauration et la gestion des forêts en Afrique, en Asie et en Amérique latine. 

Ce satisfecit a été exprimé au lors d'une conférence des leaders forestiers sur la «Journée d'Action Forestière», s'inscrivant dans le cadre du Global Climate Action Agenda, initiée par de la France et le Maroc pour stimuler l'action coopérative entre les gouvernements, les villes, les entreprises, les investisseurs et les citoyens. 

Au cours de cette rencontre, une série d'annonces a été faite par les conférenciers pour améliorer la gestion des forêts. Il s'agit entre autres, d'un moratoire sur la compensation des tourbières indonésiennes ; d'une planification forestière pour la paix en Colombie. Ainsi dans ce pays, les efforts sont portés notamment sur le développement des terres non forestières, la mise en œuvre d'une réforme foncière vigoureuse et le placement de vastes étendues de forêt sous le contrôle des peuples autochtones. 

Il s'agit, en outre, de mettre en place l'Initiative pour le pétrole de palmier en Afrique, annoncée par le partenariat public-privé Tropical Forest Alliance 2020, une nouvelle déclaration régionale de principes traçant une voie pour le développement responsable de ce produit dans l'une de ses régions productrices à plus forte croissance. 

Grâce à cette initiative, les gouvernements africains au plus haut niveau se sont engagés à apprendre et à éviter le grave déboisement causé par le secteur de l'huile de palme en Asie. Cette initiative pour les forêts d'Afrique centrale, notamment celles du Cameroun, de la République centrafricaine, de Congo, de la RDC, de la Guinée équatoriale et du Gabon, a franchi une étape importante depuis la COP21 vers la mise en œuvre du cadres de développement durable dans la région par la signature d'une lettre d'intention de 200 millions de dollars pour appuyer la REDD + et des investissements de développement responsables et inclusifs. 

Au Brésil, la stratégie multipartite de production, conservation et inclusion (PCI) au Mato Grosso, permettra simultanément de réduire de 90% la déforestation en Amazonie d'ici à 2030, d'accroître la production agricole et de promouvoir l'inclusion socioéconomique des petits exploitants et des populations traditionnelles. 

Unnouveau partenariat entre la FAO et Google a donné lieu à Collect Earth, un outil open-source qui permet d'accéder à de vastes collections d'images satellitaires gratuites et à haute résolution et de cloud computing. Autre mesure annoncée est la récente évaluation des terres arides par Collect Earth qui a révélé l'existence de 1,11 milliard d'hectares de forêts soit 27% de la couverture forestière mondiale et de 13,5 milliards d'arbres en dehors des forêts dans les zones arides du monde.Jusqu'à présent, a-t-on noté, plus de 700 experts nationaux ont été formés pour utiliser la collecte de la Terre dans plus de 30 pays, ce qui les aidera à contribuer à la mise en œuvre de l'Accord de Paris. 

Ces progrès, réalisés dans la mise en œuvre des engagements climatiques de Paris et des Objectifs de Développement Durable (ODD), démontrent comment les mesures d'atténuation du climat et d'adaptation liées aux forêts et à l'agriculture sont fermement ancrées dans les contributions nationales de ces 120 Parties à la Convention sur le climat, indiquent les conférenciers. 

«La conservation, la restauration et la gestion des forêts sont essentielles pour atteindre les ODD mondial, y compris la lutte contre la désertification et la sécurité de l'eau», a déclaré le Haut Commissaire pour l'eau, les forêts et la lutte contre la désertification, M. Abdeladim Lhafi. 

C'est ce qui justifie, dit-il, l'annonce d'une nouvelle initiative du gouvernement marocain à savoir l' «Action renforcée en faveur des Forêts dans la région Méditerranéenne et Sahélienne(AFMS) dans le contexte du changement climatique, pour aider les pays à respecter les engagements multilatéraux envers les forêts. Cette initiative permet également de faciliter les investissements dans le domaine du changement climatique, pour améliorer la gestion des forêts et renforcer la résilience des communautés tributaires des forêts. 

La coorganisatrice de cette conférence, administratrice du PNUD, Mme a déclaré Helen Clark que «les forêts constituent l'une des réponses les plus importantes et les plus rentables au changement climatique». Elle a ajouté que les pays, la société civile, le secteur privé et les peuples autochtones travaillent vigoureusement ensemble pour protéger les forêts afin de limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 ° C au-dessus des niveaux préindustriels, conformément aux objectifs de l'Accord de Paris. 

«Des forêts plus saines contribueront non seulement à lutter contre le changement climatique, mais contribueront également à de nombreux autres objectifs de développement global, en fournissant des vivres, des revenus, des combustibles et des abris », a fait savoir le sous-directeur général, Foresterie, de la FAO, M. René Castro Salazar. 

«L'objectif de la Zero Hunger des SDG ne peut pas être atteint d'ici 2030 sans aborder le changement climatique, et le changement climatique ne peut pas être abordé sans gérer les forêts du monde d'une manière durable», a-t-il estimé. 

La déforestation et la dégradation des forêts, renchérit-il, contribuent actuellement à hauteur de 12% des émissions de carbone, soit plus que l'ensemble du secteur des transports. Pourtant, en stoppant la déforestation et en réduisant et en inversant la dégradation des forêts, les forêts pourraient contribuer de manière significative à la solution climatique dans les décennies à venir.

Lancement officiel du programme d'action mondial

Les deux champions du climat pour le Maroc et pour la France, M. Hakima El Haité et Mme à Laurence Tubiana ont conjointement lancé, le 8 novembre à Marrakech, le Programme d'action mondial. 

Ce Programme d'action mondial permet aux États de prendre des mesures supplémentaires pour donner des rôles aux acteurs non gouvernementaux officiels (organisations de la société civile, entreprises privées, villes, régions et investisseurs) pour agir en faveur de lutte contre le réchauffement de la planète. 

Il met sur pied un programme de neuf journées thématiques à savoir, les forêts, l'eau, l'industrie et les entreprises, la résilience dans les villes, les bâtiments, l'énergie, les transports, les océans et l'agriculture. 

«Nous avons besoin de tout le monde, pas de gouvernement, pas de ville, nous pouvons agir seuls. Notre message d'aujourd'hui est le suivant: nous devons agir maintenant, nous ne pouvons pas attendre jusqu'en 2020 », a déclaré Laurence Tubiana au lancement du Global Action Agenda. De son côté, la championne Hakima El Haité a mobilisé la société civile dans le cadre de cet Agenda. 

Le 17 novembre, les deux champions organisent pour la première fois un événement de haut niveau sur le changement climatique. À cette occasion, Laurence Tubiana et Hakima El Haité présenteront leurs recommandations pour le rôle qu'ils jouent. 

Dans ce programme, plus de 20 conférences sectorielles sont également prévues avec plus de 150 conférenciers de haut niveau. Chaque jour, il ya un sujet qui est débattu sur un thème précité, pour montrer les initiatives concrètes déjà lancées par le secteur non gouvernemental, identifier les défis et les solutions et formuler des recommandations politiques pour relever le niveau d'ambition dans chaque secteur. 

Les parties non gouvernementales, a-t-on appris, participent à plus de 12.500 initiatives qui ont été enregistrées sur la plate-forme, Action Climat Zone Non-Acteurs Nationaux (NAZCA) avec plus de 2500 villes et un peu plus de 2.100 entreprises. Ce programme a été lancé pour la première fois en 2014, à l'occasion de la COP20 à Lima au Pérou.

Limiter le réchauffement climatique exige un arrêt rapide de la déforestation

Limiter le réchauffement climatique à bien en dessous de 2 (ou 1,5) degrés exige un arrêt rapide de la déforestation et atteindre un équilibre en carbone vers la seconde moitié de ce siècle nécessite une restauration massive des forêts.

Les forêts saines jouent un rôle central dans la création de sociétés résilientes qui peuvent s'adapter aux changements climatiques, relève un document distribué lors de la COP 22. 

Les forêts existantes suppriment déjà plus de 2 gigatonnes de nos émissions de carbone de l'atmosphère annuellement, de sorte que la conservation et la gestion durable des forêts représentent l'une des réponses les plus importantes et les plus rentables aux problèmes climatiques, fait savoir le document.

La publication met en avant les engagements solidement pris par les pays pour fournir des services environnementaux à l'échelle globale, le financement important mobilisé par les pays donateurs et le secteur privé, l'engagement croissant de la société civile, y compris les peuples autochtones et d'autres communautés dépendant de la forêt, ainsi que les innovations technologiques permettant de réduire le coût de la mise en œuvre de la surveillance de l’état des forêts.

Au cours des dernières années, plus de 300 entreprises du secteur privé ont annoncé leur intention d'éliminer la déforestation de leurs chaînes d'approvisionnement, précise le document.

Les gouvernements jouent un rôle clé en soutenant les efforts des entreprises pour assurer le succès, en mettant en œuvre des politiques et des règlements qui créent des incitations aux deux extrémités de l'offre, en s'engageant dans des partenariats public-privé et en utilisant une aide au développement ciblée, recommande la publication. 

La société civile joue un rôle important dans le renforcement des capacités, le suivi des progrès et la diffusion de l'information. Les peuples autochtones et les communautés locales fournissent des contributions essentielles en tant que titulaires de droits de plus de 500 millions d'hectares de forêts tropicales - et gestionnaires d'une zone encore plus grande, ajoute la même source.

Concernant le financement, le document estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour explorer les nouveaux financements et les moyens d'aider les pays à accéder à de nouvelles ressources financières provenant de sources nationales et internationales, comme le Fonds vert pour le climat, et veiller à ce que ces ressources soient bien déployées. 

Les bailleurs de fonds, les agences du système des Nations Unies, le secteur privé et d'autres acteurs peuvent aider à faciliter le renforcement des financements liés à la foresterie pour la mise en œuvre des efforts des pays, relève le document. 

Les cadres régionaux et sous-régionaux peuvent être des catalyseurs utiles pour la mobilisation des pays, le partage des connaissances et la facilitation de la mobilisation des ressources, ajoute-t-on.

Le Maroc présente une nouvelle initiative pour le renforcement de l’action pour les forêts dans la région Med-Sahel

Le Maroc a présenté une nouvelle initiative pour le renforcement de l'action pour les forêts dans la région Med-Sahel (AFMS) visant la transmission de bonnes pratiques face à la vulnérabilité des écosystèmes forestiers et la mobilisation de fonds financiers pour une gestion durable des forêts.

Appuyée par les partenaires et les organisations régionales opérant dans cette région, ce projet de partenariat régional, présenté lors de la COP 22, a pour objectif le développement des actions d'adaptation aux changements climatiques intégrées dans la gestion durable de tous les types de forêts et la promotion des bonnes pratiques de la gestion durable des forêts en relation avec l'adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique.

Cette initiative aidera ainsi les pays de cette zone à atteindre leurs engagements multilatéraux sur les forêts et facilitera les investissements climatiques.

L’initiative AFMS s’inscrit dans un contexte où le rôle important des forêts dans l’adaptation et l’atténuation de changement climatique est de plus en plus reconnu et engage les parties à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour renforcer ces rôles à travers la gestion durable des forêts.

Le choix de la région trouve sa justification dans le fait que les écosystèmes forestiers méditerranéens et sahéliens sont caractérisés par une grande diversité en termes d’espèces et de zones bioclimatiques reflétant, dans l’espace et dans le temps, l’évolution de l’impact du changement climatique sur le milieu naturel.

En effet, la région méditerranéenne et celle du Sahel détiennent 73,3 millions d’hectares de forêts et 122 millions d’hectares d’autres espaces boisés pour une population qui s’élève à près d’un milliard d’habitants.

En adoptant une démarche inclusive, participative et multidimensionnelle, l’Initiative AFMS se fixe comme objectifs de mettre en exergue l’importance de la contribution des écosystèmes forestiers de la région, d’aider les pays de la région à répondre aux engagements multilatéraux liés aux forêts et au Développement Durable et d’encourager la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et Triangulaire, pour le partage d’expériences et de bonnes pratiques de gestion durable des forêts.

Elle vise également à promouvoir le développement de plans d’adaptation au changement climatique, à contribuer à la mise à niveau de la gouvernance pour la gestion durable des systèmes forestiers et à renforcer les investissements dans des projets forestiers d’adaptation au changement climatique intégrant la résilience des Communautés et populations locales.

Une journée d’action forêts, organisée mardi à Marrakech lors de la COP22, a été conjointement préparée par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation.

COP22: L’eau identifiée comme élément clé de l’adaptation dans 93 pc des contributions déterminées prévues dans le cadre de la CCNUCC

Dans 93 pc des contributions déterminées prévues au niveau national dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unis sur les changements climatiques (CCNUCC), les pays ont identifié l'eau comme un élément clé de l'adaptation.

En plus de sa dimension de besoin primordial, l’eau est fondamentale pour la sécurité alimentaire, la santé humaine, la production d'énergie, la productivité de l’industrie, la biodiversité. Assurer la sécurité de l’accès à l'eau signifie assurer la sécurité dans tous ces domaines. 

De plus, l'eau est essentielle à l'atténuation du changement climatique, car de nombreux efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dépendent d'un accès fiable à cette ressource. Relever ces défis de façon systématique est donc essentiel pour s'adapter aux changements climatiques et réduire les impacts négatifs des catastrophes liées à l'eau.

Pour cette raison, la Présidence marocaine de la COP22 a tenu à organiser, ce mercredi, pour la première fois dans l'histoire des COP, la Journée d'Action pour l'Eau créée dans le cadre de l’Agenda de l’Action climatique globale vise à attirer l'attention sur le secteur de l'eau en tant que pourvoyeur de solutions pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

A cet effet, nombre d’activités ont été organisées au site Bab Ighli abritant les travaux de la COP22. Ainsi, une conférence inaugurale de cette journée s’est tenue avec la participation des ministres marocaines déléguées chargées de l’Environnement et de l’Eau, Hakima El Haite, et Charafat Afailal, le Vice-président du Conseil, Dogan Altinbilek, et le président du Réseau international pour les organismes des bassins (RIOB), Roberto Ramirez de la Parra.

Les intervenants à cette rencontre ont mis l’accent sur la nécessité de placer la problématique de la pénurie d’eau au cœur des débats et des discussions traitant des changements climatiques, appelant à mettre en place des programmes et initiatives pour préserver les ressources hydriques, notamment dans les pays qui pâtissent de la sécheresse et de la pénurie des ressources hydriques.

L’énergie, la santé, la sécurité alimentaire, l’urbanisation, l’industrialisation, la démocratisation sont autant de questions qui sont implicitement ou explicitement liées à l’eau, ont-ils souligné, notant que l’eau sert de fil conducteur entre tous les 17 objectifs de développement durable (ODD).

À cette occasion, le gouvernement marocain et ses partenaires ont dévoilé le "Livre Bleu sur l'Eau et le Climat", un résultat concret de la Conférence internationale intérimaire sur l'eau et le climat, organisée à Rabat en juillet 2016, en coopération avec le Gouvernement français et le Conseil mondial de l'eau.

Cette publication rassemble les orientations et les recommandations formulées par la communauté internationale de l'eau pour la mise en œuvre des engagements climatiques et propose un large éventail de solutions concrètes et applicables par la gestion de l'eau pour l'adaptation et la résilience.

L’Afrique a été au centre des débats et des discussions relatifs à la problématique lors de cette journée. Les chiffres relatifs à l’eau dans ce continent sont préoccupants. 38 pc de la population africaine est confrontée à un risque de pénurie d'eau. Ce continent souffre d'une faible capacité de stockage d'eau brute, avec un peu plus de 1.270 barrages, soit approximativement 1.170 Km3.

Les barrages sont concentrés au sud de l'Afrique avec 44 pc, l'Afrique du Nord avec 18 pc, tandis que la région la moins équipée en barrages et l'Afrique centrale avec seulement 5 pc. Seules 20 pc des ressources disponibles en eau en Afrique sont stockés annuellement dans des barrages. Uniquement 5 pc des terres agricoles sont irriguées et un tiers de la population africaine, soit 330 millions de personnes, n'a pas accès à l'eau potable.

COP22: L'association Travive tisse une toile géante dans la Zone Verte

L’association Travive (Tous pour Rabat ville verte) a présenté une toile géante mercredi à l’espace Société civile de la Zone Verte du site de Bab Ighli qui abrite les travaux de la COP22 de Marrakech.

Cette toile de 70m2, labellisée par le comité scientifique de la COP22, une fois recouverte, sera reproduite sous différentes formes : tableau, carte de vœux, marque-pages, timbres… 

"L’objectif de cette toile est de laisser une archive aux participants qui rappellera l’engagement de tous pendant la COP22 à Marrakech", a affirmé Aïcha Detsouli, présidente de Travive et membre de la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC).

"Nous voulons que la toile soit à la portée de tous, distribuée et exposée pour rappeler sans cesse l’empreinte laissée à Marrakech", a dit Mme Detsouli. 

Artiste d’une journée, Abdelghani Maroufi, président de l’Association marocaine pour la protection de l’environnement et du climat (ASMAPEC), a dessiné en arabe " Protégeons notre climat, c’est protéger la terre". "Nous sommes ici, à la COP22, pour participer, comme toute la société civile, au plaidoyer pour la lutte contre les effets des changements climatiques", a-t-il indiqué. 

Avec le soutien des régions de Tanger, d’Oujda et de Rabat, trois autres toiles ont déjà été réalisées à l’occasion de la MedCOP de Tanger, et les PréCOP d’Oujda et de Rabat.

Pendant toute la durée de la COP22, ces deux dernières toiles sont affichées sur les grandes façades du Théâtre Royal de Marrakech pendant toute la durée de la COP22, alors qu'une autre toile sera réalisée le 10 novembre avec les enfants de l’école Auguste Renoir de Marrakech. 

