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Mardi 1 Juillet 2014

M. Ramid réitère sa détermination de lutter contre toutes les formes de corruption

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M. Ramid réitère sa détermination de lutter contre toutes les formes de corruption

Le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid a réaffirmé lundi à Rabat sa détermination de poursuivre les efforts visant à lutter contre les différentes formes de corruption.

Lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation des résultats des travaux de la commission chargée d'examiner certaines allégations sur l'existence de fraudes ayant entaché les marchés publics et les concours de recrutement durant la période allant de 2008 à 2011, M. Ramid a assuré avoir veillé depuis sa nomination à la tête du ministère de la Justice et des Libertés à faire de la lutte contre la corruption son champ de bataille tout en s'engageant à réagir avec fermeté et rigueur vis-à-vis de tous les cas qui se présentent.

Le ministre a ajouté qu'il ne tolère aucun cas de corruption et ne montre aucune indulgence envers les personnes impliquées, soulignant que depuis sa nomination, il s'est engagé à faire de la lutte contre la corruption une priorité dans son action avec des décisions quotidiennes.

Présentant le rapport de la commission, le Secrétaire général du ministère, Abdelilah Lhakim Bennani, a indiqué que suite à la publication par la presse d'informations sur l'existence d'enregistrements sur des fraudes dans l'octroi des marchés publics et dans les concours de recrutement organisés entre 2008 et 2011 ainsi que les allégations de prétendu acte de vengeance contre le fonctionnaire ayant révélé ces enregistrements, le ministre a ordonné qu'une enquête soit diligentée et qu'une commission d'enquête, présidée par l'inspecteur général du ministère, a été chargée d'établir la vérité, de prendre les mesures juridiques nécessaires à la lumière des résultats annoncés et d'en révéler la teneur à l'opinion publique.

M. Bennani a ajouté que la commission a entendu, à plusieurs reprises, le fonctionnaire, détenteur des enregistrements, faisant observer que ce dernier n'a présenté aucun élément de preuve sur les allégations contenues dans les enregistrements audio en sa possession.

Concernant l'affaire de recrutement d'architectes au titre de l'exercice 2010, M. Bennani a fait savoir que les procès-verbaux des résultats du recrutement montrent que tous les candidats sélectionnés ont été admis.

La commission atteste également que le curriculum vitae (CV) de la candidate, prétendue fille d'un responsable judiciaire, est excellent et que son père est, en effet, fonctionnaire au ministère des Finances, ce qui rend les déclarations contenues dans les enregistrements audio infondées, a-t-il ajouté. 

Il a été également décidé, selon le Secrétaire général du ministère, de relever de ses fonctions le chef de division des bâtiments et de la gestion du patrimoine foncier à la direction de l'équipement et de la gestion du patrimoine du ministère en raison de son comportement incompatible avec ses obligations professionnelles.

S'agissant des allégations relatives aux dysfonctionnements ayant entaché la construction du nouveau siège du tribunal de première instance de Ben Guerir, M. Bennani a indiqué que la commission a pointé du doigt la mauvaise gestion de ce projet qui n'a pas fait l'objet d'études préalables du sol qui renseignent sur la nature, la qualité et la résistance du terrain.

D'après M. Bennani, la commission a également relevé l'existence d'une mauvaise gestion des équipements au niveau de la sous-direction de Kenitra et décidé d'envoyer une commission d'enquête pour clarifier cette affaire.

En ce qui concerne les allégations sur la mutation arbitraire du fonctionnaire possédant les enregistrements sonores, la commission a constaté qu'il a été mis à la disposition de la direction des ressources humaines après avoir refusé la réception d'une note lui notifiant d'accélérer la réalisation des projets qui lui sont confiés, expliquant son échec à l'épreuve écrite de l'examen d'aptitude professionnelle pour accéder à l'échelle d'ingénieur d'état de catégorie exceptionnelle par le fait qu'il a mentionné son nom sur le papier des épreuves en violation du principe de confidentialité des identités des candidats.

(MAP-01/07/2014)