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Jeudi 28 Novembre 2013

M. El Ouafa souligne l'importance d'accélérer la promulgation du cadre juridique relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes

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M. El Ouafa souligne l'importance d'accélérer la promulgation du cadre juridique relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes

Le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa, a mis en exergue, jeudi à Rabat, l'importance d'accélérer la promulgation du cadre juridique relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes, appelant les acteurs de la société civile à contribuer positivement et avec efficience à la promulgation du projet de loi y afférent, élaboré par le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

Intervenant à l'ouverture du Forum régional organisé par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) pour le lancement de la stratégie régionale de lutte contre la violence basée sur le genre dans le monde arabe pour la période 2014-2017, M. El Ouafa a relevé qu'il est important pour le Maroc d'avoir un cadre juridique garantissant la protection des femmes victimes de la violence, notant que la pratique montrera ses points forts et faibles et permettra ainsi d'y introduire les amendements nécessaires.

Ce cadre juridique constitue une étape très avancée pour la protection des femmes victimes de la violence, qu'il faut enrichir et perfectionner par des propositions, a-t-il soutenu, soulignant que "tout retard dans son élaboration desservira les intérêts de la femme et encouragera les forces résistantes au changement".

Le ministre a, dans ce sens, appelé les organisations féminines à se pencher sur ce projet et à faire des propositions d'amendements en tirant profit de la représentativité féminine au sein du Parlement, relevant que dès la mise en place de ce cadre juridique, son amendement deviendra possible.

Il a aussi mis l'accent sur l'impératif de lutter contre le harcèlement, un phénomène répréhensible qui prend de l'ampleur dans les administrations, les espaces publics, la rue et les secteurs productifs, devenant ainsi un danger pour l'ensemble de la société.

Les associations formant la coalition "Printemps de la dignité" ainsi que le réseau national des centre d'écoutes relevant de cette coalition ont présenté, dernièrement lors d'une conférence de presse, un mémorandum critiquant ce projet de loi qui renferme un ensemble de griefs se rapportant notamment à sa méthodologie et sa définition de la violence, la criminalisation de tout acte de violence, les sanctions, les mesures procédurales, les problématiques relatives à l'impunité, les mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violence et la prévention contre la violence. 

Elles ont fait constater la contradiction entre l'intitulé dudit projet et son contenu qui mentionne la violence à l'égard d'autres catégories de la société, dont les enfants, les parents, les tuteurs et les maris ainsi que l'absence d'un préambule.

Le Conseil de gouvernement, réuni le 7 novembre dernier, avait décidé de poursuivre l'examen du projet de loi relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes ainsi que la mise en place d'une commission, présidée par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, chargée de la révision de ce texte pour le présenter lors de la prochaine réunion du gouvernement pour approbation. 

Le projet de loi relatif à la lutte contre la violence à l'égard des femmes insiste sur la répression des auteurs de la violence sous toutes ses formes.

-MAP-