Créée en 2010, Travive est une association engagée dans la protection de l’environnement. Son projet de toile géante a reçu le soutien de la délégation interministérielle des Droits de l’Homme.

L’organisation est en train de développer, à l’occasion de la COP22, le réseau "Greening Madinati" (Verdir ma ville), un réseau qui ambitionne de regrouper toutes les associations de villes vertes du Maroc, du Maghreb et d’Afrique.

COP22: présentation du Plan d’action 3S pour l’Afrique

Le Maroc et le Sénégal ont organisé, mercredi, dans le cadre de la COP22 qui se déroule à Marrakech, un Side-event pour la présentation du Plan d’Action 3S pour l’Afrique, une initiative visant à soutenir la durabilité, la stabilité et la sécurité au niveau du continent.

Un des responsables du Fonds NEPAD pour les changements climatiques, Kwame Ababio, a indiqué, lors de cette activité parallèle organisée au Pavillon marocain, que cette initiative a pour objectif de jeter la lumière sur les moyens à même de faire face aux dangers qui menacent le continent africain et les objectifs de ce Plan d’action à l'horizon de 2025.

Cette initiative ambitionne également de prévenir les dangers issus des changements climatiques à travers la mise en place de programmes adéquats d’alerte et de surveillance et la promotion des métiers verts, a précisé M. Ababio.

Selon les grandes lignes de ce Plan d’action, au moins un million de jeunes seront formés et bénéficieront de nouveaux emplois dans le secteur agricole et en matière d’adaptation aux changements climatiques d’ici 2020 et 250.000 villages en Afrique seront dotés d’accès aux informations des systèmes d’alerte précoce aux désastres (naturels, civils et de guerres), à l’énergie, outre un système de mutualité pour la vente et l’achat de produits agricoles et d’échange de main-d'œuvre.

Plusieurs activités sont prévues dans le but de contribuer à la concrétisation de ces objectifs, notamment l’identification des villages à risque, particulièrement exposés à la désertification et aux conditions climatiques extrêmes, la migration, la coordination des activités de réduction des risques de désastres et leur réponse, à travers la mise en place de mécanismes, tels que les systèmes d’alerte précoce à la sécheresse et la promotion d'activités génératrices de revenus.

COP22 : L’UNICEF et l’ADM en action pour limiter l’impact du changement climatique sur les enfants

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) ont entamé, à l'occasion de la COP22, une large campagne de communication sur le réseau autoroutier visant à sensibiliser les usagers des autoroutes à l’importance de limiter l’impact du changement climatique sur les enfants.

Conscients des enjeux que représentent les changements climatiques et leur impact sur les générations actuelles et futures, l’UNICEF et l’ADM concrétisent leur engagement, pris suite à la convention de partenariat signée par les deux partenaires le 20 septembre, en faveur de la protection des enfants des effets du changement climatique.

A travers une large campagne de communication, qui couvrira l’ensemble du réseau autoroutier au Maroc, les deux partenaires souhaitent contribuer à une plus forte prise de conscience chez les usagers des autoroutes de l’importance de protéger les enfants des effets de ces perturbations à travers des solutions innovantes et durables. 

L’objectif de cette action est de sensibiliser les différents clients des autoroutes, et à travers eux leurs familles et entourages respectifs, à l’importance de réduire l’impact du changement climatique sur les enfants.

"Avec plus de 700.000 clients des autoroutes par jour qui fréquentent les infrastructures ADM, ce sera une opération d’envergure qui produira un effet sur l’ensemble du territoire marocain et chez différents catégories sociales", explique Anouar Benazzouz, Directeur Général de ADM.

L’impact du changement climatique sur les enfants est chaque jour de plus en plus important. Selon les données les plus récentes, 99% des décès attribués aux changements climatiques surviennent dans les pays en développement et les enfants représentant 80% de ces décès. 

"L’action conjointe de l’UNICEF et de ADM contribuera à une plus forte prise de conscience chez des millions de personnes qui seront directement ou indirectement exposées à cet appel conjoint", souligne Regina De Dominicis, représentante de l’UNICEF au Maroc.

Cette opération, menée à l’occasion de la COP22, devrait servir de modèle pour une coopération à plus moyen terme qui couvrira la période du nouveau cycle de coopération entre le Maroc et l’UNICEF 2017-2021. 

Les deux partenaires ont convenu d’unir leurs efforts afin d’associer les clients d'ADM à la promotion et la protection des droits de l’enfant. 

Sur la base des priorités du programme de coopération entre le Maroc et l’UNICEF, les équipes conjointes des deux partenaires pourront identifier des thématiques objets d’actions de sensibilisation qui seront déployées tout au long du réseau autoroutier.

La RADEEMA lance des projets dédiés à la préservation de l’environnement

La Régie Autonome de Distribution d’eau et d’Electricité de Marrakech (RADEEMA) lance plusieurs projets dédiés à la préservation de l’environnement et la rationalisation des ressources hydriques et énergétiques.

Ainsi, dans le cadre de son plan d’investissement ambitieux, la RADEEMA a mis en œuvre deux grands projets labellisés par le comité de pilotage de la COP22, à savoir le projet d’épuration des eaux usées et de réutilisation en irrigation des eaux épurées de Marrakech et celui de la réalisation d’une unité de séchage solaire des boues issues de stations d’épuration (STEP).

Ces deux projets, qui s’inscrivent dans le cadre d’une approche proactive et durable, visent à répondre aux exigences contradictoires imposées pour le soutien du développement touristique et économique tout en préservant les ressources hydriques.

Mobilisant une enveloppe financière de 1,232 milliard de dirhams, le projet d’épuration des eaux usées et de réutilisation en irrigation des eaux épurées de Marrakech permet le traitement des eaux usées de Marrakech conformément aux exigences normatives avec la mobilisation d’un potentiel de 33 millions m 3 d’eau usée épurée pour l’arrosage des golfs, des espaces verts et de la palmeraie de Marrakech.

La station d’épuration de Marrakech, qui recourt à des techniques de traitement intensif et fiable, traite actuellement jusqu’à 118.000 m3 /jour d’eau usée jusqu’au niveau de traitement secondaire selon le procédé des boues activées avant qu’elles ne soient évacuées dans le milieu naturel.

Une autre particularité de ce projet réside dans l’atténuation des gaz à effet de serre, à travers la valorisation énergétique du biogaz potentiellement productible lors de la digestion anaérobie des boues issues du traitement des eaux usées.

En effet, le biogaz produit par la station permet de générer par cogénération 30 MWh/jour d’énergie électrique couvrant 50% des besoins de la STEP et 40 MWh/jour de chaleur, satisfaisant les besoins thermiques de la station, soit au total l’équivalent de 67 barils de pétrole par jour, et évitant ainsi l’émission en atmosphère du méthane qui est un puissant GES.

Pour ce qui est du deuxième projet lancé en 2016 par la RADEEMA, il consiste à la réalisation d’une unité de séchage solaire des boues issues de la STEP en perspective d’une valorisation ultérieure, énergétique ou agricole pour résoudre le problème de production massive des boues par le procédé d’épuration des eaux usées.

L’unité traitera au quotidien 215 tonnes de boues d’épuration pour en produire 56 t/jour des boues séchées à 80 % de siccité. Le procédé de séchage solaire adopté tire profit du contexte climatique local favorable pour offrir au quotidien 120 MWh d’énergie thermique, soit l’équivalent de 80 barils de pétrole par jour. 

Avec l’aboutissement de ces deux projets en 2018, la RADEEMA améliorera ses dispositifs de protection de l’environnement et contribuera davantage aux actions d’atténuation des émissions de GES et d’adaptation aux changements climatiques.

L'engagement constant du Maroc en faveur du développement de l’Afrique reflète "une vision sage" pour propulser la coopération Sud-Sud 

L’engagement constant du Maroc en faveur du développement socio-économique de l’Afrique reflète "une vision sage" visant à propulser vers l’avant la coopération Sud-Sud, a affirmé le politologue et universitaire italien Franco Bracardi, qui salue la décision du Royaume de réintégrer l’Union africaine (UA).

En choisissant la capitale sénégalaise pour adresser son discours de la Marche Verte, SM le Roi Mohammed VI "a voulu transmettre une nouvelle fois aux Africains un message plein de sens et d’enseignements, réaffirmant ainsi la volonté du Royaume de poursuivre son action en faveur d'un partenariat Sud-Sud agissant et bénéfique pour l’ensemble du continent", a ajouté M. Bracardi, spécialiste des questions africaines.

Le discours de SM le Roi "confirme l'enracinement profond de l'appartenance du Maroc en Afrique", a-t-il relevé, soulignant que les efforts déployés par le Souverain depuis son accession au Trône pour la consolidation de la coopération avec les pays africains ont abouti à "des réalisations concrètes et à des résultats louables qui témoignent de la justesse des choix opérés par SM le Roi".

Ce discours prononcé depuis Dakar ainsi que la tournée du Souverain dans plusieurs pays d’Afrique de l'Est sont "un témoignage fort éloquent" de la volonté du Maroc de consolider ses liens et son attachement au continent africain, a dit M. Bracardi qui a indiqué qu’"il s’agit dans les deux cas de messages clairs chargés de symboles".

Selon l’universitaire italien, "cette ferme volonté du Maroc d’œuvrer en faveur de la consolidation de la coopération Sud-Sud et de défendre les intérêts de l’Afrique, comme en témoignent ces derniers jours les débats programmés dans le cadre de la COP22, ne doit pas susciter l’étonnement compte tenu des relations historiques entre le Royaume et le continent".

La réduction des émissions des GES, tributaire de l'action des entreprises 

La réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) est tributaire de l'action des entreprises en faveur de la mise en oeuvre de l'Accord de Paris, ont souligné, mercredi à Marrakech, les intervenants lors d'une conférence sur le rôle des entreprises dans la lutte contre les changements climatiques.

Pour pouvoir mettre pleinement en œuvre le potentiel de réduction des émissions de GES du secteur privé à l'échelle voulue, l'action des entreprises doit être renforcée par de solides politiques climatiques nationales, ont affirmé les intervenants lors de cet événement organisé conjointement par CDP et la coalition We Mean Business lors de la COP22.

Les entreprises ont un rôle important à jouer pour permettre à l'économie mondiale d'atteindre et de dépasser ses objectifs climatiques, ont-t-il indiqué, expliquant qu'en tant qu'importante source d'émissions de GES, le secteur privé est un partenaire de premier plan dans l'installation d'une économie prospère et durable à faibles émissions de carbone. Les acteurs non-étatiques, notamment les grandes entreprises, doivent pousser les pays à implémenter pleinement leurs contributions nationales d'action climat (NDC) au moyen de solides législations nationales, de manière à ce que les nombreux engagements climatiques du secteur privé puisse être mis en œuvre rapidement, a relevé, à cet effet, la ministre déléguée chargé de l’Environnement, championne de haut niveau pour le climat, Hakima El Haite.

De son côté, Jill Duggan, directrice du Groupe des chefs d'entreprise du prince de Galles, qui rassemble 24 grandes entreprises européennes employant 2 millions de personnes dans le monde, a déclaré qu'avec l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris, le monde a désormais le mandat légal de créer un avenir sans carbone. "C'est une occasion fantastique pour le monde des affaires", a-t-elle dit, notant que les chefs d'entreprise doivent opérer un véritable changement dans leur manière d’aborder le changement climatique et passer d'une approche progressive de conformité à une approche transformationnelle, "la seule qui puisse assurer un monde durable et prospère". "Les entreprises entrent dans la course aux opportunités à saisir, opportunités offertes par la transition vers un monde durable en cours", a relevé, pour sa part, la directrice de l'exploitation au sein de CDP, Frances Way.

Si la majorité des entreprises ont "déjà démarré et sont sur la piste du bas carbone, une intervention politique claire est nécessaire pour stimuler une ambition encore plus élevée et les aider à franchir la ligne d'arrivée des 2°C", a fait savoir Mme Way.

Au total, 471 entreprises représentant une capitalisation boursière de plus de 8 billions de dollars ont entrepris plus d'un millier d'engagements ambitieux en faveur de l'action climatique. Ces entreprises sont représentatives de tous les secteurs et de la géographie à l'échelle mondiale.

We Mean Business est une coalition d'organisations qui travaillent avec des milliers d'entreprises et d'investisseurs les plus influents au monde. Ces entreprises reconnaissent que la transition vers une économie bas carbone est le seul moyen d'assurer une croissance économique durable et une prospérité pour tous. Pour accélérer cette transition, cette coalition a formé une plate-forme commune pour amplifier la voix des entreprises, catalyser une action climatique audacieuse et promouvoir des cadres stratégiques intelligents.

Le CDP, anciennement "Carbon Disclosure Project", est un organisme international à but non lucratif qui fournit aux entreprises, aux villes, aux États et aux régions un système mondial pour mesurer, divulguer, gérer et partager des informations essentielles sur leur performance environnementale. Cet organisme, le premier fournisseur de recherche en matière de climat pour les investisseurs, collabore avec 827 investisseurs institutionnels représentant des actifs à hauteur de 100 billions de dollars et 89 organisations d'achats aux dépenses annuelles combinées de plus de 2,7 billions de dollars, pour motiver les entreprises à divulguer leurs impacts sur l'environnement et les ressources naturelles et prendre des mesures pour les réduire.

Cet événement a été organisé en partenariat avec le Pacte mondial des Nations Unies et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 Parties à la Convention.

Conférence de l'UPA: Le 1er vice-président de la Chambre des conseillers s’entretient avec des délégations parlementaires africaines

Le premier vice-président de la Chambre des conseillers, Mohamed El Ansari, a eu mercredi des entretiens avec des délégations parlementaires africaines participant à la 39ème Conférence de l’Union parlementaire africaine (UPA), qui se déroule à Rabat

Dans ce cadre, M. El Ansari a reçu au siège de la Chambre des conseillers le président de l’Assemblée nationale des îles Comores, M. Abdou Ousseni et une délégation du parlement sud-soudanais.

Lors de ces rencontres, M. El Ansari a rappelé le contenu du discours de SM le Roi Mohammed VI, prononcé depuis Dakar à l’occasion du 41e anniversaire de la Marche verte, relevant que le Souverain a fait du développement du continent africain et de la promotion de la coopération sud-sud un choix stratégique irréversible du Royaume.

Dans une déclaration à la MAP, M. El Ansari a indiqué que ces rencontres ont été l’occasion de présenter à ses interlocuteurs les grandes lignes de la politique africaine menée sous la conduite éclairée de SM le Roi, et qui repose sur la concertation et la solidarité entre les pays africains. 

Il a, dans ce cadre, souligné que l’organisation à Marrakech de la COP22 permettra au continent africain de faire entendre sa voix et de présenter une vision unifiée de la problématique du changement climatique.

De leur côté, les délégations sud-soudanaise et des îles Comores ont fait part de la volonté de leurs pays à contribuer au succès de cet évènement planétaire, a-t-il dit. 

Elles ont indiqué qu’en abritant la COP22, le Maroc représente l’ensemble des pays du continent, a ajouté le premier vice-président de la Chambre des conseillers.

Les membres de ces délégations africaines ont par ailleurs appelé à redynamiser l’action des groupes d’amitié parlementaires bilatéraux, insistant aussi sur la nécessite de renforcer la coordination et la concertation sur les questions communes et l’échange des expériences.

Les travaux de la 39ème conférence des présidents des assemblées parlementaires de l’UPA se déroulent au siège de la Chambre des conseillers, avec la participation de 15 présidents de parlements membres de l’UPA et les représentants de plus de 240 parlementaires de 29 pays.

COP22 : "Les changements climatiques et l'accès durable à l’eau potable et au service d’assainissement en Afrique", thème d'une conférence internationale organisée par ONEE et AAE

Une conférence internationale sur "les changements climatiques et l’accès durable à l’eau potable et au service d’assainissement en Afrique" a été organisée, mardi à Marrakech, par l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) et l’Association africaine de l’eau (AAE).

Organisée en marge de la 22e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient à Marrakech du 07 au 18 novembre, cette rencontre a permis de débattre des défis auxquels le continent africain fait face en termes d’impact des changements climatiques sur l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement, indique l’ONEE dans un communiqué. 

Elle a aussi permis d’identifier des solutions innovantes pour améliorer la situation de l’eau en Afrique et contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, ajoute la même source. 

Présidée par Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’ONEE et président de l’AAE, cette conférence a été l’occasion pour mettre en exergue les programmes et activités de l’AAE, qui favorisent la mise en place de mesures d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques par les opérateurs de l’eau et de l’assainissement en Afrique, relève le communiqué. 

Ont pris part à cette conférence, plusieurs responsables, notamment le directeur Eau et Assainissement de la Banque Africaine de développement (BAD), Mohamed El Azizi, président d’honneur du Conseil Mondiale de l’eau, Loic Fauchon, et des directeurs généraux d’organismes africains chargés de l’eau et de l’assainissement (Société de distribution d’eau de la côte d’ivoire, Rand Water d’Afrique du Sud, National Water and Sewerage Corporation d’Ouganda, Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux de Tunisie, Camerounaise des Eaux, et Société des Eaux de Guinée). 

Le Bénin fait son entrée à la COP 22 avec les enfants comme vecteurs de communication sur les défis environnementaux

Le Bénin a fait son entrée mercredi au pavillon de France à Bab Ighli dans la ville de Marrakech où se tient la COP22, avec l’idée originale d’utiliser les enfants pour sensibiliser sur les défis environnementaux, notamment la gestion des déchets solides ménagers, a constaté sur place l’ABP. 

Trois enfants béninois appelés ‘’ Tresseurs de corde’’, tous des élèves, Kokodé Néhémie, 14 ans, Katary Folashadé, 14 ans et Satoguina Grâce, 11 ans, ont du haut de la tribune en pavillon de France, parlé des défis écologiques et sensibilisé à l’importance des actions éco citoyennes en faveur du climat. 

