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Dimanche 9 Novembre 2014

Le Maroc à la conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au développement durable

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Le Maroc à la conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au développement durable

Le Maroc, une exception dans la région MENA en matière de politiques de développement durable

Le Maroc fait souvent figure d'exception dans la région MENA en terme de mise en place de politiques de développement durable, a indiqué le Directeur du département Maghreb du Groupe de la Banque mondiale (BM), M. Simon Gray.

"La préoccupation des autorités marocaines concernant la mise en place d'un modèle pérenne de développement, procède ainsi de la volonté de construire une économie verte résiliente et susceptible d'offrir, sur le long terme, des opportunités à tous les Marocains, y compris les plus vulnérables", a souligné M. Gray dans un entretien en marge de la Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au développement durable (EDD) qui se tient du 10 au 12 novembre à Nagoya (centre du Japon).

Le responsable de la BM a également fait savoir que le Maroc, conscient que sa trajectoire de développement se trouve à un moment charnière, ne ménage aucun effort pour la mise en place d'un modèle pérenne de développement, en précisant que le Royaume a placé le patrimoine naturel comme actif stratégique pour des secteurs comme l'agriculture, la pêche ou le tourisme, notamment dans les régions rurales et côtières.

Au volet de l'agriculture, le Maroc, dont la richesse repose en partie sur ses ressources naturelles, a mis en place un programme structurant pour une utilisation plus efficace de la gestion de ses ressources en eau, notamment en soutenant l'irrigation goutte-à-goutte et en accordant une plus grande attention à la préservation des nappes, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est du secteur de la pêche, M.Gray n'a pas manqué d'évoquer la stratégie Halieutis qui accorde, selon lui, une attention à la soutenabilité environnementale, à travers la mise en place de mesures de contrôle de la pêche illicite et la promotion d'un nouveau secteur aquacole capable de générer davantage d'emplois.

De même, le responsable de la BM a jugé que le ministère du tourisme et la société marocaine d'ingénierie touristique (SMIT), sont en train de valoriser le capital naturel du pays à travers des programmes avec un potentiel de création d'emplois et des revenus.

S'agissant d'énergies renouvelables, le directeur du département Maghreb du groupe de la Banque mondiale a qualifié d'"ambitieux" l'objectif du Royaume de porter à 42 pc la puissance générée par ses énergies vertes à l'horizon 2020, afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de combustibles fossiles, mais aussi due à la vision de soutenabilité environnementale qui imprègne sa politique énergétique.

Le responsable de la Banque a également salué la mise en place d'une politique de réduction progressive des subventions aux produits énergétiques, tels que l'essence, le gasoil et le fuel.

"Il s'agit des décisions judicieuses que nous saluons et qui méritent une attention particulière afin de maintenir l'élan de réforme dans les années à venir ", a-t-il estimé, notant qu'au-delà de leurs effets budgétaires positifs, les mesures récemment introduites par le Gouvernement dans des secteurs comme l'électricité et les carburants ont aussi une profonde dimension environnementale. 

Elles permettront, selon lui, de soulever les défis environnementaux que sont la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre, en soulignant l'empreinte négative des énergies fossiles sur l'environnement.

Dans le même ordre d'idées, le responsable a fait observer que l'introduction d'une taxation sur la production des plastiques et l'extraction de sable, qui renseigne sur les ambitions du gouvernement sur cet axe, peuvent certainement être étendues à d'autres produits et pratiques ayant un potentiel élevé de dégradation environnementale.

"In fine, la fiscalité constitue un outil important pour contrecarrer les effets néfastes et à large échelle des pollutions engendrées ou par une faible observance des règles élémentaires de respect de l'environnement ", a conclu M.Gray.

(Propos recueillis par Omar ER-ROUCH)

(MAP-11/11/2014)

La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'environnement mène des efforts considérables pour contribuer à changer les comportements pour la protection de l'environnement

La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'environnement, présidée par SAR la Princesse Lalla Hasnaa, concentre ses efforts sur l'éducation et la sensibilisation de tous, enfants et adultes, afin de contribuer à changer les comportements pour la protection de l'environnement.

