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Jeudi 30 Mai 2013

Marrakech : Ouverture officielle des 48èmes assemblées annuelles de la BAD

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Marrakech : Ouverture officielle des 48èmes assemblées annuelles de la BAD

 

Les travaux des 48èmes assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), un événement placé sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique" se sont ouverts jeudi matin à Marrakech.

La séance d'ouverture qui s'est déroulée devant d'éminentes personnalités, dont des responsables gouvernementaux, des cadres de la BAD et des experts marocains et étrangers, a été marquée par un message Royal adressé par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste aux participants, et dont lecture a été donnée par M. Omar Kabbaj, Conseiller de SM le Roi.

Les trois premières journées ayant précédé cet événement de grande envergure, ont été marquées par l'organisation d'une série de séminaires et d'ateliers ayant traité de moult thématiques liées à "la politique pour la transformation structurelle en Afrique : quel rô le pour les clubs de réflexion", "la politique de diffusion et d'accès à l'information", "stimuler le secteur privé africain pour le financement et les opportunités d'affaires", et "besoin du secteur de l'énergie en Afrique : renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie".

Les travaux de ces séminaires et ateliers ont été également axés sur "l'indice de la croissance inclusive en Afrique", "le dialogue sur la gouvernance : mettre l'obligation de rendre compte au cAœur des prestations de service", "de la stabilité à la croissance : indicateur stratégiques de l'investissement et du maintien de la dynamique de croissance" et "transparence, responsabilité et participation citoyenne".

Réunissant plus de 2.7000 délégués représentant quelque 78 pays, les assemblées annuelles de la BAD, constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix ans à venir, les principales problématiques étant la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

L'intégration économique en Afrique,"le seul moyen" pour assurer l'émergence du continent  

L'intégration économique et financière en Afrique constitue "le seul moyen véritable" pour assurer le plus rapidement possible l'émergence du continent, a affirmé, mercredi à Marrakech, le ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka.

"Si on arrive à développer une intégration sur les plans économique et financier dans les pays d'Afrique, le développement de ces économies devrait être accéléré d'une manière durable", a précisé le ministre, qui intervenait lors d'une rencontre organisée par Moroccan Financial Board.

Au cours de cet événement, tenu dans le cadre des travaux précédant l'ouverture officielle des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), M. Baraka a souligné que le développement du secteur financier et l'intégration financière constituent "un levier incontournable" pour accompagner et concrétiser les grands projets de développement économique et social menés dans les pays africains.

"Le projet de Casablanca Finance City (CFC), lancé en 2010, vise à positionner la place de Casablanca comme une place financière régionale de taille et concrétiser la stratégie du Maroc en termes de modernisation et d'intégration financière", a-t-il insisté, ajoutant que la création de cette place financière "s'inscrit dans le cadre d'une vision qui traduit la volonté du Maroc de créer les conditions favorables pour réaliser une croissance inclusive et durable" au niveau du continent, en capitalisant sur les complémentarités qui existent entre les pays africains.

Selon le ministre, CFC s'attèle sur le renforcement de sa vocation africaine, à travers une forte présence du secteur financier marocain dans 24 pays africains, relevant qu'en moyenne, 25 pc des investissements extérieurs du Maroc ont été réalisés en Afrique durant les cinq dernières années.

La mise en place de CFC devrait être toutefois accompagnée par l'instauration d'un environnement réglementaire et législatif favorable, "qui va permettre de sécuriser les investissements et de diversifier les offres de produits financiers en respectant les standards internationaux", a-t-il avancé.

Le Maroc ambitionne de signer des accords de libre-échange, notamment avec l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, ainsi que de développer des conventions de coopération entre les autorités de marché marocain et les bourses d'autres pays de la région, a noté le ministre.

M. Baraka a, par ailleurs, rappelé que la visite de SM le Roi Mohamed VI dans trois pays africains, en mars dernier, met en évidence la grande importance accordée par le Maroc à la coopération et au partenariat Sud-Sud et son engagement pour sa consolidation. 

Pour sa part, le directeur général de Moroccan Financial Board, Saïd Ibrahimi, a relevé que le continent africain a besoin d'intégration régionale en termes économique et financier, qui nécessite d'harmoniser la réglementation et de s'inscrire dans une logique gagnant-gagnant pour rehausser les économies africaines.

M. Ibrahimi a indiqué que l'amélioration du cadre réglementaire et la mise en place de plateformes communes devraient permettre de réaliser des investissements d'une taille suffisante, "de nature à faire intéresser les investisseurs internationaux au continent africain".

Il a également noté que la place financière de Casablanca est un outil visant à favoriser l'intégration financière en Afrique, puisqu'elle accueillit des institutions financières qui s'intéressent à la région, en leur offrant de bonnes conditions d'installation pour qu'ils puissent opérer à partir de Casablanca et faire leur business en Afrique de l'Ouest, centrale et du Nord. 

Cette rencontre a été pour objectif d'échanger sur les voix de renforcement de la coopération Sud-Sud par le biais d'intégration financière.

Des relations de coopération dynamiques et exemplaires depuis plus de 40 ans  

Le double positionnement du Maroc par rapport à la Banque africaine de développement (BAD, en tant que 1er client de la Banque parmi ses pays membres régionaux et 1er partenaire au sein de la communauté de développement, est considéré comme un indicateur éloquent du dynamisme et de l'exemplarité des relations de coopération qui les unissent depuis plus de 40 ans.

Depuis 1970, date du début de ses activités au Royaume, la BAD a financé plus d'une centaine d'opérations, pour un montant cumulé qui avoisine les 10 milliards de dollars, permettant ainsi au Maroc de se classer parmi les principaux clients de la Banque.

Cette enveloppe financière a permis à cette institution d'accompagner le développement économique et social du Royaume, à travers le financement d'importantes réformes et de projets d'investissement d'envergure relevant de secteurs hautement prioritaires pour l'économie marocaine, dont notamment, le transport, l'énergie, l'administration, l'eau et assainissement, le secteur financier et l'agriculture.

La coopération actuelle avec la BAD s'inscrit dans le cadre du document de stratégie pays (DSP) qui couvre la période 2012-2016 et qui vise à renforcer la gouvernance et l'inclusion sociale, outre le soutien au développement des infrastructures vertes.

"Je me félicite de la mise en œuvre des engagements prévus au titre de l'année 2012, 1ère année de l'actuel DSP, et qui ont porté sur un montant global qui dépasse les 1,1 milliard de dollars, qui a servi au financement des réformes des secteurs de l'administration et de l'agriculture et à la mise en place d'importants projets ", a indiqué le ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka, cité dans un document de cette institution. 

M. Baraka a avancé que le choix du Maroc pour la tenue des Assemblées annuelles de la BAD, dont l'ouverture officielle est prévue ce jeudi à Marrakech, consacre la confiance de cette institution dans le processus de développement engagé par le Royaume. 

Pour sa part, le Président du groupe de la BAD, Donald Kaberuka, a affirmé que la Banque est" fière" d'avoir contribué au financement des programmes d'investissements qui ont permis au Maroc de se doter des infrastructures et des équipements les plus modernes, notamment dans les secteurs des transports, de l'énergie et de l'eau.

M. Kaberuka a relevé que la BAD a décidé de redoubler d'efforts pour soutenir le Maroc dans un environnement international et régional complexe et changeant, et pour répondre aux défis que sont l'insertion des jeunes dans le marché du travail, la réduction du chômage et l'inclusion économique et sociale. 

De son côté, la représentante résidante de la BAD au Maroc, Amani Abou Zeid, a déclaré à la MAP, en marge des travaux en prélude aux Assemblées annuelles de la BAD, que la tenue de cet événement au Maroc "vient couronner un partenariat exemplaire et dynamique entre le Royaume et la Banque.

"La présence de plus de 3.300 à ces Assemblées constitue un témoignage fort de la confiance de la communauté et des institutions internationales en le Maroc et son programme ambitieux de réformes et de développement", s'est-elle-réjouie. 

Elle a également fait savoir que le financement consacré au portefeuille, l'ensemble des projets réalisés par la Banque au Maroc, est actuellement de plus de 2 milliards d'euros qui couvrent plusieurs secteurs, dont celui de l'énergie qui représente 34 pc de ces engagements.

Et d'ajouter que les interventions de la BAD au Maroc intègrent également douze opérations en termes d'études et d'assistances techniques, dont une à caractère régional, pour un montant total de 8,5 millions d'euros.

