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Dimanche 3 Août 2014

Le Chef du gouvernement conduit la délégation marocaine au sommet Etats Unis-Afrique à Washington

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Le Chef du gouvernement conduit la délégation marocaine au sommet Etats Unis-Afrique à Washington

Les Etats Unis envisagent une série de mesures militaires pour redresser la situation "inquiétante" en Irak (Maison Blanche)

Les Etats Unis envisagent une série de mesures militaires en Irak pour faire face à la situation "inquiétante" engendrée par les agissements des insurgés de l'Etat islamique (EI), a déclaré, jeudi à Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

"Le président Barack Obama a eu plusieurs réunions avec ses conseillers en sécurité pour identifier les diverses mesures à prendre face à la situation inquiétante en Irak", a précisé M. Earnest lors d'une conférence de presse, sans pour autant donner plus de détails sur la nature de ces mesures.

Le porte-parole de la présidence américaine a refusé de confirmer les informations relayées par la presse américaine à propos d'une possible intervention militaire dans le pays des deux fleuves.

"Tout ce que je peux dire en ce moment c'est qu'il s'agirait d'une opération militaire d'une ampleur très limitée sans déployer de troupes américaines au sol", a-t-il relevé.

"La situation en Irak requiert une solution politique menée par les Irakiens eux-mêmes", a-t-il dit, appelant les parties irakiennes à constituer un gouvernement d'union nationale pour faire sortir le pays de l'impasse actuelle, et répondre aux aspirations du peuple irakien.

Les combattants de l'Etat Islamique (EI) poursuivent leur offensive fulgurante en Irak, en contrôlant plusieurs villes et provinces, notamment dans le nord.

Rachad Bouhlal : la participation du Maroc au sommet USA-Afrique, l'occasion pour réaffirmer le rôle du Royaume en tant que hub financier et industriel pour l'Afrique

La participation du Maroc au sommet Etats-Unis-Afrique, tenu du 4 au 6 août à Washington, a été l'occasion pour réaffirmer le rôle du Royaume en tant que hub financier, logistique et industriel pour l'Afrique, a déclaré jeudi, l'ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Rachad Bouhlal.

La participation d'une forte délégation marocaine conduite par le Chef du gouvernement, M. Abdelilah Benkirane qui représentait Sa Majesté le Roi Mohammed VI à ce sommet, a offert aussi l'opportunité pour vanter les avantages comparatifs de l'offre Maroc ainsi que ses multiples atouts, notamment sa stabilité politique et macroéconomique, son environnement des affaires et ses infrastructures, à même d'être une destination privilégiée pour l'investissement en Afrique, a souligné M. Bouhlal.

Rappelant les différentes réunions de haut niveau, notamment le Forum des affaires, organisées en marge du Sommet, autour de thèmes divers tels que la société civile, l'autonomisation des femmes, la sécurité alimentaire et le secteur énergétique, M. Bouhlal a précisé que les intenses activités des membres de la délégation marocaine (plus de 50 activités) dénotent l'importance accordée par le Royaume au développement des relations avec l'Afrique et avec les Etats-Unis et confirme, si besoin est, le rôle incontournable du Royaume dans la promotion de la stabilité, la sécurité et le progrès du continent.

Dans ce sens, il a indiqué que plusieurs responsables marocains ont eu des entretiens avec les présidents de plusieurs grandes compagnies américaines, au cours desquels la partie marocaine a mis en relief le rôle du Maroc en tant que hub financier, logistique, et industriel pour l'Afrique où Sa Majesté le Roi a effectué depuis Son accession au Trône plusieurs tournées royales, en droite ligne de la vision du Souverain ayant pour objectif la mise en place d'un partenariat gagnant-gagnant et solidaire dans le cadre d'une coopération sud-sud aboutie, plaçant l'élément humain au centre des stratégies de développement durable. 

Il a, en outre, affirmé que des opérateurs économiques américains et des think tanks ont affiché un grand intérêt pour le modèle économique marocain guidé par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi et les success stories des groupes marocains investissant en Afrique.

A cette occasion, a-t-il poursuivi, plusieurs accords ont été signés, notamment l'accord sur la coopération dans la lutte contre le terrorisme (Anti Terrorism Assistance Program-ATA), l'accord entre Attijari Wafabank, l'OPIC (Overseas Private Investment Corporation) et l'institution financière US Wells Fargo, l'accord entre Attijari Wafabank et la Citibank, le mémorandum d'entente entre l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Kosmos Energy et Chevron sur la formation d'ingénieurs par ces deux compagnies US en MBA (master en gestion) dans l'industrie pétrolière et l'accord de partenariat conclu entre l'Office national marocain du Tourisme (ONMT) et l'Association américaine des agents de voyages (ASTA).

Par ailleurs, a dit M. Bouhlal, la délégation marocaine a tenu des réunions avec les hauts responsables de l'Administration américaine, pour discuter des questions bilatérales politiques, économiques et commerciales ainsi que des questions régionales d'intérêt commun.

Evoquant l'annonce par le président Barack Obama de la tenue à Marrakech, les 20 et 21 novembre prochains, du 5ème Sommet Mondial de l'Entrepreunariat, l'ambassadeur marocain a affirmé que cet important événement s'inscrit parfaitement dans le cadre des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI afin que les jeunes et les femmes puissent s'impliquer pleinement dans le développement économique de leur pays.

Il s'agira aussi, selon M. Bouhlal, d'explorer l'ensemble des opportunités économiques à l'échelle globale mais aussi régionale en ayant constamment à l'esprit l'immense réservoir d'opportunités dont regorge le continent africain.

Et de soutenir que le Sommet de Marrakech ne manquera pas de s'inscrire dans l'esprit d'échange qui a animé les travaux du premier Sommet Etats Unis-Afrique.

Lutte antiterroriste: Le Maroc, un "leader régional"

Le Maroc est un "leader régional" en matière de lutte anti-terroriste au Maghreb et en Afrique de l'ouest, a déclaré, jeudi à Washington, l'ambassadrice itinérante et coordinatrice pour le contreterrorisme, Tina Kaidanow.

Mme Kaidanow intervenait lors de la signature avec la ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération, M'barka Bouaida, d'un accord-cadre bilatéral sur l'assistance anti-terroriste entre le Maroc et les Etats Unis, visant notamment une coopération triangulaire en matière de formation sécuritaire.

"A travers cette nouvelle initiative de coopération trilatérale (...), nous soutenons fermement le souhait du Maroc de partager son expertise avec les partenaires clés en Afrique du Nord et de l'Ouest", a dit Mme Kaidanow, dans une déclaration liminaire.

Les Etats-Unis, a-t-elle poursuivi, sont "reconnaissants de l'opportunité qui leur ait offerte de nouveau de travailler en soutien aux efforts du Maroc dans la lutte contre le terrorisme", se disant assurée que cette "nouvelle forme de collaboration sera fructueuse et profonde".

Pour la responsable américaine, cet accord reflète "le caractère exceptionnellement positif des relations de travail en matière du programme anti-terroriste (ATA) avec le Maroc et ce depuis 1986", faisant part de l'"enthousiasme" des Etats-Unis de passer à une "nouvelle étape dans ce partenariat".

Cette signature vient "à point nommé" en ce sens, a-t-elle dit, que les Etats-Unis "travaillent sur la stratégie de lutte contre l'émergence de cette menace mondiale", soulignant, en référence aux propos du Président américain Barack Obama, que les Etats-Unis "ne peuvent à eux-seuls faire face à la menace terroriste".

A travers ses lois, le Maroc a démontré sa "ferme volonté de renforcer les capacités en matière de lutte anti-terroriste aussi bien à ses propres frontières qu'au niveau plus large de la région", a-t-elle ajouté, mettant en exergue les "capacités avancées du Maroc dans la région en matière de gestion des crises, d'investigation et de sécurité des frontières" à même de l'habiliter aujourd'hui à "partager son expertise avec ses amis et alliés pour la mise en place d'une stabilité durable au Maghreb et au Sahel".

Elle a, à cet égard, salué les autres "mesures adoptées par le Maroc pour contrer" ce fléau, en "louant les initiatives de Sa Majesté le Roi", visant "la formation des Imams maliens".

En effet, a-t-elle insisté, barrer la route à ce fléau n'est pas uniquement "une affaire de loi et de sécurité, bien qu'ils soient des éléments fondamentaux", mais également "de droit, de tolérance ainsi que d'une large compréhension des évolutions sociales qui mènent l'émergence de l'extrémisme".

Pour sa part, Mme Bouaida a souligné que la signature de cet accord reflète le "leadership" du Maroc dans la région en matière de formation, d'éducation mais également d'approche religieuse et culturelle, rappelant la formation par le Maroc d'Imams venant des pays de la région, "une approche non seulement originale mais également constructive et qui s'inscrit dans le long terme".

Elle a fait part de sa fierté de "cette coopération (avec les Etats-Unis), qui est le fruit d'une coopération qui dure depuis plusieurs années".

M. Benkirane s'entretient à Washington avec le président du Millennium Challenge Corporation

Le Chef du gouvernement, M. Abdelillah Benkirane s'est entretenu, jeudi à Washington, avec le président directeur général du Millennium Challenge Corporation (MCC), Mme Dana Hyde, des moyens de consolider le partenariat entre le Maroc et l'organisme américain.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette entrevue, M. Benkirane s'est félicité du "succès" de la coopération entre le Royaume et le MCC dans le cadre du premier Compact du Millennium Challenge Account (MCA) qui a accompagné le Maroc dans ses efforts constants de mise à niveau sociale et de lutte contre les disparités sociales et régionales. 

Le premier compact du MCA, qui a octroyé au Maroc une enveloppe budgétaire avoisinant les 700 millions de dollars, s'était assigné pour objectifs la réduction de la pauvreté à travers la croissance économique durable, l'augmentation de la productivité et la création de l'emploi dans les zones ciblées, a-t-il rappelé.

"Notre partenariat avec la MCC a connu un franc succès qui servira de modèle pour d'autres pays", a indiqué M. Benkirane, relevant dans ce contexte que le Royaume est éligible à un deuxième Compact du Millennium Challenge Account.

Le Chef du gouvernement a, en outre, précisé que la réunion avec le président du MCC a été l'occasion pour faire l'état des lieux des projets réalisés et identifier de nouveaux projets prioritaires pour Maroc et qui concernent notamment la justice, la formation, l'éducation et la communication. 

