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Lundi 19 Août 2013

60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

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60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

Emission d'un timbre-poste commémorant la Révolution du Roi et du Peuple

Barid Al-Maghrib a procédé à l'émission d'un timbre-poste spécial commémorant le 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, indique un communiqué du Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération.

L'émission de ce timbre-poste, portant l'effigie de la Révolution du Roi et du Peuple, est le fruit d'un partenariat entre Barid Al-Maghrib et le Haut-commissariat et consacre cette grande date de la marche du combat du Maroc pour la libération nationale du joug colonial et le recouvrement de l'indépendance nationale au lendemain du retour d'exil de Feu SM Mohammed V et de la famille royale, le 16 novembre 1955, ajoute le communiqué.

Le premier timbre-poste, issu d'un partenariat entre le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération et Barid Al Maghrib, a été émis à l'occasion de la commémoration du 56 anniversaire de la Journée nationale de la résistance, le 18 juin 2010, rappelle la même source.

 

Le discours royal du 20 août : "un discours d'une grande importance"

Le "grand discours" consacré à la politique de l'enseignement au Maroc, prononcé par SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de la Révolution du Roi et du peuple, est "un discours d'une grande importance qui témoigne à la fois des inquiétudes du Roi au sujet de la politique actuelle de l'éducation au Maroc, mais également de la priorité qu'il accorde à ce sujet", souligne le professeur universitaire français Thierry Rambaud.

Dans un article intitulé "le Roi du Maroc ouvre le chantier de l'éducation", publié au bulletin de l'Observatoire d'études géopolitiques à paraître en septembre, le professeur Rambaud indique que l'idée fondamentale du Souverain est que "sans une réelle politique éducative qui s'inscrive dans la durée, les difficultés économiques et sociales marocaines ne pourront pas être pleinement résolues".

Il relève, à cet égard, que SM le Roi avait dressé dans son discours "un tableau sans concession des maux affligeant le système public d'enseignement et de formation du pays".

Le professeur Thierry Rambaud rappelle également que SM le Roi avait invité le gouvernement à accélérer l'adoption des textes relatifs au Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique prévu par la Constitution, et chargé M. Omar Azziman d'exercer la fonction de président délégué de ce Conseil.

"C'est donc non seulement à une prise de conscience, mais également à une action réelle et cohérente qu'appelle le Roi en cette matière fondamentale qu'est l'éducation pour l'avenir du Maroc en marche", conclut le professeur Rambaud.

 

Le Serviteur des deux Lieux Saints de l'Islam et le Prince Héritier d'Arabie saoudite félicitent SM le Roi à l'occasion du 50eme anniversaire du Souverain

SM le Roi Mohammed VI a reçu des messages de voeux et de félicitations du Serviteur des deux Lieux Saints de l'Islam le Roi Abdellah Ben Abdelaziz Al Saoud et du Prince Héritier d'Arabie saoudite, vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense, SAR le Prince Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, à l'occasion du 50eme anniversaire du Souverain.

Dans son message, le Roi Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud exprime en son nom et en celui du peuple et du gouvernement d'Arabie Saoudite, ses sincères félicitations et ses meilleurs v ux de santé et de bonheur à SM le Roi Mohammed VI et de davantage de progrès et de prospérité au peuple marocain frère.

Le Serviteur des Lieux Saints de l'Islam a saisi cette heureuse occasion pour saluer l'excellence des relations fraternelles qui lient les deux Royaumes et peuples frères, réitérant sa détermination à les renforcer et les consolider dans tous les domaines.

De son côté, le Prince Héritier d'Arabie Saoudite a exprimé à SM le Roi Mohammed VI ses vives félicitations et ses v ux les meilleurs de santé et de bonheur et de progrès et de prospérité au peuple marocain frère.

 

L'UC salue le caractère "franc et direct" de la teneur du discours royal du 20 août

Le Parti de l'Union Constitutionnelle (UC) a salué le caractère "franc et direct" du discours royal adressé à la Nation à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, relevant que le discours a répondu aux attentes du peuple marocain concernant la question cruciale de l'enseignement.

