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Lundi 8 Juillet 2013

Le Maroc participe à la Conférence thématique internationale sur les droits humains

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Le Maroc participe à la Conférence thématique internationale sur les droits humains

La Conférence thématique internationale sur les droits humains, inscrite dans le cadre de "la revue globale de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD): au-delà de 2014", s'est ouverte dimanche soir à Noordwijk (ouest des Pays-Bas) avec la participation du Maroc.

Cette conférence, qui intervient 20 ans après la CIPD tenue au Caire, et qui a placé les droits de l'Homme au coeur des efforts visant à améliorer la qualité de vie de tous et assurer un développement durable, entend dresser le bilan en matière des droits de l'Homme depuis 1994 et définir les défis futurs.

Dans une déclaration à la MAP, le Délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mahjoub El Haiba, qui représente le Maroc à cette conférence, a affirmé que le Royaume prend part à cette conférence en tant que pays qui a accumulé une longue expérience en matière des droits humains et mis en place des politiques ambitieuses de la santé reproductive et de la planification familiale.

Le Royaume a également promu des stratégies favorisant l'égalité et le développement humain consacrés dernièrement par la nouvelle Constitution, a indiqué M. El Hiba, soulignant l'importance de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui oeuvre pour garantir l'accès à la santé et l'éducation pour tous notamment dans le monde rural.

Il a rappelé, dans ce sens, que le Maroc dispose d'institutions qui travaillent sur les mêmes thèmes défendus par la conférence, dont le Haut-commissariat au plan qui réalise des études sur les évolutions démographiques et sociétales dans le Royaume.

Le Maroc avait souscrit au Plan d'Action de la CIPD, qui s'est fixé de nombreux objectifs se rapportant à la santé reproductive, à l'éducation et à l'égalité du genre.

Intervenant à l'ouverture de la conférence, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a souligné que des progrès majeurs ont été réalisés dans la mise en uvre des engagements de la CIPD depuis la conférence du Caire, mettant l'accent sur le rôle "particulièrement déterminant" de la communauté des droits humains.

Mme Pillay s'est dite convaincue que les débats lancés à l'occasion de cette rencontre, qui se poursuivra jusqu'au mercredi prochain, "vont nous aider à continuer sur la bonne voie et focaliser davantage sur les priorités clés en se basant sur les droits de l'Homme".

Pour sa part, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Babatunde Osotimehin, a indiqué que cette évaluation du programme d'action de la CIPD offre l'opportunité non seulement de réaffirmer le caractère central des droits de l'Homme dans cet agenda, mais aussi de souligner l'urgence de la mise en place d'une approche "compréhensible" et "intégrée" de la santé sexuelle et reproductive, entre autres.

Echouer dans l'accélération de ces actions minimisera l'accès aux droits de l'Homme et de la santé et impactera les efforts visant la réduction de la pauvreté, l'instauration d'un développement environnemental, économique et social et la création d'une justice sociale.

La secrétaire générale du ministère néerlandais des Affaires étrangère, Rennée Jones-Bos s'est dite, quant à elle, certaine que les droits humains sont "des mécanismes solides" pour promouvoir l'accès à la santé sexuelle et reproductive, ajoutant que le but de cette conférence est de s'engager dans "un véritable dialogue favorisant la compréhension des défis et des opportunités des uns et des autres".

Le programme d'action de la CIPD, qui s'étalait sur 20 ans, s'était fixé trois principaux objectifs: la réduction de la mortalité infantile et maternelle, l'accessibilité universelle à l'éducation (particulièrement pour les filles) et l'accessibilité universelle aux soins en matière de santé reproductive avant 2015.

Cette conférence est organisée par le gouvernement néerlandais, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l'Office du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme.

- MAP -