Cet entretien s'est déroulé en présence de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M'barka Bouaida, de l'ambassadeur du Maroc à Washington, Rachad Bouhlal, et de l'ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Dwight L. Bush Sr. 

Le programme MCA-Maroc est l'accord signé entre le Maroc et la Millenium Challenge Corporation, le 31 août 2007 à Tétouan, sous la Présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, rappelle-t-on. 

Ce programme ambitionne de réduire la pauvreté à travers la stimulation de la croissance économique, par le biais de projets fondés sur la bonne gouvernance et sur la participation des populations bénéficiaires, et la réalisation de projets dans plusieurs secteurs stratégiques comme l'agriculture, la pêche maritime, l'artisanat et les micro-crédits.

Le MCA-Maroc s'est soldé par des résultats satisfaisants puisque le taux d'engagement global a atteint 95 pc, niveau que devraient atteindre les déboursements fin novembre, dernier délai pour les déboursements.

A signaler que la réussite du premier programme MCA-Maroc, arrivé récemment à échéance, a permis d'explorer de nouveaux horizons de coopération entre le Royaume et les Etats-Unis, puisque le Maroc figure parmi les pays qualifiés pour bénéficier d'un deuxième programme du Millenium Challenge Account.

Le Maroc et les Etats-Unis signent à Washington un accord bilatéral sur l'assistance anti-terroriste

Le Maroc et les Etats-Unis ont signé, jeudi à Washington, un accord cadre bilatéral sur l'assistance anti-terroriste, visant notamment une coopération triangulaire en matière de formation sécuritaire.

Au titre de ce mémorandum signé en marge du premier sommet USA-Afrique, abrité par la capitale fédérale US, les deux pays s'engagent à renforcer les capacités régionales, particulièrement dans le domaine de la formation du personnel des services de sécurité civile des pays partenaires dans les régions du Maghreb et du Sahel à travers la mobilisation de l'expertise mutuelle dans des domaines tels que la gestion des crises, la sécurité des frontières et les investigations.

Cet accord a été signé du côté marocain par la ministre déléguée aux affaires étrangères et à la Coopération, Mbarka Bouaida, et du côté américain par l'ambassadrice itinérante et coordinatrice pour le contreterrorisme, Tina Kaidanow.

Cet accord a été signé en présence des ambassadeurs du Maroc à Washington, Rachad Bouhlal, et des Etats-Unis au Maroc, Dwight L. Bush.

(MAP-07/08/2014)

Moulay Hafid Elalamy appelle à Washington à la mobilisation des investissements en faveur de l'Afrique

Le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, a appelé, mercredi à Washington, à la mobilisation des investissements en faveur de l'Afrique.

En marge de sa participation à la première session du Sommet Etats Unis-Afrique, tenue sous le thème "Investir dans l'avenir de l'Afrique", M. Elalamy a déclaré à la presse que la dynamique économique enclenchée au cours de cette dernière décennie dans le continent africain lui a valu d'être reconnu comme "prochaine frontière des possibilités et pôle mondial potentiel de croissance".

Il a précisé, néanmoins, que malgré cette dynamique qui a modifié profondément la perception que le monde a du continent, ce dernier peine à réaliser ses objectifs de développement, particulièrement en termes de réduction de la pauvreté et de développement inclusif et durable.

Dans cette optique, M. Elalamy a ajouté que les Etats-Unis, qui jouissent d'une posture historique et géostratégique vis-à-vis de l'Afrique, se doivent d'investir dans l'avenir du continent en s'inscrivant dans une dynamique de co-développement et de co-émergence avec les pays africains, visant la réalisation d'investissements structurants et durables à même de déclencher des cercles vertueux de croissance.

Dans ce contexte, le ministre a rappelé l'engagement du Maroc vis-à-vis de l'Afrique. En attestent les multiples tournées de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans le continent, qui soulignent l'ancrage de la dimension africaine dans les relations bilatérales, érigée en pilier dans la nouvelle Constitution marocaine, et visant "le renforcement d'une coopération Sud-Sud solide, solidaire et agissante".

La dimension stratégique du partenariat liant le Maroc aux pays africains est également illustrée, a souligné M. Elalamy, par la forte présence des investissements marocains dans des domaines variés dans le continent. Le Maroc est, en effet, a-t-il dit, le 2ème investisseur africain au niveau continental.

Ce partenariat est appelé à se renforcer avec le Plan d'Accélération Industrielle 2014-2020, qui prévoit d'accompagner les opérateurs économiques dans leur internationalisation visant la création de valeur partagée et de renforcer davantage la vocation africaine et le réflexe Afrique chez les investisseurs, a poursuivi le ministre.

Le Maroc peut s'avérer ainsi, a affirmé M. Elalamy, un allié de choix pouvant jouer un véritable rôle de trait d'union dans le partenariat économique Afrique-Etats-Unis, à travers l'optimisation et la valorisation des relations d'exception unissant le Maroc et les Etats-Unis.

Ces relations, qui se démarquent par leur densité et leur richesse, créatrices d'opportunités et porteuses de solidarité effective vis-à-vis des partenaires africains, peuvent être mises à profit pour la réalisation de projets concrets et mutuellement avantageux, dans divers secteurs à fort potentiel tels que l'aéronautique, l'électronique, l'automobile, les énergies renouvelables et les infrastructures, a-t-il soutenu.

Par ailleurs, M. Elalamy a également tenu plusieurs séances de travail individuelles avec différents responsables de grands groupes américains, dans le dessein d'identifier des voies possibles de collaboration dans chacun des secteurs concernés, à savoir le textile, l'agroalimentaire, l'aéronautique, l'automobile, l'électrique, les énergies renouvelables, la logistique et les finances.

Cette session, qui a connu la participation du Chef du gouvernement, Abdeliah Benkirane, et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, a constitué une véritable opportunité d'échange et de networking entre les délégations africaines et les participants américains.

La promotion des opportunités d'investissement au Maroc au centre d'une réunion de Moulay Hafid Elalamy avec les membres de la Chambre de Commerce US

Le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, a tenu une réunion, à Washington, avec les membres de la Chambre américaine de Commerce, axée sur la promotion des opportunités d'investissement au Maroc.

Cette rencontre, tenue en marge du Sommet USA-Afrique, abrité par la capitale fédérale US du 4 au 6 août, a vu également la participation de M. Mamoune Bouhdoud, ministre délégué chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel et de Mme Amina Benkhadra, Directrice Générale de l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM).

A cette occasion, les intervenants se sont félicités de l'excellence des relations économiques et d'amitié entre les deux pays et ont manifesté leur volonté commune de raffermir davantage les relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et les Etats-Unis.

Dans ce cadre, M. Elalamy a indiqué que "certes des résultats encourageants ont été enregistrés, mais demeurent en deçà des aspirations des opérateurs marocains et américains", rappelant que le Maroc est le seul pays africain à avoir conclu un accord de libre-échange avec les Etats-Unis

Il a ajouté que "si les échanges commerciaux ont enregistré un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 20 pc depuis l'entrée en vigueur de cet accord en 2006, les Investissements directs étrangers (IDE) en provenance des Etats-Unis ne représentent que 4,25 pc du total des IDE en 2013". 

A ce propos, M. Elalamy a appelé à hisser les échanges à la hauteur des réelles potentialités des deux pays et invité les investisseurs américains à s'implanter au Maroc, notamment dans les secteurs à fort potentiel.

Il a, ainsi, mis en exergue les atouts nombreux du Royaume et ses avantages compétitifs qui font du Maroc un hub régional de production et d'exportation et une excellente destination pour les investisseurs, en mettant l'accent sur les réformes menées et les plans sectoriels déployés dans différents domaines tels que l'industrie, l'économie numérique, l'agriculture, l'énergie, les infrastructures et la distribution.

Le ministre a, par ailleurs, mis en relief la dynamique que connaissent actuellement plusieurs branches de l'industrie au niveau national dont l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, l'agroalimentaire et le textile. 

Il a, en outre, mis en avant l'impulsion récente insufflée au secteur industriel à travers le lancement du Plan d'Accélération Industrielle 2014-2020 qui prévoit également de renforcer la vocation africaine du Maroc.

A ce titre, M. Elalamy a souligné le positionnement particulier du Royaume vis-à-vis du continent africain, notamment à travers l'engagement au plus haut niveau de l'Etat pour promouvoir la coopération avec l'Afrique et l'expérience réussie de partenariat dans divers domaines. 

"Le positionnement du Maroc en tant que hub régional et passerelle vers l'Afrique procure aux entreprises en quête de nouveaux marchés, un avantage de taille pour renforcer leur présence dans le continent", a affirmé M. Elalamy.

Par ailleurs et dans le cadre du renforcement des relations de partenariat et d'investissement avec le secteur privé américain, M. Elalamy a tenu des réunions avec des chefs d'entreprises américaines opérant dans les secteurs de l'automobile et de la monétique et pris part aux rencontres B2B, organisées par la Chambre bilatérale arabo-américaine.

M. Elalamy rencontre les membres de la Chambre américaine de Commerce et des chefs d'entreprises américaines

Le ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, Moulay Hafid Elalamy a pris part, mardi à Washington, à une réunion ministérielle, tenue avec les membres de la Chambre américaine de Commerce, en marge de la participation de la délégation marocaine au Sommet des leaders USA-Afrique.

Cette rencontre, qui a été consacrée à la promotion des opportunités d'investissement au Maroc, a vu également la participation du ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, chargé des Petites Entreprises et de l'Intégration du secteur informel, Mamoune Bouhdoud et de la Directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra, indique un communiqué du ministère.

A cette occasion, les intervenants se sont félicités de l'excellence des relations économiques et d'amitié entre les deux pays et ont manifesté leur volonté commune de raffermir davantage les relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et les USA.

"Certes des résultats encourageants ont été enregistrés, mais demeurent en deçà des aspirations des opérateurs marocains et américains", a indiqué M. Elalamy qui a rappelé que le Maroc est le seul pays africain à avoir conclu un accord de libre-échange avec les USA.

"Si les échanges commerciaux ont enregistré un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 20 pc depuis l'entrée en vigueur de cet Accord en 2006, les IDE en provenance des USA ne représentent que 4,25 pc du total des IDE en 2013", poursuit le ministre.

A ce propos, M. Elalamy a appelé à hisser les échanges à la hauteur des réelles potentialités des deux pays et a invité les investisseurs américains à s'implanter au Maroc, notamment dans les secteurs à fort potentiel.