Dans un communiqué rendu public, jeudi, à l'issue de la réunion de son bureau politique, l'UC s'est également félicitée de l'analyse profonde et exhaustive des étapes franchies dans la gestion de ce dossier qui a été marqué de plusieurs embûches, saluant l'initiative de SM le Roi Mohammed VI relative à l'opérationnalisation du Conseil supérieur de l'enseignement, en tant que mesure pour remédier aux difficultés rencontrées, surtout que le Royaume aspire à rendre ses ressources humaines une véritable richesse de l'avenir et un outil pour la réalisation du développement durable.

Les membres du bureau politique du parti ont, en outre, salué l'importance de la décision royale "qui survient après une analyse minutieuse des contextes politiques et conjoncturels qui sont susceptibles de porter atteinte aux intérêts des citoyens", précisant que la décision du Souverain "vient jeter les bases d'une nouvelle vision royale pour le traitement des questions déterminantes qui ne doivent plus rester prisonnières de la logique des calculs et conflits politiques".

L'UC a par ailleurs qualifié le discours royal de "grand tournant majeur" et de "nouveau point de départ" pour la construction d'une société où le citoyen marocain, ayant bénéficié d'une meilleure formation et d'un bon enseignement et qui agit activement pour le développement de l'économie de son pays, sera la véritable richesse inestimable du pays.

Outre l'examen de la teneur du discours royal, les membres du bureau politique de l'UC ont adopté, lors de cette réunion, la formule finale des amendements devant être apportés au statut du parti et passé en revue les prochaines échéances ainsi que les préparatifs en cours pour la tenue du 5ème congrès national du parti.

 

La Monarchie garant suprême de la diversité et de la pérennité des réformes au Maroc (journal américain)

Le journal américain "The Huffington Post" a mis en avant, jeudi, le rôle de la Monarchie au Maroc en tant que garant suprême de la pérennité des réformes politiques au Maroc, en rappelant la place de choix que SM le Roi Mohammed VI accorde aux différentes composantes de la société marocaine, notamment sur les plans culturel et artistique.

La publication en veut notamment pour preuve le contenu du discours Royal, à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, dans lequel "le Souverain a mis l'accent sur l'importance de l'éducation et de l'émancipation des jeunes afin de promouvoir la culture du pluralisme et de la tolérance".

Tout en passant en revue la conjoncture critique et l'instabilité que connaissent certains pays arabes en transition, l'auteur de cette analyse souligne que le modèle marocain mérite d'être pris en considération ailleurs dans la région arabe, dans la mesure où il garantit l'inclusion et la participation de l'ensemble des composantes de la société à la vie politique, sociale et culturelle.

La publication américaine relève, par ailleurs, l'attention particulière et la sollicitude dont le Souverain entoure les artistes marocains, et à travers eux l'ensemble de la communauté artistique et culturelle marocaine dans toute sa diversité.

 

La presse émiratie se fait l'écho du discours royal à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

La presse émiratie parue, jeudi, s'est intéressée au contenu du discours adressé par SM le Roi Mohammed VI à la nation à l'occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. 

Les quotidiens +Al-Bayane+, +Al-Itihad+ et +Al-Khalij+ mettent en exergue les différents sujets soulevés par le discours royal, notamment la situation du système d'enseignement et l'opérationnalisation du Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

A ce propos, +Al-Itihad+ et +Al-Khalij+ indiquent que le Souverain a affirmé que la situation actuelle du secteur de l'éducation et de la formation "nécessite de marquer une halte pour un examen de conscience objectif permettant d'évaluer les réalisations accomplies et d'identifier les faiblesses et les dysfonctionnements existants".

Dans le même ordre d'idées, les deux publications relèvent que SM le Roi a noté que "les gouvernements successifs se sont attachés à mettre en oeuvre les préconisations de cette charte, surtout le gouvernement précédent qui a déployé les moyens et les potentialités nécessaires pour mener à bonne fin le Plan d'urgence, dont il n'a, d'ailleurs, entamé la réalisation qu'au cours des trois dernières années de son mandat".

