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Lundi 25 Novembre 2013

M. Moubdii souligne à Panama les efforts déployés par le Maroc en matière de lutte contre la corruption

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M. Moubdii souligne à Panama les efforts déployés par le Maroc en matière de lutte contre la corruption

Le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'Administration, Mohamed Moubdii, a mis en avant, lundi à Panama City, les efforts déployés par le Maroc en matière de lutte contre la corruption, lors de l'ouverture de la 5è session de la Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (25 au 29 novembre).

M. Moubdii, qui a ouvert la première séance des travaux de cette rencontre en sa qualité de président de la quatrième session de la conférence, a insisté sur les efforts déployés par le Royaume pour la mise en œuvre des résolutions et des recommandations de la Conférence de Marrakech de 2011.

Le Maroc a, en effet, veillé à élargir la base de participation à cette convention internationale, afin de la rendre universelle et de faire connaître ses dimensions humanitaires, a souligné le ministre, indiquant qu'il a également donné à la dimension préventive une place de choix dans son combat pour éradiquer le fléau de la corruption. 

En outre, le Maroc a encouragé la coopération internationale dans le domaine de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs à travers une participation active aux réunions du groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée créé dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la convention onusienne, a-t-il poursuivi.

M. Moubdii a, par ailleurs, souligné dans son intervention que le Maroc présentera au cours des travaux de cette Conférence, un projet de résolution pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Marrakech contenues dans le Message Royal adressé aux participants à la 4ème session de la conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Ces recommandations, qui expriment la volonté animant tous les Etats parties à la Convention, visent la consolidation de la coopération internationale, l'intégration des principes d'intégrité dans les programmes éducatifs et l'encouragement de la participation des organisations de la société civile à la prévention et la lutte contre la corruption.

Marquée par le transfert de la présidence du Royaume du Maroc à la République de Panama, cette conférence se voudrait une occasion pour examiner le bilan préliminaire et évaluer les progrès réalisés en matière de mise en œuvre des engagements pris lors de la session précédente qui s'est tenue à Marrakech.

Les participants vont ainsi présenter et débattre des questions liées à l'examen de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, à l'assistance technique, à la prévention, au recouvrement des avoirs et à la coopération internationale à travers l'échange d'expériences et des meilleures pratiques dans ces domaines.

Le Maroc est représenté à cette conférence, dont les travaux ont été lancés par le Président de la République de Panama, Ricardo Martinelli, par une délégation de haut niveau composée de quatre responsables de départements gouvernementaux, ainsi que du Président de l'Instance Centrale de la prévention de la corruption, Abdeslam Aboudrar, et de la Mission Permanente du Royaume du Maroc auprès des Organisations Internationales à Vienne.

Le Maroc avait abrité, du 24 au 28 octobre 2011 à Marrakech, la 4ème session de cette conférence, qui se tient une fois tous les deux ans, une reconnaissance des efforts consentis par le Royaume dans le domaine de la lutte contre la corruption. 

En effet, le Royaume a initié plusieurs réformes institutionnelles, juridiques et financières pour lutter contre la corruption et moraliser la vie publique, réformes qui ont été couronnées par la constitutionnalisation du principe de la lutte contre la corruption comme principe de base dans la gestion des affaires publiques, en plus des principes de gouvernance, de transparence et de moralisation de la vie publique.

M. Moubdii a eu, à cette occasion, des entretiens avec M. Ricardo Martinelli, Président de la République de Panama ainsi qu'avec plusieurs ministres et chefs des délégations. 

Le Maroc a accordé à l'approche préventive une place de choix dans le domaine de la lutte contre la corruption

Le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration, M. Mohamed Moubdii a souligné que le Maroc, convaincu que l'éradication du fléau de la corruption requiert l'adoption d'une approche globale basée sur les mécanismes de répression, de prévention, d'éducation et de communication, a accordé une place de choix à l'approche préventive en matière de lutte contre la corruption, conformément à la Déclaration de Marrakech.

M. Moubdii, qui intervenait en sa qualité de président de la quatrième session, a affirmé que le Maroc a accordé une grande priorité à la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption et au recouvrement des avoirs, partant de sa ferme conviction que l'éradication de ce fléau exige une coordination transnationale.

Rappelant que la 5ème session de la Conférence se tient dans une conjoncture internationale et régionale marquée par les différentes mutations profondes que connaît le monde, M. Moubdii a ajouté que la lutte contre la corruption est devenue au cœur des aspirations et des exigences des peuples, estimant que les enjeux actuels qui coïncident avec l'organisation de cette Conférence portent sur la réussite de ce changement et la satisfaction des exigences des sociétés qui aspirent à la moralisation de la vie publique et la consolidation de la transparence, de l'honnêteté et de la bonne gouvernance.

Pour M. Moubdii, si les trois premières sessions de la Conférence ont connu la mise au point, de manière progressive, de la stratégie de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, et l'adoption du mécanisme d'examen de la mise en œuvre de ladite Convention, la quatrième session, que le Maroc a eu l'honneur d'accueillir et de présider à Marrakech, a été marquée par les décisions importantes ayant abouti à la "Déclaration de Marrakech pour la prévention de la corruption", un document sans précédent dans l'histoire de cette conférence.

Après avoir affirmé que cette spécificité de la Déclaration en a fait une référence internationale reflétant le rayonnement de la Conférence de Marrakech en tant qu'événement important ayant mis l'accent sur l'approche préventive de la corruption, eu égard à son importance, le ministre a indiqué que ce document est l'un des piliers qui sous-tendent la Convention des Nations Unies contre la corruption dans son Chapitre II sur les mesures préventives. 

Cela s'inscrit dans le contexte de la consécration d'une nouvelle vision pour la prévention de la corruption et la promotion de la bonne gouvernance, a poursuivi M. Moubdii, réitérant le soutien du Maroc à cette déclaration et son engagement à poursuivre sa mise en œuvre. 

Il a en outre souligné que le renforcement des mesures relatives à la mise en œuvre de cette convention s'est concrétisé par le soutien au mécanisme de l'examen de sa mise en œuvre, la coopération internationale dans le domaine du recouvrement des avoirs, étant donné que ce dernier volet est l'un des principaux objectifs de la Convention, et la création d'un groupe d'experts internationaux à composition non limitée pour le renforcement de la coopération internationale, en vue de fournir des conseils et de l'assistance à la Conférence.

Les mesures prises comprennent également l'encouragement de la coopération entre les pays, la simplification de la participation des instances signataires et non-signataires, des entités et des organisations internationales aux sessions d'examen de la mise en œuvre de la Convention, et l'organisation de rencontres d'information au profit des organisations non-gouvernementales en marge de ces sessions, a-t-il fait savoir.

Le ministre a souligné avoir veillé, lors de sa présidence de la quatrième session, à ce que la base de la participation internationale à cette convention soit élargie, en s'assurant de l'adhésion de tous les Etats à la Convention afin d'en assurer l'universalité et promouvoir la prise de conscience de ses diverses dimensions.

Il a enfin exprimé l'espoir de voir les efforts se mutualiser pour parvenir à l'élaboration de solutions communes contribuant à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

-MAP-