Il a, ainsi, mis en exergue les atouts nombreux du Royaume et ses avantages compétitifs qui font du Maroc un hub régional de production et d'exportation et une excellente destination pour les investisseurs, en mettant l'accent sur les réformes menées et les plans sectoriels déployés dans différents domaines tels que l'industrie, l'économie numérique, l'agriculture, l'énergie, les infrastructures et la distribution.

Le ministre a, de même, mis l'accent sur la dynamique que connaissent actuellement plusieurs branches de l'industrie au niveau national dont l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, l'agroalimentaire et le textile. 

Il a, en outre, mis en avant l'impulsion récente insufflée au secteur industriel à travers le lancement du Plan d'Accélération Industrielle 2014-2020 qui prévoit également de renforcer la vocation africaine du Maroc.

A ce titre, M. Elalamy a souligné le positionnement particulier du Royaume vis-à-vis du continent africain, notamment à travers l'engagement au plus haut niveau de l'Etat pour promouvoir la coopération avec l'Afrique et l'expérience réussie de partenariat dans divers domaines.

"Le positionnement du Maroc en tant que hub régional et passerelle vers l'Afrique procure aux entreprises en quête de nouveaux marchés, un avantage de taille pour renforcer leur présence dans le continent", a indiqué le ministre.

Par ailleurs, et dans le cadre du renforcement des relations de partenariat et d'investissement avec le secteur privé américain, M. Elalamy a tenu, le même jour, des réunions avec des chefs d'entreprises américaines opérant dans les secteurs de l'automobile et de la monétique. Il a, également, pris part aux rencontres B2B, organisées par la Chambre bilatérale arabo-américaine.

M. Bouhdoud plaide à Washington pour une intégration régionale plus étroite pour stimuler l'effort de développement en Afrique du Nord

Le ministre délégué chargé des Petites entreprises et de l'intégration du secteur informel, Mohamed Mamoune Bouhdoud a plaidé, à Washington, pour une intégration régionale plus étroite et plus approfondie en vue de stimuler l'effort de développement en Afrique du Nord, soulignant que c'est un processus largement favorisé par l'existence de liens culturels, linguistiques et sociologiques naturels entre les pays de la région.

Intervenant lors du Forum organisé par la Chambre nationale de commerce arabo-américaine sur le thème "Afrique du Nord : défis et opportunités dans un temps de transition", en marge du sommet Etats Unis-Afrique, abrité par la capitale fédérale US du 4 au 6 août, M. Bouhdoud a affirmé que les avantages à tirer de cette intégration sont nombreux, que ce soit en termes de multiplication des activités économiques, d'accroissement de la compétitivité, d'usage plus efficace des ressources, de protection des richesses communes ou encore en matière de capitalisation sur les nouvelles technologies énergétiques.

A cet effet, il a appelé à la conjugaison des efforts pour dynamiser la relation économique intra-régionale et à l'exploration des opportunités d'investissement croisées qui existent entre les entreprises nord-africaines. 

Le ministre a énuméré, à cet égard, un certain nombre de domaines porteurs d'opportunités évidentes pour l'intégration et susceptibles de servir de puissant moteur à la croissance dans la région dont l'énergie, les changements climatiques et l'environnement, le secteur financier, la facilitation du commerce et des transports, les technologies de l'information et de la communication et le développement du capital humain.

M. Bouhdoud a aussi mis l'accent sur les défis et enjeux de développement auxquels sont confrontés les pays de la région dont principalement l'impératif de générer de la croissance, de lutter contre le chômage et de répondre aux fortes attentes sociales.

Il a, par ailleurs, insisté sur l'atout intrinsèque majeur des pays de la région de par leur positionnement et leur attachement au continent africain qui leur offre des opportunités certaines de partenariat pouvant accompagner leur dynamique de croissance, et par ricochet immédiat, favoriser la création de richesses dans les pays subsahariens et contribuer à leur développement.

M. Bouhdoud a, dans ce sens, affirmé l'attachement au plus haut niveau du Maroc à contribuer activement à l'intégration du Maghreb, et à faire émerger un "nouvel ordre maghrébin", conformément au choix stratégique énoncé dans la Constitution.

Le Maroc, fort de ses institutions et de ses acquis démocratiques et jouissant d'un capital immatériel important, en termes notamment de stabilité institutionnelle, politique, et macro-économique, d'ouverture économique, de tolérance religieuse, d'identité pluraliste et de qualité de vie, faisant de lui, selon la Banque Mondiale, le pays produisant le plus de richesse par habitant dans l'Afrique du Nord, est à même de contribuer activement à l'intégration de cette région en général et du Maghreb, en particulier, en jouant le rôle de passerelle économique, selon des schémas triangulaires avec d'autres régions du monde, notamment l'Amérique du Nord, l'Europe et le Moyen Orient, a soutenu le ministre.

Barack Obama : le sommet de Washington a ouvert de nouvelles perspectives de coopération entre les Etats Unis et l'Afrique

Le président américain Barack Obama a affirmé, mercredi, que le premier sommet, qui s'est tenu du 4 au 6 août à Washington entre les Etats Unis et l'Afrique, a ouvert de nouvelles perspectives de coopération entre les deux parties. 

"Le sommet de Washington vient d'ouvrir de nouveaux horizons dans les relations de coopération américano-africaine", a souligné M. Obama lors d'une conférence de presse, relevant que ce conclave de grande envergure a été l'occasion de discuter les moyens d'aller de l'avant dans ce partenariat en vue de promouvoir le développement économique dans le continent.

Le chef de l'exécutif US a rappelé dans ce contexte l'annonce mardi de la mobilisation de plus de 30 milliards de dollars, sous forme d'aide publique et investissements privés à destination de l'Afrique pour soutenir les efforts du continent en matière de développement humain et économique.

M. Obama, qui s'est félicité des résultats du sommet, a fait savoir que le sommet se tiendra de manière régulière pour évaluer le progrès réalisé et maintenir la dynamique de ses travaux.

Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains ont été invités à Washington pour ce premier sommet Etats-Unis-Afrique, qui se veut, selon Washington, une occasion pour raffermir les relations bilatéraux et discuter de l'avenir du continent dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant et plus étroit.

(MAP-07/08/2014)

Président tunisien : le Maroc a ouvert la voie en Afrique aux Maghrébins et aux Arabes

Le Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a ouvert la voie en Afrique aux Maghrébins et aux Arabes, a affirmé, mercredi à Washington, le Président tunisien Mohamed Moncef Marzouki.

"C'est le Maroc qui a balisé le chemin devant les Maghrébins et les Arabes pour accéder au continent africain", a souligné M. Marzouki qui répondait à une question de la MAP lors d'une conférence de presse accordée au Cercle des médias arabes à Washington.

Le Royaume est le premier pays arabe et maghrébin à avoir saisi l'importance du continent africain, a fait observer le Président tunisien, lors de cette conférence donnée en marge du premier sommet USA-Afrique, abrité du 4 au 6 août par la capitale fédérale US.

Et l'esprit du "message adressé, dans ce contexte, à tous les Magrébins et Arabes et que l'Afrique est une destination de choix pour investir et faire des affaires", a noté M. Marzouki, en appelant à se départir des stéréotypes et clichés sur le continent africain, a-t-il dit.

"Après une absence forcée de plus de 20 ans", la Tunisie a "finalement suivi la même voie", car, a dit le Président, "nous faisons partie de ce continent que nous avons ignoré jusqu'ici".

Le premier sommet USA-Afrique qui a clôturé ses travaux dans la soirée a réuni quelque 40 Chefs d'Etat et de gouvernement dont le Chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane, qui a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Mme Bouaida : le Maroc a toujours plaidé pour le respect de l'unité de la Libye et de sa souveraineté

Le Royaume du Maroc a toujours plaidé pour le respect de l'unité de la Libye, de sa souveraineté, de la sécurité de ses territoires et appelé à l'arrêt des violences, tout en exhortant l'ensemble des parties et acteurs politiques dans le pays à résoudre leurs différends par la voie du dialogue, a souligné la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M'Barka Bouaida.

Intervenant lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Maghreb avec la Secrétaire d'Etat adjointe américaine au Proche-Orient, Anne Patterson, sur la situation sécuritaire en Libye, Mme Bouaida a affirmé que le Maroc a, dès le déclenchement de la crise, adopté une position claire et constante, d'une manière agissante et responsable, au sujet du développement de la situation dans ce pays maghrébin.

Dans ce sens, Mme Bouaida a indiqué que le Royaume suit l'évolution de la situation en Libye qui vit au rythme d'une crise politique et sécuritaire. 

Elle a, dans ce cadre, rappelé le soutien du Maroc au peuple libyen et insisté sur la nécessité de préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale de la Libye, appelant au dialogue pour surmonter cette phase.

La ministre a, de même, insisté sur la nécessité de la participation des pays du voisinage maghrébin, arabe, africain, méditerranéen et de la communauté internationale aux réunions et conférences traitant du dossier libyen, étant donné qu'elles demeurent des parties concernées directement par la stabilité de la situation en Libye et affectées par ses répercussions.

Mme Bouaida a également réaffirmé que le Maroc demeure disposé à apporter son aide à la Libye, à mettre son expérience et son expertise au service de ce pays et à soutenir ses efforts pour le rétablissement de la sécurité, le renforcement de la justice transitionnelle, l'édification des institutions de l'Etat et la consolidation de l'intégration maghrébine au service des intérêts des peuples du Maghreb.

Situation en Libye : Les Etats-Unis , le Maroc et d'autres capitales arabes expriment leur profonde inquiétude

Les Etats-Unis et le Maroc, ainsi que d'autres capitales arabes ont exprimé dans un communiqué conjoint, mercredi à Washington, leur "profonde inquiétude" au sujet des défis politiques et sécuritaires auxquels la Libye fait face, et de l'impact de ces défis sur l'Afrique du nord et la région du Sahel.

"Les représentants des gouvernements des Etats Unis, du Maroc, de Libye, de Tunisie, d'Egypte et d'Algérie se sont rencontrés aujourd'hui (mercredi à Washington, NDLR) pour exprimer leur profonde inquiétude au sujet des défis politiques et sécuritaires auxquels la Libye fait face, et de l'impact de ces défis sur l'Afrique du nord et la région du Sahel", a indiqué le Département d'Etat, dans une note distribuée à la presse.

Les signataires du communiqué conjoint ont appelé "toutes les parties en Libye à adopter, sans délai, un cessez-le-feu et de s'engager dans des négociations afin de se pencher sur les besoins du pays en matière de sécurité et de stabilité".

