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Jeudi 10 Juillet 2014

M. Amara : le nouveau Code minier ambitionne de drainer les investisseurs et développer la richesse minière du pays

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M. Amara : le nouveau Code minier ambitionne de drainer les investisseurs et développer la richesse minière du pays

Le nouveau Code minier veut sortir certaines substances de l'anonymat et drainer des investisseurs pour développer et faire connaitre la richesse minière du pays, a affirmé le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara.

Réputé au plan mondial pour ses réserves de phosphates qui constituent une richesse minière de premier ordre, le Maroc est également producteur de plusieurs substances, a souligné M. Amara dans un entretien publié jeudi sur le site de l'hebdomadaire français "L'Usine Nouvelle".

"A l'échelle africaine, le Maroc détient la première place pour ce qui est de la barytine et l'argent, la deuxième pour le plomb et le zinc et la troisième pour le cobalt et la fluorine, entre autres", a rappelé M. Amara, faisant savoir que le nouveau code vise la réhabilitation et la redynamisation du secteur, ainsi que la préservation des ressources minérales.

Ce texte, qui vient répondre aux besoins nationaux et internationaux, permettra au secteur minier de jouir amplement de sa place au sein de l'économie nationale et contribuer à son développement, a souligné M. Amara.

Après avoir rappelé que l'actuel code souffre de plusieurs lacunes à la fois au niveau de la forme que du fond, le ministre a affirmé que le nouveau texte vise à remédier aux anomalies par la mise en place de nouvelles dispositions, citant, entre autres, l'élargissement du code aux roches et minéraux industriels autres que ceux utilisés en BTP et aux spécimens minéralogiques et l'introduction d'une phase d'exploration pour la reconnaissance de grandes superficies (100 à 600 km2) devant permettre l'utilisation particulièrement de la géophysique aéroportée.

Le nouveau code a vu aussi ses domaines de compétences élargies au domaine maritime, aux cavités souterraines et aux haldes et terrils de même qu'il prévoit l'obligation de dépenses minimales lors de la phase de recherche et pour l'exploitation, la reconduction tacite de durées de dix ans jusqu'à épuisement des réserves, à condition de respecter le code du travail et l'environnement, a-t-il expliqué.

Evoquant les enjeux pour le Maroc dans ce secteur, M. Amara a cité notamment la valorisation des ressources minières ce qui nécessite la mise en place d'"une infrastructure géologique adéquate, un règlement minier clair et une fiscalité attrayante". 

Il a également insisté sur la nécessité de préserver les ressources minérales qui ne sont "ni renouvelables ni éternelles" et qui doivent être mises au service du développement du pays, en tirer un maximum de profit et les valoriser, tout en évitant de les brader.

M. Amara a en outre fait savoir que son département a tracé quatre priorités pour le secteur minier dont la première est de rehausser le niveau de l'infrastructure géologique nationale, grâce à la mise en place très prochainement d'un service géologique national. 

Il s'agit également de faire aboutir le nouveau code minier et ses textes d'application dans les plus brefs délais et de réviser le statut de la zone de Tafilalet et Figuig (60.000 km2) qui est régie par une législation particulière et qui a montré ses limites, a-t-il poursuivi.

"La quatrième priorité est liée à l'organisation de campagnes de promotion minière pour attirer les investisseurs et leur faire connaitre nos richesses minières", a indiqué M. Amara.

(MAP-10/07/2014)