La confiance soutenue entre le Maroc et la BAD, ainsi que l'excellence de la coopération qui les a toujours unit, ont valeur d'exemple. En témoigne, le rôle majeur de premier partenaire au développement que joue cette institution dans le Royaume, avec pour seul objectif de répondre, de la manière la plus efficace possible aux enjeux de développement économique et social du Maroc.

La BAD en faveur de la transformation des économies africaines par la diversification des sources de croissance  

 La transformation des économies africaines implique de diversifier et d'étendre les sources de la croissance et les opportunités, de manière à favoriser une productivité accrue pour le développement économique durable et inclusif, estime la Banque Africaine de Développement (BAD), dont les 48è assemblées annuelles démarreront officiellement jeudi dans la Cité Ocre.

Le défi politique majeur pour l'Afrique aujourd'hui est de trouver les moyens d'élargir l'accès aux opportunités économiques pour une population en expansion. Les groupes les plus vulnérables y compris, indique la BAD dans son rapport annuel de 2012, tel que cité dans un document de cette institution financière rendu public à l'occasion de ces assisses placées sous le thème: "la transformation structurelle de l'Afrique". 

Selon la même source, l'Afrique a besoin d'une transformation structurelle pour se propulser vers une croissance inclusive, et une telle transformation ne se fera pas dans le continent si, l'on n'investit pas, dans le même temps, dans le développement des compétences, notamment qui ont maintenu l'Afrique à la traine par rapport aux autres régions en développement.

L'Afrique doit exploiter ses ressources naturelles pour développer les compétences des jeunes en vue d'accélérer son développement et de s'assurer une place dans la chaine de valeur mondiale, poursuit la même source, estimant que le développement des compétences libérera le dynamisme du potentiel entrepreneurial inexploité du Continent et ouvrira les opportunités pour doper l'emploi et créer de la richesse. Une population avertie est importante pour l'Afrique si elle veut jouer un rôle dans les échanges et le commerce mondiaux, ajoute-t-on de même source.

Selon le rapport annuel de 2012 de la BAD, cité par le document, l'Afrique doit accélérer sa transformation structurelle en dopant le potentiel de sa jeunesse, en investissant dans la science, les technologies et l'innovation, en accueillant le rythme de l'intégration économique, en passant à une économie verte, et en soutenant les entreprises du secteur privé.

Le leadership, le degré d'intégration économique aux niveaux national, régional, et mondial, et la croissance inclusive sont les principaux facteurs pouvant influer sur la transformation, ajoute le document, qui laisse constater que les événements politiques régionaux, et les chocs de prix doivent également être pris en compte.

Et d'ajouter que le continent peut se métamorphoser en tirant part de son immense potentiel dans certains domaines, tels que les infrastructures, et les ressources naturelles, dont les revenus qu'elles procurent peuvent financer une part importante du développement des infrastructures en Afrique.

S'agissant de la démographie, il est à noter que les jeunes constituent la majorité du milliard d'habitants en Afrique et afin de convertir "cette explosion de la jeunesse en dividende économique", il faudra investir à grande échelle et comme jamais auparavant dans les compétences et la création de perspectives professionnelles, lit-on dans le document, qui cite une série de secteurs jugés stratégiques pour la relance économique de l'Afrique, tels que l'agriculture, l'innovation technologique, la gouvernance et le climat d'affaires.

Pour ce qui est du secteur privé, la même source estime qu'avec le développement des économies africaines, le secteur privé qui représente 90 pc de l'emploi informel, prendra encore plus d'ampleur, en particulier dans l'industrie. 

Quant à l'urbanisation, il convient de signaler que les villes africaines, qui concentraient 40 pc de la population du continent en 2010, un chiffre qui devrait atteindre 50 pc en une génération et 65 pc d'ici 2060, sont de plus en plus, les moteurs de la demande de consommation et, partant, de la croissance économique.

Et de poursuivre que les stratégies pour libérer le potentiel de l'Afrique résident dans l'élimination des traces des conflits nationaux et régionaux, afin d'instaurer la paix : un leadership visionnaire et des institutions gouvernementales fortes et efficaces qui s'accompagnent de l'autonomisation des femmes et des jeunes, le renforcement du capital humain par l'éducation et la formation en particulier dans les sciences et les technologies, ainsi que dans l'amélioration des services de base, et une diversification accrue dans l'agriculture et les zones rurales en particulier.

Le document fait état également de la nécessité d'opérer le passage à une économie verte et durable, la promotion de l'industrie, la stimulation du commerce intra-africain grâce à un investissement national et régional accru, et l'établissement de relations commerciales solides avec les partenaires émergents.

Partant de ce constat, la BAD se dit déterminée à continuer d'encourager et de suivre les efforts de transformation de ses pays membres régionaux, en adoptant une stratégie sur dix ans qui a pour objectif principal de promouvoir une croissance économique socialement inclusive et respectueuse de l'environnement.

Et de conclure que les priorités opérationnelles au cœur de cette stratégie embrassent le développement des infrastructures, l'intégration régionale, le déploiement du secteur privé et la gouvernance et la responsabilisation, ainsi que la valorisation des compétences et le développement technologique. 

Secteur des infrastructures, principal domaine d'intervention de la BAD au Maroc  

Le secteur des infrastructures constitue le principal domaine d'intervention au Maroc de la Banque africaine de développement (BAD), suivi des programmes d'appui aux réformes et du secteur social, selon la représentante résidente de la BAD au Maroc, Amani Abou-Zeid.

La BAD est le premier partenaire de développement du Maroc avec des investissements qui s'élèvent à près de 10 milliards d'euros et un portefeuille actif comprenant environ 2,7 MM d'euros, a précisé Mme Abou-Zeid, en ajoutant que la stratégie de la BAD au Maroc pour la période 2012-2016 s'articule autour de deux piliers, à savoir "le renforcement de la gouvernance et de l'inclusion sociale" et "le soutien au développement des infrastructures vertes".

Le renforcement de la gouvernance et de l'inclusion sociale est réalisable à travers, notamment l'étude sur la relation croissance inclusive et emploi au Maroc, l'assistance technique à la promotion des jeunes entrepreneurs agricoles et l'élaboration du Code monétaire et financier.

Le deuxième pilier porte sur le soutien au développement des infrastructures "vertes", à travers notamment le projet de la centrale solaire de Ouarzazate, le programme intégré éolien, hydraulique et électrification rurale et l'assistance technique pour l'atténuation des effets du changement climatique.

La BAD apporte aussi un soutien au secteur financer, à travers la promotion de l'inclusion financière, le renforcement de la gouvernance dans le secteur et l'approfondissement des marchés de capitaux. Dans ce cadre, la BAD a participé à la création de Al Barid Bank.

La stratégie de la BAD pour la période 2010-1014 dans le secteur agricole est sous-tendue par deux piliers qui se renforcent mutuellement, à savoir l'infrastructure agricole et la gestion des ressources naturelles renouvelables.

Le portefeuille du secteur agricole au Maroc comprend actuellement cinq projets en cours d'exécution. Ces projets qui totalisent un montant global de financement de 160,38 millions d'euros, concernent le projet d'appui au programme national d'économie d'eau d'irrigation (PAPNEEI, programme d'appui au Plan Maroc vert (PAPMV, appui technique au projet des oasis du Sud (ATPOS, appui technique au développement des infrastructures d'irrigation (ATDII et appui technique à la promotion des jeunes entrepreneurs agricoles (ATPJEA).

Dans le secteur de l'énergie, la BAD a financé 17 opérations d'une valeur totale de 1,3 milliard d'euros, en se focalisant sur le développement du secteur des énergies renouvelables, à travers le financement de la centrale Thermosolaire de Ain Beni Mathar, la Centrale Solaire de Ouarzazate et le plan éolien marocain et électrification rurale.

En 2013, la Banque travaille, en étroite collaboration avec le gouvernement marocain, pour la mise en place de deux appuis budgétaires, notamment l'adéquation formation-emploi pour un montant de 116 millions d'euros et le programme d'appui à la couverture médicale (phase 3 pour un montant de 116 millions d'euros).

Créée en 1964 pour mobiliser des ressources pour le développement économique et social de ses pays membres régionaux, la BAD est la première institution de financement du développement de l'Afrique. Elle met l'accent sur la réduction de la pauvreté et la promotion de la croissance durable. De 1967 au 31 décembre 2011, la Banque a approuvé 3661 prêts et dons pour un montant total de 60,06 milliards d'unités de compte, soit environ 92,57 milliards de dollars américains en faveur de ses pays membres régionaux. 