Les violences en cours entre les libyens "créent une crise humanitaire tragique qui affecte les vies des plus vulnérables et met en péril la transition démocratique en Libye", indique la diplomatie américaine.

Le communiqué conjoint a, par conséquent, exhorté l'ensemble des libyens "à rejeter le terrorisme et la violence et embrasser le dialogue politique afin de mettre fin à l'instabilité qui se propage à travers le pays" et appelé le conseil des représentants, nouvellement élu, et les autres institutions démocratiques à adopter des politiques inclusives au service de tous les Libyens et à constituer un nouveau gouvernement répondant aux besoins du peuple libyen en matière de sécurité, de réconciliation et de prospérité.

"Nous saluons la détermination du peuple libyen à garantir que la gouvernance démocratique et l'état de droit soient la pierre angulaire de l'avenir de leur pays", indiquent les signataires du communiqué conjoint.

La communauté internationale, souligne le document, "se tient avec fermeté derrière le peuple libyen, soutient les institutions démocratiquement élues de la Libye et rejette les ingérences extérieures dans la transition en Libye".

Et de conclure : "Nous soutenons l'engagement de toutes les parties à cet objectif y compris les activités en cours du Processus de Tunis en Libye".

Intenses activités du Chef du gouvernement lors des deux derniers jours du Sommet Etats Unis-Afrique

La participation du Chef du gouvernement, M. Abdelilah Benkirane, à la première édition du Sommet Etats Unis-Afrique, qui se déroule à Washington du 4 au 6 Août et aux travaux duquel le Chef du gouvernement représente SM le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, a été marquée par d'intenses activités lors des deux derniers jours de cette rencontre internationale.

M. Benkirane a ainsi pris part au forum des affaires Etats Unis-Afrique, à un diner offert par le Président américain Barack Obama en l'honneur des chefs des délégations participant au Sommet, ainsi qu'à la première séance du Sommet Etats Unis-Afrique, tenue sous le thème de "l'investissement dans l'avenir de l'Afrique", indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.

Le Chef du gouvernement a pris part, mardi 5 août, aux travaux du Forum des Affaires Etats Unis-Afrique, dont la séance de clôture s'est tenue sous la présidence du Président Barack Obama, et qui a été l'occasion de débattre des défis au développement et des opportunités d'affaires dans le continent africain. 

Ce forum, dont les travaux avaient été ouverts par le Vice-président US, Joe Biden, a été marqué par la participation de personnalités de renom, américaines et africaines, issues du monde de la politique et de la finance, ainsi que de dirigeants de nombreuses institutions internationales, notamment la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. 

Le même jour, le Chef du gouvernement, accompagné de son épouse, a pris part à la Maison Blanche à un dîner offert par le président Barack Obama en l'honneur des Chefs d'Etat et des Chefs de gouvernement africains participant au Sommet, ajoute le communiqué. 

Lors de la dernière journée, le Chef du gouvernement a pris part à la première réunion du Sommet Etats Unis-Afrique, tenue sous le thème de "l'Investissement dans l'avenir de l'Afrique" et marquée par la présence du Président Barack Obama, du Secrétaire d'Etat John Kerry et de la Représentante permanente des Etats-Unis à l'ONU et Conseillère à la Sécurité nationale, Susan Rice. 

Dans le cadre des travaux du Sommet Etats Unis-Afrique se sont tenues deux autres réunions consacrées à "la paix et la stabilité régionales" et à "la gouvernance au profit des générations futures". 

Lutte antiterroriste: Le Maroc, "un exemple éloquent" grâce à la vision "perspicace" de Sa Majesté le Roi

Le Maroc se distingue en tant que "modèle et exemple éloquent" en matière de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel et du Sahara, grâce à la vision perspicace de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a affirmé, mercredi à Washington, Rudolph Atallah, membre éminent du Centre Michael Ansari pour l'Afrique relevant du think tank américain, Atlantic Council.

"Grâce au leadership du Souverain, le Maroc ne cesse de déployer des efforts significatifs en vue de contrer l'avancée de l'extrémisme religieux qui menace la région", a tenu à souligner M. Atallah, qui s'exprimait lors d'une rencontre organisée en marge du sommet Etats Unis-Afrique (4-6 août) sous le thème "Solutions africaines aux défis sécuritaires dans le continent".

Il a expliqué à cet égard que les efforts du Maroc portent leurs fruits à la faveur d'une approche "stratégique et innovante" qui s'appuie sur la consolidation du processus de développement humain, social et économique, outre la promotion des valeurs de la tolérance et de la cohabitation.

M. Atallah a, en outre, mis en avant la "pertinence" de la politique religieuse du Royaume basée sur les préceptes et les valeurs de l'Islam Malékite qui puise dans les vertus de la modération et de la coexistence, tout en appelant les pays du Sahel et de la région Mena à emboiter le pas au Maroc afin de barrer la route à l'extrémisme religieux.

Prenant la parole lors de cette conférence, le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Ahmed Abbadi a mis en exergue les avancées notables réalisées par le Maroc en matière de lutte contre le terrorisme.

"Il s'agit-là d'une action intégrée qui a été lancée depuis l'accession au Trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI", a-t-il rappelé, notant que cette stratégie se démarque par le respect des fondements de la religion et l'ouverture sur le contexte international.

Pour M. Abbadi, le Maroc est parvenu à déconstruire les mécanismes de l'extrémisme religieux, notamment à travers la formation des élites et l'anticipation des attentes et des besoins des citoyens.

Les autres intervenants ont mis en exergue l'importance de l'élément humain dans toute stratégie de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel et du Sahara. Ils ont, à cet effet, plaidé en faveur de l'amélioration des conditions de vie des populations locales, la promotion des pratiques de bonne gouvernance, et la modernisation des infrastructures et des institutions.

(MAP-06/08/2014)

Sommet USA-Afrique : Le Président Obama offre un dîner en l'honneur des Chefs des délégations

Le Président américain, Barack Obama, a offert, mardi soir, un dîner à la Maison Blanche en l'honneur de la quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains prenant part au sommet USA-Afrique, dont le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

M. Benkirane est arrivé, dimanche dans la capitale fédérale US, à la tête d'une importante délégation pour représenter Sa Majesté le Roi Mohammed VI à ce sommet, le premier du genre entre les Etats-Unis et l'Afrique qui se tient du 4 au 6 août.

A également pris part à ce dîner le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.

Le président américain Barack Obama et son épouse Michelle ont convié également de hauts responsables de l'administration américaine, des patrons de grandes entreprises ainsi que des élus du Congrès en plus de représentants du monde des arts et du cinéma.

Défis sécuritaires au Sahel: Mme Bouaida plaide en faveur d'une approche régionale commune dans la lutte contre le terrorisme

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M'Barka Bouaida a plaidé, mardi à Washington, en faveur d'une approche régionale commune pour faire face aux défis sécuritaires qui pèsent sur la région du Sahel et du Maghreb.

S'exprimant lors d'une rencontre organisée par le département d'Etat sur les menaces sécuritaires dans la région du Sahel et du Maghreb, Mme Bouaida a souligné que seule une stratégie "collective, inclusive et solidaire" entre les pays concernés et tous les intervenants, peut surmonter ces défis transnationaux qui risquent d'hypothéquer l'avenir de toute la région.

Elle a souligné dans ce contexte l'importance d'adopter des stratégies "globales, intégrées et multidimensionnelles" qui allient les volets sécuritaires, économique, social, politique, culturel et cultuel.

La ministre a, en outre, relevé l'importance que revêt l'intégrité territoriale pour la consolidation de la sécurité régionale, soulignant l'impératif de venir à bout des défis sécuritaires qui menacent les structures et les fondements sociétaux des pays de la région. 

Evoquant la coopération Sud-Sud, Mme Bouaida a fait part de la disposition du Maroc à mobiliser son expertise et à partager son savoir faire avec les partenaires africains afin de réaliser les objectifs escomptés.

Elle a estimé à cet effet que les pays du sud ont besoin d'un nouveau modèle de coopération mutuellement bénéfique, qui associe secteurs public et privé.

La rencontre a eu lieu dans le cadre du premier sommet Etats Unis Afrique, qui se tient dans la capitale fédérale américaine du 4 au 6 août avec la participation de plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement.

Obama annonce la tenue à Marrakech du prochain sommet global annuel de l'entreprenariat

Le Président américain Barack Obama a annoncé, mardi à Washington, que le prochain sommet global annuel de l'entreprenariat se tiendra les 20 et 21 novembre prochain à Marrakech. 

C'est la première fois qu'un pays africain abrite ce sommet.

Le chef de l'exécutif américain a fait cette annonce lors de son discours devant le "US Africa Business Forum" en présence de plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement africains réunis, dans la capitale fédérale US du 4 au 6 août, dans le cadre du premier sommet Etats Unis-Afrique. 

Dans le communiqué conjoint ayant sanctionné, en novembre dernier la rencontre au Sommet entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président américain, M. Obama avait exprimé son appréciation au Souverain pour son offre d'accueillir le Sommet Mondial de l'Entreprenariat, rappelle-t-on.

Dans une déclaration à la MAP immédiatement après l'annonce du président Obama, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar a affirmé qu'il s'agit-là d'une "reconnaissance de la dynamique que connaît le Maroc sous le leadership de Sa Majesté le Roi et de la réussite de l'expérience du Royaume en matière d'entreprenariat et de promotion du rôle du secteur privé".

Le ministre a indiqué que ce rendez-vous international sera un événement ouvert lors duquel "nous allons cibler les différents pays" dans le but d'assurer une plus large participation.

Soutien financier aux PME africaines: Signature d'un mémorandum d'entente à Washington entre Attijariwafa Bank, OPIC et Wells Fargo

Le président directeur général du Groupe Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani a procédé, lundi à Washington, à la signature avec l'Overseas Private Investment Corporation (OPIC) et l'institution financière américaine Wells Fargo d'un mémorandum d'entente qui vise à mettre en place de nouvelles capacités de financement au profit des PME africaines.

Cet accord, signé par Mme Elizabeth Littlefield, présidente de l'OPIC et M. Thomas McCaffarey, vice-président exécutif de Wells Fargo, en marge du sommet USA-Afrique qui se tient du 4 au 6 août dans la capitale fédérale US, vise à contribuer à la dynamique des échanges commerciaux et des investissements entre l'Afrique et les Etats-Unis, indique mardi un communiqué d'Attijarwafa Bank.