Dans un téléfilm de court métrage réalisé par Sandra Adjaho, et projeté au public, on pouvait voir des enfants jouer un sketch dans lequel ils sensibilisent les populations des quartiers insalubres de Cotonou à la nécessité de gérer efficacement les ordures ménagères. 

Répondant aux questions du public médusé par leurs prestations, Katary Folashadé a déclaré que « nous sommes pauvres mais nous pouvons être propres ». Les enfants ont rappelé l’exemple du Rwanda et du Maroc qui ont réussi à interdire l’usage des sachets plastiques et introduit dans les habitudes, les sacs en carton biodégradables et non pollueurs. 

Plusieurs personnalités politiques et de la société civile du Bénin, du Togo et de France ont suivi religieusement le message des enfants qu’ils ont encouragés à devenir des vecteurs de communication pour un changement de comportement tant au Bénin qu’au-delà de ses frontières. 

Le maire de la ville de Tchinvié (Togo) a demandé aux enfants d’être ses hôtes pour aider à l’éducation environnementale de leurs camarades togolais. 

Clément Kotan, directeur de l’Unité de protection de l’Environnement opérant à Cotonou, a promis des fourneaux de gaz aux parents des trois ‘’tresseurs de corde’’ pour arrêter l’utilisation du charbon de bois comme combustible domestique. 

Quant au Directeur du Centre d’éducation à distance, Jacques Edjrokinto, il a sur place, accordé une bourse de 50 minutes de connexion à l’internet aux enfants pour les aider à poursuivre leurs recherches sur le climat. 

Impressionné par le travail de sensibilisation des enfants béninois, le directeur de la communication du ministère français de l’Ecologie et du Développement durable, Joachim Philippe a, au nom de son ministre, Ségolène Royal, fait des trois enfants, des citoyens d’honneur de la COP22. 

Rappelons que le Bénin qui, jusqu’à ce mercredi matin n’était pas visible, est entré de plain-pied dans la COP 22 et disposera d’un stand au pavillon de la Banque islamique de développement (Bid) en zone verte à compter du 12 novembre prochain. 

L’OIM et le CNDH plaident à Marrakech pour la création d’un espace d’échange scientifique autour de la migration environnementale

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) ont plaidé, mercredi à Marrakech, pour la création d’un espace d’échange entre académiciens africains de disciplines différentes autour de la thématique des migrations environnementales.

"Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le continent africain sera effectivement le continent le plus concerné par le changement climatique d’ici 2050, et consécutivement les mobilités humaines deviendront le visage de ce changement", a averti la cheffe de mission de l'OIM au Maroc, Ana Fonseca lors d’un side-event organisé dans le cadre de la COP22 sur "Le Rôle de la recherche africaine sur le changement climatique et les mobilités humaines".

La compréhension de ces mobilités reste encore trop limitée, vu l’absence de données exhaustives et l’existence de véritables inégalités de moyens de recherche entre pays développés et pays en développement, a souligné Mme Fonseca.

"Seule l’amélioration des capacités de recherche dans les pays en développement permettra de mieux connaître les migrations induites par l’environnement", a-t-elle informé.

Cette responsable a, par la même occasion, remercié le gouvernement marocain ainsi que le CNDH pour leur investissement aux côtés des équipes de l’OIM Maroc quant à la mise à l’agenda marocain et international des migrations environnementales.

De son côté, Mohamed Cherif, représentant du CNDH, a fait savoir que cette rencontre concerne une problématique qui intéresse le monde entier, à savoir les mobilités liées aux changement climatiques, appelant à renforcer le réseautage et le network dans le domaine en vue de garantir la protection effective des personnes déplacées à travers la mise en place d'un statut juridique approprié.

Même son de cloche chez Fernanda De Salles Cavedon Capdeville, membre du Réseau sud-américain des migrations environnementales (RESAMA, Brésil), qui a appelé la communauté internationale et les différents ONG à agir de manière à préserver les droits du réfugié climatique et combler le vide juridique actuel.

De son côté, Mamadou Ndongo Dimé, Sociologue à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal, a précisé que les changements climatiques doivent être vus non pas comme une fatalité mais comme une source d’opportunités qui favorisent notamment la mise en place de projets communs qui se complètent et qui renforcent la dynamique socio-économique.

Quant à Abdelkarim Daoud, expert en géographie humaine à l’Université de Sfax en Tunisie, il a appelé l’ensemble des académiciens et chercheurs scientifiques à contribuer, par des recherches et études relatives au traitement de la question des réfugiés environnementaux, de manière à enrichir le débat et trouver des résolutions aussi concrètes qu’efficaces.

Organisé conjointement par l’OIM Maroc et le CNDH, ce side-event traite le potentiel migratoire qui s’est fortement accru au fil des dernières décennies en Afrique sous l’effet du changement climatique.

Il vise également à sensibiliser et mobiliser sur l’importance de la relation entre les changements climatiques et mobilités humaines, proposer des recommandations pratiques pour répondre aux défis des migrations environnementales dans le contexte africain, ainsi qu’à stimuler l’échange d’expériences et promouvoir ce thème en Afrique et aussi valoriser les bonnes pratiques locales en matière de ressources humaines et gestion de la mobilité.

Ont pris part à cette rencontre des chercheurs africains et membres de réseaux internationaux qui ont présenté et échangé sur les expériences, défis et politiques liés aux changements climatiques et mobilités humaines dans le continent africain.

La culture, un "accélérateur des prises de consciences" dans les questions liées aux changements climatiques

La culture peut être un "accélérateur des prises de consciences" dans les questions liées aux changements climatiques, a affirmé, mercredi à Marrakech, le chef du pôle de la société civile de la COP22, Driss El Yazami.

En dehors de celles qui se tiennent à la Zone verte et à la Zone bleue, de nombreuses activités culturelles sont prévues ailleurs dans la ville de Marrakech, dont plusieurs expositions, a affirmé M. El Yazami, dans un point de presse dans le site de Bab Ighli, citant, à titre d'exemple, l'exposition qui sera inaugurée lundi prochain par des artistes africains qui interviendront sur le climat, ainsi que sur l'initiative "Une photo pour ma planète". 

Par ailleurs, "nous comptons autour de 280 réseaux internationaux et nationaux de la société civile qui sont présents dans la Zone verte, dans le cadre de la COP22", a-t-il indiqué, précisant que cet espace compte sept agoras thématiques (femmes, jeunes, peuples autochtones, territoires...). "La programmation de ces agoras est totalement complète, puisque nous sommes à 450 activités", a fait savoir M. El Yazami, notant qu'il y a plus de 300 ONG africaines présentes à cette manifestation internationale qui travaillent principalement sur la sécurité alimentaire.

"Je pense que la plus-value qu'on peut raisonnablement attendre de la COP22 pour la société civile, c’est une mise en réseau renforcée des ONG africaines", a-t-il dit, dans ce sens. La Zone verte, lieu d'expression de tous les acteurs non-étatiques impliqués dans la lutte contre les changement climatiques, a été ouverte lundi à l'occasion du début de la COP22 qui se déroule à Marrakech du 7 au 18 novembre.

Événements parallèles, expositions, conférences et espaces de présentation et de sensibilisation, la Zone verte sera marquée par des activités promouvant le partage de connaissances et d’expériences, la présentation de bonnes pratiques et la consolidation ou le lancement d’initiatives d’action en faveur du climat.

L'espace "Société civile", qui couvre plus de 12.000 m2, met l'accent sur le dialogue et offre des espaces de rencontres où la société civile, le monde universitaire et les collectivités locales peuvent présenter leurs initiatives sur les changements climatiques et leurs répercussions.

La COP22/CMP12, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l'accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 Parties à la Convention.

Le changement climatique serait à l’origine de 250.000 décès prématurés chaque année entre 2030 et 2050 

Le changement climatique serait à l’origine de 250.000 décès prématurés chaque année et d’une aggravation de la morbidité liée aux évènements climatiques entre 2030 et 2050, a indiqué, mercredi à Marrakech, le ministre de la Santé, M. El Houssaine Louardi.

Ce phénomène universel est l’un des facteurs qui contribue également à l’émergence et à la réémergence des maladies à transmission vectorielle, aux malades à transport hydrique, à la malnutrition et aux infections respiratoires et aux allergies, a précisé M. Louardi dans une allocution lue en son nom lors d’une rencontre sur la relation entre la santé et le changement climatique, tenue mercredi au Pavillon marocain au site Bab Ighli qui abrite les travaux de la COP22 (07-18 novembre).

Pour faire face à ces risques, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait adopté en 2008 la résolution WHA51.29 relative à la protection de la santé contre les menaces liées aux changements climatiques et à l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique, a rappelé le ministre, précisant que cette résolution invite les pays à développer des plans d’adaptation du secteur de la santé au changement climatique et à renforcer la capacité des systèmes de santé.

Après avoir salué le "grand intérêt" que l’Accord de Paris sur le climat a confié à la dimension sanitaire du changement climatique, M. Louardi a assuré, néanmoins, qu’il reste important de souligner que moins de 1,5 pc du financement international consacré à l’adaptation au changement climatique est actuellement alloué à des projets relatifs à la santé.

A cette occasion, le ministre de la Santé à lancé un appel solennel aux négociateurs de la COP22 pour leur demander d’accorder aux mesures d’adaptation en général et en particulier à celles qui visent de développer la résilience du secteur de la santé une importance au moins égale à celle historiquement allouée aux mesures d’atténuation.

S’exprimant également à cette occasion, le représentant de l'OMS au Maroc, Yves Souteyrand, a indiqué que chaque année au niveau mondial un total de 12,5 millions de personnes décèdent pour des raisons liées à l’environnement. 

"On se trouve actuellement dans une situation très préoccupante dans la relation entre santé et changement climatique, ce qui exige une action rapide et urgente", a-t-il martelé, appelant à augmenter la résilience des systèmes de santé pour une meilleure surveillance des maladies et à permettre à la santé d’avoir accès au financement climatique. 

Pour remédier à cette situation, l’OMS et les gouvernements marocain et français ont déterminé un nombre de priorités sur lesquelles les Etats membres doivent travailler pour faire face aux effets de ces changements climatiques sur la santé publique, a fait observer M. Souteyrand.

La rencontre sur la santé et le changement climatique, organisée par le ministère de la Santé dans le cadre de son animation scientifique de la COP22, vise à sensibiliser les acteurs et les partenaires nationaux sur la situation des effets sanitaires du changement climatique et à identifier les mesures intersectorielles et multi-acteurs efficaces pour lutter contre les impacts sanitaires du changement climatique.

"Des alliances fortes" préconisées pour la gestion de l'eau des bassins

Une gestion intégrée de l'eau des bassins passe par "des alliances 'fortes'' visant une conservation maximale de cette ressource, a soutenu, mercredi, à Marrakech (Maroc), la directrice des affaires européennes et internationales au ministère français de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, Sylvie Lemmet. 

Le changement climatique a impacté sur les bassins, en termes de qualité et de quantité, a relevé Mme Lemmet qui co-animait mercredi un panel sur "Eau et changements climatiques", dans le cadre de la 22e conférence des parties (COP22) de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (7-189 novembre). 

"Le bouleversement climatique a un impact sur l'eau aussi bien en terme de quantité que de qualité, car les questions d'assainissement deviennent toujours compliquées", a-t-elle expliqué. 

Aussi la directrice des affaires européennes et internationales au ministère français de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer a-t-elle souligné la nécessité d'adapter "l'ensemble des systèmes face à l'évolution du climat". 

"On voit bien que ce sont les organisations comme les agences ou les bassins, qui contribuent plus à une gestion intégrée de la ressource en eau, en amont et en aval, en permettant" en permettant d'adapter ou de conserver "au maximum cette ressource", a indiqué Sylvie Lemmet. 

Dans cette perspective, "l'intégration entre l'eau et la biodiversité va permettre une conservation optimale des deux'' et se traduire par des bénéfices en termes de biodiversité en de gestion intégrée de la ressource des bassins, a-t-elle noté. 

Mme Lemmet est revenue sur la place de l'eau dans les contributions nationales déterminées (CDN) déposées par les Etats, qui sont "la clé de la base de l'Accord de Paris" sur le climat, conclu le 12 décembre dernier dans la capitale française, dans le cadre de la COP 21. 

Celles-ci regroupent "des actions d'atténuation" en matière d'énergie, de transport, de bâtiment, mais aussi celles relatives à l'adaptation. "Tous ces aspects sont intégrés", a-t-elle assuré. 

"Dans 90% de ces contributions, il est fait mention de l'eau. C'est le moment du développement de ces contributions et de la mise en œuvre. C'est pourquoi, les alliances qui sont mises en place, sont à la disposition de ces gouvernements pour y travailler", a ajouté Mme Lemmet. 

Les organismes de bassins, qui ont signé le pacte de Paris, vont travailler ensemble pour "mobiliser les investissements qui sont absolument vitaux et nécessaires et auxquels la France va apporter sa contribution avec le bassin du Congo", a-t-elle poursuivi. 

"Je pense que les autres vont faire la même chose. C'est un engagement fort de ce pays de soutenir ce type d'action", a estimé Sylvie Lemmet. 

"Les alliances coopèrent entre elles pour que les questions du climat et de l'eau soient liées. C'est important qu'elles s'organisent et continuent de le faire pour les années à venir", a-t-elle souligné. 

"De nouvelles initiatives arrivent à la COP 22 et je pense que c'est là un signe de dynamisme de l'ensemble de ces communautés et de l'extrême pertinence du sujet de l'eau, reconnue par la plupart des pays, car plus de 90% d'eux ont mis l'eau dans leurs contributions nationales déterminées", a fait savoir Mme Lemmet A côté de ces agences et organismes, il y a aussi les villes et les régions qui se sont engagées dans cette problématique de l'eau, à en croit Sylvie Lemmet. "C'est très important, car le prélèvement que les villes font sur l'eau peut être du simple au double selon la façon dont elle est gérée", a-t-elle indiqué. 

Elle a fait état d'une "conjonction d'acteurs qui ont un vrai intérêt à ce que l'eau ne soit pas une ressource trop rare". 

COP22 : Remise des prix aux lauréats du concours de photographie "Une photo pour ma planète"

La cérémonie de remise des prix du concours de photographie "Une photo pour ma planète", organisé par la Fondation de la Caisse du Dépôt et de Gestion (CDG), le ministère de la Culture et le Conseil national des Droits de l'Homme (CNDH) dans le cadre de la COP22, a été organisée mardi soir à la Zone verte du site Bab Ighli à Marrakech.

Dans la catégorie des artistes photographes, le premier prix a été décerné à Noureddine Tilsghani, suivi de Saïd Raïs et de Youssef Lahrichi.

Dans la catégorie des photographes amateurs, les trois prix ont été attribués respectivement à Khalil Rajaoui, Lotfi Souidi et Younès Mouhtadi.

Un jury présidé par l’artiste plasticien et écrivain Mahi Binebine et comptant parmi ses membres l’artiste Fatiha Zemmouri, Kenza Khallafi, membre de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et le président de l’Association marocaine de l’art photographique Jaarfar Akil, a été chargé de départager les candidats. 

Les œuvres sélectionnées et lauréates, qui seront présentées simultanément dans trois espaces : l’Espace Zone verte, bab Ighli à Marrakech dans le cadre des activités programmées en marge de la COP22, l’Espace Expressions CDG, galerie d’art du Groupe CDG à Rabat et l’Espace d’exposition du Centre culturel de Dakhla, jettent la lumière sur des situations liées à l’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique, la pollution ou toute action citoyenne de développement durable ou de préservation de l’environnement.

Le jury avait fixé le nombre de candidats dont les œuvres seront exposées à 15 artistes photographes et 8 photographes amateurs, selon l’ordre de mérite.

Dans une déclaration à cette occasion, le président du CNDH, Driss El Yazami, a indiqué que ce concours est une opportunité pour les photographes de mettre en avant leur créativité et illustrer les risques climatiques qui menacent l’humanité et de montrer la voie vers des solutions qui donnent l’espoir et contribuent à la sensibilisation des citoyens aux effets des changements climatiques.

Et d’ajouter que la COP22 connaît une présence remarquable de la culture dans la Zone verte, à travers plusieurs expositions de photographies et d’art plastique, ainsi que des concerts de musique populaire dans des espaces publics qui montrent la diversité culturelle du Maroc et la mobilisation des hommes et des femmes de la culture pour la réussite de cette manifestation écologique planétaire.

La Mauritanie participe à Marrakech à la conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique

La Mauritanie participe à la 22eme conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique ou COP 22 dont les travaux ont débuté lundi à Marrakech, au Maroc. 

La Mauritanie est représentée à cette rencontre qui se poursuivra jusqu'au 18 novembre 2016 par une importante délégation présidée par le ministre de l'Environnement et du Développement Durable, M. Amédi CAMARA qui a quitté Nouakchott mercredi matin pour Marrakech (Royaume du Maroc), en compagnie d'une importante délégation comprenant de hauts cadres du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable, des autres départements ministériels, ainsi que de Parlementaires et de membres de la Société Civile. 

Près de 30 000 participants dont 8000 représentants de la société civile, des observateurs, des acteurs s'intéressant au domaine de l'environnement et 1500 journalistes venus des différents pays prennent part à cette conférence. 

Les participants continueront l'action débutée à la 21eme conférence tenue à Paris au cours de l'année dernière pour la concrétisation de l'accord obtenu à la suite de cette conférence, notamment dans les domaines de la transparence, du transfert de la technologie, de la construction des capacités en vue de faire face aux dégâts causés par les changements climatiques. 

Le pavillon africain à la conférence a constitué un espace large pour passer en revue l'expérience africaine dans ses différents contenus et sa diversité et profiter des efforts du partenariat international dans le but de la développer. 