 Le Maroc joue un rôle "central" dans la concrétisation de l'Union du Maghreb arabe

Le Maroc joue un rôle "crucial" et "central", à travers son expertise et ses potentiels, dans la concrétisation de l'Union du Maghreb arabe (UMA), a affirmé mercredi à Marrakech, le ministre libyen des Finances, Abdelkarim Al Kilani, exprimant son espoir que l'Etat marocain maintienne son soutien à l'union maghrébine. 

"Le Maroc est un pays central et important dans l'UMA, ayant l'expertise et les potentiels nécessaires à l'activation de cette Union. A cet effet, nous espérons qu'il maintienne sa politique de soutien à l'Union maghrébine", a indiqué le ministre dans une interview accordée exclusivement à la MAP, en marge des travaux précédant les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui s'ouvriront officiellement jeudi.

Le ministre libyen a, dans ce cadre, rappelé que le Royaume a été parmi les pays précurseurs de l'idée de création de l'UMA, et que "son gouvernement s'est toujours prononcé pour l'accomplissement de la création d'institutions maghrébines", notant que la concrétisation de cette Union "passe nécessairement par l'élaboration d'une feuille de route basée sur une stratégie à long terme".

Le développement durable et intégré des pays du Maghreb "devrait être basé sur les potentiels propres et les ressources permanentes de ces économies, accompagnés par l'élaboration de stratégies complémentaires à long terme aux niveaux économique, social et politique, outre le développement de leurs avantages compétitifs et du capital humain", a-t-il estimé.

M. Al Kilani a relevé, en outre, que la réunion des ministres des Finances et de la monnaie des pays de l'UMA, prévue mercredi, vise à évaluer le progrès réalisé au niveau des relations entre ces pays sur les plans commercial et économique, formulant son espoir de voir lancer, le plus tôt possible, la Banque maghrébine pour contribuer au développement de ces économies. 

Concernant les relations maroco-libyennes, M. Al Kilani a fait savoir que le Maroc a été parmi les premiers pays qui ont soutenu la révolution, la transition démocratique et la reconstruction de la Libye, soulignant le caractère complémentaire des relations bilatérales qui visent en priorité la stabilité et le développement des deux pays.

M. Al Kilani s'est félicité de la réussite des investissements de la Libye au Maroc, qui ont atteint leurs objectifs et profité aux deux peuples, exprimant l'ambition de son département de les booster davantage dans les années à venir, que ce soit qualitativement ou au niveau quantitatif.

Le ministre a également mis l'accent sur les mesures incitatives qui visent à promouvoir les investissements et favoriser le climat des affaires au Maroc et en Libye, notamment la convention de non double imposition entre les deux pays, mettant en relief la nécessité de faciliter davantage les procédures douanières et de développer les réseaux autoroutier, ferroviaire, maritime et aérien reliant les deux pays frères.

Le ministre n'a pas manqué de préciser que, pour sa reconstruction, la Libye "a plus besoin d'un apport en expertise du groupe de la BAD qu'en termes de financement", vu que la Banque détient une expérience cumulée dans les domaines politique, économique et financier.

Des experts et responsables de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avaient convenu mardi de la nécessité de transcender les difficultés afin de parvenir à une intégration maghrébine optimale.

Lors d'une réunion à la veille de l'entrevue des ministres des Finances de l'UMA, ces responsables ont prospecté les potentialités d'intégration maghrébine dans un contexte international mondialisé et caractérisé par de fortes concentrations économiques, particulièrement en Europe, en Amérique et en Asie.

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement devraient réunir environ 3.000 personnes, dont des délégués des Etats membres de la BAD en provenance d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Asie (ministres de l'Economie et des finances, gouverneurs de Banques centrales) ainsi que des représentants de plusieurs organisations financières régionales et internationales.

Cet événement constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix ans à venir, les principales problématiques étant la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Assemblées BAD : Medi1 Radio et deux médias africains concrétisent la coopération médiatique Sud-Sud 

 La station Medi1 Radio, le groupe mauritanien Sahara Médias et le support gabonais Gabonews ont donné l'exemple de la coopération Sud-Sud, dans le domaine médiatique cette fois, en opérant de concert lors de la couverture des séminaires du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent depuis lundi à Marrakech.

Non loin de l'espace presse, un stand fraichement installé réunit trois hommes, trois caméras, trois ordinateurs et trois pays et publics différents. Les accents et les nationalités s'estompent devant un objectif commun : couvrir les séminaires de préparation des Assemblées annuelles de la BAD, qui se tiennent dans un immense palais de congrès, désormais devenu un Babel pour les journalistes internationaux et le gotha de la finance et du développement à l'échelle continentale, pour ne pas dire planétaire. 

Ce plateau est le fruit de la coopération entre les trois institutions médiatiques visant à unir les efforts et à "mener une action commune pour mettre en relief le potentiel économique que recèle le continent africain ainsi que la contribution du Maroc en tant qu'un portail donnant sur l'Europe", explique Abdallah Ould Mohamdy, président exécutif du Groupe Sahara médias, spécialisé dans l'audiovisuel et la presse écrite. 

Il s'agit ainsi d'élargir la performance médiatique et de rapprocher les enjeux d'un événement phare, à l'image des Assemblées annuelles de la BAD en l'occurrence, du plus grand nombre de personnes et de médias possible, ajoute M. Mohamdy, avec un arabe habillé d'un léger accent mauritanien, à peine voilé. En effet, les programmes animés sur ce plateau seront diffusés par plusieurs stations radio dans le continent africain.

Un espace de coopération mais aussi d'apprentissage ! Gabonews, une boîte spécialisée dans la presse électronique depuis uniquement un an et demi, espère acquérir de l'expérience de ses nouveaux partenaires, dans le dessein de pouvoir transiter vers la télévision et la radio, selon Talyane Chalobah Gondjout, secrétaire-général au sein de ce support gabonais.

En dépit du professionnalisme et du sérieux des journalistes et des responsables des trois boites d'information, l'ambiance est on-ne-peut-plus accueillante et chaleureuse, on aurait même entendu le directeur de la rédaction de médi1, Omar Dahbi, improviser une version française d'une blague marocaine, au grand plaisir d'un confrère francophone, et du reporter de la MAP lui même.

"Ce qui est intéressant à voir, c'est que la coopération Sud-Sud est l'une des thématiques proposées lors des Assemblées de la BAD, y compris de manière médiatique", fait constater Thomas Biet, journaliste et présentateur à Médi1, une thématique parfaitement en phase avec les aspirations de nos protagonistes. "La coopération sud-sud est nécessaire pour que le continent se développe de la manière la plus efficace possible", a-t-il poursuivi.

Cette alliance vient entériner le partenariat amorcé sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, dont la dernière visite en Afrique subsaharienne a dévoilé les contours d'une vision qui mise sur les racines africaines en tant que piédestal de la modernité et de la croissance. 

Durant ces Assemblées, les trois médias diffuseront plusieurs interviews avec personnalités éminentes, en tête des VIP, figure le Président du Gabon, Ali Bongo.

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement, dont l'ouverture officielle est prévue pour jeudi, constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix ans à venir, les principales problématiques étant la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Appel à une forte intégration régionale au niveau du continent africain 

L'intégration régionale revêt une importance cruciale au niveau du continent africain, compte tenu de son rôle dans la réalisation du développement escompté, ont souligné, mardi à Marrakech, les participants à un séminaire organisé dans le cadre des 48èmes assemblées annuelles de la BAD, dont les travaux démarreront officiellement jeudi dans la cité ocre.

Les participants à ce séminaire placé sous la thématique "financement de l'infrastructure et accélération de l'intégration régionale", ont ajouté que la BAD a toujours veillé à rendre plus facile l'accès aux mécanismes nécessaires à la réalisation d'une parfaite intégration régionale et ce, à travers la mise en place d'une stratégie visant à tirer vers le haut le volume des investissements à consacrer au renforcement des infrastructures dans divers secteurs au niveau du continent.

Le développement, le progrès et la prospérité de l'Afrique demeurent tributaires du degré d'intégration de ses pays et de la qualité des relations de coopération et des connexions qu'ils tissent entre eux, notamment dans des secteurs stratégiques, tels que les routes et les ports, ou encore le raccordement au réseau électrique, la promotion des énergies, et le transport des matières premières.

Et d'ajouter que l'ambition est de voir le continent s'ériger en marché unique où disparaissent les barrières douanières et où la circulation des biens, des marchandises et des personnes devient plus fluide.