Par ailleurs, +Al-Itihad+ souligne que SM le Roi a mis l'accent sur l'impératif "d'engager un débat large et constructif sur toutes les questions majeures de la nation, pour réaliser les résultats tangibles que les Marocains réclament".

Pour sa part, Al-Bayane braque les projecteurs sur le 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, qui, selon les termes du Souverain, représente "une révolution continue qui exige la mobilisation de tous" et "elle requiert que chacun s'investisse fortement dans les chantiers de développement, afin de relever les défis actuels et à venir et de concrétiser les aspirations légitimes de nos citoyens".

Le quotidien rappelle que SM le Roi a affirmé que "si une bonne partie de Notre peuple fidèle n'a pas connu cette révolution contre la colonisation, elle vit aujourd'hui, grâce à Dieu, une nouvelle révolution, menée sous Notre impulsion, dans les domaines du développement humain et du progrès économique et social. Elle vit sa citoyenneté dans la dignité, faisant preuve du même patriotisme sincère et du même attachement symbiotique entre le Trône et le peuple, qui prévalaient à l'époque".

 

M. Taïeb Chkili: Le discours royal du 20 août "apporte une analyse objective du secteur de l'enseignement"

Le discours royal, adressé mardi à la nation à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, "a apporté une analyse objective du secteur de l'enseignement", a affirmé mercredi l'ancien ministre de l'éducation nationale, Taïeb Chkili.

Le discours royal a été "empreint de franchise et amorcera un nouveau départ sur la voie du redressement du secteur de l'enseignement", a indiqué M. Chkili.

Les signes d'amélioration dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur ont éclos entre 2010 et 2012, à la faveur des efforts déployés à cette fin et aux budgets alloués en vue de la promotion du secteur, a-t-il dit.

Ces efforts, a soutenu M. Chkili, ont également permis d'accroitre le taux de scolarisation en milieu rural, chez le segment des filles notamment, et de réviser les programmes d'enseignement.

L'enseignement supérieur a, au cours de cette période, connu un saut qualitatif tant et si bien que 60 pc des cursus de formation en 2012 ont porté sur l'économie et le marché du travail, tels la logistique et l'Offshoring, a-t-il fait valoir.

Ces progrès n'ont, hélas, pas été inscrits dans la continuité, a noté M. Chkili, précisant qu'au lieu de procéder à une analyse objective à même de soulever les carences et doper le redressement du secteur, le processus a été rompu.

M. Chkili a, d'autre part, mis l'accent sur l'importance que revêtent le changement des cursus de formation des enseignants et l'amendement de leur statut dans la promotion des conditions professionnelles du corps enseignant.

Il a, à ce propos, épinglé le manque des ressources humaines dont pâtit le secteur, appelant à la formation de plus de 15.000 enseignants universitaires afin de combler ce besoin.

S'agissant de la gouvernance pédagogique, l'ancien ministre de l'éducation nationale a mis en avant la nécessité de renforcer la décentralisation dans la gestion de la chose pédagogique et universitaire, notant que la responsabilité du ministère de tutelle se réduit à l'élaboration des programmes et à la définition des grandes orientations.

 

La portée historique de l'épopée de la révolution du Roi et du Peuple mise en exergue lors d'une rencontre à Khénifra

Les intervenants lors d une rencontre organisée, mardi soir à Khénifra, par la délégation provinciale du Haut Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération, à l'occasion du 60ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple, ont mis en exergue la portée historique de cette épopée inscrite en lettres d'or dans l'histoire du Royaume. 

Cet évènement phare a illustré la profonde symbiose qui unissait le Roi et le peuple dans la lutte pour le recouvrement de l'indépendance, ont expliqué les cadres de la délégation, soulignant que la célébration de cet anniversaire offre l'occasion pour se remémorer un grand événement national qui restera gravé dans l'histoire du Maroc contemporain.

