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Jeudi 12 Décembre 2013

Clôture de la 11ème campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes

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Clôture de la 11ème campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes

La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, a indiqué, jeudi à Casablanca, que son département mise, à travers les programme et plans stratégiques du gouvernement ainsi que le plan "Ikram" de parité 2012-2016, sur la réalisation de l'objectif de l'autonomisation économique et sociale des femmes marocaines.

Intervenant à la clôture de la 11ème campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, elle a souligné qu'une attention particulière a été accordée durant cette campagne à la place de la femme en tant qu'acteur économique puisque celle-ci n'a pas encore pleinement joué ce rôle à cause des déséquilibres et dysfonctionnements affectant les relations au travail dont la violence et discrimination.

Les participants aux différentes rencontres régionales, organisées dans le cadre de cette campagne sous le signe "Stop à la violence à l'égard des salariées" avec l'Agence de développement social et l'Entraide nationale, ont mis à nu les difficultés à aborder ce phénomène de violence en raison, entre autres, de l'environnement socio-économique, de la complexité des rapports du travail et de l'insuffisance des divers mécanismes de protection des salariées en dépit des efforts fournis à cet effet par l'Etat.

Mme Hakkaoui a, en outre, déploré la participation terne des acteurs économiques aux rencontres régionales hormis quelques rencontres, insistant sur la nécessité de renforcer et de soutenir les efforts de la société civile dans la défense des droits des salariées et des femmes en général.

Pour faire face aux différentes formes de violence à l'égard des salariées, le respect et l'application des lois en vigueur en la matière s'imposent aux côtés du renforcement des référentiels juridiques tant nationaux qu'internationaux et de plans d'actions, a souligné, pour sa part, le ministre de l'emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki.

Il a rappelé, à ce propos, les mesures prises pour la protection des droits de la femme salariée à commencer par l'inclusion du principe de parité, d'égalité des chances et de justice sociale entre hommes et femmes consacrés par la Constitution de 2011, la création de l'autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination et le programme Ikram.

Le ministère est déterminé à œuvrer pour la promotion et l'amélioration des conditions des salariées en leur accordant une attention particulière dans les différents programmes et actions, a affirmé M. Seddiki, mettant l'accent sur la sensibilisation de la population pour réduire l'ampleur de ce phénomène.

Pour le secrétaire général de la délégation interministérielle des droits de l'homme Abderrezak Rouan, le phénomène de la violence à l'égard de la femme exige l'implication de tous les acteurs concernés des institutions gouvernementales et non gouvernementales, faisant savoir que le Maroc, préoccupé par la question de la promotion des droits de la femme et sa protection, a adhéré à l'Organisation internationale des droits de l'homme et aux mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits des femmes en particulier.

Le Royaume a veillé au respect de ses engagements internationaux liés à l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes, a-t-il ajouté, notant que cette politique s'est renforcée au niveau national à travers la loi fondamentale de 2011, qui a fourni plus de garanties à même d'assurer la protection des femmes et de consacrer l'égalité des sexes et le principe de la parité.

Cette campagne, lancée le 25 novembre dernier, vise à éliminer toutes les formes de la violence à l'égard de la femme salariée dans les différents domaines de travail afin d'assurer son autonomisation financière et augmenter les indices de développement économique.

Elle vise également à mettre en lumière les limites de la mise en application des dispositifs juridiques de protection et de prévention des toutes les formes de violence et de discrimination contre la femme salariée, de même que les limites des initiatives institutionnelles, syndicales et associatives dans le domaine de la protection des femmes travailleuses et la promotion de leur droits sociaux.

-MAP-