Ils ont, dans ce cadre, souligné l'impératif de renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé, notamment dans les domaines relatifs au renforcement des infrastructures et ce dans l'optique de promouvoir l'économie africaine, plaidant en faveur davantage d'investissements dans le domaine de développement et de renforcement des infrastructures.

Placées sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les Assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de près de 2.700 délégués représentant quelque 78 pays. 

Le ministre ivoirien du plan et du développement plaide pour une croissance pérenne et inclusive en Afrique  

Le ministre d'Etat, du plan et du développement ivoirien, Dr. Albert Toikeusse Mabri, a plaidé mardi, à Marrakech, pour une croissance pérenne et inclusive qui bénéficie à l'ensemble des populations du continent africain.

"Plusieurs pays africains sont riches et regorgent de ressources naturelles mais il y a aussi d'autres qui ne le sont pas, et il suffit seulement que l'ensemble de ces pays fédèrent leurs efforts et coopèrent entre eux pour que la croissance réalisée ces dernières années en Afrique, soit pérenne et inclusive", a déclaré à la MAP, Dr. Mabri en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui s'ouvriront officiellement jeudi dans la cité ocre.

Le responsable ivoirien, également gouverneur de la Côte d'Ivoire à la BAD, a relevé que les Assemblées annuelles de la BAD revêtent une importance extrême aux yeux des Africains qui s'attendent à ce que leur continent rentre dans la transition économique, soulignant que cette rencontre permettra de mettre en place des mécanismes qui encouragent cette transformation structurelle.

Dr. Mabri a indiqué que lors de ces Assemblées, les participants aborderont plusieurs secteurs dont celui des infrastructures, l'intégration, l'agriculture, tout en accordant une attention particulière à la "réorientation" des ressources humaines.

Le ministre ivoirien a relevé que cette rencontre offre l'opportunité de mettre en place des mécanismes pertinents à même de permettre à l'Afrique de saisir les nouvelles opportunités qui s'offrent, ajoutant que la BAD est une institution financière leader en matière de mobilisation des ressources.

Par ailleurs, Dr. Mabri a relevé que le Maroc, qui est un exemple dont les pays africains doivent s'inspirer, a opéré dans les 10 à 15 dernières années une transformation radicale de son économie et réalisé un important développement au niveau de ses infrastructures et ce, en ciblant des secteurs clés de l'économie dont le tourisme.

Dr. Mabri a en outre, émis le vœu de voir le Maroc soutenir le retour de la BAD à son siège à Abidjan.

Les Assemblées annuelles du groupe de la BAD devraient réunir environ 2700 personnes, dont des délégués des Etats membres de la BAD en provenance d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Asie (ministres de l'Economie et des finances, gouverneurs de Banques centrales) ainsi que des représentants de plusieurs organisations financières régionales et internationales.

Cet événement constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, et des principales problématiques, notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

Arrivée à Marrakech du président gabonais  

Le président de la République du Gabon, M. Ali Bongo Ondimba, est arrivé mardi à Marrakech, où il devra prendre part aux travaux des 48èmes Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui se tiennent du 27 au 31 mai courant dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international de Marrakech-Menara, le président gabonais a été accueilli par M. Omar Kabbaj, conseiller de SM le Roi.

Après avoir passé en revue un détachement des Forces Royales Air (FRA) qui rendait les honneurs, M. Bongo Ondimba a été salué, notamment, par le wali de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, Mohamed Faouzi, le président du Conseil de la région, Ahmed Touizi, le commandant d'armes délégué de la place de Marrakech, la présidente du conseil communal de la ville, Mme Fatima Zohra Mansouri, la présidente du conseil préfectoral de Marrakech, ainsi que par d'autres personnalités.

Au Salon d'honneur de l'aéroport, le président gabonais a été convié à la traditionnelle cérémonie d'offrande de lait et de dattes.

Placées sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les Assemblées annuelles de la BAD, dont les travaux démarreront officiellement jeudi, connaissent la participation de près de 2.700 délégués représentant quelque 78 pays. 

Les 48èmes assemblées annuelles de la BAD, un couronnement du partenariat exemplaire entre le Maroc et cette institution 

Les 48èmes assemblées annuelles de la BAD, qui se tiennent jusqu'au 31 mai courant à Marrakech, se veulent le couronnement d'un partenariat très dynamique et exemplaire unissant depuis près d'un demi-siècle le Maroc et cette institution, a souligné mardi à Marrakech, Mme Amani Abou- Zeid, représentante résidente de la BAD au Maroc.

Grâce à ce partenariat stratégique, le Maroc et la BAD ont réussi à mettre en place des projets géants, structurels et novateurs visant en fait, la transformation, pour le meilleur, de l'économie et du niveau de vie des populations dans le Royaume, a-t-elle déclaré à la MAP, en marge des assemblées annuelles de la BAD, un événement placé sous le thème la transformation structurelle de l'Afrique et dont l'ouverture officielle est prévue jeudi dans la cité ocre.

C'est un partenariat très exemplaire qui a fait du Maroc le premier client de la BAD et de cette institution financière, le premier bailleur de fonds pour le Royaume , a-t-elle dit, relevant que le Maroc se présente actuellement comme un pays phare dans plusieurs secteurs pour toute le continent Africain. 

Et de rappeler que la BAD a développé une stratégie conjointement agréée avec le Maroc, avec une importance toute particulière accordée à des secteurs jugés stratégiques pour le Royaume, entre autres, les infrastructures, l'appui aux différentes réformes engagées par le Maroc de manière générale, la bonne gouvernance et les aspects sociaux, tel que l'éducation et la santé.

Tout en relevant que l'Afrique a connu une profonde transformation durant les 10 à 15 dernières années, et que ce continent a affiché un taux de croissance important qui a dépassé 5 pc pour aller jusqu'à 11 pc dans certains pays, Mme Abou- Zeid, a estimé que le moment a été propice pour concevoir conjointement une vision de comment on voudrait bâtir ensemble l'Afrique et continuer à bâtir ce continent.

Et de poursuivre que les assemblées annuelles de la BAD placées sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique" interviennent à un moment où, cette institution financière a annoncé sa nouvelle stratégie décennale, notant que via ce thème, l'Afrique entend se prononcer sur ce qu'elle voudrait avoir comme priorité et les priorités de cette transformation structurelle pour les 10 années à venir.

Elle a, par ailleurs, fait observer que l'Afrique demeure confrontée à un certain nombre de défis à relever, entre autres, le déficit en infrastructures, l'impératif de lutte contre la corruption, et les faiblesses en matière de promotion de la bonne gouvernance et d'encouragement de l'emploi des jeunes.

Certes, il ne s'agit nullement d'une entreprise aisée mais, le continent africain est décidé plus que jamais à opérer cette transformation structurelle, et la BAD est déjà engagée pour appuyer l'Afrique dans sa vision, a-t-elle dit.

Réunissant près de 2.700 délégués représentant quelque 78 pays, ces assemblées constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, et des principales problématiques, notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

La Banque centrale guinéenne souhaite renforcer des relations de coopération avec les organismes financiers marocains

La Banque centrale guinéenne souhaite renforcer des relations de coopération avec les organismes financiers marocains dont Bank Al-Maghrib et la Bourse des valeurs de Casablanca, affirme mardi à Marrakech, le gouverneur de cette institution financière guinéenne, Louncény Nabé.

"La Banque centrale guinéenne entend tirer profit de l'expérience marocaine, et élargir la coopération pour qu'elle englobe une assistance technique de la part desdits institutions financières marocaines dans ce domaine", a déclaré à la MAP, M. Nabé en marge des séminaires et ateliers qui se tiennent en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui s'ouvriront officiellement jeudi dans la Cité Ocre.

Concernant les Assemblées annuelles de la BAD, il a noté qu'elles ont pris une dimension planétaire, soulignant la solidité de la BAD, un organisme qui, a-t-il dit, est bien noté par les agences financières internationales experts en la matière. 

"Ces assemblées offrent une opportunité pour faire l'état des lieux de la santé de cette organisation financière africaine et de son implication dans le financement du développement, notamment au niveau des infrastructures tout en veillant à intégrer la dimension régionale en Afrique", a-t-il ajouté.

Et de poursuivre que la BAD se trouve dans l'obligation de mettre en œuvre "la transformation" de l'Afrique, avec un accent particulier sur le financement des infrastructures pour booster le développement dans le continent noir.