Consciente de la nécessité de promouvoir une sensibilisation tous azimuts, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement mène plusieurs projets (protection du littoral, amélioration de la qualité de l'air, lutte contre le réchauffement climatique, promotion du tourisme responsable, réhabilitation des parcs, des jardins historiques et de la palmeraie de Marrakech), afin de contribuer à changer les comportements et à inculquer les bons gestes pour la protection de l'environnement, indique un communiqué de la Fondation.

Cet engagement a été souligné à l'occasion de la Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au Développement Durable (10 au 12 novembre 2014 à Nagoya au Japon), à laquelle SAR la Princesse Lalla Hasnaa, a pris part en tant qu'invitée d'honneur sur invitation personnelle de Mme Irina Bokova, Directrice générale de cette organisation. 

A cette occasion, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a prononcé une allocution à l'ouverture de la conférence aux côtés de diverses personnalités, dont Son Altesse impériale le Prince Naruhito et la DG de l'UNESCO.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa a ainsi rappelé l'engagement du Royaume pour favoriser l'éducation et la sensibilisation en faveur du développement durable, engagement inscrit dans la nouvelle Constitution du Royaume et traduit dans une loi-cadre portant charte nationale de l'environnement, ajoute le communiqué.

Son Altesse Royale a rappelé que la charte nationale de l'environnement consacre également le rôle de la société civile, et que c'est dans ce cadre que s'inscrit l'action de la Fondation et son engagement personnel en faveur de l'éducation au développement durable.

Cet engagement s'est traduit par l'introduction au Maroc de programmes internationaux d'éducation et de sensibilisation, dont notamment "Eco Ecoles" aujourd'hui développé en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, qui se déploie progressivement dans tous les établissements scolaires du Royaume, et qui vise à faire de l'éducation au développement durable un élément à part entière des programmes scolaires, relève la Fondation.

La Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au Développement Durable, qui marque la fin de la décennie 2005-2014 des Nations Unies pour l'éducation au développement durable (EDD), a pour but de faire le bilan de dix années consacrées à l'éducation, à la formation et à la recherche sur le développement durable, et de définir une stratégie pour la période post 2014.

Le Maroc résolument engagé dans la promotion de l'éducation au développement durable

La ratification par le Maroc des trois conventions de Rio sur la diversité biologique, les changements climatiques et la lutte contre la désertification, ainsi que la plupart des accords multilatéraux pertinents, traduit clairement l'engagement du Royaume en faveur de l'éducation au développement durable.

Conscient des coûts élevés de la dégradation de l'environnement et son impact sur le développement, et par ricochet de l'éducation à l'environnement, le Maroc n'a eu de cesse de développer ses programmes nationaux et ses stratégies sectorielles en faveur de la préservation de l'environnement et de développement durable.

Ces efforts ont permis au Maroc de consacrer, haut et fort, les principes de l'éducation à l'environnement et au développement durable tout au long des quatre réformes successives de l'enseignement.

Ainsi, en 1979, l'environnement et le développement durable ont été introduits pour la première fois dans les programmes de sciences naturelles du secondaire, sous forme d'éducation en matière de santé et d'éducation en matière de population, répondant ainsi aux contraintes démographiques et sanitaires de l'époque.

Dans la réforme de 1985, l'objectif était de former l'étudiant pour "concevoir les éléments de beauté de son environnement" et "valoriser l'environnement", tout en étant convaincu de la nécessité de préserver son équilibre à partir de la conception de ses relations, en se gardant d'éviter d'abuser des richesses naturelles et des énergies économiques.

En 1994, deux ans après le Sommet de Rio, les programmes scolaires ont été orientés vers une "pédagogie par objectif" et donnent une plus grande place à la dimension environnementale et de développement durable.