Le communique souligne, à cet égard, qu'Attijariwafa bank a consolidé, depuis la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Washington au mois de novembre dernier, ses relations avec ses partenaires américains en vue de "positionner le Maroc comme hub des flux commerciaux et d'investissements en Afrique".

"Grâce à son réseau africain qui couvre 23 pays en Afrique de l'ouest et en Afrique Centrale, la banque a décidé avec OPIC et Wells Fargo de contribuer à la facilitation de l'entrée des promoteurs américains sur le continent, par la mise en place de solutions de financement dédiées aux PME", précise la même source.

Ce nouveau mémorandum d'entente a été signé en vue d'octroyer à Attijariwafa Bank une nouvelle ligne de crédit, destinée à sa clientèle PME, basée aussi bien au Maroc que dans les pays où la banque est présente.

L'Overseas Private Investment Corporation, qui est une institution financière de développement relevant du gouvernement américain, mobilise le capital privé pour investir dans le développement économique durable, et garantit de nombreux prêts pour encourager le financement des PME dans les pays en développement.

Wells Fargo & Co est une compagnie financière diversifiée qui intervient dans le domaine bancaire, l'assurance, l'investissement, le prêt hypothécaire, le crédit commercial et consommation à travers 9.000 locations, 12.500 guichets automatiques bancaire et Internet. Elle est présente dans 36 pays dans le but de soutenir les clients qui conduisent leur business dans l'économie globale.

Le Maroc, un exemple de partenariat USA-Afrique réussi pour l'Américain Jacobs Engineering Group Inc

Le Maroc est un exemple de partenariat USA-Afrique réussi pour l'Américain Jacobs Engineering Group Inc. (Jacobs), implanté depuis 1999 dans le Royaume dans le cadre d'un partenariat avec l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), affirme le Président Directeur général de Jacobs, Craig Martin, dans une tribune parue, mardi, dans la gazette du Congrès des Etats-Unis, The Hill.

"Pour l'expansion de notre entreprise en Afrique, nous avons choisi le Maroc parce que nous avons été impressionnés par la stabilité et la maturité du pays et son soutien à notre besoin fondamental de travailler de façon éthique et transparente", témoigne le PDG de l'un des plus grands fournisseurs au monde de services techniques, professionnels et de construction.

De plus, écrit-il, les différents accords bilatéraux conclus par le Maroc avec de nombreux pays en Afrique, notamment la Tunisie, la Côte-d'Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et le Gabon, encouragent les possibilités d'extension du secteur privé. 

Jacobs Engineering Group Inc. (Jacobs) est présent dans le Royaume à travers un accord de partenariat en ingénierie industrielle sous forme de joint-venture avec l'Office Chérifien des Phosphates (OCP).

"Notre joint-venture, aujourd'hui l'une des plus grandes compagnies d'ingénierie dans le pays, est axée sur le développement du Maroc comme un centre mondial de phosphates et d'expertise pour répondre aux nombreux défis locaux en Afrique du Nord et de l'Ouest", ajoute Craig Martin, qui "place un intérêt particulier" sur les grands projets de construction et d'infrastructures dans les domaines des transports, de l'eau, de la santé, de l'éducation et du développement urbain.

"A travers notre joint-venture, Jacobs est présent dans plus de 120 projets employant quelque 24.000 personnes", rappelle M. Martin, se réjouissant de figurer "dans le top 5 des meilleurs employeurs au Maroc". De fait, sur les 1.500 agents que compte Jacobs en Afrique, plus de 1.000 sont au Maroc, et "notre intention est de doubler ce nombre à la fin de la décennie", dit-il dans cet article publié à l'occasion du sommet USA-Afrique, abrité par la capitale fédérale américaine du 4 au 6 août.

Quand "nous intégrons une région, nous recherchons des partenaires qui peuvent travailler avec nous dans un contexte régional" et le Maroc "dispose d'un excellent réseau dans les marchés africains clés en plus de sa profonde connaissance des dirigeants locaux et des pratiques des affaires", a-t-il fait observer.

Bien plus, ajoute-t-il, le Maroc dispose d'une infrastructure très développée des ressources humaines qualifiées et poursuit la mise en oeuvre de réformes tout en faisant la promotion des investissements dans les secteurs clés, comme le tourisme, l'exploration énergétique, en passant par l'agriculture et l'industrie de transformation.

Le Maroc est l'unique pays en Afrique à avoir conclu un accord de libre-échange avec les Etats-Unis et dispose d'accords similaires avec des partenaires en Europe et au Moyen Orient, rappelle le PDG de Jacobs.

"Comme Jacobs compte faire une expansion de ses opérations dans le continent africain", il s'est engagé de façon durable à la formation et l'encadrement à travers la mise en place de Jacobs Academy à Casablanca, un programme visant à développer l'expertise dans les métiers de l'ingénierie et de la construction au Maroc pour soutenir l'exportation de services professionnels dans toute l'Afrique.

M. Benkirane souligne à Washington que "l'un des plus grands succès du Maroc réside dans sa stabilité politique solide"

Le Chef du Gouvernement, M. Abdelilah Benkirane, a affirmé, lundi à Washington, que "l'un des plus grands succès du Maroc réside dans sa stabilité politique solide".

"L'un des plus grands succès du Maroc réside dans sa stabilité politique solide, qui l'a épargné des turbulences qu'a connues la région depuis deux années et qui lui a permis d'avancer aussi bien sur les réformes politiques avec une nouvelle Constitution en 2011 à l'initiative de Sa Majesté le Roi que sur les réformes économiques et sociales structurelles", a souligné M. Benkirane lors d'une table ronde organisée par la Chambre américaine de commerce sur l'émergence de l'Afrique, à laquelle ont pris part les présidents du Ghana, M. John Dramani Mahama, et du Mozambique M. Armando Guebuza, ainsi que plusieurs investisseurs américains membres de la Chambre. 

Lors de cette rencontre organisée dans le cadre de la première édition du Sommet Etats Unis-Afrique, qui se déroule à Washington du 04 au 06 août, le Chef du gouvernement a passé en revue l'évolution de l'économie marocaine durant les 15 dernières années, soulignant que le Maroc a réalisé des "taux de croissance respectables", avec une moyenne autour de 5% et a amélioré substantiellement son environnement des affaires, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.

M. Benkirane a, en outre, fait état de "réussites significatives en matière d'infrastructures citant les autoroutes qui couvrent actuellement presque tout le pays, l'électrification rurale avec un taux de 98%, l'accès à l'eau potable avec un taux de 92% et les grands projets en matière d'énergie solaire et éolienne".

M. Benkirane a souligné que le gouvernement a érigé la simplification des procédures en priorités pour promouvoir l'investissement, lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance et la transparence, ajoute le communiqué.

Le Chef du gouvernement a également rappelé d'autres priorités du Royaume liées notamment à "l'amélioration des équilibres macroéconomiques" pour donner de la visibilité aux investisseurs, évoquant dans ce cadre la réussite du Maroc sur ces deux dernières années, la réforme des subventions avec le soutien et la compréhension de la population et la réduction des inégalités.

M. Benkirane a en outre mis en relief les actions entreprises pour que le développement profite à toutes les couches sociales, un objectif qui traduit la volonté royale et qui est inscrit parmi les priorités de l'exécutif, souligne le communiqué. 

Au sujet de l'Afrique, ajoute le communiqué, le Chef du Gouvernement "a noté avec satisfaction l'intérêt croissant" du Maroc à l'égard du continent. Il a souligné, à ce titre, qu'il est important pour les pays africains, les Etats Unis, l'Europe et la Chine d'adopter une approche commune et entreprendre des actions communes en faveur de l'Afrique, rappelant dans ce sens les intérêts et les aspirations communs des peuples africains à la liberté, la démocratie et au développement. 

M. Benkirane a également souligné l'impératif pour le monde développé de ne plus considérer l'Afrique uniquement en tant que débouché, mais en tant que véritable partenaire, plaidant pour un équilibre basé sur la confiance mutuelle et la coopération.

Il a ajouté que ce Sommet est une opportunité pour "rétablir cette confiance et renforcer cette coopération", appelant les opérateurs à investir en Afrique en vue de l'aider à se développer, l'objectif étant de "contribuer à construire un monde plus juste, plus stable et plus en sécurité et un espace d'opportunités pour tous". 

Le Chef du gouvernement a en outre appelé les hommes d'affaires américains à investir davantage en Afrique, ajoutant que "le monde d'aujourd'hui est interdépendant".

M. Benkirane a noté que "l'avenir de l'Afrique est entre ses mains", rappelant dans ce cadre, que le Maroc, qui a fait de la consolidation de ses relations historiques avec les pays africains un pilier fondamental de sa politique étrangère ne ménagera aucun effort pour construire les bases d'une Afrique forte, sécurisée et prospère.

Il a rappelé, à ce titre, que les multiples visites que SM le Roi Mohammed VI a effectuées dans plusieurs pays africains ont permis de consolider ces bases et leur offrir de nouvelles perspectives.

SM le Roi a tracé la voie à suivre en déclarant, lors de ces visites, notamment, que "l'Afrique doit faire confiance à l'Afrique" et que le Continent a "moins besoin d'assistance et requiert davantage de partenariats mutuellement bénéfiques", a rappelé le Chef du gouvernement.

Lors de son séjour à Washington, le Chef de gouvernement a également pris part à un dîner avec des investisseurs américains, organisé par Bloomberg et le département américain du Commerce et présidé par M. John Kerry, Secrétaire d'Etat américain, aux côtés des Présidents de l'Afrique du Sud, du Congo Brazzaville et du Ghana, ainsi que M. Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la coopération.

M. Benkirane a également pris part à une réception offerte au nom du Congrès par les Présidents des commissions des Affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des représentants.

M. Benkirane : le leadership de Sa Majesté le Roi projette en Afrique une force de stabilité initiatrice de progrès solidaire

Le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI projette en Afrique une force de stabilité initiatrice de progrès et de développement durable solidaire, dans le cadre d'une coopération Sud-Sud agissante, a affirmé, lundi à Washington, le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

"Sous le leadership de Sa Majesté le Roi, le Maroc, qui est très en avance dans les divers domaines du développement durable, s'est engagé dans une coopération Sud-Sud très agissante, adossée à une force de projection vertueuse initiatrice de progrès et de bien-être au profit des populations du Continent", a souligné M. Benkirane lors d'un panel de discussion, organisé dans le cadre du sommet USA-Afrique, qui se tient du 4 au 6 août dans la capitale fédérale US.