Les Assemblées annuelles du groupe de la BAD devraient réunir environ 2700 personnes, dont des délégués des Etats membres de la BAD en provenance d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Asie (ministres de l'Economie et des finances, gouverneurs de Banques centrales) ainsi que des représentants de plusieurs organisations financières régionales et internationales.

Cet événement constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

La BAD, décidée à redoubler d'efforts pour soutenir le Maroc 

La Banque Africaine de Développement (BAD), compte tenu de son partenariat exemplaire avec le Maroc, est décidée à redoubler d'efforts pour soutenir le Royaume notamment dans un environnement à la fois complexe et changeant, a souligné le président de cette institution, Donald Kaberuka.

Forte de cette expérience et de sa connaissance des réalités du Royaume comme de ses atouts, et tenant compte des changements survenus sur la scène internationale et régionale (la crise de la dette en Europe et les Printemps arabes au Maghreb notamment), la BAD a décidé de redoubler d'efforts pour soutenir le Maroc dans cet environnement à la fois complexe et changeant, a-t-il affirmé dans un mot publié dans un document de la BAD, à l'occasion de la tenue à Marrakech du 27 au 31 mai courant, des 48èmes assemblées annuelles de cette institution financière.

Et de poursuivre que pour répondre aux défis que sont l'insertion des jeunes dans le marché du travail, la réduction du chômage, l'inclusion économique et sociale, ainsi que les problématiques climatiques et environnementales, la BAD et le Maroc se sont entendus sur une stratégie de partenariat couvrant la période 2012-2016 et qui s'articule autour de deux piliers, à savoir le renforcement de la gouvernance et l'inclusion sociale, le soutien au développement des infrastructures vertes.

Les bonnes performances des projets mis en œuvre à ce jour, la confiance réciproque qui caractérise la BAD et le Maroc, la collaboration renforcée avec le Royaume et le suivi rapproché des opérations sur le terrain effectué, notamment par le biais du bureau national de la BAD au Maroc, constituent assurément les grands gages du succès futurs, a estimé ce responsable.

Il a, dans ce cadre, fait part de sa gratitude au Maroc pour la confiance et le ferme soutien que le Royaume a toujours manifesté à l'égard de cette institution, réitérant l'engagement et la volonté de la BAD de poursuivre son soutien aux efforts du gouvernement marocain visant à renforcer les bases d'une croissance inclusive et verte.

Dans le même sillage, il a tenu à rappeler que la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Maroc sont unis par un partenariat exemplaire, étant donné que cette institution est un premier partenaire du Royaume au sein de la communauté du développement. 

M. Kaberuka a ajouté que le Maroc est le premier client de la Banque, parmi ses pays membres régionaux. "Ce positionnement du Royaume est un indicateur éloquent du dynamisme et de l'exemplarité qui caractérise la relation de coopération qui l'unit à la Banque Africaine de Développement depuis 1970", a-t-il dit. 

Et de faire constater que cette confiance mutuelle a permis à la BAD de contribuer à la modernisation et la transformation structurelle de l'économie marocaine, renforçant ainsi sa résilience et érigeant le Royaume au rang de plateforme régionale d'investissement, de production et d'échanges sur le continent.

De manière spécifique, la contribution de la Banque s'est concentrée dans les infrastructures (transports, énergie, mines, eau et assainissement, irrigation), et dans l'appui aux réformes clés dans les différents secteurs (finances, administration publique, eau, agriculture, énergie, transports, télécommunications et nouvelles technologies de l'information, éducation, santé..).

Pour M. Kaberuka, ce faisant la BAD est fière d'avoir contribué au financement des programmes d'investissements qui ont permis au Maroc de se doter des infrastructures et des équipements les plus modernes, notamment dans les secteurs des transports, de l'énergie et de l'eau.

Il a tenu à rappeler que la Banque est également intervenue dans le secteur social (éducation et santé), contribuant ainsi à l'amélioration des indicateurs de développement humain et partant, à celle des conditions de vie de la population, notamment dans les zones les plus reculées, faisant observer que depuis le début de la coopération de la BAD avec le Maroc en 1970, les engagements cumulés de la Banque au Maroc totalisent près de 7 milliards d'euros.

Placées sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de près de 2.700 délégués représentant quelque 78 pays.

Ces assemblées constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, et des principales problématiques, notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes.

Economie africaine : une croissance en dessous de son niveau d'avant la crise internationale, à 4,8 pc en 2013 

L'économie africaine devrait croitre de 4,8 pc en 2013, puis la croissance devrait s'accélérer à 5,3 pc en 2014, ce qui demeure toutefois nettement en deçà de ses performances d'avant la crise économique mondiale, selon un rapport international intitulé "les perspectives économiques en Afrique pour 2013".

"Avec une croissance prévue de 4,8 pc en 2013 et de 5,3 pc en 2014, l'Afrique sera encore loin de ses performances moyennes d'avant la récession de 2009", où elle avait affiché, pendant trois années consécutives, des taux proches de 6 pc, indique ce rapport, dont les contours ont été dévoilés, lors des travaux tenus à Marrakech en prélude aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) qui s'ouvriront officiellement jeudi.

Les principaux moteurs de la croissance devraient être l'expansion de la production agricole, une croissance robuste des services et une augmentation de la production de pétrole, ainsi qu'une activité minière accrue principalement dans les pays riches en ressources naturelles, note ledit rapport, soulignant qu'en dépit de ces bonnes performances, "le continent africain n'a pas encore atteint le taux de 7 pc que tous les experts jugent indispensable pour endiguer la pauvreté". 

Face à une croissance démographique annuelle supérieure à 2 pc, la réduction de la pauvreté suppose un taux de croissance des revenus par habitant de 5 pc pendant plusieurs années, tandis que les prévisions tablent sur un taux moyen inférieur à 3 pc.

Les projections sont sous-tendues par l'hypothèse d'une amélioration graduelle des conditions économiques mondiales, d'une stabilité renforcée des conditions macroéconomiques domestiques, ainsi que du retour de la paix dans les pays qui continuent de souffrir d'instabilité politique, précise le rapport, qui relève que les perspectives économiques à moyen terme de l'Afrique restent tout de même favorables en dépit de certains défis spécifiques aux pays et de turbulences provenant de l'économie mondiale.

Le Produit intérieur brut (PIB) de l'Afrique s'est accru de 6,6 pc en 2012 contre 3,5 pc en 2011, en raison du rebond considérable enregistré par le PIB de la Lybie qui s'est accru de 96 pc en 2012, après une forte contraction de 60 pc en 2011 suite à la révolution.

Cette croissance a été portée par la consommation intérieure, "qui a joué un rôle moteur dans de nombreux pays africains, mais ce dynamisme n'est pas parvenu à compenser pleinement les effets contraires du ralentissement mondial sur la demande extérieure", avance la même source, qui argumente que les plus grands contributeurs à la croissance sont les secteurs de l'agriculture et les services, ainsi que la production pétrolière et les activités d'extraction pour les pays riches en ressources. 

Le rapport fait ressortir que le principal défi que doit relever le continent sur le court terme est la consolidation des conditions macroéconomiques stables dans un environnement économique mondial plus volatile.

Les pays devraient également approfondir les réformes visant à améliorer les institutions et les réglementations qui encadrent l'activité du secteur privé et "s'attaquer aux goulets d'étranglements dans le domaine de l'infrastructure", selon le rapport international, qui prêche pour l'amélioration de l'accès au financement et aux principaux services publics, "afin de se placer sur un sentier de croissance forte et durable qui tient compte des préoccupations liées à la pauvreté élevée et à l'aggravation des inégalités de revenus".

Ce rapport a été élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Programme de développement des Nations-Unies (PNUD) et la Commission économique pour l'Afrique relevant des Nations-Unies. 

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement, qui devraient réunir environ 2700 personnes, constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Economie africaine : une croissance en dessous de son niveau d'avant la crise internationale, à 4,8 pc en 2013 

L'économie africaine devrait croitre de 4,8 pc en 2013, puis la croissance devrait s'accélérer à 5,3 pc en 2014, ce qui demeure toutefois nettement en deçà de ses performances d'avant la crise économique mondiale, selon un rapport international intitulé "les perspectives économiques en Afrique pour 2013".

"Avec une croissance prévue de 4,8 pc en 2013 et de 5,3 pc en 2014, l'Afrique sera encore loin de ses performances moyennes d'avant la récession de 2009", où elle avait affiché, pendant trois années consécutives, des taux proches de 6 pc, indique ce rapport, dont les contours ont été dévoilés, lors des travaux tenus à Marrakech en prélude aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) qui s'ouvriront officiellement jeudi.