Six ans plus tard, le Royaume a initié la Charte Nationale d'éducation et de formation (CNEF) qui préconise la prise en compte du milieu naturel de l'école, en étant un lieu de lutte contre les différents fléaux de la société : pollution, corruption, maladies, malnutrition, etc. La charte recommande également "la sensibilisation pratique à l'économie et à la gestion de cette denrée si précieuse qu'est l'eau". D'autres articles de la CNEF soulignent l'importance de la prise de conscience des autorités vis-à-vis de la question environnementale et, surtout, des liens qu'elle entretient avec le développement socioéconomique.

Cette évolution des programmes scolaires, constatée au fil des réformes de l'éducation, atteste de la préoccupation du Maroc de s'engager dans la voie d'un développement durable conforme à ses engagements internationaux, permettant aux citoyens de se doter des connaissances et de la motivation indispensables à la rationalisation de la gestion environnementale.

Depuis sa création, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement (FM6E) a développé, grâce à la mobilisation et l'engagement de partenaires publics et privés, des programmes et projets novateurs, notamment le programme Eco- Ecoles, qui s'inscrit pleinement dans la mission de la Fondation: l'Education à l'Environnement.

Séduite par les potentialités de ce programme, adopté aujourd'hui par plus de 60 pays dans le monde, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a d'emblée lancé en 2006, une phase pilote de grande envergure, comprenant 8.471 élèves, répartis sur 17 écoles primaires relevant de 9 régions.

Afin de généraliser et introduire de manière progressive le programme au sein des écoles primaires, une convention de partenariat a été signée entre la FM6E et le Ministère de l'Education Nationale, le 24 avril 2010, sous la Présidence de Leurs Altesses Royales le Prince Moulay Rachid et la Princesse Lalla Hasnaa, à l'occasion de la célébration de la Journée de la Terre.

Ce Programme international, vise à ancrer l'éducation à l'environnement dans le cursus scolaire, et permet aux écoliers ainsi qu'aux différents acteurs de l'établissement scolaire de construire un projet environnemental concret pour le lieu de vie qu'ils partagent.

Il s'agit d'une expérience in vivo qui leur permettra plus tard de véhiculer et de défendre des comportements et des modes de vie respectueux de leur environnement.

Le programme vise à permettre aux enseignants d'intégrer l'Education à l'Environnement dans leurs cours en établissant des liens avec les matières qu'ils enseignent, sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux, leur permettre de prendre conscience de l'impact de leurs comportements sur l'environnement, et promouvoir les pratiques de Gestion Ecologique grâce à l'implication des élus locaux.

Ainsi, le programme Eco-Ecoles ambitionne de faire de l'éducation le socle de toute politique de développement durable, à travers la promotion du droit à l'environnement, le développement des capacités des citoyens pour l'exercice des devoirs environnementaux et l'implémentation de programmes de sensibilisation et d'éducation au développement durable.

-ES: Omar ER-ROUCH-

(MAP-10/11/2014)

SAR la Princesse Lalla Hasnaa devant la conférence de l'UNESCO sur l'EDD: l'Education au Développement durable est une "tâche exaltante" et un "combat de longue haleine"

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, a souligné, lundi à Nagoya (centre du Japon), que l'éducation au développement durable (EDD) est "à la fois une tâche exaltante et un combat de longue haleine".

"L'éducation au développement durable est à la fois une tâche exaltante et un combat de longue haleine, car elle vise les mentalités et cherche à modifier les réflexes et les comportements à l'échelle de nos sociétés", a relevé Son Altesse Royale devant la Conférence Mondiale de l'UNESCO sur l'EDD, organisée conjointement avec le gouvernement japonais pour marquer la fin de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation au service du développement durable (2005-2014).

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, qui participe à ce rendez-vous mondial en tant qu'invitée d'honneur, a ainsi fait observer que l'éducation au développement durable est une "tâche qui appelle un élan soutenu, transgénérationnel, à la hauteur de l'ambition de voir émerger une citoyenneté mondiale avertie, engagée et responsable vis-à-vis de son avenir propre", soulignant dans ce sens que "beaucoup reste à faire" en matière d'éducation au service du développement durable.