Plusieurs pays africains exposent leurs efforts dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques. 

La première journée de la conférence a connu l'organisation de plusieurs colloques avec la participation d'experts de tous les pays africains consacrés à la discussion de questions relatives au climat, au développement et à l'échange d'expériences. 

Le ministre marocain des affaires étrangères, président de la conférence, M. Salah Dine Mezouar a indiqué à l'ouverture de la conférence que la tenue de cette dernière en terre africaine vient concrétiser la volonté du continent de contribuer aux efforts internationaux en faveur du climat et d'assumer ses responsabilités dans ce sens. 

Il a appelé les participants à trouver des solutions rationnelles aux peines quotidiennes que connaissent de larges couches de la population du globe terrestre du fait des défis posés par le climat. 

La convention regroupe 197 Etats. 

Ségolène royal salue la ''belle'' équipe du sénégal à la cop 22

Ségolène royal, ministre française de l'Ecologie et du Développement durable, a salué, mardi, la ''belle'' équipe déployée par le Sénégal à la COP 22. 

Arrivée au stand du Sénégal, un peu après 11 h (heure locale), la ministre, née à Dakar, s'est réjouie de visiter son pays avec ses diverses potentialités. ''Ici, c'est mon pays'', a lancé Mme Royal, présidente sortante de la COP 21 de Paris. ''C'est beau, vous avez une belle équipe'', a renchéri Ségolène royal qui se dit fière de ce que font les responsables sénégalais au niveau de cette COP22. 

Elle a été accueillie par la délégation sénégalaise composée du directeur générale de l'Agence nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV), du directeur de l'Horticulture, des chefs de division et de conseillers du ministère de l'Environnement et du Développement durable. 

''Le stand est joyeux, il y a de la culture, du travail, des entreprises, des actions opérationnelles. Je suis émerveillée par ce stand'', a déclaré la ministre française. 

Revenant sur la coopération franco-sénégalaise, elle a rappelé que lors de la COP 21 de Paris, en 2015, les deux pays ont ficelé un accord de partenariat sur le Fleuve Sénégal qui concerne la biodiversité, les barrages, l'énergie. ''Il y aura des barrages compatibles avec l'environnement afin de prendre en compte tous les problèmes liés aux énergies renouvelables'', a précisé la ministre française de l'Ecologie. 

Le Maroc a mis à la disposition du Sénégal un stand de quelque 150 m2 modulable, composé d'un hall, d'une salle de conférence et de deux salles qui font office de bureau. Auparavant, Ségolène Royal a visité les stands de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de l'Ethiopie,de la Guinée, entre autres. 

Le bénin annonce sa première présentation à la COP22 au pavillon de France

Le Directeur général des Changements climatiques au ministère béninois du Cadre de vie et du Développement durable, membre de la délégation béninoise, M. Ibila Djibril, a annoncé tôt mercredi, une présentation du Bénin à la COP 22 au pavillon de France. 

Dans une invitation envoyée par courriel à l’ABP, ‘’les enfants du Bénin engagés contre le réchauffement climatique’’, donneront de la voix au pavillon de France entre 11 h 30 à 12h, heure locale. 

Rappelons que mardi, au deuxième jour de l’ouverture de la COP22, le Bénin n’était pas encore visible au pavillon de l’Afrique. 

Benin: quand les engagements d’investissements sur le climat redonnent espoir à l’Afrique

La 22e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques apparaît décisive et prometteuse pour l’Afrique, au regard des engagements pour le financement des projets d’adaptation. 

Continent vulnérable aux effets des changements climatiques, l’Afrique accueille la 22e conférence avec l’espoir de faire bouger les lignes quant au financement des projets de développement durable, notamment la réduction des impacts des changements climatiques. Au diagnostic posé à Paris, Marrakech appliquera la thérapie adaptée en donnant la priorité aux actions concrètes visant l'investissement financier en faveur du climat. 

Dès l’ouverture de la conférence lundi, le ton a été donné. L’Afrique a été reconnue comme le continent devant payer le lourd tribut du réchauffement climatique alors qu’elle ne contribue nullement à ce phénomène contrairement aux Etats–unis d’Amérique, la Chine et la Russie pour ne citer que ces pays fortement industrialisés. 

Pour mettre fin à cette injustice écologique, la ministre française de l’Ecologie et du Développement durable, Ségolène Royal a demandé de rendre justice à l’Afrique à l’occasion de la COP22 qu’elle abrite. 

"Sur près de 50 pays meurtris par les effets climatiques, 36 se situent en Afrique subsaharienne", dont la population va doubler d’ici 2050 pour atteindre 2 milliards d’habitants, a fait observer la ministre. 

Jamais une conférence des Nations unies sur le climat n’a suscité autant d’espoir que celle de Marrakech où les délégués et experts de plusieurs pays plaident pour la fin du statu quo et le passage aux actions concrètes pour faire face à la menace des changements climatiques qui sapent les efforts de développement dans presque tous les secteurs d’activités humaines. Ainsi, à la suite de la COP 21 de Paris, Marrakech met le cap sur le financement des projets. 

D’ores et déjà, plusieurs institutions annoncent la bonne nouvelle. La Banque mondiale par exemple dont les efforts en faveur du climat sont salués, travaille en collaboration avec International Finance Corporation pour lever 16 milliards de dollars pour l'énergie solaire, l'hydroélectricité, et les projets d'énergie géothermique à travers le continent africain. De même, d’autres institutions se bousculent au portillon pour soutenir l’investissement en faveur du climat. Il s’agit entre autres, de la Banque européenne d'investissement(BEI), la plus grande banque publique internationale du monde et le plus grand prêteur mondial pour les investissements liés au climat. 

L'action sur le climat est une priorité essentielle pour la Banque européenne d'investissement. Ainsi, elle prévoit fournir au total 100 milliards USD pour les investissements liés au climat dans le monde au cours des cinq prochaines années. En 2015, le financement du climat de la BEI a atteint un niveau record de 20,7 milliards d'euros et le soutien aux investissements liés au climat dans les pays en développement a atteint 2,2 milliards d'euros. 

Face à ce regain d’intérêt pour soutenir financièrement les actions pour le climat, l’espoir renaît. Le directeur du Développement durable de la République Démocratique du Congo, s’est même dit optimiste quant au financement des projets d’adaptations aux changements climatiques de son pays dont le montant est estimé à environ 1, 2 millions de dollar US. 

La phase expérimentale et théorique devant céder la place aux efforts de financement, il ne reste plus qu’à mettre la main à la poche pour accompagner les initiatives africaines. 

Benin: la RDC optimiste quant au financement de ses projets pour l’environnement

La République Démocratique du Congo (RDC) reste profondément optimiste quant à l’opérationnalisation de l’Accord de Paris et au financement de ses projets en faveur de l’environnement, a confié mardi à l’ABP, le directeur du Développement durable au ministère de l’Environnement et membre de la délégation congolaise à la COP22, Joseph Ilanga. 

Selon M. Ilanga, les projets de la RDC concernent essentiellement la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles. « Plus de 60 % des ressources forestières et hydrauliques sont concentrées dans le bassin du Congo et nous avons besoin de moyens pour financer nos projets en vue d’une gestion durable qui puisse profiter non seulement aux générations actuelles mais surtout futures », a-t-il indiqué. 

L’adaptation aux changements climatiques suppose, souligne Ilonga, le transfert de technologies qui permettra entre autres, l’abandon des énergies fossiles en faveur de celles renouvelables. 

L’expert estime que son pays a dépassé l’étape expérimentale et amorce celle de l’investissement. Il reste à mobiliser les moyens pour le financement des projets écologiques de la RDC dont le coût avoisine 1,2 million de dollars américains. 

Il a par ailleurs insisté sur la prise en compte pour une gestion intelligente de l’agriculture itinérante sur brulis qui demeure l’un des problèmes écologiques les plus graves. 

Rappelons que plusieurs pays africains exposent et échangent sur leurs projets et initiatives au sein des pavillons destinés à cet effet au village Bab Ighli à Marrakech où se poursuit la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à laquelle prennent part plus de 20.000 participants venus du monde entier. 

Le discours royal de Dakar reflète la réussite de la politique africaine du Maroc 

Le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI dimanche depuis la capitale sénégalaise Dakar, à l'occasion du 41ème anniversaire de la marche Verte, reflète la réussite de la politique africaine du Maroc, a souligné Abdelilah Suisse, professeur de langues et cultures à l’université d’Aveiro au Portugal.

Le Royaume a réussi à développer, lors de la tournée de SM le Roi en Afrique de l'Est, de nouvelles relations avec les différents pays du Continent, en contribuant efficacement au renforcement de la coopération dans différents domaines, en l'occurrence le secteur de la sécurité et la lutte contre les différents fléaux auxquels fait face l'Afrique notamment l’extrémisme, le terrorisme et l’immigration, a relevé l’universitaire luso-marocain dans une déclaration à la MAP.

Le discours du Souverain qui reflète l’excellente relation séculaire qui lie le Maroc et le Sénégal, a-t-il poursuivi, a de même montré l’ouverture globale du Royaume sur l’Afrique en tant que choix stratégique non seulement au niveau politique mais également aux niveaux économique, social et sécuritaire.

La démarche de SM le Roi illustre le leadership et le rôle du Souverain dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique, a souligné M. Suisse, ajoutant que le Maroc assume aujourd’hui, grâce à sa position géographique et ses expériences dans plusieurs domaines, son rôle dynamique dans la coopération Sud-Sud.

Le discours de Dakar a aussi mis l’accent sur le rôle pionnier du Maroc en matière de promotion de la croissance économique, du développement durable et humain dans le continent africain, a indiqué M. Suisse, ajoutant que dans ce cadre le Souverain a souligné que le prochain gouvernement marocain sera tenu de respecter notamment les engagements du Maroc vis à vis de ses partenaires africains.

M. Suisse a, par ailleurs, fait remarquer que la tenue d'un sommet africain, en marge de la COP22 qui se tient à Marrakech, souligne à nouveau l'engagement du Royaume à défendre les revendications de l’Afrique qui reste le continent le plus affecté par les changements climatiques. 

Le livre bleu sur l'eau et climat recommande un plaidoyer pour engager un agenda d’action pour l’eau et l'amélioration de l’accès aux financements

Le livre bleu sur l'eau et le climat, une initiative lancée par le Maroc et d'autres partenaires mercredi lors de la COP22 de Marrakech, recommande un plaidoyer pour engager un agenda d’action pour l’eau et l'amélioration de l’accès aux financements. 

"Pour donner un signal clair à l’ensemble des acteurs pour la mise en oeuvre des actions concrètes en faveur de l’eau, avec un mécanisme de suivi des engagements, il est urgent d’adopter un plan d’action prioritaire pour l’eau et de créer un momentum politique et un appel à l’action en faveur de l’eau", lit-on au livre bleu rendu public lors d'une conférence dédiée à l’eau. 

Cet agenda d’action pour l’eau doit prendre en considération les initiatives lancées lors de la COP21 à Paris et celles lancées lors de cette journée d’aujourd’hui consacrée entièrement à la thématique de l’eau pendant la COP22, souligne le document élaboré par le ministère délégué chargé de l’Eau, le ministère français de l’Environnement, de l’énergie et de la mer et le Conseil mondial de l’eau.

Ledit livre met l'accent sur la nécdessité d'améliorer et de simplifier l’accès aux financements, surtout aux pays en voie de développement, précisant qu’il est également nécessaire de renforcer les capacités des maîtres d’ouvrage, notamment dans les pays en développement pour la préparation de projets répondant aux critères des fonds de climat.

Selon le document, le suivi des engagements pris pour la lutte contre les changements climatiques dans le domaine de l’eau et des impacts des actions proposées permettra de veiller au respect des engagements de chacune des parties et de relever l’ambition en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

Dans ce contexte, les initiateurs du livre jugent que le potentiel important en matière d’adaptation et de résilience de l’Afrique est à mettre en exergue, faisant savoir que la communauté internationale de l’eau offre une expertise holistique qui peut soutenir les stratégies s’attaquant au changement climatique dans le continent africain.

A cet effet, il est particulièrement urgent d’élaborer et d’adopter un plan d’action prioritaire pour la réalisation des Objectifs du Développement Durable en Afrique, conformément à l’initiative "Water for Africa".

La meilleure façon pour s’adapter au changement climatique est de mener une gestion intégrée des ressources en eau qui met à contribution la gestion de l’offre et la gestion de la demande, selon le livre bleu.

Il met également l’accent sur l’importance d’améliorer et de partager les connaissances sur l’eau et les changements climatiques, renforcer la coopération et l’aide aux pays en développement, développer la recherche et de renforcer les capacités.

La COP22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera également une opportunité pour examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 parties.

La Banque mondiale entend lever 16 milliards de dollars d’ici 2018 pour l’énergie solaire et l’hydroélectricité en Afrique

Le Groupe de la Banque mondiale entend lever 16 milliards de dollars d’ici 2018 pour l’énergie solaire, l’hydroélectricité et les projets d’énergie géothermique sur le continent africain, a indiqué Charles Cormier, Manager pour l’énergie et les extractibles à cette institution financière. 

Cormier, qui intervenait lors d’un side-event tenu au Pavillon africain à la COP22 autour de la promotion de l’énergie solaire dans le continent, a précisé que cette mesure s’inscrit dans le cadre du Plan Africa Climate Business lancé lors de la COP21 à Paris. 

Ce plan, a expliqué le responsable de la BM, vise à permettre aux pays ciblés de produire 1 GW d’énergie solaire d’ici à 2023, tout en fournissant des sources d’énergie fiables et modernes à 5 millions de personnes hors réseau. 

Selon Cormier, les challenges du développement de capacité solaire ne sont pas la construction d’installations, mais surtout le financement et le stockage de l’énergie solaire. 

De son côté, le directeur de la coopération et des partenariats de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Ali Zerouali, a souligné que le modèle réussi du Maroc a été donné comme exemple de bonne pratique et source d'inspiration pour l’Afrique subsaharienne, qui détient l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés au monde. 

Il a, à cette occasion, jeté la lumière sur les efforts déployés par la Banque mondiale et la Société financière internationale pour développer l’utilisation des énergies renouvelables dans le continent africain, précisant que l’énergie solaire ne représente qu'environ 0,5% de l’énergie produite dans les pays d’Afrique subsaharienne.

COP22: L'Assemblée des Régions et Districts deCôte d'Ivoire pour une justice écologique

L'Assemblée des Régions et Districts de Côte d'Ivoire (ARDCI), prenant part à la conférence des Parties (COP22) à Marrakech (Maroc) plaide pour une justice écologique à travers un plus grand bénéfice à tirer des Fonds verts pour les projets initiés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. 

Le Gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Augustin Thiam, l'a exprimé, mardi, dans un entretien à l'AIP au terme d'un panel auquel il a pris part sur le thème "Les collectivités territoriales et le changement climatique: initiatives de l'Assemblée des Régions et Districts de Côte d'Ivoire". 

Expliquant que les districts et régions sont un maillon essentiel des politiques de planification et de développement à travers le continent africain, M. Thiam a souligné la nécessité de faire entendre leurs voix, afin, dit-il, d'"essayer de rétablir ce que nous vivons comme une injustice écologique". 

"Mme Ségolène Royal en a parlé. L'Afrique noire subit 70% des conséquences des effets d'émissions de gaz à effet de serre, alors qu'elle n'en émet que 3%, et les Fonds verts qui sont mis en place, nous n'en tirons pas grand bénéfice", a relevé le Gouverneur du district autonome de Yamoussoukro, non sans insister que "nous sommes venus demander justice, faire en sorte que nos projets soient bancables et qu'ils soient enfin audibles et réalisables". 

Poursuivant, il a énuméré des projets en voie de réalisation à Yamoussoukro en matière d'écologie, au nombre desquels "la construction d'une usine qui va transformer les déchets ménagers en énergie électrique que nous allons vendre à la compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), un projet de construction d'un Mall avec des investisseurs chinois, un projet de construction immobilière, nous allons lancer 40.000 logements par tranches de 5000 successives, un projet d'une autoroute de contournement de Yamoussoukro de 33 km à péage". 

Afrique: L'eau et les changements climatiques en chiffres 

Voici quelques chiffres clés sur l'eau et les changements climatiques en Afrique: -L'Afrique représente 6% de la surface de la planète Terre, soit 30.415.873 Km2. 

-16% de la population mondiale en 2010. 

-64% de la population rurale. 

-L'Afrique est le second continent le plus affecté par la sécheresse dans le monde, avec 670 mm de précipitations par an contre 814 mm pour la moyenne mondiale. 

-Le continent compte plusieurs zones climatiques: méditerranéenne, aride, tropicale sèche, tropicale humide et subhumide. 

-38% de la population africaine est confrontée à un risque de pénurie d'eau. 

-Le continent souffre d'une faible capacité de stockage d'eau brute, avec un peu plus de 1.270 barrages, soit approximativement 1.170 Km3. 

-Les barrages sont concentrés au sud de l'Afrique avec 44%, l'Afrique du Nord avec 18%, tandis que la région la moins équipée en barrages et l'Afrique centrale avec seulement 5%. 

-Seules 20% des ressources disponibles en eau en Afrique sont stockés annuellement dans des barrages. 

-L'utilisation de ressources d'eau renouvelable est faible -Uniquement 5% des terres agricoles sont irriguées. 

-Un tiers de la population africaine, soit 330 millions de personnes, n'a pas accès à l'eau potable. 

-Seuls 64% des Africains ont accès à des sources d'eau améliorée. 

-Moins de 10% du potentiel hydroélectrique. 

-L'eau est le premier secteur à travers lequel la population africaine est touchée par les impacts des changements climatiques. 

-La partie aride et sèche sous-tropicale d'Afrique sera la région le plus largement affectée par les changements climatiques en 2100. 