Les principaux moteurs de la croissance devraient être l'expansion de la production agricole, une croissance robuste des services et une augmentation de la production de pétrole, ainsi qu'une activité minière accrue principalement dans les pays riches en ressources naturelles, note ledit rapport, soulignant qu'en dépit de ces bonnes performances, "le continent africain n'a pas encore atteint le taux de 7 pc que tous les experts jugent indispensable pour endiguer la pauvreté". 

Face à une croissance démographique annuelle supérieure à 2 pc, la réduction de la pauvreté suppose un taux de croissance des revenus par habitant de 5 pc pendant plusieurs années, tandis que les prévisions tablent sur un taux moyen inférieur à 3 pc.

Les projections sont sous-tendues par l'hypothèse d'une amélioration graduelle des conditions économiques mondiales, d'une stabilité renforcée des conditions macroéconomiques domestiques, ainsi que du retour de la paix dans les pays qui continuent de souffrir d'instabilité politique, précise le rapport, qui relève que les perspectives économiques à moyen terme de l'Afrique restent tout de même favorables en dépit de certains défis spécifiques aux pays et de turbulences provenant de l'économie mondiale.

Le Produit intérieur brut (PIB) de l'Afrique s'est accru de 6,6 pc en 2012 contre 3,5 pc en 2011, en raison du rebond considérable enregistré par le PIB de la Lybie qui s'est accru de 96 pc en 2012, après une forte contraction de 60 pc en 2011 suite à la révolution.

Cette croissance a été portée par la consommation intérieure, "qui a joué un rôle moteur dans de nombreux pays africains, mais ce dynamisme n'est pas parvenu à compenser pleinement les effets contraires du ralentissement mondial sur la demande extérieure", avance la même source, qui argumente que les plus grands contributeurs à la croissance sont les secteurs de l'agriculture et les services, ainsi que la production pétrolière et les activités d'extraction pour les pays riches en ressources. 

Le rapport fait ressortir que le principal défi que doit relever le continent sur le court terme est la consolidation des conditions macroéconomiques stables dans un environnement économique mondial plus volatile.

Les pays devraient également approfondir les réformes visant à améliorer les institutions et les réglementations qui encadrent l'activité du secteur privé et "s'attaquer aux goulets d'étranglements dans le domaine de l'infrastructure", selon le rapport international, qui prêche pour l'amélioration de l'accès au financement et aux principaux services publics, "afin de se placer sur un sentier de croissance forte et durable qui tient compte des préoccupations liées à la pauvreté élevée et à l'aggravation des inégalités de revenus".

Ce rapport a été élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Programme de développement des Nations-Unies (PNUD) et la Commission économique pour l'Afrique relevant des Nations-Unies. 

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement, qui devraient réunir environ 2700 personnes, constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Le Maroc, "un exemple" en matière d'économie verte (vice-président BAD)  

 –Le Maroc est "un exemple en matière d'économie verte et d'énergies renouvelables", a affirmé lundi à Marrakech l'Economiste en chef, vice-président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Mthuldi Ncube.

"Le Maroc constitue un exemple en terme d'économie verte, avec ses investissements dans les infrastructures durables, relevant particulièrement du secteur de l'énergie et celui de l'agriculture", a indiqué à la MAP M. Ncube, à l'issue de la présentation du rapport 2012 sur le développement en Afrique, notant que "plusieurs pays peuvent beaucoup apprendre de l'expérience marocaine" dans le domaine.

M. Ncube a expliqué, en outre, que la BAD s'est intéressée dans son rapport au thème de la croissance verte vu le rôle crucial que celle-ci pourrait jouer dans le développement et l'inclusion économiques en Afrique, surtout que le continent fait face au défi d'une utilisation efficace et durable de son capital naturel et ses systèmes écologiques.

Le rapport 2012, qui a été présenté dans le cadre des travaux précédant l'ouverture officielle des Assemblées annuelles de la BAD, s'attèle notamment sur les retombées des pratiques actuelles sur la durabilité des actifs naturels, les stratégies nécessaires pour induire une croissance verte et les transferts de technologies permettant son adoption", a poursuivi le vice-président de la BAD.

De son côté, la directrice du département de l'Energie, de l'eau et du climat à la BAD, Hela Cheikhrouhou, s'est félicitée de la série de politiques et de lois que le Maroc a adoptées afin de "passer d'une situation de grande dépendance vis-à-vis de l'énergie fossile importée vers plus en plus d'utilisation des énergies renouvelables", ce qui aura une influence positive notable sur l'environnement, rappelant que la BAD a travaillé avec le Maroc depuis l'année 2008 dans la perspective de réaliser cette transition "d'une manière économiquement viable, en minimisant les choix qui peuvent être couteux".

"De ce point de vue, il y a un mix d'énergies solaire, éolienne et hydroélectrique qui vient d'être mis en œuvre, avec une perspective d'atteindre 2.000 mégawatts pour chacune de ces énergies", a détaillé Mme Cheikhrouhou, ajoutant que la BAD a mobilisé d'autres banques pour approuver plus de 800 millions de dollars de ressources financières propres et concessionnelles destinées au financement de ce type de projets.

La responsable de la BAD a fait constater que l'Afrique fait face à une situation globale dans laquelle il y a "une réduction accélérée des ressources naturelles -même si le continent en a assez par rapport aux autres-, une population en train de croître grandement et des actifs environnementaux particulièrement vulnérables aux changements climatiques". Ainsi, "lors des décisions de développement socio-économique, de gestion des ressources naturelles et d'investissement en infrastructures, les pays africains doivent prendre sérieusement en compte les variables environnementales".

Les Assemblées annuelles du groupe de la BAD, qui devraient réunir environ 2700 personnes, constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, et des principales problématiques, notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Le Maroc, un partenaire privilégié des pays de l'Afrique subsaharienne (présidente de la CGEM)  

Le Maroc est un partenaire privilégié des pays de l'Afrique subsaharienne, une zone qui présente un potentiel important pour les entreprises marocaines compte tenu de la proximité culturelle et de la similitude des problématiques économiques, a souligné lundi à Marrakech, la présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Mme Miriam Bensalah Chaqroun.

Dans une allocution lue en son nom, lors d'un séminaire tenu, en prélude aux assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), sous le thème "stimuler le secteur privé africain par le financement et les opportunités d'affaires", Mme Bensalah, a ajouté que le Maroc qui a relativement bien résisté à la crise économique mondiale, dispose d'une situation géographique centrale à même de lui permettre de servir de relai d'échange idéal entre l'Europe au Nord et le reste du Continent Africain au Sud.

"Le Maroc a engagé depuis plus d'une décennie une stratégie de développement qui a concerné tous les secteurs d'activité, tels que l'industrie, l'agriculture, l'énergie, le tourisme, les bâtiments et les travaux publics", a-t-elle rappelé, faisant observer que le Royaume peut se positionner comme une porte d'accès aux marchés africains.

Et de poursuivre que le Maroc qui a développé toute une logistique pour dynamiser ses relations avec le reste du monde, grâce aux différentes stratégies sectorielles mises en place, se positionne actuellement comme un hub africain pour les investissements étrangers directs (IDE) et se positionne désormais comme une excellente plateforme pour accéder à un marché de plus d'un milliard de consommateurs.

Les politiques publiques entreprises par le Maroc, ses orientations stratégiques ainsi que ses programmes de coopération, son ouverture économique et les initiatives de développement des entreprises marocaines partout dans le monde font actuellement du Royaume un modèle dans les autres pays s'inspirent , a dit Mme Bensalah.

Tout en soulignant le rôle de taille que joue le secteur public dans la promotion et le développement de secteurs névralgiques, tels que l'énergie, l'eau, le transport, l'éducation, et la santé, les autres intervenants ont été unanimes à affirmer que l'appui au secteur privé africain constitue l'un des axes prioritaires des activités que mène la Banque Africaine de Développement (BAD), notamment en ce qui concerne le volet lié au PME.

Et de poursuivre que les PME constituent de véritables acteurs du développement, étant donné que le développement demeure un véritable stimulant de la croissance et de la répartition des richesses, se disant en faveur de l'actualisation des lois et des politiques en vigueur en vue de faciliter le décollage commercial et industriel des pays de l'Afrique.

Ils ont, en outre, mis en avant la singularité de l'expérience marocaine, telle que soutenue et consolidée par l'adoption d'une batterie de mesures préférentielles en faveur des PME nationales à même de leur garantir un meilleur accès aux marchés marocains.