Ils ont également souligné que cette épopée constitue un tournant décisif dans la lutte pour le recouvrement de l'indépendance. 

Cette rencontre a été marquée par la remise de bons de la Caisse d'épargne nationale à 14 fils et petits-fils d'anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération.

La rencontre s'est déroulée en présence du gouverneur de la province, Mohamed Ali Oukassou, des chefs de services extérieurs, des élus, des autorités locales et des membres de la famille de la résistance au niveau de la province.

 

M. Manar Slimi: Le discours royal du 20 août affirme que les stratégies générales de la Nation ne peuvent être l'objet de conflits partisans ou politiciens

SM le Roi Mohammed VI a souligné, dans le discours royal adressé à la nation à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, que les stratégies générales de la Nation ne peuvent être l'objet de conflits partisans ou politiciens, a relevé Abderrahim Manar Slimi, professeur de sciences politiques à l'Université Mohammed V-Agdal.

M. Slimi a fait observer que le discours royal comporte, en effet, "une mise en garde pour le gouvernement quant à son rôle consistant à consolider les politiques mises en place par les gouvernements précédents, et dont il ne peut faire fi", soulignant qu'"à travers ces directives, le Souverain exerce ses attributions constitutionnelles en tant que Représentant de l'Etat, veillant à la mise en oeuvre des stratégies fondamentales de la Nation".

Et d'ajouter que le discours royal, "qui constitue une évaluation de l'action du gouvernement après 20 mois de sa prise de fonction, comporte deux messages, le premier adressé à l'exécutif et lié aux dysfonctionnements existants au niveau de la mise en oeuvre des textes constitutionnels, alors que le second est destiné aux acteurs politiques.

Le politologue marocain relève, à ce propos, que "le Souverain a pointé du doigt la nature des débats politiques actuels, en soulignant avec force que certains secteurs stratégiques comme ceux de l'enseignement et de la formation, ne peuvent faire l'objet aux rivalités et différends politiciens". 

Le Souverain, poursuit Manar Slimi, a également rappelé dans ce discours qu'il reste "au-dessus des partis politiques et que les affaires et les stratégies générales de la Nation restent liés au chef de l'Etat, et que la formation du gouvernement incombe au chef du gouvernement".

Il a, par ailleurs, relevé que le discours royal a voulu réhabiliter l'enseignement public, en ce sens que le Souverain a évoqué le fait qu'Il avait Lui-même suivi les programmes et cursus de l'école publique marocaine, avant de suivre des études universitaires à la faculté de droit de l'université Mohammed V.

SM le Roi a ainsi rappelé que la véritable richesse du Maroc réside dans ses ressources humaines, comme cela avait été affirmé dans le rapport du cinquantenaire sur le développement humain, a fait encore observer Manar Slimi.

 

Le discours royal ouvre la voie à un large débat national autour de l'éducation et la formation (universitaire)

Le discours royal, adressé à la nation à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, ouvre la voie à un plus large débat national autour de la question de l'éducation et la formation, a estimé mercredi le professeur universitaire Mohamed Zine Eddine.

M. Zine Eddine, professeur des sciences politiques à la faculté de Droit de Mohammedia, a souligné que la décision d'opérationnaliser le Conseil supérieur de l'Enseignement devra constituer "le point de départ de ce débat, indépendamment de toute vision politicienne ou partisane étriquée".

La réforme du système d'éducation et de formation est un projet sociétal qui "engage le Maroc pour de longues années, notamment sur le plan de l'économie de la connaissance et du développement durable", a-t-il soutenu, mettant en valeur le contenu du discours royal dans lequel SM le Roi Mohammed VI a souligné que "le secteur de l'éducation ne doit pas être enserré dans un cadre politique stricto sensu, pas plus que sa gestion ne doit être l'objet de surenchères ou de rivalités politiciennes". Après avoir souligné que "la question éducative est un chantier de société lié à plusieurs générations", il a mis l'accent sur la nécessité de procéder à des réformes profondes et parallèles, basées essentiellement sur l'évaluation des réalisations accomplies dans le passé.