Son Altesse Royale a affirmé que "chacun est appelé, selon son statut et ses moyens, à y apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, avec persévérance et dans le cadre d'une cohérence globale".

"Travailler à cette cohérence globale et se donner les moyens de réussir, voilà le double défi qui se pose à nous pour la décennie à venir, où de nombreux objectifs sont proposés dans l'Agenda post-2015 des Nations-Unies", a dit SAR la Princesse Lalla Hasnaa.

Son Altesse Royale a aussi noté que "l'un des défis majeurs à relever en matière d'éducation au développement durable, est celui de la pertinence et de l'efficacité sur le terrain , pour que nos efforts ne s'arrêtent pas au seul discours, juste et sincère, mais parfois sans effet tangible".

"Car expliquer les bons gestes ne suffit pas : il faut en montrer l'exemple sur le terrain, et de manière cohérente. Et pour cela, il faut développer une pédagogie active", a souligné Son Altesse Royale.

Et d'ajouter que dans ce schéma d'éducation par l'exemple, il faut noter que les grands projets nationaux peuvent avoir un effet d'entrainement bénéfique, comme en témoigne l'exemple de l'ambitieux projet solaire marocain -le plus grand du monde- qui suscite chez les jeunes écoliers et étudiants des vocations dans le domaine des technologies propres, des concours d'innovation organisés dans les écoles, des courses de voitures scolaires et d'autres initiatives louables de ce type.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa a ainsi expliqué qu'éduquer et agir sont les deux principes qui vont de pair dans tous les programmes de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, et que c'est sur cette base qu'elle fédère et mobilise l'ensemble des composantes de la société, autour d'objectifs concrets, à vocation locale, touchant directement le citoyen et comportant une forte dimension éducative. "Tous pour l'Environnement", telle est la devise de la Fondation, a affirmé Son Altesse Royale.

La Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, a précisé Son Altesse Royale, partage l'esprit et les valeurs qui animent la Décennie des Nations Unies pour l'éducation au développement durable, rappelant que son action s'est inscrite par anticipation dans cette Décennie dès sa création en 2001 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La Fondation Mohammed VI, a poursuivi SAR la Princesse Lalla Hasnaa, est d'abord l'expression d'une volonté, au plus haut niveau de l'Etat, de placer le citoyen au cœur de la stratégie de développement durable du pays, notant à cet égard que la nouvelle Constitution du Maroc consacre très explicitement le droit au développement durable et à un environnement sain.

A rappeler que la participation de SAR la Princesse Lalla Hasnaa à ce rendez-vous mondial intervient en reconnaissance aux efforts que Son Altesse Royale n'a eu de cesse de consentir en faveur de l'éducation à l'environnement et au développement durable, lesquels ont été couronnés par la désignation de Son Altesse Royale, en 2007, Ambassadrice de la Côte auprès des Nations unies par le programme régional euro-méditerranéen pour l'environnement (SMAP III), appuyé par l'ONU.

La présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa à cette messe environnementale met également en avant le rôle de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement dans les efforts entrepris par le Maroc dans le domaine de la sensibilisation et de l'éducation aux questions liées à l'environnement.

Cette Conférence, qui se tient du 10 au 12 novembre, se fixe pour objectifs de dresser le bilan de la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l'EDD, identifier les réalisations, les initiatives, les réseaux et les meilleures pratiques que la Décennie a inspirés, ainsi que l'engagement des acteurs, et lancer le programme d'action globale agenda post-2015.

Ouverture de la Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'EDD en présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa

La Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au développement durable (EDD) s'est ouverte, lundi à Nagoya (centre du Japon), en présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, et invitée d'honneur de la conférence.