Les participants ont fait observer également que la compétitivité et l'innovation constituent des facteurs clés pour la promotion et le développement des petites et moyennes entreprises africaines, dans l'optique de leur permettre un meilleur accès aux marchés locaux et mondiaux.

Ils ont, par ailleurs, pointé du doigt une série d'handicaps et de contraintes auxquels se trouve confrontée la PME africaine, notamment la difficulté d'accès au crédit et au financement non seulement en raison du nombre peu élevé de produits financiers adaptés mais aussi, du fait d'un manque d'information sur les possibilités qui leurs sont offertes.

La première journée de ces assemblées de la BAD a été marquée par l'organisation d'une série de séminaires et ateliers thématiques ayant trait, entre autres, à "la politique pour la transformation structurelle en Afrique : quel rôle pour les clubs de réflexion", "la politique de diffusion et d'accès à l'information", "stimuler le secteur privé africain pour le financement et les opportunités d'affaires", et au "besoin du secteur de l'énergie en Afrique : renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie".

Prévues jusqu'au 31 mai courant à Marrakech sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de plus de 2.500 délégués représentant quelque 78 pays.

Cet événement constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Assemblées annuelles de la BAD : un pavillon Maroc pour mettre en valeur les efforts en matière de développement  

Un pavillon Maroc regroupant plus d'une trentaine d'exposants, parmi les départements gouvernementaux, les institutions bancaires, les entreprises publiques et privées, a été aménagé lundi à Marrakech, et ce en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), dont les travaux démarreront officiellement jeudi.

Initié par le ministère de l'Economie et des finances, ce pavillon aménagé sur une superficie de plus de 800 m2, se veut une véritable vitrine des grandes avancées réalisées par le Maroc dans divers domaines socio-économiques, ainsi que des grands chantiers ouverts par le Maroc dans des secteurs stratégiques, tels que l'artisanat, l'eau, l'électricité, l'agriculture et les infrastructures, qui bénéficient d'un financement de la BAD.

Selon les organisateurs, l'aménagement de cet espace d'exposition est une occasion idoine pour permettre au public et aux différents participants aux assemblées annuelles de la BAD de prendre connaissance des différentes politiques sectorielles menées par le Royaume, ainsi que du grand développement réalisé de manière générale dans des secteurs névralgiques de l'économie nationale.

Le pavillon Maroc offre une véritable opportunité pour la promotion du Royaume sur le plan touristique et l'anticipation sur des projets de développement pouvant nécessiter des financements, ont-ils expliqué, faisant observer que ce genre d'initiatives sont très importantes, étant donné que le Maroc déploie de grands efforts en matière de développement socioéconomique qui nécessitent d'être connus et reconnus.

"Nous pensons qu'un grand événement comme les assemblées annuelles de la BAD constitue un tremplin pour mieux communiquer autour de tout ce qui se passe au Maroc, les grands chantiers ouverts et les projets en cours de réalisation", ont-ils estimé. 

Prévues jusqu'au 31 mai courant à Marrakech sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de plus de 2.500 personnes représentant 78 pays.

La première journée de ces assemblées a été marquée par l'organisation d'une série de séminaires et d'ateliers thématiques traitant, entre autres, de "la politique pour la transformation structurelle en Afrique : quel rôle pour les clubs de réflexion?", "la politique de diffusion et d'accès à l'information", "stimuler le secteur privé africain pour le financement et les opportunités d'affaires", et "besoin du secteur de l'énergie en Afrique : renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie". 

Arrivée à Marrakech du président Rwandais    

Le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagamé est arrivé lundi à Marrakech où il devra prendre part aux travaux des 48èmes Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui se tiennent du 27 au 31 mai courant dans la cité ocre.

A son arrivée à l'aéroport international de Marrakech- Menara, le président Rwandais a été accueilli par M. Omar Kabbaj, Conseiller de SM le Roi.

Après avoir passé en revue un détachement des Forces Royales Air (FRA) qui rendait les honneurs, M. Kagamé a été salué, notamment par le wali de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, Mohamed Faouzi, le président du Conseil de la région, Ahmed Touizi, le commandant d'armes délégué de la place de Marrakech, la présidente du conseil préfectoral de Marrakech, ainsi que par d'autres personnalités.

Au Salon d'honneur de l'aéroport, le président Rwandais a été convié à la traditionnelle cérémonie d'offrande de lait et de dattes.

Placées sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les Assemblées annuelles de la BAD, dont les travaux démarreront officiellement jeudi prochain, connaissent la participation de plus de 2.500 délégués représentant quelque 78 pays. 

Le renforcement des RH, principal challenge pour développer le secteur énergétique en Afrique (DG de l'ASEA)  

 Le renforcement des compétences des ressources humaines constitue le principal challenge pour développer le secteur énergétique en Afrique, a affirmé, lundi à Marrakech, le directeur général de l'Association des sociétés d'électricité d'Afrique (ASEA), Tella Abel Didier.

"L'Afrique a besoin de renforcer ses capacités en se dotant notamment des compétences humaines qui répondent le mieux aux caractéristiques du secteur, afin de combler son déficit (de l'Afrique) en matière énergétique", a expliqué M. Tella lors d'un séminaire sous le thème "Les besoins du secteur de l'énergie en Afrique", qui intervient en prélude aux Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), dont les travaux démarreront officiellement jeudi.

Dans ce cadre, le responsable a appelé la BAD à se doter de ressources humaines ayant des formations qui combinent les sciences économiques et techniques afin de garantir plus de performance dans son action.

Cette ligne de réflexion est partagée par le directeur exécutif de l'Autorité des investissements d'Ouganda (UIA), Frank Sebbowa, qui a estimé que la rentabilisation de l'investissement dans le secteur énergétique passe par le renforcement des compétences des ressources humaines, à travers la mise en place d'actions efficaces de formation professionnelle.

M. Sebbowa a souligné, en outre, l'importance du développement de l'énergie propre, notamment hydraulique et éolienne, afin de protéger l'environnement et de lutter contre le réchauffement climatique.

Concernant le secteur d'électricité, M. Sebbowa a salué les efforts réalisés par le Maroc qui occupe une place importante parmi les pays africains maîtrisant parfaitement la gestion du réseau électrique, notamment en cas de coupures d'électricité.

Le responsable a, à cet égard, plaidé pour la réforme du cadre législatif et réglementaire régissant le secteur d'électricité au niveau des pays africains, tout en renforçant l'autonomie et le financement des sociétés opérant dans ledit secteur.

Quant à l'investissement privé dans le secteur de l'énergie, le directeur du secteur privé et de la microfinance à la BAD, Tim Turner, a souligné que l'Afrique présente des opportunités importantes en matière de financement des investissements dédiés aux infrastructures et aux projets industriels dans ce domaine.

"La stratégie de la BAD de 2013 à 2022 vise à assurer la transition vers une croissance économique inclusive, basée sur une répartition équitable des ressources, et une économie verte à travers des infrastructures pérennes, un environnement préservé et des ressources naturelles durables", a indiqué M. Turner, qui intervenait lors d'un atelier sous le thème "Stimuler le secteur privé africain par les financements et les opportunités d'affaires".

Et de rappeler que la BAD avait lancé un programme de financement des petites et moyennes entreprises (PME) africaines, qui vise notamment à parvenir à un usage efficace de l'énergie, à travers notamment le lancement de deux lignes de crédit destinées à ces PME.

La stratégie de la BAD pour les dix prochaines années est axée sur deux piliers, à savoir la croissance inclusive et la transition graduelle vers une croissance verte.

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement, qui devraient réunir environ 2.700 personnes, constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Le président de la BAD entame une visite de travail au Maroc  

  Le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Donald Kaberuka, est arrivé, lundi à Casablanca, pour une visite de travail au Maroc, durant laquelle il devra participer aux travaux des 48èmes Assemblées annuelles de la BAD qui viennent de démarrer à Marrakech.

A son arrivée à l'aéroport International Mohammed V, M. Kaberuka, qui a été accueilli par Nizar Baraka, ministre de l'Economie et des Finances, s'est dit ravi de sa visite au Maroc, exprimant ses vifs remerciements à SM le Roi Mohammed VI, au gouvernement et au peuple marocains pour l'invitation d'abriter les Assemblées annuelles de la BAD qui se tiennent jusqu'au 31 mai dans la cité ocre.