-47% de la population africaine souffrait d'un stress hydrique en 2000. Ce chiffre devrait grimper à 65% à l'horizon 2025. 

-Les régions déjà affectées par une aridité sévère comme le Sahel connaîtront une augmentation des sécheresses. 

-Les effets négatifs des changements climatiques ont déjà fait baisser le PIB de l'Afrique d'environ 3%. 

-Les changements dans le secteur de l'eau sont liés à la migration. 

-L'Afrique souffre d'un manque de fonds pour l'eau et l'assainissement. 

-L'Afrique, qui est la principale victime des désastres liés aux changements climatiques, a un grand besoin en fonds et en expertise mais ne perçoit que moins de 5% des fonds totaux pour le climat.

(MAP-09/11/2016)

COP22 : les femmes nigériennes donnent de la voix à travers Guri Vie meilleure

Les organisations féminines d’Afrique et d’ailleurs, sont montées, mardi, à la tribune de la Conférence des Nations Unies sur le Climat- COP22 qui se tient depuis lundi à Marrakech, pour donner leurs contributions et proposer les bonnes pratiques pour faire face au changement climatique. 

Pour le cas du Niger, c’est la Fondation Guri Vie Meilleure de la première Dame Aissata Isoufou Mahamadou qui a entretenu l’assistance sur les problèmes humanitaires, notamment le lien étroit entre le genre et le changement climatique : cas du Niger. 

« Le changement climatique est un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays, le Niger en particulier. Ainsi, les effets du changement climatique se traduisent , dans mon pays, non seulement par l’augmentation des températures extrêmes, mais aussi par des périodes de sécheresse ou de périodes d’inondations provoquant, dans les deux cas, des pertes et dommages considérables, mettant à rude épreuve la résilience des populations et de leur système de production», lançait du haut de la tribune, la directrice exécutive de la Fondation Guri vie meilleure. 

Mme Tidjani Saratou Malam Goni devait rappeler que le Niger a ratifié la plupart des conventions post-Rio et à mis en place des mesures d’ordre institutionnel telles que le Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable, (CNEDD), organe délibérant, multisectoriel impliquant les structures de l’Etat et de la Société Civile, chargé de traduire en actions, la politique nationale en matière de changement climatique. 

Elle dira par la suite que le Niger s’est engagé depuis octobre 2006, dans le processus de mise en œuvre de l’agenda du programme Détaillé de Développement Agricole en Afrique (PDDA). 

La représentante de la première Dame va souligner également que l’agriculture joue un rôle important dans la vie socioéconomique des populations nigériennes, en ce qu’elle occupe 81 pour cent de la population active et contribue à hauteur de 42,8 pour cent du PIB. Mieux, « avec 49,5 pour cent de la population agricole nationale, les femmes jouent un rôle de premier plan dans des multiples activités agricole». 

« Dans les zones les plus touchées par les impacts négatifs des changements climatiques, ce sont les femmes qui jouent le rôle de chef de ménage, en l’absence des maris partis en exode rural. Toutefois, ce qu’il faut déplorer, c’est que l’agriculture nigérienne reste largement tributaire de la pluie, elle-même, hautement exposée à la variabilité du climat », fera remarquer la représentante de la Fondation Guri de la première Dame, Hadjia Aissata Issoufou Mahamadou. 

Elle a, avant de terminer, décliné l’objectif fondamental de sa Fondation qui est de soutenir la mise en œuvre de toutes formes de projets d’interventions pour promouvoir l’autonomisation des femmes rurales afin de mieux faire face aux impacts négatifs du changement climatique. 

D’autres femmes leaders se sont succédées à cette tribune de la cop22, afin de prendre date dans l’histoire de la lutte contre le dérèglement climatique. 

Il s’agit de la marocaine Fouzia Assouli, présidente de la Fondation des Femmes de l’Euro-méditerranée du Maroc, de l’Indienne, Vinitaa Apte, Présidente du Terre Policy Centre de l’Inde, Jamila Bargach, Directrice de l’Association Dar Si Hmad pour le Développement, l’Education et la Culture du Maroc, de Mme Helena Molin Valdes, Directrice du Secrétariat de la Coalition pour le Climat et l’air pur (CCAC), du programme des Nations Unies pour l’Environnement et de la Juriste Houria Tazi Sadeq, présidente de l’Alliance marocaine pour l’eau. 

Marrakech : des anciennes stars internationales de football visitent le site de Bab Ighli de la CPO22

Une forte délégation d’anciens footballeurs internationaux, conduite par l’ancienne star du football africain, le ghanéen Abédi Ayew Pelé, a visité lundi, 07 novembre 2016, les installations de la Zone bleue de la COP22, située dans l’enceinte du site Bab Ighli, a suivi l’envoyé spécial de l’AGP à Marrakech au Maroc. 

Il s’agit, entre autres, de l’ex-international colombien, René Higuita, Nourourdine Naybet, venus apporter leur contribution en vue d’appuyer la cause du climat et de la lutte contre le changement climatique. 

Dans son intervention devant les journalistes, l’ancien international ghanéen, Abedi Ayew Pelé a souligné, que «les sportifs internationaux avaient aussi un rôle à jouer au niveau de la promotion d’une cause aussi noble, qu’est la lutte contre le changement climatique». Tout en signalant que le Maroc a fait des efforts considérables en accueillant un événement d’une telle envergure. 

Pour sa part, l’ex-international colombien, René Higuita a noté, que «l’humanité devait s’unir pour agir contre ce fléau qui touche tous les pays du monde». 

 

Une photo de famille devant le portail de la principale salle plénière du site de la Convention Cadre des Nations-Unies pour le Changement Climatique, conçu en bois dans un style traditionnel marocain, a mis fin à cette visite pleine de signification. 

Changement climatique : La CoP22 à Marrakech placée devant ses responsabilités

Le président de la 22ème session de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Marrakech (Maroc) COP22, Salaheddine Mezouar, a mis lundi les délégués à ce forum devant leurs responsabilités, en les appelant à réaliser des actions concrètes susceptibles de « soutenir les pays plus vulnérables face aux effets du changement climatique », notamment l’Afrique et les petits États insulaires en voie de développement. 

M. Mezouar s’est félicité auparavant de l'engagement de l'Afrique dans son ensemble, au travers le Maroc, pour avoir contribué aux efforts mondiaux relatifs à la lutte contre le changement climatique, avant de louer « la volonté de l'Afrique de prendre son destin en main, afin de réduire sa vulnérabilité et de renforcer sa résilience». 

L'accord de Paris, a- t – il reconnu, ne place pas encore le monde sur la voie de l'objectif d'une température moyenne mondiale maximale de 2 à 1, 5 degrés, comme convenu par la communauté internationale à Paris l'année dernière. Et cela, malgré l'élan qui s’est dégagé dans le monde entier autour de ce traité. 

Il a, à cet effet, invité les délégués des gouvernements à faire montre, au cours des onze prochains jours, de plus d’ambitions. 

« Partout dans le monde, l'opinion publique doit percevoir le changement à tous les niveaux, dans des projets locaux et au delà des frontières internationales et s’attendre à la création de véritables partenariats gagnant-gagnant», a- il souhaité. 

Par ailleurs, M. Salaheddine Mezouar et Ségolène Royal, ministre de l'Environnement français et Président de la CoP21 l'an dernier, qui a passé le flambeau de la présidence dela CoP au Maroc, ont distribué des lanternes solaires à tous les délégués dans la salle, un acte symbolisant l’option d’une technologie sobre en carbone et essentielle pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. 

En outre, ils ont insisté sur l'importance d'accélérer le financement climatique, l'innovation, le transfert et la création de capacités pour créer des économies basses en consommation de carbone dont la planète a besoin pour maintenir la température en dessous de 2 degrés Celsius. 

Mme Patricia Espinosa, Secrétaire exécutif à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique a déclaré que, si l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris précoce est une cause évidente pour la célébration, il est également un rappel opportun des attentes élevées qui sont maintenant mis sur les gouvernements. 

Elle a indiqué que le pic des émissions mondiales est urgent, en vue « d'atteindre beaucoup plus de sociétés résilientes au changement climatique, les objectifs et les ambitions de l'accord de Paris ». 

Mme Espinosa a, par ailleurs, mis en exergue les cinq domaines clés dans lesquels le travail doit se focaliser, notamment les finances pour permettre aux pays en développement à bâtir des économies vertes et à renforcer la résilience. 

Ces pays, a- t- elle estimé, sont appelés à atteindre le niveau nécessaire pour catalyser les émissions à taux faibles de gaz à effet de serre et pour le développement résilient au climat. 

Les assises de la 22ème Conférence des parties des Nations Unies sur le changement climatique à Marrakech prévues du 07 au 18 novembre ont débuté trois jours seulement après que l'accord de Paris sur le changement climatique soit entré en vigueur à Marrakech, le 4 novembre 2016. 

Pour lier l’utile à l’agréable, un groupe traditionnel marocain dénommé « Ostina Tono », a agrémenté la cérémonie d’ouverture de la Cop22. 

COP22: La publication américaine Quartz met en avant les efforts du Maroc en matière de lutte contre les changements climatiques

La publication américaine "Quartz" a mis en avant les efforts que déploie le Maroc pour contribuer à une meilleure lutte contre les changements climatiques.

Dans un article publié sur son site électronique, +Quartz+ a souligné qu'alors que le monde se réunit à Marrakech à l'occasion de la COP22 pour discuter de la mise en oeuvre l'Accord de Paris sur le climat, la communauté internationale doit s'inspirer du pays hôte pour aller de l'avant.

"Quand il s'agit du changement climatique, le Maroc est à l'avant-garde", a indiqué la publication dans un article signé Max de Haldevang, relevant que la constitution de 2011 consacre le droit à un environnement sain et au développement durable.

L'auteur de l'article a rappelé, dans ce contexte, que le Climate change Performance Index (Indice de Performance du changement climatique-IPCC), qu'élabore l'ONG allemande Germanwatch, a classé le Maroc dixième sur 60 pays en 2016.

L'IPCC est un mécanisme qui évalue la transparence des politiques internationales en matière de climat.

M. de Haldevang a, en outre, fait observer que le Maroc avait mis en service la première centrale "Noor I" du projet solaire "Noor-Ouarzazate", le plus grand complexe du monde.

Grâce à ce projet d'envergure, le Maroc sera, dès 2018, en mesure de produire 580 mégawatts, ce qui reviendra à alimenter 1.1 million de marocains en électricité, et de réduire les émissions carbones de 760.000 tonnes par an, a-t-il indiqué.

COP 22: forte présence de l'INDH

L'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) se distingue par une forte présence lors de la 22ème Conférence des parties à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP), en érigeant un stand au sein duquel est représentée et exposée une vingtaine de projets traitant de trois thématiques principales: recyclage, agriculture et artisanat.

"Les 20 projets exposés dans le stand de l’INDH démontrent la diversité des actions financées par l’Initiative, projets qui s’appuient sur la sauvegarde sociale et environnementale autour de trois thématiques, en l'occurrence le recyclage, l’agriculture et l’artisanat, a déclaré à la MAP Nadira El Guermai, gouverneur coordinatrice nationale de l’INDH.

Concernant le volet recyclage, Mme El Guermai a précisé qu'il s’agit, notamment du recyclage du papier et du matériel informatique, ainsi que des déchets ménagers. Quant à l’agriculture, les projets exposés portent, entre autres, sur le séchage des fruits et légumes, la production et la valorisation du cactus et l’apiculture, tandis que les projets d’artisanat sont axés sur la réhabilitation des Fondouks, de la vannerie et de la promotion des techniques de tannage traditionnel, a-t-elle ajouté.

"L’INDH est inscrite dans la logique de développement durable et de sauvegarde sociale et environnementale à travers la mise en place d’outils et de protocoles de prise en charge", a noté Mme. El Guermai.

Lancée par SM le Roi Mohammed VI, en 2005, l’INDH ambitionne de lutter contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale à travers la réalisation de projets d’appui aux infrastructures de base, projets de formation et de renforcement de capacités, d’animation sociale, culturelle et sportive, ainsi que la promotion d’activités génératrices de revenus et d’emplois.

La COP 22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera également une opportunité de débattre et d'examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau.

Abrité par le village Bab Ighli, d'une superficie de près de 300.000 m², cet événement planétaire connaît la participation de 20.000 délégués représentant 197 Parties à la Convention sur les changements climatiques.

COP 22 : le Maroc propose une voie pour soutenir la mise en œuvre de l'Accord de Paris

La présidence marocaine de la 22ème conférence des parties sur le climat propose une voie pour soutenir la mise en œuvre de l'accord de Paris en mettant en valeur les acquis, les réalisations récentes et en stimulant une action concrète en faveur du climat, a déclaré, Salaheddine Mezzouar, ministre des Affaires étrangères du Royaume. 

''La priorité, aujourd'hui, est de mettre en avant des modèles de développement durables, innovants, à même de transformer toutes les économies du nord et du Sud, pour faire face au dérèglement climatique'', a t-il dit. 

M. Mezouar intervenait, lundi, à l'occasion de la cérémonie officielle d'ouverture de la 22ème COP dont il est le président, estimant qu'il faut donner un sens concret à l'ensemble des idées, des propos recueillis, au cours de multiples consultations menées car, ''nous sommes animés par cette vision orientée vers l'action''. 

''Le monde nous regarde et nous devons de la lisibilité, en termes d'initiatives lancées. C'est pourquoi, nous devons fait montre de transparence, de cohérence, pour mesurer l'impact de notre effort commun'', a lancé le ministre. 

''N'ayons pas peur des mots, notre responsabilité devant l'humanité est immense, nous devons nous unir pour répondre aux besoins, notamment des populations les plus vulnérables afin de leur fournir les moyens de s'adapter aux conséquences désastreuses des changements climatiques'', a estimé le président de la COP 22. 

''Nous devrons oeuver pour finaliser les mécanismes d'appui et de renforcement des capacités des compétences partout. L'opinion publique doit percevoir le changement qui doit intervenir à tous les niveaux (local, national, jusqu'aux projets d'envergure, transcendant les frontières et ceux dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant'', selon l'officiel marocain. 

''Ne nous trompons d'enjeux, notre question aujourd'hui, n'est pas seulement le changement climatique mais aussi un enjeu civilisationnel, le développement économique'' a prévenu le président qui rappelle les propos du roi Mohamed VI selon qui, les deux COP (21 et 22 ) sont des ''conférences fondatrices du futur qu'il faut léguer aux enfants''. 

Par ailleurs, a dit le ministre marocain, ''si Paris a donné au monde, un accord qui engage nos gouvernements, Marrakech inaugure un nouveau cycle global et inclusif pour l'action''. 

Pour parvenir à cet objectif, selon lui, la présidence marocaine avec l'appui de la secrétaire exécutive des Nations unies sur le climat, continuera à ''favoriser un dialogue ouvert, et une concertation transparente avec toutes les parties prenantes''. 

Il s'est engagé à ''œuvrer pour des percées significatives, perceptibles, tout au long de l'année 2017, guidées par une vision stratégique''. 

''La présidence s'attellera pendant cette conférence et pendant toute l'année prochaine, à travailler avec rigueur et avec vous, pour remplir son mandat de manière transparente et inclusive'' ? a assuré le président de la COP 22, Salaheddine Mezzouar. 

Ségolène Royal plaide pour une justice climatique en faveur de l’Afrique

Ségolène Royal, présidente sortante de la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (COP21), a plaidé, lundi, à Marrakech pour une justice climatique en faveur de l’Afrique. 

La ministre française de l’Ecologie et du Développement durable a mis l’accent sur la vulnérabilité des pays africains aux aléas des changements climatiques alors qu’ils ne contribuent presque pas aux émissions de gaz à effet de serre. "C’est le continent africain qui subit le plus le réchauffement climatique sans en être responsable, avec notamment le désastre de la désertification", a-t-elle déploré. 

Marrakech doit relever "le grand défi" de la justice climatique dans le cadre de la COP 22, "une COP africaine", a insisté Ségolène Royal. 

"Sur près de 50 pays meurtris par les effets climatiques, 36 se situent en Afrique subsaharienne", dont la population va doubler d’ici 2050 pour atteindre 2 milliards d’habitants, a fait observer la ministre. 

Pour ce qui est de l’électricité, encore un luxe sur le continent africain, Ségolène Royal affirme qu’il faudra engager ‘’une course contre la montre pour construire le droit des citoyens du continent africain à accéder à la lumière et à l’électricité" dont 700 millions d’Africains restent jusque-là privés. 

COP 22 : la présidence marocaine mise sur la facilitation

La présidence de la COP 22 sera axée sur la facilitation, la transparence nécessaire entre les Etats parties, pour promouvoir une dynamique vertueuse, ainsi amener les pays en développement à s'engager, selon Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères. 

''Ce sera une présidence de facilitation qui va assurer la transparence nécessaire entre les Etats parties pour que l'on accéderà la maturation'', a déclaré M. Mezovar qui donnait une conférence de presse. 

Cette rencontre avec les journalistes fait suite à l'ouverture de la conférence des parties sur le climat, à Marrakech en présence de la secrétaire exécutive des Nations unies sur le climat, de la ministre française de l'Ecologie et du Développement durable, Ségolène royal et de plusieurs autres personnalités. 

''C'est une présidence qui va assurer la facilitation, la transparence nécessaire pour pouvoir transmette la compétence'' a indiqué M. Mezouar. 

Le financement des projets et le rapprochement de tous les acteurs, la transparence pour une meilleure définition et une structuration de leurs initiatives ''vont être au cœur du mandat du Maroc'', qui gère la présidence de la COP 22. 

''Nous allons nous investir, tout faire pour que nous puissions avancer le plus loin possible dans les consensus entre les différentes parties'' a t-il promis. 

