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Vendredi 14 Février 2014

Commémoration à Bruxelles des 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique

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Commémoration à Bruxelles des 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique

La Commémoration en 2014 des 50 ans de l'immigration marocaine en Belgique est une belle occasion pour promouvoir le rapprochement entre les deux peuples, a affirmé vendredi à Bruxelles, le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab.

La commémoration des 50 ans de l'immigration marocaine en Belgique cristallise une volonté ancrée de mettre le patrimoine commun au service du renforcement du rapprochement entre les deux peuples et de la promotion des intérêts mutuels'', a dit M. Ghellab lors d'une 'Séance académique'' autour du 50-ème anniversaire de la convention maroco-belge du 17 février 1967 sur le recrutement de la main d'œuvre marocaine.

Selon M. Ghellab, si l'objectif initial de cette convention portait sur le recrutement d'une main d'œuvre marocaine destinée à aider à la reconstruction et au développement de la Belgique au lendemain de la deuxième guerre mondiale, ses résultats ont dépassé ce seul but.

C'est ainsi qu'au fil du temps, des 'générations cultivées'' ont pu accéder à d'importants postes de responsabilité dans divers domaines en Belgique, a-t-il relevé, ajoutant que les dernières années ont été marquées par l'émergence d'une élite marocaine qui a su se faire une place sur la scène politique, économique, sociale et artistique belge, tout en s'imposant au sein du parlement, du gouvernement et des conseils locaux.

En même temps, a-t-il poursuivi, les Marocains, qui forment la plus importante communauté étrangère hors Union européenne en Belgique, se sont montrés très dynamiques en créant des associations s'activant dans les domaines religieux, social et culturel pour à la fois préserver leur identité marocaine et religieuse et faciliter leur intégration au sein de la société belge.

'Les Marocains peuvent aujourd'hui être fiers de la réussite de notre communauté établie en Belgique, de son excellent parcours et de sa capacité à surmonter toutes les entraves et de contribuer de manière remarquable à l'enrichissement de la vie en Belgique'', a-t-il lancé.

Toutefois, note le président de la Chambre des représentants, cette commémoration doit être aussi l'occasion d'évoquer la question de l'immigration, qui ne doit pas être perçue, selon lui, sous l'angle du 'bien et du mal'', mais plutôt de la richesse.

'Il y a entre les positions extrêmes, un vaste champ pour explorer des voies réglementaires favorisant la mobilité entre un espace et l'autre, au service des intérêts mutuels'', a-t-il fait observer, relevant que 'le modèle belgo-marocain célébré aujourd'hui est la meilleure preuve de cette voie''.

En rapport avec l'immigration, M. Ghellab a souligné que comme c'était le cas en Belgique par le passé, le Maroc est devenu lui aussi un pays d'accueil après avoir été celui de transit. 

Devant cette situation, a-t-il indiqué, le Royaume a lancé dernièrement une nouvelle politique d'immigration et d'asile qui instaure des mesures concrètes pour régulariser de la situation des immigrés illégaux, en privilégiant en premier ressort l'aspect de la préservation de la dignité et de la liberté de l'être humain et en s'inspirant des percepts d'un Islam modéré basé sur le juste-milieu.

Sur un autre volet, M. Ghellab a souligné que cette commémoration est aussi l'occasion de donner le coup d'envoi à la concrétisation du protocole de partenariat conclu en juin 2013 entre les parlements des deux pays et qui a pour objectif de faire profiter le Maroc, qui se prépare à intégrer la langue amazighe dans son action parlementaire, de la longue expérience belge en bilinguisme.

De son côté Mohamed Al Ansari, de la Chambre des Conseillers, a souligné que le 'Maroc est fier de la place privilégiée qu'occupe aujourd'hui les Marocains de Belgique et des services louables qu'ils ne cessent de rendre aussi bien à leur pays d'origine qu'à celui d'accueil. 'Tout en contribuant à la dynamique politique, culturelle, sociale et médiatique en Belgique, les Marocains ont réussi aussi à préserver leur identité et leur attachement à leurs origines'', a souligné M. Al Ansari au nom du président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah. 

Il convient à partir de là, relève-t-il, de veiller à entretenir ce patrimoine commun précieux et cette mémoire humaine, tout en les transmettant aux jeunes générations.

(MAP-14/02/2014)