Tout en se félicitant du contenu du discours royal, M. Zine Eddine a relevé que SM le Roi a dressé un état des lieux "minutieux" et "objectif" de la situation de l'enseignement à travers une analyse et un diagnostic détaillés du système d'éducation et de formation et des entraves auxquelles il est confronté.

Il a fait remarquer que des rapports internationaux et nationaux dont celui du Cinquantenaire avaient évoqué les dysfonctionnements dont pâtit le système d'éducation et de formation, notamment en matière d'efficacité, d'absence de diagnostic de la situation, et d'inadéquation avec les besoins du marché de travail.

 

Il est temps de mettre en oeuvre "avec détermination" la Charte nationale d'Education et de formation

Le professeur universitaire et ancien ministre de l'Education nationale, M. Ismaïl Alaoui, a affirmé qu'il est temps de s'atteler avec détermination à la mise en oeuvre de la Charte nationale d'éducation et de formation.

En réaction au discours adressé mardi à la Nation par SM le Roi Mohammed VI à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, M. Alaoui a appelé à la promulgation d'une loi valable pour une durée d'au moins dix ans pour le secteur de l'éducation et de la formation.

Et de préciser que les retombées de l'éducation et de la formation sont toujours décalées, puisqu'il faut attendre une génération pour faire une évaluation globale du travail qui a été effectué durant cette période.

Notant que cette démarche s'impose d'elle-même, il a estimé que cela n'empêche pas de faire une évaluation des réalisations obtenues tous les cinq ans et de définir les points d'achoppement et les acquis accomplis.

M. Ismaïl Alaoui, qui a salué par la même les efforts de financement consentis par l'Etat dans le domaine éducatif durant ces dernières années et l'opérationnalisation du programme d'urgence, a toutefois déploré le manque de volonté pour évaluer ce programme à l'effet de s'arrêter sur les réalisations qui y ont été faites mais aussi sur les imperfections.

Il a ainsi rappelé l'appel lancé par des instances politiques et des groupes parlementaires pour une présentation du bilan du gouvernement précédent en matière d'application du contenu dudit programme, soulignant l'impératif de son évaluation (programme) et de mener de larges consultations avec tous les citoyens, puisque ce processus les intéresse, et ce avant de prendre certaines décisions concernant l'éducation et la formation.

M. Alaoui s'est félicité de même du discours royal qu'il a qualifié d'historique, affirmant que son contenu relatif à l'éducation et à la formation est "astucieux" et "pertinent".

 

Des médias bahreïnis se font l'écho du discours royal à l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

La célébration du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple a retenu mercredi l'attention de certains médias bahreïnis qui ont accordé une grande importance au contenu du discours adressé par SM le Roi Mohammed VI à la nation à cette occasion.

Sous le titre "le Souverain marocain souligne que la Révolution du Roi et du Peuple est une révolution continue qui exige la mobilisation de tous et requiert que chacun s'investisse fortement dans les chantiers de développement", l'Agence de presse bahreïnie a diffusé une dépêche dans laquelle elle revient sur le contenu du discours royal.

Dans cette dépêche illustrée du portrait de SM le Roi, l'Agence indique que le Souverain a souligné que "Si une bonne partie de Notre peuple fidèle n'a pas connu cette révolution contre la colonisation, elle vit aujourd'hui, grâce à Dieu, une nouvelle révolution, menée sous Notre impulsion, dans les domaines du développement humain et du progrès économique et social. Elle vit sa citoyenneté dans la dignité, faisant preuve du même patriotisme sincère et du même attachement symbiotique entre le Trône et le peuple, qui prévalaient à l'époque".

SM le Roi a également souligné qu'"il est nécessaire d'apporter plus de soutien et d'encouragement au secteur de la formation professionnelle" et appelé à la réhabilitation des travaux manuels et des professions techniques, dans leur acception la plus large, ajoute l'Agence, relevant que le Souverain a insisté sur "la place privilégiée que ces métiers occupent désormais sur le marché du travail, comme source de revenu importante et moyen de gagner sa vie dignement".