Selon lui, le financement, le renforcement de capacités et le transfert de technologies sont des questions qui reviennent ''avec insistance''. 

''Tout l'exercice auquel nous allons nous atteler est de travailler pour un rapprochement entre le financement et les initiatives de projets soumises, afin qu'elle soient bancables'', a t- il assuré. 

Interpellé sur les mécanismes de financements en vue, il a indiqué qu'aujourd'hui, c'est le Fonds vert climat qui vient accompagner les différents projets biens structurés, soumis par les pays demandeurs. 

''Nous ferons durant toute l'année 2017 pour que les financements soient beaucoup plus fluides et accessibles pour les Etats'' a t- il promis ; Revenant sur les contraintes pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris, le président de la COP 22 a indiqué que l'essentiel est de continuer à travailler, mettre en place des mécanismes ; Mais le plus important est ''le rôle de facilitation et de rapprochement des points de vue afin que les difficultés soient neutralisées''. 

Pour y arriver, il faut une instaurer la confiance, le réconfort qui pousseront les pays en développement à s'engager encore plus, a dit le ministre. 

''C'est cela le focus sur lequel nous avons mis l'accent depuis le premier jour'' a dit Salaheddine Mezouar qui promet des annonces fortes. 

Une économie sobre en carbone: le cheval de bataille du Brésil lors de la COP 22

La promotion d'une économie sobre en carbone et la création d’alternatives de financement pour contenir le réchauffement climatique sont les principaux objectifs défendus par le Brésil lors de la conférence des Nations Unies sur le Climat, dont les travaux se sont ouverts, lundi à Marrakech, avec la participation de responsables de 192 pays parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, au protocole de Kyoto (CMP12) et à l'Accord de Paris. 

"Le Brésil va négocier des mesures visant à assurer une économie sobre en carbone lors du prochain sommet de l'ONU sur le changement climatique", a déclaré, M.Sarney Filho, ministre de l'Environnement et chef de la délégation brésilienne à la COP 22, lors d’une conférence de presse consacrée à la participation du Brésil à la conférence de Marrakech.

"Le pays cherchera à établir des alternatives de financement pour contenir le réchauffement climatique", a-t-il indiqué devant un parterre de journalistes, en relevant que le Brésil fera en tout sept propositions au cours de la COP 22 portant sur le financement, la valorisation des ressources naturelles, la promotion de la technologie en tant que moyen de protection de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. 

"Nous pouvons approfondir notre débat sur les alternatives de transition vers une économie sobre en carbone qui valorise la forêt", a poursuivi M. Filho, en plaidant pour davantage de transparence concernant les contributions déterminées au niveau national afin de renforcer les capacités et d’orienter les flux de la finance climat vers les plus vulnérables.

"La COP 22 sera l’occasion d’aligner nos processus nationaux de développement avec des modèles durables de faible émission de gaz à effet de serre", a poursuivi le ministre. 

Même constat chez le sous-secrétaire chargé de l’environnement, de l’énergie, des sciences et la technologie au sein du ministère des Affaires étrangères, M. José Antonio Marcondes de Carvalho, selon lequel la COP 22 intervient à "un moment favorable" puisque, moins d’un an après son adoption à Paris par 195 pays, le premier accord mondial sur le climat est entré en vigueur vendredi après que le document ait été ratifié par 55 pays représentant au moins 55 pc des émissions de gaz à effet de serre.

Le Brésil participe à la COP 22 de Marrakech en étant imprégné de la nécessité de "poursuivre ce moment historique", a ajouté le responsable brésilien qui prend part aux travaux de la COP 22, avant de souligner qu'il est temps d’"accélérer" la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le Climat pour que tous les pays "puissent accélérer la concrétisation de leurs actions nationales en matière de développement durable".

"Le plus tôt nous agirons, le plus d’avantages nous récolterons pour le climat", a-t-il affirmé, en soulignant que le Brésil peut jouer un rôle de leader concernant la question du climat.

"Le Brésil fait partie des pays qui ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre au cours de la dernière décennie. Il a présenté des objectifs ambitieux en prenant l'initiative de soumettre des propositions solides axées sur le développement des économies verte", a expliqué M. Marcondes de Carvalho.

De l’avis du secrétaire chargé du changement climatique et de la qualité environnementale au sein du ministère de l'Environnement, Everton Lucero, l'objectif principal du Brésil à la COP 22 est d’attirer les investissements vers les secteurs alignés avec les objectifs de réduction des émissions de carbone tels que l’agriculture, le reboisement et l'énergie renouvelable.

"Nous allons chercher des partenariats et prospecter les possibilités de coopération internationale pour soutenir notre stratégie", a-t-il dit, en soulignant la nécessité de favoriser le financement par les pays riches des politiques environnementales initiées par les pays les plus démunis dans le domaine de la déforestation et de la réduction de la pollution. 

La délégation brésilienne à la COP 22 est composée notamment de hauts responsables des ministères de l’environnement et des Affaires étrangères ainsi que de membres de la commission mixte sur les changements climatiques au sein du Congrès national brésilien.

La COP 22 dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Signé par le Brésil en septembre dernier, l’Accord de Paris appelle à limiter le réchauffement en deçà de +2 degrés Celsius par rapport à aux niveaux préindustriels avant la Révolution industrielle et à limiter la hausse des températures à 1,5 degrés Celsius.

M. Baraka plaide pour une mobilisation des ressources financières en faveur de l'Afrique pour lutter contre les changements climatiques

Le président du Comité scientifique de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), Nizar Baraka, a plaidé, lundi, pour la mobilisation des financements de manière à permettre à l'Afrique de faire face aux effets désastreux des changements climatiques.

Dans une déclaration à la MAP, en marge de la cérémonie d’ouverture à Marrakech des travaux de la COP22, M. Baraka a fait savoir que le Royaume, qui préside cette Conférence de dimension planétaire, a placé la problématique du financement au niveau du continent africain au cœur de ses préoccupations, appelant à faciliter l’accès à ces ressources, rappelant, dans ce sens, le discours de SM le Roi Mohammed VI prononcé la veille à Dakar à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche Verte.

"L’Afrique compte parmi les régions les plus affectées par les changements climatiques, Nous avons tenu à ce que la Conférence sur le climat (...) soit une Conférence pour l’Afrique", avait affirmé le Souverain, qui a appelé à la tenue d’un Sommet africain, en marge de cette Conférence, en vue de "mettre au point une vision commune pour défendre les revendications de notre continent, notamment en ce qui concerne le financement et le transfert de technologie".

Dans un cadre, M. Baraka a précisé que le Maroc aspire, à travers la COP 22, à fructifier les négociations pour adopter des plans d’action ayant pour corolaire des initiatives et programmes et à réduire, par conséquent, le fossé existant entre les financements et les besoins du continent conformément aux engagements des pays signataires de l’Accord de Paris.

Il a, de même, noté que le Royaume accorde une place de choix à l’Afrique lors de cette manifestation planétaire qui débattra notamment des questions relatives au financement, au renforcement des capacités d’adaptation et du transfert innovant de technologie de manière à favoriser l’adaptation du continent aux changements climatiques.

Le président du Comité scientifique de la COP 22 a également précisé que ce rendez-vous constitue une occasion idoine pour porter et faire entendre la voix de l’Afrique et unifier sa position quant au plan d’action à mener en vue de lutter contre les changements climatiques.

La COP 22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera également une opportunité pour examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués en provenance de 196 pays (197 Parties).

Appel à une meilleure intégration des risques climatiques dans la gestion des espaces forestiers 

Les participants au Side Event sur la gestion des risques climatiques forestiers, réunis en marge de la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), dont les travaux se sont ouverts lundi à Marrakech, ont appelé à une meilleure intégration des risques climatiques dans la gestion des espaces forestiers.

Le secrétaire général du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), Abderrahim Houmy, a souligné que ce Side Event, qui s'est attelé à l'examen de la gestion des risques climatiques forestiers, constitue une opportunité idoine pour passer en revue et au peigne fin l’état des lieux de cette problématique, ainsi que les défis et les bonnes pratiques, tout en se focalisant sur le continent africain.

Le partage de l’expérience marocaine dans ce domaine avec le Costa Rica a déjà donné un résultat qu'il a qualifié de "très intéressant", émettant le vœu de voir ce savoir-faire et cette expertise se partager avec les pays africains dans le but de parvenir à asseoir une véritable coopération Sud-Sud. De son côté, le chef de service en charge de la protection des forêts au HCEFLCD, Fouad Assali, qui a fait une présentation ample et exhaustive sur cette thématique au niveau mondial, s'est attardé sur les feux de forêt et leurs répercussions sur les changements climatiques aussi bien à l’échelle internationale que régionale, relevant que chaque année, près de 10 millions d’hectares partent en fumée, soit 0,25 pc des espaces boisés de la planète.

Dans ce sens, il a fait savoir que les incendies de forêt, qui représentent désormais un facteur majeur d’émissions de gaz à effet de serre, interviennent dans le dérèglement du cycle global du carbone, précisant que les feux de forêt d'envergure qui se produisent dans l'ouest des États-Unis émettent, dans l'espace de quelques semaines, autant de CO2 que dégagent les voitures durant toute une année.

En termes de catégorisation, les feux de forêt requièrent des typologies différentes, en fonction des types de forêts, a-t-il indiqué, notant qu’au Maroc la superficie touchée par incendie a été réduite de 40 pc, passant de 13 hectares entre 1960 et 2003, à seulement 7 ha/incendie entre 2004 et 2014 et à 2,3 ha/incendie en 2015.

Pour sa part, l’expert et consultant au GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le développement), Alexander Kastl, a mis l’accent sur la coopération triangulaire entre le Maroc, le Costa Rica et l’Allemagne en matière de partage du savoir-faire.

Organisé par le HCEFLCD, ce conclave offre une visibilité pour partager l’expérience marocaine et les réalisations en matière de gestion des risques climatiques forestiers et promouvoir les mécanismes de partenariat actionnés en faveur d’une coopération Sud-Sud, dans la perspective d’étendre cette expérience à d’autres pays.

(MAP 08/11/2016)

Ouverture à Marrakech de la COP22

Les travaux de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), au protocole de Kyoto (CMP12) et à l'Accord de Paris (CMA1) ont démarré lundi matin à Marrakech.

(MAP-07/11/2016)

M.Mezouar : Le Maroc adoptera un dialogue ouvert et une concertation transparente pour faire face aux changements climatiques 

La Présidence marocaine de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques adoptera et poursuivra, avec le soutien des différents partenaires, une approche visant la consolidation d’un dialogue ouvert et d’une concertation transparente dans le but de faire face aux changements climatiques, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et président de la COP22, Salaheddine Mezouar. 

Si la Conférence de Paris sur le climat a été couronnée par un accord contraignant pour l’ensemble des parties signataires, la COP de Marrakech jettera les bases d’une nouvelle étape globale les impliquant dans une action concertée, a indiqué M. Mezouar, qui s’exprimait à l’ouverture de la COP22, dont les travaux se sont ouverts, lundi à Marrakech. 

Dans l’objectif de concrétiser cet objectif, la Présidence marocaine propose la mise en place d’une plate-forme pour soutenir la mise en œuvre de l’Accord de Paris afin de capitaliser et optimiser les acquis et prendre des mesures urgentes et concrètes en faveur de l’environnement, a noté M. Mezouar, faisant part de l’engagement du Maroc à œuvrer pour réaliser des avancées palpables et concrètes en 2017. 

Confortée par sa vision stratégique tout au long de la Conférence et lors de l’année prochaine, la Présidence marocaine ne ménagera aucun effort pour œuvrer avec sérénité dans le but d’accomplir la mission qui lui échoit dans la transparence et l’ouverture sur tout le monde, a relevé M. Mezouar. 

Après avoir salué l’action accomplie par la Présidence française de la COP21, sanctionnée par l’Accord de Paris, M. Mezouar a relevé que le Maroc a réuni toutes les conditions nécessaires pour garantir la réussite de ce rendez-vous planétaire. 

Dans ce sens, il a assuré que cette Conférence se tient dans une conjoncture prometteuse marquée par l’espoir et les attentes légitimes de l’Humanité, précisant que la tenue de cet événement international sur une terre africaine reflète l’implication de tout un continent pour contribuer aux efforts au niveau mondial en faveur de l’environnement. Ceci confirme également l’engagement de l’Afrique à disposer d’elle-même et sa détermination à réduire la précarité qui y prévaut et à renforcer ses capacités. 

La mobilisation, sans précédent, de la communauté internationale et sa volonté politique exprimée au plus haut niveau ont été couronnées par l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris, a rappelé M. Mezouar, estimant que ceci représente une avancée majeure et inédite. "J’appelle à saisir cette dynamique pour prendre des décisions concrètes visant la mise en œuvre de cet accord", a-t-il dit. 

L’ensemble des parties sont appelées à conférer une dimension pragmatique à toutes les idées et propositions issues des consultations mondiales sur l’environnement et à être plus ambitieuses dans leurs engagements pour finaliser les mécanismes de soutien et renforcer les capacités, a fait observer M. Mezouar. 

La COP22/CMP12/CMA1, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord. 

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau. 

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 196 pays (197 Parties). 

Le président du GIEC appelle à assoir la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur une "science solide"

Le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Hoesung Lee, a appelé, lundi à Marrakech, la communauté internationale à renforcer les ressources humaines et financières du GIEC en vue d’asseoir la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur une "science solide". 

Intervenant à l’ouverture de la 22è Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, M. Lee a mis en exergue le pacte climatique du GIEC qui contribue à la mise en œuvre de l’Accord de Paris, qui est solidement basé sur les conclusions des recherches scientifiques du GIEC. 

Il a saisi l’occasion pour solliciter des nominations d’auteurs pour un rapport spécial du GIEC sur l’impact du réchauffement à 1,5 degrés C au-dessus des niveaux préindustriels. Commandé par la présidence française de la COP22, ce document doit être livré en 2019. 

Le président du GIEC a souhaité que l’équipe de chercheurs de ce rapport soit réellement représentative de toutes les régions du monde et encouragé les gouvernements à nominer des experts de toutes les disciplines pertinentes. 

M. Lee a aussi sollicité la nomination d’auteurs pour le rapport actualisé des inventaires nationaux d’émissions des gaz à effets de serre. Ce document, devant lui aussi être livré en 2019, servira de base scientifique solide pour une action internationale future dans le cadre de l’accord de Paris 

Ces documents constituent un agenda "sans précédent" pour la GIEC et reflètent aussi "l’ambition de renforcer l’implication de chercheurs issus des pays en développement du travail du GIEC", a-t-il dit. 

M. Lee a conclu par exhorter les Etats participants à contribuer généreusement au Fonds souverain du GIEC afin que celui-ci puisse servir mieux les négociateurs par des évaluations scientifiques et exhaustives. 

Mme Espinosa : L'inaction et le statu quo ne sont pas une option pour concrétiser les objectifs ambitieux de l’Accord de Paris sur le Climat 

L’inaction et le statu quo ne sont pas une option pour pouvoir concrétiser les objectifs ambitieux de l’Accord de Paris sur le Climat, a affirmé, lundi à Marrakech, Mme Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). 

"L’inaction et le statu quo ne sont pas une option, étant donné les risques en termes de coût économique et de souffrance humaine", a relevé la responsable qui s'exprimait à l’ouverture de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), au protocole de Kyoto (CMP12) et à l'Accord de Paris (CMA1). 

Mme Espinosa, qui est à sa première COP en tant que secrétaire exécutive de la CNNUCC, s’est dite honorée d’assurer cette mission et d’œuvrer pour soutenir le processus de l’Accord de Paris qui a donné lieu à des engagements sans précédent et qui progresse, dans la perspective de répondre aux attentes du monde entier. 

La Conférence de Marrakech doit être une opportunité pour concrétiser les objectifs ambitieux de cet accord, a-t-elle insisté sans omettre de souligner la portée symbolique et la pertinence de la tenue de cette conférence dans une ville qui a donné lieu aux accords de Marrakech, en référence à la COP7. 

A cet égard, elle a tenu à féliciter tous ceux ayant rendu possible cet événement : le président de la COP22, Salaheddine Mezouar et son équipe, et les autorités marocaines en général, ainsi que la population de Marrakech pour l’accueil chaleureux. 

L’accord de Paris vient d’entrer en vigueur il y a trois jours (4 novembre) avec l’ambition d’atteindre un développement durable qui est réalisable, a estimé Mme Espinosa, saluant au passage la rapidité de cette entrée en vigueur, après la ratification désormais de 100 Etats. 

Le travail à Marrakech, a-t-elle dit, doit permettre de faire progresser les politiques nationales en matière de climat et d’intégrer les Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) dans les stratégies nationales et les plans d’investissement. 

Elle a noté à ce niveau que les ressources financières sont disponibles mais ne sont pas suffisantes pour contribuer au développement de sociétés non tributaires au climat et à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), soulignant l’importance de tenir en compte les capacités des pays en développement. 

"Il s’agit d’une nouvelle étape d’un processus international et il faut faire en sorte que les promesses de Paris soient une réalité", a-t-elle conclu. 

Ségolène Royal plaide pour la justice climatique, surtout en faveur de l’Afrique

La présidente de la COP21 et ministre française de l'Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, Ségolène Royal, a appelé, lundi à Marrakech, à concrétiser "la justice climatique, surtout pour l’Afrique". 

"Je demande, une nouvelle fois, la justice climatique, surtout pour l’Afrique", a lancé Mme Royal, lors de l'ouverture de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22). 

Elle a salué, dans ce sens, le discours de SM le Roi Mohammed VI, prononcé depuis Dakar à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche verte, dans lequel le Souverain a tenu à ce que la COP22 soit celle de l'Afrique. 