"C'est un grand honneur pour la BAD de tenir une telle rencontre au Maroc, qui est un grand pays, un pays africain et un pays émergent dans le continent", a-t-il dit, saluant les relations "très anciennes, étroites et privilégiées" existant entre le Maroc et la Banque africaine de développement qui a financé et soutenu plusieurs projets socioéconomiques lancés au Royaume.

Après avoir rappelé que le Maroc est le premier client de la BAD, M. Kaberuka a fait savoir que la réunion de Marrakech sera une occasion pour célébrer ensemble les acquis réalisés dans plusieurs domaines, réitérant l'engagement ferme de la Banque africaine à continuer à soutenir les chantiers de développement initiés par le Maroc.

Le président de la BAD a, par ailleurs, évoqué l'ordre du jour de la réunion de Marrakech, précisant que les Assemblées annuelles de la BAD se tiennent dans une conjoncture internationale particulière marquée par des mutations profondes de l'économie mondiale.

Lors de la dernière décennie, l'Afrique a démenti toutes les prévisions pessimistes et a enregistré une croissance remarquable, s'est-il félicité, estimant que "cette croissance économique doit maintenant se traduire en une véritable transformation économique qui créera des emplois et offrira des opportunités aux populations". 

"C'est pour cette raison que la prochaine décennie sera si déterminante, et que la Stratégie de la Banque africaine de développement pour la période 2013-2022 revêt une si grande importance", a-t-il affirmé

Organisées jusqu'au 31 mai courant à Marrakech sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les Assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de plus de 2.500 délégués représentant plus de 70 pays. 

L'économie africaine : de bonnes performances qui ne bénéficient pas équitablement aux populations 

 L'Afrique affiche de "bonnes performances économiques", qui ne bénéficient pas aux populations de manière équitable, ont convenu, lundi à Marrakech, les intervenants au séminaire sur l'indice de la croissance inclusive.

Durant la dernière décennie, l'Afrique a enregistré un important taux de croissance économique de 5,2 pc", a affirmé l'Economiste en chef et vice-président de la Banque africaine du développement (BAD), Mthuldi Ncube, regrettant toutefois le fait que les bénéfices de cette croissance "ne soient pas distribués de manière inclusive".

M. Ncube, qui intervenait lors d'un séminaire sous le thème "Developing an inclusive growth index for Africa : concepts and choices", a exprimé l'intérêt que porte la BAD pour cette problématique structurelle dans le cadre de sa stratégie de long terme, un intérêt qui s'est traduit par la construction récente d'un indice de croissance inclusive pour le continent.

L'accent est mis sur "l'élargissement de l'accès aux opportunités socio-économiques durables", selon M. Ncube, qui précise que cet indice est axé sur les dimensions économique, sociale, spatiale et politique.

"L'aspect économique porte essentiellement sur la création de l'emploi et la réduction des inégalités, notamment vis-à-vis des jeunes et des femmes, tandis que la dimension sociale s'articule autour de la réduction de l'exclusion des différentes catégories de la population et le renforcement de l'accès à l'éducation et à la santé", a-t-il expliqué lors de ce séminaire, qui intervient en prélude aux Assemblées annuelles de la BAD, dont les travaux démarreront officiellement jeudi.

Quant au volet spatial, il concerne l'amélioration de la connexion des infrastructures au niveau régional et du sentiment d'appartenance chez le citoyen sur le plan national, selon l'Economiste en chef, qui ajoute que dans la dimension politique/institutionnelle, l'accent est mis sur la généralisation du droit au vote, de la participation politique et du droit à la propriété privée.

Pour sa part, le responsable du projet dudit indice au sein de la division de Recherche de la BAD, Abebe Shimeles, s'est félicité de la performance du Maroc dans le domaine de l'inclusion économique, ce qui lui confère "une très bonne place" dans le classement de la Banque.

Dans une déclaration à la MAP, M. Shimeles a relevé que la construction de cet indice vise en aval à définir l'inclusion économique et à la mesurer, afin de mieux la suivre et la contrôler.

De son côté, le directeur de la division de Recherche de la BAD, Steve Kayizzi-Mugerwa, a indiqué à l'agence de presse marocaine que l'Afrique devrait enregistrer un taux de croissance moyen de 6,6 pc durant l'année en cours.

"Ce taux est presque aussi haut que celui des pays asiatiques", ce qui traduit un certain "optimisme économique" au sein du continent, a-t-il martelé, déplorant toutefois que cette croissance soit réalisée au détriment des ressources naturelles dans plusieurs pays, ce qui met en danger son aspect durable.

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement devraient réunir environ 2700 personnes, dont des délégués des Etats membres de la BAD en provenance d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Asie (ministres de l'Economie et des finances, gouverneurs de Banques centrales) ainsi que des représentants de plusieurs organisations financières régionales et internationales.

Cet événement constitue une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, les principales problématiques étant notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l'emploi des jeunes. 

Assemblées annuelles de la BAD : Ouverture simultanée des travaux de plusieurs ateliers et séminaires thématiques  

Les travaux de plusieurs séminaires et ateliers thématiques ont été ouverts simultanément lundi matin à Marrakech et ce, en prélude aux assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui démarreront officiellement jeudi dans la cité ocre.

Lors de ces séminaires et ateliers thématiques, les participants auront à débattre de plusieurs thématiques liées, entre autres, à "la politique pour la transformation structurelle en Afrique : quel rôle pour les clubs de réflexion", "la politique de diffusion et d'accès à l'information", "stimuler le secteur privé africain pour le financement et les opportunités d'affaires", et "besoin du secteur de l'énergie en Afrique : renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie".

Les travaux de ces séminaires et ateliers de cette première journée seront axés également sur "l'indice de la croissance inclusive en Afrique", "le dialogue sur la gouvernance : mettre l'obligation de rendre compte au cœur des prestations de service", "de la stabilité à la croissance : indicateur stratégiques de l'investissement et du maintien de la dynamique de croissance" et "transparence, responsabilité et participation citoyenne".

Lors de ces rencontres simultanées, les participants prendront connaissance également des grands axes d'un rapport sur la compétitivité en Afrique (RCA) 2013, intitulé "connecter durablement les marchés de l'Afrique" ainsi que les grandes lignes d'un rapport sur le développement de l'Afrique en 2012.

Initiées jusqu'au 31 mai courant à Marrakech sous le thème "la transformation structurelle de l'Afrique", les assemblées annuelles de la BAD connaissent la participation de plus de 2.500 délégués représentant plus de 70 pays.

De l'avis des organisateurs, la transformation économique du continent africain constitue la pierre angulaire de la nouvelle stratégie décennale (2013-2022) du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Cette stratégie, qui a été approuvée par le Conseil d'administration de la Banque, met l'accent sur la qualité et le caractère durable de la croissance. Son approbation par les Administrateurs est l'aboutissement d'un large et profond processus de consultations, aussi bien au sein de la Banque qu'à l'extérieur. 

Pour le président de la BAD, Donald Kaberuka, cité dans un document de cette institution, cette stratégie réaffirme les choix stratégiques de la Banque que sont les infrastructures, l'intégration économique et le secteur privé. Elle trace la voie à suivre pour parvenir à une croissance inclusive, partagée par tous les citoyens, de tous âges, sexes et régions et qui tient particulièrement compte des Etats fragiles d'Afrique, où vivent 200 millions de personnes. 

Cette stratégie met aussi l'accent sur le renforcement de la résilience au changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles, relevant que cette feuille de route dégage les cinq domaines sur lesquels la Banque axera ses activités pour améliorer la qualité de la croissance en Afrique. Il s'agit notamment du développement de l'infrastructure, de l'intégration économique régionale, du développement du secteur privé, de la gouvernance et la responsabilisation, du développement des compétences et de la technologie. 

La nouvelle stratégie propose aussi de rechercher des modalités nouvelles et innovantes de mobilisation des ressources pour accompagner la transformation de l'Afrique, notamment en utilisant de façon optimale ses propres ressources. Le recours accru aux partenariats public-privés, les arrangements de cofinancement et les instruments d'atténuation des risques attireront de nouveaux investisseurs. 

Et M. Kaberuka d'ajouter qu'"au cours d'une décennie marquée par des mutations profondes de l'économie mondiale, l'Afrique a démenti les prévisions pessimistes et a enregistré une croissance remarquable. Cette croissance économique doit maintenant se traduire en une véritable transformation économique qui créera des emplois et offrira des opportunités aux populations". 

"C'est pour cette raison que la prochaine décennie sera si déterminante, et que la Stratégie de la Banque africaine de développement pour la période 2013-2022 revêt une si grande importance", a-t-il conclu.

- MAP -