Le discours royal souligne aussi que "le secteur de l'éducation ne doit pas être enserré dans un cadre politique stricto sensu, pas plus que sa gestion ne doit être l'objet de surenchères ou de rivalités politiciennes", poursuit l'Agence qui se fait l'écho de la décision du Souverain "d'opérationnaliser le Conseil supérieur de l'Enseignement dans sa version actuelle, afin d'assurer l'évaluation des réalisations accomplies dans le cadre de la décennie de la Charte nationale d'Education et de Formation et de se pencher sur ce grand chantier national".

Dans sa dépêche, l'Agence indique que SM le Roi a affirmé dans Son discours que "les Marocains sont tous égaux pour Moi, sans distinction aucune, et indépendamment de leurs différences de situation et d'appartenance. Par conséquent, il n'y a point de distinction entre un président de banque et un chômeur, un pilote de ligne, un agriculteur ou un ministre. Ce sont tous des citoyens, ayant les mêmes droits et les mêmes obligations".

Les journaux bahreïnis Al Bilad et Al Ayam ont, de leur côté, repris une dépêche diffusée par la MAP à l'occasion de l'anniversaire de la révolution du Roi et du peuple, soulignant que SM le Roi Mohammed VI veille, depuis Son accession au trône de Ses glorieux ancêtres, au lancement de plusieurs initiatives visant à promouvoir les valeurs de paix et de cohabitation de par le monde, ce qui a permis au Souverain de jouer un rôle pionnier au service des justes causes sur le plan international.

Pour Al Ayam, le Maroc est aujourd'hui un modèle de stabilité grâce à la vision clairvoyante de SM le Roi concernant plusieurs questions et à leur tête la question de l'intégrité territoriale du Royaume et Son engagement à renforcer les relations de coopération avec plusieurs pays frères et amis.

 

Un discours sans fioriture et d'une grande franchise traçant les lignes directrices du redressement du secteur de l'éducation-formation

Le discours prononcé, mardi, par SM le Roi Mohammed VI, sur un thème de haute importance pour toute la collectivité nationale -celui de l'éducation-formation- a été empreint d'une grande franchise et d'une sincérité spontanée, révélatrices de l'idée que le Souverain se fait des hautes charges qui sont les siennes et des responsabilités qui incombent à tous envers les jeunes générations, lesquelles sont en droit d'attendre une éducation et une formation dignes de leur ouvrir les portes de l'ascension sociale et de la réussite professionnelle.

En effet , SM le Roi a eu à coeur, à l'occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple, de soulever encore une fois la situation récurrente de l'éducation et de la formation, dont le Souverain a fait un diagnostic sans concessions, pointant du doigt les dysfonctionnements du secteur au point de se demander pourquoi "une frange de notre jeunesse n'arrive pas à réaliser ses aspirations légitimes aux niveaux professionnel, matériel et social?" .

Le Discours royal a été aussi adressé sur un ton direct et sans ambages, puisqu'il interpelle la conscience de la nation, en particulier les parties prenantes du dossier de l'éducation et de la formation, quant aux responsabilités qui sont les leurs pour sauver ce secteur de la dégradation et l'engager dans une dynamique de renouveau et de performance. En effet, a expliqué SM le Roi, "le chemin à parcourir reste long et ardu pour que ce secteur puisse remplir son rôle de locomotive du développement économique et social".

Et SM le Roi d'énumérer les multiples difficultés et problèmes dont pâtit le secteur de l'éducation au Maroc, en particulier à cause de l'adoption de programmes et de cursus qui ne sont pas en adéquation avec les exigences du marché du travail et des problèmes inhérents au changement de la langue d'enseignement dans les matières scientifiques, de telle sorte que l'on passe de l'arabe, aux niveaux primaire et secondaire, à certaines langues étrangères dans les branches techniques et l'Enseignement supérieur, avec tout l'effort que cela implique pour une mise à niveau linguistique de l'élève ou de l'étudiant .