Le Chef du gouvernement a rappelé, dans ce contexte, les visites Royales effectuées dans plusieurs pays africains, où le Souverain a été chaleureusement accueilli aussi bien par les Chefs d'Etat de ces pays que par les populations, ce qui témoigne, a-t-il dit, d'une profonde relation émotionnelle puisant dans les relations séculaires entre le Royaume et le continent.

A la faveur d'une série de réformes tous azimuts initiées sous l'impulsion du Souverain dans la sérénité bien avant le printemps arabe, le Maroc a su maintenir sa stabilité, s'est-il félicité, tout en relevant les acquis notables engrangés par le Royaume durant ces quinze dernières années sur les plans social, économique et des droits de l'Homme.

M. Benkirane a également mis en avant l'expérience indéniable du Royaume à même d'en faire bénéficier l'Afrique, notamment en matière des énergies renouvelables, citant à titre d'exemple la construction de la plus grande centrale solaire du monde dans la ville de Ouarzazate.

Il a, par ailleurs, appelé à investir dans l'Afrique dans le cadre de partenariats gagnant-gagnant et de partage d'expertises afin de mieux valoriser les richesses dont regorge le continent.

Le Chef du gouvernement est arrivé, dimanche à Washington, à la tête d'une importante délégation pour représenter Sa Majesté le Roi Mohammed VI au sommet Etats-Unis-Afrique, le premier du genre entre les Etats-Unis et l'Afrique, réunissant une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement.

M. Elalamy : la coopération du Maroc avec l'Afrique peut être mise à profit pour l'établissement d'un partenariat Afrique-USA mutuellement bénéfique

L'engagement du Maroc au plus haut niveau de l'Etat pour promouvoir la coopération et le partenariat avec l'Afrique peut opportunément être mis à profit par les opérateurs américains pour la mise en place de projets conjoints et d'investissement en direction des pays africains et pour l'établissement d'un partenariat Afrique-USA fécond et mutuellement bénéfique, a affirmé, lundi à Washington, le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy.

Lors de sa participation, en marge du Sommet USA-Afrique, qui se tient du 4 au 6 août dans la capitale fédérale US, à une table ronde organisée par l'Atlantic Council portant sur le rapport réalisé par cet organisme autour du thème: "l'émergence du Maroc en tant que portail pour le développement des affaires en Afrique", M. Elalamy a présenté les orientations stratégiques du Royaume, en mettant en exergue les atouts nombreux du Maroc, ses avantages compétitifs, ainsi que les réformes menées et plans sectoriels déployés qui confèrent, actuellement, au pays un rôle important à jouer dans le concert mondial de l'économie et qui en font, désormais, un hub régional.

Pour mieux faire connaître la place Maroc et conforter les résultats de l'étude, M. Elalamy a souligné que le Royaume se démarque, notamment, par son positionnement stratégique dans le continent africain, son capital immatériel caractérisé par sa stabilité institutionnelle, politique, et macro-économique, son ouverture économique, sa tolérance religieuse et son identité plurielle, sa proximité culturelle avec les pays du continent et sa présence dans divers domaines, notamment financier et des télécommunications. 

Se félicitant, à cette occasion, de la réalisation de ce rapport et de l'intérêt porté au raffermissement des relations économiques et de partenariat entre l'Afrique et les Etats-Unis, M. Elalamy a mis l'accent sur l'importance pour la communauté américaine des affaires de tirer profit de la dynamique de développement et de transformation économique en Afrique qui est porteuse d'opportunités nombreuses.

Parmi les secteurs énumérés par M. Elalamy et qui peuvent donner lieu à des projets concrets dans le cadre d'un partenariat triangulaire, figurent essentiellement, l'aéronautique, l'électronique, l'automobile, les énergies renouvelables, les infrastructures et l'éducation.

Par ailleurs, le ministre a eu des réunions de travail avec des responsables de grands groupes des secteurs aéronautique et financier au cours desquelles il a confirmé le vif intérêt du Maroc à accueillir des opérateurs américains dans un cadre favorisant la création de valeur et le transfert technologique.

Il a, dans ce sens, invité ces groupes à considérer davantage dans leurs projets d'investissement le potentiel important que peut présenter le Maroc en tant que plateforme industrielle et de distribution pour leurs activités en Afrique.

M. Elalamy a eu, en outre, des discussions avec Mme Catherine Novelli, Sous-Secrétaire d'Etat à la croissance économique, à l'énergie et à l'environnement, qui ont été axées sur les conditions à réunir pour le développement des relations économiques et la meilleure exploitation de l'Accord de libre-échange en vigueur entre les deux pays.

Le Maroc présente à Washington ses atouts en tant que hub économique et financier pour l'Afrique

Le Maroc a présenté, lundi à Washington, ses atouts en tant que hub économique et financier pour l'Afrique, conformément à la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour une coopération sud-sud gagnant-gagnant et solidaire. 

Lors d'une conférence internationale organisée par le prestigieux think tank américain Atlantic Council, et marquée par une intervention notamment du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, en présence d'un parterre de politiques, d'hommes d'affaires, de diplomates, d'experts et des médias, les participants ont mis en exergue les success story du Royaume qui émerge en tant que "plateforme pour les affaires en Afrique". 

"L'émergence de la puissance économique du Maroc, initiée sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis Son accession au Trône, constitue un vecteur essentiel de la stratégie Royale visant à établir des partenariats durables et solidaires avec les pays africains", a souligné Peter Pham, directeur du centre Michael S. Ansari, au sein de l'Atlantic Council et modérateur de la rencontre.

"Grâce à la vision du Roi Mohammed VI, le Maroc met à contribution son émergence en tant que puissance économique pour soutenir la stratégie africaine du Royaume", a expliqué M. Pham qui présentait une étude co-signée avec Ricardo René Larémont, membre éminent non-résident dudit Centre et professeur des sciences politiques et de sociologie à la Binghamton University.

Dans le cadre de cette "diplomatie économique", le Souverain avait annoncé en 2000 l'annulation de la dette des pays africains les moins avancés et l'exonération totale des droits de douane sur leurs produits exportés au Maroc, a rappelé M. Pham dans cette analyse intitulée: "L'émergence du Maroc en tant que plaque tournante pour les affaires en Afrique".

Et de poursuivre que "Washington peut bénéficier, dans ce sens, des avantages comparatifs dont disposent le Maroc, un pays ayant initié, sous la conduite du Roi Mohammed VI, des réformes positives liant les éléments humain et économique, dans le cadre d'une approche de développement tous azimuts, pour ancrer l'engagement des Etats-Unis en Afrique".

Le Maroc se démarque dès le départ par une "volonté affichée d'une économie libérale ancrée à l'international", a dit M. Elalamy, citant les multiples accords de libre-échange conclus avec quelque 56 pays couvrant plus d'un milliard de population.

Le Maroc, qui a su préserver en permanence ses fondamentaux macro-économiques, dispose d'un secteur financier solide, a-t-il affirmé, soulignant que sur les dix dernières années, la croissance du PIB a été en moyenne de 5 pc avec une inflation à 2 pc.

De par sa position géographique proche de l'Europe et tout en étant ancré en Afrique, avec une relation très forte avec les pays partenaires, le Maroc semble être aujourd'hui un hub crédible, avec des leaders mondiaux implantés dans le continent et qui utilise le Royaume, dans un sens comme dans l'autre, pour leur production et la commercialisation de leurs produits.

Le Maroc, 2ème investisseur dans le continent avec 2 milliards de dollars, est un pays africain à part entière qui a fait le choix depuis plusieurs années de la promotion d'un véritable co-développement sud-sud sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, a fait observer M. Elalamy, rappelant la récente tournée du Souverain en Afrique avec des orientations Royales très claires au sujet de l'engagement du Royaume dans le continent.

Intervenant pour sa part, le Président du groupe Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, a souligné que l'Afrique sera résolument le continent du 21ème siècle, et cela est une grande opportunité pour la plus grande économie du monde que sont les Etats-Unis. 

L'Afrique est un continent en pleine mutation qui exige une approche innovante, a-t-il conseillé. "Fini le temps d'un continent où l'on venait pour puiser les ressources naturelles", a-t-il dit.

En effet, a-t-il poursuivi, des politiques publiques ont été mises en place pour asseoir des industries de transformation visant la valorisation des matières premières. Des PME et PMI ont été mises sur pied avec une "capacité d'offrir des emplois aux centaines de millions de jeunes" qui vont arriver sur le marché de l'emploi, a-t-il indiqué.

Il s'agit d'un défi majeur pour les années à venir et la seule voie pour absorber cette jeunesse est de créer de l'investissement et de l'emploi, a suggéré M. Kettani.

De son côté, M. Karim Hajji, Président directeur général de la Bourse de Casablanca, a soutenu que cette place financière, fondée en 1929, est aujourd'hui l'une des plus importantes places du Continent, avec une capitalisation de plusieurs dizaines de millions de dollars. 

Investir dans la place financière de Casablanca revient à investir dans la dynamique de croissance que connaît le continent africain, a-t-il conclu.

Le secrétaire d'Etat US met en avant à Washington l'apport "pertinent" de la société civile dans le processus démocratique en Afrique

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a mis en avant, lundi à Washington, l'apport "pertinent" et la contribution "significative" de la société civile dans le processus de démocratisation et de développement humain en Afrique.

"La société civile est au cœur de toute démocratie, c'est justement le cas en Afrique où cette partie intégrante du tissu social contribue substantiellement au débat en cours dans plusieurs pays du continent autour des réformes à engager sur les plans politique, socio-économique et judiciaire", a tenu à préciser M. Kerry.

Le chef de la diplomatie US s'exprimait lors d'un forum sur la société civile organisé dans le cadre du sommet Etats Unis-Afrique, qui se tient du 4 au 6 août dans la capitale fédérale américaine avec la participation de plus de 50 chefs d'Etat et de gouvernement.

Il a, en outre, indiqué que ce premier conclave américano-africain se veut une opportunité pour approfondir les partenariats entre les deux parties dans le domaine de l'autonomisation de la société civile pour qu'elle puisse accompagner les gouvernements dans la mise en œuvre des politiques de développement, qui placent l'élément humain au cœur de leurs préoccupations.

Le responsable américain a insisté, par ailleurs, sur l'importance des discussions qui auront lieu dans le cadre du ce sommet "historique", ajoutant que ces échanges sont à même de jeter les bases d'un partenariat susceptible de relever les défis sécuritaires et de développement dans le continent.