"Ayant conscience que l’Afrique compte parmi les régions les plus affectées par les changements climatiques, Nous avons tenu à ce que la Conférence sur le climat, dont les travaux démarreront cette semaine à Marrakech, soit une conférence pour l’Afrique", avait notamment souligné SM le Roi. 

Selon Mme Royal, la justice climatique consiste à assurer les financements et le transfert des technologies à ce continent qui "subit le plus les impacts des changements climatiques, surtout la désertification". 

L’Afrique est également appelée à faire face aux enjeux de sa croissance démographique qui va croître d’ici 2020, a-t-elle indiqué, précisant que les 10 milliards de dollars destinés à soutenir le développement des énergies renouvelables à l'échelle du continent, s'avèrent une "décision prise par les Africains et pour les Africains". 

Elle s’est félicitée, dans ce sens, des initiatives lancées par le Maroc en matière d’adaptation aux changements climatiques, notamment la volonté du Royaume d’utiliser 52% des énergies renouvelables à l'horizon 2030 et la construction de la Centrale solaire Noor à Ouarzazate. 

La présidente de la COP21 a, à cet effet, exprimé ses remerciements à SM le Roi Mohammed VI et au gouvernement marocain pour l’organisation de cet événement qu'elle a qualifié de "moment historique" dans le combat climatique. 

"L’année, qui s’est écoulée, a été la plus chaude" et avait été marquée par des fontes glaciales et d'autres phénomènes climatiques, a-t-elle averti, exhortant les pays qui n’ont pas encore ratifié l’Accord de Paris à l'entériner avant la fin de l’année. 

Mme Royal, qui a mis l’accent sur la nécessité de lutter pour les causes du climat et de la femme, a fini son allocution de la séance d'ouverture par un appel solennel à la mobilisation en faveur du climat. 

La COP22/CMP12/CMA1, dont les travaux se poursuivront jusqu'au le 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord. 

Cette Conférence sera l’occasion de traiter de plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau. 

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 196 pays (197 Parties). 

Le Maroc prend officiellement la présidence de la COP22

Le Maroc a pris officiellement la présidence de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22). 

Lors de la cérémonie d'ouverture de cette COP, lundi à Marrakech, la présidente de la COP21, Ségolène Royal, ministre française de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, a passé le témoin au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, qui va assurer la présidence de l'actuelle Conférence. 

Cette COP, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre dernier, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord. 

Ladite Conférence sera également une opportunité de débattre et d'examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau. 

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués en provenance de 196 pays (197 Parties). 

La France réitère son soutien au Maroc pour la réussite de la COP 22

La France a réitéré, vendredi, son soutien au Maroc pour la réussite de la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue du 07 au 18 novembre à Marrakech.

La France est aux côtés du Maroc pour que la COP 22 rencontre un plein succès, a indiqué la présidence française dans un communiqué rendu public à l'occasion de l'entrée en vigueur ce vendredi de l'accord de Paris sur le climat.

La Conférence de Marrakech sur le climat devra être celle des solutions, a insisté l'Elysée, faisant savoir que le président François Hollande s'y rendra les 15 et 16 novembre prochains.

La même source relève en outre que le 4 novembre 2016 est un jour historique pour la planète car il marque l’entrée en vigueur de l’accord sur le climat, soulignant que les engagements pris le 12 décembre dernier au Bourget sont désormais irréversibles. 

Le seuil des ratifications – 55 Etats représentant 55 pc des émissions de gaz à effet de serre – a été atteint en moins d’un an, rappelle le communiqué, notant que "c’est la preuve que la communauté internationale a pris toute la mesure de l’urgence climatique et c’est le résultat de la mobilisation de la France dans le cadre de la présidence de la COP21 assurée par Ségolène Royal".

A quelques jours du passage du relai à la présidence marocaine pour la COP22, tous les objectifs que la France s’était fixés ont été obtenus : le premier accord universel de l’histoire des négociations climatiques le 12 décembre 2015 à Paris, sa signature par plus de 175 pays le 22 avril à New York et son entrée en vigueur avant la fin de l’année 2016, poursuit l'Elysée.

Après cette étape majeure, la mobilisation de la France restera entière pour que la justice climatique soit respectée au travers de la mobilisation des financements – 100 milliards de dollars par an pour le climat d’ici 2020, pour que l’esprit de Paris se prolonge et s’amplifie par la mise en œuvre des coalitions pour l’énergie solaire, pour les énergies renouvelables en Afrique, pour la lutte contre la désertification, la protection de l’océan, l’appui aux pays les plus vulnérables, a fait savoir la présidence française. 

(MAP-04/11/2016)

Présentation à Rabat du programme d'activités du ministère l'Éducation nationale et de la formation professionnelle pour la COP22

Le ministre l'Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), Rachid Benmokhtar Benabdellah, a présenté, jeudi lors des travaux d'une PRECOP 22 à Rabat, le programme général des activités de son département lors de la 22e conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), prévue du 07 au 18 novembre à Marrakech. 

Le MENFP, à travers le département de la formation professionnelle (DFP), mettra l’accent, lors de la COP22, sur les domaines en relation avec les changements climatiques et le développement durable tels que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’eau, l’assainissement, l’artisanat et l’agriculture, et ce à travers un dispositif qui repose sur la réalisation d'études d'identification des besoins en compétences et en formation dans les secteurs précités, sur les plans qualitatifs et quantitatifs, a souligné M. Benmokhtar, ajoutant que ce dispositif vise le renforcement de l'adéquation formation-emploi, pour qu'il puisse répondre aux besoins du secteur.

Sur les espaces Maroc, le MENFP sera présent notamment sur l'espace "recherche et formation'', zone thématique dédiée à la transition énergique au profit des universités et aux écoles supérieurs et la formation professionnelle, espace de "l'agence marocaine pour le climat et le développement durable'' et aussi sur l'espace "innovation de la CGEM'' pour débattre de différents aspects liés aux changement climatique. M. Benmokhtar a souligné que la COP 22 qui sera l’occasion pour exposer les différentes activités qui se déroulent dans l’ensemble des écoles et des centres de formation du royaume, connaitra l’organisation de sessions de formation relatives à l’environnent, ainsi qu’une grande journée réservée à l’éducation et l’environnement au profit des élèves des écoles, collèges et lycées.

La participation des jeunes à la COP22 sera extrêmement importante, vu leur esprit créatif et innovant, ainsi que leur très fort engagement à l'égard du climat et de la préservation de l’environnement, a soutenu le ministre. Pour sa part, le président du directoire des Instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (IFMEREE), Er Rafai Mohieddine, a noté que ces instituts ont été mis en place pour accompagner la formation des compétences dans le domaine des énergies renouvelables, et ce dans le cadre d’un partenariat public-privé.

La gestion des IFMEREE relevant du MENFP, est confié aux professionnels du secteur, notamment la Fédération nationale de l'électricité, de l'électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), et la Fédération marocaine des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME), deux fédérations très impliquées dans les énergies renouvelables, a-t-il expliqué. De son côté, le président de la Commission Formation Professionnelle de la CGEM, Mohamed Slassi Sennou, a souligné la nécessité de l’entreprise d’intégrer ses risques dans les plans de développement, rappelant à cet égard, que les entreprises représentent un champ d’opportunités, d’investissement et de création de valeur, intégrant une économie verte, résiliente aux changements climatiques, et sobre en carbone, appelant à cet effet, à une prise de conscience générale et à mettre en œuvre tous "le génie humain" pour relever les défis du changement climatique.

Pour cela, il est nécessaire de former une nouvelle génération de spécialistes pour satisfaire les besoins en compétence du secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, a-t-il ajouté.

L’organisation de la COP 22 est un succès pour le Maroc et pour son positionnement à l’internationale, a relevé, pour sa part, le chef de Coopération à la délégation de l'Union européenne au Maroc, Philip Mikos, notant que les avancées réalisées par le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables se basent essentiellement sur le développent de son capital humain, qui constitue un facteur clé de succès de la stratégie énergétique nationale.

Cette stratégie, observe-t-il, tend à positionner le Maroc comme un pays à l’avant-garde d’un développement de nouveaux métiers, axés sur les énergies renouvelables et sur le développement durable, afin de créer une nouvelle économie, a-t-il rappelé. 

Organisée en partenariat avec la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), les départements ministériels concernés et les partenaires internationaux du DFP, notamment l’UE, l’agence française de développement (AFD), l'agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), cette rencontre a mis l’accent sur l’importance de la formation professionnelle dans l’accompagnement des chantiers ouverts au Maroc et aux rôles qu’elle joue dans la contribution au développement durable et au renforcement de la cohésion sociale et territoriale.

L’organisation de la COP22, une démonstration de l’engagement du Maroc dans la lutte contre le changement climatique

L'organisation de la COP22 au Maroc est une démonstration de l’engagement du Royaume dans la lutte contre le changement climatique, a affirmé, jeudi à Casablanca, la directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra.

Intervenant lors d’une Conférence-Débat sur «Mines et climat au Maroc», organisée par la Fédération de l’industrie minérale (FDIM), Mme Benkhadra a indiqué que le Maroc, fier de ses choix, qui en ont font d’ailleurs un modèle dans la région et sur la scène internationale, présentera à l’occasion de la COP22 ses nombreuses réalisations dans l’énergie, l’agriculture, la sauvegarde des oasis et l’eau.

"La COP 22 devra être une COP des solutions et notamment pour les programmes d’atténuation et d’adaptation et pour les accès au financement", a-t-elle dit, notant que le cas Maroc démontre que la vision, la détermination et une gouvernance claire peuvent faire le changement et la différence.

Elle a de même souligné que le Maroc, pays faible émetteur mais vulnérable aux effets du changement climatique, a pris très tôt ses responsabilités en préparant progressivement sa vision pour répondre aux problèmes de rareté de l’eau, de désertification, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer. Les acteurs nationaux sont conscients des défis et des risques auxquels ils sont confrontés et ont également une conscience aigüe de leurs rôles et de leurs responsabilités, relève Mme Benkhadra.

Et de rappeler, à ce propos, les différentes mesures prises par les entreprises marocaines pour une gestion rationnelle de l’eau dans toutes les étapes du processus minier, l’introduction des énergies renouvelables ou de la cogénération, le traitement des rejets et des digues, les mesures d’efficacité énergétique et la remise en l’état des sols et la prise en compte de la RSE.

«Il faudra assurer la participation de toutes les parties prenantes, Etats, gouvernements, entreprises, société civile, territoires, villes et institutions financières pour collaborer ensemble sur les différentes problématiques posées», a-t-elle dit préconisant la mise en place de plateformes spécifiques reliant les institutions financières et les Etats/entreprises/porteurs de projets, afin de faire face aux multitudes d’initiatives lancées.

Intervenant pour la même occasion, le Secrétaire général du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, M. Abderrahim El Hafidi, a indiqué que le processus de transition énergétique entamé par le Maroc, depuis quelques années, a permis de mettre en place un modèle énergétique qui tient compte des potentialités et des spécificités de la demande énergétique marocaine.

«Ce modèle a apporté des solutions opportunes pour l'approvisionnement des mines en énergie électrique renouvelable en particulier», a dit M. El Hafidi, faisant remarquer que ces solutions sont rendues possibles et compétitives grâce à l'énorme potentiel dont dispose notre pays et à la mise en œuvre de dispositions importantes aux niveaux législatif, réglementaire et institutionnel.

Il a de même souligné que le Maroc, pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre, mais très vulnérable aux effets du changement climatique, a pris très tôt ses responsabilités en dessinant progressivement les contours de sa propre vision de développement durable. En effet, le Royaume a adopté dans sa vision de développement, le concept de développement durable qui favorise l'équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales, avec pour objectifs l'amélioration du cadre de vie des citoyens, le renforcement de la gestion durable des ressources naturelles, notamment minières, et la promotion des activités économiques respectueuses de l'environnement.

Dans ce sens, le Maroc a, par ailleurs, mis en place les fondements visant à instaurer le développement durable dans le pays à travers plusieurs réformes politiques, institutionnelles, juridiques et socio-économiques, rappelle-t-il. Et d'ajouter que ce processus a été renforcé par l'adoption de la Charte Nationale de l'Environnement et de Développement Durable, dont l'élaboration a été lancée suite aux Directives Royales en juillet 2009.

«La concrétisation de ce processus s'est traduite par l'intégration des principes de développement durable dans les différentes stratégies sectorielles», indique le SG du ministère de l’Energie, assurant que la dimension environnementale et la gestion durable des ressources minières sont prises en considération tout au long de la chaîne de valeurs de l'industrie minière.

Dans une allocution à cette occasion, le président de la FDIM, M. El Hou El Marbouh, a mis en exergue l’importance cruciale des initiatives d’atténuation des conséquences des changements climatiques. Il est extrêmement important que les acteurs publics accompagnent les acteurs opérant dans le secteur des mines dans le renforcement des capacités et la formation sur les changements climatiques, suggère-t-il.

Abordant les défis environnementaux, qui se posent de plus en plus avec acuité, ainsi que la gestion des risques afférents à l’eau, l’efficacité énergétique et la gestion des déchets, M. El Marbouh a exhorté les autorités publiques à accorder un intérêt particulier aux systèmes hydrologiques.

(MAP-03/11/2016)

Pdt du groupe des ambassadeurs francophones à Paris : le Maroc, un pays leader en matière de lutte contre le changement climatique

Le Maroc est un pays leader en matière de lutte contre le changement climatique, a affirmé, mercredi, le président du groupe des ambassadeurs francophones à Paris, l'ambassadeur sénégalais, Bassirou Sène, se félicitant du choix du Royaume pour abriter la conférence des Nations unies sur le climat (COP 22).

S'exprimant lors d'une rencontre organisée par l'ambassade du Maroc à Paris avec le groupe des ambassadeurs francophones pour présenter le programme et les enjeux de la COP 22, le diplomate a mis l'accent sur les différentes initiatives lancées dans le Royaume en vue d'assurer le développement durable et de promouvoir les énergies renouvelables.

Il a, à cet égard, souligné que le Maroc est un pays reconnu en Afrique pour son engagement en faveur d'un développement économique et social durable, se disant convaincu que l'organisation de la COP 22 à Marrakech sera couronnée de succès surtout avec l'entrée en vigueur de l'accord de Paris.

M. Sène a aussi affirmé que la COP 22 sera l'occasion de prendre plusieurs mesures et engagements et de mettre en place un plan d'action relatif au financement, outre la mise en œuvre de l'accord de Paris.

Pour sa part, Mohamed Benyahia, membre du comité de pilotage de la COP 22, a donné un aperçu sur les mesures prises pour assurer la réussite de cet événement, donnant des explications sur le site Bab Ighli qui est fin prêt pour l'organisation de la conférence de Marrakech avec deux zones (zone bleue gérée par l'ONU et zone verte gérée par la présidence marocaine).

Il a aussi passé en revue les dispositions logistiques prises par le Maroc notamment en matière de transport et d'hébergement des participants à la COP 22, faisant savoir que la participation attendue s'élève à fin octobre à 197 parties (7.000 personnes), en plus de 3.300 ONG et de 1.500 journalistes.

M. Benyahya a aussi rappelé le processus de préparation de la COP 22 dont les réunions informelles tenues à Paris en avril et à Skhirate en septembre, et la réunion ministérielle pré-COP, organisée en octobre à Marrakech avec la participation de 150 participants représentant 70 parties.

Il a en outre exposé aux ambassadeurs francophones le calendrier des sessions de la COP 22 et le programme des événements parallèles dont les Side events traitant de différentes thématiques, faisant savoir que la COP 22 sera marquée par la réunion pour la première fois le 15 novembre des parties à l'accord de Paris.

Prenant la parole à son tour, l'ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa a affirmé que la tenue de cette conférence, sa préparation sous Présidence française, puis sous la Présidence marocaine montante de la COP, offrent à l'Espace francophone, une opportunité pour se positionner par rapport à un agenda mondial prioritaire, rappelant qu'à quelques jours de la tenue de cette Conférence, l’Accord historique de Paris entrera en vigueur, suite à un processus de ratification exceptionnel, atteint grâce à une prise de conscience internationale collective et une mobilisation inclusive sans précédent.

Le diplomate marocain a, dans ce sens, rappelé la dynamique et la mobilisation enclenchées par la ratification de l'accord de Paris ce qui permettra, a-t-il dit, d'aller de l'avant et de faire de la conférence de Marrakech la COP de l'action et de l'innovation.

Marrakech sera le début d'une nouvelle étape, a-t-il dit, notant que cette COP sera celle de l'Afrique, des pays du Sud et des pays en voie de développement.

M. Benmoussa a aussi mis en exergue la stratégie de développement durable initiée par le Maroc, relevant qu'elle reflète la volonté d'aller vers un modèle de société respectueux de l'environnement. 

M. Bakkoury : l'avenir de l'Afrique est intimement lié au développement des énergies renouvelables

L'avenir de l'Afrique est intimement lié au développement des énergies renouvelables qui peuvent être une alternative aux sources d’énergies fossiles, a relevé, mercredi à Marrakech, le président du directoire de Moroccan Agency for Sustainable Energy (MASEN) Mustapha Bakkoury. 

"L’exemple du Maroc peut utilement mis en avant à l’égard des pays africains frères pour que les énergies renouvelables soient une alternative aux autres sources d’énergies fossiles de manière à satisfaire tous les besoins qu’il s’agisse de l’éclairage ou de la puissance électrique requise pour développer des infrastructures appropriées à une économie moderne et industrialisée", a relevé M. Bakkoury qui s’exprimait à l’ouverture de la première édition du Forum annuel africain des énergies renouvelables qui se tient du 02 au 04 courant à Marrakech. 

Il a, à cet effet, noté que la majorité des pays du continent attendent beaucoup de la COP 22 qui est une COP de l’action et du continent africain qui souffre déjà des effets des changements climatiques, appelant à l’adoption d’une vision spécifique pour le continent qui permet d’atténuer, d’éviter et d’empêcher les répercussions néfastes de ces phénomènes climatiques durant les prochaines années. 