Le Souverain n'a pas manqué non plus de relever la situation peu réjouissante de certaines filières universitaires, nonobstant les efforts louables de leurs cadres universitaires, qui constituent, hélas, des usines à chômeurs surtout dans certaines spécialités dépassées.

En faisant ce diagnostic qui peut sembler "fort et sévère" de la situation de l'éducation et de la formation, SM le Roi a invoqué "la charge suprême qui M'échoit d'assumer ta direction" en rappelant n'être affilié à aucun parti, ni participer à aucune élection. "Le seul parti auquel Je suis fier d'appartenir, Grâces en soient rendues à Dieu, c'est bien le Maroc", a tenu à dire le Souverain, en expliquant aussi que "cette démarche émane en toute sincérité et en toute responsabilité du coeur d'un père qui, comme tous les parents, porte l'affection la plus tendre à ses enfants".

Les préoccupations qui sont ressenties concernant l'éducation et la formation dispensées aux enfants transcendent, en effet, les clivages sociaux et les appartenances catégorielles. Et comme l'a expliqué SM le Roi : "Nous partageons tous les mêmes préoccupations concernant l'enseignement dispensé à nos enfants, et les mêmes problèmes affectant notre système éducatif, d'autant plus que nos petits suivent les mêmes programmes et les mêmes cursus".

C'est partant de ce diagnostic lucide que le Souverain a mis le gouvernement devant ses responsabilités quant au nécessaire redressement du secteur de l'éducation, en soulignant que lorsqu'il s'agit des questions majeures de la nation, comme celle de l'éducation, il ne devrait pas y avoir de place à la polémique stérile et détestable, ni au règlement de comptes étriqués, et encore moins à la pratique de l'injure et de la calomnie. 

Le rappel par SM le Roi des démarches des gouvernements successifs qui se sont attachés à mettre en oeuvre les préconisations de la Charte nationale de l'éducation et de la formation a été, dans ce contexte, fort. Le Souverain a déploré, dans ce sillage, que les efforts nécessaires n'ont pas été entrepris pour consolider les acquis engrangés dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d'urgence. Pire encore, les composantes essentielles de ce plan ont été remises en cause, sans consultation des acteurs concernés, alors même que la démarche participative est au coeur de l'élaboration des politiques et des programmes en la matière.

C'est pourquoi, le Souverain a jugé impératif que ce secteur soit inscrit "dans le cadre social, économique et culturel qui est le sien, d'autant plus qu'il a pour vocation d'assurer la formation et la mise à niveau des ressources humaines pour favoriser leur insertion dans la dynamique de développement".

Malgré ce tableau peu réjouissant, SM le Roi a tenu à souligner les mérites de l'école publique marocaine, en rappelant qu'à l'époque où Il était Prince Héritier, Il suivait Ses études selon les programmes et les cursus de l'école publique marocaine, puis ceux de la Faculté de droit de l'Université Mohammed V et que les programmes des écoles publiques ont permis de former des générations de cadres nationaux.

C'est compte tenu des réalités actuelles de ce secteur et de l'ampleur des défis à venir en matière d'éducation-formation, que SM le Roi a enjoint aux parties prenantes de faire prévaloir une démarche empreinte de cohérence et de continuité dans la gestion de ce secteur et d' "engager un débat large et constructif sur toutes les questions majeures de la nation, pour réaliser les résultats tangibles que les Marocains réclament".

Dans le même ordre d'idées, et dans la continuité de Son discours de l'année dernière, à l'occasion de l'anniversaire du 20 août, dans lequel le Souverain a défini les grandes lignes de la réforme du système éducatif et appelé à la mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles relatives au Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique, une invite a été adressée au gouvernement pour procéder avec célérité à l'adoption des textes juridiques relatifs au nouveau Conseil.