Dans la même veine, Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU, a indiqué qu'il est temps de saisir de tels rendez-vous pour établir un nouveau partenariat multilatéral qui permet l'échange d'idées et d'expériences dans les différents domaines de coopération, en estimant que la promotion de la transparence revêt une importance "primordiale" dans ce contexte.

Elle a plaidé à cet égard en faveur d'une coopération "plus élargie" entre les gouvernements et les représentants de la société civile pour faire avancer les objectifs du développement et satisfaire les besoins des populations.

La diplomate américaine a, à cet effet, mis en exergue le +Open Government Partnership+ qui se veut un organisme international visant à promouvoir un gouvernement ouvert tout en veillant à l'implication active de la société civile dans le processus de la gouvernance.

Les autres intervenants ont tenu à signaler les pas de "géant" franchis par le continent africain sur la voie de la démocratie, appelant à une coopération "concertée" entre les gouvernements et la société civile pour consolider les acquis et aller de l'avant.

Les participants n'ont pas manqué de mettre l'accent sur la nécessité de cibler les régions rurales dans les plans de développement, notant qu'un véritable projet sociétal se construit dans la complémentarité et conformément à une approche globale et inclusive.

Directeur de l'ICTS : lutte antiterroriste: Le sommet USA-Afrique, l'occasion de mettre en avant l'approche holistique initiée par SM le Roi

Le sommet Etats-Unis-Afrique, qui se tient du 4 au 6 à Washington, est une "occasion opportune pour mettre en avant le rôle très significatif du Maroc en matière de lutte antiterroriste, dans le cadre de l'approche mise en place par Sa Majesté le Roi Mohammed VI", a déclaré le Directeur de l'Institute of Counter-Terrorism Studies (ICTS), Yonah Alexander.

"Sa Majesté le Roi a mis en place une approche holistique efficiente en matière de lutte contre le terrorisme, en droite ligne de l'image d'un Islam tolérant et ouvert, que le Royaume a toujours véhiculée au Maghreb et en Afrique subsaharienne", a souligné le Directeur de l'ICTS, qui relève du prestigieux Potomac Institute.

Pour barrer la route à l'extrémisme religieux, le Maroc a mis en place "une politique globale et inclusive qui privilégie la promotion des conditions socio-économiques favorables à l'épanouissement de l'individu, la réforme du champ religieux, la promotion des valeurs du juste-milieu et le respect des droits de l'Homme et de la primauté de la loi", a encore affirmé l'expert US.

Washington : Le Maroc, partenaire incontournable pour tout développement économique en Afrique

Le Maroc demeure un partenaire incontournable pour tout développement économique dans le continent africain, ont souligné, lundi à Washington, les participants à un forum qui se tient en marge du sommet USA-Afrique, abrité du 4 au 6 août par la capitale fédérale US.

Dans ce cadre, le ministre délégué chargé des Petites entreprises et de l'intégration du secteur informel, Mohamed Mamoun Bouhdoud a affirmé que le Maroc est un partenaire incontournable pour tout développement économique en Afrique de par sa position stratégique, sa stabilité politique, et l'expérience des entreprises marocaines dans plusieurs pays africains.

"Au carrefour de l'Afrique et de l'Europe, le Maroc, s'est imposé en tant qu'acteur économique incontournable pour l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne, et ce grâce à sa stabilité politique, au maintien d'un climat d'affaires ouvert et attrayant pour l'investissement, et à l'expérience importante des banques et des entreprises marocaines présentes dans 22 pays africains", a indiqué M. Bouhdoud, lors de ce forum organisé par la National US-Arab Chamber of Commerce (NUSACC) sous le thème: "Afrique du Nord: Défis et opportunités dans une phase de transition". 

Le ministre a, dans ce sens, mis en exergue la ferme volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui vise à donner corps à l'engagement du Maroc dans le continent africain, à travers 92 accords de coopération signés par le Souverain lors de sa dernière tournée africaine, ajoutant qu'il s'agit là de la confirmation de la nouvelle dynamique de coopération entre Rabat et les Etats africains, initiée par le Souverain pour faire du Royaume un moteur de croissance et de développement dans le continent africain. 

Pour sa part, la Présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Meriem Bensalah Chaqroun a relevé que le manque d'intégration économique dans la région du Maghreb inflige une perte de 2,3 pc de croissance annuelle aux pays de la région, ajoutant que l'intégration maghrébine est devenue une nécessité incontournable pour relever les défis du développement auxquels doivent faire face les pays de la région.

De son côté, le secrétaire d'Etat adjoint US aux affaires économiques et commerciales, Charles Rifkin a affirmé que le Maghreb, qui connaît des mutations économiques, politiques et sociales rapides, présente des opportunités uniques et sans précédent pour les entreprises locales et américaines, tout en appelant les pays de la région à encourager et revitaliser le secteur privé pour qu'il puisse accompagner le développent social et l'intégration économique escomptés.

Dans la même veine, l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Dwight L. Bush Sr., a mis en relief devant les opérateurs économiques américains la dynamique de réformes qui prévaut au Maroc, qui a permis au Royaume de se positionner comme plate-forme financière et des affaires dans la région.

"Le Maroc a mis en place des mesures concrètes dans la perspective d'encourager et de protéger les investissements. Ces démarches ont favorisé une ouverture sur le monde et une réorganisation institutionnelle modernisée", a-t-il ajouté.*

Ministre malien : le Maroc qualifié pour drainer les investissements internationaux vers l'Afrique subsaharienne

Le Maroc est qualifié pour jouer le rôle de locomotive en vue de drainer les investissements internationaux vers l'Afrique subsaharienne, a affirmé, lundi à Washington, le ministre malien de l'Industrie et de la Promotion des Investissements, Moustapha Ben Barka.

Après plusieurs décennies de présence économique en Afrique, le Maroc a "les compétences et l'expertise nécessaires pour mieux apprécier les risques qui sont aujourd'hui en Afrique" et jouer "le rôle de facilitateur" afin d'orienter les investissements internationaux dans certains secteurs stratégiques en Afrique subsaharienne, a dit le ministre malien dans une déclaration à la MAP.

M. Ben Barka s'exprimait en marge d'un forum de l'Atlantic Council, un centre de recherche basé à Washington, à l'occasion du lancement par le think tank de son rapport intitulé "le Maroc en tant que portail économique pour l'Afrique". 

Ce forum, qui se tient en présence notamment du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, de Mohamed El Kettani, Président du groupe Attijariwafa Bank, et de Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca, s'inscrit dans le cadre du sommet USA-Afrique abrité du 4 au 6 août par la capitale fédérale US.

"En tant que pays africains, nous nous battons pour attirer les investisseurs qui ont, souvent, une méconnaissance du continent de façon générale", a-t-il expliqué, et c'est au Maroc, qui a "une crédibilité en matière de connaissance" du continent, que revient "ce rôle de plate-forme pour drainer d'autres sources plus importantes et les canaliser vers les pays de l'Afrique subsaharienne". 

Le Royaume a engrangé des "success story" dans plusieurs domaines et le Mali, s'est-il réjoui, "reflète également ces réussites notamment au niveau bancaire et des télécommunications".

Aujourd'hui, "nous avons besoin de davantage de ressources" et le Maroc a "la capacité de mobiliser des ressources ailleurs", a-t-il dit.

Pour le ministre malien, le Maroc est devenu aujourd'hui un "partenaire des pays africains en général, mais également des investisseurs internationaux qui peuvent compter sur un pays qui dispose de tout ce qu'il faut pour mieux drainer ces investissements".

Experts US : le partenariat Maroc-Etats-Unis, de nature à promouvoir les opportunités d'affaires en Afrique

Le partenariat du Maroc avec les Etats-Unis, dans le cadre notamment d'une coopération triangulaire, est de nature à promouvoir et favoriser un contexte propice aux opportunités d'affaires en Afrique, dans le plein respect des prérequis du développement durable et solidaire, estiment Peter Pham, Directeur de l'Africa Center relevant de l'Atlantic Council et Ricardo René Larémont, membre éminent non-résident dudit Centre et professeur des sciences politiques et de sociologie à la Binghamton University.

"Washington peut bénéficier, dans ce sens, des avantages comparatifs dont disposent le Maroc, un pays ayant initié, sous la conduite du Roi Mohammed VI, des réformes positives liant les éléments humain et économique, dans le cadre d'une approche de développement tous azimuts, pour ancrer l'engagement des Etats-Unis en Afrique", soulignent Pham et Larémont dans une analyse intitulée: "L'émergence du Maroc en tant que plaque tournante pour les affaires en Afrique".

Le Royaume, rappellent-ils, est un allié "historique" des Etats-Unis, en faisant observer que le Maroc se positionne aujourd'hui en tant que "puissance régionale émergente dans un continent d'une extrême importance stratégique". 

Ils soulignent aussi qu'il est "dans l'intérêt stratégique de Washington d'approfondir davantage son partenariat économique et commercial, ainsi qu'en matière de sécurité avec le Royaume".

Parmi les avantages comparatifs dont dispose le Maroc dans sa stratégie africaine, note l'étude, figurent "un patrimoine socio-culturel unique, qui se projette avec aisance dans les mondes arabe, européen, et subsaharien- particulièrement mais pas exclusivement francophone -, et des relations commerciales et culturelles de grande envergure avec ces régions, autant de facteurs qui font du Royaume une passerelle pour la diplomatie économique des Etats-Unis en Afrique".

Sa Majesté le Roi a, dans ce contexte, articulé lors de Ses multiples tournées en Afrique et dans des discours donnés à l'occasion de forums internationaux sur le développement économique dans le continent, "une vision claire de Son engagement pour le développement et la croissance dans cette partie du monde, en appelant notamment à une coopération triangulaire visant à édifier des stratégies soutenues se basant sur les talents et les ressources régionales", affirment-ils.

Atlantic Council : l'émergence économique du Maroc, un vecteur essentiel de la stratégie Royale en Afrique

L'émergence de la puissance économique du Maroc, initiée sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis Son accession au Trône, constitue un vecteur essentiel de la stratégie Royale visant à établir des partenariats durables et solidaires avec les pays africains, souligne une étude publiée lundi par le prestigieux think tank américain, Atlantic Council.

"Grâce à la vision du Roi Mohammed VI, le Maroc met à contribution son émergence en tant que puissance économique pour soutenir la stratégie africaine du Royaume", explique l'étude co-signée par Peter Pham, Directeur de l'Africa Center au sein de l'Atlantic Council et Ricardo René Larémont, membre éminent non-résident dudit Centre et professeur des sciences politiques et de sociologie à la Binghamton University.