A son arrivée à la salle des conférences, Son Altesse Royale a été accueillie par SAI le prince héritier Nahurito du Japon et son épouse SAI la princesse héritière Masako, ainsi que par la directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova, le ministre japonais de l'Education, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie, M. Hakubun Shimomura, et le gouverneur d'Aichi. M. Hideaki Ohmura.

La présence de SAI la princesse héritière Masako du Japon à cet événement planétaire témoigne de l'intérêt qu'elle accorde à la présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, ainsi qu'à l'éducation au développement durable.

Cette session a été marquée par le discours de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, et invitée d'honneur de la conférence, dans lequel Son Altesse Royale a souligné que l'éducation au développement durable (EDD) est "à la fois une tâche exaltante et un combat de longue haleine, car elle vise les mentalités et cherche à modifier les réflexes et les comportements à l'échelle de nos sociétés".

Son Altesse Royale a également affirmé que "chacun est appelé, selon son statut et ses moyens, à y apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, avec persévérance et dans le cadre d'une cohérence globale".

"Travailler à cette cohérence globale et se donner les moyens de réussir, voilà le double défi qui se pose à nous pour la décennie à venir, où de nombreux objectifs sont proposés dans l'Agenda post-2015 des Nations-Unies", a souligné SAR la Princesse Lalla Hasnaa.

S'exprimant à cette occasion, la directrice générale de l'UNESCO s'est félicitée des efforts fournis par le Royaume, en saluant l'engagement de SAR la Princesse Lalla Hasnaa et de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement en faveur de l'éducation au développement durable.

Elle a également appelé à inscrire l'éducation au développement durable dans les programmes de l'éducation, en droite ligne avec la déclaration de Muscat, faisant savoir que cette conférence mondiale constitue "la culmination d'un voyage et le début d'un nouveau".

Intervenant par la même occasion, SAI le Prince héritier Nahurito du Japon a déploré que le développement économique soit accompagné d'une dégradation de l'environnement, appelant à préserver les ressources planétaire dans le cadre d'un développement durable et harmonieux.

"Pour nos enfants et petits enfants, on doit réaliser trois missions, à savoir préserver la nature, protéger les ressources naturelles limitées et réaliser un développement durable", a-t-il-relevé, mettant en avant l'éducation au développement durable en tant que mécanisme efficace pour garantir un lendemain meilleur pour les générations futures.

Et d'appeler toutes les forces vives, notamment les jeunes, à s'impliquer davantage pour atteindre les objectifs escomptés. "On attend beaucoup des jeunes pour bâtir une société et un avenir durable pour notre planète ", a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez le ministre japonais de l'Education, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie, qui a souligné que l'EDD constitue la clé de voûte pour faire face à l'ensemble des problèmes qui meublent la scène internationale et garantir par conséquent un futur harmonieux pour toute la planète.

Le responsable, qui a confirmé la volonté de son pays d'œuvrer en faveur de l'EDD, a appelé à consolider davantage la coopération internationale dans le domaine.

Il a, dans ce cadre, annoncé le lancement du prix UNESCO/Japon de l'EDD qui vient consacrer les efforts en faveur de l'éducation au développement durable dans le monde.

Lors de cette session, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, et le directeur exécutif du PNUE et sous-secrétaire général des Nations unies, M. Achim Steiner, ont envoyé des messages vidéo soulignant l'impératif de promouvoir l'EDD pour garantir un futur harmonieux pour toute la sphère planétaire.

Les responsables onusiens ont également relevé la nécessité de poursuivre les actions déjà enclenchées, appelant les secteurs privé et public à consolider davantage leurs efforts.

Et de signaler que cette conférence mondiale dédiée à l'Education au développement durable constitue un moment "décisif" et "important" pour préserver l'avenir des générations futures.

Par ailleurs, cette session a été marquée par le lancement du rapport final sur la Décennie des Nations unies pour l'éducation au développement durable par M. Qiann Tang, sous-directeur général pour l'éducation à l'UNESCO.

La Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Education au développement durable (EDD), qui se tient du 10 au 12 novembre, constitue une étape cruciale pour dresser un bilan approfondi de la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation au service du développement durable.

Ce rendez-vous international, qui célèbre les réussites et analyse les enseignements tirés, prépare l'avenir de l'EDD par le biais du Programme d'action global, en œuvrant pour son intégration en tant qu'élément à part entière d'une éducation de qualité du XXIe siècle.

Organisée conjointement par l'UNESCO et le gouvernement du Japon, cette messe mondiale réfléchit également à la manière dont l'EDD peut contribuer à faire avancer les politiques et l'action en faveur du développement durable afin de répondre aux différents besoins aux niveaux mondial, régional, national et local.

Le Maroc est représenté à ce carrefour mondial par une large délégation, conduite par SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, qui comprend le ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, M. Rachid Belmokhtar, le président-délégué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, M. Lahoucine Tijani, la Secrétaire Générale de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, Mme Nouzha Alaoui, l'ambassadeur de S.M. le Roi, représentante permanente du Maroc auprès de l'UNESCO, Mme Zhor Alaoui, et l'Ambassadeur du Royaume au Japon, M. Samir Arrour.

Plus de 1.000 participants en provenance de 120 pays prennent part à cette manifestation d'envergure internationale dédiée à l'Education au développement durable. 

(MAP-10/11/2014)

SAR la Princesse Lalla Hasnaa prend part à Nagoya à une réception officielle offerte par le gouvernement japonais

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a pris part, dimanche soir à Nagoya (centre du Japon), à une réception officielle offerte par le gouvernement japonais en marge de la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable (EDD), prévue du 10 au 12 novembre.

Cette réception a été marquée par la présence de SAI le Prince Héritier Naruhito du Japon et la Directrice Générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et agrémentée par des chansons et des danses folkloriques traditionnelles nippones.

Initiée conjointement par l’UNESCO et le gouvernement japonais, la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable est un événement qui marque la fin de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable (2005-2014).

La Conférence entend ainsi dresser le bilan de la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour l’EDD et passer en revue les réalisations, les initiatives, les réseaux et les meilleures pratiques que la Décennie a inspirés.

Cette messe environnementale internationale sera marquée notamment par le lancement du programme d’action globale agenda post-2015 des Nations Unies.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa s’entretient à Nagoya avec SAI le Prince Héritier Naruhito du Japon

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a eu, dimanche à Nagoya (centre du Japon), un entretien avec SAI le Prince Héritier Naruhito du Japon.
 
Cet entretien a porté sur les liens d’amitié entre les deux Chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et SM l’Empereur Akihito, consolidés davantage par les multiples visites des membres de la famille Royale et la famille Impériale respectivement au Japon et au Maroc.
 
SAR la Princesse Lalla Hasnaa est arrivée, samedi à Nagoya, pour participer en tant qu’Invitée d’honneur à la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable (EDD), prévue du 10 au 12 novembre.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa s’entretient à Nagoya avec le ministre japonais de l’Education

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a eu des entretiens, dimanche à Nagoya (centre du Japon), avec le ministre japonais de l’Education, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie, M. Hakubun Shimomura, en marge de sa participation en tant qu’Invitée d’honneur à la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable (EDD), prévue du 10 au 12 novembre.

“Son Altesse Royale est très intéressée par la question de l’éducation”, a souligné le ministre japonais dans une déclaration à la presse à l’issue de sa rencontre avec SAR la Princesse Lalla Hasnaa.
M. Shimomura s’est également félicité des initiatives menées par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement en faveur de l’éducation au développement durable, ajoutant que “c’est grâce à l’engagement de la Fondation Mohammed VI que nous avons pu organiser la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable”.

Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle, M. Rachid Belmokhtar, du Président-délégué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, M. Lahoucine Tijani, et de l’Ambassadeur du Maroc au Japon, Samir Arrour.
(MAP-09/11/2014)