En attendant, le Souverain a annoncé avoir décidé, en application des dispositions transitoires prévues dans la Constitution, d'opérationnaliser le Conseil supérieur de l'Enseignement dans sa version actuelle, afin d'assurer l'évaluation des réalisations accomplies dans le cadre de la décennie de la Charte nationale d'Education et de Formation et de se pencher sur ce grand chantier national afin qu'il puisse s'acquitter des nobles missions éducatives et pédagogiques qui lui sont dévolues.Si le secteur de la formation professionnelle a fait, en revanche, l'objet d'un constat de satisfecit de la part de SM le Roi, il n'en reste pas moins que le Souverain a instamment recommandé de faire en sorte que les jeunes marocains choisissant les filières de ce secteur puissent apprendre et maîtriser les langues, parallèlement aux langues officielles prévues dans la Constitution, de façon à parachever leur qualification et leur permettre d'affiner leurs connaissances et de travailler dans les nouveaux métiers du Maroc, qui accusent un grand déficit en main d'oeuvre qualifiée.

 

Célébration 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

Le peuple marocain célèbre, mardi, le 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, une épopée glorieuse qui témoigne de la mobilisation de tout un peuple derrière son Roi pour le recouvrement de la liberté et de l'indépendance.

Plus qu'une commémoration, la Révolution du Roi et du Peuple illustre le lien indéfectible entre le Trône et le Peuple et commémore la symbiose entre la nation tout entière et le Héros de la libération, feu SM Mohammed V qui a mené une lutte remarquable pour le recouvrement de l'indépendance, et adopté des positions héroïques en faisant face aux plus grands défis de cette étape.

Cette glorieuse épopée est associée aux événements du 20 août 1953 lorsque les autorités coloniales décidèrent de forcer le père de la Nation, feu SM Mohammed V, à l'exil aux côtés de la famille royale, croyant ainsi pouvoir éteindre la flamme de la lutte nationale pour l'indépendance et défaire les liens solides unissant le trône et le peuple fidèle, rappelle à cette occasion le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération dans un communiqué. 

Le complot ourdi par les autorités coloniales a sonné le glas de la présence coloniale sur le sol Marocain: le peuple marocain dans son ensemble s'est soulevé contre cette machination en ne lésinant pas sur les sacrifies à consentir pour préserver la dignité et la grandeur de la Nation, protéger la souveraineté du Maroc et ses fondements et assurer le rétablissement de la légitimité avec le retour triomphal du symbole de l'unité de la Nation marocaine feu SM Mohammed V. 

C'est ainsi que les populations de toutes les régions du Royaume se sont soulevées contre l'occupant et ses desseins perfides visant à contrôler, voire piller leur pays et porter atteinte à leur Souverain envers lequel le peuple marocain a massivement exprimé son dévouement et son attachement, ainsi que sa détermination à lutter jusqu'au rétablissement de la légalité.

Affaibli par une lutte et une résistance armée qui a duré trois années, l'occupant a finalement réalisé qu'il n'aura de répit qu'avec le retour du Sultan, retour qui était déjà synonyme de la fin de l'ère coloniale.

Le 16 novembre 1955, feu SM Mohammed V regagne le Royaume et les Marocains accourent de toutes parts pour fêter avec leur Roi l'indépendance du pays.

Si hier le Roi et le peuple avaient lutté pour l'indépendance, il a fallu reprendre la lutte pour le recouvrement des territoires qui étaient encore sous le joug colonial, objectif concrétisé par feu SM Hassan, qui a parachevé l'oeuvre unificatrice de son regretté père grâce à la Glorieuse Marche Verte qui a scellé les retrouvailles entre les fils des régions du nord et ceux du sud du Royaume.

Persévérant sur la voie tracée par Ses augustes père et grand-père, SM le Roi Mohammed VI n'a eu de cesse de placer le développement socio-économique à la tête des priorités du Royaume afin de jeter les bases d'un Maroc moderne et prospère. 

La célébration de la date du 20 août, ainsi que du 50ème anniversaire de SM le Roi Mohammed VI, sera donc une occasion pour disséminer auprès des jeunes générations les valeurs d'une épopée glorieuse de l'histoire du Maroc.

- MAP -