Dans le cadre de cette "diplomatie économique", le Souverain avait annoncé en 2000 l'annulation de la dette des pays africains les moins avancés et l'exonération totale des droits de douane sur leurs produits exportés au Maroc, rappelle MM. Pham et Larémont, dans cette analyse intitulée: "L'émergence du Maroc en tant que plaque tournante pour les affaires en Afrique".

Le Royaume, "havre de stabilité, à l'entrée d'un continent africain souvent en proie à des soubresauts, ayant développé qui plus est des liens économiques et commerciaux à travers le continent et bien au-delà, contribue largement à la stabilité politique et sécuritaire dans la région, ce qui fait du Maroc une plateforme particulièrement attractive pour les investissements étrangers et un partenaire influent des Etats-Unis en Afrique", notent-ils.

Le Royaume est à ce titre "le seul pays dans le continent africain à avoir conclu un Accord de libre-échange avec les Etats-Unis, un pacte renouvelé et approfondi aussi récemment que l'année 2013 par un accord de facilitation commercial", relève Atlantic Council.

Rappelant, par ailleurs, les efforts mis en œuvre par le Maroc pour améliorer le contexte macro-économique, l'étude met en avant les réformes "audacieuses" qui ont eu pour conséquence de placer le Royaume dans le "top five" des pays récipiendaires des investissements en Afrique et dans le "top three" dans le classement africain du World Economic Forum des pays les plus compétitifs.

"La dernière décennie, soulignent les co-auteurs de cette étude, a vu le Maroc cueillir les fruits des réformes initiées sous le règne de feu SM Hassan II et depuis le début de celui du Roi Mohammed VI", comme en atteste, font-ils observer, l'accélération de la croissance de 2,2 pc à 5 pc, un ratio de la dette extérieure par rapport au PIB chutant de 65 pc, de 79 pc en 2009 à hauteur de 14 pc vers la fin de l'année 1999, et la sortie de la pauvreté de plus de 1,5 million de marocains.

Cette dynamique de réformes, initiée sous la conduite de Sa Majesté le Roi, a amené, alors, le Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) à qualifier le Maroc de "pilier de développement dans la région", rappelle à ce propos Peter Pham et Ricardo René Larémont.

CGEM : le Maroc, un partenaire crédible pour accompagner les investissements US en Afrique

Le Maroc a "tous les atouts" pour être un "partenaire crédible" afin d'accompagner les investissements américains en Afrique, a affirmé jeudi à Washington, la Présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) Meriem Bensalah Chaqroun. Le Maroc, de par "sa spécificité géographique et le rôle essentiel joué par Sa Majesté le Roi pour la promotion de la coopération Sud-Sud", à toutes "ses chances pour être un partenaire sérieux à même d'accompagner des investissements américains dans le continent", a souligné Mme Bensalah Chaqroun, dans une déclaration en marge de sa participation au premier sommet USA-Afrique (4-6 août) organisé dans la capitale fédérale US.

En plus de sa position géographique, la spécificité marocaine repose essentiellement sur les actions concrètes menées par le Souverain en Afrique, notamment la vision du Sa Majesté le Roi pour "l'intégration sud-sud et la coopération triangulaire avec le continent américain, notamment les Etats Unis", a-t-elle dit.

Une approche originale mise en exergue, en novembre dernier dans le cadre du communiqué conjoint ayant sanctionné la rencontre au sommet entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président américain, Barack Obama. Et de rappeler la tournée effectuée quelques mois plus tard par le Souverain dans plusieurs pays africains où pas moins de 91 conventions ont été signées dont les deux tiers sont quasi-réalisées.

Des "signaux forts", selon elle, du pragmatisme dont font preuve les entrepreneurs marocains qui sont d'ores et déjà présents dans plusieurs pays africains en accompagnement de grands chantiers structurants. Les entrepreneurs marocains savent saisir les "opportunités pour réaliser des partenariats, créer des courants d'affaires et apporter une valeur ajoutée dans beaucoup de secteur d'activité comme le BTP, la santé, la formation professionnelle, l'agriculturem les produits finis et la distribution...".

La Présidente de la CGEM soulignera également le rôle important que jouent les banques marocaines qui sont très bien implantées dans certaines parties de l'Afrique, "puisqu'elles sont présentes dans quelque 26 pays" et sont "prêtes à financer les projets bilatéraux entre les entrepreneurs marocains et américains". Il s'agit là, a-t-elle dit, "d'un avantage comparatif non-négligeable".

"Nous avons une expertise, un savoir-faire dans plusieurs domaines et pouvons appréhender des marchés plus grands", et avons surtout une "connaissance du terrain que nous pouvons partager" avec nos partenaires américains. "Nous sommes tout d'abord Africains, nous entretenons des relations fraternels avec les pays du continent, parlons souvent le même langage et avons en commun un héritage culturel", des clés qui font du Maroc un "partenaire incontournable" pour pénétrer l'Afrique, a souligné Mme Chaqroun. La présidente de la CGEM compte mettre à profit le forum business de ce sommet, pour rencontrer ses consœurs africaines et américaines, et des ONG actives dans le domaine du genre et de l'autonomisation des femmes pour explorer tout le "potentiel que l'entreprenariat peut offrir comme opportunités pour le continent".

Le programme comprend également des réunions avec la Banque Mondiale, le Millenium Corporation (MCC), la chambre américaine de commerce, en plus de rencontres avec les médias.

Le Forum business de ce sommet verra la participation outre de Mme Bensaleh Chaqroun, de Mohamed El Kettani, Président du groupe Attijariwafa bank, Othmane Benjelloun, Président-directeur général du Groupe BMCE Bank et Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca. La délégation marocaine à ce sommet est présidée par le Chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane, et comprend le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Salaheddine Mezouar, le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, le ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Mohamed Mamoun Bouhdoud, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mme Mbarka Bouaida et la Directrice générale de l'Office nationale des Hydrocarbures, Mme Amina Benkhadra.

Salaheddine Mezouar : le sommet USA-Afrique est une occasion de mettre en exergue les atouts du Maroc en tant que "plateforme" pour le continent

Le sommet Etats Unis-Afrique, qui se tient du 4 au 6 dans la capitale fédérale américaine, se veut une occasion pour mettre en exergue les atouts du Maroc en tant que plateforme pour le Contient, a affirmé, dimanche à Washington, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.

"Le Maroc, qui a accumulé expertise et expérience dans le continent, est un partenaire crédible aussi bien auprès de l'Union européenne qu'auprès des Etats-Unis dans le cadre des partenariats avec l'Afrique", a tenu à souligner M. Mezouar dans une déclaration.

La participation du Royaume dans ce premier conclave américano-africain vise à contribuer à la concrétisation des projets qui touchent en premier lieu le continent noir et qui placent la dimension humaine au cœur de leurs stratégies, a-t-il dit.

Le ministre a, en outre, indiqué que l'objectif escompté de ce sommet est de promouvoir des "modèles de partenariat" gagnant et solidaire au profit de l'Afrique avec un accent particulier sur la dimension "business pour l'Afrique" qui doit être prise en considération dans les futurs projets de développement.

M. Mezouar a fait observer, à cet égard, que suite à la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Washington en novembre dernier, et la rencontre au sommet avec le Président Barack Obama, l'accent a été mis sur trois axes de coopération, à savoir la sécurité alimentaire, secteur prioritaire dans les politiques de développement en Afrique, l'énergie et le commerce, notant que la consolidation du partenariat triangulaire est à même d'aider à la réalisation des objectifs escomptés.

Dans ce contexte, il a précisé que le Maroc a réalisé une avancée remarquée sur ces trois axes, ajoutant que la dernière tournée du souverain dans plusieurs pays africains "a été axée sur un certain nombre de ces aspects".

"D'autres aspects commencent à émerger comme étant importants dans les partenariats avec l'Afrique: La dimension cultuelle, le sécuritaire et le développement humain", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Evoquant les relations entre Washington et Rabat, M. Mezouar a indiqué que des rencontres sont prévues entre les responsables marocains et de grands groupes américains dans la perspective de faire avancer des projets concrets d'investissement pour le Maroc, rappelant que plus de 300 investisseurs US opèrent actuellement dans le Royaume.

Il a toutefois fait observer que le Maroc " a changé de palier dans le partenariat et la recherche d'investisseurs qui puissent combiner aussi bien l'investissement pour le développement du tissu industriel et des services au Royaume, mais aussi tout ce qui peut constituer une base pour le développement en Afrique".

Le Chef du gouvernement à Washington pour représenter Sa Majesté le Roi au sommet Etats Unis-Afrique

Le Chef du gouvernement, M. Abdelillah Benkirane, est arrivé, dimanche à Washington, pour représenter Sa Majesté le Roi Mohammed VI au sommet Etats Unis-Afrique, qui se tient dans la capitale fédérale américaine du 4 au 6 août.

M. Benkirane conduit une délégation composée notamment du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Salaheddine Mezouar, du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, du ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Mohamed Mamoun Bouhdoud, de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mme Mbarka Bouaida et de la Directrice générale de l'Office nationale des Hydrocarbures, Mme Amina Benkhadra.

Le Forum business de ce sommet verra la participation de Mme Meriem Bensaleh Chaqroun, Présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed El Kettani, Président du groupe Attijariwafa bank, Othmane Benjelloun, Président-directeur général du Groupe BMCE Bank et Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca.

Ce sommet, le premier du genre entre les Etats-Unis et l'Afrique réunira quelque 50 chefs d'Etat et de gouvernement. 

Lors de la rencontre au Sommet entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Barack Obama, à la Maison Blanche au mois de novembre dernier, le Chef de l'exécutif américain avait mis en exergue le rôle du Maroc en tant que plate-forme "importante" pour l'Afrique du Nord et l'Afrique sub-saharienne en termes de commerce et d'investissement.

A cet égard, les deux pays ont convenu, dans le communiqué conjoint ayant sanctionné cette rencontre au Sommet entre les deux leaders, d'explorer des initiatives conjointes pour promouvoir le développement humain et la stabilité par le biais de la sécurité alimentaire, l'accès à l'énergie, et la promotion du commerce sur la base de l'Accord de Libre Echange. 

De même, M. Obama a reconnu le "leadership" de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et les actions menées par le Maroc dans les domaines du maintien de la paix en Afrique, de la prévention des conflits, du développement humain et de la préservation de l'identité culturelle et religieuse.

(MAP-03/08/2014)