"L’Afrique a des besoins légitimes en développement qu’on peut pas lui contester. Il faut l’aider pour que ses besoins seront atteints à travers notamment le développement du secteur énergétique", a relevé M. Bakkoury. 

Dans ce cadre, le président du Directoire de MASEN a appelé à une mobilisation de la communauté internationale en faveur de l’Afrique pour faire des énergies renouvelable un pilier majeur de son développement, relevant l’impératif d’inscrire la dimension environnementale au cœur des stratégies économiques. 

"Il faut bien identifier les potentialités et les besoins du continent de manière à ce que les investisseurs arrivent à bien cadrer et optimiser leurs projets et atteindre les objectifs escomptés tout en créant des eco-système globaux qui respectent l’environnement", a conclu M. Bakkoury. 

Premier rendez-vous annuel dédié aux énergies renouvelables en Afrique, ce forum se veut une occasion particulière pour créer un cadre de discussion et d’échanges hautement fertiles entre les di fférents acteurs concernés dans l’optique de réfléchir, d’analyser, d’orienter et de partager les idées et les expériences, le tout pour une seule et unique nationalité qui consiste à développer davantage le secteur des énergies renouvelables en Afrique. 

Tenu sous l'égide de la COP 22, le Forum annuel africain sur les énergies renouvelables vise à utiliser les résultats de la COP21 et de la COP22 comme un tremplin pour la poursuite des investissements et de la croissance de l'Afrique. 

Centré sur des projets durables de développement technologique et de renforcement des capacités, le forum discute des stratégies climatiques dans un contexte où l’accès à l’énergie et la sécurisation des investissements privés sont incontournables pour faire avancer le développement de l’énergie renouvelable en Afrique. 

Au menu des échanges, des plénières, tables rondes et des conférences sur des thématiques centrales étroitement liées à la question énergétique. Une exposition et un espace B2B sont également prévus afin de rendre plus fructueux les échanges et de découvrir les best practices en matière d’investissement sur de réelles opportunités d’affaires en Afrique.

Le Maroc accorde un intérêt particulier au développement durable à travers sa transition énergétique 

Le Royaume du Maroc accorde un intérêt particulier au développement durable à travers sa transition énergétique conciliant entre le développement économique et la lutte contre le changement climatique, a indiqué, mercredi à Marrakech, Mme. Zohra Ettaik, Directeur des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique au ministère de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement.

"Le Royaume du Maroc envisage de porter la part des énergies renouvelables de 42 pc de puissance installée, objectif fixé pour 2020, à 52 pc à l'horizon 2030, ce qui permettra à notre pays, pour la première fois dans son histoire, d'avoir la part d'électricité produite à partir de sources renouvelables supérieure à celle à partir des énergétiques fossiles", a relevé Mme Ettaik qui s’exprimait à l’ouverture de la première édition du Forum africain sur les énergies renouvelables qui se tient du 2 au 4 novembre.

Elle a également noté lors de cette rencontre organisée par La société EnergyNet, en partenariat avec Global Nexus et l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) que le Maroc s'est fixé un objectif de limitation des émissions des gaz à effet de serre de 42 pc à l'horizon 2030, qui repose, dans une large mesure, sur des actions concrètes d'atténuation basée, sur le développement à grande échelle des énergies renouvelables, le renforcement de l'efficacité énergétique et l'utilisation à grande échelle du gaz naturel.

"Le Maroc est en phase de jouer un rôle central dans la coopération énergétique régionale, notamment à travers le développement et le renforcement des infrastructures d'interconnexions électriques et gazières pour connecter les deux rives de la méditerranée", a relevé Mme Ettaik.

Et d'ajouter que les dispositions législatives, réglementaires et institutionnelles ont été mises en œuvre pour permettre l'ouverture au secteur privé du marché de la production et de la commercialisation d'électricité produite à partir de sources renouvelables.

Sur le plan continental, la responsable a précisé que le Royaume ne ménagera aucun effort pour traduire les opportunités offertes en réalité et contribuer par conséquent à instaurer une coopération renforcée et un véritable partenariat mutuellement fructueux.

Tenu sous l'égide de la COP 22, le Forum Africain sur les énergies renouvelables vise à utiliser les résultats de la COP21 et de la COP22 comme un tremplin pour la poursuite des investissements et de la croissance de l'Afrique.

Premier rendez-vous annuel dédié aux énergies renouvelables en Afrique, ce forum se veut une occasion particulière pour créer un cadre de discussion et d’échanges hautement fertiles entre les différents acteurs concernés dans l’optique de réfléchir, d’analyser, d’orienter et de partager les idées et les expériences, le tout pour une seule et unique finalité qui consiste à développer davantage le secteur des énergies renouvelables en Afrique.

Plus de de 20.000 participants attendus à la COP 22 à Marrakech

Plus de 20.000 participants de 196 pays sont attendus à la 22ème Conférence des Parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC) qui se tiendra du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc. 

En marge de ce grand sommet, plusieurs activités ont été prévues à savoir le sommet sur le climat pour les dirigeants locaux, régionaux et les femmes leaders et le Sommet mondial de la transformation qui se tiendront respectivement le 14 et le 16 novembre prochain dans la même ville. 

Les assises sur le climat, réservées aux dirigeants locaux et régionaux ont été organisés pour renforcer la coopération entre les villes et les régions dans la création de mécanismes adaptés à l'accès spécifique au financement climatique, dans le but de répondre à leurs besoins individuels, tout en profitant des opportunités locales et régionales. 

A cette occasion, une première cartographie des opportunités de financement pour les villes et régions mondiales sera dévoilée par l'Alliance du Leadership des Finances Climatiques des Villes (CCFLA), en ligne avec l'Appel de Marrakech qui sera lancé à la fin du Sommet. 

Plusieurs personnalités sont conviées à cette réunion, entre autres, M. Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur de l'État de Californie aux États-Unis; le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, Michael Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les villes et le climat, Pacte mondial des maires et ancien maire de New York. 

Par ailleurs, la rencontre des femmes leaders et le Sommet mondial de la transformation est également l'un des grands rendez-vous de la Cop22. Organisé sous le patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, cette rencontre des Femmes Leaders se tient parce que «les femmes sont plus touchées par le changement climatique que les hommes, des millions de personnes étant marginalisées parce qu'elles n'ont pas accès aux mesures d'adaptation», estime le communiqué de presse parvenu à L'ACI. 

En rassemblant un nombre important de femmes leaders de tous les secteurs et milieux (PDG, maires, chefs d'ONG, politiques, scientifiques ...), souligne le document, ce sommet unique sera l'occasion d'allumer toutes les actions mises en œuvre par les femmes du monde entier Pour lutter contre le réchauffement climatique. 

Selon le secrétariat de la convention, 98% du village de Bab Ighli, lieu qui accueillera la 22ème Conférence des Parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC), est complet. 

Le village COP22 est constitué de 55 tentes, comprenant deux zones distinctes: la zone bleue, administrée par l'ONU, et la zone verte, qui comprendra les espaces de la société civile et de l'innovation.

(MAP-02/11/2016)

COP22 : le Sénégal compte mettre l'accent sur la question du financement de l’adaptation au changement climatique 

Le Sénégal mettra l’accent lors de la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (COP 22), prévue du 7 au 18 novembre à Marrakech, sur la question du financement de l’adaptation au changement climatique au bénéfice des pays vulnérables, a indiqué le président du comité national des changements climatiques (COMNAC), Ousmane Fall Sarr. 

"Nous comptons insister beaucoup sur le financement de l’adaptation pour l’Afrique et les pays comme le Sénégal qui fait partie des pays les plus vulnérables aux changements climatiques", a fait savoir M. Sarr, lundi, en marge d’une réunion préparatoire des membres de la délégation sénégalaise, en prélude de la COP22. 

"Ce contexte particulier fait que l’on doit attirer l’attention de la communauté internationale par rapport aux enjeux de cet évènement", a-t-il dit, soulignant que la rencontre de Marrakech devrait permettre aux membres de la délégation d’être "au même niveau" que celles des autres pays, concernant "les priorités pour le Sénégal et pour l’Afrique en général". 

Dans le cadre de l’accord de Paris, "le Sénégal avait préparé sa contribution nationale déterminée, qui indique la voie à suivre pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques", a rappelé M. Sarr, notant que beaucoup d’efforts ont été fait pour renforcer la résilience du Sénégal par rapport aux effets néfastes des changements climatiques. 

Cela demande des moyens conséquents que nous comptons mobiliser d’abord au niveau national, puis à l’international, a encore relevé le président du comité national des changements climatiques (COMNAC).

Vice-ministre polonais de l'Environnement : la COP22 à Marrakech, primordiale pour la mise en œuvre de l'accord historique de Paris

La Conférence Mondiale sur le climat (COP22) qui s’ouvre le 7 novembre à Marrakech revêt une importance primordiale en vue de la mise en œuvre de l’accord historique conclu à Paris lors de la COP 21, a déclaré le Vice-ministre polonaise de l’environnement, M. Slawomir Mazurek. 

"La COP22 à Marrakech est primordiale car il s’agit de la première réunion devant permettre la mise en œuvre de l’accord historique de Paris. Nous allons discuter de la mise en œuvre d'un acte historique, qui, pour la première fois dans l'histoire, implique tous les pays dans la lutte contre le changement climatique", a-t-il souligné dans une interview accordée à la MAP à la veille de la COP 22 à Marrakech.

Le responsable polonais a réaffirmé que son pays tient à la diffusion du concept de la séquestration du CO2 par les forêts dans le cadre de l'Accord de Paris, soulignant l’importance de concept non seulement pour la protection du climat mais également à la régénération des sols, l'amélioration de la qualité de l'eau et de la biodiversité. 

"C’est dans cet optique que la Pologne souhaite plein succès à la COP22 à Marrakech et assure de son soutien les organisateurs de cette conférence Mondiale", a-t-il noté.

M. Mazurek a ensuite évoqué la politique du gouvernement polonais visant la promotion des énergies renouvelables, relevant que Varsovie encourage l'énergie géothermique et la biomasse. 

"La première (l'énergie géothermique ) est une grande opportunité pour les grandes agglomérations alors que la seconde (la biomasse), peut être utilisée avec succès dans les zones rurales, afin qu'elles puissent devenir autosuffisantes en énergie", a-t-il expliqué, ajoutant que le ministère de l'Environnement soutient le développement de sources d'énergie renouvelables par le biais, entre autres, des ressources fournies par le Fonds national pour la protection de l'environnement et de gestion de l'eau. Ce fonds, sous l'autorité du ministre de l'Environnement, propose un système unique de financement pour des projets environnementaux en Pologne, a-t-il précisé.

Après avoir souligné que l’état de l'environnement en Pologne s’est nettement amélioré au cours des 25 dernières années citant à titre d’exemple, la réduction de 30 pc des émissions des effets de serre accompagnée d’une croissance économique soutenue, le vice-ministre a souligné que son pays traite son mix énergétique comme un défi plutôt que comme un problème. 

“la politique énergétique de la Pologne continue de bénéficier de combustibles conventionnels tels que les riches gisements de houille et de lignite, en vue d’assurer la sécurité énergétique du pays”, a-t-il dit, ajoutant cependant, que le choix de mix énergétique de la Pologne ne signifie pas que "nous ne continuons pas à poursuivre la politique climatique ambitieuse car il y a encore un potentiel d'atténuation significative à accomplir conformément à l'approche définie au niveau national pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris". 

Selon lui, les priorités des autorités polonaises sont l'efficacité énergétique, l'innovation technologique et la gestion forestière. Dans le secteur de l'énergie, “nous prévoyons de réaliser des réductions de nos émissions en déployant de nouvelles centrales électriques équipées des technologies les plus avancées et innovantes, l'amélioration de notre efficacité énergétique globale”, a-t-il souligné en substance.

Une importante délégation polonaise, comprenant des chercheurs et des experts du climat, prendra part aux travaux de la Conférence Mondiale sur le Climat (COP22) à Marrakech du 7 au 18 novembre.

(MAP-01/11/2016)

Large soutien arabe au Maroc pour l'organisation de la COP22 

Plusieurs pays arabes ont fait part de leur soutien total au Maroc pour l'organisation de la 22è conférence des parties à la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP22), en novembre prochain à Marrakech, exprimant dans ce sens leur détermination à concrétiser en actes les agendas ambitieux en la matière.

Dans ce cadre, les ministres de l’environnement au Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCG) se sont félicités de la tenue de ce grand événement dans la ville de Marrakech au Maroc, formulant le vœu de voir cette conférence aboutir à des résultats positifs en matière de l’environnement.

Au cours de leur 20é réunion, le 19 octobre à Jeddah, ils ont mis l’accent sur l’importance de coordonner les visions et les positions concernant le axes qui seront examinés lors de la COP22.

Le secrétaire général du CCG, Rached Azayani a indiqué que les pays du Golfe sont invités à l’élaboration de positions communes à l’égard des questions qui seront débattues lors de la COP22 et qui ont été formulées dans l’Accord de Paris. .

Ces questions concernent la réduction des émissions de gaz et le transfert de technologies pour faire face au phénomène de changement climatique, a-t-il souligné.

Pour sa part, le ministre saoudien de l’environnement, de l’eau et de l’agriculture, Abderahman Ben Abd El Mohssin El Fadli, s’est félicité de l’engagement des pays du Golfe dans les efforts entrepris par la communauté internationale en faveur de la protection de l’environnement au profit des générations futures. 

De son côté, le ministre émirati du changement climatique et de l’environnement Tani Bin Ahmed Zyoudi a réitéré le soutien de son pays au Maroc pour faire réussir l’organisation de la COP22.

Dans une déclaration à la MAP, en marge d’une conférence de presse organisée par son département sur la COP22, le 23 octobre à Abou Dhabi, le ministre a formulé le vœu de voir cette conférence constituer un début pour la mise en œuvre de l’accord de Paris pour faire face au changement climatique.

Et d’ajouter que la COP22 constituera une étape décisive dans la mise en application de l’accord de Paris qui nécessite une action continue tout au long des prochaines années, annonçant la participation d’une forte délégation de son pays à cet événement.

Quant au royaume de Jordanie, il a mis l’accent sur la responsabilité collective des pays arabes pour soutenir le Maroc à même de faire réussir l’organisation de la COP22.

Dans ce sens, le ministre jordanien de l’environnement, Yassine Khayat a indiqué lors d’un atelier organisé le 9 octobre sur la COP22, en partenariat avec l’agence allemande de coopération, que l’accord de Paris représente un cadre général du partenariat international en la matière, notant que la COP22 mettra les bases techniques et scientifiques nécessaires pour la mise en œuvre de cet accord.

L’agence jordanienne de presse rapporte, en citant le ministre, qu’une délégation jordanienne représentant plusieurs secteurs et expertises prendra part aux séances de débats officielles ainsi qu’aux débats organisés en marge de la Conférence de Marrakech pour présenter l’expérience jordanienne.

De son côté, la ministre égyptienne de l’Environnement, Sahar Nasr, a affirmé que son pays entend jouer un rôle actif dans la Conférence et œuvrera pour traduire en actes les agendas ambitieux dans ce domaine.

Citant un communiqué du ministère de la Coopération internationale, des médias égyptiens relèvent que la ministre égyptienne a souligné lors d’un forum ministériel sur le changement climatique tenu à Washington, en marge des réunions annuelles de la Banque mondiale, le besoin pressant de remédier au changement climatique et de développer le mécanisme international pour répondre de manière plus équitable et avec efficacité à cette problématique qui constitue une menace pour le monde entier.

Par ailleurs, la Commission mixte sur le changement climatique au Bahreïn a organisé une rencontre consacrée à l’examen de l’Accord de Paris adopté lors de la COP21 et aux préparatifs de la participation du Royaume de Bahreïn à la COP22.

De même, le journaliste libanais Bassam Kantar a affirmé que la 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique qui se tiendra à Marrakech, sera celle de l’action pour traduire dans les faits de nombreux axes et décisions convenus dans l’Accord de Paris.

Il est prévu, a-t-il écrit dans un article publié dans le site spécialisé dans les questions de l’environnement '’Green Aerea’’, que la Conférence de Marrakech, qui va poursuivre le travail entamé à Paris, sera celle de l’action.

Parlant de la vague d’optimisme concernant la ratification de l’Accord de Paris avant fin 2016, il a rappelé que 60 parties représentant 48 pc des émissions du gaz à effet de serre ont rejoint cette Convention, d’où la réalisation de l’une des deux exigences relatives à la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Pour entrer en vigueur, l'Accord de Paris adopté en décembre 2015 doit être ratifié par au moins 55 Etats, couvrant 55 pc des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

En outre, le journal électronique ‘’Green Aerea’’ spécialisé dans les questions de l’environnement, a mis en avant la mobilisation des différentes composantes de la société marocaine pour assurer une bonne organisation de la COP 22 à Marrakech, du 7 au 18 novembre prochain.

Dans un article intitulé ‘’Quels sont les hommes et les femmes de la COP 22 au Maroc’’, le journal met l’accent sur le rôle du Maroc : Roi, gouvernement, ministres, organisations de la société civile, associations, administrations publiques et autres acteurs, dans la préparation de cet événement.

Et de relever que la grande responsabilité incombe au comité d’organisation de la COP22 désigné par SM le Roi le 11 février dernier, notant que cette conférence internationale s’impose comme un événement exceptionnel qui requiert la conjugaison des efforts et une mobilisation tous azimuts, sachant qu’il s’agit là d’une occasion pour consacrer l’Accord de Paris qui engage le monde entier à limiter l’augmentation de la température de la terre au dessus de 2,7 degrés d’ici à l’an 2100.

(MAP-29/10/2016)